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 « Always and Forever. » Taylor&Seth

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Taylor Sullivan Argent
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DATE D'INSCRIPTION : 20/12/2016
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MessageSujet: « Always and Forever. » Taylor&Seth   Lun 26 Déc - 14:48



“Some old wounds never truly heal, (...)”

« Ça veut dire que votre mari est vivant madame. »

...

Tout le long que le trajet avait duré, Taylor avait senti son coeur tambouriné furieusement dans sa poitrine. « C’est au sujet de votre mari. » - « Mon mari est mort. » - « Suivez nous Madame. »
Ces mots avaient résonné sans interruption dans sa tête. Elle s’était forcée à respirer calmement, un regard vide fixé sur la route. À coté d’elle, Buck avait regardé à travers la vitre tirant une énorme langue rose. Lui jetant en coup d’oeil elle l’avait caressé brièvement. Il était impossible de nier que l’angoisse était là. À dire vrai, elle avait été et était toujours morte de trouille. Complètement tétanisée et folle de terreur elle se demandait qu’est ce qui allait encore pouvoir lui arriver. C’est une multitude de questions et de réponses qui avaient traversé son esprit tout le temps qu’elle avait été dans la voiture. Et lorsqu’une fois arrivée aux bureaux du NCIS elle en était sortie, elle se sentait prête. Prête à les affronter. Prête à les réduire en charpie. À leur hurlé qu’ils avaient ruiné sa vie. C’est tenant un Buck surexcité qu’elle les avait suivi dans leur bureau.
Elle faisait tellement tache ici. Elle en leggings, basket et Tee-shirt de sport, et eux uniformes ou costumes. C’est d’ailleurs très certainement pour cela qu’une de leur agent femme lui apporta un chandail. A moins que ce ne soit parce qu’elle avait remarqué les poils droits comme des I, dressés sur les bras de la veuve. -Froid. Tu as froid.- Ça, c’était l’expression même de la peur. Un homme s’approcha d’elle. Il tendit la main mais ne pu aller plus loin dans son mouvement. Un grognement des plus menaçant s’élevait. Buck ne voulait pas qu’on la touche, et Taylor ne fit rien pour le faire taire. La main reprit position près du corps de l’officier.

« Madame je suis l’officier Patterson et voici ma collègue l’agent Blair. »
Elle les regarda avec une défiance non dissimulée au fond des yeux.
« Je peux savoir ce qui se passe ? »
« Bien sur. Suivez nous. Prenez un siège. » Ils entrèrent tous dans un petit bureau apparement réservé à l’attente ou au repos. Des canapés se trouvaient là, les stores étaient baissés. On lui proposa quelque chose à boire, elle refusa. L’agent Blair ne se démonta pas pour autant et alla tout de même chercher une carafe d’eau et un verre ainsi qu’un bol pour le chien. Elle l’aimait bien cet agent Blair, elle avait pensé à Buck.

« Voilà mon grand. Tu dois avoir soif hein ?! Asseyez vous Madame Sullivan. »

Pas envie de s’asseoir ! -Tu devrais pourtant.- Non.

« Bon sang ! Vous m’avez littéralement kidnappée de chez ma soeur. Je peux savoir ce qui se passe ?! Vous avez dit qu’il s’agissait de Seth ! Alors pour l’amour du ciel ! »

« Asseyez-vous madame. » L’officier Patterson avait déjà pris place, mais au regard qu’elle lui lança il s’abstint d’insister. Dans un instant elle allait prononcé les mots fatidiques pour eux et leur lâcher le chien sur la gueule. L’officier Patterson prit une profonde inspiration. Il tripotait devant lui un dossier, et semblait quelque peu nerveux. L’agent Blair, elle, demeurait debout comme prête à toute éventualité. C’était l’incompréhension et le bazar total. Taylor n’y comprenait rien et son coeur ne cessait de la frapper. Elle pouvait sentir son sang couler dans ses veines et chaque battement de coeur se répercuter dans tout son corps. L'atmosphère devenait insupportable.

« Madame. Lors de son déploiement en Afghanistan et au cours d’une mission de sauvetage, le lieutenant Sullivan, comme vous le savez, a été déclaré mort à la suite du crash de son hélicoptère. » Oui merci ! Elle le savait cela ! Ils voulaient quoi lui rappeler qu’ils avaient tués son mari ?! Foutu sa vie en l’air ?! Elle serrait les dents à s’en faire mal à la mâchoire. L’autre tripotait toujours son fichu dossier ce qui énervait encore plus Taylor. S’ils l’avaient fait venir pour une histoire de pension ou de médaille elle allait en flinguer un. « Toutefois, il y a un mois de cela, un de nos contact allié présent sur place nous a confirmé la présence d’un de nos soldats détenu par l’ennemi dans la province d’Helmand. Après recherches et dans le doute nous avons envoyé une unité récupérer ce soldat. Lors de l’opération le sergent Ramires, ainsi que les officiers Alna et Horst ont trouvé la mort. Toutefois ce que nous avons trouvé… Le prisonnier en question était bien de nos rangs Madame. Il s’agit du Lieutenant Seth Sullivan déclaré mort il y a presque deux ans. »

Physiquement parlant, un coup de poêle n’aurait pas fait mieux. Ses oreilles bourdonnaient et la tête lui tournait. Quoi ? Avait-elle bien déduis ? Bien entendu ?

« Qu’est-ce que ça veut dire ? »

Avec douceur l’agent Blair fit un pas en avant.

« Ça veut dire que votre mari est vivant madame. »

Le peu de souffle qui lui restait dans les poumons disparu subitement, et elle sentit brusquement le monde basculer. Ses jambes manquèrent de se dérober. -C’est pour cela qu’on t’avait demandé de t’asseoir.- L’agent Blair la retint de justesse et l’aida à s’asseoir. Elle marmonna un merci alors que sa vision se troublait. Sentant la détresse de sa patronne Buck lui sauta dessus en couinant. En deux caresses elle l’apaisa, bien qu’il persista à vouloir lui lécher les oreilles. Pas maintenant. Il fallait d’abord qu’elle comprenne. Il fallait qu’elle soit sure.

