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 Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life

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Lullaby W. Marshall
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DATE D'INSCRIPTION : 09/06/2016
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MessageSujet: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Jeu 9 Juin - 23:24




Lullaby Willow Marshall

❖ Nom Marshall. ❖ Prénoms Lullaby Willow. ❖ Date et lieu de naissance 14 février 1994 à Nashville dans le Tennessee. ❖ Nationalité 100% Américaine. ❖ Orientation sexuelle Hétérosexuelle. ❖ Statut civil Célibataire. ❖ Profession et études Animatrice radio et étudiante en musique. ❖ Décris ton personnage en quelques adjectifs Je crois que si l’on demandait à un de mes proches de décrire ma personnalité en un adjectif, il dirait certainement que je suis naïve, très naïve, trop naïve, la vérité c’est que je n’arrive pas à analyser les gens, à savoir si une fréquentation est bien ou mal et souvent je me fais avoir. Mais je ne suis pas seulement naïve, je suis également courageuse et combative et heureusement sinon je n’aurais pas survécu à ce qu’il m’est arrivé. Mes parents n’ont pas été très présents pour moi mais ils m’ont inculqués des valeurs et je sais être polie, respectueuse et courtoise quand il faut. Je suis plutôt discrète mais il ne faut pas trop me chercher parce que lorsque la colère s’accumule, elle finit toujours par exploser et ça peut faire très mal. Je dirais aussi que je suis ambitieuse, je m’en suis toujours sortie par moi-même dans la vie et je veux aller loin. Je peux y arriver parce que je suis débrouillarde, autonome et que je perds rarement mon sang-froid… Mais bon, ce que les gens ignorent c’est qu’au fond de moi je suis brisée, je vis à 200 à l’heure pour oublier ce qu’il m’est arrivé mais je n’oublie rien et quand je me retrouve chez moi le soir je suis parfois dominée par la peur. Et puis je me sens tellement seule que j’ai constamment besoin d’affection et de reconnaissance et ça me joue des tours car j’accorde facilement ma confiance dans le seul but d’avoir quelqu’un à mes côtés. ❖Avatar Sophie Turner. ❖ Groupe L'hémorragie de tes désirs. ❖ Crédits Bazzart (SIL).


L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire


Je ne suis pas née avec une cuillère en argent dans la bouche et je suis totalement autonome depuis toujours… J’ai des parents, mais je ne les ai pas revus depuis des années. Presque depuis ce jour… Cet horrible jour. Je venais de fêter mes quinze ans lorsqu’une camionnette blanche s’est arrêtée à côté de moi et où des personnes m’ont agrippée pour me faire monter à l’intérieur. Je ne suis plus vraiment la même désormais. Avant l’enlèvement déjà, mes parents m’avaient fait comprendre que je devais travailler si je voulais manger car à deux ils ne parvenaient pas à subvenir aux besoins de la famille. Ça ne m’a jamais dérangée, je me sentais utile au moins parce que mes parents ne m’accordaient pas vraiment beaucoup d’attention à part pour me demander mes fiches de paye. L’affection, je suis allée la chercher ailleurs et j’ai eu plein d’ennuis à cause de ça. Malgré la situation précaire de ma famille, je n’étais pas préparée à la cruauté et aux vices du monde extérieur et je me suis jetée dans le vide avec toute la  naïveté qui me caractérise… Je n’aurais pas dû. Les trois années de captivité m’ont considérablement endurcie et l’insouciance a laissé place à une certaine méfiance même si mon incapacité à analyser les gens et à savoir s’ils me veulent du bien ou du mal est toujours là. Je veux voir du bon en chacun et d’ailleurs, je suis persuadée que tout le monde peut faire preuve d’humanité surtout depuis que cet homme m’a sortie de l’enfer dans lequel j’étais plongée. C’est grâce à lui que je suis en vie actuellement, grâce à lui que ma captivité a pris fin au bout de ces trois années et j’ai conscience de tout lui devoir. Mon plus grand rêve serait de le retrouver, de pouvoir enfin lui exprimer ma gratitude puisqu’au moment où il m’a libérée, j’étais trop perdue et craintive pour utiliser ma tête correctement et je n’ai pas le souvenir de l’avoir vraiment remercié. J’ai repris ma vie en main grâce à lui, je me suis plongée dans ma passion de toujours : la musique. J’ai commencé à chanter dans des bars certains soirs pour gagner ma vie, je n’avais pas d’amis, je ne connaissais personne alors j’acceptais tous les petits boulot que je pouvais trouver pour avoir assez d’argent pour me payer un logement. J’ai galéré pour en arriver où je suis et même si je sais que mon petit boulot d’animatrice radio n’est pas vraiment exceptionnel, il me permet d’avoir un vrai logement mais aussi de payer mes études de musique et ça, c’est tout simplement incroyable. J’ai également commencé le sport, je fais de l’athlétisme et j’adore ça, malgré les courbatures, la sueur, la douleur, courir c’est ce que j’aime, ça me permet de me vider la tête. Traverser Los Angeles en courant avec de la musique dans les oreilles, c’est tout simplement magique. J’ai de l’ambition pour la suite, j’aimerais être professeur de chant et apprendre le piano, peut-être même participer à des concerts… Ou entrer dans un groupe de rock. En réalité, j’ai des rêves plein la tête et je ne sais pas trop où ils me mèneront mais je suis sûre d’une chose : mon avenir est dans la musique. Je n’ai que 22 ans et j’ai la vie devant moi, mais je n’oublierais jamais que c’est grâce à une seule et unique personne que j’aimerais revoir plus que tout.

