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 Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...

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Raphaël Grimes
Admin alcoolique
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MessageSujet: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Lun 4 Juil - 22:42




Raphaël Grimes

❖ Nom Grimes. ❖ Prénom(s) Raphaël, c'est tout. ❖ Date et lieu de naissance A Chicago, le 4 décembre. Il a quarante-cinq ans. ❖ Nationalité Américaine. ❖ Orientation sexuelle Hétérosexuel. Il n'a même pas à se poser la question.   ❖ Statut civil Marié, et il compte bien retrouver sa femme. ❖ Profession et/ou études Mécanicien moto. ❖ Décris ton personnage en quelques adjectifs Aigri - bourru - alcoolique - violent - possessif - généreux - fidèle - impoli - irascible - cynique ❖Avatar Normal Reedus bave ❖ Groupe L'anachorète hypocondriaque. ❖ Crédits Répondre ici.


L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsée sous la joue bleue dérisoire


A décrire, Raphaël serait très compliqué. Il est de ceux qui n'aiment pas parler d'eux, qui ont beaucoup vécu mais qui n'ont jamais su connaître la sérénité. Il est de ceux qui tentent d'oublier les relents intempestifs de la vie, qui regardent leurs cicatrices en pensant que ça les a rendus plus forts. Il est de ceux qui tourne la vie en dérision sans se rendre compte qu'il en est esclave. Il est de ceux qui se croient forts alors qu'ils ne sont que lâcheté. Il est de ceux qui n'ont plus foi en rien, pas même en eux-mêmes. Il est de ceux qui sont déçus par l'existence et qui mènent une existence médiocre. Il est de ceux qui sont malheureux parce que c'est plus pratique, c'est plus commode. Il est de ceux qui aiment avec passion. Il est de ceux qui souhaitent une justice qu'ils n'ont jamais su donner. Il est de ceux qui appartiennent à la déchéance, à la nuit et à tout ce qui est laid. Il est de ceux qu'il faut prendre en pitié. Il est de ceux qui ne connaissent pas le bonheur. Il est de ceux qui détruisent tout. Il est de ceux-là.

Que penses-tu de la ville de Los Angeles? Los Angeles, il n'en a globalement rien à battre. Il n'est pas là pour s'extasier sur l'architecture des bâtiments, se faire bronzer la rondelle sur la plage ou faire les boutiques. Il est là parce que sa femme s'y trouve et qu'il compte bien la ramener avec lui. Concernant ton groupe choisi, pourquoi avoir choisi celui ci? Le groupe des gros méchants parce que Raphael est un gros méchant. Il ne faut surtout pas se mentir sur ça ! Quel est ton petit secret? Des secrets, il n'en a pas vraiment. Ce n'est pas qu'il cache tout, c'est qu'il raconte rien.


Du temps qui se passe contre duquel on ne peut rien...


C'est moi ! omg C'est moi ! omg C'est moi ! omg



Être ou ne pas être, telle est la question sinusoïdale de l'anachorète hypochondriaque


Code:
[b]Raphaël Grimes :[/b][i][url=http://vice-et-versa.forumactif.org/t1420-je-t-aime-trop-fort-ca-te-derange-mon-ange[/url][/i]
[b]Raphaël Grimes :[/b][i]Downtown[/i]
[b]Raphaël Grimes :[/b][i]Mécanicien moto[/i]



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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Lun 4 Juil - 22:48


Il était de ceux...



