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 « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥

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Raphaël Grimes
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
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MessageSujet: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Mar 2 Aoû - 15:18

Il n'avait pas dormi de la nuit. Il ne dormait jamais vraiment, ses songes envahis de ses démons d'autrefois. Il s'éveilla encore engourdi par les vapeurs d'alcool, incapable de se repérer dans l'espace. Ses paupières clignèrent plusieurs fois afin de s'acclimater à la lumière qui filait d'entre ce qui devaient être des fenêtres. Invoquant ses sens à lui, il finit par réaliser qu'il se trouvait dans son propre atelier où plusieurs motos s'entassaient çà et là, prêtes à retourner à leur propriétaire ou pleine réparation. Sa main toucha la surface froide et dure du sol, lui indiquant qu'il avait dormi à même celui-ci, jusqu'à ce que ses prunelles vitreuses ne trouvent la bouteille vide à quelques pas de lui. Un grognement s'échappa de sa gorge, résonnant de tout l'atelier, ricochant contre les murs en béton pour revenir attiser un mal de tête cuisant. Il se redressa sur les fesses tant bien que mal, assailli soudain par les douleurs résultant d'une nuit inconfortable. Il passa sa main large et bourrue sur sa visage, écartant ensuite les mèches de cheveux qui lui retombaient sur le visage tel un rideau. Non sans difficulté, il extirpa son portable de sa poche pour attester qu'il n'était que cinq heures du matin. Une nouvelle journée pourrie qui s'annonçait. Une journée à traîner sa misère sans vraiment le savoir, à tout oublier à coup de grands éclats, de verre d'alcool et en riant gras de ce que la vie consentait bien à lui donner. Pourtant, il avait décidé il y a bien longtemps qu'il serait propre maître de son destin, à arracher à la vie ce qu'elle lui avait ôté. Mais de sa nouvelle vie qu'il avait dessiné lui-même, selon ses propres critères, il ne pouvait en tirer qu'une existence autour des motos le faisant survivre, de l'alcool et des putains, de longues routes sur sa bécane.
Et pourtant, tandis qu'il se lassait déjà d'une journée qui ne lui apporterait pas plus que la veille et qui se terminerait comme elle avait commencé, ses pensées se tournèrent vers une personne. Judith. Il pourrait s'avouer surpris s'il était un homme à s'étonner mais il ne l'était pas. Il s'intriguait simplement, sans véritablement se poser la question, que ses pensées puissent être tournées vers une femme. Une femme qui lui rappelait sa Mary d'autrefois. Il aurait voulu la fuir comme la peste, la renvoyer dans l'enfer de son esprit, mais il en était incapable. De Mary, il ne se souvenait plus que ce regard cruel qu'elle lui avait adressé pour la toute dernière fois. Un regard qui lui rappelait qu'il n'était rien, qu'il était quelque chose qui encombrait et qu'il n'était plus celui dont elle avait besoin. Pourtant, quand il regardait dans les yeux de Judith, il n'y voyait que douceur et tendresse. Il la reconnaissait dans les premières heures où Mary était éperdument amoureuse de lui. Avant sa prétendue mort et sa détention, avant qu'il ne revienne pour ne découvrir que des cendres de sa précédente vie. Il avait dû en poursuivre une nouvelle, médiocre et sans intérêt.  
Une nouvelle fois, il ne put s'empêcher de rejeter cette idée car le doux visage de Judith venait se plaquer dans son esprit, comme accroché à sa rétine. Il se demanda par quel sortilège elle pouvait lui faire un effet pareil. Elle qui n'était rien, elle qui était si jeune, elle qui n'était pas Mary. Seulement, il sentait qu'il n'y avait pas que cela. Il l'avait emmenée souvent avec elle, sur sa moto. Pas de grands tours, juste assez de vitesse pour les amener dans les bars ou dans des endroits où il voulait qu'ils bouffent ensemble. Elle lui racontait sa vie, ses amis, ses études. Il ne savait pas s'il s'en fichait ou non, mais il l'écoutait sans rien dire. Il se fixait constamment sur le mouvement de ses lèvres, attendant ardemment le moment où sa bouche pourrait s'imprimer contre la sienne, sentir sa peau caresser sa peau si jeune et fraîche. À sa manière, sans doute était-il en train d'en tomber amoureux. Suffisamment pour qu'il se demande ce qu'elle fabriquait en ce moment. Suffisamment pour qu'il lui prenne l'envie soudaine d'aller la voir, de la prendre sur sa bécane et de pointer vers l'horizon. Oui... avec elle, il voulait bien toucher l'horizon.


Dans un grognement tout aussi retentissant que le premier, il parvint à se remettre sur ses pieds. Il attrapa la cadavre de sa bouteille au passage, la jetant dans la poubelle. Le cliquetis assourdissant du verre s'entrechoquant envahit tout l'espace. Il s'engagea vers une autre partie de l'atelier. Là, il y avait aménagé depuis quelques mois de quoi être à l'aise quand il lui arrivait de dormir à l'atelier. Il vira tous ses vêtements, prit une douche rapide avant d'enrouler une serviette autour de sa taille. Il s'était lavé aussi les cheveux, mais il ne pousserait pas la coquetterie plus loin. Cela ne lui vint même pas à l'idée. Il extirpa d'un sac de sport des vêtements propres qu'il enfila avant de remettre par-dessus sa veste en cuir. Ses cheveux encore humides avant suffisamment séchés pour que ses quelques mèches ne gouttent plus. Il s'embarqua ensuite sur sa moto, ne prêtant absolument pas attention à ses impératifs professionnels. Il avait décidé qu'il serait son propre patron, avec toutes les conséquences que cela pourrait impliquer.  
Il arriva devant chez Judith, faisant gronder son moteur un peu plus fort au pied de la résidence comme un signal pour la prévenir qu'il était là. Il ne savait pas si elle dormait encore ou pas, mais il s'en moquait. Il descendit de la bécane, appuya sur l'interphone presque machinalement et la porte s'ouvrit. Il grimpa les escaliers quatre à quatre pour arriver devant la porte de Judith. Son poing frappa tout juste deux fois avant que la porte ne s'ouvre. « Salut trésor. » Il esquissa un sourire en la voyant. Son sourire. Sa beauté. Sa fraîcheur. Il se pencha vers elle, attrapant son menton en coupe dans sa main pour lever son visage vers elle. Ce n'était pas la première fois qu'il l'embrassait mais c'était toujours pareil. Il aimait la douceur de ses lèvres, leur léger goût sucré, le frisson que ce simple geste provoquait entre ses jambes. Il s'avança un peu plus dans l'appartement, se servant directement une bière dans le réfrigérateur. Tout en décapsulant une bouteille, il s'approcha d'elle et entoura ses épaules de son bras. « Prépare un sac princesse, on se casse d'ici. Ça te dirait pas une longue virée en moto ? Tu voudrais aller où ? » Oui, elle, il avait envie de l'emmener où elle le désirerait.
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Mar 2 Aoû - 22:17

Allongée sur son lit, Mia est en train de réviser. Son visage est tout ce qu’il y a de plus sérieux et elle est en train de lire un arrêt concernant une loi portant sur l’immobilier. En soi, c’est quelque chose de très ennuyeux. Ça n’a rien d’intéressant et ça ne l’aidera pas vraiment à vendre des biens. Mais il faut bien qu’elle obtienne son diplôme. Alors, elle se force à retenir le cas pratique. Un soupir franchit la barrière de ses livres. Il y en a des cas pratiques à apprendre. Heureusement, c’est les vacances pour elle. Et Mia profite de cette unique semaine pour pouvoir retenir tout ce qu’on lui demande. A la rentrée, elle aura une série d’examens et lorsque nous sommes en dernière année, il est évident que rater un partiel, serait la pire des choses. Pourtant, la brune n’est pas du tout motivée. Elle a envie de tout sauf de plonger le nez dans ses révisions. Elle pourrait faire plein de choses comme aller lire un bouquin dans le parc de la ville, voir son chéri travailler et même qu’il l’emmènerait faire un tour en moto. L’idée est alléchante et ses pensées trouvent refuge dans les souvenirs la liant à Raphaël. Son merveilleux motard. Cet homme rencontré il y a de nombreuses semaines maintenant. Le hasard a bien fait les choses. Et il a suffi d’un regard pour que la magie s’opère, un simple mot et l’étudiante est tombée entre les mailles de ses filets. Dingue est un euphémisme comparé à ce qu’elle ressent pour lui. Elle a pourtant eu des histoires passées mais rien n’a été aussi fort qu’avec son mécanicien. C’est bien simple, Mia en parle tout le temps, elle rêve tout le temps de lui. Et son attention en cours s’en est vu altérée. Elle a souvent la tête dans les étoiles. Son sourire flotte sur son visage : elle plane dans la simple joie d’être amoureuse, d’avoir un homme si fort et protecteur envers elle.

Elle est presque tentée de lui envoyer un message pour savoir comment il va. Mais elle n’ose pas. Il faut dire qu’elle le trouve très imposant. Elle a souvent la trouille de le déranger ou de faire de travers. Mia se contente d’attendre qu’il veuille bien se rappeler qu’elle existe. Heureusement pour elle, Raphaël s’en souvient tout le temps. Les journées sont toujours rythmées par ses apparitions la comblant de joie. Entre ses bras, elle se sent si bien. Elle est à la fois petite sans craindre la foule ou la cruauté des autres. Et puis, elle aime bien l’entourage de son mec. Il est aussi drôle que lui, ils n’ont que la mécanique et les motos en bouche mais ils sont plaisants. Et Mia aime bien les observer faire lorsque sa présence au garage est demandée. Dans ces cas-là, elle se tient aussi discrète que silencieuse, une bière dans la main, une cigarette dans l’autre. Elle observe dans un silence agrémenté de son éternel sourire d’adolescente amoureuse. Le même ornant son visage en cet instant. Il lui fait un tel effet, c’est fou. Et quand bien même, ses potes ne l’apprécient pas du tout, Mia, elle, en a absolument rien à faire. Leurs avis comptent pour de la vieille chaussette. Et rien ne peut la séparer de cet homme. L’étudiante a bien vite compris que leur relation était spéciale. Unique en son genre à ses yeux. C’est bien la première fois qu’elle aime comme ça, d’ailleurs. A un point qu’elle peut en crever. Et elle se fait violence pourtant. Avec Raphaël, Mia se laisse consumer par un désir ne s’assouvissant jamais. Elle peut claquer pour lui, elle est prête à tout mais devant la naissance nouvelle de leur relation, la brune se fait violence. Elle préfère se taire, sourire, se laisser embrasser, caresser la peau douce comme de la soie de cet homme bourru.

Et c’est ainsi qu’elle se retrouve à décrocher complètement de ses révisions. La mine rêveuse, la jeune femme se laisse envahir par ce désir violent. Elle pourrait rester ainsi durant des heures. La tête posée sur sa main accoudée. Planer. Rêver. Avoir des projets. Les pensées affluent encore plus nombreuses que jamais. Les révisions ne sont qu’un vague souvenir et la brune se remémore la fin d’après-midi où Raphaël a demandé sa présence à son travail. Elle y a été jusqu’à ce qu’elle soit rentrée, une fête étudiante étant prévue. Elle avait, bien entendu, proposé à son petit ami mais il a décliné à sa façon. Brute et sans aucun tact. Aller avec ses amis ? Quelle idée stupide ! Elle n’avait pas bronché bien qu’elle aurait aimé qu’il soit là. Mais Mia n’est pas du genre à se torturer la tête. Il vient, tant mieux. Il ne vient pas. Elle fait quand même la fête. Depuis, elle n’a plus de nouvelles mais elle ne s’en inquiète pas. Mia n’est pas du genre à s’inquiéter. Elle profite de la vie se laissant vivre et sursautant par le bruit d’un moteur. Mais pas n’importe lequel, c’est le genre de bruit faisant qu’elle se redresse et saute du lit pour se diriger dans la deuxième et seule pièce du petit appartement qu’elle a, le temps de ses études. Le parlophone a, à peine, retenti que la porte est déjà ouverte. Son Raphaël est là. Et son visage n’est qu’émerveillement agrémenté d’un sourire heureux. Son corps frissonne lorsque sa main virile caresse son menton, le relevant un peu. Et lorsque ses lèvres frôlent les siennes, Mia n’est que frisson intense. « Salut toi… » Murmure-t-elle, s’écartant le temps d’un baiser avant de fondre de nouveau sur lui. Le baiser est empli d’une douceur contrecarrant avec la nature bourrue de Raph’. Ce dernier finit par se diriger vers le frigo et se sert tandis qu’elle le suit derrière son sillage. Mia a envie de sauter sur place : elle pourrait même danser. Il est là et c’est amplement suffisant. Elle ne dit rien, attendant qu’il s’exprime concernant l’objet de sa visite. Ne doit-il pas bosser ? Et apparemment, non. Il a un meilleur plan. Et la brune est surprise quand il s’approche d’elle et lui propose une escapade. Elle ne tilte pas sur le terme « longue escapade » bien qu’elle ait des examens à la rentrée prochaine. « Une escapade ? » Demande-t-elle en faisant rouler les syllabes entre ses lèvres. Les mots finissent par prendre un sens et son visage s’éclaire un peu plus. « Oh mon dieu !! Oui, je suis d’accord !! » S’exclame-t-elle soudain. Et parce qu’elle est vraiment trop contente, elle se jette à son cou, enroulant ses jambes autour de lui. Ses bras autour de son cou, elle dépose un baiser empli de passion. Mia a appris avec cet homme le langage du corps et des gestes. Elle ne lui a jamais dit qu’elle l’aimait, se contentant de le regarder avec dévotion en général. Trop intimidée, elle ne prend jamais les devants se contentant de le suivre. Mais là, l’idée d’une virée assez longue lui donne un semblant de confiance. Et doucement, ses doigts s’aventurent timidement sur sa joue. « Tu veux qu’on parte quand ? Moi, je suis vraiment partante. » Le regard brillant glisse sur ses lèvres que ses doigts effleurent : « Je te suivrais jusqu’au bout du monde de toute manière... Quand à l'idée du lieu... Je n'en ai aucune idée. Tant que je suis avec toi, le reste n'a plus d'importance Raph'.. »
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Mar 9 Aoû - 18:49

Raphaël n’était pas vraiment fait pour aimer. Du moins, pas d’un amour conventionnel et semblable à tous les autres. Concernant Judith, il l’aimait mais à sa manière. Sans artifice, sans élan romantique, sans poésie. Il savait aimer avec le feu de la passion, le besoin de posséder, l’embrassement de deux corps qui se rencontraient pour le plus violent des voyages. Ce qu’il aimait encore plus chez elle, c’était l’éclat dans son regard quand elle posait ses yeux sur lui. Il sentait qu’elle était pleinement à lui, qu’elle était sous son pouvoir et qu’il la détenait comme une poupée entre ses doigts. Il n’en avait plus véritablement conscience, toutefois, il s’agissait d’une grande satisfaction que de se dire que -pour une fois- il était détenteur d’un bien qui ne lui serait pas enlevé, ni refusé. Il ferait tout pour se battre pour lui. Et en même temps, une part sombre de son esprit craignait qu’il ne puisse la perdre tout comme il avait perdu Mary. Avec elle, il avait prévu tellement de choses. Il avait su l’aimer comme il n’avait plus jamais aimé après. Car même si Judith et Mary se ressemblaient terriblement, il savait que l’amour qu’il nourrissait pour l’une et l’autre était diamétralement opposé. Quand il s’emportait dans ses passions pour Judith, il savait qu’il ne faisait preuve pas de la même douceur dont il avait usé avec Mary. Dans le fond, il se disait que s’il parvenait à l’aimer différemment, l’histoire pourrait s’écrire autrement. Qu’elle l’aimerait au point de ne jamais partir, qu’elle ne pourrait jamais finir dans les bras d’une autre. Quoi qu’il advienne, il ne laisserait jamais une telle chose de produire. Désormais, c’était inscrit en lui. Il faisait d’un seul adage sa ligne de conduite : il ne laisserait jamais la vie lui ôter quoi que ce soit. Il saurait prendre tout ce qu’il désirait ou tout ce dont il se pensait digne. Il se pensait digne de Judith et il l’aurait pour lui, pour toujours et quand il le désirerait.