Que penses-tu de la ville de Los Angeles ? J’aime Los Angeles. Vraiment. C’est ma ville d’accueil, mon refuge, là où j’ai pu repartir de zéro et construire ma vie. Je n’y suis que depuis mes dix-huit ans, ça fait quatre ans maintenant, mais je m’y sens vraiment comme chez moi. J’habite le même quartier depuis des années et je m’y sens vraiment bien. J’y ai pris mes marques et je ne partirais pour rien au monde. Quand je suis arrivée pourtant, personne n’aurait pu croire que j’allais si bien m’en sortir. J’étais juste une fille perdue qui débarquait de nulle part. Je n’avais rien et je devais me battre pour me sortir de cette situation. Los Angeles me faisait peur, c’était une ville immense, bien trop grande pour moi et je me suis rapidement sentie toute petite. Mais finalement, lorsqu’on parvient à l’apprivoiser, Los Angeles peut devenir un cocon où il fait bien vivre. Bien sûr, je n’ai pas la chance de côtoyer les quartiers les plus riches de la ville, je me contente en général du centre-ville que je connais par cœur, mais je ne peux m’empêcher de rêver un jour d’avoir la même vie que ces familles dans les grandes maisons des banlieues.  
Concernant ton groupe choisi, pourquoi avoir choisi celui-ci ? J’ai choisi ce groupe parce que malgré tout ce qui m’est arrivé, je reste la petite fille fleur bleue à laquelle mes parents ont donné naissance… Certes, je me suis endurcie, j’ai dû grandir très vite et devenir autonome et indépendante mais ça ne m’a pas empêchée de conserver cette foi en l’humanité. Je reste persuadée que chacun à une part de bonté en lui et qu’il faut simplement parfois un peu creuser pour la découvrir. Je crois en l’amour, je croix aux contes de fées, je crois aux fins heureuses, je crois au bonheur tout simplement et personne ne pourrait m’enlever ces convictions. Certains diront que je suis une rêveuse, qu’il faut que je redescende sur terre et qu’après avoir passé trois ans enfermée, je devrais justement avoir compris que certains n’avaient simplement pas de cœur mais moi je suis certaine que non. Je ne sais pas ce que ces hommes avaient contre moi ni pourquoi ils m’ont fait ça, mais au fonds de moi, je reste persuadée qu’il y avait vraiment une raison et que ce n’était pas de la pure méchanceté de leur part. Et puis, ce que personne ne comprend c’est que si on m’enlève ce en quoi je crois, je pense que je n’arriverais plus jamais à dormir la nuit parce que j’aurais trop peur de ce qui pourrait m’arriver pendant mon sommeil. Je suis peut-être dans un monde de Bisounours mais au moins je m’y sens en sécurité et j’ai besoin de ce sentiment si je veux pouvoir avancer, j’ai trop longtemps été dominée par ma peur.
Quel est ton petit secret ? Je ne crois pas avoir vraiment de secret… Enfin si, bien sûr, tout le monde a de secrets et personnellement il y a plein de sujets de mon passé que je ne souhaite pas aborder. J’ai eu des fréquentations plus que douteuses même si je ne m’en rendais pas forcément compte à l’époque et j’ai commis des actes répréhensibles même s’ils n’étaient pas affreusement graves. Mais ce ne sont pas vraiment des secrets, seulement des moments dans ma vie dont je n’ai pas spécialement envie de parler... Je suis une toute nouvelle Lullaby maintenant et je ne vois pas pourquoi je devrais ressasser mes souvenirs, c’est tout. Mon seul petit secret serait le rêve que je cherche à réaliser depuis si longtemps et dont je n’ai parlé à personne, absolument personne, retrouver celui qui m’a aidé lorsque j’en ai eu besoin et qui m’a permis de fuir mes kidnappeurs. Je ne peux pas vraiment en parler autour de moi, rares sont les personnes qui savent que j’ai été captive durant trois ans, je ne cherche pas à susciter la pitié ou la compassion, je veux juste être une personne comme tout le monde.


Du temps qui se passe contre duquel on ne peut rien...


Parce que nous sommes curieuses, forcément, nous allons te demander touuuuut un tas d'informations bien croustillantes à ton sujet. Ton prénom/pseudo En vrai, je m'appelle Sophie, c'est un truc de ouf pas vrai ?  Cool Et mon pseudo c'est Watermelon... Ne me demandez pas pourquoi, moi-même je n'en sais rien. Ton petit âge 23 ans mais je vais avoir 24 ans dans pas longtemps... Enfin, en théorie, parce qu'en pratique à 20 ans je me suis arrêtée de vieillir, et ouais.  Cool Ce que tu fais dans la vie à part tuer des gens Je suis étudiante en alternance en comptabilité, et oui je vous vois d'ici attraper une bassine pour vomir, mais en vrai, la comptabilité c'est trop chouette.  cute Où as-tu connu le forum? Sur une pub RPG design, je cherchais un forum depuis longtemps mais je n'en trouvais aucun qui fasse chavirer mon coeur. Mais ici, ça avait l'air vraiment chouette et puis le scénario me plaisait vraiment trop beaucoup.  heart3 Un dernier petit mot Je suis trop contente d'être parmi vous.  cute  



Être ou ne pas être, telle est la question sinusoïdale de l'anachorète hypochondriaque


Code:
[b]Sophie Turner :[/b][i][url=Url de la fiche de http://vice-et-versa.forumactif.org/t1319-lullaby-w-marshall-somebody-saved-my-life#28975] Lullaby W. Marshall[/url][/i]
[b]Lullaby W. Marshall : [/b][i]Downtown[/i]
[b]Lullaby W. Marshall : [/b][i]Etudiante en musique et animatrice radio[/i]


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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Jeu 9 Juin - 23:25


Chapitre 1 – Bienvenue Lullaby


Je suis née un 14 février 1994. De cette journée, je n’ai évidemment pas le moindre souvenir mais mes parents m’en ont parlé plusieurs fois. Je n’étais pas une enfant désirée et ils ne se sont pas gênés pour me le dire. Quand ma mère s’est rendu compte qu’elle était enceinte, il était trop tard pour avorter et à ma naissance, elle n’a pas pu se résoudre à opter pour l’adoption. Encore aujourd’hui, je suis persuadée qu’elle regrette son choix même si elle ne me l’a jamais vraiment dit. Lorsque je suis venue au monde en milieu d’après-midi, il venait de commencer à neiger dehors ce qui était plutôt rare à Nashville où les températures ne descendaient pas souvent en dessous de deux ou trois degrés même en hiver. Les infirmières ont dit à mes jeunes parents que c’était un signe… Mais un signe de quoi, je me le demande encore. Je n’ai quitté l’hôpital qu’une semaine après ma venue au monde, ma mère avait du mal à récupérer depuis l’accouchement et éprouvait des difficultés à s’occuper de moi seule. Le personnel médical avait donc eu pitié d’elle très certainement puisque je ne vois pas comment elle aurait pu avoir les moyens de payer une semaine d’hospitalisation. Je ne lui ai jamais posé la question, en réalité, on ne parle pas d’argent dans ma famille, sûrement parce qu’on en a pas beaucoup.