Avec le temps, Raphaël ne s'était plus convaincu que d'une seule et unique chose : la vie ne nous donne jamais rien que nous ne devions lui prendre de force. Ce mystérieux adage, il l'avait fait sien au cours de années. La vie ne lui avait pas donné grand-chose. Il ne s'en était jamais vraiment pas plaint. Du moins, pas au début. Raphaël savait vivre avec peu, avec l'essentiel. Il ne fallait juste pas lui enlever ce strict minimum.
Il était né au sein d'une famille de plusieurs enfants. Ils étaient neuf dans la fratrie Grimes. Raphaël était celui du milieu. Celui qui n'était pas le plus petit, mais pas le plus grand non plus. Il s'était contenté toute son enfance de cette place d'entre-deux. Elle lui plaisait dans le fond. Il pouvait apprendre de ses aînés tout en prenant soin des plus jeunes. Avec des familles d'une telle envergure, tout le monde devait se mettre à l'ouvrage. Les Grimes n'étaient des gens riches. Ceux qui étaient en âge de travailler quittaient rapidement le circuit scolaire pour se consacrer à la vie familiale. Il fallait nourrir toutes ces bouches surtout suite à la mort prématurée de leur père. Ancien militaire, monsieur Grimes avait dû prendre sa retraite suite à une blessure de guerre. C'était un homme étrange, bourru, prompt à donner des grandes leçons de vie, à vanter les vertus du patriotisme, à énoncer les grandes valeurs sans être capable de n’en appliquer aucune. Il était de ces hommes qui rêvaient d'idéaux auquel leurs cœurs ne croyaient pas et qu'ils rejetaient au rang de pures chimères. Il buvait beaucoup. Il fumait beaucoup. Il dormait peu. Parfois, Raphaël se levait la nuit et il le trouvait dans le fauteuil du salon, à contempler d'un œil envieux les médailles de sa carrière militaire qui brillaient au mur. L'enfant venait s'asseoir à ses côtés et son père lui racontait la guerre. Il savait en dresser un tableau réaliste mais terriblement décevant de l'espèce humaine. Il vivait dans un autre monde, toutefois, il savait faire vivre la maison. Il travaillait dans les usines le jour, et la nuit, ses démons de la guerre venaient le hanter. Il avait fini par mourir misérablement d'un cancer du poumon jamais soigné. C'était Raphaël qui l'avait trouvé une nuit où il s'était levé. Assis dans son fauteuil comme d'accoutumé, ses prunelles opaques s'étaient accrochées aux médailles retraçant sa gloire d'autrefois. Une gloire médiocre comme il le disait. Le plus étrange, c'est qu'il s'était éteint avec cette expression pétrifiée qui déforment les traits des soldats abattus dans la douleur. Raphaël avait dix ans.
La vie continuait malgré tout pour ses frères, ses sœurs et sa mère. Cette dernière était de ces forces silencieuses, de celles qui ne se plaignent jamais et qui attendant des autres qu'ils ne le fassent pas non plus. Raphaël avait appris à ne jamais se plaindre. Il se retrouvait perdu dans la masse à observer se débattre ce bout de femme pour garder sa famille à flot, nourrir tout le monde, habiller tout le monde et leur permettre de faire un bout d'étude afin qu'ils ne soient pas totalement ignorants, qu'ils en sachent tout juste assez, mais surtout pas trop. C'était de cette manière que Raphaël avait mené ses études. Il apprenait l'essentiel, le suffisant pour en savoir un peu sans jamais en savoir trop. Il n'était pas bon, mais il n'était pas bon non plus. Il se contentait de l'essentiel pour ne pas être médiocre. Il faisait étudier les plus jeunes en même temps parce que les plus grands n'avaient plus le temps. Et un jour, Raphaël n'aurait plus le temps non plus.

