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 I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]

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Héloïse Bennett
Admin bisounours
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DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2016
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MessageSujet: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Jeu 6 Oct - 23:18

 
J'empile quelques cartons dans l'ascenseur et l'envoie en haut. Je crois qu'on a tout monté. Lulla est en haut et je dois lui envoyer les derniers cartons restants. Chose faite. Je monte les escaliers en courant arrivant au troisième étage de l'appartement où nous nous trouvons. "Voilà les derniers cartons arrivent!" Mon sourire est radieux et pour cause, nous emménageons dans notre appart' et je sens que cette colocation va beaucoup m'apporter. J'adore Lulla. C'est vraiment une amie que j'apprécie énormément et avec Elsa, elles sont des amies inestimables à mes yeux. Avec Lulla, c'est la force tranquille et on s'entend bien pour ça. L'idée de vivre ensemble nous est venu naturellement parce que nous fonctionnons ainsi. On ne se prend pas la tête, l'une n'essaye pas de diriger l'autre. Et ça c'est plus qu'appréciable. Là, nous avons trop bien géré le déménagement et il faut dire que mon père et mon grand père nous ont bien aidé. J'ai une famille en or. Et ils nous ont aidé à monter les meubles et les lits. Le plus important est fait. Maintenant, il faut juste déballer les cartons et tout ranger. Je sens que ça va être difficile. Mais il faut du courage et de la motivation! En attendant, les deux hommes de ma vie semblent près à partir. "On vous a mis le canapé comme vous le voulez. J'ai resserré les vis des poignées de fenêtre car elles tremblaient un peu. Et ton grand père a vérifié l'électricité, tout est sécurisé. Mais fais gaffe à Panpan qu'il aille pas dévorer les fils. Il ne faudrait pas qu'il te retienne la caution au cas où." Je le fixe incrédule comme s'il m'avait giflé. "Mais papa, j'ai éduqué mon lapin. Il ne mangera pas les fils!" Il me sourit comme il sait si bien le faire. Le regard empli d'amour et de confiance. Mon papa est un être merveilleux et je crois que je ne pouvais rêver. Il a toujours fait en sorte de m'encourager et d'être présent pour moi. "Alors dans ce cas, je n'ai plus qu'à vous souhaiter courage pour tout déballer et ranger. Nous, on y va ou ta grand mère va rouspéter!" Et après moult embrassades et de conseils du style "n'oubliez pas d'éteindre la lumière avant d'aller vous coucher" conseil que je juge ô combien peu nécessaire, ils ont fini partir. Et nous nous retrouvons toutes seules. Je regarde Lullaby et tout à coup, la vérité se révèle dans toute son intégralité. "Lulla... Nous sommes chez nous..." Je regarde autour de nous, réalisant que cet appartement sera le nôtre, qu'on va y vivre, que la colocation sera géniale tout simplement, qu'en étant près de la fac, on aura plus besoin de prendre des transports ou la voiture, que je pourrais plus facilement me rendre à la Maison d'Edition. Forcément, la joie est immense et je la laisse exploser, faisant sursauter le lapin dans sa cage. Je sautille en hurlant et en la prenant dans mes bras. "Oh mon dieu, c'est trop génial!!!" Ett je crois que je réalise par la suite que notre joie sera de courte durée. Maintenant, il nous faudra déballer et tout ranger.
Je sens qu'on va mourir.

Moult rangements plus tard

Mon dieu... Je n'en peux plus. Je crois qu'on avait un regard plus que vitreux quand on a ouvert le dernier carton. On a bien bossé ceci dit, nous relayant du mieux qu'on pouvait, descendant les cartons à la poubelle. Finalement, tout est rangé, en place. Je ne sais pas quelle heure il est là mais il doit être aux alentours de vingt et une heure. On a commandé du chinois entre temps et je pense qu'il est temps de faire une pause dès lors qu'il sonne à la porte. Je vais ouvrir, réceptionne la commande. Je paye avant de refermer la porte avec un grand sourire. "A taaaable!" J'ajoute en amenant le tout dans le salon. Je pose notre repas sur la table basse, déballant les paquets où trône notre nourriture. L'odeur qui s'en échappe me met l'eau à la bouche et j'ai vraiment hâte de manger. Je pourrais manger un ours entier à ce rythme là! En attendant que Lulla vienne se poser pour manger, j'en profite pour ouvrir la cage de mon lapin. D'abord, il inspecte la pièce de manière prudente avant de poser une patte, puis l'autre. Et le voici en train de gambader sur le sol, venant quémander une caresse. Puis, une fois qu’il a eu des gratouilles derrière les oreilles, le voici qui repart dans son exploration. J’accueille Lulla avec un grand sourire lorsqu’elle arrive. "Je crois que Panpan est super heureux d’être ici ! Et moi aussi." Je finis par ajouter avant de prendre une nem au poulet que je croque. "En tout cas, je meurs de faim. Mine de rien, ça creuse les déménagements. J’avais connu cela et heureusement que nous avons eu de l’aide. Parce que je crois qu’à deux, on aurait eu du mal à nous en sotir." Je ris légèrement, croquant de nouveau une bouchée. "Par contre, je crois que demain, nous n’aurons plus de bras. Parce que je ne sais pas pour toi mais j’ai des fourmis. Ça brûle." Et pourtant, malgré cela, je peux juste confirmer que je suis super heureuse. Finalement, les choses évoluent dans ma vie. Je suis une stagiaire rémunérée, je suis mes études en même temps, je fais le boulot qui me plait. Bref, tout semble me sourire en dehors de mon maître de stage me faisant un peu trop tourner la tête. Je dirais que c’est la seule ombre à ce tableau idyllique.
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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Ven 4 Nov - 22:13



   
   Héloïse & Lullaby
   I will always be here for you

J
e crois que c’est un des plus beaux jours de ma vie et pourtant j’ai le visage rouge, des gouttes de sueur qui dégoulinent sur ma nuque et les bras en feu. Je ne suis clairement pas une sportive et même si la famille d’Héloïse est venue nous prêter main forte, le simple fait de porter les cartons de l’ascenseur jusqu’à la porte de l’appartement m’a achevée. Pourtant, je suis aux anges car aujourd’hui j’emménage avec l’une de mes meilleures amies, si ce n’est la meilleure… Bon et un lapin aussi mais je suis certaine que nous nous entendrons parfaitement bien s’il ne vient pas tous les matins me chatouiller avec ses moustaches. Ma copine qui pourtant est un vrai rat de bibliothèque monte les escaliers quatre à quatre pour venir me rejoindre, l’air plus pimpant et plus épanouie que jamais. Elle a trop d’énergie, c’est presque flippant, moi je rêve simplement de m’allonger dans mon lit… Enfin, ça c’est mon corps qui en rêve, dans ma tête, je suis tout autant enthousiaste que ma copine, j’ai envie de sauter partout. Une nouvelle vie commence pour nous deux, je laisse derrière moi ma solitude et profite enfin pleinement des plus belles années qui s’annoncent pour toutes les deux. Si je regarde en arrière, j’en ai fait du chemin depuis que je suis arrivée à Los Angeles. Il faudra absolument que j’invite Ezra à diner pour qu’il voit ce sublime nouvel appartement, c’est un peu grâce à lui tout ça et je veux lui montrer une fois de plus à quel point je lui suis reconnaissante. Je rends son sourire à Héloïse lorsqu’elle débarque sur le palier du troisième étage mais ne peut réprimer un soupir de soulagement en apprenant que les cartons qui arrivent sont les derniers. J’ouvre pour la dernière fois la porte de l’ascenseur en rassemblant tout mon courage et tout en bloquant ladite porte avec mon pied, je fais glisser les cartons dans le couloir.

Je sais que notre déménagement est loin d’être terminé mais voir tous les cartons enfin dans l’appartement, un certain nombre de meubles déjà montés et certaines pièces qui commencent à prendre forme me rend optimiste pour la suite des événements, le plus dur est derrière nous. La famille d’Héloïse s’apprête à partir et je reste un peu en retrait alors qu’ils font leurs adieux, ne pouvant m’empêcher de pouffer de rire lorsque le sujet du lapin arrive sur le tapis. Je ne l’ai pas encore dit à Héloïse mais j’ai acheté plein de protection pour fils électriques spécialement pour les protéger des attaques de sa bestiole. J’ai accepté de cohabiter avec cette boule de poil parce que c’était la boule de poil d’Héloïse mais j’aurais tout aussi bien pu m’en passer, j’espère qu’elle est prête à faire des concessions à ce sujet pour que nous puissions vivre en harmonie. Au moment où les deux hommes prennent congé je m’approche quand même pour les saluer, les serrant dans mes bras tour à tour. « Merci encore pour votre aide, nous n’y serions jamais arrivé sans vous. » Je reste cordiale, non pas que je ne souhaite pas me rapprocher de la famille de mon amie, bien au contraire, mais j’ai toujours été mal à l’aise avec les adultes, certainement parce que ma propre famille m’a tellement déçue que j’ai tendance à garder mes distances ou à ne pas trop savoir quel comportement adopté. Je n’ai pas reçu une éducation optimale et j’ai peur de faire un faux pas devant la famille de ma nouvelle colocataire. Une fois que nous nous retrouvons toutes les deux, je peux me détendre un peu et même rire aux éclats lorsque mon Héloïse laisse éclater sa joie. J’avais peur qu’elle soit triste à l’idée de quitter le domicile familial mais force est de constater qu’il n’en est rien, elle a l’air au top de sa forme. « Bienvenue chez nous très chère colocataire. » Je lui chuchote à l’oreille en la serrant dans mes bras. J’ai presque envie de pleurer tellement je suis heureuse, mais la perspective de déballer les cartons qu’il nous reste est tout de suite moins enthousiasmante.

Les heures passent à une vitesse folle et nous ne nous sommes pas arrêtées une seule seconde. Nous avons déballé un certain nombre de cartons et notre appartement commence à être parfaitement à notre image. Bon, sans doute un peu plus ordonné que si je l’avais habité seul mais je pourrais toujours mettre le bazar dans ma chambre et puis ça me ferait du bien d’être un peu moins tête en l’air et désordonnée. Je suis en train de terminer de déballer un carton de fringues lorsque j’entends la sonnette de la porte d’entrée retentir pour la première fois. Héloïse se précipite et je suis persuadée qu’il s’agit du diner sinon jamais elle ne pourrait courir aussi vite… Mon dieu, je ne peux m’empêcher de lui envoyer des piques mêmes mentalement. En plus, je ne suis pas mieux, rien que l’idée que je vais pouvoir manger dans quelques secondes me donne des ailes. En entendant ma nouvelle colocataire m’appeler pour manger, je me dépêche de me débarrasser de ce carton en vidant littéralement son contenu dans un tiroir que je ne peux fermer qu’au prix d’efforts surhumain. Promis je viendrais le ranger après manger, enfin si je n’oublie pas. Je débarque dans le salon comme une furie. « Putain j’ai trop faiiiiim ! » Je remarque Panpan juste à temps avant de l’écraser et me baisse à sa hauteur pour lui faire une petite caresse histoire de me faire pardonner, il ne se défile pas et je suis agréablement surprise, on va peut-être être copains finalement. « Ça sent tellement bon ! On aurait dû commander pour quatre, on en aura jamais assez là. » Héloïse a déjà commencé à déballer nos plats et je m’assois à côté d’elle pour lui prêter main forte, je limite et attrape un nem que je trempe allégrement dans la sauce avant de le porter à ma bouche. Je prends le temps de mâcher et d’avaler à lui répondre. « C’est sûr qu’il sera heureux, il va pouvoir gambader partout. Tu penses qu’il va s’habituer vite à sa nouvelle maison ? Il n’a pas l’air d’avoir peur. » Je n’y connais rien aux animaux, j’ai pourtant failli avoir un chat chez moi, mais heureusement notre projet de colocation est arrivé avant que je me lance dans l’aventure. Je ne pense pas que la cohabitation chat-lapin soit idéale. « T’imagines si on avait dû monter les meubles ? On aurait sûrement dû dormir dans le même lit cette nuit parce qu’on n’aurait pas réussi à monter les deux. » Pour ma part, j’ai récupéré beaucoup de meubles provenant de mon ancien appartement dont tous ceux de ma chambre mais il a fallu tout démonter pour les faire sortir de chez moi et ça n’a pas été une mince affaire. « Il faut prendre une aspirine avant d’aller se coucher, quand j’allais à la salle de sport avant, mon coach m’avait conseillé de faire ça, il parait que ça aide les muscles à se détendre avant de s’endormir et ça évite les courbatures du lendemain… Mais je t’avoue que je souffre, là, j’ai les bras en compote. » J’ai l’impression qu’ils vont se décrocher quasiment. J’attrape un autre nem dans la boite, je mange super vite mais j’ai vraiment super faim, au pire j’irais me chercher une pizza après le diner. « Il nous reste encore beaucoup de trucs à faire ce soir ? » J’ai beau être la plus expérimentée en matière d’appartements et de déménagements, Héloïse reste le cerveau de l’organisation et je n’hésite pas à m’appuyer sur elle lorsqu’il s’agit du planning. « Demain j’ai cours que l’après-midi et mon émission n’a lieu que le soir, si tu veux je pourrais profiter de ma matinée pour faire des courses, ça nous évitera de manger McDo pendant les trois prochaines semaines. Il y a un supermarché plutôt pas mal pas très loin, j’y allais déjà quand j’étais à mon ancien appart. » Je ne suis pas très loin de mon ancien lieu de résidence et j’en suis ravie, ce quartier est absolument parfait et j’aurais eu du mal à m’excentrer après avoir goûté aux joies d’avoir tout à proximité de chez soi. On va être tellement heureuses ici.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Mer 23 Nov - 21:42