Lorsque je suis enfin rentrée à la maison, j’ai découvert un petit studio en centre-ville. Le canapé devenait un lit pour la nuit et un berceau avait été installé à côté du coin cuisine. Ce n’était pas le grand luxe et mes parents se fâchaient souvent, la promiscuité ne les aidait pas à gérer correctement leur vie de couple, je crois. Mais ils sont restés ensemble, je me demande s’ils le souhaitaient ou s’ils se rendaient compte qu’ils ne pouvaient pas faire autrement à cause de leurs faibles moyens financiers. Dans un premier temps, ma mère est restée à la maison pour s’occuper de moi, je n’étais pas une enfant difficile et heureusement parce qu’elle n’aimait vraiment pas m’avoir dans ses bras toute la journée et la plupart du temps, je restais dans mon berceau. Mon père avait repris le travail dès le lendemain de l’accouchement par peur de perdre sa place dans le garage où il avait été embauché récemment. Sans qualification, il gagnait une misère mais c’était déjà ça et il ne se plaignait pas. Plusieurs mois après ma naissance, ma mère commença à m’envoyer à droite et à gauche chez des copines ou des parents éloignés durant une partie de la journée et elle profitait de ce temps pour faire des ménages chez des clients fortunés qui lui donnaient de bons pourboires. La vie n’était pas toute rose mais elle ne commençait pas non plus de manière catastrophique et mes anniversaires se succédèrent sans qu’aucune ombre ne vienne noircir le tableau.


Chapitre 2 – Le déménagement


J’avais intégré l’école primaire se situant à cinq minutes à pied de la maison ce qui soulageait grandement mes parents qui n’avaient plus vraiment à se soucier de moi durant la journée. Je m’étais fait des amis et je commençais vraiment à aimer ma vie à Nashville. A la maison, j’étais un peu invisible et j’en avais bien conscience, mais je m’étais rapidement rendu compte que tant que je ne faisais pas trop de bruit, je pouvais faire un peu ce que je voulais, personne ne s’en souciait vraiment et ça, c’était plutôt une bonne chose. Je passais beaucoup de temps à rêver, à m’inventer un château de princesse où je vivrais quand je serais grande et j’étais alors persuadée que cette vie meilleure je pourrais me la construire en travaillant dur à l’école et c’est ce que je faisais. Parmi mes amis d’école, j’avais une super copine qui m’invitait souvent à prendre le goûter chez elle le mercredi après-midi. Je profitais largement de ces moments passés chez elle aux côtés de sa famille qui m’a toujours traitée comme l’une des leurs. Ils me donnaient l’affection que je n’avais pas dans mon propre foyer car mes parents étaient trop préoccupés par leur situation pour m’accorder de l’attention. Je me satisfaisais de la situation telle qu’elle était. Je ne leur en voulais pas, à seulement huit ans j’avais déjà compris que tout était compliqué pour eux et que ce n’était pas vraiment de leur faute s’ils ne s’occupaient pas de moi. En réalité, je n’avais pas encore saisi tout ce qu’il se passait mais j’avais au moins compris que j’étais de trop dans leur vie et c’était ce qui était le plus important à mes yeux.

Evidemment, c’était trop beau pour durer. J’étais entrée au collège avec d’excellents résultats scolaires et mes parents m’avaient même invitée au restaurant pour m’en féliciter ce qui reste encore aujourd’hui l’un de mes meilleurs souvenirs d’enfance. Six mois plus tard j’apprenais avec horreur que mon père avait perdu son travail. Du haut de mes douze ans, je savais ce que cela signifiait : plus de disputes, moins d’argent… Une vraie catastrophe. Bien sûr, j’allais directement me confier à ma copine d’école qui était restée ma meilleure amie durant toutes ces années. Elle me rassura du mieux qu’elle put mais je voyais dans ses yeux que les choses étaient loin d’être aussi simples qu’elle voulait me le faire croire. Et elle avait raison… Les factures s’empilaient à la maison, mon père buvait plus que d’habitude et sans vraiment sombrer dans l’alcoolisme, il était devenu plus distant et plus susceptible. La situation devint rapidement critique et alors que je terminais mon année scolaire, mon père nous annonça enfin qu’il avait retrouvé du travail… A Washington. Je mis du temps à réaliser que j’allais tout quitter, la ville de mon enfance, mes amis, ma meilleure amie et l’école dans laquelle je me sentais si bien. Je me rendais alors compte que mes parents étaient des étrangers pour moi et qu’en partant avec eux j’abandonnerais toute ma vie et je ne pouvais pas l’accepter.

Mais avais-je réellement le choix ? Probablement pas. En tout cas, mes parents ne me le donnèrent pas et mon dernier jour d’école fut un déchirement puisque je savais que le soir-même je monterai dans la voiture sans savoir si j’aurais l’occasion de retrouver Nashville un jour. « Je ne t’oublierai jamais, je te retrouverai… Promis. » Avais-je dit à ma meilleure amie qui pleurait pendant notre dernière récréation à deux. Je n’ai pas pleuré ce jour-là, en tout cas pas extérieurement, mais au fond de moi, j’avais le cœur brisé. Lorsque nous sommes montés dans la voiture à la nuit tombée et que j’ai vu les lumières de Nashville s’éloigner derrière nous, je me souviens m’être demandé si je réussirais à être aussi heureuse à Washington que je l’avais été ici et bizarrement, je doutais déjà d’en être capable.