Cette idée s’inscrivait chaque jour un peu plus dans son esprit quand il débarquait de cette manière à l’improviste chez elle et qu’elle accourrait pour lui ouvrir comme si elle avait attendu son retour depuis son dernier départ. Il aurait aimé que Mary l’attende ainsi, mais elle ne l’avait pas fait. Elle l’avait laissé pour mort. Judith n’était pas Mary, mais au moins, elle l’attendait. Et elle apparaissait avec cette même passion dans le regard, cette certitude que son univers ne tournait qu’autour de lui, de ses visites impromptues et de l’intérêt qu’il voudrait bien lui accorder. Elle ne semblait plus vivre que pour lui, tel un être indispensable. Il aimait ça. Ça le grisait plus qu’autre chose. Presque plus qu’aucun alcool qu’il buvait ingurgiter jusqu’à plus soif, n’importe quelle course de moto ou n’importe quelle bataille qu’il avait pu mener au front. Elle savait agiter des sentiments insoupçonnés en lui juste par un sourire, un regard ou un geste. Mais il ne voulait pas lui montrer qu’il pouvait l’aimer autant. Ou simplement qu’il pouvait l’aimer. Il ne souhaitait pas se considérer comme acquis mais qu’elle se batte inconditionnellement pour lui. Personne ne s’était jamais battu pour lui. Il ne s’en était jamais plaint, mais aujourd’hui, il se rendait combien cette sensation était belle et pure. Combien il en avait terriblement besoin quand il voyait combien elle tenait à lui, combien elle se battait contre ses amis qui ne paraissait pas l’apprécier. Lui non plus ne les aimait, il ne voyait que trop qu’ils voulaient les éloigner l’un de l’autre. Mais personne ne pourrait jamais l’éloigner de sa Judith. Il en avait été suffisamment méfiant pour se rendre compte aujourd’hui qu’il avait besoin d’elle sans vraiment l’admettre.
C’était un léger sourire satisfait sur les lèvres qu’il lui avait annoncé qu’ils allaient partir. Où ? Il n’en avait pas la moindre foutue idée mais il savait qu’il voulait prendre la route. Il se rappelait vaguement qu’elle était coincée dans ses révisions. Parfait, ça lui changerait les idées. Raphaël ne pouvait pas comprendre l’acharnement qu’elle mettait dans ses études car il n’était jamais allé plus loin que le collège alors il était persuadé qu’elle travaillait trop. Cette fois-ci, aucun cahier, ni aucun livre. Elle serait pleinement à lui autant de temps qu’il le désirerait. Elle était sa chose. Sa créature qu’il aimait et vénérait à sa manière. Il aima voir la surprise être chassée par l’excitation sur son visage de poupée. Elle se jeta à son cou, exprimant son bonheur de cette façon qu’il appréciait. Elle n’était jamais véritablement dans la retenue, sauf quand il l’exigeait. Mais quand ils étaient tous les deux, elle savait avoir ce naturel et cette spontanéité qui faisaient défaut à bien trop de filles. Elle, elle était véritable, sans mensonge et sans artifice. Il lui rendit son baiser avec bien plus de passion, presque comme un fauve en rapprochant sa fine silhouette plus proche de lui tandis qu’il l’avait dans ses bras. Ce fut elle qui rompit un baiser que Raphaël aurait volontiers prolongé, son entre-jambe s’affolant rapidement. Il s’étonna néanmoins du léger pouvoir que Judith possédait sur lui. Ses doigts caressant sa joue suffirent à radoucir ses ardeurs qui se transformèrent en envie de douceur. Un sourire prit place sur ses lèvres qui appelait à un nouveau baiser. « Je veux qu’on parte maintenant. Il va falloir que tu prépares un petit sac trésor. Te charge pas trop. » Les doigts de Judith poursuivirent leur procession jusqu’à se poser sur les lèvres de Raphaël. Un léger frisson, presque imperceptible le parcourut. Il embrassa ses doigts avec un soupçon de dévotion qu’il ne se connaissait pas. Ses mains étaient si douces, si jeunes. Chacune de ses caresses en appelait une autre à tel point que ça lui en donnait parfois le tournis. Il n’aimait pas perdre le contrôle, mais avec elle, il commençait à s’autoriser à lui laisser prendre le dessus parfois. Il savait où serait la limite car ce serait toujours lui qui la poserait en temps voulu. Les dernières paroles de sa belle eurent pour don de rendre le regard de Raphaël plus perçant, plus intense comme s’il cherchait à la sonder pour s’assurer de la véracité de ses dires, et en même temps, pour dissimuler tout le trouble qui était en train de le gagner. Comment arrivait-elle à lui faire ressentir des choses pareilles ? « Alors prépare-toi à un long voyage. » avait-il lâché pour toute réponse avant de prendre de nouveau possession de ses lèvres. Une main tenait la taille fine de Judith tandis que ses doigts viennent emprisonner sa nuque pour l’approcher encore plus de lui, écraser sa bouche contre la sienne pour qu’elle ne lui échappe jamais. Puis, en plein cœur de leur baiser, il marcha jusqu’au lit où il la laissa tomber, brisant leur baiser. La légère hilarité de Judith créa un sourire sur les lèvres de Raphaël, entre amusement et passion dévorante. Il avait terriblement envie d’elle quand ses yeux noisettes s’arrondissaient de désir. Il n’avait pas attendu plus longtemps pour prendre pleinement possession d’elle, pour la faire sienne dans les termes les plus charnels qui soit. Dès que sa peau rencontrait la sienne, il se sentait devenir flamme, puis brasier incontrôlé. Aucun parcelle de la peau de Judith n’était pas explorée dans ses assauts passionnés. Il aimait l’entendre soupirer, jusqu’à gémir toujours de plus en plus fort jusqu’à ce qu’elle s’abandonne totalement dans une extase que lui seul était capable de lui donner.
Il se laissa retomber dans les drap, repu d’amour et d’extase. Ses bras forts vinrent chercher la silhouette de Judith pour l’attirer contre, parsemer encore sa peau de baisers. Dans le creux de sa nuque, sur son épaule tandis que ses mains venaient prendre en coupe sa poitrine si douce et généreuse. Il brisa l’instant aussi vite qu’il l’avait créé en donnant une légère claque sur les fesses de sa belle. « Allez, il faut qu’on y aille. Prépare ton sac. » Il se redressa du lit, révélant toute sa silhouette affligée par la guerre et par l’emprisonnement livrée à nue. Il enfila son boxer, puis un pantalon par-dessus. Dans la quête de ses vêtements, il trouva les sous-vêtements de Judith qu’il lui lança avec un sourire. Puis tandis qu’elle se prépara; il s’adossa contre un mur, observant son corps qui n’appartenait qu’à lui se démenait dans l’appartement pour récupérer des affaires. Une cloque au bec et une autre bière dans la main, il s’avoua bien satisfait de cette partie de son existence. La suite pourrait certainement se retrouver bien plus prometteuse que maintenant. « On va rouler vers l’ouest. T’en dirais quoi d’aller à Vegas ? Ce sera bien moins chiant que tes cahiers à la con. » Il écrasa sa clope où il put avant de venir entourer la taille de Judith. « Alors, t’es prête ? On n’a pas toute la journée. »
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Mer 10 Aoû - 18:39

Son cœur se gonfle d’amour face à l’apparition de son amour. Sa joie est immense lorsqu’il lui annonce cette escapade. Elle trouve l’idée fantastique, réalisant combien les moments à deux sont rares. Il faut dire qu’ils ne sont pas souvent seuls. Les potes de son mec sont souvent dans les parages. Mais cela ne la dérange pas. Elle a cette faculté de transformer toute gêne en un sentiment meilleur. Et quand bien même, ça lui fait chier de voir ces bikers, elle n’a dieu que pour Raphaël. Il n’y a que lui dans ce monde et elle est capable de tout : comme d’attendre des heures avant de savourer le moment d’une intimité tant désirée. Cet homme la rend dingue. C’est indescriptible ce qu’elle ressent pour lui. Elle l’observe respirer, lever le petit doigt, allumer une clope. Elle n’a dieu que pour lui et elle le trouve magnifique. Et si ses amis le détestent, Mia s’en fiche : elle l’aime et c’est tout ce qui compte. Elle a appris à ne pas vivre dans le regard des autres mais bien pour elle seule. Et Raphaël est sa lune, ses étoiles et son soleil. Il est cet univers duquel elle gravite telle la bienheureuse au sourire béat, attendant la moindre réaction de sa part. Et là, elle se dit qu’elle ne pourrait avoir de meilleure nouvelle que celle qu’il lui annonce. Quelques jours ensemble. Juste elle et lui. L’étudiante irradie et elle n’attend pas pour se ruer dans ses bras, pour l’embrasser avec dévotion, l’observer avec adoration. Elle sent tous ces agréables frissons parcourir sa colonne vertébrale. Avec le peu de lucidité qu’il lui reste, Mia lui indique qu’elle se moque de la destination, qu’il suffit juste d’être avec lui pour se contenter. Et en même temps, sa respiration se fait plus courte. La proximité avec son homme lui fait toujours cet effet-là. Et sa caresse innocente devient plus sensuelle, comme celle d’une femme expérimentée envoyant des signaux muets. Et il y répond par ces lèvres embrassent la peau de ses doigts. « Je vais préparer mon sac.. » Murmure-t-elle dans un état second. Le souffle est plus court et l’idée d’un long voyage, comme l’évoque Raphaël, devient presque secondaire. « Je te suis… » Et ses lèvres retrouvent les siennes dans un baiser passionné, que Raphaël ne rompt que pour la laisser tomber sur le lit. Elle éclate alors de rire avant d’être de nouveau accaparé par ses baisers enflammés, ses mains devenues bien plus baladeuses et inquisitrices enlèvent chaque bout de tissu avec fébrilité rythmé par un désir incontrôlé.

Il la rend dingue et comme toutes ces innombrables fois, la jeune femme se laisse happer par le corps de l’homme, étreinte par une passion qu’elle n’a jamais connue auparavant. Elle s’émerveille encore et encore de la perfection qu’il représente à ses yeux, se laissant submerger par l’extase. Ses soupirs désordonnés finissent par devenir une respiration plus haletante et repue, gavée d’amour et de plaisir, elle s’abandonne à la douce chaleur des bras de Raphaël. Il est si doux dans ces instants d’amour. Elle découvre, à chaque fois, un homme bien plus doux. Il ne ressemble en rien à la froideur incarnée. Quand il lui appartient, Mia savoure les secondes s’écoulant, appréciant le contact de cet homme aux multiples facettes. D’ailleurs, il redevient aussitôt l’homme de tous les jours, la sommant de se préparer. Il n’y a pas de brutalité dans ses propos mais l’étudiante n’aime pas le faire attendre. Pouffant de rire, elle s’extirpe paresseusement du lit. « C’est de ta faute, tu m’as mise en retard ! » Lui dit-elle tout en cherchant ses sous-vêtements. Ou peuvent-ils être ? Il finit par les trouver et les lui lance. Elle les rattrape au vol. « Merci… » Lui dit-elle avec un sourire en coin, tout en l’observant s’habiller. Les cicatrices lui sautent aux yeux et elle ne dit rien. Elle a toujours été respectueuse et par conséquent, elle n’a jamais posé de questions, se disant qu’il lui expliquerait tout le moment voulu. Mais pour l’instant, elle doit simplement se vêtir et préparer son sac. Ce qu’elle fait rapidement. Quelques vêtements, rien de plus. Ses papiers d’identité, de l’argent et de quoi se laver. Mia a fait comme il le lui a demandé. Le strict minimum. Pendant ce temps, son homme s’est contenté de fumer une clope tout en buvant une bière. Il est si beau même quand il attend. « T’es beau. » Se contente-t-elle de murmurer en venant vers lui. Vegas. C’est la destination auquel il pense. « Vegas ? C’est une très bonne idée. Je te suis. » Elle ne soulève pas l’allusion à ses études, sujet de discorde entre eux. Raphaël semble croire que les études ne servent à rien. Et bien qu’elle ne soit pas d’accord, Mia se garde bien de le lui dire.

« Je suis prête. » Dit-elle lorsqu’il l’enlace. Les lèvres de la jeune femme se posent furtivement sur celles de Raphaël. Et de sa main libre, elle saisit la bière qu’il tient. Elle en boit une gorgée. Son regard est rieur et Mia l’observe avec toute l’adoration et l’amour du monde. « Je sens que je vais aimer cette escapade si elle commence déjà ainsi. » Elle rit doucement, un air mutin apparaissant sur son visage. Ils finissent par sortir et Mia verrouille sa porte avant de prendre le casque qu’il lui tend. Elle le pose sur sa tête et enjambe la selle. Le temps de bien se placer, la jeune femme est prête à partir. Ses mains s’enlacent autour du corps musclé. Et quand même, elle pourrait s’agripper aux poignées latérales, elle préfère ce contact direct, sentir la douce chaleur de son corps. Et puis, il y a l’odeur de son chéri, ce mélange de parfum d’homme, de tabac froid et de bière : Mia aime tellement cette fragrance. Elle est unique tout comme l’être qu’elle aime. Et à cette unique pensée, un sentiment puissant la saisit, un mélange de dévotion et de tendresse infinie. « Emmène-moi loin... Jusqu’aux étoiles.. » Lui souffle-t-elle dans l’oreille tandis qu’il met le contact. La moto démarre et les voici partis. Lunettes de soleil sur le nez, Mia observe le paysage s’offrant à elle. C’est d’abord une ville qu’ils finissent par quitter, pour aborder une route simple, grande et belle. Le paysage est beau et la jeune femme ne cesse de regarder autour d’elle. C’est tellement reposant. Elle en perd la notion du temps, l’heure et l’espace jusqu’à ce qu’il cesse de rouler, le temps d’une pause clope très certainement. Alors elle descend de la monture et lève les bras en l’air pour s’étirer. « Qu’est-ce qu’elle est belle la route bon sang ! » Ajoute-t-elle, un adorable sourire de gamine apparaissant sur son visage. « Oh j’y pense ! » Dit-elle tout en farfouillant dans l’un des sacs. Elle en ressort deux bières dont elle tend l’une des bouteilles à l’amoureux. Elle le regarde décapsuler et son regard est brillant lorsqu’il faut trinquer avec lui. « A nous et notre magnifique escapade.. » Murmure-t-elle avant de boire une gorgée. Elle vient ensuite se coller contre lui et pose sa tête contre son torse, repue d'amour. Rien ne peut alors gâcher ce qu'elle ressent, rien.