« C… Co… Comment ? » Les larmes n’avaient pu s’empêcher de couler. Elle n’était pas aussi forte qu’elle le voulait. Alors calmement et avec la plus grande douceur, l’officier Patterson reprit. Il lui réexpliqua tout ce qui c’était passé, depuis le premier jour de mission de Seth. Il lui montra des photo satellite  et elle suivait avec la plus grande attention tout en séchant ses larmes. Son coeur lui, battait toujours vite, toujours plus fort. On venait de le lui réactiver. On venait de lui rendre son mari. À chaque nouvelle phrase, chaque nouveau document, l’idée faisait son chemin, la réalité se faisait plus présente. D’abord blessé puis amnésique. Ensuite prisonnier. Patterson prenait son temps et lui expliquait tout en détail. Passé le choc elle comprenait toute l’importance des explications. Tout ce que cela impliquait de lui livrer de telles informations. On lui expliquait qu’au moment du crash l’appareil était tellement endommagé qu’on n’avait pu récupérer tous les débris ou tous les corps. L’erreur partait de là. Par la suite ils avaient cherché. Cherché des dépouilles, des traces, mais en une telle zone de conflit cela s’était révélé impossible, suicidaire. Il lui raconta comment des tribus alliées avaient fait parvenir le message de la présence d’un soldat américain retenu prisonnier. Il lui raconta en détail l’enquête qui avait suivi, sans grands espoirs de retrouver le dit prisonnier vivant. Elle avait les retranscription de message sous les yeux. Il raconta comment ils avaient monté la mission de secours et puis comment…  À ce moment là pour son cerveau s’en était trop. Beaucoup trop. Elle avait eu les explications, les photos tactiques, elle avait fini par y croire. Mais il lui fallait du concret. Une preuve. « Où est-il ? Je peux le voir ? » Un doux sourire traversa le visage des officiers lorsqu’ils lui répondirent par l’affirmative. Alors elle se leva, tremblante, et les suivit. Vivant. Ils disaient qu’il était vivant.

La laisse de Buck lui blanchissait la main. Répondant aux émotions de sa maitresse l’animal était inquiet, stressé. Ses oreilles ne cessaient de s’orienter, se baisser, remonter, à l’affut de quelque chose. La queue entre les pattes il tremblait d’excitation. Mais pourquoi était-elle dans un tel état ? Un sanglot manqua de la submerger. La porte. Cette porte.

Derrière cette porte il y avait l’homme avec qui tout avait commencé et avec qui tout s’était fini. Sa vie, sa vie a elle, son existence avait disparu lorsqu’on lui avait annoncé sa mort. Passée cette porte, elle pourrait vivre de nouveau. La main de l’officier s’approcha de la poignet. La terreur la fouetta comme un ras de marée. « Att… Est-il ? E… Est-ce qu’il est… ? C-Comment est-il ? » Lisant probablement ses pensées, ou ayant que trop l’habitude d’annoncer ce genre de nouvelle l’agent Blair répondit. « Il va bien madame. Il a été blessé mais on l’a soigné, ses blessures cicatriseront. Il est entier madame. » Ajouta-t-elle avec un sourire. Que de compassion dans cette voix. Taylor n’en était pas pour autant rassurée. « Et… psychologiquement ? » Un silence. Patterson réfléchissait à la réponse. « Le médecin a dit qu’il pouvait rentrer chez lui. Du calme, du repos, et être entouré par les siens, voilà ce qu’il lui faut. Bien entendu cela prendra du temps et il lui faudra venir en thérapie régulièrement, au moins pour quelques temps. » Okay. Okay. Elle avait compris. -Inspire ma grande et on y va. Allez on y va.- « Vous êtes prête ? » Non !!!! Non !!! Bien sur que non elle n’était pas prête. Voilà plus d’un an qu’elle était en deuil et pleurait l’amour de sa vie. Et soudainement on lui annonçait qu’il n’était pas mort. Surprise ! Tu parles d’un choc ! Toutefois elle répondit par l’affirmative et la porte s’ouvrit.

Elle fit trois pas. Trois petits pas et lâcha la laisse de Buck. D’abord hésitant le chien s’approcha de l’homme puis ce fut l’explosion de joie. Des japements, des bonds, un vrai hurlement. La réaction de Buck l’ancra définitivement dans la réalité.
C’était lui. Et il était vivant.
Un rire mélangé de sanglot la submergea.

“(...) and bleed again at the slightest word.”
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Seth Sullivan
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MessageSujet: Re: « Always and Forever. » Taylor&Seth   Mer 28 Déc - 4:44



True Love Never Dies

 

 
I'm coming up only to hold you under
And coming up only to show you're wrong
And to know you is hard; we wonder...
To know you all wrong; we warn.
 
   
 
 « Je suis mort.. ? » C'est ce qui est tamponné sur mon dossier, pendant presque deux ans, faute d'avoir donné signe de vie durant des mois, ils avaient classés l'affaire. Je ne sais pas trop comment je devais le prendre..
Quelque part, j'avais ce sentiment d'abandon, d'un autre côté quoi de plus normal, comment auraient-ils pu savoir où j'étais, je ne le savais pas moi-même...j'en étais tout bonnement incapable. Le crash, mes blessures, ma perte de mémoire, ne jouaient pas en ma faveur en terrain ennemi, même si le voulant profondément, je n'arrivai pas à leur en vouloir, j'avais signé et connaissait les risques du métier. Les entraînements aussi intense soient-ils, nous préparait à ce type d'éventualité. Moi je l'étais...mais pas Elle..
Dans le bureau l'agent en chef Warren, je pouvais entendre le mec chargé de mon dossier m'énumérer les derniers événements de ces 18 derniers mois que j'avais manqué.. Honnêtement, j'en avait rien à foutre. Du bourrage de crâne, absolument loin d'être une priorité dans mon état d'esprit. Une seule personne compte.. Cependant je tiquai et relevai les yeux vers lui en arquant un sourcil, quand il m'annonça que Ramires, Alna et Horst y étaient restés.. Des compagnons d'armes, des amis.. comme des frères, cela m'affectait bien plus que de connaître les résultats politique d'un ministre prétentieux secouru par nos soins et par ceux qui y étaient vraiment restés .