Je ressens une immense satisfaction de me dire que tout est en place, nous sommes enfin en place, chez nous. Le vent de l’indépendance me frappe de façon agréable aux oreilles. Je suis assez fière de moi, de voir comment je me débrouille bien. Et puis, l’appartement est vraiment bien. Lullaby, qui s’y connaît bien, a vraiment déniché un super beau chez-nous. On va être super heureuse je le sens. Qui plus est, nous nous entendons bien et j’en suis certaine que nous serons les meilleures colocs du monde. Il faut dire que, pour ma part, je suis pas quelqu’un de bruyant, j’ai juste mon lapin mais il n’est pas non plus le pire des animaux. Au contraire, il gambade un peu de partout, curieux, sans forcément là où il y a des fils : je lui ai déjà appris que c’était interdit, on ne va pas là où Maman dit non. Alors, il se contente d’aller un peu partout, y compris vers Lulla. Et cette fois-ci, je suis heureuse de voir qu’il ne prend pas la fuite lorsqu’elle le caresse doucement. Ça me rend encore plus joyeuse. Oui, je pourrais presque me mettre à danser. « Oh, il va s’y faire ! Chez mes grands-parents, il y avait leur jardin mais on verra comment il va s’y habituer ici. Et puis, comme j’irais les voir assez souvent, je l’emmènerais avec moi. Il sera content de les revoir. Il est très intelligent. » J’ajoute non sans une once de fierté. Mon lapin se rapproche de moi et je lui tends une pousse de soja qu’il se met à grignoter avant de commencer, moi aussi, à manger. Car j’ai très faim et j’ai mal partout aussi, ce que je ne peux m’empêcher de dire. Je vais être fraîche pour aller à mes cours. Mais Lulla semble avoir la solution miracle quand elle me parle de prendre une aspirine avant d’aller dormir. « Je ne connaissais pas du tout cette technique. Mais tu as raison, je vais l’essayer alors... » Réfléchissant et mastiquant en même temps, je demeure silencieuse avant d’ajouter: « On en a au moins? » Parce qu’il est vrai que prendre des medicaments n’a pas été mon idée première. Aussi, suis-je donc sceptique mais je pense que Lulla, vu comme elle s’y connait, doit certainement en avoir.

On continue de manger et mon amie – où devrais-je dire ma colocataire – me demande ce qu’il nous reste à faire. « Il doit nous rester quelques cartons devant la porte d’entrée mais je crois que ce sont des broutilles, comme des dvd, ma collection de Pop, et des objets de décoration. Le plus important a été fait. Ce qui est déjà pas mal.. » J’ajoute avec un petit soupir de satisfaction, continuant de dévorer avec gourmandise le repas chinois. C’est vraiment délicieux en tout cas. Les mets sont savoureux et je suis vraiment contente. C’est alors que mon amie se propose d’aller faire les courses demain matin. Et je suis d’accord avec elle : il est hors de question de manger McDo tous les jours. « Je peux te faire une confidence? » Je lui demande timidement en enfoncant mes lunettes contre mon nez. « Quand je rentre dans un Mcdo, en general, j’ai une très grosse envie de vomir rien qu’en sentant l’odeur de la friture. Et c’est drôle parce que ma sœur, Molly, elle adore ça. Mais elle réussit tellement mieux les hamburgers maison. » Puis, me rappellant que ce n’est pas le sujet, je m’empresse d’ajouter: « Enfin.. Tout ça pour dire que je suis d’accord et demain je viens avec toi! J’ai un cours qui n’est pas trop important et je tiens à ce que nous fassions les cours pour la première fois, ensemble. Qui plus est, tu m’aiguilleras sur ce qui est mieux d’acheter. » Oui, puisque vivant chez mes grands parents avec mon père, les courses n’a jamais été mon fort, comme faire la cuisine ou le ménage aussi. Mais ce n’est pas que je ne voulais pas hein, mais vivez avec une mamie et vous verrez bien ! Avec la mienne, il est impossible de faire une quelconque tâche ménagère, elle pense tout le temps que nous sommes fatigués ! « D’ailleurs, tu penses qu’il faudra faire une pendaison de crémaillère? » Je me demande, soucieuse. Il faut dire que je n’ai pas beaucoup d’amies, pourtant, en y réfléchissant, je me dis que je pourrais inviter mon amie Elsa ainsi que ma copine Ashley rencontrée chez Elsa. Et puis, est-ce que mon patron viendrait si je l’invitais ? A mon avis, non… Vu comment il doit me détester maintenant, pourtant, ça m’aurait fait plaisir de lui montrer ce que son contrat proposé aura permis de faire. C’est grâce à lui si je peux prendre mon indépendance. Cette idée me démoralise un peu et je me mets à rire, pour rester sur le ton de la plaisanterie : « On invitera mon patron! Après tout, c’est grâce à lui que je peux enfin prendre mon indépendance! Tu imagines s’il dit oui ?? ça fera la une des journeaux « Matthew McGregor, invité dans la pendaison de crémaillère de l’année » » Oups.

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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Mer 14 Déc - 19:04



   
   Héloïse & Lullaby
   I will always be here for you

N
otre installation est quasiment terminée et j’avoue que je suis soulagée d’en avoir pratiquement fini avec tout ça. Nous nous en sommes bien sorties pour un début et je suis plutôt fière de nous. Certes, ce n’est pas la première fois que je dois aménager un appartement, j’ai été très rapidement indépendante et après mon sauvetage j’ai toujours vécue seule, excepté lorsque j’ai habité chez Ezra un petit moment en arrivant. Mais justement, c’est tout nouveau pour moi aussi cette histoire de colocation, avoir quelqu’un à qui parler quand je rentre du boulot, un appartement bien plus grand avec un vrai salon spacieux et deux chambres très correctes, et toutes les nouveautés qui vont forcément nous tomber dessus au fil des jours me fait incroyablement plaisir. Je n’aurais pas pu rêver meilleure colocataire. « Oh, il va s’y faire ! Chez mes grands-parents, il y avait leur jardin mais on verra comment il va s’y habituer ici. Et puis, comme j’irais les voir assez souvent, je l’emmènerais avec moi. Il sera content de les revoir. Il est très intelligent. » Il ne faut surtout pas que j’oublie que j’ai deux colocataires en réalité, Pompon nous suit déjà partout, certainement parce qu’il est un peu inquiet de ne pas reconnaitre son chez lui et je dois reconnaitre que je l’aime bien cette boule de poil. Evidemment, j’attends de voir son comportement avant de me réjouir mais pour le moment, il a l’air plutôt bien élevé ce qui n’est pas très étonnant connaissant un peu Héloïse. « Ne t’inquiètes pas, on fera en sorte que tout le monde se sente bien aussi, Pompon y a totalement sa place. » Je sais à quel point ce lapin compte pour Héloïse et puis ça lui fait un point d’ancrage dans l’inconnu. Après tout, elle n’a jamais vécu par elle-même jusqu’à aujourd’hui et je tiens absolument à ce que ce soit une expérience positivement enrichissante pour elle. Alors j’essaie de me montrer rassurante et à l’écoute ce qui n’est pas difficile avec Héloïse, c’est ma meilleure amie et ma colocataire, je veux être là pour elle, ça me parait normal et surtout primordial. « Je ne connaissais pas du tout cette technique. Mais tu as raison, je vais l’essayer alors... » Si en plus elle me donne l’opportunité de lui donner dès maintenant des astuces utiles, c’est mieux que ce que j’aurais pu espérer. Je suis super heureuse de pouvoir lui venir en aide sur ce coup-là, d’autant plus que c’est une de mes techniques favorites pour éviter de rester coucher pendant trois jours le lendemain d’une reprise sportive. Je trouve que ça marche plutôt bien. « Généralement j’en prends quand je vais courir en septembre après avoir passé les deux mois d’été en mode farniente sur la plage… Sinon le lendemain quand je me réveille, je peux même pas m’extraire de mon lit tellement j’ai mal partout. » C’est rassurant n’est-ce pas ? Ça promet pour la matinée demain, surtout si on doit faire les courses pour la maison et donc se ramener avec des sacs énormes et super lourds. Heureusement, le supermarché est à deux pas et nous avons un ascenseur, mais je sens déjà que ça ne va pas être une partie de plaisir. Je suis une petite nature, que voulez-vous. « On en a au moins ? » Bonne question, je pense que oui, mais j’avoue que je n’ai pas vérifié. Ce serait con qu’on en ait plus quand même. J’avale la dernière bouchée de mon nem, essuie rapidement mes doigts sur une serviette en papier et je me lève, on ne peut pas laisser cette question en suspens. « Je vais verifier ! » Je pars fouiller dans mes affaires de toilettes que j’ai laissé dans un carton sur mon lit. J’ai vidé toute mon armoire à pharmacie dedans et si j’ai de l’aspirine, elle est forcément là. Je ne fouille que quelques secondes avant de trouver ce que je cherche et je retourne triomphante auprès de ma colocataire, avec la boite entre les mains. « Oui, j’en ai ! J’ai pris toute mon armoire à pharmacie sans même faire du tri, en fouillant j’ai même trouvé une pommade spéciale pour les doigts que j’avais acheté lorsque j’avais voulu accrocher une étagère au mur de mon ancienne chambre, je m’étais tapée dessus avec le marteau, ça faisait trop mal… Si jamais on a des travaux à faire, promets-moi de ne pas me laisser gérer ça toute seule. » Je plaisante bien sûr, mais ça reste un souvenir douloureux pour moi. Je suis débrouillarde, c’est vrai, mais j’ai mes limites.