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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Sam 13 Aoû - 12:10

Il en arrivait à un point où il se disait qu’elle le rendrait un jour fou. Il le comprenait à mesure qu’il la voyait. Au départ, elle était une distraction amusante. Une manière de passer le temps et d’avoir quelqu’un dans son lit qu’il n’était pas forcément obligé de payer. Il s’en méfiait aussi de part sa ressemblance avec Mary. Puis il avait fini par se laisser emporter par l’idée séduisante d’être aimé. Depuis combien d’années une femme ne l’avait-elle pas regardé comme Judith le regardait ? Il pouvait lire dans ses prunelles encore pures et naïves le débordement d’amour et d’admiration qu’elle nourrissait pour lui. Personne ne l’avait jamais admiré jusqu’alors, pas même sa famille. Ils étaient trop pour pouvoir s’attarder sur les uns et les autres. De ses hommes, il était plus craint qu’admiré. Mais avec elle, c’était différent et il avait la sensation qu’elle devenait encore plus folle de lui de jour en jour. Elle était devenue l’esclave de ses désirs et de son corps. Elle était devenue cette chose qu’il rêvait de posséder sans avoir à la prendre de force. Elle se dévouait totalement à lui à un point où il se sentait tout puissant. En observant son corps à moitié nu qui se dandinait dans l’appartement, il se mettait à craindre d’être lui-même l’esclave de ce corps qu’il avait sous les yeux. Il ne lui aurait certainement pas laissé de répit s’il n’avait pas déjà dans l’idée de partir de Los Angeles avec elle. Il s’était retardé en laissant libre court à ses pulsions et à ses désirs, animé à la fois par un sentiment qu’il rejetait depuis des années. Il n’appréciait pas l’idée de pouvoir nourrir de l’affection pour elle, et même temps, il était en train de plonger en plein dedans. Il le savait et il ne parvenait pas à s’en défendre. Quand il voyait son sourire si franc, ses yeux qui pétillaient et la manière dont elle se transformait dès qu’il la faisait sienne, elle lui devenait irrésistible. Il se laissait aller tout en sachant conserver le contrôle de lui-même. Il se refusait à perdre la raison pour elle. Après tout, elle était si jeune, si volatile. Néanmoins, le besoin de posséder le dévorait déjà dans chaque fibre de son être.

Un sourire craqua son visage quand elle l’accusa de les avoir mis en retard. « Tu m’as sauté dessus la première. » répliqua-t-il avant de porter le goulot de sa bière à ses lèvres. Il était pressé de partir, mais à la fois, il se délectait de la vue qui s’offrait à lui. Elle qui s’agitait dans tous les sens pour récupérer son strict minimum et avec le désir évident de ne pas vouloir le mettre en retard. Il savait en jouer du pouvoir qu’il avait sur elle. Ça lui plaisait. Il choisir lui-même de la destination afin qu’elle puisse se sortir la tête de ses maudits bouquins. Enfin, elle était prête et elle revint vers lui, approuvant leur destination. Il lui adressa un bref clin d’oeil avant qu’elle ne vienne lui voler un baiser. Pour ensuite s’attaquer à sa bière. Il l’observa faire de ce regard perçant qu’il maîtrisait si bien. Ses prunelles ne se détachèrent pas des siennes pour analyser cette lueur qui brillait au fond de ses yeux. Quelque chose qui lui rappelait qu’elle pouvait aussi être une femme plus complexe qu’elle n’en avait l’air. Un sourire étira ses lèvres avant qu’il ne s’approche d’elle, mordant son oreille au passage. Puis il se dirigea vers la sortie, embarquant le sac de Judith. Il ne la retrouva qu’en bas après qu’elle ait tout fermé. Tendant son casque, il mit le sien sur sa tête avant d’enfourcher sa bécane. « T’es prête, trésor ? » Raphaël fit vrombir plusieurs fois le moteur sans avancer juste pour avoir la satisfaction de sentir les muscles de Judith se tendre d’excitation. Puis quand elle sonna le départ en lui demandant de l’emmener au loin, il s’exécuta. Dans un pétardement sonore, il prit la route avec la plus belle créature qui pouvait se trouver en ce monde. Le voyage lui provoqua cet étrange phénomène qui s’opérait toujours sur lui. Il oubliait tout, de ses maux à ses démons, de ses douleurs à la vanité de l’existence. Il se concentrait uniquement sur la ligne droite de bitume qui s’étirait droit devant lui, sur le paysage aride qui prenait place autour d’eux au fil des heures. Comme à chaque fois, il en oublia depuis combien de temps ils pouvaient bien rouler. Il en oubliait presque même les bras de Judith qui formaient une ceinture autour de sa taille, que sa chevelure fouettait son visage parfois. Le soleil du zénith pointait tout juste son nez que Raphaël décida qu’il était temps d’une pause pour eux. Il arrêta la course de sa moto sur le côté, faisant taire le moteur. Il retira son casque, offrant la totalité de sa tête à la légère brise qui les enveloppait.
Tandis que Judith s’extraie de la moto, son premier réflexe fut de tirer son paquet de cigarettes de ses poches et de s’en griller une rapidement. Il fit rapidement tournoyer la nicotine dans ses poumons, avant de l’expulser dans un nuage de fumée qu’il se plut à observer longuement jusqu’à ce que ses prunelles perçantes ne se posent sur la silhouette de Judith qui s’étirait de tout son long. Un sourire barra son visage quand il vit ce bonheur enfantin qui illuminait les traits de sa belle. « Et encore, tu n’as rien vu. » répliqua-t-il quand elle s’extasia de la beauté de la route. Elle en prendrait plein les yeux à Vegas. « T’as déjà voyagé ? » Il devint étonnement curieux. D’ordinaire, il ne posait pas véritablement de questions. Ça l’ennuyait de décortiquer le passé, mais là, il avait envie de savoir. Il haussa un sourcil quand elle se souvint brusquement de quelque chose. Elle tira deux bières de son sac à dos, et ce fut à son tour d’avoir le visage qui s’éclairait doucement. « Je vois que tu penses à tout. » lâche-t-il d’une voix lente et grave avec un léger sourire au coin des lèvres. Il décapsula sa bouteille avant de la faire s’entrechoquer avec celle de Judith. « J’ai bien fait de t’amener. » Ce n’était pas vraiment son genre de trinquer, mais le regard de sa belle était si brillant qu’il aurait presque eu des remords à ne pas le faire. Il s’offrit une première gorgée du liquide encore légèrement frais malgré la route. Il venait tout juste d’écraser sa cloque qu’il sentit son corps frêle venir se coller contre lui. La tête de Judith contre son torse, il put sentir l’odeur fruitée de son shampoing. Les doigts de sa main libre se perdirent dans sa chevelure sombre et soyeuse avec une douceur qu’il ne se connaissait plus. Son autre bras vint s’enrouler autour de ses épaules, pour la maintenir contre lui, comme si elle pouvait soudainement lui échapper. Il se surprit à se perdre dans un moment de quiétude où son regard sombre se perdait sur la beauté grandiose de l’horizon tandis qu’il profitait de la chaleur et du parfum enivrant de Judith. Son nez s’égara un instant sur le sommet de son crâne pour mieux en humer les saveurs avant qu’il ne dépose un baiser sur sa tête. « On décampe, j’ai la dalle. On n’est plus très loin. » Ils avaient déjà roulé trois bonnes heures. Encore un peu moins d’une, et ils y seraient, de quoi contenter l’estomac vide de Raphaël. Sa bouteille vide, il la balança en dehors de la route avant de retourner s’installer sur sa bécane. « En route, princesse. » dit-il d’un ton bien plus enjoué que ce qu’il pouvait employer d’ordinaire. Son casque sur la tête et sa belle derrière, il redémarra, filant tout droit vers leur destination. Le reste de la traversée parut bien plus courte qu’il ne l’aurait pensé. Le désert s’étendait autour d’eux depuis déjà un moment quand les premiers bâtiments de la grande ville de Las Vegas pointèrent leur nez. Il se plut imaginer le regard émerveillé de Judith derrière lui. Quelques fois, il l’observait dans le rétroviseur et un sourire s’étendait sur ses lèvres. Il continua de rouler jusqu’à ce qu’ils soient pleinement au centre de la grande cité. Immédiatement, ce fut l’excentricité et la démesure des lieux qui les accueillirent. « Alors, t’en dis quoi ma puce ? » Il venait de descendre de sa moto et sa main glissa sur la taille de Judith pour la rapprocher de lui et déposer un baiser sur sa tempe. Il avait pris soin de garer sa moto en sécurité afin qu’ils puissent filer à pieds à cœur de la ville. Raphaël n’était pas un excentrique, mais il appréciait énormément l’ambiance qui se dégageait des lieux. Ici, personne pour juger ou pour nous regarder. Chacun faisait comme il voulait. Il tendit bientôt un sandwich à Judith qu’il venait de commander dans un snack. « Ici, on peut être qui on veut. » annonça-t-il d’une voix chaude et basse comme s’il tentait de l’envoûter par ses paroles. Posté à côté d’elle, il parlait à son oreille tandis que le regard de sa belle se perdait sur ce qui les entourait. « Qu’est-ce que tu voudrais être maintenant ? »
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Dim 4 Sep - 8:21

Mia est au paradis. Elle n’aurait jamais pu se sentir mieux auparavant. Son estomac se tord par d’agréables sensations de bien-être, des petits frissons de plaisir et un sourire large allant d’une oreille à une autre. Ça la prend jusque dans ses tripes. Et elle adore ça. Ses bras sont enroulés autour de la taille de son homme. Sa joue est posée contre la veste en cuir que le soleil a chauffé. Elle se sent bien. Elle oublie tout jusqu’à son examen de la semaine prochaine. Elle se perd dans la contemplation du paysage devenant un peu plus désertique. Elle n’a jamais voyagé. Ses trajets se sont limités à quelques vacances par ci, par là. Mais rien d’extraordinaire. Ses parents ont été des honnêtes gens et n’ont jamais envisagé de l’emmener à Las Vegas. Aussi, ce que lui propose Raphaël est inédit. Elle a déjà hâte d’y être, de pouvoir savourer cet instant magique avec son amour. C’est ce qu’elle peut l’aimer. C’est ce à quoi elle pense lorsqu’ils finissent par s’arrêter, le temps de se dégourdir les jambes et de boire un coup. Mia est heureuse, cela se ressent, se voit par l’éclat de ses yeux brillants. C’est tellement peu et c’est beaucoup. Elle est touchée par cet homme bourru ayant finalement un cœur empli d’attention. Il le fait à sa manière et pour elle, c’est beaucoup. Son regard se perd dans l’immensité de la plaine désertique. La chaleur se fait suffocante mais elle ne se plaint pas, se contentant de boire sa bière, demeurée fraîche. Et heureusement. La voix de Raphaël la ramène sur terre lorsqu’il lui demande si elle a souvent voyagé. « Pas du tout. Je n’ai jamais vraiment voyagé. Pendant les vacances d’été, mes parents m’amenaient chez ma cousine. Ou chez mes grands-parents mais rien de bien extraordinaire. » Elle a tellement peu de choses à raconter sur sa vie. Elle se sent si petite face à lui. « Et puis, tu sais les étudiants sont pauvres et je n’avais pas vraiment les moyens de partir. Qui plus est, je bosse l’été alors tu as tout compris. C’est mon premier voyage là. Et je sais qu’il sera merveilleux. »

Elle finit par se blottir contre lui. Elle ne cherche pas à ce qu’il l’enlace. La brune se contente de ce simple contact. Elle le sait indélicat et sans douceur mais elle l’aime ainsi. Et pas autrement. Pour rien au monde, elle ne voudrait qu’il change. Il est son amour à elle. C’est fou comme elle ne passe plus que par lui, ne voyant plus trop ses amis et sa famille. Il n’aime pas ça et elle le respecte. Et puis de manière égoiste, elle préfère tellement passer du temps avec lui, le voir travailler sur sa moto ou boire sa bière, clope au bec. Elle trouve ça tellement sexy et puis, il s’occupe d’elle et Mia n’en demande plus. Comme dit plus haut, elle se contente de ce qu’elle a. Et sur cette route, elle se berce de la caresses des doigts de Raph dans sa chevelure. « C’est agréable… » Ronronne-t-elle jusqu’à ce qu’il rompt le contact de manière brutale. C’est Raphaël quoi… Monsieur a faim et indique qu’ils ne sont plus très loin. « Oh bonne idée ! J’ai la dalle aussi ! » Dit-elle en hochant la tête, motivée par l’envie de partir. Aussi, elle imite l’homme et jette sa bouteille de bière avant de remettre son casque. Ils reprennent la route se révélant être moins longue que prévue. Et Las Vegas se révèle à eux, de jour. Elle a hâte d’être le soir et de voir les lumières. Mais en attendant, elle se contente de s’émerveiller face à la grandeur des bâtiments. Elle est médusée de voir un hôtel avec un grand huit tout autour de son bâtiment. Et l’hôtel en forme de pyramide. Et ce bâtiment de couleur or. Et celui-ci avec ces écrans plasma géants. Et ces fontaines. C’est un tourbillon de grandeur qu’elle n’a jamais vu de sa vie. La vie où elle vit est petite en soi bien qu’il y ait une université mais à côté de ça....

« Il fait tellement chaud mais… Wouaahou… » Se contente-t-elle de dire, le nez pointé en l’air, lorsqu’une fois garé, il lui demande son avis. Il y a trop de choses à voir. Elle est médusée et émerveillée. Il en faut peu parfois. Mais là, c’est indescriptible. Elle reste debout sans bouger, ne sachant pas ce qu’il fait. Peut-être attache-t-il la moto ? Mais non, le nécessaire est fait, il lui tend un sandwich. « Merci. » Son sourire est haut et enfantin. On dirait qu’on vient de lui annoncer que Noel c’est tous les jours. « C’est.. C’est trop beau. J’ai juste hâte d’être cette nuit. J’en suis sûr que tout va briller de mille feux. C’est tellement génial. MERCI ! » Ajoute-t-elle avant de plonger son nez dans son torse. La gorge est nouée d’émotion et Mia ne s’attendait pas à tout cela. Elle est émue. Et elle entend la voix de son aimé lui expliquer qu’ici, on peut être tout ce que l’on veut. Et il souhaite savoir ce qu’elle veut être. « Tout ce qu’on veut ? » Et elle pense déjà à des déguisements, des idées de personnages de film. Mais elle connaît Raph’. Tout ça n’est pas son truc. Il n’aime pas l’excentricité. Et Mia n’a pas envie de le gêner. Aussi, se contente-t-elle de se hisser sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur ses lèvres et caresser son visage avec adoration « Je veux juste être cette fille que son homme emmène au Paradis. Surtout cette nuit… Ce soir tout brillera de mille feux… Elle voudra visiter chaque hôtel, se balader tout le long du Strip. Et puis, une fois que l’aurore pointera le bout de son nez, elle l’emmènera dans leur suite et elle s’occupera de lui pour le remercier et parce qu’elle est follement amoureuse de lui. » Ses joues rosissent un peu. C’est bien la première fois qu’elle lui dit qu’elle aime. D’ordinaire, elle préfère utiliser le langage du corps mais là, il lui offre le rêve et la possibilité de ne profiter qu’à deux. Son sourire est confiant et de nouveau, elle l’embrasse avec une passion incontrôlée jusqu’à en être à bout de souffle. « Je t’aime de tout mon cœur. C’est extraordinaire ce que tu fais pour moi… Alors merci… »
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Sam 10 Sep - 18:10

Si elle n’avait jamais vraiment voyagé, il le ferait pour elle. Il continuerait de l’emmener sur sa moto pour parcourir l’Amérique avec elle derrière, la voyant s’extasier du paysage autour d’elle. Il aimait à se dire que si un sourire se dessinait sur ses lèvres, c’était grâce à lui. Il aimait l’idée qu’il était l’unique à pouvoir lui offrir du rêve et un avenir. Judith était comme un nouveau territoire à conquérir. Il était conscient de l’attachement que la jeune fille avait pour lui. Face à ses amis, elle prenait la défense de Raphaël. Elle se battait bec et ongle pour cette relation. Il voyait bien la lueur dans son regard dès qu’il posait les yeux sur elle, qu’il lui accordait un peu de son attention, toujours de manière mesuré pour qu’elle n’en profite pas trop non plus. Il voulait la satisfaire tout en lui laissant un soupçon de désir insatisfait pour attiser son amour et son attachement. C’était une sorte de manipulation qu’il maîtrisait très bien. Judith devait être à lui à ses yeux, et il ne pourrait en être autrement. Il allait continuer à cultiver cet amour naissant qu’elle nourrissait pour lui jusqu’à ce qu’il puisse lui faire complètement confiance. Il n’était pas prêt à tout offrir à une femme dont il n’était pas certain des intentions sur le long terme. Il devait s’assurer qu’elle serait toujours à lui, et qu’elle ne verrait que par lui aussi. Hors de questions qu’elle lui file entre les doigts et qu’elle soit maîtresse de leur relation. Il lui était vital et nécessaire de tout contrôler. Il avait déjà vu auprès de connaissance ce que la présence d’une petite amie pouvait leur infliger peu à peu. Ils finissaient par changer, ils étaient esclaves de la relation que les femmes imposaient insidieusement. Il refusait qu’une telle chose lui arrive. Quoi qu’il advienne, il conserverait les rennes et ils iraient dans la direction qu’il avait décidé pour eux. Il n’en serait jamais autrement.