Je lâchai un soupire en me frottant le visage, avant de passer main nerveusement dans mes cheveux...ça faisait beaucoup, trop, comment lui dire poliment que j'en avais rien foutre, que son bureau étroit aux stores à moitié fermés et la puanteur de son cigare écrasé dans le cendrier remplit, me foutais la gerbe. A plusieurs reprise bien que me forçant de garder mon calme, je regardai plusieurs fois la porte..là je n'avais qu'une envie. Partir. La vu d'un flash back, me revoyant assis sur une chaise les mains attaché dans le dos en recevant un grand nombre de coup, ma lèvre et mon arcade fendu tuméfier en témoigne encore de leurs violence durant des jours.. Le regard perdu en fixant un point fixe sur le mur, la voix chaleureusement pas douce et carrément rauque du chef me fit revenir à la réalité..
« Ça ne va pas Lieutenant ? »
«  Monsieur..... si vous avez terminé, j'aimerai juste rentrer chez moi et revoir ma femme.. »... Je n'ose imaginer l'inquiétude et l'horreur que ma Tay a du subir. Je pense à elle tout le temps, même maintenant, c'est comme une drogue à laquelle je ne peux plus m'en passer, elle me manque.. «  Oui oui, encore un moment vous la verrez d'ici quelques minutes, il faut qu'on vous informe d'une chose. On nous a remis votre dossier depuis votre arrivée... ». J'écoutais à moitié son discours pompeux d'excuses et de bla bla officiel pour se justifier de la.. «  regrettable erreur » ..sur sa mort prématurée. Bref ! Quand il eu enfin terminé son baratin, j’eus le malheur en me levant pour quitter la pièce, de sentir mon cœur s'emballer un peu trop vite. Ma main rattrapait le dossier du siège pour ne pas perdre l'équilibre. Je n'ai plus le même regard sur les espaces confiné et je ressent une réelle angoisse, puis avant qu'il ne s'en rende compte et ne dise quoique ce soit pour me retenir. Je me repris et sorti de son bureau après l'avoir respectueusement salué.
Dans les couloirs, l'air était déjà plus respirable, mon visage repris des couleurs progressivement après ce léger malaise, l'environnement plus éclairé aidant également. Je perçu quelques regards me dévisager avec étonnement en passant devant les bureaux des agents spéciaux. Pff..à croire qu'ils ont vu un fantôme !! Hum !..

Pendant qu'on m'escortait dans ce labyrinthe, je ne pouvais m'empêcher de penser à elle, mon petit bout de femme me faisait tenir bon, je puisai ma force en elle durant tout ce temps, en m'accrochant à nos souvenirs pour ne pas abandonner.. ne surtout pas craquer. Ils pouvaient essayer de me faire parler à n'importe quel prix pour obtenir des infos, sur nos convois militaire, armements, plans d'attaque etc..  La caresse tranchante de leur poings, du fer rouge et autre artifice n'ont pas eu raison de moi ..et quand bien même j'ai failli lâcher ce jour là...

*Flasback*

Lasser de m'entendre répété mon matricule, pour changer j'ai fini par pousser la chansonnette... Ce souvenir de Taylor et moi un soir d'été, à camper au bord du lac après une virée en moto pour fêter en buvant et chantant la réussite de son diplôme. Bourrés mais heureux...mais surtout bourrés que rien ne m'atteignait pas même les flammes du feu de camp, après m'être allonger trop près de celui-ci....blague à part, le feu au cul j'ai du plonger dans le lac et rentrer lendemain les fesses à moitié à l'air.. . Dépité et sûrement lassé de tourner en rond sans recevoir satisfaction, ils m'avaient foutu la paix pour quelques heures..

J'entends encore son rire en échos lointain, doux et cristallin, ce souvenir agréable qui m'a sauvé, elle m'a sauvé ce jour là. Quand la nouvelle équipe de sauvetage est venu me récupérer, j'étais presque à l'article de la mort en gisant au sol tant j'étais épuisé et dans un sale état. Ils m'ont gardés quelques semaines le temps de me soigner avant de me rapatrier car trop faible pour voyager pour rentrer au bercail.
«  C'est ici Lieutenant, attendez ici ils vont vous ouvrir.. » .. la jeune voix du Quartier-Maître me fit revenir au moment présent. J'eus un bref sursaut avant de fixer cette porte en bois blanc. Alors ça y est ? Elle était là, à quelque pas derrière cette ultime barrière. Moi qui n'espérait, n'attendait que ce moment depuis des lustres, j'étais pris de doute car autres chose n'allait pas au fond de moi. Je vis mon reflet dans le cadre accroché au mur, derrière ces cicatrices il y a avait dans ce regard qui me fixait un détail de taille. Baissant le regard pour regarder mes mains endoloris, sous mon uniforme je pouvait sentir encore d'autres douleur, les pansements qui couvraient mes blessures. En regardant cette homme, mon double, je vis au combien j'avais changé et cette peur dans mes yeux. Malgré tout ce que j'avais subit, ma jambe brisée lors du crash, la balle reçue dans la poitrine et les divers acte de tortures lors de ma captivité pour me mettre la pression. En cette instant, alors que je voyais la poignée tourner légèrement prête à s'ouvrir, c'est comme si je perdais à nouveau mes moyens et me préparé à repartir au combat. Je fronçais les sourcils et commençait à me braquer en serrant les poings si fort, que mes doigts devinrent blanc. - NON !..détend-toi! - me parlant intérieurement à moi même, comme pour me rassurer, je ne suis pas en mission. Conseil du psy qui me suivait, d'après lui j'ai du mal à me remettre dans le bain au vu des événements..sans blague.. et fais ce qu'on appel dans leur jargon médical une sorte de « stress post-traumatique ». Merci bien, j'ai pas besoin de ce genre d'étiquette collée par un mec qui n'a jamais poser son cul sur un terrain miné ni même tenu une arme de guerre de sa vie. Je sais qui je suis et ce que je suis devenu...je dois bien admettre que quelque chose à changer.