Dès qu'il eut atteint sa quinzième année, il fut retireé de l'école pour travailler. Il ne s'était pas plaint. rapidement, il avait trouvé un moyen de se faire embaucher dans un garage pour bricoler sur des motos. Les conditions étaient médiocres, il n'était même pas déclaré mais il adorait ça. Il réparait des bécanes, il leur donnait une nouvelle jeunesse. Ça lui rappelait les heures qu'il avait passé avec ses frères le dimanche à bidouiller des motos. Des bikers venaient parfois au garage. C'était plus commode et ils connaissaient le gérant. Raphaël les observait avec admiration. Il rêvait d'être l'un d'eux plus tard. Il rêvait d'être de ceux qui sillonnaient les routes avec aucun autre but que d'atteindre l'horizon. Puis un beau jour, les flics ont débarqué au garage et ils ont attesté de tout ce qui était illégal dans l'atelier. Le gérant a fini en taule. Quant à Raphaël, il était trop jeune pour finir au trou, alors on lui a proposé de s'engager dans l'armée pour effacer son casier judiciaire. Il avait accepté. Il s'était enrôle dans l'armée et quelques semaines plus tard, il quittait déjà le pays. Il se retrouvait pour la première loin de chez lui, loin des siens et loin de son pays, mais il ne se plaignait pas. Il ne se plaignait jamais. Il fut envoyé en Afghanistan et la guerre était telle que lui avait décrit son père. La guerre était laide, elle était honteuse, elle était violente et meurtrière, elle était lâche et indigne. Au front, Raphaël ne s'était pas senti patriote, il ne s'était pas non plus senti soldat. Il se sentait comme un meurtrier savamment endoctriné. Il combattait néanmoins, il effectuait les missions, tuait quand on lui commandait de tuer, faisait des prisonniers quand on lui demandait de le faire sans jamais se plaindre ou protester. Il ne contestait jamais les ordres.
Au sein de l'armée, il n'était ni bon, ni mauvais non plus. Il était suffisamment doué pour ne pas mourir, mais pas assez pour se faire remarquer. Mais cela lui convenait. Il n'était pas de ceux qui cherchaient la gloire et les conquêtes. Il savait reléguer la guerre à son état véritable : un carnage. Aucun homme sensé ne tire de gloire du carnage.
L'armée était devenue sa seconde famille. Elle ressemblait énormément à la première. Ils étaient beaucoup, une foule d'anonymes avec une seule mère : leur patrie, les Etats-Unis d'Amérique dont ils cherchaient tous à obtenir l'amour, la reconnaissance. Pourtant, tous ne seront pas aimés, tous ne seront pas reconnus. Beaucoup vont mourir. Raphaël y avait vécu de nombreuses années. Avec le temps, il s'était fait à l'idée qu'il serait sans doute soldat toute sa vie. Répondre à des ordres, ça lui convenait pour l'instant car il n'avait pas à répondre de ses actes parce qu'ils étaient dictés par ses supérieurs. Cette idée l'affranchissait de toute culpabilité et il trouvait la vie plus commode alors.
Lorsqu'il avait des permissions, il rentrait au pays. Il revenait auprès de sa famille. Il attestait des changements, lui qui avait toujours été le spectateur quotidien de leur évolution. Ceux qui étudiaient autrefois travaillaient maintenant. Presque tout le monde mettait la main à la pâte mais la situation de Raphaël leur plaisait beaucoup. La famille avait un salaire supplémentaire sans avoir à nourrir une bouche de plus. Ce système convenait tout aussi bien à Raphaël. Il s'était rendu compte qu'il n'aimait pas la vie de famille trop nombreuse. Il s'était promis qu'il n'aurait jamais trop d'enfants pour prendre soin de chacun d'eux, pour leur accorder une importance à chacun.