Chapitre 3 – Washington D.C


Washington m’a semblée immense quand nous sommes arrivés mais les grandes villes n’ont jamais été un problème pour moi, j’aime qu’elles soient bruyantes et qu’il y ait toujours du monde autour du moi, le silence et le calme me donnent trop l’impression d’être morte. Mes parents avaient trouvé un appartement un peu plus grand que celui que nous avions à Nashville et cette fois-ci, à ma plus grande surprise j’avais ma propre chambre. Avec le recul je me dis que sans cette petite pièce à moi, les années qui ont suivi notre arrivée auraient encore été plus douloureuses car elle est devenue mon refuge quand rien ne se passait comme je le voulais.

J’ai fait ma rentrée dans un collège à quelques stations de bus de l’appartement avec la volonté de m’intégrer dans cette nouvelle école et de me faire des amis, mais les choses ne se sont pas vraiment passées comme ça… Dès le premier jour j’ai eu l’impression d’être regardée de haut en bas par les élèves comme s’ils jugeaient simplement mon apparence. Personne ne m’adressait la parole et je les entendais ricaner dans mon dos. Quand je suis rentrée chez moi le soir, je me suis affalée sur mon lit et ait pleuré toutes les larmes de mon corps. Je ne voulais plus aller dans cette école, je voulais rentrer chez moi, à Nashville mais je ne pouvais pas en parler à mes parents, ils ne comprendraient pas. Alors j’y suis retournée le deuxième jour, puis le troisième jour et ainsi de suite. Lors de ma troisième semaine de cours, j’ai retrouvé sur mon casier le mot paysanne écrit au feutre noir. Le mot ressortait parfaitement sur le fond gris métallisé de la porte et j’ai passé des heures à frotter chacune des lettres pour qu’elles s’en aillent. Au bout de quelques jours de travail, on ne voyait plus rien mais personne n’avait oublié que j’étais la fille qui ne venait pas de Washington et les blagues et les murmures dans mon dos se sont multipliés. Mon seul réconfort a été la musique. J’avais trouvé complètement par hasard un MP3 abandonné dans l’appartement dans lequel nous avons emménagé et je profitais du temps passé à l’école pour télécharger de nouvelles musiques. Je passais mes soirées à les écouter en boucle pour me soustraire au monde extérieur. Alors forcément, avec toute cette solitude et la tristesse qui l’accompagnait, lorsqu’un garçon s’est arrêté en face de moi un soir à l’arrêt de bus pour me proposer de venir avec lui à une soirée le weekend suivant, je n’ai pas réfléchi et j’ai dit oui.

Je ne savais pas du tout qui il était mais je me suis rapidement renseignée sur les réseaux sociaux et j’ai vu qu’il avait l’air populaire et plutôt sympa alors je n’ai pas hésité une seule seconde et le samedi suivant j’ai escaladé le rebord de la fenêtre de ma chambre pour rejoindre l’escalier de service. Andrew, c’était le prénom du garçon, m’attendait en bas dans sa voiture un grand sourire aux lèvres. C’était la première fois que je faisais le mur. J’avais seulement treize an et même si je me sentais déjà grande dans ma tête, je n’étais encore qu’une enfant et je ne savais pas encore que les bêtises et les erreurs allaient s’enchainer par la suite. Au début de la soirée, je ne me suis pas vraiment amusée, je voyais tout le monde rire sans que personne ne fasse attention à moi. Et puis Andrew est revenu avec deux verres et j’ai vidé le mien sans hésiter, priant pour que ce qu’il contienne me permette enfin de m’intégrer. Je crois qu’à ce moment-là, j’étais prête à tout pour me faire des amis, le sentiment de solitude qui m’avait envahie était dévastateur et l’envie qu’il s’arrête surpassait toute la raison que je pouvais avoir en temps normal. Cette nuit-là, Andrew a essayé de m’embrasser dans sa voiture en me redéposant chez moi mais je n’avais pas assez bu pour ne pas réaliser ce qu’il se passait et effrayée, je l’ai repoussé avant de courir rejoindre l’escalier de service qui me permettrait de regagner ma chambre.

Les soirées s’enchainèrent par la suite. A l’école, je me sentais toujours aussi transparente et elles m’aidaient tout simplement à avoir l’impression d’être quelqu’un et à vivre… Au moins lors de toutes ces fêtes, j’avais l’impression de faire partie d’un groupe, de partager quelque chose. Petit à petit, Andrew m’avait présenté à sa bande de copains et j’ai commencé à trainer avec eux après les cours, voire même à en sécher quelques-uns pour les suivre dans leurs escapades. Ils étaient plutôt marrant, on se lançait des défis : sortir d’un restaurant sans payer, entrer par effraction dans une maison abandonnée, voler des bières à la supérette du coin sans passer devant la caméra de surveillance, etc. Avec le recul, je me dis que j’ai été complètement stupide d’accepter de faire des choses pareil, mais je faisais partie de leur groupe et s’il fallait juste que je me taise et que j’agisse comme eux pour y rester, alors ça en valait la peine. Mes notes chutèrent mais mes parents ne m’ont jamais rien dit à ce sujet. Ils savaient très probablement que je passais par la fenêtre quasiment toutes les nuits pour rejoindre mes soi-disant amis dehors mais je n’ai eu le droit à aucune réflexion. J’étais devenu complètement quelqu’un d’autre et je ne me reconnaissais plus. Le seul moment où je redevenais moi-même était quand, enfermée dans ma chambre, je ressortais mon vieux MP3, mettait mes écouteurs dans mes oreilles et laissait la musique m’emporter. Je me souvenais alors de mes rêves d’enfant de mon futur château de princesse et de ma super copine restée à Nashville. Dans ces moments-là uniquement je réalisais que j’étais en train de déconner et de tout foutre en l’air mais lorsque ma propre bêtise devenait trop lourde à porter, il me suffisait simplement d’éteindre la musique et de suivre Andrew et sa bande, comme d’habitude.