J’avale mon repas avec bonheur mais je me rends bien compte que nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Il nous reste un certain nombre de choses à faire avant de pouvoir vraiment nous reposer et même si j’aimerais profiter de ce moment de détente, je ne peux m’empêcher de repenser à l’insurmontable masse de travail qui nous attend encore. « Il doit nous rester quelques cartons devant la porte d’entrée mais je crois que ce sont des broutilles, comme des dvd, ma collection de Pop, et des objets de décoration. Le plus important a été fait. Ce qui est déjà pas mal. » Héloïse me rassure en disant que nous avons fait le plus gros, elle qui est hyper exigeante avec elle-même ne dirait pas ça si ce n’était pas vrai. Je suis soulagée, cette journée a été éprouvante et l’envie de me glisser dans mon lit est bien présente, je crois que je pourrais dormir vingt-quatre heures d’affilées. « Ta collection de quoi ? » Je vais sûrement passer pour une inculte ou pour une fille qui n’écoute pas ses amis si elle m’en a déjà parlé, mais ça m’intrigue cette fameuse collection de Pop, je ne vois pas du tout ce que ça peut être. Je suis sûre que je vais en apprendre davantage sur Héloïse maintenant que nous vivons toutes les deux et ce n’est pas plus mal, ça me fait plaisir de pouvoir la découvrir davantage. « Je peux te faire une confidence ? Quand je rentre dans un McDo, en général, j’ai une très grosse envie de vomir rien qu’en sentant l’odeur de la friture. Et c’est drôle parce que ma sœur, Molly, elle adore ça. Mais elle réussit tellement mieux les hamburgers maison. Enfin... Tout ça pour dire que je suis d’accord et demain je viens avec toi ! J’ai un cours qui n’est pas trop important et je tiens à ce que nous fassions les cours pour la première fois, ensemble. Qui plus est, tu m’aiguilleras sur ce qui est mieux d’acheter. » Je ne peux m’empêcher de rire, elle est tellement mignonne avec son histoire de friture, mais ça ne m’étonne pas qu’elle soit le genre de personne qui n’aime pas manger au McDo, j’aimerais trop lui ressembler en fait, ça permettrait certainement de faire revenir mes hanches à une taille acceptable. « Oh t’as trop de chance ! Moi je crois que je pourrais manger au McDo tous les jours, mais je ne suis pas certaine que mon corps apprécierait, je deviendrais très rapidement obèse et je préfère éviter. Mais si tu veux je n’en ramènerai pas ici, comme ça tu n’auras pas envie de vomir à cause de l’odeur. » J’espère qu’elle dira qu’elle préfère que je n’en ramène pas effectivement, ça me donnera une bonne raison pour pas prendre McDo à emporter au moins une fois par semaine quand je rentre du boulot, parce que ça m’arrive très, très, très, très souvent et je sais que ça ne joue pas en ma faveur. Mais c’est tellement bon ! Je ne peux pas m’en empêcher. « En tout cas, t’inquiètes pas, je suis devenue une pro des courses, je fais même la collection des coupons de réduction que je trouve dans les magazines, il n’y a pas de petites économies. » Cela dit, je sais qu’il faut que je me calme à ce sujet. Certes, ce n’est pas très grave d’être peu dépensière mais je sais que ça résulte du traumatisme vécu lorsque j’ai dû dormir dans la rue, faute d’avoir assez d’argent pour me payer une chambre d’hôtel. Maintenant, j’ai tendance à tenir un compte très précis de mes dépenses par peur d’arriver dans le rouge, ça ne doit jamais se produire. Déjà le mois dernier, lorsque j’ai dû payer la caution pour l’appartement, mon compte bancaire faisait un peu la gueule, alors je dois faire attention. « D’ailleurs, tu penses qu’il faudra faire une pendaison de crémaillère ? » Cette idée est géniale ! Bien sûr qu’il faut faire une pendaison de crémaillère, ça serait super ! En tout cas, moi ça me fait envie, on s’amuserait bien, j’en suis persuadée. « Oh oui, excellente idée ! Je ferais des petits-fours ! J’adore faire des petits-fours… » Si on fait une fête dans notre appartement, je vais en profiter pour montrer mes talents inexistant de cuisinière. Je suis nulle à chier dans ce domaine mais ça pourrait être très drôle. « On invitera mon patron ! Après tout, c’est grâce à lui que je peux enfin prendre mon indépendance! Tu imagines s’il dit oui ?? Ça fera la une des journaux « Matthew McGregor, invité dans la pendaison de crémaillère de l’année. » » Pendant une fraction de seconde, je reste interloquée… Matthew McGregor ?! C’est Matthew McGregor son patron ? Non ! Sans rire ?! Je suis sous le choc. « C’est vraiment pour lui que tu bosses ? Mais… mais… » Je la regarde avec les yeux grands écarquillés. « Mais il est pas gay du tout ! » Bah oui, c’est quand même une information capitale.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Sam 24 Déc - 8:11

Horreur et damnation! Je manque m'étouffer quand Lullaby parle de mon lapin. Je tilte sur l'écorchage de son identité me faisant saigner les oreilles. Oh que c'est douloureux!. « Naooon! C'est Panpan pas Pompom! Déjà que je connais un triple imbécile qui l'appelle Pinpin.. » J'ajoute en levant les yeux au ciel, à moitié amusée. Que Lullaby fasse l'erreur, ça passe mais que ce soit mon patron, ça l'est moins. J’en suis sûre que parfois, il fait exprès dans le seul but de me voir protester. Enfin… désormais, il ne fait plus rien et c’est tant mieux finalement. Pour Lulla, ce n'est pas grave et au moins, la colocation se passera au mieux si elle connaît bien les bonnes bases : Panpan est tellement intelligent qu'il risquerait de péter un câble s'il l'entendait l'appeler ainsi. Je continue de manger avec appétit, vraiment très contente de cette journée. Bien sûr, j’ai bien peur d’être couverte de courbatures à force d’avoir monté ces meubles et ces cartons. Mon amie se révèle généreuse en allant me chercher des aspirines. Elle m’en amène et je la remercie d’un signe de tête ayant la bouche pleine. Je l’écoute et ne peut m’empêcher de pouffer lorsqu’elle me parle d’un coup de marteau sur son doigt. « Déjà que je me prends tout ce qui se trouve devant mon chemin.. Alors je n’imagine pas les dégâts si je prenais un marteau.. » Je me mets franchement à rire. « Je serais capable de péter le mur du voisin. Ou de casser quelque chose nous appartenant.. » Marquant une pause, mon visage n’est qu’une petite moue dépitée jusqu’à ce que je finisse par ajouter d’une voix amusée : « Je pense que le mieux, c’est de demander à mon père de venir planter un clou. Il s’en sortira bien mieux que nous ! » Et j’en suis convaincue, mon papounet est le plus fort ! Avec Lulla, je crois que nous sommes douées pour ranger et pour essayer de voir ce qu’il reste encore à faire. Néanmoins, je la rassure en lui confirmant que tout est pratiquement fini, lui disant ce qu’il me reste chez moi. Quelques bricoles et mes figurines d’amour. Visiblement, elle ne connaît pas. « Mes Pop ! Ce sont des figurines à l’effigie d’un héros de cinéma ou de série… Toi, je crois que je vais te faire découvrir Netflix.. Oui, je suis une accro au série, j’aime regarder en faisant les devoirs d’ailleurs…Attends je vais t’en amener ! » Et d’un bond, je me lève et vais farfouiller dans ma chambre pour en sortir une petite caisse dans laquelle se trouve toutes les figurines. Je lui en sors quelques unes « Ce que j’aime dans ces figurines, c’est qu’elles ne sont pas forcément ressemblantes mais elles sont mignonnes et puis bah… » Je bafouille un peu, rougissante. « Je suis un peu geek tu sais … Alors tout ces trucs là, ça me plait… » Je finis par ajouter la laisser voir ce que c’est et retournant à mes nems.

La conversation suit son cours et le fait de discuter avec elle suffit à me donner une pêche d’enfer. Je sens que cette colocation va se passer à merveille : on s’entend si bien il faut dire. Tout est facile. Nous sommes motivés. Et de surcroit, je ne suis pas une personne chiante, je m’adapte à tout. Aussi, Lulla ne pourra pas dire que je glande. C’est pas dans mes habitudes. D’ailleurs, nous sommes déjà en train d’établir comment se passera pour les courses et je lui fais la confidence de ne pas aimer McDo. Il faut dire que l’odeur du graillon ne m’a jamais plu. Aussi, suis-je pas la fanatique de ce genre d’endroit mais apparemment, ma coloc c’est le cas. Même que je trouve adorable de ne pas ramener de mcdo ici, c’est juste adorable, sauf que je me sens gênée pour le coup « Mais non !! Si tu veux te prendre McDo, ne te gêne pas pour moi voyons ! L’odeur est supportable quand c’est ici. C’est surtout sur place… Je déteste quand j’en sors de sentir si fort… On dirait que j’ai mangé la tête dans la friteuse ou que je me suis jetée dans les hamburgers. » Et je rigole parce que c’est vrai, en plus, ça s’imprègne sur mes vêtements. Et qui plus est, il y a toujours un monde fou à chaque fois, je suis sidérée de voir combien aux Etats-Unis comme en France, ils aiment la mauvaise nourriture.

Enfin, ce ne sont que des détails, mais je ne me fais aucun souci avec Lullaby. Elle s’y connaît visiblement mieux que moi dans l’indépendance et de ce fait, je lui fais complètement confiance. Je n’ai aucune crainte qu’elle saura bien faire et aussi m’apprendre. « On apprendra à cuisiner ensemble… Parce que je t’avouerais, que je suis peu douée… Enfin disons qu’avec ma grand-mère, je n’ai pas trop eu l’habitude de faire quoi que ce soit.. » Dit comme ça, je ressemble à une bourgeoise mais c’est vrai. Faire la cuisine avec ma mamie, c’est une horreur. Elle est constamment derrière moi, à vérifier si j’ai bien fait fondre le beurre ou si les légumes ont été bien coupés. Une horreur ! Et pourtant, dieu sait combien j’aime ma mamie. Mais en cuisine, c’est le diable et j’évite. Pourtant, il faudra que j’apprenne surtout que j’évoque l’idée de faire une crémaillère. Bien sûr de mon côté, je n’ai pas foule d’amis. Je pense que je pourrais inviter Elsa, ma sœur et quelques copines de classes. Mais le nombre s’arrêtera bien vite. Je ne suis pas entourée de milliards de personnes et tant mieux d’une part. N’ayant pas de temps à leur consacrer entre le boulot et les études, c’est bien mieux ainsi après tout. Ma coloc est emballée par une crémaillère et se propre d’emblée de préparer les petits fours. J’acquiesce réfléchissant toujours à la liste des invités. Pour une raison que j’ignore, mes pensées vagabondent vers mon patron et je propose de l’inviter. D’ordinaire, j’avais caché l’identité à Lullaby parce que je voulais préserver l’aura de chance, de ne pas se dévoiler trop. Et là, peut-être parce que nous sommes en froid, qu’en ce moment c’est difficile au travail, je lâche la bombe. Je ne m’en aperçois même pas tant je suis un peu tristoune de me retrouver dans cette situation. Je parle avec détachement ne remarquant même pas le trouble de ma coloc. Quand elle demande si c’est vraiment pour lui que je bosse, mon visage se redresse pour l’observer d’un air surpris « Qu… Qui ? » Je demande sans trop comprendre le temps de quelques secondes. Les méninges, cependant, se remettent bien vite en route et je finis par tout comprendre. « Oh… Ah… Ouais. » J’acquiesce en haussant les épaules et en enfournant un nem entier dans ma bouche. C’est une mauvaise idée parce que la seule chose que ma meilleure amie trouve à dire, c’est que Matthew n’est pas gay. MERCI DU RENSEIGNEMENT hein !!!! Je m’étouffe dans mon nem, commençant à tousser pour ne pas mourir. Je me reprends bien vite. « Oui, c’est vrai.. Il n’est pas gay. » Mes sourcils se froncent et j'ajoute d’une voix froide. « C’est un connard. » C’est si rare que j’insulte ou que je dise des gros mots. En general, je suis assez douce et docile. Mais là, avec ce qu’il se passe, c’est … compliqué. Et j’essaye de l’expliquer tout en prenant un nem dans lequel je plante violemment ma baguette pendant que j’ajoute du voix s’excitant un peu plus, au fur et à mesure que je taillade le nem à coup de baguette. « Vois-tu, si je veux l’inviter... Ce n’est absolument pas par sympathie. C’est juste pour lui dire « regarde triple bouse, tu m’emmerdes au boulot, mais grâce à toi, j’ai pu prendre mon indépendance, alors merci crétin » Et ensuite, j’hésite à savoir si je lui balance un plat dans la figure ou si je lui jette Panpan à la figure !! » Je rigole sans forcément de joie. J’ai juste une imposante douleur sourde à la poitrine. Comment faire cela à cet homme qui, malgré tout, j’aime éperdumment ? Je n’arrive pas à parler en sa présence, lui dire combien je regrette notre froid. Je préfère m’enliser dans cette situation compliquée et ingérable pour moi. « De toute façon, je plaisantais, hein. Franchement, si on l’invite, il va casser l’ambiance. Il est tellement imbu de sa personne qu’il sera capable de critiquer, sans vergogne, ta nourriture… » Je pousse un soupir blase, m’adossant un peu plus contre le rebord du canapé et fixant le vestige du cadavre de nem tué à coup de baguettes. « C’est dur la vie parfois… Mais j’ai vraiment envie de la faire cette crémaillère. Ce sera super j’en suis sûre ! » Et sur ces mots, je me redresse juste histoire d’attraper la main de ma Lulla de la lui serrer avec affection.