Ce fut lors d'une de ses permissions qu'il l'a rencontré. Elle était de celles qu savaient transformer la moindre gêne en grande éclat de rire. Elle était de celles qui pensent que la vie est belle et qu'il faut juste savoir la cueillir. Elle était de celles qui s'enchantaient du spectacle de la vie, qui libéraient leurs chevelures pour sentir le vent s'engouffrer dans leurs mèches brunes et chaudes. Elle était de celles qui savent si joliment faire résonner le mot aimer. Elle était de celles qui lui rappelaient que le monde détenait ses merveilles si on prenait la peine d'ouvrir les yeux. Elle s'appelait Mary. Dès qu'il la quittait, il se plaisait à faire danser ce doux prénom sur ses lèvres. Il en oubliait la laideur de la guerre, la médiocrité du monde et la vanité de l'existence. Dans ses bras, il retrouvait un univers plus sûr, plus protecteur, plus vivant. A chaque fois qu'il revenait, ils parlaient de leurs rêves et de l'avenir. Ils dessinaient à l'encre de leurs mots un monde radieux dans lequel allaient pouvoir évoluer main dans la main. Elle se plainait parfois de ses absences si longues. Lui, il ne se plaignait. Il savait que, d'un océan à un autre, ils se retrouveraient toujours. Raphaël avait vingt-cinq ans quand il la demanda en mariage. Il se disait qu'il avait besoin de ses rires pour l'accompagner dans la terrible aventure de la vie, de sa douceur, de son optimisme, de sa vie. Elle avait dit oui. Elle l'avait répété une fois, deux fois, trois fois.... Quelques fois, elle se le répétait encore pour mieux s'en convaincre lorsqu'il était si loin d'elle. Ils allaient se marier lors de sa prochaine permission.
Mais Raphaël n'était jamais revenu. Il n'avait jamais pris l'avion pour rentrer lors de sa dernière permission. Il n'avait jamais retrouvé Mary à l'aéroport. Et il n'avait jamais dit oui devant l'autel. Il avait disparu. Une partie de son régiment se déplaçait d'un campement à un autre quand ils ont été pris une embuscade. Raphaël peinait même à se rappeler comment ils en étaient arrivés là. Il se souvenait seulement des explosions, des cris, des coups de feu, du sang et de l'horreur. Il se souvenait de la chaleur de fournaise des flammes, de la douleur qui avait transpercé ses côtés. Puis au moment de perdre connaissance, il s'était souvenu de Mary et de ses sourires, Mary et sa douce voix, Mary et ses gestes, Mary et son amour.
Mais lorsqu'il s'était réveillé, Mary n'était pas là. Il avait été réveillé par les odeurs âcres et nauséabondes de la sueur, de la crasse, du sang et de la peur. Ils n'étaient que peu à avoir survécu à l'assaut meurtrier. Ils se retrouvaient aujourd'hui tous captifs des armés afghanes. Combien de temps avait duré cet enfer ? Bien trop longtemps... Il avait fini par perdre la notion du temps, le compte des jours et des mois. Les conditions de détentions étaient effroyables. Il avait dû être soigné par l'un des détenus qui lui avait retiré la balle du flanc. Cette blessure lui laissait aujourd'hui une cicatrice horrible. Dans le fond, il ne savait pas si l'emprisonnement était pire que la guerre, si la peur de mourir était plus terrible qu'un homme enfermé dans une cage. Il se demandait si les pires horreurs qu'il avait pu voir étaient sur le champ de bataille ou entre les barreaux d'une prison. Ce n'était même pas une prison... Juste une grande salle, sans fenêtre, sans lumière où les rares rayons du soleil provenaient du haut des escaliers, dont l'accès était scellé par une grille. Il avait pu être le témoin le plus attentif de la folie de l'homme. Il n'y avait pas de pire spectacle que de voir un homme perdre la raison, puis son humanité petit à petit. Il admirait ceux qui étaient d'une volonté incroyable, ceux qui ne fléchissaient jamais. Ceux