Chapitre 4 – L’enlèvement


Je venais de fêter mes quinze ans et la situation ne s’était pas franchement améliorée. J’avais grandi d’un seul coup l’année dernière, j’étais enfin devenue une petite jeune fille plutôt qu’une préadolescente et j’avais eu une grande conversation avec mes parents. Ils m’avaient bien fait comprendre que je pouvais faire ce que je voulais mais que j’étais assez grande pour ramener de l’argent à la maison désormais. Trop jeune pour trouver un véritable travail, je m’étais finalement inscrite dans une agence de babysitting à laquelle j’avais fourni des références plutôt foireuses et plusieurs soirs par semaine je m’occupais du goûter, des devoirs et du bain de deux petits garçons. Cette activité m’avait un peu obligée à me détacher de la mauvaise influence de mes amis puisque je devais désormais être assez droite dans mes baskets pour ne pas me faire virer chez moi comme une malpropre. J’étais déjà très indépendante puisque je n’ai pas vraiment eu de parents hormis pour m’apprendre à me tenir bien à table et à parler correctement aux adultes, mais je le suis devenu davantage grâce à la partie de salaire que j’avais le droit de conserver pour mes propres besoins. Cependant, mes weekend restaient un véritable carnage, c’était comme si je rattrapais tous les moments que j’avais loupé en l’espace de deux nuits pour me faire pardonner de mon absence. En vérité, je me sentais coupable d’abandonner ceux qui m’avaient sorti de l’enfer sans vraiment me rendre compte que c’était finalement eux qui me plongeaient en plein dedans.

Les choses auraient pu continuer encore longtemps de cette manière mais le destin me rattrapa encore et cette fois-ci de la pire des façons possibles. Je rentrais de soirée aux aurores dans les rues désertes de Washington. Andrew avait proposé de me raccompagner mais j’avais peur de vomir dans sa voiture. Je n’aimais pas boire mais comme d’habitude, je n’avais pas su dire non et je m’étais laissé influencer. Alors je me retrouvais à tituber sur le trottoir sans vraiment trop savoir où je me trouvais lorsqu’une camionnette blanche freina à côté de moi. Je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qu’il m’arrivait, des bras m’ont attrapé pour me tirer à l’intérieur. J’étais trop faible pour essayer de me défendre et trop à l’ouest pour comprendre vraiment ce qu’il m’arrivait. Je me suis allongée sur le sol de la camionnette encore à moitié ivre, incapable de me relever, incapable de parler, luttant simplement pour ne pas fermer les paupières. Je ne me souviens pas vraiment des heures qui ont suivi et je ne sais toujours pas si c’est l’alcool qui a provoqué cette perte de mémoire ou si c’est simplement mieux pour moi de ne pas me rappeler exactement ce qu’il s’est passé. Toujours est-il que je me suis retrouvée dans une sorte de cave où je suis restée pendant une période qui me semblait bien trop longue. Au départ, un homme venait m’apporter à boire et à manger. Contrairement à ce que l’on pouvait penser, l’endroit était assez confortable, je pouvais me laver, j’avais un vrai lit et de quoi me nourrir correctement. Cependant, pendant plusieurs jours, il m’a été impossible de fermer l’œil. J’écoutais chaque son pour essayer de savoir d’où il provenait, où j’étais et ce que j’allais devenir mais je n’ai eu aucun indice et pendant des jours je suis restée dans l’incertitude.

J’avais déjà perdu la notion du temps lorsqu’ils sont venus me chercher pour m’emmener hors de la cave. Je me souviens les avoir suivis dans les couloirs en me disant que c’était probablement ma dernière journée sur terre et que j’allais mourir. Mes mains tremblaient, j’étais littéralement morte de peur mais ils m’ont fait assoir sur un canapé en cuir dans une sorte de salon plutôt confortable et m’ont annoncé de but en blanc que j’allais travailler pour eux. C’est con mais ça m’a rassurée, parce que j’ai su que j’allais vivre, pas un seul instant je n’ai réalisé quel genre de travail j’allais avoir à accomplir… Je m’entends encore leur répondre de ma petite voix rendue suraiguë par la trouille. « Je ferais ce que vous voudrez. » Plus tard, je me suis rendu compte qu’ils n’en avaient rien à foutre d’avoir mon accord, c’était travailler ou mourir. Il leur aurait suffi de claquer des doigts pour me remplacer et c’était à moi de me rendre indispensable. Ils m’ont présenté un premier homme, puis un deuxième, puis un troisième et les jours se sont enchainés, inlassablement… Au début je me souviens avoir été vraiment mal, j’ai pleuré, j’ai été malade simplement en me remémorant les moments passés avec ces messieurs. J’avais honte de moi-même, je me sentais sale, c’était horrible… Puis je me suis rendu compte que le seul moyen de survivre à ça était d’être plus forte qu’eux. Je me suis construit une carapace, je me suis forcée à ne plus rien voir, à ne plus rien sentir, je ne parlais plus, je ne souriais plus. Ils avaient réussi à me briser, je n’étais plus vraiment moi-même, je me contentais de survivre au lieu de vivre puisque ça m’était devenu impossible dans l’enfer dans lequel j’étais plongé. Pourtant, malgré cela, je n’ai pas pensé une seule fois à mettre fin à ma vie, je ne sais même pas pourquoi d’ailleurs, je crois que j’avais simplement envie de vivre, vraiment envie de vivre.

Je ne saurais pas dire combien de temps cette situation a duré, je me souviens simplement qu’au bout d’un moment, c’était devenu une routine. Les personnes qui me retenaient prisonnières étaient pleines de ressources et avaient instauré un système de récompense qui dépendait de la satisfaction des clients. Au fil du temps, j’avais acquis davantage de liberté, je m’étais rendu compte que je n’étais pas la seule fille à vivre ici et j’avais eu progressivement accès aux différents étages de la maison et donc aux pièces communes. L’ambiance n’était pas toute rose et je ne me souviens pas avoir adressé la parole ne serait-ce qu’une seule fois aux autres filles, pourtant j’avais des tonnes de questions à poser, je voulais savoir quel jour on était, depuis combien de temps j’étais enfermée et où on était exactement, mais j’étais plongée dans le mutisme depuis si longtemps que les mots refusaient tout simplement de sortir de ma bouche. Malgré ce semblant de liberté, je passais donc le plus clair de mon temps enfermée dans ma chambre au sous-sol, imaginant qu’un jour je finirais par sortir d’ici. J’ai arrêté de compter mes clients lorsque je suis arrivée au centième et j’ai continué à suivre les ordres sans jamais tenter quoi que ce soit pour me rebeller, je ne m’en sentais tellement pas capable. J’avais voulu jouer les grandes filles en participant à toutes ces soirées bien trop alcoolisées mais je devais me rendre à l’évidence, je n’étais qu’un tout petit poisson dans l’océan et j’étais tellement impuissante face au monde extérieur.