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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Sam 14 Jan - 5:17



   
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Q
uand je vois la tête de ma nouvelle colocataire, je suis certaine que j’ai dit une connerie et à dire vrai, je commence à paniquer un peu. Je ne veux surtout pas blesser ma copine, surtout pas le premier jour de notre emménagement à deux. Alors forcément, quand elle m’apprend que j’ai seulement écorché le nom de sa boule de poil, je dois me mordre l’intérieur des joues pour ne pas exploser de rire. Par miracle, j’arrive à garder mon sérieux ce qui est plutôt une bonne chose puisque je l’aurais certainement vexée. « Pardon Panpan, je ne voulais pas écorcher ton prénom. » Dis-je avec un sérieux qui me surprend moi-même et pour éviter de rigoler, j’attrape un bout de nem que je fourre dans ma bouche avec une classe discutable. Je suis nulle à chier comme copine parfois, ce n’est pas comme si elle m’avait demandé de retenir trois millions de trucs quand même et son lapin, elle en parle tout le temps. Je ne prends pas la peine de demander qui est le triple imbécile qui fait encore pire que moi, espérant simplement être tirée d’affaire grâce à mes jolies excuses. Parler travaux est nettement plus amusant car pour le coup, il n’y en a pas une pour rattraper l’autre ce qui est plutôt amusant. « Ouais, on va éviter hein, je ne tiens pas à voir la tête rouge du voisin et la fumée qui lui sort par les oreilles, en plus je suis nulle pour gérer les conflits alors mieux vaut l’avoir comme pote et pas comme ennemi. » Je précise. Et puis l’idée de faire intervenir le papa de la jeune fille ne me déplait pas, j’aime l’idée d’avoir des adultes sur qui compter pour que notre chez-nous soit le plus agréable possible. Bon, bien sûr, ils restent les proches d’Héloïse et je n’aurais pas l’idée de faire appel à eux sans elle, mais c’est bien la première fois que je bénéficie d’une telle aide désintéressée si on exclut Ezra et ça me parait primordial. « Excellente solution, j’adhère à deux cent pour cent. » Je suis réellement enthousiaste, c’est sûrement la première fois qu’il y aura des étagères droites dans un de mes appartements, une vraie mini révolution.

Je pensais connaitre Héloïse par cœur mais notre emménagement nous prouve que j’ai tort, j’ai encore beaucoup à apprendre et ça me plait de découvrir ce qu’elle aime. J’ai beau adorer ma copine, pour moi c’était le petit rat de bibliothèque toujours plongé dans un bouquin alors qu’en réalité, elle est pleine de mystère, c’est assez amusant. « Je connais Netflix quand même ! » Certes, je fais un peu femme des cavernes à ce sujet parce que je n’ai jamais trop el temps de regarder une série ou un film alors forcément je ne suis pas abonnée, mais au moins je me renseigne ou en tout cas j’essaie. « Mais je t’avoue que je regarde pas trop de séries… T’es super douée d’arriver à te concentrer sur tes devoirs en regardant tes séries, il faudra que tu m’apprennes. » Certaines personnes sont extrêmement polyvalentes, moi je n’arrive même pas à tenir une conversation téléphonique en me vernissant les ongles de pied, c’est dire. Héloïse est super enthousiaste à l’idée de me montrer ses figurines et elle revient avec une petite caisse qu’elle pose pour sortir ses précieux trophées. « C’est un peu comme une collection alors ? Le but c’est dans avoir le plus possible ? » Je demande, sincèrement intéressée par ce qu’elle me raconte. Je n’ai pas pour habitude de juger les gens sur leurs centres d’intérêts, au contraire ça me permet d’être plus ouverte d’esprit et de connaitre plus de choses. « Et il y en a pour toutes les séries qui existent ? » Comment ai-je fait pour ne pas en entendre parler ? Je dois être sacrément ignorante pour le coup. Heureusement, avec cette cohabitation, je suis sûre que je serais dans peu de temps une vraie amatrice de séries même si je ne l’étais pas du tout auparavant. Il est normal de partager un peu plus ses passions, non ? Enfin en tout cas, c’est comme ça que je le perçois. En plus, en faisant plein de choses à deux, peut-être que nous deviendrons des cuisinières hors pair ! C’est en tout cas ce que laisse sous-entendre ma copine et je dois admettre que l’idée me plait assez. « Oh t’as trop de chance ! Elle cuisine bien ta grand-mère ? » Je crois que je suis jalouse, moi aussi je veux la famille cool de ma colocataire.

Héloïse met un temps infini à se rendre compte de sa boulette et ne semble pas spécialement attristée par l’idée d’en avoir commis une. Malheureusement, je mets carrément les pieds dans le plat en évoquant directement la sexualité du jeune homme ce qui semble la mettre totalement hors d’elle. Cela dit, pour avoir rencontré Matthew McGregor, je trouve le terme plutôt approprié pour le personnage mais je sens que ce ne sont pas de simples paroles en l’air venant d’Héloïse et qu’il s’est passé quelque chose sans que je puisse réellement comprendre quoi. Elle tente de m’expliquer en ravageant un pauvre nem qui ne lui a rien fait de mal ce qu’il se passe entre eux, mais ses explications sont pour le moins confuses et me perdent plus qu’autre chose. Elle dit un peu tout et son contraire ce qui n’est pas rassurant quant à son état psychologique. Elle termine son discours en m’attrapant la main comme si cette dernière pouvait lui apporter le réconfort nécessaire et je serre la sienne à mon tour même si j’ai pas tout pigé. « Attends deux minutes, il va falloir que tu m’expliques un peu mieux là… La dernière fois qu’on s’est vu tu disais qu’il était gay… Maintenant tu sais qu’il ne l’est pas, mais comment tu le sais d’ailleurs ? Et pourquoi c’est un connard ? » Je demande en fronçant les sourcils, chose que je ne fais que lorsque je suis extrêmement concentrée ou que quelque chose m’échappe. « Tu sais je l’ai rencontré quand j’ai voulu aller faire dédicacer mon livre et il a été tellement désagréable que je lui ai limite hurlé dessus… Du coup pour se faire pardonner il m’a offert un café, enfin bref, longue histoire, toujours est-il que je pense plutôt que c’est un gentil qui se donne une image de connard. Tu vois le genre ? » Peut-être qu’il a souffert ou un truc du genre, j’en sais rien moi, mais c’est vraiment l’impression qu’il m’a donné et je veux la partager avec Héloïse, peut-être que ça l’aidera à y voir plus clair. « Mais si vos relations sont à ce point conflictuelles, il vaut sans doute mieux ne pas l’inviter, il t’empêcherait de t’amuser, t’as vu dans quel état ça te met d’en parler ? » J’essaie de jouer les copines sages mais je ne sais pas si c’est la bonne attitude à adopter ni même si Héloïse a envie de parler de tout ça avec moi. « Et tu peux m’expliquer pourquoi tu as tué ce pauvre nem ? » Je demande sur le ton de la plaisanterie cette fois pour détendre un peu l’ambiance.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Mar 24 Jan - 22:22

« Oh mais tu as plein de figurines Pop. Ça représente des personnages de chaque série. Bon après, ce n'est pas très ressemblant mais dans l'idée, tu as toujours un petit détail qui fait que ça te ramènera forcément à la série. Ou le film. Parce qu'il y a des films aussi. Et des jeux vidéos. » Je me mets à rire. « En réalité, il y en a dans tous les sens! Mais tous les films que j'ai adoré, les séries qui m'ont plu, j'ai essayé de les acheter. Tiens ça, c'est facile à reconnaître. » Je lui dis en tendant un Pop. La cicatrice en forme d'éclair, la baguette dans les mains et les lunettes rondes. Si elle ne reconnaît pas, je serais obligée de m'enfuir en courant et de hurler dans tous les sens qu'une personne étrange ne connaît pas Harry Potter ! Je plaisante bien entendu. J'aime beaucoup Lullaby. Et ce que j'apprécie par dessus tout, c'est notre faculté à bien nous entendre. C'est si facile avec elle. Mon amie est une personne adorable et tout autant enthousiaste de partager cette colocation. J'en suis sûre que tout se passera à merveille. Elle est tellement gentille c'est vrai. Et j'en ai la preuve quand nous évoquons les repas, la cuisine. Je suis sincère quand je dis n'avoir jamais cuisiné de ma vie. Il faut dire que ma mamie s'occupe toujours de tout. Et à chaque fois que j'ai tenté de cuisiner, elle n'a cessé d'être derrière mon dos pour me dire « C'est pas comme ci, c'est comme ça, mélange bien. » Tout ce qui peut me faire stresser en somme. Il faut dire que ma grand mère est une cuisinière merveilleuse et Lullaby me questionne à ce sujet. « Elle cuisine vraiment bien ! Quand tu sors de chez elle, tu prends trois kilos si ce n'est dire... » Mon visage s'éclaire alors que j'ai une idée géniale « Mais la prochaine fois que je monte la voir ! Tu viendras avec moi et je te présenterais le reste de ma famille. Enfin tu connais déjà mon père et mon grand-père.  Et puis comme ça, ma grand-mère sera rassurée de mettre enfin un visage sur un prénom. Elle a l'air de croire que je vais vivre avec un dangereux tueur en série! » La situation m'amuse et c'est vrai. Mamie n'a cessé d'être inquiète a l'idée que je quitte le nid douillet. C'est vrai quoi, comment allais-je faire pour ma lessive, mes repas alors que j'étais déjà surchargée par le travail et les études. Ça a été long à convaincre mais je me dis qu'en rencontrant Lulla, elle pourra enfin se rassurer en disant que sa petite fille est en lieu sur et ne risque rien. Elle stresse pour un rien et est bien souvent anxieuse. Alors, je sais que ça lui fera plaisir. « Et j'en suis sûre qu'elle va t'adorer ! Prévois simplement une période de jeûne d'à peu près avant de monter. » Mon rire retentit et j'engouffre joyeusement un nem. « De toute façon, le fait qu'on soit coloc veut dire que nous sommes une famille maintenant alors c'est normal que tu rencontres tous ces gens que j'aime du plus profond de mon cœur. » Et je lui souris de façon sincère. Vraiment, je ne regrette absolument pas d'avoir pris mon envol. C'est une bonne idée et j'ai vraiment l'impression d'être libre. Et tout ça, je le dois à Matthew. Même si dans le fond ça m'énerve.

Et forcément, je le fais atterrir dans le sujet de la conversation. Pourquoi ? Je ne sais pas. Je m'en pose encore la question. Je me dis que je dois avoir envie de parler, envie de partager mon malheur avec quelqu'un que je connais. Pourtant, je n'avais jamais dit le nom de mon patron à Lulla, comme à personne d'ailleurs. Mais dans le fond, c'était sans doute une initiative ridicule. Désormais, ce n'est plus un secret pour les membres de ma classe. Et qui plus est, quand on sait que Matthew est venu les voir pour parler de l'expérience de l'édition, tout ça. Ce moment a été une véritable torture. Non pas quand il a rencontré les étudiants. Mais de ce qui en a découlé après. Notre conversation. Le piano. Mes larmes. Les regrets exprimés au sujet de ce simple baiser m'ayant tant chamboulé. Comme dit Lulla, il n'est pas gay. Mais ça j'ai fini par m'en rendre compte. Et la rage m'habite soudain me poussant à planter ma baguette dans un nem. Lulla, elle, forcément me pose des questions. Des questions auxquelles j'ai des réponses bien sur mais sans savoir si je peux ou je dois y répondre. Je me sens gênée a vrai dire. Je suis d'ailleurs étonnée qu'elle le connaisse. Ainsi elle a découvert son côté connard ? Sauf qu'à l'inverse de moi, elle ne s'est pas faire démonter. Et il a été gentil avec elle. Je ne peux nier que je ressens un soupçon de jalousie parce qu'il est gentil quand il veut. Mais là, ce n'est juste que de la froideur, des mots simples me blessant. Ce n'est pas ça que je désire, et c'est terrible de me dire que cela durera un an. Ça va être compliqué quand même. Je continue à martyriser mon nem quand ma coloc émet l'idée de ne tout simplement pas l'inviter me rappelant que cela me met dans des états pas possibles. Notamment le nem. Et là, j'observe le cadavre ce qui fut un nem. « Oh.... » Je murmure en regardant le chaos monstrueux dans mon assiette. Je pose ma baguette avant que je ne me décide à tuer autre chose avec. On va éviter de faire des bêtises pour mon premier jour de coloc. En plus, Lulla pourrait me prendre pour une psychopathe et tout annuler. Et ça je ne tiens pas. « Il... Il m'a embrassé. » Je finis par dire rougissant et mon visage ayant l'apparence de la sauce pimentée pour les samoussas. « Et c'est là que j'ai compris qu'il était tout sauf gay. M'enfin... Ça m'empêche pas d'être tombée sous son charme... Et donc, un beau jour il m'a embrassé avant de se rétracter de me dire qu'il voulait faire comme si rien ne s'était passé. Sauf que voilà, cet homme est un gougnafier! Il a voulu m'embrasser à nouveau avant de se rétracter à nouveau... Et j'ai... » Je me tais, mal à l'aise. « Je me suis mise en colère... Et je lui ai dit des choses que je ne pensais pas, que je regrette... Et depuis, c'est un peu la guerre froide au bureau. » Je hausse les épaules et finir par émettre un rire sans joie « L'inviter aurait peut-être une provocation de plus de ma part ou bien... Un moyen d'être en dehors du travail et de lui présenter mes excuses... Je n'en sais rien. Ça fait quelque temps que je suis paumée avec tout ça. » Je pousse un soupir fixant le cadavre du nem. Je me sens un peu triste dans le fond, c'est toute cette symbiose qui me manque. On s'entend si bien d'ordinaire. « Je ... Je ne sais pas faire avec les hommes. J'ai jamais eu d'histoire d'amour, jamais été face à une telle situation avec un patron... ça me dépasse dans le fond. Je ne comprends même pas pourquoi il s'acharne à vouloir me garder. Qu'est-ce qu'un homme comme lui peut bien vouloir s'entêter à garder quelqu'un comme moi ? » Je pousse un soupir, me rendant compte que l'ambiance semble moins joyeuse tout à coup. « Toi, tu ferais quoi à ma place? » Finis-je par demander à ma coloc. Peut-être qu'elle est plus calée dans ce domaine, je n'en sais rien. À ce niveau là, tout ce qui touche de près ou de loin à Matthew, me depasse.