qui étaient de ces hommes qu'il ne serait jamais. Mais il prenait en pitié ceux qui étaient sujets à la démence, ceux qui devenaient des êtres sauvages, étrangers à eux-mêmes. Raphaël, lui, n'était de ceux-là. Il n'était pas des autres non plus. Il n'était pas assez raisonnable pour perdre la raison. Mais il n'avait pas assez de courage pour aider les autres. Il était resté muré tout le long dans ce mutisme égoïste. Il était là, toujours ce même coin de cage, droit mais mut, inflexible mais immobile, calme mais impuissant. Il ne se plaignait pas quand il venait parfois à manquer de nourriture, pas plus que lorsqu'ils subissaient de mauvais traitements, ou même quand l'un d'eux étaient exécutés sous leurs yeux. Quelques fois, il se plaisait juste à imaginer le rire de Mary. Il songeait à ce qu'il ferait quand il rentrerait chez lui. Il n’avait pas la prétention de croire qu'il allait ressortir vivant de sa captivité, mais il aimait bien prévoir l'avenir. Juste comme ça. Presque par habitude. C'est important les habitudes, c'est ce qui nous rend humain et il avait atrocement besoin de l'être. Ce qui mit fin à leur calvaire, ce fut une explosion. Puis une autre. Et encore d'autres qui leur revenaient de la surface. Le camp ennemi était en train de se faire attaquer. Presque une demi-heure après, des soldats américains étaient arrivés. Ils les ont délivrés et ils leur ont donné des armes. Pour la première fois, Raphaël se battait pour être libre. Il les avait cherchés, tous les geôliers, ceux qui les avaient réduits à l'état sauvage et un par un, il les avait descendus. Il était devenu de ceux qui éliminaient par vengeance, qui exterminent avec la bonne conscience du drapeau américain au-dessus de leur tête. Triste ironie, il avait reçu une médaille pour cela. En arrivant sur le continent, il avait appris qu'il était resté enfermé plus de sept ans avec les autres soldats. Sept longues années où tout le monde les avait crus morts et personne ne les avait attendus.
Il ne s'était jamais rendu à la cérémonie officielle, pas même pour recevoir sa médaille ou son sauvetage. Il n'avait jamais réintégré l'armée par la suite non plus. Dans sa famille, il n'était pas revenu non plus. Mais il s'était souvenu d'une jeune fille aux longs cheveux bruns qui l'attendait sept ans plus tôt dans un aéroport. Il se souvenait qu'il avait des projets. Il l'avait alors cherchée, sa douce Mary jusqu'à la trouver habitant ailleurs. Il était venu jusque chez elle. Il avait tenté d'observer ce qu'était devenue sa vie maintenant. Il avait attendu comme on attend un miracle. Il ne savait pas réellement à quoi s'attendre et lorsqu'il la vit sortir de la maison, il se rappela qu'il était mort sept ans auparavant. Un mélange d'incrédulité, de rage et de souffrance le submergea, pourtant, il s'en doutait. Au fond de lui, il savait que ça se terminerait ainsi. Elle était au bras d'un autre. Un autre qui tenait leur enfant dans les bras. Quel âge ? Peut-être trois. Il ne sut pas s'il était heureux ou non de voir le bonheur qui perçait dans les prunelles de Mary, si sa joie le comblait aussi malgré tout, s'il avait pu souhaiter qu'elle refasse sa vie sans l'attendre. Il avait regardé ce couple comme on contemple l'horreur du monde jusqu'au moment où leurs regards s'étaient croisés. A ce moment-là, Raphaël put réellement dire à quoi ressemblait le regard d'une personne qui croit voir la mort. Ce fut bref, fugace, presque insaisissable. Un battement cœur au ciel de l'éternité mais il lut la frayeur en elle. Elle détacha son regard et plus jamais il ne se reposa sur lui. Il y avait eu cet accord presque tacite entre eux pour s'accorder sur le fait qu'ils ne devraient plus jamais se revoir. Il n'avait plus jamais revu Mary.