La porte commence à s'ouvrir...lentement...comme une scène au ralenti, je ferme les yeux pour me donner du courage en inspirant un coup pour me détendre. - Ça y est ça va être le moment...je suis en vie..respire ça va aller Seth.. -.  Mes muscles se détendent et la colère s'éloigne, en rouvrant les yeux alors que je redresse la tête.. pour découvrir le visage bouleversée de ma princesse qui éclate en sanglot. Cela me fend le cœur de la voir dans cette état, mais je suis heureux de la voir...toujours aussi belle. Mon visage fermé jusque là, je lui adresse un petit sourire confiant. Et là Buck, mon chien, il est là lui aussi et me fait une fête d'enfer en sautant partout. Je m'agenouille brièvement pour saluer mon compagnon et partenaire de mission et le flatter de plusieurs caresses, ont est des rescapés tout les deux..
« Hey salut mon beau...moi aussi je suis content de te revoir !!  ..Mais là mon coco, je m'occuperai de toi après !!.. J'espère que t'as pris soin d'elle !! ».. Un nouveau petit sourire, en lui chuchotant de rester tranquille en fixant toujours Taylor, je me relevais sans trop de mal, c'est comme si je ne sentait rien, que mon boum-boum bourré d'adré me donnai une force sans douleur, pour m'approcher de ma belle brune.
« Salut mon cœur.. »..J'eus à peine le temps d'ouvrir les bras pour l'inviter qu'elle comprit tout de suite pour venir y trouver refuge. - Oh bordel !! - Je la serrait contre ma poitrine alors que ses larmes de joie humidifiait mon cou. Ce contact, sa chaleur, son parfum...TOUT son elle, elle était enfin là..
Autant j’essuie ses larmes que c'est au tour des miennes de s'échapper... « Oh et puis merde.. » ..qu'importe les regards et les convenance en public. A cet instant, je prend possession de ses lèvres pour un baiser tant attendu, qui mêle tendresse, fougue et intensité. Ce long baiser de retrouvaille qu'elle n'espérait plus..et non j'suis pas mort!! Nos langues se caressent et dansent dans cette folle ivresse. « Je ne suis pas mort mon amour ..». Petit sourire en coin comme à mon habitude pour marquer le coup.. Je sais qu'elle a toujours eu un faible pour mon sourire colgate. Un flot d'émotion nous envahit, y a rien ni plus personne autour de nous, je l'écarte un peu tout en la gardant contre moi, pour la regarder, écarter une mèche de ses cheveux et la replacer derrière l'oreille, avant de lui offrir un autre baiser. Et ouais, je suis comme ça gourmand et complètement fou d'amour d'avoir retrouver l'être le plus cher, ma drogue, ma nana.. On en a assez baver tout les deux...trois, si on compte Buck qui s'impatiente et aboie pour qu'on s'occupe de lui aussi.


 
   



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Taylor Sullivan Argent
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MessageSujet: Re: « Always and Forever. » Taylor&Seth   Sam 31 Déc - 16:32

« I'M THE SLOW DYING FLOWER
IN THE FROST KILLING HOUR »


Que seriez-vous prêt à faire pour retrouver la personne que vous aimez ? Pour passer ne serait-ce que dix minutes supplémentaires avec un être aimé ? Que pourriez-vous échanger pour seulement dix minutes ? Dix minutes pour simplement un contact, un mot, une présence ? Que seriez-vous prêt à faire ? Renoncer à la paix ? Au bonheur ? À la fortune ou à la joie ? Renoncer à dix ans de votre vie pour seulement dix minutes avec lui ou elle ? Vous le feriez ?
Parce que elle oui.

Elle avait passé tous les contrats impossibles et inimaginables. Elle avait voulu vendre son âme. Elle avait souhaité l’offrir aux enfer et renoncer à tous les siens pour seulement dix minutes avec Lui. Elle avait prié, hurlé, maudit, blasphémé, et souhaité échanger sa vie et son âme et celle des autres pour seulement dix minutes de répit. Dix minutes pendant lesquelles elle lui aurait dit tout le bien qu’elle pensait de lui. Tout l’amour qu’elle lui portait. Comment elle chérissait de se réveiller le matin auprès de lui. Combien elle savourait la chaleur de son corps, la douceur de son contact, l’amour dans ses yeux. Elle lui aurait dit combien il lui manquait, combien la vie était difficile et cruelle sans lui mais combien elle remerciait le Ciel de l’avoir mit sur sa route et de lui avoir fait partager son existence. Mais le Diable ne lui avait jamais répondu…

Son enfer avait prit la forme du Temps. On dit que le temps apaise toutes les blessures. Faux. Il nous oblige juste à nous habituer à elle. Elle avait vécu son enfer dans le silence et la solitude. Elle avait cessé de hurler, crier, maudire ou blasphémer lorsqu’elle avait compris qu’on ne lui répondrait pas. Et que pas même dix minutes ne lui seraient offertes. Elle s'était alors repliée sur elle-même. Flétrie comme une fleur qui se fane, et avait plongé en elle-même à la recherche de son bonheur disparu.
Elle s’était habituée à fermer les yeux pour puiser au fond d’elle-même des souvenirs. Le souvenir d’un toucher, d’un rire, d’une odeur. Mais le Temps est cruel et insatiable.  Et même cela il le lui avait refusé. Il dévore et avale tout sur son passage, jusqu’à la plus infime petite mémoire sensorielle. C’est ce qui l’avait détruite le plus. Ne pas pouvoir retrouver son odeur sur un pull, ou de la chaleur dans des draps. Ou encore le fantôme d’un parfum dans la rue lorsque se retournant elle ne voyait que des inconnus marchant vers leur propre destin. Le sien de destin avait été brisé en plein vol, et le temps avait dévoré ses sens et leurs souvenirs.