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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Sam 11 Fév - 21:48



   
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J
e suis totalement scotchée au fur et à mesure que je découvre l’univers d’Héloïse. Je l’ai toujours considérée comme l’une de mes meilleures amies et pourtant je me rends compte qu’il y a plein de trucs que j’ignore à son sujet. Ça craint. Je ne connais même pas sa passion pour ces petites figurines trop mignonnes. Il va falloir que je me rattrape et je me dis que puisque l’on va vivre ensemble, ça va être un peu plus facile de mieux la connaitre. La preuve, après à peine deux heures de vie commune, j’ai l’impression de découvrir une nouvelle Héloïse, celle qui arrive à sortir de ses bouquins et de son emploi du temps super organisé pour faire autre chose, c’est franchement cool, j’aime apprendre qu’elle sait aussi s’amuser quand elle veut. Enfin, j’adore mon Héloïse juste comme elle est, mais je dois avouer que parfois je me demandais si elle était vraiment humaine. « Mais ça existe depuis combien de temps ? Et ça coûte cher ? » Je demande, sincèrement intéressée par ce qu’elle me montre. J’avoue que ce n’est pas trop mon truc les séries et tout le bazar et je doute pouvoir me passionner un jour pour un truc pareil, mais j’avoue que je trouve ça plutôt cool et l’idée est excellente. Je ne sais pas qui a pu penser à un truc pareil mais ça doit aider à gagner pas mal de sous. Héloïse me montre une de ses figurines et je suis très heureuse de la reconnaitre presque instantanément. « Facile, c’est Harry Potter ! » Je déclare fièrement comme si je venais de donner la bonne réponse à un examen particulièrement difficile. Je ne veux pas décevoir ma copine, elle a l’air d’avoir confiance en ma culture en termes de visionnage de séries mais elle réalisera bien vie qu’elle espère un peu trop, j’en regarde pas assez pour être calée, il va falloir qu’elle refasse toute mon éducation à ce niveau-là. Mais clairement je m’en fiche, on est justement ensemble pour s’apprendre des choses mutuellement, cette colocation n’aurait aucun intérêt si nous devions vivre chacune de notre côté en se croisant à peine. Ce n’est pas ce que je souhaite en tout cas et je suis certaine qu’elle ne le veut pas non plus. Nous sommes amies avant tout.

Et c’est parce que nous sommes amies que je ne m’attends pas franchement à ce qu’elle m’invite chez sa grand-mère et m’avoue que puisque nous habitons ensemble je suis un peu comme un membre de la famille à présent. Je suis sur les fesses, totalement choquée parce que j’apprends. Bien sûr je suis heureuse, très heureuse même, je n’ai jamais vraiment eu de famille et même si j’ai appris à me débrouiller seul, voir tous mes proches en parler constamment me fait souvent ressentir cette absence. Pourtant, je n’ai pas de manque particulier, ce que l’on ne connait pas ne peut pas vraiment manquer, n’est-ce pas ? Mais je crois que j’ai des regrets, je regrette d’avoir eu ces parents inconscients qui n’étaient pas prêts à jouer leur rôle mais n’ont pas fait l’effort de me donner une vie meilleure. Enfin, le résultat aurait pu être pire, lorsque je regarde ce que je suis devenue maintenant, je me dis que je peux être fière du chemin parcouru. « Tu es sûre ? Vraiment, vraiment, vriament sûre ? » Je demande tout de même parce qu’en réalité, j’ai peine à croire que ce soit une réelle invitation. « Je ne veux pas m’imposer dans ta famille sous prétexte que nous partageons le même appartement, j’aurais peur d’être de trop. » Comment devrais-je agir ou réagir ? C’est ça le truc, je suis une quiche à ce niveau-là, je ne saurais pas trop comment me comporter, je n’ai pas reçu une éducation digne de ce nom et j’aurais peur d’être maladroite et de donner une très mauvaise impression de moi. « Je ne saurais pas trop ce que je dois dire ou ce que je dois faire, tu sais… Enfin, je veux dire, j’ai pas trop l’habitude de ces trucs de grands-parents et tout… Surtout que si ta grand-mère a peur pour toi, je dois forcément lui faire bonne impression parce que sinon elle va avoir encore plus peur. » Je dois avouer que pour le moment, celle qui a la trouille c’est moi et même si je me sens un peu cruche, je me dois d’exprimer mes doutes sinon Héloïse va croire que je veux me tenir à distance parce que je n’aime pas sa famille ce qui est totalement faux. Son père et son grand-père sont déjà adorables et je suis certaine qu’ils le sont tous, seulement je ne suis pas sûre d’être parfaitement à l’aise dans cet environnement qui ne me concerne pas vraiment.

Apparemment, je ne suis pas la seule à avoir des choses à avouer puisqu’après le massacre du nem que j’ai eu l’immense joie de voir sans trop comprendre à quoi il était dû, ma copine m’avoue que Matthew l’a embrassée et la traite désormais comme la dernière des merdes. Mais quel connard ce mec. Je ne peux pas mentir, il a réussi à se reprendre avec moi, ça ne m’étonne pas du tout qu’il soit capable de se comporter comme le dernier des imbéciles de temps en temps. Il doit se sentir menacé, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement, mais ce n’est pas une raison pour faire autant souffrir ma copine et je vois clairement qu’elle n’est pas au top de sa forme. En même temps, quoi de plus normal ? Il la prend vraiment pour une moins que rien. Il se rend ou pas que c’est un être humain ? En plus, vu comment il est doué pour la communication, ce n’est pas demain la veille qu’il viendra lui expliquer son comportement de parfait connard. Le seul problème c’est qu’Héloïse vient me demander conseil à moi alors que niveau relationnel je suis une véritable quiche et franchement mes conseils ne lui seront probablement d’aucune utilité. Mais elle a l’air tellement malheureuse que je veux quand même essayer de l’aider au moins un minimum ou à défaut de pouvoir l’aider à retrouver le cerveau. « Honnêtement, je ne sais pas trop te quoi conseiller… J’aimerais te dire que tout va s’arranger et qu’il va revenir sur ce qu’il a dit mais je n’en suis pas du tout sûre, je ne le connais pas assez pour ça… Je pense qu’à ta place, je me dirais qu’un garçon qui me fait autant de mal ne mérite pas que je sois aussi malheureuse pour lui et que je ferais mieux de le zapper totalement. » Je ne suis pas sûre que mon raisonnement lui fasse plaisir, je crois que je suis même persuadée du contraire mais c’est vraiment ce que je pense, alors je préfère lui dire. « Tu dis que tu veux t’excuser, mais s’est-il excusé lui pour l’horrible comportement qu’il a envers toi ? Tu es un être humain et il ne peut pas te traiter un objet en décidant qu’un jour il a envie de t’embrasser et que finalement non, le moins qu’il puisse faire c’est d’être clair avec toi et tu es en droit de l’exiger. » Voilà, c’était mon opinion, sans doute un peu trop ferme et trop sévère mais la vie m’a appris que lorsqu’on se laisse marcher sur les pieds, on finit toujours par en pâtir, mieux vaut prendre sa vie en main, ça évite bien des regrets
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Dim 12 Fév - 21:42

Il est évident que Mamie va adorer Lullaby, qui ne l’adorerait pas de toute manière ? C’est ainsi que j’évoque la possible rencontre entre ma colocataire et ma famille. Bien sûr, elle a déjà rencontré mon père et mon grand-père et le premier contact a été plus qu’accrocheur. Il faut dire que les hommes de la famille Bennett sont assez dociles dans l’ensemble. Ils sont doux et s’adaptent à beaucoup de choses. D’une certaine manière, je leur ressemble énormément il faut dire. Douce et calme. Je ne suis pas du genre « excitée » comme ma sœur Molly. Aussi, si je m’entends bien avec mon amie rousse, alors il en est de même pour ces deux membres de ma famille, si chers à mon cœur. Ne reste que ma grand-mère sachant que pour ma grande sœur, la première rencontre sera plus simple me semble-t-il. Il faut dire que Molly est bien plus extravertie que moi et beaucoup plus avenante. Elle a déjà émis l’idée de venir souvent squatter l’appartement si son frigo venait à être vide. Alors autant dire que ma sœur rencontrera plus facilement Lulla. Et que le contact se passera bien : je ne me suis jamais inquiétée concernant ma Sestra. Elle est si avenante et merveilleuse, tout comme ma colocataire. Et j’ai sincèrement l’impression que notre petite soirée – la première d’une longue lignée – est une grande réussite. Et je tiens vraiment à ce que Lullaby me connaisse en intégralité. Bien sûr, il n’y a rien de pervers dans cette idée – la perversité est un domaine méconnu chez moi – mais je tiens à ce que ma coloc puisse connaître mon univers, que notre amitié devienne vraiment importante. On n’a pas choisi de vivre ensemble sur un coup de tête. Et je suis certaine que tout se passera pour le mieux. D’ailleurs, je ne peux m’empêcher de la trouver adorable en l’entendant. Elle semble croire que je lui raconte des fables. Pourtant mon sourire enthousiaste s’accorde à mes hochements de tête frénétique tandis que j’ajoute « Sûre de sûre de chez sûre ! » Et je me mets à rire tenant absolument à la rassurer au mieux. « Et tu sais, ma grand-mère ne s’inquiète pas de la personne avec qui je vis, mais bien du fait qu’avec ma maladresse légendaire, je serais capable de foutre le feu à l’appartement ! Une fois, j’ai foutu le feu au micro-ondes en voulant faire chauffer une tasse d’eau. Pourtant, je n’y étais pour rien. C’était l’appareil qui devait être probablement défectueux. Mais ma mamie n’a pas cessé de dire que j’avais dû appuyer sur le mauvais bouton. Du coup, elle s’inquiète plus pour le fait que je puisse faire des bêtises. » Et le rire me saisit à nouveau, parce qu’il ne se passera rien de catastrophique après tout. Je n’ai encore rien cassé et je ne me suis pas encore prise de portes ou de murs pour l’instant.