Chapitre 5 – Enfin libre


La nuit venait de tomber et j’étais allongée sur mon matelas depuis ce qui me semblait être une éternité sans parvenir à m’endormir lorsqu’un fracas me fit sursauter. Je me redressais d’un seul coup et retint ma respiration pour écouter ce qu’il se passait. D’abord, je n’entendis rien et je faillis presque croire que j’avais tout simplement rêvé puis j’entendis des voix dans les escaliers ainsi que des bruits de pas, lourds, peu habituels. La panique me saisit et je me recroquevillais au fond de mon lit. Ce n’était pas un client, c’était une certitude, ils ne venaient jamais dans nos chambres personnelles, alors qui ? Avais-je commis une erreur ? Mes mains s’étaient mis à trembler et je ne savais pas du tout quoi faire pour me sortir de là… Les pas étaient tous proches maintenant et dans un élan de désespoir je me suis laissé tomber de mon lit pour me glisser en-dessous, le cœur battant. Il était moins une, deux chaussures venaient d’apparaitre dans mon champ de vision mais d’où j’étais, je ne pouvais pas voir la tête de l’homme qui venait d’apparaitre. « RAS ! » Cria-t-il après avoir arpenté la chambre pendant quelques secondes. A qui s’adressait-il ? Je n’en avais pas la moindre idée mais il avait une voix douce et assurée qui me fit douter de ma stratégie. Malgré tout, je ne bougeais pas d’une oreille et regardais les pieds s’éloigner en direction de la porte. Un soupir de soulagement s’échappa de mes lèvres pile au moment où l’homme s’arrêtait dans l’embrasure. Je le vis hésiter puis faire demi-tour pour s’approcher de ma table… Merde, merde, merde, merde. J’avais complètement oublié que sur cette dernière se trouvait les restes de repas encore chaud que j’avais tenté de grignoter avant de dormir. Il l’avait vu et maintenant il savait que cette pièce n’était pas abandonnée. Son premier réflexe fut d’ouvrir la minuscule penderie sur le mur du fond mais je savais que d’une seconde à l’autre j’allais être découverte et je ne pouvais rien faire pour l’empêcher.

Les minutes me semblaient désormais aussi longues que des heures et je vis enfin les genoux de l’homme fléchir et son visage apparaitre en face du mien. Je me demande comment j’ai fait pour ne pas m’évanouir à ce moment-là tellement j’avais peur mais j’ai soutenu son regard sans broncher pendant quelques secondes comme si le simple fait de me regarder dans les yeux pouvait le dissuader de mettre fin à mes jours. Il a tendu doucement une main vers moi et j’ai reculé en rampant du côté opposé. Il m’a parlé je crois, m’a dit qu’il s’appelait Jake et qu’il ne voulait pas me faire de mal, que je pouvais sortir maintenant et que tout irait bien. Mais je ne pouvais pas lui faire confiance, j’avais vu tant d’hommes auparavant et ils m’avaient dit tant de choses que j’étais incapable de déceler le vrai du faux à présent. Je crois qu’il m’a encore parlé de sa voix douce et rassurante mais je n’écoutais plus, je voulais juste qu’il parte et qu’il me laisse tranquille mais il ne semblait pas avoir envie de le faire. On est resté là pendant un moment, je pense qu’il n’osait plus vraiment s’approcher de moi et j’ai fini par comprendre qu’il n’allait pas me tuer comme je le pensais, il aurait pu le faire depuis longtemps sinon. Alors j’ai pris ce qu’il me restait de courage et je suis sortie de ma cachette et je me suis redressée. Sans s’approcher de moi, il m’a fait signe de le suivre, il avait l’air d’avoir compris que plus il serait proche et plus je serais effrayée, comme un petit animal sauvage. Quand je me suis retrouvée hors de la maison, j’ai vu d’autres filles qui attendaient déjà, il y avait des ambulances, des gyrophares et beaucoup de bruit autour de nous, ça m’a fait peur et instinctivement je me suis rapprochée de Jake comme pour me protéger de tout ça. Maintenant que j’y pense, je me trouve complètement dingue de faire aussi facilement confiance aux gens en fonction de mon degré de peur, mais cette fois-ci, j’ai eu raison de lui faire confiance et c’était bien la première fois que je m’accrochais à la bonne personne. Il m’a conduit jusqu’à une ambulance et je l’ai vaguement entendu discuter avec une femme en blouse blanche sans vraiment saisir ce qu’ils disaient. Je me souviens qu’il a fait mine de partir pour me laisser avec elle mais il a dû voir la lueur d’effroi dans mon regard et il est resté. La femme m’a fait assoir et m’a posé des questions mais j’étais incapable de lui répondre, ça faisait trop longtemps que je n’avais pas parlé.