Il devait donc encore testé l’affection de Judith pour savoir si elle méritait toute l’attention qu’il lui portait. Pourtant, une voix au fond de lui lui faisait remarquer combien elle était, ainsi que toutes les émotions qui s’agitaient en lui dès qu’il venait à penser à elle. Il s’imposait en maître, mais son cœur s’attendrissait pour ce petit bout de femme. Il avait ce désir de la combler et qu’elle devienne sans, en ayant l’absolue conviction de ne jamais finir esclave. Alors lorsqu’il voit le regard de Judith scintiller en observant la splendeur et la démesure de Las Vegas, il sait qu’il a fait le bon choix. Il aime à voir que personne ne pourra jamais la rendre aussi heureuse qu’il ne le fait à cet instant. Elle s’émerveille de tout, malgré cette chaleur qu’il devait reconnaître harassante. Il n’en avait pas vraiment l’habitude, surtout pas à New York. Toutefois, il se souvenait des chaleurs intenses durant la guerre et ces années de détention. Il aurait pu s’émerveiller aussi, mais il était malheureusement déjà désabusé de tout. Il s’occupe plutôt de leur acheter des sandwichs avant qu’elle ne laisse éclater son enthousiasme. La voir ainsi lui arrache un sourire, imaginant d’avance sa tête quand les lumières allaient s’éclairer le soir venu. Elle vient se blottir tout contre lui, enfouissant son visage contre son torse. Il entoure les épaules de Judith d’un de ses bras, et, se penchant tout bas pour murmurer à son oreille, il lui demande ce qui elle veut être dans une ville où tout le monde est accepté. Quand elle lui demande si c’est vrai, il hoche lentement la tête avec une expression confiante sur le visage. Il est presque capable de voir le fil de ses pensées défiler dans ses prunelles brunes et chaudes. Sa main caresse doucement ses cheveux tandis qu’elle pense à ce que désire son cœur. Finalement, elle vient lui voler un baiser et lui expose ensuite ses idées. Un discours follement romantique qui ne parvient pas à le dégoûter pour autant. Etonnement, toutes ces choses qu’elle décrit avec ferveur, il en a envie aussi. Il voulait être cet homme-là pour elle, visiter tous les lieux dont elle parlait. Plus qu’un sentiment tendre, la révélation de ses sentiments amena une sensation de victoire se mit à se répandre dans tout l’organisme de Raphaël. Elle était amoureuse de lui et il ferait un sorte qu’elle ne s’arrête jamais de l’être, que chaque jour ses sentiments s’accroissent pour devenir invincible. Elle l’aimait et c’était l’essentiel. Personne ne l’avait plus jamais aimé depuis Mary. « Je pourrai sans doute arriver à faire un sorte que tu sois cette fille-là. » murmura-t-il de sa voix chaude et grave tandis que ses lèvres partaient à l’assaut des siennes. Il les quitta à regret pour se mettre à arpenter les rues de la grande cité avec elle, mangeant leurs sandwichs par la même occasion. Il avait toujours autant la dalle. Et une fois que sa faim fut repue, il s’alluma une cigarette tandis qu’il déambulait à milieu du vaste de Las Vegas. Des monuments toujours plus grands et improbables les uns que les autres. Sans compter les gens qui étaient accoutrés de manière ridicule. « Il faudrait vraiment me payer très cher pour porter toutes ces merdes. » Il lâcha ces paroles dans un ricanement méprisant. Il les trouvait tout bonnement cons habillés comme ça, déguisés même. Heureusement que Judith ne lui avait pas proposé. Il aurait refusé dans l’instant, mais elle n’était pas une femme comme cela, bien heureusement. Tout ça, c’était pour les idiotes et les potiches. Il pouvait encore se targuer d’avoir choisi une fille que toutes ces conneries n’intéressaient pas. Néanmoins, loin de leur ville, il devenait légèrement différent. Il s’amusait de la voir s’égailler dès qu’ils tombaient sur une bizarrerie. Et il la contemplait quand elle arborait ce sourire bien à elle, conscient qu’avoir forcé sa chance était encore sa meilleure idée. Ils arrivèrent finalement vers le fameux endroit qui reproduisait la Tour Eiffel, un monument français. Il n’avait jamais eu la chance de la voir en vrai, mais la vue du bâtiment était assez impressionnante. Suffisamment pour qu’il accepte de monter avec Judith jusqu’en haut de l’édifice. Une fois qu’ils eurent atteint le sommet, ils admirèrent la vue. Elle s’accrocha à la rambarde, tandis qu’il vint coller son torse contre son dos, laissant son visage tomber non loin du sien. Le soleil couchant sur la ville offrait un spectacle saisissant. Un léger sourire vint étirer les lèvres de Raphaël qui se pencha à l’oreille de Judith, murmurant d’une voix suffisamment basse et suave pour lui provoquer une foule de frissons. « Voilà ton royaume, princesse. »

Finalement, ils descendirent l’imposant monument. Raphaël tenait à récupérer sa bécane avant que la nuit ne tombe complètement. Lorsqu’ils y arrivèrent, l’obscurité était là et les lumières brillaient de tout feu. « Prête à faire un tour sur Strip ? » demanda-t-il en lui tentant son casque. Ils feraient le tour à moto, pouvant ainsi profiter à fond de toutes les lumières de la ville, et notamment de ce quartier où se trouvaient tous les casinos et les endroits les plus chics. Il allait la faire rêver pour une nuit où les étoiles étaient venues se poser sur les bâtiments.
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Sam 24 Sep - 10:23

Elle est excitée par tous ces sentiments s’enchainant. La surprise. L’émerveillement. L’amour. Tant d’émotions positives circulent en elle. Mia est métamorphosée. Elle a l’impression d’être une nouvelle personne, de pouvoir vivre en étant libre sans attaches, sans peur, sans rien pour l’empêcher de vivre son histoire d’amour avec son motard. Elle savoure le fait d’être seule avec lui, de ne pas avoir ses collègues, pas de devoir, ni de révisions. Juste elle et lui. Deux personnes s’aimant et elle a le cœur qui bat si fort d’avoir dit tous ces sentiments. Elle y pense tellement à ce jour où elle lui avouera combien elle l’aime de tout son cœur. Raphael c’est l’homme de sa vie et c’est plus qu’une évidence. Avec lui et malgré son jeune âge, elle se sent prête à devenir sa femme, à porter ses enfants. Parfois, elle s’imagine ces scénarios romantiques où elle l’attendrait quand il rentrerait du boulot, qu’elle l’attendrait, en lui ayant préparé de bons petits plats. Il est vrai que tout ceci fait un peu niaiseux mais ce sont des rêves qu’elle ne partage pas. C’est son jardin secret. Et le jardin secret reste à sa place. Elle n’est pas prête à partager cela mais dire combien elle est amoureuse de lui. Ça oui. Et elle a hâte de pouvoir visiter la ville à ses côtés. Raphael est différent, moins colérique ou méprisant comme il peut parfois l’être avec ses collègues. Et puis, il n’est rien qu’à elle pour cette escapade et l’étudiante compte bien en profiter. Lui-même est d’accord pour lui faire visiter la ville telle qu’elle le désire. Et entendre cette voix si vibrante de tant de projets la fait frissonner. Elle se mordille les lèvres en l’observant d’un œil passionné. « Je n’en ai jamais douté.. » Se contente-t-elle de souffler avant d’être à nouveau possédé par ses lèvres contre les siennes. Avec Raphael, c’est la passion, c’est la sensualité. Elle se sent, avec lui, être une femme, se découvrant des désirs insoupçonnés. Elle revit et devient quelqu’un d’autre.

Ils finissent donc leur sandwich tout en se baladant à travers le Strip. Elle a souvent le nez en l’air et heureusement qu’elle tient la main de Raph. Elle risquerait de se perdre sans cela. Tout est grandiose. Et elle est sidérée par toute cette démesure régnant. Ils sont bien loin de leur petite ville habituelle. Mia a l’impression d’être tombée sur une autre planète. Ils finissent par entrer dans un hôtel où se trouve une Tour Eiffel miniature. Ils apprennent qu’elle n’est pas aussi grande que l’originale mais qu’elle permet d’avoir une belle vue panoramique sur le Strip. Aussi, elle entraine Raph et une fois qu’ils sont en haut, tout est beau à voir. « Oh mon dieu !!! J’adore cette ville !! » Elle est en extase, ne cessant de rire, ses cheveux noirs voltigeant par la brise des hauteurs. Elle se sent si libre. Et alors qu’elle observe la hauteur en se penchant un peu, elle sent le corps de Raphael se coller contre le sien. Sa voix résonne à son oreille la faisant glousser de contentement. Elle aime tellement se sentir être sienne, être la princesse recevant une foule de cadeau de la part de son prince. Elle adore. Et elle se retourne pour le devisager tout en savourant la chaleur de ses bras l’entourant. Mia pose ses mains sur le visage aimé, le caressant doucement et ajoutant : « Je veux d’un royaume où je serais la reine et toi mon roi… » Elle se met à rire, enfouissant son visage dans le torse de l’homme, s’enivrant de cet odeur viril propre à lui. « Mon dieu, mais qu’est-ce qu’on est niais. » Son rire résonne et lorsqu’elle s’arrête, elle relève le visage vers Raphael, l’observant avec une tendresse proche de la dévotion. « Mais avec toi, ça me plait grave, Raph’. »

C’est de ces moment-là qu’elle retient, qu’elle réalise combien elle s’est entichée de cet homme. Avec lui, elle veut tout faire, y compris décrocher les étoiles. Elle n’a jamais été amoureuse à ce point. Il y a une telle fascination à l’égard de Raphael. Elle n’a jamais, par exemple avec ses ex, étaient ainsi. Mia est une femme qui aime mais jamais, ça n’a été à ce degré. Raphael est son dieu et il pourrait lui dire de se jeter dans le vide, qu’elle le ferait sans hésiter. Mais heureusement pour elle, il n’est pas psychopathe et ils finissent donc par revenir sur le Strip et récupère la bécane, parti pour visiter le grand boulevard à moto. « Oh ouiiiiii ! » S’extasie-t-elle en sautillant dans tous les sens. Elle met son casque et les voici reparti pour un tour en moto. Mais la nuit est tombée et Las Vegas n’est plus qu’un vaste halo de lumières criardes et éclatantes. C’est aussi illuminé qu’en plein jour et Mia a la bouche grande ouverte, elle regarde de partout. « J’adoooore cette villeeeee ! » C’est un hurlement de joie qui résonne tandis qu’elle s’agrippe à l’homme de son cœur. Ils font un grand tour avant de s’arrêter dans le parking du Caesar’s Palace. Ils ont envie d’essayer les machines à sous et là encore, ils sont émerveillés par la splendeur des lieux. C’est grand. C’est magnifique et la climatisation à fond leur apporte un vent de fraicheur quand dehors, les températures avoisinent les quarante degrés. Ils se posent devant une machine à sous, Mia se plaçant derrière Raphael. Elle enroule ses bras autour de son cou. « Allez Champion ! Empoche le pactole ! » Sa voix se fait plus basse comme il l’a fait tout à l’heure avec elle. C’est toujours ainsi. Ils se testent mutuellement mais il n’y a pas d’arrière-pensée, juste de l’amour. « Essaye de miser vingt dollars. » Et elle tend le doigt pour lui montrer où il doit appuyer. « Je vais nous chercher à boire. Toi qui continue d’essayer de gagner le jackpot. » Un baiser dans sa nuque et là voilà parti au bar se trouvant non loin. Elle commande deux bières et pendant qu’elle attend, un homme vient se poser à côté d’elle, même un peu trop près à vrai dire. « T’es mignonne toi. T’es toute seule. Ça te dirait de te joindre à nous ? » Elle l’observe, médusée et se sentant mal à l’aise. Il est direct celui-là, il la tutoie sans  la connaître. « Non mais d’où tu me tutoies, je ne te connais pas. » Son ton est froid et elle détourne le regard. Elle espère juste que Raphael ne verra pas ce type la draguer. Il a tendance à s’énerver très vite sur ce point. « Allez fais pas ta timide. T’as mon âge. C’est le moment de s’éclater, de faire la fête. Allez viens ! » Lui dit-il tout en lui saisissant le bras. « Mais dégage ! » S’exclame-t-elle un peu trop fort et en donnant un coup sec pour qu’il la lâche, le type vexé s’exclame aussi : « Connasse va ! C’est quoi ton problème ?! »
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Mar 25 Oct - 0:27

Il découvrait des parts de lui-même qu’il ne soupçonnait même pas. Certes, il savait qu’elles avaient existé. A une époque, la tendresse et la douceur étaient parvenues à se frayer un chemin dans son quotidien, mais elles avaient été aussi éphémères que l’amour de Mary. Les tempêtes de la vie balayaient tout sur leur passage, même la moindre étincelle de lumière. Raphaël s’était persuadé qu’il ne pouvait exister que Mary pour éclairer cette flamme en lui, d’amour et de douceur, et que tout était mort quand la femme qu’il aimait lui avait définitivement tourné le dos, tirant un trait sur leur amour. Il n’aurait pu penser que les sentiments pourraient prendre de nouveau une place dans son quotidien. Il n’aurait jamais pu penser que faire apparaître un sourire sur le visage d’une femme eut pu lui apporter autant de plaisir et de satisfaction, que la moindre de ses caresses eut pu encore le faire frémir comme au premier temps d’un amour naïf. Il n’aurait jamais pu penser que voir danser le bonheur dans les yeux d’une femme eut pu le faire autant chavirer. Judith parvenait à réinventer l’amour par sa seule présence et par tout ce qu’elle représentait. Raphaël aurait pu totalement s’abandonner s’il ne se montrait pas aussi méfiant vis-à-vis du sentiment amoureux. Il acceptait l’amour de Judith, sachant lui rendre tout en tentant de se convaincre qu’elle n’était qu’une douce distraction. Son attachement pour elle se disputait à une froideur dans sa réflexion. Au fond de lui, il savait déjà qu’elle finirait un jour par le rendre fou, mais aujourd’hui, il savait garder la tête froide sur ses intentions. Elle était un passage appréciable et apprécié de sa vie, mais il n’était pas encore prêt à ce qu’elle s’installe définitivement dans son quotidien. Et pourtant, il ne pouvait supporter l’idée de ne pas savoir ce qu’elle faisait au moindre instant de la journée, qui lui parlait, qui la regardait, qui pouvait bien tenter de la séduire. Il ne cessait de cultiver l’intérêt et l’excitation que Judith témoignait à la moindre de leur rencontre. Cette jeune femme était fraîche, naturelle et authentique. Elle ne feignait aucune de ses réactions, et il décelait clairement les sentiments qui étaient les siens. Elle l’aimait, assurément. Cette pensée l’enorgueillissait à chaque fois qu’il y songeait. Il la possédait physiquement et moralement. Elle était à lui parce qu’elle l’adorait. Son regard brillait toujours de cette même contemplation dévouée. Jamais il ne laisserait s’éteindre cette flamme dans ses prunelles. Parce qu’à présent, il s’était juré qu’il serait le seul à décider de son destin. Si sa vie venait à être séparée de celle de Judith, ce serait de son propre choix. Le coup du sort ne pourrait jamais plus s’en mêler. Il ne resterait plus les bras croisés. Il refusait de se laisser abattre par la fatalité.