A partir de cet instant, c’est là qu’il comprit la grande loi qui formerait son univers à tout jamais. Il ne fallait rien attendre de la vie. Il ne fallait rien attendre des autres. Il n’y avait rien qu’il pourrait détenir s’il ne le prenait pas de force. De sa famille, il n’en obtint jamais plus aucune nouvelle. Il n’a jamais su ce qu’elle était devenue, tout comme elle n’avait jamais su ce qu’il était devenu lui. Elle savait juste qu’il était en vie. Pour Raphaël, ça lui convenait. Il avait préféré quitter la ville. Il n’y avait plus rien qui ne le rattachait à Chicago. Mary était encore la dernière personne qu’il respectait encore pour ne pas lui faire de mal, ne plus lui infliger sa présence et son souvenir. Il avait pris la direction du la côté ouest, avec pour son seul bagage un sac et en chevauchant cette fameuse moto de biker dont il avait toujours rêvé. Il voulait devenir de ceux-là.
Il avait stoppé sa route près de Philadelphie où il avait décidé d'acheter son propre atelier pour y créer un garage de réparation moto. Il faisait enfin ce qu'on avait appris à faire autrefois avec ses frères. Il tentait d'oublier toute cette histoire, sa famille, la guerre, la détention, Mary... Il cherchait à oublier une part de lui-même. Il avait commencé à fréquenter le bar de son quartier à la sortie du boulot. Il n'avait rien d'autre à faire mais il ne s'en plaignait pas. Ce bar était un endroit insalubre composé de tous les habitués du coin. Il aimait cette ambiance médiocre. Elle faisait écho à lui-même, à ce qu'il représentait. Il y allait tous les soirs, y passant le restant de la nuit pour terminer à dormir dans son atelier. Il n'avait rien d'autre à faire. Il était de ceux qui ne vivaient pas vraiment.
Ce fut dans ce bar qu'il rencontra d'autres adeptes de motos qui devinrent ses compagnons bikers. Ils étaient suffisamment pour former un groupe. Ils étaient plusieurs à sillonner les routes, à faire vrombir furieusement les moteurs. Raphaël s'était rendu compte qu'il aimait diriger, ordonner et être le meneur de plusieurs hommes. Avoir le pouvoir le contentait. Il réalisait encore mieux qu'il pouvait posséder beaucoup de choses à partir du moment où il le désirait. Une vérité nouvelle s'était offerte à lui et il en jouissait pleinement. Grâce à ce groupe, il était devenu une référence quand il s'agissait de faire réparer sa bécane. Il avait construit un petit business qu'il menait d'une main de fer tandis qu'il partait s'enivrer la nuit, qu'il baisait des inconnues, parfois des prostituées, et qu'il partait au loin avec sa moto pour s'oublier un peu lui-même. Il était de ceux qui avaient des choses à oublier. Et à force de vouloir s'oublier soi-même, il n'était plus lui. Il était un autre.
Il ne s'était pas vu devenir bourru, violent, vulgaire, alcoolique. Il ne s'était pas vu devenir intolérant, inflexible, cynique. Il ne s'était pas vu devenir médiocre et pestilentiel. Il ne s'était pas vu perdre le peu de valeurs qu'il détenait. Il ne s'était pas vu devenir un déchet de plus de la guerre et de la vie. Il ne s'était pas vu devenir un moins que rien. Lorsqu'il se regardait dans un miroir, il ne voyait plus qu'un doux mirage réconfortant : celui d'un homme qui était parvenu à reprendre le contrôle de sa vie et à en devenir maître, celui d'un homme qui ne recevait plus les ordres mais qui les donnait, celui d'un homme qui avait gagné en puissance car il régnait sur une partie si infime de son univers. Mais Raphaël s'en contentait, lui qui n'avait jamais eu rien, et qui semblait se retrouver avec tout. Grâce à son affaire, il était même parvenu à acheter une maison. Rien de prétentieux, rien de plaisant, juste quelque chose de pratique. Il se plaisait dans cette demi-vie, entre la débauche et les motos, jusqu'à ce qu'elle arrive dans son univers
Cette fille, elle n'était pas celles qu'on peut décrire. Elle n'était comme aucune autre. Ou si, elle était trop comme une autre. La première fois que les prunelles de Raphaël s'échouèrent sur elle, il crut à une chimère de son esprit. Il ne croyait pas au surnaturel, ni à l'occulte, pas plus qu'il n'était superstitieux, mais elle l'avait troublée bien trop longtemps. Elle n'était comme personne mais elle était comme Mary. En tout point, elle lui ressemblait. De ses cheveux bruns à la couleur sombre de ses yeux. De la finesse de ses traits à la beauté de son sourire. Elle lui était semblable au point que Raphaël se refusait à l'approcher. Sa vision lui était tout aussi insupportable que douce. Il pouvait tout aussi bien la contempler à en perdre la notion du temps, qu'en être dégoûté lorsqu'il se rendait compte qu'elle n'était pas Mary, qu'elle était une autre. Elle était cette Mary d'autrefois, jeune et avec cette naïve insouciance dans le regard de ceux qui n'ont pas eu encore le temps de vivre. A sa répugnance se disputait une attirance dévorante pour cette inconnue mais il était devenu de ceux qui ne se refusaient plus rien, qui prenaient de force. Il avait fini par venir à elle, par lui parler. Elle s'appelait Judith. Elle savait si joliment prononcer son prénom, mais il n'arrivait pas encore à le faire danser sur ses lèvres. Par méprise,, il craignait de l'appeler Mary. Elle était vraiment jeune, trop jeune sans doute mais elle lui plaisait, comme un souvenir heureux auquel on s'attache au cœur des ténèbres. Il ne l'aimait pas, mais il appréciait ce souvenir d'autrefois. Quand elle s'accrochait à lui sur la moto, il songeait que c'était Mary qui se tenait derrière et qui