Il m’a accompagnée à l’hôpital et je lui en ai été extrêmement reconnaissante. Sans trop savoir qui il était et ce qu’il faisait, je savais pertinemment que ce n’était pas son rôle. On m’a emmenée faire des examens dès mon arrivée puis j’ai eu une chambre pour moi toute seule avec un repas qui m’attendait. On m’a donné un comprimé pour m’aider à dormir et j’ai fini par m’écrouler. Je n’avais pas encore parlé. Il m’a fallu des jours pour retrouver l’usage de la parole, je n’ai pas revu Jake depuis qu’il m’a transporté à l’hôpital mais j’ai appris par la suite qu’il appartenait à la police et que ça faisait des semaines qu’avec son équipe, il traquait les personnes qui m’avaient enlevée. Les détails de ma captivité restent flous dans ma tête aujourd’hui, mais je me souviens encore parfaitement des yeux de Jake, de la douceur de sa voix et de son côté rassurant, jamais je ne pourrais l’oublier. Lorsque j’ai pu décliner mon identité, ma famille a été prévenue et ma mère est venue me voir à l’hôpital. J’ai tout de suite ressenti une telle indifférence dans son comportement que je lui ai demandé de ne pas revenir me voir. Les semaines se sont écoulées lentement, les médecins prenaient des gants avec moi, on m’a progressivement annoncé tous les événements que j’avais loupé, j’ai compris que j’avais dix-huit ans maintenant et non plus quinze et que j’avais passé trois ans dans cette prison. A bien y réfléchir, je trouve que le temps est passé vite, en tout cas, lorsqu’on m’a annoncé que j’avais été captive durant trois années, j’ai eu du mal à le croire. En définitive, j’ai dû rester presque six mois à l’hôpital, à réapprendre à vivre en société et à m’aimer, tout simplement. J’avais presque dix-neuf ans lorsqu’ils m’ont enfin annoncé qu’ils allaient me laisser sortir.


Chapitre 6 – Un nouveau départ


J’aurais pu rentrer chez mes parents ou retourner à Nashville, cette ville que j’avais tant aimé dans mon enfance, mais je ne sais pas pourquoi j’ai choisi de ne pas le faire. J’ai opté pour Los Angeles complètement au hasard, je voulais simplement m’éloigner de tout ça et prendre un nouveau départ. Les débuts ont été particulièrement difficiles, j’ai enchainé les petits boulots pour pouvoir vivre et j’ai passé plusieurs nuits dans la rue avant de réussir à me stabiliser. En fait, je crois que pour la première fois de ma vie, j’ai eu de la chance. J’avais l’habitude d’aller chanter dans un bar pas très populaire et un peu excentré du centre-ville et c’était de loin le boulot que je préférais. La musique était restée ma passion malgré que j’en ai été privée pendant si longtemps et exercer la profession de chanteuse me permettait de vraiment mettre de côté toutes ces années de mutisme. Un jour, alors que je terminais ma prestation, une personne s’est approchée de moi et m’a expliquée qu’elle travaillait pour une radio locale et qu’elle aimait beaucoup ma voix. Elle m’a proposée de faire un essai et m’a donné sa carte de visite. La semaine suivante, je me présentais dans les locaux de la radio et apprenais les bases du métier d’animatrice. Ils m’ont embauchée au bout de ma troisième séance de test en déclarant que j’étais faite pour ça et je crois qu’en vérité, je le suis vraiment. J’adore ce que je fais au quotidien, pouvoir échanger avec les gens tout en restant anonyme est un luxe que peu de personnes peuvent se permettre et j’ai cette chance inouïe.

A partir de ce moment-là, tout s’est enchainé. J’ai enfin réussi à trouver un petit appartement à moi dans un quartier dynamique du centre-ville. L’année dernière, je me suis inscrite à l’université pour suivre des cours de musique et obtenir mon diplôme, je sais que ce sera plus facile pour développer ma carrière professionnelle. Parallèlement, j’ai également commencé la course à pied et je me suis rendu compte que c’était un sport qui me convenait parfaitement, je me sens libre quand je cours et surtout, je me sens vivante. Ça n’a pas de prix. Ma vie semble parfaite à présent mais pourtant elle est loin de l’être. Quand j’éteins la lumière avant d’aller dormir, je revois très fréquemment les visages terrifiant du passé et il m’est parfois impossible de fermer l’œil pendant des heures. Je fais très souvent des cauchemars aussi, je revois mon enlèvement même si les détails ne sont toujours pas très clairs. Quand je me réveille en tremblant, le front brûlant et recouverte de sueur, mon premier réflexe est de penser à Jake, l’homme qui m’a secourue. Malgré les années qui se sont écoulées, je n’ai jamais oublié son prénom et son visage. Je donnerais n’importe quoi pour le retrouver mais l’idée de retourner à Washington me rend tout simplement malade et je n’en ai pas le courage. Peut-être qu’un jour je le reverrai, je veux y croire, j’ai tellement de choses à lui dire. Pour l’instant, je me contente de ce que j’ai en savourant cette nouvelle vie si éloignée de celle que j’avais auparavant. Je sais que mon équilibre est encore fragile et qu’il me faudra du temps pour retrouver la petite fille sans problème que j’étais avant de déménager à Washington mais je ne désespère pas de la revoir un jour.


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Lou Morland
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 5:54

Te voilà donc !! Bienvenue en tout cas et bon courage pour ta fiche ! amour
Si tu as la moindre question, n'hésite pas à venir nous contacter Very Happy
Tu as fait un très bon choix de scenario cute
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 7:03

Uuuuuh ! Mademoiselle Staaark ! omg Bienvenuuue parmi nous ! C'est un super choix de scénario. Tu devrais t'éclater ! Bon courage pour ta fiche et si tu as besoin de quoi que ce soit, le staff est là pour toi cute
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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 8:48

Merci beaucoup. heart3

Je l'aime déjà ce scénario, je suis sûre que je vais m'éclater à la jouer. yoooo
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 8:55

bienvenuuueeeee ici cute heart2
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Konan Argent
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 9:17

Bienvenue !!!!
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Caitlin Brennan
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 10:03

Bienvenue parmi nous heart3
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June H. McGregor
Admin bûcheronne
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 10:48

JE SUIS TELLEMENT TROP FAN DE TON NOM omg heart3

Bienvenue parmi nous, tu vas bien t'éclater avec ce scénario ! cute
Si jamais tu as des questions n'hésite pas ! heart3
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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 11:02

Haaaaaan, merci tout le monde, vous êtes trop chou. cute

Et merci Harmonie pour le compliment. heart3
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 14:25

Welcome beautiful ! cute heart3
Courage pour ta fiche !
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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 14:28