« Je veux d’un royaume où je serais la reine et toi mon roi… » Cette idée amena un sourire en coin des lèvres de Raphaël. Etonnement, aucune moquerie n’apparaissait dans son expression. Pourtant, il n’était certainement pas homme à envisager ce genre de scénarios. Mais une part au fond de lui se souvenait des rêves idiots qu’il formait avec Mary. Il n’était plus le même, ça ne le dérangeait pas que Judith ait des idées aussi sottes. En vérité, ça ajoutait à son charme. Il ne souhaitait pas qu’elle soit aussi cynique et réaliste que lui. Elle était le rêve et la fantaisie qu’il ne détenait plus, celle qui parvenait à le faire voyager d’une seule parole et d’un seul regard. En vérité, ça lui plaisait d’être amoureux. Et comme la nuit tombait, leur escapade se prolongea dans le strip sur sa moto. Ils purent contempler la faste et les lumières de Las Vegas, apportant toujours plus de féerie à leur voyage. Les hurlements de joie de Judith derrière lui apportèrent un franc sourire sur ses lèvres qui se transforma bientôt en un rire bien sonore. Soudainement, il se sentit tout puissant, maître de son destin et maître de tout, mais il ne voyait plus Judith comme l’un de ses pions, mais comme celle qui serait maître à ses côtés. Quelque chose dans cette ville le galvanisait tout entier. Un sentiment féroce le dévorait tout entier. Celui de vouloir vivre quoi qu’il advienne. Toujours plus fort, toujours plus intense. Et au bras de Judith.

Finalement, sa course s’arrêta sur le parking du Caesar’s Palace. Grisé comme jamais, il se dirigea vers les machines avec sa compagne, s’y essayant pour la première fois. Même Judith devint plus hardie. Elle se lança dans ses joutes amoureuses qu’il appréciait tant, qui augmentait son excitation tout autant que ça le frustrait parce qu’il savait qu’il ne pouvait pas la posséder là, tout de suite. « J’ai soif, princesse. Va nous chercher à boire. » Il tendit un billet à Judith qui s’employa à aller chercher les boissons, non sans le gratifier d’un baiser. Il se plut à contempler avec gourmandise la silhouette de la jeune femme qui s’approchait du comptoir, s’attardant sur ses hanches qui chaloupaient gracieusement. Il ne la quitta des yeux que pour actionner la machine et se concentrer sur le résultat qu’il allait bien pouvoir obtenir. Le hasard n’était pas quelque chose qui lui plaisait et auquel il croyait. Bien au contraire, il pensait que le hasard n’était que la somme de nombreuses ignorances et que seul l’homme était maître de sa destinée. Pourtant, il n’avait aucune manière d’influencer la machine et il fut face à un premier échec. Il s’apprêtait à retenter, quand son regard coula vers Judith. Il n’eut aucun mal pour analyser rapidement la situation et la fureur l’envahit tout entier. Il se leva d’un bond, le regard fixé sur cette main qui retenait le bras de Judith dont elle tentait de se défaire. Il l’entendit s’exclamer, puis se détacher. « Connasse va ! C’est quoi ton problème ?! » En deux dernières enjambées, il fut à leur niveau. D’un simple mouvement de la main, il attrapa son col brusquement et le souleva. « T’as entendu connard ? Elle t’a dit de dégager ! » Si la crainte traversa un instant son regard, le gamin reprit rapidement son aplomb, un sourire narquois sur les lèvres. « Qu’est-ce t’as papi ? Tu sais que ça se fait pas de sortir avec sa fille ? » Son sang ne fit qu’un tour. Il flanqua une droite dans la gueule de cet abruti dont il relâcha le col pour qu’il s’écrase au sol. Le nez en sang, l’autre se mit à gémir à terre. Raphaël cracha sur le gamin. « Si tu poses encore la main sur elle, j’te bute gamin. » grogna-t-il sur un ton qui ne laissait présager aucune pitié de sa part. D’un regard en coin, il vit un vigile qui s’approchait du petit groupe qu’ils formaient. Il agrippa le bras de Judith. « Viens, on se casse. » Il la traîna sa douceur dehors. Sa rage ne s’était pas éteinte. Il sentait qu’il aurait été capable de battre ce connard jusqu’à l’en faire crever s’il avait pu. Une fois dehors, son poing s’écrasa sur la façade de l’édifice afin de calmer sa fureur. Il se tourna subitement vers Judith. Dans son regard dansait encore une colère sourde. « Qu’est-ce qu’il t’a dit ce fumier ?! »
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Dim 6 Nov - 16:28

Elle profite de chaque seconde de ce séjour. Las Vegas est une effervescence folle qu’elle a fini par ne plus savourer dans leur ville.  Il est vrai qu’entre ses études, ses révisions, la jeune femme consacre le peu de temps restant à son homme. Elle a cessé de voir ses amis. Et il lui arrive même de sécher les cours lorsqu’il réclame sa présence. A la manière d’un chien domestiqué, Judith se plie à tout ce qu’il exige. Mais ça ne la dérange pas. Elle est amoureuse et ses sentiments dissimulent l’emprise qu’il exerce. Et puis, il est un homme adorable avec elle. Elle ne cesse de sourire à pensant à leur venue à Las Vegas. Tout a été fait dans la spontanéité. Et elle adore quand ils sont ainsi. Sans prises de tête. Jeune et amoureux. La jeune femme n’est qu’une boule d’énergie, pleine de joie. Judith ne s’est jamais sentie aussi aimée, adulée qu’en cet instant. Les machines à sous captivent bien vite leur intérêt. Elle en profite, d’ailleurs, pour aller leur chercher des boissons. Aussi, elle se rue estimant que chaque seconde loin de Raphaël est une seconde de perdue. Cependant, elle se retrouve aux prises d’un autre homme. Il a visiblement son âge. Peut-être est-il éméché mais en tout cas, il se montre bien pressant avec elle. Et ça ne lui plait pas. La jeune femme se défend comme elle le peut, vexant l’homme qui se met à l’insulter. « Non mais tu te prends pour qui à m’insulter comme ça ?! » S’exclame-t-elle en fronçant les sourcils. Elle est vraiment outrée de ces manières. Elle pourrait très bien s’énerver plus mais elle préfère revenir vers Raphaël, elle ne tient pas à ce qu’il se ramène. Le connaissant, il risquerait de s’énerver un petit trop. Et impulsif comme il est, tout risquerait de dégénérer un peu trop rapidement. Cependant, aussitôt qu’elle pense à lui, la jeune femme le voit arriver visiblement hors de lui.

Il intime au jeune de dégager mais ce dernier rétorque. « Mais ta gueule ! » S’exclame-t-elle, excédé de ce genre de remarque. Alors parce qu’elle sort avec quelqu’un de plus vieux qu’elle, il faut absolument critiquer leur différence d’âge. Son petit ami pète soudain un durite et lui envoie une droite dans la tronche. Le type s’effondre par terre en gémissant, attirant soudaine une foule de regard et quelques cris de surprise. Raphaël le menace si jamais, il s’en prend encore à elle. Et face à sa colère froide, la jeune femme sent un frisson parcourir son échine. Mélange de fascination et de crainte pour cet homme. « Raphaël, c’est bon… » Elle se contente de dire en s’aperçevant que l’altercation rameute du monde. Le type a le nez en sang : il faut dire que Raph’ n’a pas été de main morte. Elle lève sa main comme pour le poser sur son avant. Mais il est plus rapide qu’elle. Il saisit son bras et la traîne sans ménagement hors de cet hôtel. Elle doit presque le suivre tant il marche vite. Son bras la lance furieusement, elle voudrait protester mais la rage de son homme l’effraie presque. Finalement, il se retrouve dehors, saisi par la nuit et les néons éclairant le Strip d’un halo lumineux. Raph la dévisage, souhaitant savoir ce que le couillon lui a dit tout à l’heure. Face à son visage, Judith peut y lire la colère, la rage. Il est hors de lui. Aussi, la jeune femme se dit que répéter mot pour mot, les propos de l’autre ne sera pas une bonne idée. « T’inquiète, ça n’en vaut pas la peine. » Elle soupire et regarde autour d’elle. Sa main vient se poser sur son bras, là où les doigts de Raphaël se sont imprimés dans sa chair. « Merci d’avoir pris ma défense. » Ajoute-t-elle, sentant un élan de tendresse la saisir. Elle se rapproche tout doucement de l’homme, avec une légère pointe d’appréhension. Elle sait qu’il est en colère mais c’est à juste titre. Les doigts de la jeune femme se posent sur chaque joue, caressant doucement la peau rugueuse. Un léger sourire apparaît tandis qu’elle se rapproche de lui. D’un léger baiser, elle croit en la possibilité de calmer l’autre, par des paroles réconfortantes. « Ne laissons pas ce trou du cul gâcher notre séjour, d’accord. » Ses mains glissent de ses joues et viennent se nicher dans le dos de l’homme tandis qu’elle se blottit contre lui. Elle entend le cœur au battement précipité. Et c’est tout doucement, au milieu de l’agilement de la ville, le monde autour d’eux, qu’elle se permet un aveu. « Je t’aime Raphaël. »

***

Heureusement, il semble avoir vite oublié l’incident et heureusement, la jeune femme n’aurait pas pu continuer à profiter du séjour. Ils se sont contentés de changer d’hôtel et sont donc allés au casino du Flammingo. Cette fois-ci, la chance est de leur côté. Mia observe son petit ami jouant aux machines à sous. Ils ont de la chance et cette fois-ci, les jetons tombent. « ouiiii ! » S’exclame-t-elle en enroulant ses bras autour du cou de son chéri. Elle dépose un baiser sur ses joues tandis qu’il empoche leurs gains. L’altercation semble être un souvenir et Judith veille à ne rencontrer personne, à ne pas se séparer de lui. Elle sait combien l’équilibre peut être fragile avec lui. Elle sait combien ses colères peuvent être terribles. Elle l’a vue de ses propres yeux. Heureusement, il y a d’autres choses bien meilleurs. Et finalement, la nuit continue dans son effervescence sans fin. Exténués, ils finissent par se rendre dans un hôtel où la chambre a été réservée. La jeune femme est surprise par la grandeur du lit et c’est dans un grand éclat de rire et dans l’innocence de son jeune âge qu’elle se jette dessus. Son rire résonne dans la chambre. « J’en peux pluuuuuus. » Dit-elle en se redressant doucement. Elle croise le regard de Raphaël et doucement, elle se redresse pour se retrouver à genoux sur le matelas. « Mais je crois qu’il me reste assez d’énergie pour toi. » Elle tend les mains pour qu’ils viennent vers elle. Des frissons parcourent son échine au contact de leurs peaux. Et doucement, la jeune femme l’embrasse, avant de coller son front contre le sien. « On reste encore ici ou tu veux bouger demain ? » Un sourire s’étale sur ses lèvres tandis qu’elle ajoute avec un petit rire : « Nous sommes à quatre heures de route du Grand Canyon… Enfin, je dis ça, je dis rien.. »
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Sam 12 Nov - 0:15

Il en fallait peu pour que Raphaël soit complètement hors de lui. S’il y avait bien une chose qu’il ne supportait pas, c’est qu’on touche à ce qui lui appartenait. Il voyait Judith comme une possession en plus d’être une distraction plutôt agréable. Qu’un homme pose ses mains sur elle ? C’était inacceptable. Et il comptait bien lui faire comprendre. Il s’était levé furibond pour s’avancer vers le groupe et repousser le p’tit con qui osait retenir le bras de sa copine. Cette dernière avait beau se défendre, elle ne faisait clairement pas le poids. S’il s’était écouté, Raph serait déjà en train de lui fracasser la tête. Son entraînement militaire et sa carrure lui offrait largement l’ascendant sur ce jeune, et même les amis qui l’accompagnaient. En vérité, il ne savait pas vraiment pourquoi il se retenait de lui foutre complètement son poing dans la gueule. Il en vint seulement à la conclusion qu’il ne voulait pas faire montre de violence tout de suite en présence de Judith. Aussi étonnant que cela puisse paraître pour lui, il ne voulait pas qu’elle puisse avoir une mauvaise opinion de lui ou le craindre. De même, en créant une telle agitation dans un casino de Las Vegas, ils risquaient d’attirer l’attention sur eux et de ramener les vigiles. Raphaël ne désirait clairement pas que son escapade amoureuse se retrouve au poste de police pour un connard qui n’avait pas su fermer sa gueule. Et pourtant, le coup parti. Il savait que la jeune femme était bien plus jeune que lui. Cela avait été un frein pour lui autrefois, avant qu’il ne se laisse envoûter malgré lui. La différence d’âge n’avait strictement aucune importance dans son univers. Surtout que Judith n’avait d’yeux que pour lui. Alors qu’un p’tit con remette cela en question suffit à le faire sortir de ses gonds. Son poing atterrit dans la face du gamin qui finit à terre sans plus de révolte. Il ne faisait clairement pas le poids. « S’pèce de p’tit con. » grogna Raphaël en crachant sur le gars à terre. Il entendit à peine la voix de Judith qui voulait le ramener à la raison. Il aurait bien laissé sa colère s’exprimer encore, mais du coin de l’œil, il avait vu les vigiles se pointer. Il attrapa le bras de sa copine sans douceur pour la tirer hors du bâtiment. Il ne s’inquiéta même pas de savoir s’il lui avait fait mal ou non. Une fois dehors, la fraîcheur qui les reçut ne réussit pas à éteindre complètement sa colère. Il était comme un fou, tel un lion en cage à tourner devant les portes du casino. Il était prêt à retourner à l’intérieur pour casser la gueule de ce connard. Mais il préféra s’en prendre à Judith. Il lui demanda ce qu’il lui avait dit. Pourquoi ne s’était-elle pas plus défendue ?! Pourquoi ne l’avait-elle pas appelé ?! Il en devenait complètement dément. Ses paroles ne lui suffirent pas. Elle lui dit que ça n’en valait pas la peine. Il se passa une main sur le visage. « Bien sûr que si. Parce qu’en fonction de ce qu’il a dit, je… » Mais il n’eut pas la possibilité de terminer. La voix faible de sa copine vint percer au milieu du tonnerre de ses paroles. Ses simples mots suffirent à éteindre un peu sa colère. Il s’immobilisa tandis qu’elle s’approchait de lui. Ses doigts se posèrent sur ses joues, encerclèrent son visage pour caresser sa peau. Il sentit le feu qui brûlait dans sa poitrine s’éteindre progressivement. Ses lèvres achevèrent de le calmer et ses paroles eurent raison de lui. Il relâcha la pression par un long soupir de lassitude. « Mouais, t’as raison. Quel connard… » Rien que d’y songer encore, ses muscles se tendirent. Mais il préféra utiliser la tension dans ses membres pour tenir sa belle dans ses bras et la serrer de toutes ses forces. Le silence s’étendit jusqu’à ce que Judith prononce quelques mots qui changèrent tout. Qui offrirent de nouvelles perspectives à l’avenir. Elle l’aimait. Elle lui avouait enfin. Mais il ne répondit rien. Il se contenta de la serrer plus fort, offrant cette confession à la nuit.