La conversation finit par s’orienter vers mon patron alors qu’auparavant, il était surtout question de crémaillère. Et finalement, malgré que ce genre de détails me mettent terriblement mal à l’aise, je finis par raconter la véritable histoire à ma colocataire. Le baiser. L’hésitation de mon patron. L’impression qu’il me prend pour une imbécile. Le nem n’a pas survécu d’ailleurs mais qu’importe, c’est le cadet de mes soucis. Néanmoins, le fait de parler me fait du bien, j’ai l’impression qu’un poids vient de s’ôter de ma poitrine sans pour autant faire taire la douleur sourde. Après tout, je peux avoir un avis objectif en questionnant mon amie à ce sujet. Je suis un peu craintive à ce qu’elle me dira, si j’ai bien fait ou mal fait. Son avis a tout autant son importance à mes yeux. Et j’espère de tout cœur qu’il pourra m’aider. Cependant, elle n’a pas tort sur un certain point : il me rend malheureuse et je devrais éviter de montrer que cela m’affecte. Mais comment ça marche ? Je ne sais pas faire semblant que tout va bien. Et il est vrai que la lueur de joie a vite disparu pour un regard terne et morne. Je n’aime pas cette situation. Et lorsque j’en viens à évoquer mon absence d’excuse, elle marque un point en faisant allusion aux excuses de mon patron. En a-t-il réellement fait ? A-t-il été désolé de son geste ? La première fois et à la suite de cela, j’aurais pu croire que oui. Mais dans cette salle de musique, il s’est avéré que c’était tout le contraire. « Je… Je n’en sais rien… » Avec ce genre de réponses, je pense qu’on n’ira pas vraiment loin. « Je veux dire, pardonne moi je ne suis pas claire dans ce que je dis. Mais je ne pense pas qu’il se soit excusé. Disons qu’il s’est excusé la première fois… Mais qu’ensuite, il s’est éloigné de nouveau après m’avoir fait croire, une deuxième fois, qu’il pouvait ressentir quelque chose pour moi. » Je me mordille un ongle, réfléchissant à cette entrevue m’ayant tellement brisé le cœur. « Peut-être que je pourrais lui demander des explications. Mais je crois que je manque de tant de courage. Je … Je, tu sais, les hommes, c’est quelque chose de tellement obscur pour moi. » Je rougis légèrement, commençant à détourner le regard, préférant observer mon lapin. Je lui gratouille le sommet de sa tête entre ses deux oreilles. « J’ai jamais eu d’histoire sérieuse, tu vois. Alors… Je ne sais pas si c’est moi qui suis en faute ou lui… Peut-être ai-je fait quelque chose de mal ? Je n’en sais rien. J’ai l’impression que je fais tout de travers. » Mon regard finit par se tourner vers Lulla et j’ajoute « Mais peut-être que tu as raison, je devrais sans doute aller lui parler. Mais bon sang… ça me semble tellement être une épreuve je trouve ! » Je secoue la tête, dépitée. Dans le fond, je crois que j’ai passé toute ma vie à donner une importance à l’amour, à lui donner une image si belle et tellement pure que face à mon patron, mes idéaux se sont bien cassés la figure. « Tout ceci est compliqué. On verra bien de toute manière. J’essayerais de bien y réfléchir. Parce que je n’ai pas envie, par exemple, qu’il puisse me virer ou quoi… Je t’assure, je n’ai pas été sympa du tout…Il a eu l’impression que je le voyais comme un monstre alors que moi… Je … je… » Je me tais, dévorée par une culpabilité monstre, faisant perler des larmes sur le coin de mes paupières. Crotte quoi ! Je n’ai pas envie de me mettre à pleurer pour notre premier soir chez nous. « Enfin, ça passera. L’amour c’est nul. Voilà tout. » Je me passe les doigts furtivement près de mes yeux et souris à ma coloc « Tu as eu des histoires d’amour pourries toi ? Ou bien, dois-je penser que je suis la seule à avoir la poisse ? »

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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Lun 13 Fév - 20:02



   
   Héloïse & Lullaby
   I will always be here for you

H
éloïse a l’air tellement enthousiaste à l’idée que je rencontre le reste de sa famille et moi ça me met tellement mal à l’aise. Je crois que le passage à l’âge adulte ne s’est pas encore fait correctement dans ma tête, je me sens constamment jugée par les personnes plus âgées que moi, comme si je n’étais encore qu’une de ces adolescentes mal élevées qui provoquent le courroux des anciens. Pourtant, je me suis réellement assagie avec le temps, probablement parce que la vie m’a poussée à le faire. Mais c’est un peu comme si mon passé de pseudo délinquante était inscrit sur mon visage et j’ai constamment peur que quelqu’un l’apprenne. Kim est bien la seule personne de mon passé à avoir refait surface et je ne tiens pas spécialement à en voir d’autres. Certes, c’est super d’avoir retrouvé ma copine, mais du coup ça fait remonter les souvenirs de mon comportement de merde et ça, ça craint carrément. D’ailleurs, elle est la seule à qui j’ai parlé de ce qu’il m’est arrivé à Washington, même Héloïse, ma douce et merveilleuse amie, ne se doute pas une seconde que je lui cache un truc énorme. Depuis des années, je me dis à chaque instant que je devrais lui en parler mais je n’ai jamais réussi à trouver le bon moment. Y a-t-il vraiment un bon moment pour ça ? En toute honnêteté, j’en doute, mais maintenant que je me suis enfoncée dans mon mensonge, j’ai peur qu’elle prenne mal le fait que je lui ai fait des cachoteries si longtemps. D’ailleurs, je me demande bien comment elle arrive à se retenir de me poser constamment des questions. Elle ne sait rien de mon passé et n’a pas cherché à me harceler pour savoir. Mais c’est aussi pour ça que je l’aime, elle m’a toujours autorisée à garder ma vie privée secrète malgré nos liens forts, c’est vraiment une chouette fille. « D’accord, je viendrais alors, ça me fera plaisir de rencontrer ta grand-mère. » Et c’est vrai, ça me fera vraiment plaisir, genre vraiment, mais j’aurais l’impression d’être en compagnie de ma future femme au moment de l’annonce de notre mariage. Ce n’est pas comme s’ils pouvaient s’opposer maintenant à notre emménagement puisque de toute façon c’est déjà fait, mais j’aurais quand même peur qu’ils émettent des réserves. Je ne suis sans doute pas la colocataire idéale, mais je me débrouille vraiment bien toute seule alors je pense que je suis capable d’orienter Héloïse sur le bon chemin. Enfin, je crois. « T’as la poisse toi, en fait ! » Dis-je en riant de bon cœur à son anecdote sur le micro-onde. A croire qu’Héloïse provoque les catastrophes, ça ne peut arriver qu’à elle un truc pareil. « Et comment t’as fait pour éteindre l’incendie du coup ? Si t’as besoin d’un extincteur régulièrement, t’aurais dû me le dire, on en aurait acheté un pour l’appartement. » Clairement, je me fous totalement de sa gueule mais c’est de bonne guerre et ce n’est pas méchant de ma part, elle est juste trop drôle avec ses histoires de catastrophes.

Matthew est vraiment un con et je ne comprends pas du tout comment mon amie peut lui accorder autant d’importance. Pourquoi est-ce qu’elle ne se contente pas de le zapper tout simplement et de passer à autre chose au lieu de le laisser lui faire tout ce mal ? Héloïse mérite mieux, c’est une chouette fille, elle ne devrait pas avoir à subir les paroles désobligeantes de ce sombre connard et encore moins culpabiliser parce qu’elle ne s’est pas laissée faire. « Parler c’est ce que tu peux faire de mieux, à défaut de t’aider à avancer, ça te permettra au moins d’y voir plus clair et c’est important. » Dis-je comme si j’étais le sage de la situation. En vérité, je n’en sais rien, je suis nulle en amour, je ne sais même pas ce que c’est alors je ne risque pas de lui donner de bons conseils. « Mais personnellement, si j’avais été confrontée à une situation pareille, j’aurais plutôt choisi de couper les ponts. » Je suis assez radicale dans mes relations, on a trop souvent abusé de ma trop grande naïveté pour que je me laisse avoir si facilement et j’aimerais que ma copine ouvre les yeux également et se rende compte qu’elle n’est pas obligée d’aller s’aplatir au pied d’un mec sous prétexte qu’il a de beaux yeux et un joli sourire. Elle est amoureuse, je n’en doute pas une seconde, mais l’amour c’est censé être beau, non ? Dans le cas d’Héloïse, on dirait plutôt une maladie incurable. Et puis, évidemment, il faut qu’elle me pose la question qui tue, celle à laquelle je ne sais pas vraiment quoi répondre en général et quand j’y réponds, les gens sont tellement surpris qu’ils me harcèlent forcément de questions. Peut-être que c’est le bon moment pour que je lui parle de Washington. Je sais que je devrais, mais le courage me manque, comme d’habitude d’ailleurs. Les médecins n’arrêtaient pas de me dire que j’avais été super courageuse pendant ces trois longues années et intérieurement, ça me faisait bien rire. Je n’étais pas courageuse du tout, j’avais juste tellement peur de mourir que je me battais forcément pour rester en vie. Si la mort ne m’avait pas fait peur, je n’aurais pas fait autant d’efforts, j’en suis persuadée. « Non, je n’ai jamais vécue d’histoire d’amour pourrie. » Je reste silencieuse quelques secondes. Il va bien falloir que je me lance, non ? Cette réponse n’est absolument pas satisfaisante et après tout ce qu’Héloïse vient de me confier, je me sens coupable de rester en retrait comme si je manquais de confiance en elle. Ce n’est pas le cas, je confierais ma vie à cette fille s’il le fallait. J’ai juste peur, comme d’habitude, déjà de ce qu’elle pourrait penser de moi mais surtout de son changement de regard, je veux qu’elle reste comme elle est avec moi, je déteste l’idée que les gens puissent ressentir de la pitié pour moi. « En fait, pour être tout à fait honnête avec toi, je n’ai jamais eu d’histoire d’amour. Vraiment jamais. Quelques petits flirts sans importance parfois mais sinon rien du tout. » J’essaie vaguement de lui expliquer. Elle va se dire que je suis quand même un peu vieille pour ne pas avoir vécu de relation auparavant et elle aura sans doute raison, alors je continue à parler sans vraiment la regarder. « Je sais pas trop comment te dire ça, mais disons que j’ai fait une sorte de pause dans ma vie, ou plutôt qu’on m’a forcé à faire une pause et que j’ai pas vécu une adolescence tout à fait normal. Avant que j’arrive à Los Angeles, ma vie c’était le bazar, et pas le genre de bazar que j’aime bien raconter. » Bon, ça ne l’avance à rien du tout mais au moins j’essaie, c’est un début, non ? Je suis presque fière de réussir un tel exploit.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Lun 20 Fév - 23:01

Et dire qu’avant de parler avec Matthew, nous étions plongées dans une conversation bien plus insouciante. Lui présenter ma famille me motive réellement et j’apprécie l’idée que ma grand-mère pourra juger d’elle-même du caractère de mon amie. Elle va l’adorer j’en suis sûre. Ma mamie aime tout le monde de toute façon. Il suffit de la voir. Toute petite. Toute tranquille et pourtant avec un caractère fort bien trempé. J’en suis presque sûre que Lullaby aura droit à la fameuse réflexion au sujet de son poids. Ma mamie la trouvera trop maigre et veillera à ce qu’elle se serve deux fois de l’entrée, du plat principal et du dessert, sans oublier le chocolat à la fin. Lullaby va prendre trois kilos c’est certain. Mais le plus important, c’est qu’elle pourra se sentir aimée et appréciée au sein de ma famille. De toute façon, cette dernière a toujours été accueillante avec tout le monde. Les Bennett sont connus pour leur ouverture d’esprit et la générosité dont ils savent montrer à chaque instant. Aussi, ne suis-je qu’enthousiaste à l’idée d’amener ma super colocataire à l’un de nos repas de famille. Ça met de bonne humeur, cependant, celle-ci est de courte durée lorsque nous venons à évoquer le problème Matthew. Bien sûr, maintenant que l’identité de mon patron a été révélée à mon amie, j’ai moins de retenue à expliquer ce qu’il se passe au travail. Le baiser, notre relation plus que jamais tendue. La froideur des gestes et des mots qu’emploient Matthew. C’est si difficile et je le vis assez mal. Je ne suis pas habituée à cela, il faut dire. En général, j’évite, à tout prix, le conflit. Je ne suis pas de celle qui s’énerve d’ordinaire ou qui vient chercher la petite bête. Aussi, de savoir que je suis embrouillée avec mon patron me rend malade. Encore plus, parce que je nourris de profonds sentiments à son égard. Et c’est bien ça le problème. Je ne peux rester là, à le voir être une vague avec moi. A venir et à s’éloigner de moi sans me laisser un répit, sans me laisser la possibilité de comprendre réellement ce qu’il veut. Au moins, tout a le mérité d’être clair désormais. Je sais, tout aussi bien, que ce n’est pas la solution. « Tu as sans doute raison. Il vaut mieux essayer de dialogue avant toute chose. » Je finis par dire avec une profonde lassitude retentissant dans ma voix. Je ne sais pas si cela nous aider ou non. Mais je sais tout autant que je ne tiendrais pas éternellement de la sorte. Pour l’instant, la seule chose me faisant tenir, c’est le fait de payer mon loyer, d’avoir acquis mon indépendance dans une colocation me motivant plus que jamais. « Si seulement, couper les ponts avaient pu être la solution… » Finis-je par répondre à la rouquine. Cependant, ce n’est pas aussi simple. « Mais il faudrait alors que je trouve un autre employeur, que je sois certaine d’avoir de quoi payer mon loyer. Du coup… C’est un peu comme si j’avais le derrière pris entre deux chaises. Je ne sais pas quoi faire. »