enserrait sa taille de ses maigres bras. Quand il la faisait rire, il s'imaginait que c'était le rire de Mary qui résonnait là. Quand il venait la chercher, il se plaisait à croire que c'était Mary qu'il venait enlever pour l'embarquer avec lui en quête d'horizon. Il aimait à se dire qu'il retrouvait cette jeunesse d'autrefois bercée de rêves et de chimères. Il ne sut jamais trop comment, mais il avait fini par tomber amoureux d'elle, de Judith. Enfin, pas tout de suite... Au départ, il avait ressenti ce besoin souverain et impérieux de la posséder. Elle devait être à lui avant de ne pouvoir appartenir à aucun autre. Ni à personne d'autres d'ailleurs. Il n'aimait pas les gens qui lui tournaient autour. Il y voyait des obstacles entre lui et Judith, des êtres qui pourraient retourner l'esprit de celle qu'il avait choisie. Il se méfiait de l'espèce humaine pour ce qu'elle avait de plus mauvais à offrir. Judith méritait mieux. Elle méritait lui. Il se targuait parfois de la faire rêver comme aucun autre quand il l'emmenait sur les routes, juste tous les deux contre le reste du monde. Il avait fini par la demander en mariage un beau jour, presque de la même manière qu'il aurait pu lui demander la moutarde. Il ne concevait juste pas la possibilité qu'elle puisse lui dire non. Mais elle avait dit oui. Elle l'avait épousé. Il avait enfin quelque chose à lui parce qu'il avait réussi à le prendre à la vie. Judith était sa revanche sur tout ce qu'il n'avait jamais pu posséder.
Il n'aurait pas pu penser que la vie à deux soir ainsi. Il s'agissait de compromis, de petites habitudes communes, de respecter l'espace de l'autre, mais ça lui plaisait assez pour commencer. En habitant avec lui, elle put contempler l'état réel des choses. Ses ivresses quotidiennes, la monotonie de l'existence quand on quittait les routes de bitume. Et avec le mariage, le temps apporta la malchance. Son affaire fonctionnait beaucoup moins qu'autrefois, pourquoi ? Il n'avait jamais su le dire. Il s'enivrait même au boulot pour oublier que les affaires allaient mal, et il plongeait un peu plus son garage dans la ruine. Bientôt, il n'arrivait même plus à payer le loyer de sa maison, ni même de son atelier. Il réservait tout pour sa Harley et son alcool. Il mettait sa ruine sur le compte de son mariage, que Judith l'avait détourné de ses affaires et qu'elle se targuait bien d'être celle qui ramenait l'argent à la maison. Il s'était convaincu si fort de cette idée qu'il était persuadé que son groupe pensait la même chose. Il multipliait les réunions, mais il se montrait si infernal et irascible que plus personne ne venait. Peu à peu, il perdit le groupe. Il était en train de tout perdre. A cause de Judith. Et avec cela, elle gâchait ce souvenir radieux de Mary. Raphaël avait fini par ne presque plus aller au travail. Il restait à la maison à l'attendre elle, à se demander ce qu'elle faisait toute la journée, se pavanant devant des foules d'inconnus pour vendre des voitures. Elle rentrait tard. Elle travaillait trop. Mais travaillait-elle vraiment ? Ces questions le rendaient fou à lui en faire perdre la raison. Elle n'était pas sitôt rentrée qu'il fallait qu'il expulse sa rage. Oh bien sûr, il ne voulait pas vraiment la frapper au début, il ne voulait pas se montrer si cruel mais c'était au-delà de sa volonté. Il ne se rendait pas compte. Il ne se voyait pas devenir un monstre. Il s'arrêtait seulement au fond de sa bouteille. Il ne remarqua pas la tristesse sur le visage de sa femme, éparpillée au milieu des bleus. Il ne prit pas garde au malheur qu'il lui infligeait et qu'il s'infligeait à lui-même. Il restait simplement convaincu qu'il fallait arracher à la vie ce qu'elle non refusait. Il voulait plus, il voulait plus beau, il voulait plus paisible mais son âme tourmentée le lui interdisait à lui-même. Il avait tenté de refaire fleurir son affaire, de s'emparer de la réussite, mais plus personne n'était à ses côtés. Il n'avait plus que Judith. Il n'avait plus qu'elle. Alors pourquoi n'était-elle jamais venue le voir en prison ? Il était devenu comme un lion fou retenu en cage. Il était partagé entre colère et déception, entre rage et hébétude. Était-ce toute la gratitude qu'elle portait envers lui après tout ce qu'il avait pu faire pour elle ? Elle était à lui. Elle était sienne. Ne devait-elle pas venir ? Il en venait parfois à hurler son prénom au cœur même de sa cellule, à l'injurier de tous les noms jusqu'à inventer les pires calomnies à son sujet. Le manque créé par l'alcool le rendait à moitié fou. Il n'était plus lui-même, mais dans le fond, il n'avait jamais vraiment été lui. Il la haïssait autant qu'il l'aimait dune passion effrénée. Il la désirait encore tout autant qu'il voulait la rejeter pour cet outrage qu'elle lui avait fait. Mais l'idée même qu'elle puisse s'en retrouver dans les bras d'un autre suffisait à éloigner cette idée. Il n'en devint pas moins fou lorsqu'il sortit de prison. Il était revenu chez lui, dans ce qui était censé être leur foyer. Il s'était convaincu qu'il allait simplement lui parler, tenter de comprendre mais il avait dû l'attendre. Longtemps, trop longtemps. Il avait eu le temps d'être repris par ses démons. L'alcool, la rage et le goût amer de la trahison eurent raison de lui. Et pour la première fois, après avoir laissé son corps sanguinolent et à moitié inerte sur le sol, il ne s'était pas excusé, il n'avait pas tenté de chercher le pardon de sa femme. Il s'était convaincue qu'elle avait eu ce qu'elle méritait cette fois.