***

Les choses avaient fini par se tasser. Le temps avait englouti l’incident, la colère et la violence. Raphaël avait toujours en travers le fait qu’ils avaient dû changer d’hôtel, mais c’était le prix à payer pour poursuivre un bon séjour. Ils restaient malgré tout dans un casino, avec la magie de Las Vegas qui les entourait. Sa rage s’était évanouie, surtout avec la bonne humeur de Judith qui relativisait tout avec son charme naturel. Quand la nuit fut suffisamment avancée, ils se réfugièrent dans leur chambre d’hôtel. Ils avaient gagné aux jeux, ce qui avait mis Raphaël en de bien meilleures dispositions. Il savait se satisfaire de peu, mais il devait admettre que le faste du lieu lui plaisait énormément. Tout autant qu’à Judith qui s’écrasa sur le lit. Il l’observa faire, un sourire étalé sur les lèvres. Cette position lui amenait des pensées bien peu catholiques. Elle se redressa sur le matelas, à genoux. Visiblement, la même pensée lui avait traversé l’esprit. Il s’approcha quand elle tendit les mains. Son corps se colla contre le sien. Il échangea avec passion le baiser qu’elle lui offrit. « On peut bouger si tu veux. » Apparemment, la demoiselle avait une idée derrière la tête car elle lui parla du Grand Canyon. Sa manière d’amener les choses de manière mutine lui arracha un rire. « Pour cela, il faudra que tu le mérites. » lui murmura-t-il d’une voix chaude et suave. Ses mains emprisonnèrent sa taille, descendant jusqu’à ses cuisses qu’il souleva pour porter Judith tout contre lui et la faire basculer brusquement sur le matelas. Il vint la recouvrir du poids de son corps, d’un millier de baisers sur sa peau brûlante de plaisir. Ses mains parcouraient déjà son corps, ses monts et ses merveilles. Les vêtements furent bientôt superflus. C'est là qu'il découvrit le bleu qu'il lui avait fait sur le bras. A cette vision, il éprouva un grand regret. Il ne voulait pas lui faire du mal. « Judith, pardonne-moi. » murmura-t-il, les mots brûlant de sincérité. Puis ses lèvres rejoignirent les siennes. Et toutes les heures de route ne comptèrent plus. Ni même l’incident. Ni même la fatigue. Il la faisait sienne entièrement, intimement persuadé qu’elle l’aimait et qu’elle lui était dévouée corps et âme. La nuit d’amour qu’il lui offrit ne s’en trouva jamais aussi passionnée, fiévreuse et envoûtante. Il lui montra ce qu’il ne pouvait pas lui dire : de l’amour.

***

Au matin, il ne la réveilla pas tout de suite. La lumière du jour filtrait au travers des rideaux. La clim était allumée, et il semblait faire une chaleur terrible dehors. Il contempla un instant sa belle qui dormait encore, la fraîcheur de sa jeunesse. Il se leva, attrapant un pantalon qu’il enfila avant de sortir sur le balcon. La chaleur était déjà harassante, ce qui ne l’empêcha pas d’allumer une clope pour autant. De sa hauteur, il observa toute l’agitation dont Las Vegas grouillait déjà à une heure si matinale. Une fois sa cigarette éteinte, il rentra dans la chambre ou même moment où le serveur de chambre arrivait avec le petit-déjeuner. Raph partit ouvrir lui-même, récupéra le plateau et le déposa sur le lit où Judith était en train de s’éveiller doucement. « Bonjour princesse. » Il déposa un baiser sur les lèvres de la brune. « Au moins, on n’est pas dans un hôtel de merde. Le déj’ est compris. » Et il ne comptait pas s’en priver. Il attrapa un croissant qu’il mordit à pleine dent. Ils prirent leur petit-déjeuner ainsi sur le lit, discutant encore un peu de ce qu’ils pourraient faire de leur journée. Raphaël laissait Judith rêver, mais il avait déjà une idée bien en tête. Finalement, ils partirent à la douche tous les deux, ce qui offrait au motard une occasion supplémentaire de faire l’amour à Judith. Quand ils furent propres et repus d’amour, ils s’habillèrent dans la chambre. Raphaël était en train d’enfiler sans veste lorsqu’il se tourna vers Judith, un sourire aux lèvres. « J’espère que t’es bientôt prête. Je te rappelle qu’il faut quatre heures de route pour aller à ton Canyon. »
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Jeu 22 Déc - 21:40

Son bras l'élancait mais elle ne dit rien. Elle avait déjà oublié les raisons. Elle ne pouvait en vouloir à son mari d'avoir agi ainsi. Il n'y était pour rien après tout. Ce gars l'avait cherché et Raphael avait répondu. Il était protecteur envers elle et c'était une qualité rare qu'elle appréciait plus que tout. Elle l'aimait cet homme et la déclaration avait surgi sans crier garde. Elle avait le sentiment que c'était maintenant, pas demain, ni hier. Et elle était convaincue de la sincérité de ces mots. Elle était raide dingue amoureuse de son biker. Peu importe, la différence d'âge, Mia cultivait cette fascination envers cet homme : elle le regardait comme s'il était la septième merveille du monde. Et puis, il y avait cette expérience de la vie, ces années de différence de vie jouant en leur faveur. Dans bien des domaines, il était un homme d'expérience et elle ne regrettait nullement son choix d'avoir craqué pour lui, d'être sorti avec lui, de découvrir le monde en sa compagnie. Il la rendait folle tout simplement. Il fallait souvent qu'elle se fasse violence pour faire taire le désir qui surgissait en elle, constamment. Il suffisait juste qu'il la regarde, qu'il prononce quelques mots pour qu'elle se retrouve sous son emprise. Son corps réagissait excessivement à la moindre caresse, au moindre contact. Elle était perdue et prisonnière entre les mains de cet homme, mais ça ne la dérangeait pas. Bien au contraire. L'idée de mériter le grand Canyon la fit rire pendant qu'il arriva vers elle. Mutine, elle semblait tellement petite, tellement jeune, une gamine se mordillant les lèvres tandis que les yeux jetaient des éclairs brillants témoins d'un désir inassouvi. "Je crois avoir une petite idée de comment te convaincre..." Le premier contact fut passionnel, électrique et envoûtant. Elle sentait déjà ces habituels frissons la parcourir. L'excitation fut entière et ses gestes fiévreux quand il fallut le déshabiller. Elle avait tellement envie de lui, elle avait besoin de le retrouver en entier, de sentir son corps glisser contre le sien, et d'y voir l'amour brillant dans le regard de Raphael. Il n'était pas du genre à faire des déclarations : l'homme parlait avec le corps et le geste. Pourtant, il s'immobilisa en regardant son bras. La jeune femme y jeta un coup d'œil se redressant légèrement. Effectivement, un bleu se formait petit à petit, suffisant pour le plonger dans une culpabilité qu'elle pouvait comprendre. "Raphaël... Mon bébé..." Elle prit son visage entre ses mains, afin qu'il la regarda, elle. "Tu n'as pas à t'en vouloir. Je marque très vite. Ce bleu disparaîtra..." Elle lui glissa un sourire, se voulant rassurante et déposa des baisers sur son visage avant que ses lèvres ne se joignirent aux siennes, reprenant leurs échanges fiévreux, dans cette nuit chaude et sucrée ou plus rien ne comptait en dehors de ces deux âmes ne faisant plus qu'un.

***

Elle se réveilla doucement, sentant les draps glisser doucement de son appel. Elle avait entendu qu'on toquait à la porte. Elle était encore pétrie de sommeil, et se redresssa légèrement tout en ramenant le drap sur elle. C'était le garçon d'étage amenant le petit déjeuner. Raph semblait réveiller depuis un moment: il avait même mis son pantalon. Elle le regarda se mouvoir, le trouvant superbe. Il était semblable à un dieu grec, il n'y avait que lui. Et ça la faisait sourire de se dire que ce gars-là, c'était son mec. Bien sûr il y avait la différence d'âge mais elle s'en fichait. Elle ne voyait que l'amour, elle ne voyait que sa manière de l'aimer et la nuit torride lui revenait en de vagues souvenirs qui la firent rosir légèrement. Heureusement, il y avait ce repas à prendre et de surcroît, la jeune femme avait faim. Elle n'avait mangé qu'un malheureux hot dot la veille. Aussi devora-t-elle les croissants avec appétit. Raph' en faisant de même, semblant être content de cet endroit. "C'est vrai, c'est sympa...Le lit est confortable." Un petit rire mutin franchit ses lèvres et elle regarda Raph' non sans une certaine malice. Cet homme était décidément bien trop plaisant à regarder. Elle rampa vers lui, sentant les draps glisser sensuellement sur sa peau. "On a pas testé la douche..." Ajouta-t-elle d'une voix fiévreuse. Elle déposa un baiser sur les lèvres de son compagnon, dans une invitation silencieuse plus qu'évidente. Elle avait une faim constante de lui. Il la rendait folle d'amour annihilant la sensation qu'une serre d'oiseau s'était posée sur sa gorge, l'enserrant tout doucement dans un étouffement qu'elle n'imaginait pas.

***

Une fois qu'ils furent prêts, ils quittèrent l'hôtel.Se dirigeant vers la moto, Judith était toute excitée à l'idée d'aller voir le Grand Canyon. Elle comptait bien profiter au maximum, imprimer dans sa tête ces merveilleuses images. Elle était aux anges. Elle ne cessait de gesticuler comme une gamine, criant a tue-tête, ne cessant de se jeter dans les bras de Raphael que la différence d'âge faisant réagir autrement. Elle était si jeune. Ne pouvait-elle pas être pleine de rêves et d'énergie à 21 ans? Et c'était le cas, elle se sentait libre d'être heureuse, d'être en compagnie de son amoureux. Ils arrivèrent à la moto et la jeune femme mit son casque avant de monter derrière son homme. Elle s'agrippa telle une amante, et colla son casque contre le dos de l'homme tandis qu'il démarra dans un vrombissement assourdissant. Le reste du trajet se passa sans encombre. Il faisait une chaleur à crever. Le soleil était deja haut et le désert autour d'eux affichait une sensation étouffante. La jeune femme dégoulinait dans sa veste et sous son casque. Mais c'était nécessaire pour ne pas se faire plus mal en cas de mauvaises chutes. Mais elle ne broncha pas, elle se disait que le Grand Canyon serait bientôt à eux et puis, heureusement, la moto, par la vitesse prise, apportait un souffle d'air qui rendait la tenue de route plus décente. Et finalement, après un unique arrêt, et un trajet écourté par la vitesse prise par Raphael, ils arrivèrent vers l'une des vues panoramiques offrant des images d'une réelle beauté comme elle en avait jamais vu. C'était si beau qu'elle en eut les larmes aux yeux. Elle ne dit pas un mot, se blottissant dans les bras de son chéri, qu'elle serra bien fort contre elle. Au milieu de ces quelques touristes, ils étaient malgré tout seuls sur terre. La jeune femme releva doucement le visage afin de regarder le visage de Raph'. "Merci... Merci de m'y avoir emmené..." Les yeux étaient brillants, et son sourire, enfantin. "Je n'aurais pas pu rêver mieux comme souvenir avec toi... " Elle posa sa joue contre son torse et se berça des battements saccadés de son cœur. "Ça va être difficile de retourner à la réalité..." Finit-elle par murmurer laissant sous entendre l'angoisse de reprendre leur petite vie alors que ce spectacle naturelle s'offrait sous leurs yeux. Elle était émerveillée. Elle était heureuse et plus que jamais, elle souhaitait que ce rêve ne puisse jamais prendre fin. "Tu as faim? Tu veux qu'on aille manger quelque part? Je t'invite!" Dit-elle avec un petit sourire malicieux.
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Jeu 5 Jan - 17:41

Au sein de l’univers, il n’y avait plus qu’eux. Judith et Raphaël. Deux entités bien distinctes qui savaient se retrouver et ne faire plus qu’un pour s’aimer. Raphaël ne savait pas bien utiliser les mots. Il ne parvenait généralement pas à poser des paroles sur ses sentiments, mais il était certain de ce qu’il éprouvait pour la jeune femme. Il le comprenait d’autant plus que son amour pour elle était semblable à celui qu’il nourrissait autrefois pour Mary. Son premier amour. Un amour de jeunesse. Un amour qui l’avait anéanti, le réduisant à l’état de rien. Aussi insensible qu’il l’était, Raphaël ne vivait qu’à travers l’amour malgré tout. Il ne se sentait exister que dès lors qu’il brillait dans le regard d’une femme. Il avait cessé de briller dans le regard de Mary, le condamnant à la nuit pour de longues années. Mais désormais, Judith était à ses côtés. Judith et son amour. Judith et sa fraîcheur. Judith et son pardon. Elle était cette créature qui permettait à Raphaël d’aimer à nouveau. Sans doute ne se rendait-elle même pas compte de l’importance qu’elle détenait dans l’existence de biker. Elle n’était pas seulement sa petite-amie. Elle était cette femme qui prenait une place primordiale dans sa vie. Il n’en était pas moins ronchon, mais il aimait un peu plus la vie. Il ne faisait moins la gueule, mais il avait bien envie de sourire et de rire. Il n’en était pas moins pataud, mais il souhaitait faire les choses bien pour elle. Il n’en était pas moins têtu, mais il voulait bien faire des compromis pour elle. Il n’en était pas moins un idiot, mais il voulait l’aimer malgré tout. Raphaël était foncièrement amoureux de Judith, même s’il ne désirait pas l’admettre tout de suite. L’homme était de ceux qui ne parlaient pas vraiment. Tout ce qu’il disait, il le transmettait par le langage du corps, par le regard, par les attentions. Et si sa charmante compagne savait lire les signes, elle pourrait comprendre bien avant lui qu’il l’aimait de tout son être.

***

L’hôtel fut bientôt loin derrière eux. Raphaël avait décidé de faire plaisir à Judith en l’emmenant au Grand Canyon. Ce dernier n’était qu’à quatre heures de route, mais avec sa bécane, il savait qu’ils seraient arrivés bien avant. Aussi, ils voyagèrent sur le dos de la moto. La chaleur était terrible, mais la vitesse conférait suffisamment d’air pour que ce ne soit pas totalement insupportable. Et finalement, après autant de temps passé sur la bécane, ils arrivèrent à bon port. Comme il l’avait estimé, ils étaient arrivés bien avant l’heure que Judith pensait. Etre en avance lui apporta une satisfaction qui nourrit son orgueil. « Tu vois, je t’avais dit qu’on mettrait moins de temps que ça. » se plut-il à faire remarquer en retirant son casque. Il n’en pouvait plus de cette chaleur. Heureusement pourtant, l’heure était bien plus rafraîchit par la proximité du Canyon non loin de là. Il s’approcha un peu plus avec sa bécane, la garant comme un bijou précieux avant d’en descendre. De là où ils étaient, ils pouvaient profiter d’une vue panoramique splendide. Raphaël n’était pas très friand de ce genre de contemplation du paysage, mais il devait admettre qu’il était impressionné. Il avisa la foule de touristes autour d’eux, manquant de râler si Judith ne s’était pas blottie tout contre lui. Cela eut pour effet instantané de l’apaiser. Il passa son bras autour de ses épaules, la rapprochant de lui. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes avant que sa copine ne se rappelle à lui. Il discerna le bonheur sur son visage, son regard brillant d’admiration, et ce sourire qui éclairait l’ombre partout où elle se trouvait. Il la trouvait belle. Il la trouvait radieuse. Et il aimait que ce ne soit que pour lui. Il la serra tout contre lui quand elle le remercia de l’avoir emmenée ici. Il n’avait pas grand-chose à répondre à cela. C’était évidemment ce qu’il pensait aussi, mais il n’allait pas lui dire. Elle le savait déjà. Puis elle parla de l’heure du départ. Oui, c’est vrai qu’il faudrait bien rentrer un jour ou l’autre. Après tout, ce n’était que pour quelques jours. Ils devraient ensuite rentrer chez eux, reprendre une vie normale où leurs rencontres seraient sporadiques à cause de ses études, et lui de son travail. Il n’aimait pas vraiment cela. Et il considérait cette réalité étrangement. Une idée sûrement saugrenue lui vint à l’esprit, mais elle lui plaisait assez. De ce fait, il ne l’écouta pas vraiment quand elle lui proposa de manger. Pour l’instant, il n’en avait rien à foutre de bouffer, ça ne l’intéressait pas vraiment. « On pourrait vivre ensemble. » lâcha-t-il sobrement, mais il n’en était pas moins sérieux. Toute blottie contre lui, il la serra un peu plus, comme pour ne pas qu’elle lui échappe. Ses lèvres se rapprochèrent un peu plus de son oreille. Sa voix se faisait mielleuse, caressante, comme quand il désirait quelque chose plus que tout au monde et qu’il n’accepterait pas vraiment qu’on puisse lui dire le contraire. « En rentrant, on pourrait chercher un endroit rien que pour nous. On n’aurait plus besoin de s’emmerder à attendre pour se voir. Puis un loyer, c’est moins cher à deux. » Il ne savait pas être romantique jusqu’au bout, mais la demande avait le mérite d’être sincère. Il comprenait qu’il ne comptait pas la laisser partir trop loin de lui. « T'en dis quoi ? »
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Lun 17 Avr - 18:18