Merci Gabriella. heart3
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Ven 10 Juin - 23:18

bienvenue parmi nous avec cet excellent choix mouton bon courage pour la présentation yoooo
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Sam 11 Juin - 0:46

cute cute cute cute cute cute heart2 heart2 heart2 heart2 heart2 heart3 heart3 heart3 heart3 heart3 hola hola hola hola hola hola hug2 hug2 hug2 hug2 hug2 mouton mouton mouton mouton mouton léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles :lily: :lily: :lily: :lily: :lily: omg omg omg omg omg amour amour amour amour amour Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Drunk Drunk Drunk Drunk Drunk Exciting Exciting Exciting Exciting Exciting Please Please Please Please Please Lourd Lourd Lourd Lourd Lourd Pouce Pouce Pouce Pouce Pouce Elephant Elephant Elephant Elephant Elephant Exciting Exciting Exciting Exciting Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 cute cute cute cute cute cute heart2 heart2 heart2 heart2 heart2 heart3 heart3 heart3 heart3 heart3 hola hola hola hola hola hola hug2 hug2 hug2 hug2 hug2 mouton mouton mouton mouton mouton léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles :lily: :lily: :lily: :lily: :lily: omg omg omg omg omg amour amour amour amour amour Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Drunk Drunk Drunk Drunk Drunk Exciting Exciting Exciting Exciting Exciting Please Please Please Please Please Lourd Lourd Lourd Lourd Lourd Pouce Pouce Pouce Pouce Pouce Elephant Elephant Elephant Elephant Elephant Exciting Exciting Exciting Exciting Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 cute cute cute cute cute cute heart2 heart2 heart2 heart2 heart2 heart3 heart3 heart3 heart3 heart3 hola hola hola hola hola hola hug2 hug2 hug2 hug2 hug2 mouton mouton mouton mouton mouton léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles :lily: :lily: :lily: :lily: :lily: omg omg omg omg omg amour amour amour amour amour Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Drunk Drunk Drunk Drunk Drunk Exciting Exciting Exciting Exciting Exciting Please Please Please Please Please Lourd Lourd Lourd Lourd Lourd Pouce Pouce Pouce Pouce Pouce Elephant Elephant Elephant Elephant Elephant Exciting Exciting Exciting Exciting Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 cute cute cute cute cute cute heart2 heart2 heart2 heart2 heart2 heart3 heart3 heart3 heart3 heart3 hola hola hola hola hola hola hug2 hug2 hug2 hug2 hug2 mouton mouton mouton mouton mouton léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles :lily: :lily: :lily: :lily: :lily: omg omg omg omg omg amour amour amour amour amour Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Drunk Drunk Drunk Drunk Drunk Exciting Exciting Exciting Exciting Exciting Please Please Please Please Please Lourd Lourd Lourd Lourd Lourd Pouce Pouce Pouce Pouce Pouce Elephant Elephant Elephant Elephant Elephant Exciting Exciting Exciting Exciting Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 cute cute cute cute cute cute heart2 heart2 heart2 heart2 heart2 heart3 heart3 heart3 heart3 heart3 hola hola hola hola hola hola hug2 hug2 hug2 hug2 hug2 mouton mouton mouton mouton mouton léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles léchouilles :lily: :lily: :lily: :lily: :lily: omg omg omg omg omg amour amour amour amour amour Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Ouaaaaaah Drunk Drunk Drunk Drunk Drunk Exciting Exciting Exciting Exciting Exciting Please Please Please Please Please Lourd Lourd Lourd Lourd Lourd Pouce Pouce Pouce Pouce Pouce Elephant Elephant Elephant Elephant Elephant Exciting Exciting Exciting Exciting Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2 Lapin 2

JE T'AIME Very Happy AHAHAHA

Nonn mais , plus sérieusement....Je suis trop contente que tu sois la Very Happy Comme déjà dit et un peu fait haha , ma boite MP est totalement ouverte pour toi Very Happy J'ai hâte de voir ce que tu va faire comme histoire au complet pour cette trop parfaite jolie jeune femme Very Happy
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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Sam 11 Juin - 8:56

Merci Kaya (j'adore le prénom de ton perso by the way). heart3

Jake. *-* Trop de love. xD Ca m'a fait plaisir de voir ton message dès le matin, je me sens aimée. xD J'espère être à la hauteur de ton super scénario. hola cute heart3 heart2 heart3 heart2 léchouilles léchouilles léchouilles marry me léchouilles
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Billie Sullivan
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Dim 12 Juin - 13:19

Bienvenue parmi nous cute
C'est un très bon choix de scénario et d'avatar que tu fais huhu J'adore le prénom aussi.

Ma petite Cloé (un autre de mes comptes) est aussi animatrice radio. Il nous faudra un lien Ouaaaaaah .

Bon courage pour la fin de ta fiche
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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Dim 12 Juin - 17:52

Merciiiiiiiiiiiiiii beaucoup. heart3

Je suis allée stalker les autres fiches de membres déjà et j'avais vu qu'il y avait une deuxième animatrice radio, un lien sera avec plaisir. léchouilles

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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Lun 13 Juin - 18:05

Ma belle ! cute Pour moi, ta fiche est parfaite. Tout me va ! Il me faudra juste la petite validation de la part de Jake pour finaliser ta validation ! heart2 Je le MPotte tout de suite pour que ce soit fait au plus vite amour
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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Lun 13 Juin - 18:13

Merciiiiiiii ! *-* Pas de souci, c'est bien normal d'attendre l'avis de Jake je suis un petit bout de lui après tout. Razz
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MessageSujet: Re: Lullaby W. Marshall ~ Somebody saved my life   Lun 13 Juin - 18:28



La validation de ton adorable personne!
Les lumières du port d'Alexandrie... Chantent encore la même mélodie...


Félicitations ! La demoiselle a dit oui cute

Maintenant, il ne te reste plus que quelques étapes fondamentales pour que ton intégration soit parfaite. Tout d'abord, je t'invite à créer ta fiche de liens (et de rp en même temps) dans cetopic, puis de créer également une fiche d'évolution dans cette partie là. Tu trouveras également le topic des demandes où il te sera possible de demander un rp, un colocataire, un mariage, une grossesse ou même un multicompte si tu te sens l'âme d'un schizophrène endurci.
Il ne te restera alors plus qu'à RP.

Enfin, une fois que ces étapes seront franchies. Tu pourras également venir flooder ici et participer aux jeux mis en place

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