Puis il y eut ce matin-là. Ce matin où il s'était réveillé avec le poids d'une grue sur la tête. Il avait grogné, appelant Judith dans ses râles mais elle n'avait jamais répondu, elle n'était jamais venue. Il l'avait appelée, encore et encore, jusqu'à en faire trembler les murs de la maison. Il avait fini par constater les placards vides, les valises qui avaient disparues et son parfum qui ne flottait plus dans la maison. Elle était partie. Elle avait quitté son paysage comme Mary avait quitté le sien des années auparavant. Mais cette fois, il ne comptait pas la laisser vivre sa vie, il ne comptait pas partir pour la laisser en paix. Il était devenu de ceux qui n'abandonnaient rien, il était devenu de ceux qui étaient prêts à tout pour récupérer ce qui leur appartient. Il était devenu de ceux-là. Il était devenu un monstre.



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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 8:14

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Gniiiiiiii je t'aime heart3 heart3 heart3 heart3 heart3
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 9:18

Ma femme à moi.. What a Face
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 9:49

Je ne voudrais pas déranger ces touchantes retrouvailles, mais je viens quand même te souhaiter la bienvenue parmi nous. hug

Je viendrais lire ta fiche quand tu l'auras avancé parce que pour l'instant j'ai un peu de mal à voir comment sera ton perso à part qu'il est alcoolique et qu'il a pas l'air trop heureux en amour. Razz J'ai hâte de lire. omg
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 9:59

Merci ma belle hug

Il sera ce doux petit agneau que tout le monde attend impatiemment Very Happy Hâte d'avoir un liiien avec toiii !
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:15

BIENVENUE PARMI NOUUUUUS !!
Excellent choix d'avatar !! Ouaaaaaah
Et bon courage pour ta fiche !! heart3
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:38

Je te connais. What a Face
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:42

Tu connais Didier? What a Face
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:42

Super choix que voilà ta soeur en string Bienvenue parmi nous parce que le forum c
Bon courage pour la présentation yoooo
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:43

@Mia Hemingway a écrit:
Tu connais Didier? What a Face

On est intimes oui... le regard pervers
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:47

Merci Jonathan et Kaya ! Je suis très heureuse d'être parmi vous ! omg omg

Haaaan ! Tu connais Didier ?!!! Surprised
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:48

serais-tu Marie Christine ? What a Face
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Raphaël Grimes
Admin alcoolique
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:49

C'est ma femme. What a Face
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:52

... vous m'avez perdu là. :')
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Mia Hemingway
Admin indécise
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 10:55

- j'aime la littérature et la philosophie What a Face
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Luce H. Kane
Admin sexy
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MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 12:53

Oh un vilain méchant bien charmant huhu

Bienvenue parmi nous ! Bon courage pour ta fiche et j'espère qu'on se trouvera un petit lien mignon tout plein le regard pervers
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Konan Argent
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DATE D'INSCRIPTION : 11/11/2015
MESSAGES : 995

MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 14:59

Bienvenue!
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Tea C. Samuels
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DATE D'INSCRIPTION : 04/05/2016
MESSAGES : 1238

MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 15:46

Bienvenuuuuuuuue cute
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Molly N. Bennett
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DATE D'INSCRIPTION : 14/04/2016
MESSAGES : 243

MessageSujet: Re: Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...    Mar 5 Juil - 17:47

Bienvenue chez les fous What a Face et très très bon choix de scénario ainsi que d'avatar huhu
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Je t'aime trop fort, ça te dérange... mon ange...
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