Elle se sentait si heureuse. Perdue face à l’immensité du Grand Canyon, elle se pensait être peu de choses face au monde. Et pourtant, elle avait tellement l’impression d’être importante. Blottie contre le mécanicien, Mia savourait cet instant de grâce, face à l’immense plaine, à ses roches faites de rouge et d’or, éblouies par le soleil si haut. Il y régnait une chaleur étouffante mais elle n’y faisait pas attention. Elle était bien trop occupée à tout contempler, à remercier Raphaël de ce weekend. Finalement, l’imprévu s’était transformé en quelque chose de bien plus intense. Alors qu’elle croyait que ce weekend allait être studieux, perdue dans ses révisions. Voilà qu’elle avait foulé les terres du Nevada, sur cette moto, blottie contre l’homme. C’était le pied. Elle se sentait libre, jeune et amoureuse. Mia était radieuse. Son sourire irradiait au même titre que ce rire résonnant un peu trop souvent. Quand bien même, c’était sa manière à elle d’exprimer son enthousiasme et cette joie ressentie. Elle était véritablement excitée de ce qu’il y avait autour d’elle. Qui aurait pu imaginer, à son âge, vivre autant de choses ? Pourtant, nombreux avaient été les regards désobligeants envers elle, lorsqu’on les voyait ensemble. Sans doute parce que la différence d’âge se voyait, sans doute parce que Mia ne s’en était jamais offusquée, préférant détourner les regards, serrant un peu plus la taille de Raph qu’elle enlacait. Après tout, ils étaient heureux ensemble. Ça leur suffisait. Qu’auraient-ils pu avoir besoin d’autre ? La jeune femme vivait de façon cartésienne, se posant peu de questions. Elle était si simple dans sa façon d’être, se contentant juste d’aimer et d’être aimée en retour. Et face à l’étendue désertique, elle réalisait combien elle aimait Raph, à un point où elle était capable de tout pour lui, de tout accepter, de tout subir. Que celui qui vienne dire quelque chose ! Il aurait affaire à Mia. Elle était prête à tout pour son amour, suivant, indolente, la ligne de son destin sans savoir que l’enemi ne serait jamais quelqu’un du monde extérieur. Mais lui… Cet homme qui la tenait fermement contre lui, qui lui proposait alors d’emménager avec elle, avec cette manière gauche. Etait-ce une forme de romantisme ? Sans doute.

« Emménager ensemble ? » Répéta-t-elle doucement, laissant les paroles faire irruption dans sa tête, prenant un sens véritable. Bien sûr, il avait une manière bien à lui de présenter les choses. C’est sûr que c’était très tentant d’avoir un endroit pour eux, encore mieux de ne pas galérer pour se voir. En revanche, pour ce qu’il était de partager le loyer. Les propos la firent sourire. Décidément, il n’avait pas un brin de romantisme. « Oui… Je le veux. » Dit-elle simplement, venant déposer un baiser sur ses lèvres sur la pointe des pieds. Elle ne s’était pas posée de questions. Rien de tout cela. Elle s’était contentée de laisser son instinct la mener au loin et puis, il y avait tout cet amour qu’elle ressentait pour lui. Immense et sincère. Elle se voyait déjà évoluer avec lui, se réveiller à ses côtés, pouvoir s’enivrer de son corps nuit et jour. Tout cela était très tentant. Et puis d’un point de vue pratique, elle se disait qu’ainsi, ce serait plus simple pour voir ses copines. Elle ne serait plus obligée de se partager entre le mécanicien et ses amies. « J’aurais alors moins de culpabilité à voir mes amies parce que je te verrais le soir… » Et quelle perspective enchantée. Elle avait vraiment hâte d’ailleurs. Tout serait si simple désormais.

***

Et la vie suivit son cours. Froide, impitoyable mais heureuse. Ils avaient trouvé un appartement en rez de jardin. Confortable et accueillant. Mia avait du gout pour la décoration et de ce fait, elle avait veillé à chaque détail en passant par la lampe jusqu’aux assiettes. C’était son petit péché mignon quand Raph s’en foutait. Ils avaient un jardin où ils organisaient souvent des barbecues en compagnie des potes de Raph’. Souvent, la bière coulait à flots alliés à l’odeur des saucisses cramant sous la flamme. Mais c’était de beaux moments que Mia chérissait. Perdue dans un coin du jardin, elle était souvent en train de réviser ses examens de fin d’année. Elle ne se ménageait pas entre son job d’étudiant pour payer le loyer et les courses. Mais qu’importe, elle ne s’en plaignait pas. Elle était heureuse et amoureuse, à quoi bon se plaindre ? Il était vrai qu’elle avait besoin de décompresser. Et un soir, ses copines lui proposèrent d’aller boire un verre afin de fêter la fin d’un examen important. Elle se contenta d’envoyer un rapide sms à son homme pour le prévenir. Et puis, elle fit la fête, buvant plus que de raisons, ne faisant plus attention à l’heure jusqu’à ce qu’elle se souvînt de l’heure. Elle salua ses copines à coup d’embrassades et de câlins, tout en se promettant de se voir plus souvent. C’est vrai qu’avec Raph’, leur vie à deux, c’était plus difficile de voir ses amies. Non pas qu’elles ne se parlaient plus, mais les filles étaient intimidées de venir ici, et puis le plus souvent, il y avait du monde, il y avait des motos, du cambouis, des regards torves et de la mécanique de partout. Mais qu’importe, ce n’était pas grave : tant que l’homme était heureux, la femme s’y pliait. Mais ce soir, c’était pour elle qu’elle s’était fait plaisir. Aussi, elle rentra l’esprit vaseux, l’éthylisme bien haut et le sourire niais. Elle mit du temps à ouvrir la porte mais venant à bout du verrou, elle entra. « Mon cœur, c’est moi. » Dit-elle en posant ses clefs sur la petite table dans l’entrée. Elle aurait pu s’attendre à tout mais à un tel regard fermé lorsqu’elle le retrouva, assis dans le canapé, devant la télé. « ça va ? » Demanda-t-elle en fronçant les sourcils, innocente et bourrée, sans se douter que ce soir, ce serait alors le début de la fin.



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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Dim 7 Mai - 18:38

Raphaël n’était pas doué avec l’amour, et il n’avait aucune prétention de l’être. Il se moquait de devoir changer pour quiconque. A ses yeux, l’amour devait apparaître sans artifice, sans faux-semblant. Il ne s’embarrassait pas de douces formules pour expliquer ce qu’il avait en tête. Cela faisait un petit moment qu’il songeait à l’éventualité de vivre avec Judith. La jeune femme lui plaisait énormément. Pour la première depuis Mary, il se voyait construire quelque chose avec une femme. Néanmoins, son orgueil n’était pas prêt à le formuler ainsi. Il préférait se convaincre de l’idée qu’une vie à deux était bien plus pratique d’un point de vue financier. Admettre qu’il voulait la garder près de lui par amour ? Certainement pas. A mesure que le temps passait, il sentait naître en lui ce désir malsain de savoir constamment où elle se trouvait, ce qu’elle faisait et avec qui. Raphaël ne souhaitait pas vivre une seule autre soirée où il se torturerait l’esprit à se demander ce qu’elle foutait quand elle n’était pas avec lui. Certes, elle se présentait plus comme étant la jeune étudiante plongée dans ses bouquins, mais le motard connaissait suffisamment les femmes pour savoir ce qu’elles pouvaient devenir. Il comptait endiguer ce mal directement à la source sans se poser plus de questions. Judih serait avec lui, et ce, tout le temps durant. Ils construiraient un foyer ensemble. Hors de questions qu’elle puisse lui échapper de la même manière que Mary. Il ne comptait plus disparaître. Il ne comptait plus s’éloigner à tel point qu’il ne ferait plus parti de son paysage. Désormais, il serait toujours là et elle serait là pour lui. Elle serait cette créature docile entre ses doigts rugueux. Elle serait à lui.

Un sourire victorieux se dessina sur ses lèvres quand elle affirma vouloir vivre avec lui. Cet enthousiasme que lui ne démontrait pas lui plaisait. Il pouvait voir naître les rêves et les espoirs dans les yeux de Judith, idéalisant déjà une vie à deux sans imaginer un seul instant l’enfer du quotidien. L’enfer de se retrouver avec un homme ayant trop souffert. L’enfer de devoir porter les mêmes cicatrices que lui. Mais l’heure n’était pas encore aux déceptions, à la douleur et au chagrin. Dans cette osmose parfaite qui les caractérisait, voilà qu’ils venaient de sauter un pas dans leur relation. Il l’aurait à sa disposition. Il l’aurait auprès de lui en tant que femme qui l’aimait, peut-être même en épouse un jour. Aujourd’hui, Raphaël était satisfait.

***

Et ils n’étaient pas sitôt rentrés que les choses avaient été rapidement mises en place. Ce fut assez étrange de voir la vitesse avec laquelle les choses s’étaient déroulées. Était-ce au cause de l’impatience de Judith ? L’envie dévorante de Raphaël de ne la posséder rien que pour lui ? Toujours est-il qu’ils trouvèrent rapidement un appartement à leur goût. Situé en rez de jardin, cela leur permettait d’inviter du monde, notamment les amis biker du motard. Il préférait recevoir ses potes plutôt que de s’amuser à faire de la décoration de la maison. Il laissait ça à Judith. Ce n’était que du travail de gonzesse après tout. Les semaines s’étaient écoulées ainsi, à jongler entre s’occuper de l’appartement, aller au boulot et Judith qui avait en plus ses études. Toutefois, tout semblait se dérouler à merveille. Raphaël possédait enfin tout ce qu’il désirait. Il avait son propre garage dont les affaires tournaient plus bien. Ainsi, il avait pu acheter un appartement avec la femme qu’il aimait. Finalement, son départ de Chicago s’était montré bénéfique. Et rien, ni personne ne pourrait lui retirer ce qu’il détenait. Il appréciait de voir Judith rentrer le soir, revenant directement de ses cours ou de son travail, s’attelant presque aussitôt à la cuisine. Raphaël arrêtait enfin de goûter les plats tout préparés infects qu’il s’enfilait autrefois. Un foyer. Un foyer véritable dans l’esprit du motard, que rien ne pourrait perturber.
Et pourtant, il eut ce message envoyé un soir d’été. Judith ne rentrerait pas tout de suite ce soir, allant boire un verre avec ses copines. La colère et l’amertume avaient envahi Raphaël dès l’instant qu’il avait parcouru les lignes de ce SMS. Il ne lui répondit même pas. Pour faire passer ce sentiment désagréable qui l’animait, il avait bu plusieurs bières en regardant la télé. Et comme ce ne fut pas suffisant, il ouvrit sa bouteille de whisky. Il but jusqu’à ne même plus vraiment savoir ce qu’il regardait à la télé. Plus l’alcool circulait dans son sang, plus il s’imaginait Judith à ce bar avec ses amies, sous le regard d’autres hommes. Des hommes qui n’étaient pas lui. Des hommes qui pourraient l’admirer, l’aborder, lui parler, la séduire. Toutes ces pensées lui furent intolérables, gonflant sa fureur à mesure que les heures passaient. Il l’attendit ce soir-là, un énième verre d’alcool dans la main. Et ce fut tard que Judith franchit la porte de l’appartement. Il ne répondit pas à ses appels. Quand elle fut dans son champ de vision, il reconnut immédiatement les effets de l’alcool sur elle. Elle tanguait. Elle souriait sûrement un peu trop. Il se redressa, ivre d’une colère. D’un revers de main, il lui asséna une claque. « Qu’est-ce que t’as foutu ? T’étais où, putain ?! » s’emporta-t-il, l’agrippant brusquement par le bras alors qu’elle vacillait. Proche d’elle, il put sentir son haleine alcoolisée. Une fureur sans nom le submergea. Il ne put l’empêcher de l’imaginer dans un bar, au milieu de ces hommes semblables à des prédateurs. « Combien de verres est-ce que tu as bu ? Ça t’amuse de jouer la salope dans les bars ?! » rugit-il avant de la balancer sans ménagement sur le canapé. Il pointa un doigt menaçant sur elle. « Ne refais plus jamais ça, Judith ! Jamais ! »
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Dim 14 Mai - 9:48

Elle aimait sa nouvelle vie. Elle s'y plaisait à être la compagne de cet homme. Elle appréciait chaque détail de son quotidien. Ça n'avait plus rien à voir avec l'existence d'une étudiante dans une cité universitaire. C'était fini de se faire des pâtes comme seul repas du soir. Tout était différent : elle avait un homme à nourrir. Et si certains avaient pu juger un tel comportement complètement réducteur et soumis, Mia elle, adorait. Elle aimait voir le sourire naître sur les lèvres du mécanicien quand il disait qu'il appréciait ce qu'elle faisait. Les compliments étaient rares mais ils faisaient toujours au chaud au coeur. Mia n'était pas un être chiant. Elle s'accommodait à tout, la dévotion proche de la soumission. Enfermée dans sa bulle, elle ne se rendait même pas compte. Elle était coupée des autres dès lors qu'elle était dans cet appartement. Mais elle avait nullement cette impression. Il y avait toujours quelque chose à faire. Des potes à recevoir. Des balades à moto. Un homme à aimer et à combler de petites attentions, dont le désir pour lui n'était que décuplé. Elle ne s'apercevait même pas que son entourage diminuait, que des gens lui tournaient le dos faute d'avoir des nouvelles. Mia croyait être entourée mais l'inverse était là : c'était la seule vérité qu'elle pouvait apprécier. Même ses parents avaient coupé les ponts. Ils n'avaient pas apprécié qu'elle puisse se mettre en ménage avec un homme bien plus âgé d'autant plus, que la rencontre ne s'était pas bien passé. L'ultimatum avait été posé : ses parents ou Raphaël. Forcément, Mia choisit l'amour. Celui qu'elle jugeait comme le vrai et le véritable. De ce fait, personne ne pouvait remettre en question ce qu'elle éprouvait pour Raphaël. Il était son univers entier, les galaxies tournaient autour de lui. Elle n'avait que lui. Sauf ce soir-là. Juste un verre elle se disait. Puis deux. Puis trois. Et ainsi de suite mais elle s'amusait bien trop. Elle appréciait de pouvoir savourer la joie d'être en filles, de parler avec beaucoup d'amour de son chéri, de ce qu'elle avait fait dans leur appartement, agrémenté d'une promesse de se revoir. Elle rentra à la maison sans se douter que Raph' ne viendrait pas l'accueillir la bouche en coeur. Au contraire, ce serait terrible mais l'innocence de Mia la tenait encore éloignée de tout cela. Ce sourire flottant sur son visage perdit bien vite de sa superbe lorsqu'elle vit le visage de son petit ami. Quelque chose n'allait pas visiblement. Qu'elle ne comprenait pas trop. D'autant plus qu'elle avait vu un Raphaël de bonne humeur le matin, au terme d'un réveil plein de douceur et de fusion des corps entre les draps froissés. Or là, ce n'était rien de cela. Au contraire, il se redressa d'un bond. Elle croyait qu'il la prendrait dans ses bras. Elle croyait qu'il l'embrasserait, peut-être qu'il la soulèverait pour l'emmener dans la chambre, rejoindre leur chambre et savourer la joie de se retrouver. Mais au lieu de cela, la gifle fut terrible. Froide. Brutale. Elle s'attendait à tout sauf à ça. Elle accusa le coup, portant sa main à sa joue brûlante mais il ne lui laissa aucun moment de répit qu'il lui hurlait déjà dessus lui demanda où elle s'était trouvée. Les mots l'atteignirent aussi cruels que terribles. Mais les gens allaient au delà de tout. Elle avait l'impression qu'une main invisible s'était posée sur son coeur et le broyait doucement. Il la saisit par le bras sans ménagement. « Arrête Raph' !!!! » S'ecria-t-elle d'une voix blanche. Pauvre petit timbre de voix, elle était tellement choquée qu'elle n'arrivait même pas à prononcer d'autres mots alors qu'il était carrément en train de la questionner sur le nombre de verres ingérés, de la traiter de salope, de la jeter dans le canapé avec une violence qui la tétanisa sur place.