Franchement, qui a dit que l’amour était si compliquée ? Bien sûr, je me suis toujours inspirée des romans de Jane Austen, de Shakespeare et bien d’autres auteurs pour me faire une idée de l’amour. Ce n’est pas forcément des histoires d’amour simples. Mais bon sang quoi ! Mon patron ! Il est mon patron et encore aujourd’hui, je me questionne sur ce qui a pu pousser mon cœur à le choisir, lui et pas un autre. J’aurais pu aimer mon collègue de classe, un ami d’un ami. De quelqu’un d’autre mais pas Matthew McGregor ! J’en suis dépitée, préférant détourner le sujet vers Lullaby. Car si ça continue, je vais franchement me lancer dans une crise bruyant de larmes et je doute que cela va mettre en confiance ma colocataire de se dire que sa coloc est une grosse dépressive de la vie, incapable d’arranger ses histoires de flirt. Naturellement, j’en viens donc à l’interroger au sujet de sa propre expérience. Parce qu’en la regardant être, je me dis qu’elle a certainement dû connaître des histoires de cœur. Qui plus est, avec les conseils qu’elle me donne, il y a forcément du vécu quelque part. Et pourtant, ce n’est absolument pas le cas. J’en reste étonnée lorsqu’elle me le confirme. Une fille aussi belle que Lullaby, j’en suis surprise. Cependant, par respect, je me contente de garder le silence, la fixant tandis qu’elle devient bien plus hésitante. C’est bien la première fois que je la vois aussi… fuyante, aussi peu déterminée. A croire qu’une Lullaby plus réservée s’offre à moi. Bien qu’elle n’en demeure pas moins attachante. Cependant, ses phrases me semblent être lourdes de sens et semblent cachées une souffrance bien plus profonde. Je n’ai jamais ressenti cela. Pourtant, dire que son adolescence n’a pas été tout à fait normale, m’arrache une expression interrogatrice. Ses paroles sont bien trop énigmatiques pour que j’arrive à y deviner la véritable raison. « Ma Lulla… » Je finis par dire doucement. « Au moins, nous avons l’immense privilège de nous être trouvées et d’être amie. Et je suis véritablement heureuse de partager cette colocation avec toi… » Ma main se tend vers la sienne afin que je puisse la serrer doucement, tendrement. « Et ne te force pas à parler si tu n’en as pas envie. Jamais, je ne serais de ces gens qui seront trop curieux ou te demanderont de raconter ce qui a pu t’arriver durant ces années-là. Dans tous les cas… Tu sais que tu pourras venir te confier si tu en éprouves le besoin. Je serais toujours là pour toi. Et puis, j’en suis certaine que nous pourrons toujours compter l’une sur l’autre. » Un sourire se greffe sur mon visage quand Panpan vient alors sauter sur mes genoux. « Ah et tu pourras compter sur mon lapin, aussi ! Il est le roi des câlins ! » Je me mets à rire doucement. « D’une certaine manière, nous sommes une famille désormais. En vivant avec moi tous les jours, tu es la deuxième maman lapin ! » J’ajoute, le visage candide et le rire innocent.

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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Lun 13 Mar - 16:50



   
   Héloïse & Lullaby
   I will always be here for you

J
e ne comprends pas comment un être humain normalement constitué, sain d’esprit et capable d’utiliser à bon escient toutes ses facultés mentales et intellectuelles puisse traiter Héloïse de cette façon. C’est la fille la plus géniale que je connaisse, elle est douce, gentille, intelligente, perspicace, agréable à vivre… Bref, elle a juste toutes les qualités du monde et malgré son évidente réserve et son côté un peu enfantin et naïf dont elle a du mal à se défaire, elle reste la fille la plus merveilleuse que j’ai jamais rencontrée. Alors même si ce Matthew McGregor m’a bien prouvé par le passé qu’il pouvait se comporter comme le dernier des connards, je pensais au moins qu’il avait un cœur et que celui-ci l’empêchait de faire de la merde avec les personnes innocentes qui n’avaient rien demandé. Apparemment pas. Non seulement il a réussi à faire tomber ma copine sous son charme mais en plus il s’amuse à piétiner son cœur sans le moindre scrupule. Si je le recroise, je crois qu’il va passer un vrai mauvais moment parce que franchement Héloïse ne mérite pas ça du tout. Et moi qui croyais avoir doucement commencé à lui enseigner les bonnes manières, il faut croire que je ne suis pas aussi convaincante que ça finalement puisqu’il a repris ses mauvaises habitudes en un temps record. C’est quand même dingue toutes ces célébrités qui pensent que parce qu’elles ont de l’argent et une certaine notoriété, elles peuvent se permettre de traiter les gens super mal, de se comporter de manière hautaine et de faire du mal autour d’elles. Je pense qu’avec tous les connards que j’ai rencontrés dans ma vie, je pourrais écrire un bouquin pour témoigner de l’ensemble de ces expériences désastreuses. Le problème c’est qu’Héloïse a l’air de se laisser vraiment atteindre par tout ça ce qui est plutôt logique si elle a de réels sentiments pour cet homme. Raison de plus pour ne pas le laisser s’en prendre à elle. « J’espère pour toi qu’il existe une solution plus simple et plus agréable que celle d’abandonner ton travail pour fuir le plus loin possible de ce sale type. Je sais que tu aimes ce que tu fais et ça serait dommage qu’il vienne ternir cette superbe expérience professionnelle. » Je compatis, sincèrement, Héloïse a tout pour réussir, elle est travailleuse, elle ne compte pas ses heures, elle est intelligente et surtout elle est passionnée par ce qu’elle fait, alors j’espère qu’il ne va pas gâcher son talent en la traitant comme il le fait, il serait capable de la dégoûter d’un métier qu’elle aime pourtant à la folie. « Mais si un jour tu ressens le besoin de quitter ton boulot parce que tu ne le supportes plus et que la seule chose qui t’en empêche, c’est l’aspect financier, je veux que tu me promettes de venir m’en parler. On trouvera toujours un moyen de s’arranger, ne t’en fais pas pour ça, tu ne peux pas être malheureuse juste pour gagner un peu d’argent, ce n’est pas possible. » Je n’ai pas de gros moyens et payer le loyer par moi-même n’est clairement pas envisageable sur du long terme, mais j’ai fait quelques économies et j’ai envie de rassurer ma copine. C’est le début de sa vie d’adulte, elle ne devait pas avoir autant de soucis à se faire.

En réalité, c’est sûrement pour moi que je devrais me faire du souci puisque notre conversation finit par dériver le plus normalement du monde vers ma propre vie sentimentale qui est totalement inexistante. Héloïse a l’air surprise de réaliser que je n’ai jamais eu de relation amoureuse et je suis certaine que le moment est bien choisi pour lui expliquer mon passé et ce qu’il m’est arrivé, mais c’est plus fort que moi, j’hésite, je bafouille, je tourne en rond et finis par ne rien expliquer du tout. Je me rends compte que mes propos sont flous, que je suis tellement vague que ça ne donne aucune information constructive à ma copine et celle-ci semble d’ailleurs complètement perdue. Mais mon Héloïse est fidèle à elle-même et fait preuve de beaucoup de gentillesse et de compréhension à mon égard. Elle m’offre une porte de sortie toute trouvée et la possibilité d’aborder un sujet plus léger et plus agréable. C’est tellement tentant, je dois dire, de retrouver ce côté innocent et la bonne humeur que nous avons en ce jour d’emménagement qui promet d’être formidable. Cependant, je sais aussi que je n’aurais sûrement pas le courage d’aborder ce sujet une nouvelle fois ultérieurement et que ce secret, si on peut appeler ça comme ça, risquait d’instaurer des tabous entre nous et je ne veux pas que ça arrive. Je sais que je dois parler, même si elle ne m’y oblige pas, je veux le faire, c’est juste compliqué, comme d’habitude. Je ne sais jamais quels mots je dois employer, tout s’embrouille dans ma tête et j’ai l’impression de m’apitoyer sur mon sort. C’est un sentiment extrêmement désagréable. « Je ne me force pas à parler, je t’assure, j’en ai vraiment envie, ça fait longtemps que je me dis que je voudrais aborder le sujet avec toi, mais je n’y arrivais pas vraiment, je ne trouvais pas le bon moment ou les bons mots, c’est pour ça que je ne t’ai rien dit. » Je lui explique sans savoir si c’est clair ou si au contraire elle va me prendre pour une grosse tarée. « Je te remercie de ne pas m’y pousser et je suis très heureuse d’être al deuxième maman lapin, mais je crois qu’il est quand même temps que je te raconte. J’ai la chance d’avoir la meilleure colocataire de l’univers et je te fais totalement confiance, je sais que je ne pourrais pas me confier à n’importe qui mais que je peux tout te dire. » J’ai une colocataire et amie plus que formidable alors je n’ai pas de soucis à me faire, je sais qu’elle ne me jugera pas trop sévèrement pour mes actions passées. « Je ne sais pas si je t’ai déjà parlé de mes parents… Je n’ai plus aucun contact avec eux depuis des années, mais j’ai quand même vécu avec ma famille jusqu’à mes quinze ans. On ne s’est jamais très bien entendu mais bon, ça arrive, et j’avais de supers amis à l’école sur qui je pouvais compter, sauf qu’on a dû déménager à Washington pour le travail de mon père et là-bas j’ai commencé à avoir de mauvaises fréquentations. » Je marque une pause, consciente que mon histoire n’est pas très claire mais j’essaie de faire au plus vite pour lui épargner les détails inintéressants. « Je faisais un peu n’importe quoi à ce moment-là, j’ai décroché à l’école, je sortais beaucoup avec des gens plus vieux que moi, je faisais toutes les expériences pourries que peuvent tenter les adolescents et comme mes parents s’en fichaient un peu, je n’avais pas franchement de limites. » Pas de limites du tout même, j’ai quand même réussi à finir bourrée à treize ans ce qui rétrospectivement me parait tout bonnement scandaleux, j’ai été tellement conne. « Un jour en sortie de soirée, il y a des mecs qui m’ont embarquée dans une sorte de fourgonnette, j’avais quinze ans je crois à l’époque, ils m’ont emmené dans une sorte de maison où il y avait déjà plein d’autres filles. J’étais plutôt bien traitée, j’avais ma propre chambre, de la nourriture, tout ce qu’il me fallait mais je devais leur rapporter de l’argent pour conserver ma place. Toutes les semaines, des hommes venaient et payaient pour passer un moment avec l’une d’entre nous moyennant une certaine somme. » Enfin je crois, j’ai jamais trop compris l’organisation du truc, en fait, et j’ai pas cherché à savoir, je voulais juste rester en vie. « J’étais plutôt discrète alors j’ai pas eu trop de problème, je suis restée là trois ans et d’un seul coup la police à débarquer, ils m’ont sortie de la maison, je me suis retrouvée à l’hôpital et quand j’ai eu l’autorisation de sortir, j’ai pris une ville au hasard je me suis retrouvée ici, voilà. » Bon, après j’ai encore bien galéré mais c’est déjà pas mal pour un début, j’ai pas envie de faire flipper mon Héloïse qui ne va pas tarder à comprendre qu’elle partage son domicile avec une ancienne prostituée. Sous la contrainte, certes, mais ça ne change rien à ce que j’ai fait et aux souvenirs que j’en ai. Ils ne partiront jamais, j’en ai bien peur.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Sam 1 Avr - 18:16