Il n’est plus cruel être et plus cruelle douleur que celle que l’on s’impose ou que l’on définit avec nos limites. Les limites de Taylor avait été depuis longtemps dépassées. C’est pourquoi lorsqu’on lui avait dit qu’en réalité Seth, son mari, son amour, son âme soeur était en vie, elle n’avait voulu le croire. En réalité, une part d’elle même restait septique et refusait de le croire. Très certainement un réflexe humain, une limite sous-jacente, afin de ne pas s’infliger de nouvelles douleurs psychologiques. L’esprit est le plus terrible et le plus cruel des êtres. Alors non. Elle n’y croyait pas vraiment.
La réaction de Buck toutefois lui fit l’effet d’un électrochoc. Comme le signal d’une permission. Après tout, s’il réagissait comme ça, sans pudeur, à exprimer sa joie qui avait le son d’une souffrance, alors peut-être pouvait-elle se permettre d’y croire.
C’est alors que cette mémoire sensorielle disparue, ou mise en veille la heurta de plein fouet. Lorsqu’au milieu des cris du chien elle entendit sa voix. Tu y crois ? Son coeur fit une embardée et manqua plusieurs battements par la suite.
Ces yeux… Ce regard. Elle avait cru ne plus jamais le revoir. Elle avait cru ne plus jamais pouvoir contempler ce visage qui doucement s’avançait vers elle. Ce sourire.
L’esprit et le scepticisme toujours à son oeuvre. Elle avait tellement joué de scènes et de propositions dans sa tête, toutes refusées par le Diable, qu’une part d’elle-même se disait qu’il se jouait d’elle.
Incertaine de ce qui se passait, complètement sous le choc, Taylor observa son défunt mari se lever et venir vers elle. Il y avait en elle un vide, un vide auquel elle s’était habitué, qu’elle avait appris à porter avec douleur mais abnégation. Et ce vide, à chaque pas de Seth se remplissait de nouveau. Elle parvenait difficilement à croire ce qui se produisait sous ses yeux. Une réalité peut-être ? Il ouvrit alors deux grands bras devant elle, et comme une invitation, doucement elle s’y engouffra.

Une vague de douleur la submergea. Le souffle coupé elle laissa son corps et ses sens retrouver ce dont ils avaient été tant privé. C’était comme rendre la vue à un aveugle, l’ouïe à un sourd. Elle retrouvait une odeur qui lui avait manqué à en crever. Son corps réapprenait la chaleur, son ouïe la respiration qui lui avait été si familière. Tous ses sens semblait se réactiver. C’était comme retrouver une partie de sois. être de nouveau entier. Tout ce qu’elle avait rêvé n’était plus à l’état de songe, à l’état de silhouette indistincte dans un rêve tortueux. C’était réel. Ça semblait prendre forme et consistance. Ce n’était pas un fantôme. Lorsqu’elle comprit enfin que ce qu’elle tenait contre elle était vrai elle éclata en sanglot. « Merci. » Ses entrailles se tordaient, mais elle ne savait pas de quoi. Les larmes coulaient et elle avait du mal à respirer. « Merci Seigneur. Merci. »

Combien de fois avait-elle prié ? Combien de fois pour un signe ? Un pacte ? Que se passait-il ? Pourquoi après tant de silence on lui accordait ce qu’elle avait tant souhaité. Est-ce que ça ne durerait que dix minutes ? Allait-on le lui reprendre ? Que lui en couterait un tel bonheur ? Arrête ça et profite… Savoure… C’est presqu’un regard effrayé qu’elle leva vers lui, juste avant qu’il ne l’embrasse. Et ce fut comme un signal, un abandon, une délivrance.

Lorsque ses lèvres touchèrent les siennes, ce fut un signal. Ses larmes séchèrent et son être s’embrasa. Elle céda au bonheur retrouvé. Elle s’inquièterait demain. Essaierait de comprendre, mais demain. Elle cède au bonheur. Son baiser était comme une décharge électrique qui la remplissait de courage et de force. Sa colère et sa douleur firent place à un sentiment de paix et d’entièreté retrouvé. Elle plongea de nouveau son regard dans le sien et s’y perdit. « Je ne suis pas mort mon amour ..» Il lui sourit. Les sanglots manquèrent de la submerger à nouveau. Mais non. Elle se sentait plus forte désormais. Lui prenant le visage dans les mains elle esquissa l’ombre d’un sourire à son tour. « Et ne meurt plus jamais. » Elle le laissa l’observer sachant qu’elle en faisait de même.

Le coté rationnel de son esprit, celui qui n’était pas submergé par l’émotion nota les ecchymoses, les blessures, les manques. Tout comme en le serrant contre elle, elle se souvint avoir senti des pansements ou quelque chose de semblable. Mais qu’est ce qu’on lui a fait ? Un nouveau baiser qu’elle apprécie bien plus juste avant que Buck ne viennent les séparer en jappant et en leur sautant dessus. Elle laissa échapper un rire alors et observa le chien faire la fête à son maitre. C’est à ce moment précis qu’elle prit en considération ce qui venait de se passer. On lui avait ramené son mari d’entre les morts. Son mari était mort. Pas seulement déclaré mort, mais mort pour de bon. Il avait disparu de son existence, de celle de ses proches et même de la société. Tandis que quelque part, à l’autre bout du monde, lui vivait quelque chose de différent. Vivait l’enfer, son enfer. Et comme un drame grec, comme Thésée descendu aux enfers, Seth était revenu, la sortant elle, de son enfer à elle. L’observant avec attention elle constatait les souffrances, les douleurs physiques qui en cachaient certainement d’autres… Mentales…
Elle déglutit puis reçu Buck en plein dans les jambes. Voilà qui la ramena au moment présent. Elle attrapa alors Seth, son époux, par la main, qu’elle serra fort, et se rapprocha de lui, posant l’autre main sur sa joue. « Ne t’en va plus jamais. Promets le moi. »