La frayeur. Le chagrin. Et puis la colère. Elle explosa avec le peu de caractère qu'elle pouvait avoir « Non mais ça va pas la tête !? Tu m'as prise pour qui !? » Elle se releva du canapé sentant sa joue douloureuse. « J'étais avec des amies. Qu'est ce que tu croyais que je faisais !? Draguer des mecs peut-être !? » Elle sentait son coeur se fissurer, partir en miettes. L'homme qu'elle aimait, venait de la gifler. Et ça l'ébranlait trop. Ce fut suffisant pour qu'elle perde bien vite ce masque de fureur, que la tristesse ne se lise uniquement. Mia était démunie, ne comprenant pas. Son corps entier se mit à trembler. « Comment as-tu pu me faire ça... Me gifler comme ça ... Je te fais confiance pourtant... Et tu sais que je n'aime que toi.... » Ses yeux s'embuèrent et elle recula de quelques pas, terrifiée. « Ne t'approche plus de moi ... » La joue plus brûlante que jamais, elle recula encore avant de pivoter, se ruant vers la salle de bain qu'elle verrouilla. S'asseyant contre la porte, elle ramena ses jambes contre elle, enroulant ses bras autour de ses genoux et enfouissant sa tête. Elle éclata alors en sanglot, traumatisée par ce qu'il venait de se produire. Il n'avait jamais levé la main sur elle. Il était ce qu'il était mais un homme violent. La brune l'avait déjà vu l'être avec d'autres hommes mais là, pas avec elle. Il était son compagnon. Elle voulait un jour l'épouser, avoir des enfants mais pas subir ses gestes brutaux. Elle ne se doutait pas que ce serait le début d'une très longue lignée de coups. À vrai dire, elle était vide, se contentant de pleurer, de sentir son âme se révolter contre ce traitement. Elle, une salope ? Alors qu'elle ne vivait que pour lui. Ça en était trop pour lui. Pire même, elle était tellement effrayée qu'elle n'avait qu'une idée en tête, laisser la porte fermée à clef et n'en sortir que lorsqu'il aura déserté leur chez-eux.

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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Jeu 6 Juil - 18:30

Son absence le rendait fou. L’idée de ne pas savoir ce qu’elle faisait, comment et avec qui lui était insupportable. A mesure que les heures s’écoulaient, son esprit ne cessait de s’imaginer des scénarios toujours plus pervers où elle se trouvait dans les bras d’un autre homme, riant aux éclats. Elle ne l’avait pourtant pas habitué à ce genre de comportement. A vrai dire, elle avait tout de ce que la femme modèle devrait avoir. Du moins, de la façon dont le concevait Raphaël. Elle était docile, serviable et aimante. Dès qu’elle se trouvait en présence d’autres hommes, elle n’était en rien aguicheuse. Elle savait se masser dans l’ombre de son petit ami pour ne pas se mettre en avant outre mesure. Y avait-il des raisons qu’il puisse nourrir de tels soupçons ? Absolument aucunes. Malgré tout, il ne pouvait pas s’en empêcher. Ni même interdire les scènes qui défilaient dans son esprit, l’idée de la savoir à un bar avec d’autres filles, profitant des quelques verres et à la merci du regard de certains inconnus. Des inconnus qui pourraient venir vers elles. Qui pourraient les tenter. Tout dans l’esprit de l’homme se révoltait. Comment osait-elle sortir sans lui ? Sans lui en demander la permission ? Ils étaient un couple. Judith ne cessait de lui rabâcher tous les jours qu’elle aimait, qu’il était l’homme de sa vie. Ne méritait-il pas un peu de respect à cet égard ? Il ne cessait de ruminer toutes ces idées depuis des heures, enchaînant les verres, puis les bières. Son esprit était en ébullition. Ses sens en fusion. Tout son être était accaparé par le moment où elle franchirait la porte de leur appartement. Il saurait lui faire regretter ce qu’elle venait de faire ! Elle allait l’entendre ! Ses convictions oscillaient entre l’idée d’en discuter ou bien de l’engueuler carrément pour lui faire comprendre ce qu’il en était de se foutre dans la gueule de Raphaël. Car même si rien ne s’était passé ce soir, elle n’aurait plus l’envie de recommencer.

La frapper n’avait pas été prévu. En vérité, cela ne lui avait pas traversé l’esprit. Il avait agi sous le coup d’une pulsion. D’un besoin viscéral d’assouvir la violence et la rage qu’il contenait depuis trop longtemps en lui. Elle n’était pas sitôt arrivée dans leur chez-eux qu’il s’était jeté sur elle comme un chien arrangé. Il avait hurlé, plus furieux encore de voir qu’aucune once de regrets ne se reflétait dans ses yeux. Ses lèvres ne savaient que sourire sous le coup de sa consommation d’alcool. Il n’avait plus réfléchi. Il avait agi. La claque avait été sonnante et vibrante. Elle avait surpris l’ancien soldat autant qu’elle lui avait fait du bien. Il en avait ressenti du contentement. Le remord ne l’assaillait pas encore. Était-ce à cause de l’alcool ? Peut-être bien. Il n’avait pas le cœur à écouter ses jérémiades, à s’émouvoir du son tremblant de sa voix. Il ne voulait que l’entendre se confondre en excuse, tomber à ses pieds pour lui demander pardon.
Ce qui n’arriva pas. Il y eut de la peur, vite chassée par la colère dans son regard. L’expression de Raphaël se durcit alors qu’elle l’invectivait. Il se tourna à nouveau vers elle, prête à en découdre une fois de plus mais quelque chose dans le regard de Judith l’en dissuada. Il l’écouta s’offenser de ce qu’il avait bien pu penser d’elle, de la manière dont elle aurait pu se comporter. Tout cela le remuait de l’intérieur. Devait-il la croire ou non ? Jusqu’où une femme pouvait-elle mentir ? Jusqu’à quand pouvait-elle jouer incroyablement bien la comédie ? L’ancien soldat secoua plusieurs fois la tête, comme pour reprendre ses esprits. La colère l’échauffait. L’alcool lui faisait tourner la tête. Le bout de ses doigts le picotait à l’endroit où sa main avait heurté la joue de Judith. Son regard se releva vers le visage de la jeune femme, à moitié carmin d’un côté. Le regret l’assaillit soudain. Ce fut brusque. Intense et douloureux à la fois. La tristesse remplaça la fureur dans les yeux de Judith. Le corps frêle de la brune se mit à trembler. Il voulut faire un peu vers elle, mais elle se déroba. Elle quitta le salon en courant, s’élançant dans la maison. « Judith !! » rugit-il en suivant son pas. Il ne put la retenir pourtant. Il titubait quand il se déplaçait jusqu’à atteindre la salle de bain où il l’avait entendue se réfugier. Il se laissa tomber lourdement contre le battant de la porte. « Judith, fais pas l’enfant, sors de là. » La colère de tout à l’heure n’était plus là, mais il était fortement agacé. De l’autre côté de la porte, il entendait les sanglots de la jeune femme. Des pleurs qu’il avait lui-même créé. C’était la première fois qu’il la voyait verser des larmes depuis qu’ils étaient ensembles. « Allez, putain ! » Il donna un grand coup de pied dans la porte pour l’inciter à sortir de cette fichue salle de bain. Il n’avait pas la patience. Il n’avait pas l’envie d’attendre après elle. Mais derrière ne lui répondaient que des sanglots. Quelque chose finit par se rompre en lui et il poussa un soupir d’impuissance. La rage l’abandonna comme une rivière qui s’assèche. Il se laissa glisser le long de la porte et le silence prit place, uniquement perturbé par les pleurs de celle qu’il aimait. Il se passa la main sur le visage, réfléchissant à ce qu’il pourrait bien dire. « Bébé écoute, je suis désolé. Je ne voulais pas te frapper. Je crois… je crois que j’ai trop bu. J’aurai jamais dû faire ça. » Les excuses de Raphaël Grimes étaient rares. Mais une fois qu’il les donnait, il ne fallait surtout pas les refuser. « Mais en même temps, je t’aime Judith. Et tu ne pourras pas m’empêcher d’être jaloux. J’sais ce qu’il se passe dans la tête des mecs. J’aime pas te savoir dehors le soir, sans moi. » Avait-il déjà dit qu’il l’aimait ? Jamais. C’était la première fois, après un geste un peu maladroit, dans une tentative désespérée pour ne pas le perdre qu’il osait prononcer ces mots. « Allez, sors de là. S’te plaît. Je te promets que je ne recommencerai plus. » Une promesse faite de fumée. Une promesse dans le vent. Une promesse formulée dans des vapeurs d'alcool.
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Mia Hemingway
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MessageSujet: Re: « I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥    Dim 30 Juil - 10:13

Son cœur n’était qu’une plaie béante. Elle ne réalisait pas. Elle n’y croyait pas. Sans doute, avait-elle rêvé, venait-il de la frapper ? Venait-il de poser une de ses mains contre sa joue blanche. La douleur avait surgi mais elle n’était pas physique, elle était surtout morale, humiliante. Et elle ne comprenait pas. Certes, elle était rentrée tard, elle avait bu avec ses copines mais elle n’avait laissé aucun homme l’approcher. Au contraire, elle n’avait cessé de penser à son homme, à se dire combien elle avait hâte de rentrer, de pouvoir le retrouver, d’être de nouveau considérée comme une princesse, le laissant faire d’elle un objet de désir inassouvi. Mia se considérait comme à Raphaël, tout comme elle considérait qu’il était son petit-ami, qu’il ne pouvait y avoir un autre. Pourtant, les degrés de possession et de jalousie des deux n’était pas comparable. Si l’une était parfaitement heureuse de la situation, l’autre avait carrément disjoncté. Au point de la frapper. Au point qu’elle s’était énervée avant de finalement craquer. Mia n’avait trouvé refuge que dans cette salle de bain, où les sanglots l’avaient trop étreintes. Elle avait si mal. Elle ne comprenait toujours pas. La douleur de l’esprit outrepassait celle de cette joue douloureuse. Ses chairs paraissaient atteintes. Elle avait l’impression de ne pas le connaître ou du moins, jamais elle n’aurait pu penser que ce comportement violent qu’il possédait, pouvait se retourner contre elle. Elle l’aimait nom d’un chien et c’était ça le plus dur. D’être violenté par l’être aimé. La douleur paraissait être pire que la mort. Et elle l’entendait en plus. A travers cette porte. Dans son âme. Sa voix vibrait en elle comme la chose la plus précieuse                   au monde, mais également, la plus effrayante. Elle resta silencieuse continuant de pleurer, laisser les sanglots devenir bruyants. Il devait sûrement les entendre, lui qui disait de ne pas faire l’enfant. La colère gisait toujours. Elle n’arrivait pas à croire qu’il puisse lui dire une chose pareille. Ne pas faire l’enfant. Elle n’était rien d’autre qu’une femme venant de se prendre une tarte dans la gueule. Pas une gosse. Mais la peine était grande. Elle l’empêchait de parler, la faisant presque suffoquer. De toute façon, il sembla pris d’un accès d’énervement et injuria avant de foutre un coup de pied dans la porte, la faisant sursauter. Le glapissement de peur résonna avant que les pleurs ne retrouvent leur place habituelle. Elle ne disait rien. Elle ne savait pas quoi dire. Elle ne voulait plus entendre cette voix teintée de cet énervement qu’elle n’avait jamais connu auparavant.

Ainsi, prostrée, Mia continua de déverser toute l’intensité de son chagrin. Elle se sentait si mal à vrai dire. Elle voulait fuir. Elle voulait le quitter sur le champ, prendre ses affaires et s’en aller. Juste pour cette fois. Mais l’amour la retenait dans cette cage dorée. Elle n’était pas capable de le quitter parce qu’elle savait alors qu’il ne serait plus là à son retour. Elle aimait cet homme tel qu’il était. Il n’avait jamais caché ce caractère impulsif et la violence de sa voix forte et de ses mots… Mais contre elle… Jamais, elle n'avait pu penser qu'il ferait une telle chose. Et lorsqu’elle prit conscience du calme, elle s’aperçut aussi que la voix de son copain avait changé. Plus calme. Sans une once de colère. Raphaël s’excusait. Il ne voulait pas la frapper. Il avait certainement trop bu et cela se sentait à sa voix. Il n’avait pas voulu faire ça et déjà, elle avait relevé la tête, son visage rougi par les pleurs. Et il avoua qu’il l’aimait. Ce fut soudain. Elle ne s’y attendait pas et son cœur fit une nouvelle embardée dans sa cage thoracique. Il était jaloux des autres hommes parce qu’il aimait, parce qu’il ne voulait pas qu’elle soit dehors sans lui. Elle était si jeune alors… La vingtaine à peine écoulée, les yeux brillants d’étoiles et la tête pleine de rêve, que pouvait-elle comprendre face à un homme bien plus âgé lui disant qu’il l’aimait, qu’il ne recommencerait plus. Pire même, il le lui promettait. Sans doute, elle était trop naïve, mais elle était aussi amoureuse. Et l’amour l’emporta sur tout le reste. Elle pivota de sa station assise pour lever le bras et déverrouiller la porte, et l’ouvrir. Elle ne chercha pas à savoir si sa mine était repentante, si son regard brillait d’une sincérité inhibée ou non. Elle ne chercha pas à réfléchir plus, qu’elle rampa un tout petit peu pour se jeter dans ses bras et le serrer fort, allant chercher le contact de ses lèvres. Les vapeurs d’alcool se mélangeaient, se confondant dans une douceur d’amour désordonnée. Mia avait besoin de son contact, de sa chaleur. Elle avait besoin de s’abandonner un peu pour mieux oublier, se convaincre que cet homme l’aimait et ne lui voulait aucun mal, c’était juste une erreur. Une erreur qu’elle voulait oublier en retrouvant la caresse de ses mains sur elle, en cherchant l’alchimie des corps pour seule arme de guérison. Alors, ses doigts ôtaient chaque once de vêtement qu’il portait avec un empressement habituel. Elle le désirait. Elle le voulait en elle. Elle voulait se nettoyer de ce chagrin en compensant par l’amour physique comme ils savaient si bien le faire entre soupirs désordonnés et extase guérisseuse. A même le souffle. De façon brut. Rien ne comptait plus que la seule faculté de dire pardon et de savoir pardonner, de le serrer fort à s’en rompre les os. Elle l’aimait et c’était amplement suffisant. Pour l’instant. Elle aimait et entendre ses grognements rauques suffisait à apaiser son âme endolorie. Jusqu’à l’excès, jusqu’à ce qu’elle put reprendre son souffle, le cœur battant comme un fou, tandis qu’elle le fixait d’un œil hagard, la respiration haletante : « Je t’aime Raph’. Je t’aime et je n’aimerais que toi. Je te promets aussi de ne plus jamais sortir seule, de rester avec toi tout le temps. C’est toi que j’aime. Pour toujours. Je veux qu’on se marie, qu’on fonde une famille, qu’on soit ensemble, sur cette moto, je veux que tu m’emmènes au bout du monde. » Elle déposa un baiser plein de fougue contre les lèvres de l’autre et ajouta « Je t’aime et je te veux pour toute la vie.. Il n'y a que toi... et il n'y aura que toi, je t'en fais la promesse. »
Le regard brillait d'amour, le temps d'un répit.
Avant que ne survienne la prochaine...
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« I saw the good in all of your bad » ∞ Mia ♥
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