Si seulement, les choses avaient pu se passer autrement. Si seulement, Matthew ne m’avait pas embrassé… Ou plutôt, s’il m’avait embrassé et l’avait assumé. Or, ce n’est pas le cas. Et de ce fait, tout est difficile. J’ai bien conscience que ce n’est rien pourtant. Je me dis qu’il y a pire. Qu’ailleurs, dans le monde, il y a des gens avec des soucis bien plus importants : pendant que moi, je me gave de nems tout en m’apitoyant sur mon sort, d’autres se posent la simple question de savoir s’ils auront un bout de pain dans leur assiette. Le monde est si creusé entre deux univers. Et c’est ce en quoi je m’accroche. Il le faut d’ailleurs, c’est pour mon bien. Ça permet au cœur de ne pas trop souffrir. Et pourtant, je ne peux nier que je suis amoureuse de mon patron, que mon cœur bat comme un fou lorsqu’il entre dans mon bureau, que je sens l’air me manquer alors qu’il me parle. Et c’est bien pourquoi tout est devenu si compliqué. Pourtant, en évoquant cela avec Lullaby, je découvre qu’avoir une colocataire et amie proche, est une aubaine. Elle a des mots gentils pour moi. Elle est rassurante et par-dessus tout, elle est pleine de bon conseil. Chaque phrase, je les bois tel le mourant de soif, dans l’espoir que parmi toutes ces informations, je puisse trouver ce qui pourra m’aider dans cette situation un peu trop compliquée. Je ne sais pas la gérer : elle est du domaine de l’inconnu, quelque chose de bien trop difficile pour mon esprit fantasque et si pur encore. Je ne connais rien à l’amour, si ce n’est que je l’ai lu dans de nombreux ouvragres. Mais en dehors de cela, je n’ai jamais connu cette sensation extraordinaire d’être aimée et d’aimer tout autant en retour. J’ai laissé mon cœur s’attacher à la seule personne qui représente tout ce que je ne suis pas, qui est inacessible. Et finalement, je me rends combien j’aurais dû rester sage, combien j’aurais dû écouter ma raison. Maintenant, le résultat est là. J’en suis au point où je me déteste, où je me dis que je n’ai pas été forte, que j’aurais dû l’être. Mais non… Je n’ai rien été de tout ça. Au contraire, je suis là, en train d’essayer de demander des conseils à ma colocataire, sans savoir ce que demain sera. C’est si étrange. C’est si compliqué et si inutilement douloureux. Heureusement, je ne peux m’empêcher d’avoir une consolation, bien qu’elle soit maigre cela dit. Celle que ma colocataire ne me laissera pas tomber. Face à ses mots, je ne peux m’empêcher de lui sourire. « Merci Lulla’… Du fond du cœur, sincèrement. » C’est déjà moins stressant de savoir que je ne serais pas dans la panade à l’idée de me retrouver sans job et sans possibilité de payer le loyer. Mais je crois que ce qu’il y a de génial dans cette colocation, c’est que nous sommes, avant tout, des amies et que forcément, nous communiquons.

Pourtant, lorsque la conversation finit par s’orienter vers Lullaby, je suis loin de me douter de ce qu’elle va me raconter. Dans ma tête, tout est synonyme de jolies choses et de belles histoires. J’ai vécu mon existence dans un cocon, j’ai été chérie par ma famille, mes parents m’ont aimé plus que de raisons et quand bien même, je me chamaille avec ma sœur, je n’en demeure pas moins proche d’elle. Bien sûr, la mort de maman a été un choc immense. Mais quand bien même, ma vie reste simple. J’ai juste la chance infinie de côtoyer des êtres extraordinaires. Forcément, quand je vois mon amie être un peu plus gênée à l’idée de parler d’elle, je me veux rassurante surtout. Jamais je ne l’obligerais à me parler de son passé, je ne me prends pas la tête sur ça. Je suis très cartésienne quand il le faut et j’évite de me torturer plus que je ne le fais déjà, tant que je reste certaine que Lulla sait combien elle peut compter sur moi, que je serais toujours là pour elle. Et sa confiance me touche énormément. Je me contente de lui sourire, devenant silencieuse pour l’écouter. Et son histoire me semble normal. Enfin au début, une vie de famille… Des gens qu’elle fréquente, qui ne sont pas forcément bien. Et la suite se corse… Je ne peux m’empêcher d’écarquiller mes yeux quand j’apprends qu’elle a été victime d’un kidnapping. Ma main se pose sur ma bouche comme pour en dissimuler l’horreur que je peux ressentir face à ce qu'il lui est arrivé. Se faire enlever, être enfermée dans une maison. Lorsqu’elle parle de ces hommes avec qui elle devait passer un moment moyennant une somme d’argent, je fronce les sourcils. Mais je garde le silence, la laissant finir son histoire. Elle a eu de la chance visiblement puisque la police est venue la récupérer. Un frisson parcourt mon échine lorsque je songe à ce qui aurait pu se passer si Lullaby n’avait pas été discrète. Qu’aurait-il pu advenir d’elle ? Je me le demande bien. Et lorsque je saisis que son récit s’est arrêté au moment où elle a choisi de venir à Los Angeles, je peux lui répondre. Bien sûr, je suis choquée de ce qu’elle vient de me dire. Et terriblement désolée pour elle d’avoir subi tout cela. Bien sûr, je n’ai aucun jugement à porter, juste des questions un peu trop nombreuses. « Quand tu veux dire… Passer un moment avec … Tu… » Je finis par percuter un peu trop tard la teneur de mes mots. « Euh non… Je n’ai rien dit. Désolée. J’ai compris.. » Je finis par dire en rougissant légèrement. Je fixe mon assiette, l’esprit en ébullition avant de finalement relever le regard vers ma coloc. Grave durant un instant, avant d’avoir ce sourire sur mon visage. « C’est terrible ce que tu as vécu… Mais tu as été tellement courageuse et je t’admire tellement pour ça. Maintenant, le plus beau reste à venir pour toi. » J’espère pour elle que les regrets ne l’habitent pas trop, qu’elle arrive à vivre pleinement son existence. Même si je conçois que ça ne doit pas être évident. C’est d’ailleurs là que je me rends compte que Lulla ne s’est jamais plainte, qu’elle a toujours été gaie et enjouée à chaque fois que je l’ai vu. Elle est si courageuse. « Et dans tout ça… Tu n’as jamais renoué avec tes parents ? Revenir parmi les vivants trois ans après, a dû paraître tellement difficile, j’en suis sûre. C’est terrible. Je ne comprends pas qu’on puisse avoir si peu de cœur pour faire des choses pareilles, à croire que la vie humaine est parfois une question d’argent. » Je secoue la tête dépitée et timidement, je souris à Lulla, d’un air tendre et compatissant. « Tu as été si courageuse et si forte que regarde comment tu as réussi à te relever. Tu peux être fière de toi. »
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Lullaby W. Marshall
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MessageSujet: Re: I will always be here for you [Héloïse&Lullaby]   Mar 11 Avr - 14:44



   
   Héloïse & Lullaby
   I will always be here for you

M
a colocataire est la fille la plus formidable de la planète et elle ne mérite pas d’avoir le moindre problème. Pour moi, elle a toujours été l’innocence personnifiée, celle qui doit avoir la vie la plus heureuse possible parce que je suis certaine qu’elle ne supporterait pas de vivre un événement malheureux et que celui-ci risquerait de toute façon de ruiner sa vision positive de la vie. En fait, je crois tout simplement qu’Héloïse est exactement la fille que j’aurais aimé être. Je voudrais tellement avoir sa famille, son entourage, ses amis, son caractère, sa joie de vivre et son intelligence. Bref, cette fille a tout pour elle et j’en veux à cet espèce de gros connard de lui enlever ce que personne d’autre qu’elle ne parvient à conserver une fois l’âge adulte arrivé. Heureusement, je crois que j’ai réussi un petit peu à lui faire du bien et à la rassurer et ça me fait plaisir. Je veux qu’elle sache qu’elle peut compter sur moi si elle en a besoin. « Merci Lulla’… Du fond du cœur, sincèrement. » Elle a l’air de l’avoir compris et j’espère qu’elle n’hésitera pas à se confier à l’avenir. Elle ne doit pas se laisser marcher dessus par un homme, même si ce dernier est son patron et si vraiment elle a besoin d’abandonner ce travail pour être certaine d’aller mieux alors c’est ce qu’elle doit faire. Je ne peux pas prendre cette décision à sa place, c’est à elle de voir ce qu’elle est capable de supporter mais à ce moment précis j’ai tout de même l’impression qu’elle a atteint ses limites. « C’est normal ma chérie, je serais toujours là pour toi. » J’en suis intimement persuadée, s’il y a bien une personne dans ma vie que je ne dois pas lâcher c’est Héloïse. Je sais déjà que je tiendrais ma promesse et que quel que soit son problème, je volerais à son secours si jamais elle m’appelle. Peut-être qu’un jour on enterrera un cadavre dans un pot de fleur sur le balcon, je sais que je le ferais si c’est pour elle. Enfin, évidemment, on n’en arrivera sans doute pas là.

Je ne pensais pas lui raconter mon histoire un jour, pas aujourd’hui en tout cas, et peut-être pas non plus dans un futur proche mais je sens que c’est le bon moment et que si je recule encore une fois, je ne le ferais probablement jamais. Alors je me lance et je balance tout d’un coup, éludant évidemment les détails un peu sordides pour ne pas choquer la sensibilité de ma nouvelle colocataire. J’ai peut-être tort de lui parler de ça d’autant plus que je vois son visage se décomposer au fur et à mesure de mes paroles, comme si elle était extrêmement choquée par ce que j’étais en train de lui raconter. Je ne m’arrête pas pour autant, je dois aller au bout de mon récit et lorsqu’enfin je le termine, le silence s’installe pendant quelques secondes pour lui laisser le temps de reprendre ses esprits. « Quand tu veux dire… Passer un moment avec … Tu… Euh non… Je n’ai rien dit. Désolée. J’ai compris... » Je souris faiblement. Ça ne m’étonne pas qu’elle n’ait pas réalisé tout de suite de quoi je parlais, je suis restée très vague et ce n’est pas le genre de chose qu’Héloïse peuvent envisager chez quelqu’un. Je reste muette, ne confirmant pas ses dires puisque de toute façon elle n’a pas eu besoin de moi pour que je comprenne. Je n’ai pas envie de rentrer dans les détails, ça ne nous apportera rien du tout. « C’est terrible ce que tu as vécu… Mais tu as été tellement courageuse et je t’admire tellement pour ça. Maintenant, le plus beau reste à venir pour toi. » Elle a raison. Le plus beau reste à venir pour moi, j’ai toute ma vie à construire et je suis déjà en train de le faire depuis un moment. Je suis autonome, indépendante, je gagne ma vie, j’ai des projets, un nouvel appartement, des amis fiables. Tout cela ne m’était pas arrivé auparavant et je réalise la chance que j’ai d’avoir réussi à construire quelque chose malgré toute cette merde. « Pour nous tu veux dire, on commence aujourd’hui à écrire notre livre de colocataires. » Je suis hyper enthousiaste de voir ce qu’il contient.

Héloïse semble hésiter avant de poser d’autres questions mais je sais bien que ces dernières lui trottent dans la tête. Après tout, ça parait tellement impossible quand on me regarde, je ne vois pas comment on pourrait se douter que ma vie a pris une telle tournure. Pourtant, c’est la vérité, tout cela, je l’ai vraiment vécu et je ne peux pas revenir en arrière pour l’effacer. Est-ce que je le ferais si je le pouvais ? Je n’en suis même pas sûre, je crois que cette douloureuse expérience a fait celle que je suis aujourd’hui et je crois que je l’aime bien la Lulla de maintenant. « Et dans tout ça… Tu n’as jamais renoué avec tes parents ? Revenir parmi les vivants trois ans après, a dû paraître tellement difficile, j’en suis sûre. C’est terrible. Je ne comprends pas qu’on puisse avoir si peu de cœur pour faire des choses pareilles, à croire que la vie humaine est parfois une question d’argent. » Je ne suis pas sûre que pour ces hommes, l’argent ait été la véritable motivation. Encore aujourd’hui, je suis persuadée que c’est le pouvoir qui les attirait et non pas l’argent, que l’idée de pouvoir faire tout ce qu’ils voulaient des filles qu’ils retenaient était attirante et que plus ils avaient de succès, plus ils en voulaient. « Non, je ne l’ai jamais fait. Je crois que j’ai eu besoin de chercher un coupable et ce sont eux que j’ai blâmé pour ce qu’il m’est arrivé. Parfois, je me dis que je devrais peut-être les appeler mais ils sont nocifs pour moi, je ne veux pas qu’ils apprennent que j’ai réussi à m’en sortir. » C’est sûrement horrible de penser ça de ses parents mais je suis certaine qu’ils chercheraient à profiter de moi s’ils savaient que je gagne ma vie maintenant et que je ne serais plus un poids pour eux mais plutôt un avantage. « Tu as été si courageuse et si forte que regarde comment tu as réussi à te relever. Tu peux être fière de toi. » Je souris plus largement cette fois, je suis heureuse qu’Héloïse ait une telle vision de moi et de ce que je fais. « C’est grâce à tous mes amis que j’ai réussi à me relever, et à toi plus particulièrement. » Je n’essaie pas de minimiser le rôle que j’ai joué dans ma propre vie mais j’ai conscience que je ne dois pas ma réussite actuelle uniquement à moi-même et il me parait important de rétablir la vérité.
WILDBIRD
 
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