Soudain le porte s’ouvrit. Elle n’avait même pas remarqué qu’on les avait laissé seuls. L’agent Blair entra, un plateau dans les mains et rempli de thé, de café et de petites viennoiseries ainsi que la gamelle d’eau oubliée dans l’autre pièce un peu plus tôt. « Vous avez des mouchoirs sur la table. N’hésitez pas si vous avez besoin de quoique ce soit. » Un rire sorti de nulle part échappa à Taylor. Des mouchoirs. Oui… C’est sur que morver n’est pas forcément élégant.
« Attendez. Est-ce que James et Ophélia sont au courant ? Monsieur et Madame Sullivan ? »  L’agent Blair sourit. Entre-temps Taylor n’avait toujours pas lâché la main de Seth. « Oui. Vos parents devraient arriver dans quelques minutes Lieutenant. » Et là dessus elle quitta la pièce. Seigneur ! La mère de Seth frôlerait la crise cardiaque. Elle avait tant souffert elle aussi, tant pleuré, même si étrangement ils l’avaient accepté avec plus de fatalité. Un fils qui part faire la guerre… il y a un risque, oui. Taylor se tourna alors vers Seth puis marqua une pause en le regardant. Elle n’en revenait pas. Elle n’en revenait toujours pas. Il était là. Vivant. Devant elle. Doucement son visage s’éclaira et elle lui sourit. Sa main serra plus fort celle de Seth comme pour de nouveau s’ancrer dans le réel. « Tu m’as tellement manqué. » La douleur fait de nouveau sa place sur son visage. Dix- mois. Dix-huit mois sans pouvoir le dire ou l’exprimer. « Je t’aime. »

Que seriez-vous prêt à faire pour retrouver la personne que vous aimez ?
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Seth Sullivan
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MessageSujet: Re: « Always and Forever. » Taylor&Seth   Dim 5 Fév - 23:23


« Thought I was done, I was savaged by the sun.. »


Il n'y a pas de mot pour exprimer et décrire l'instant, revenir d'entre les morts, et réveillez des espoirs perdus... enterrés.  Au final, croire qu'on ne nous attendait plus et vraiment se rendre compte qu'on revient de loin. Combien de mort ont la chance de retrouver le souffle de vie et de serrer leur amour dans leur bras ? Combien on seulement la chance d'en revenir indemne ?  J'aurai pu perdre, un bras...une jambe. La guerre nous prend tout, elle se nourrit de nos larmes et de nos douleurs les plus profonde. Physiquement oui je n'ai rien et je m'estime chanceux, combien sont-il rester ? Pourquoi eux et pas moi ? Question qui restera sans réponse, je pense que ce n'était pas mon heure, pas encore.. Maintenant que je serre ma Taylor dans mes bras, je n'ai plus envie de la quitter, elle m'a tellement manqué comment pourrai-je repartir ? Ne plus jamais mourir me disait-elle. Pour réponse je lui offris un autre baiser. J'aimerai tant exaucer son vœu et le lui promettre de ne plus jamais repartir.., mais je suis incapable de lui promettre quoique ce soit ni de lui mentir. Entendre son rire cristallin, la voir sourire me faisait un bien fou. On a tant à se dire..Tout ce que je veux là maintenant c'est rester avec elle, j'en ai rien à foutre de l'avenir, un avion peut nous tomber dessus, une tempête s'abattre ou on peut être attaqués par un nain dépressif, je sais que là rien ne me fera quitter la chaleur de son corps et de sa main enfouis dans la mienne.

Apparemment nous n'étions plus seul depuis quelques minutes, c'est vrai que j'avais fais abstraction du reste, nos émotions quelque peu apaisés, je détournai mon regard vers notre interlocutrice. « Ça va aller merci ». J'ai pas pour habitude de me laisser aller en publique mais je savais quoi faire pour Taylor. A l'aide de mon pouce, j'essuyai une chaude larme qui perlait le long de sa joue, lui offrant un sourire en prime tout en ajoutant.. « Tu peux te lâcher et vider la boite tu sais, promis je ne regarderai pas ! ». Petite note d'humour, ce n'est pas quelque chose que j'avais oublié d'utiliser à n'importe quelle occasion..

Taylor l'interrogea pour savoir si mes parents étaient au courant ce qui marqua mon attention.. Quel fils indigne, toutes mes pensées étaient tournées vers ma femme. Mes parents, eux aussi avaient du supporter ce choc.. Tellement de choses tournaient dans ma tête a m'en donner le tournis. Durant tout ces mois, je gardais à l'esprit Taylor... Égoïste peut-être, quoique non, j'avais tenu bon grâce a elle et nos souvenirs, je ne pouvais pas le nier.. elle est et restera mon oasis, ma source intarissable où je puise ma force. Dans ses bras, ces mots prenaient tous leurs sens, je n'ai qu'à la regarder avec affection pour m'en convaincre.
Bien sur que mes parents comptaient, ils seraient là bientôt et j'étais très heureux de les retrouver,, tous d'ailleurs. Au donc j'avais pourtant cette peur de ne plus être celui qu'il avait connu, Tay' s'en rendrait-elle compte ? Je ne me l'avoue pas encore, mais j'y pense, ces long mois de captivité dans des conditions extrêmes ne peuvent pas rendre un homme intact...je ne suis pas un surhomme. Tout ce que je peux faire, c'est faire bonne figure et les rassurer que tout va bien. J'ai juste quelque cauchemars..
« Alors on a plus que quelques minutes à nous deux avant le grand rush.. ».. J'esquissai un petit sourire pour accompagner mes paroles, tentant une petite pointe de légèreté. Conscient qu'après les parents, viendrait, la familles, les amis, les proches, les voisins..bref, tout ceux qui ont cru à ma mort. Je ne peux leur en vouloir, c'est pour ainsi dire normal de leur part. Bien que n'étant pas spécialement de revoir tout ce beau monde. J'avais vraiment qu'une seule envie, rentrer à la maison.
Je serais de nouveau Tay' dans mes bras, sentant qu'elle en avait besoin, besoin de se libérer..de se décharger avant qu'elle ne finisse par broyer ma main. « Aller viens là toi !! »
Elle m'aime ? Hum petit sotte, je le sais ça !.. Il est vrai que de l'entendre dire de sa bouche me procure un bien fou raison de plus pour lui en faire profiter.. « Je t'aime.. »

A peine quelque instant à se regarder comme si l'un de nous avait vieillit plus vite que l'autre, chercher le moindre détail que je ne connaisse pas, la moindre nouveauté qui aurait changer durant mon absence. Hormis ses cernes de fatigue mais aussi gonflées par les larmes, bien qu'elle cesse de pleurer, je la trouvait plus fine,plus mince. Mon ptit bout de femme bien que toujours aussi belle avait vécu aussi son combat loin de moi. « Dès qu'on rentre, toi et moi on va se manger des pizzas !! ». Pas très romantique ni glamour, moi-même j'avais perdu une dizaine de kilos et entre toutes les choses infecte ou avariés qui m'avait été donné, je n'avais qu'une envie, aller manger à notre restau' italien préféré et s'enfiler un max de pizza. Je lui avait néanmoins fait décrocher un sourire, elle était rayonnante et lui volait un baiser pour la peine..la chaleur et la douceur de ses lèvres en avait bien besoin de reprendre une teinte un peu plus rosé, et je ne tardai pas à m'y employer..

« Ou est-t'il ?? Ou est mon fils ??... Seth..oh mon dieu !! ».. Ma mère fit son entrée assez fracassante car la porte claqua contre le mur. Elle ne maîtrisait pas vraiment ses émotions, j'en eu un sursaut.. Bref un flashback...

*..La porte de ma cellule qui claque, je suis dans le noir, le souffle court, assis attaché sur une chaise les mains dans le dos avec un sac sur la tête...et les coups tombent sans que j'ai le temps de les sentir arriver..*

Fin du flaskback, mais je me repris rapidement. Me décalant légèrement de ma femme, j’accueillis mes parents par un petit sourire. Mon père qui tentait de retenir maman, lui éviter aussi de trop s'emballer, bien que de marbre je lisais dans ses yeux cette lueur d'émotion, de soulagement. Maman avait les larmes aux yeux et bien que voulant avancer hésitante vers moi, elle se retenait à Papa, comme si d'une certaine façon..elle avait peur qu'il ne s'agisse que d'un rêve et de me voir disparaître. Cette vision me faisait autant peur qu'elle me fendait le cœur, imaginant leur douleur, comme pour Taylor, en cette instant je compris à quel point, je leur avait fait beaucoup de mal..
« Tout va bien m'man..C'est bien moi..je vais bien !! »..Elle en avait besoin de l'entendre, de m'entendre de dire que j'étais bien vivant, j'eus pas vraiment le temps de dire autre chose qu'elle me serra dans ses bras, tout naturellement je refermai les miens autour d'elle. Puis se fut au tour de mon père qui contenta d'une accolade brève mais intense, c'est pas son genre du tout mais je saisi bien qu'elle était sincère. Un milliard de questions fusèrent sans que j’eus le temps d'y répondre. D'un regard, je tournai la tête vers Taylor.. Nan je ne t'ai pas oublier toi..oh mon amour j'ai toujours besoin de toi !


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Taylor Sullivan Argent
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MessageSujet: Re: « Always and Forever. » Taylor&Seth   Dim 26 Fév - 13:05

« 18.

548.

290 671. »


Quand le bonheur se présente à notre porte, on a généralement du mal à le reconnaitre. Plutôt que de l’embrasser comme il se devrait, on le néglige, on l’ignore le minimise. C’est peut-être la réaction logique à un trop plein que l’on se refuse d’accepter par crainte que ce ne soit que du faux. Ou bien c’est simplement notre égoïsme. Notre faculté à tout prendre pour acquis. Mais quand la vie nous reprend ce bonheur, lorsqu’elle nous le ravie sans crier gare, c’est là, que l’on mesure la chance et la joie qu’on ressentait à posséder ce petit tas de bonheur qu’on a si longtemps négligé.
Étrangement, Taylor mesurait pleinement le bonheur qu’on lui donnait. Après tant de temps à pleurer sa perte elle avait parfaitement conscience de ce qui lui était rendu. Et oh que non elle ne le négligerait pas. Elle l’accueillerait avec joie et humilité, et remercierait chaque jour les puissances en cause pour ce miracle.

Ses mains et ses yeux ne parvenaient pas à s’arrêter de toucher ou contempler Seth. Là. Il était là. La chaleur de sa main dans la sienne, la vu de son corps devant elle, l’odeur de l’homme tout proche. Elle avait cru cela disparu à jamais. Perdu pour toujours. Elle avait cru, persuadée et certaine à se damner, que jamais plus elle ne retrouverait ces sensations là. Mais non. C’en était presque trop beau pour être vrai. Où était la caméra ? Mais là encore elle se refusait à réagir comme cela. Pour une fois elle prenait le bonheur tel qu’on le lui donnait. Avec sa durée, ses conséquences, sans réfléchir. Pourquoi se bornerait-elle à ajouter du négatif en se posant toute sorte de questions sur la remise en cause de ce qui se passait. Il y avait eu un accident, une erreur, et maintenant Seth était revenu. Point barre. Elle affronterait le reste en temps voulu. Ne pas refuser le bonheur, mais l’accueillir et le chérir. Oui.
Une nouvelle fois elle se précipita dans ses bras tandis qu’il lui disait que lui aussi l’aimait. Elle avait envie de le serrer fort dans ses bras, de l’étreindre à le broyer et de lui faire passer, lui transmettre tout l’amour qu’elle ressentait pour lui. Mais Taylor avait toujours été une fille rationnelle (sauf dans ses crises d’hystérie profonde). Il y avait toujours eu en elle une partie qui réfléchissait plus vite que son ombre, analysait, interprétait de façon logique et rationnelle ce qui se passait. Et c’est ainsi que cette conscience lui disait que Seth revenait de loin. Qu’il avait souffert et était peut-être meurtri dans son âme et son corps. Alors pas d’étreinte douloureuse hein…

Après l’avoir longuement observé il lui affirma qu’il faudrait manger des pizzas. Elle sourit, ravalant d’énièmes larmes. Inconsciemment elle ne cessait de pleurer. Tout s’écoulait en silence sans qu’elle n’en ait conscience. Elle lui répondit par l’affirmative. « Carrément !! Avec un supplément fromage et un Merlot français. Devant un dessin animé pourri mais drôle. » Rien de plus, rien de moins. Et au final peu lui importait quoi, où, mangeant ceci ou cela, devant un film ou rien du tout, du moment qu’elle était avec lui. Soudain la voix d’une mère en perdition se fit entendre. Un frisson la parcourut impitoyablement, et elle se força à se blinder. D’ordinaire si fière, si droite, et rationnelle, Taylor ne retrouvait noyée par tant d’émotions qu’elle savait qu’elle serait impactée par celles de ses beaux parents aussi. Lorsqu’Ophélia entra, suivie de près par son mari, elle recula de quelques pas. Devant le désarroi de sa belle mère, la jeune femme se sentit de nouveau happée par la situation. Avec la mort présumée de Seth c’était pour eux tout un monde qui s’était écroulé. Tout un univers qui s’effondrait remettant même en question les rouages de l’existence. Passer les fêtes de Noël avait été une horreur sans nom. Anniversaires, mariages, retrouvailles, diners, autant de moments où l’absence de Seth s’était ressentie jusque dans leurs os. Et les silences, longs et pesants où chacun savait, mais personne n’osait le dire.
La voix de Seth rassurant sa mère la fit presque sursauter. Alors elle observa ses beaux parents retrouver leur fils. James vint la prendre dans ses bras, comme la conclusion d’un accord tacite passé entre eux. Le droit de respirer et de vivre de nouveau. Combien de fois n’avaient-ils pas essayé de lui dire que malgré tout la vie continuait ? Que Seth n’aurait pas voulu qu’elle s’enferme et s’arrête de vivre comme elle l’avait fait. Plus maintenant. Maintenant elle pouvait de nouveau respirer. Puis les parents s’approchèrent du fils disparu et elle se sentit en retrait. En fait elle se plaça d’elle-même en retrait. Comme si son esprit prenait du recul et devenait spectateur de sa propre vie.

Avec une soudaine prise de conscience elle jeta un regard à Seth puis attrapa la laisse de Buck et sortit. Pour l’animal aussi c’était de sacrées émotions. Il était perturbé par le retour de son maitre et toutes ses personnes qui pleuraient. Pourquoi autant de souffrance alors qu’il fallait simplement se réjouir et remuer la queue ? Par empathie pour lui, et parce qu’elle en avait autant besoin que lui, elle le sortit.
Là, dehors, au pied du bâtiment, un rayon de soleil lui réchauffant la peau, elle laissa Buck respirer, sentir et explorer les lieux à la recherche du poteau parfait sur lequel se soulager. Et sans crier gare, sa douleur explosa. Dix-huit. C’était le nombre de mois qu’elle avait passé sans lui. Cinq cent quarante-huit. Le nombre de jours où elle avait pleuré. Deux cent quatre-vingt dix mille six cent soixante et onze. Le nombre d’heures qu’elle avait passé à se demander pourquoi elle vivait. Autant de secondes à souffrir. Et là, d’un coup. On lui disait que tout ce temps là était effacé. On la ramenait brutalement à un temps où sourire, croire, espérer, aimer et vivre était possible. Était permit.
Elle ignorait combien de temps elle avait passé là, assise par terre à pleurer tout ce qu’elle avait encore dans les tripes. Mais c’est la langue chaude d’un chien sur sa joue qui lui fit relever la tête. Surprise leva les yeux et vit un Buck, langue pendante, tout sourire, remuer joyeusement la queue. Pour l’animal c’était genre le plus beau jour de sa vie. « C’est le mien aussi. » Lui dit-elle tout en se relevant. Rattrapant la laisse elle remonta dans les étages.

Une fois devant la porte elle se décala pour observer Ophelia, James et Seth discuter à l’intérieur. Elle jugeait vital de les laisser entre eux. Même si elle s’était toujours bien entendu avec eux, Ophélia avait cru avoir perdu son bébé. Son enfant. Cet être qu’elle avait porté durant neuf mois dans son ventre, et qu’elle avait ensuite élevé et dirigé afin qu’il devienne l’homme qu’il était devenu. Elle avait donc la primeur sur Taylor. C’était logique. C’était normal. Taylor prit alors conscience qu’elle avait laissé sa soeur en plan lorsqu’on était venu la chercher. Rapidement elle sortit son téléphone et lui envoya un texto. « Seth est vivant. Était retenu captif. Ça va… Appelle papa et préviens les autres. » Quelques secondes plus tard un « Ok. Je t’aime. » fit vibrer son téléphone. Taylor imaginait déjà Sam rappeler papa. Oui, le rappeler parce que papa étant dans l’armée, et l’armée ayant embarquée sa soeur elle avait dû certainement et très rapidement prévenir le paternel. Du coup elle se la voyait le rappeler et lui annoncer la nouvelle. Et effet boule de neige, son père se mettrait rapidement en quête d’informations. Soudainement elle se sentit assaillie par tout ce qui se passerait avant ce soir. Les coups de fils, les questions, les bisous, les je t’aime, l’indignation, la compréhension. Elle soupira sans lâcher le trio des yeux à travers la vitre.

« Beaucoup d’un coup hein ? »
Taylor se tourna vers l’agent Blair.
« Oui. C’est une sacrée nouvelle et tout le monde est… » Heureux, sous le choc, excité.
Appeuré.
Fronçant les sourcils, elle venait de comprendre ce qui la tenaillait. La peur.
« Oui. Je comprends. » Non. Elle ne comprenait pas. Gardant un moment le silence, la jeune femme demanda abruptement.
« Et maintenant ? » L’agent Blair lui retrouva un regard d’incompréhension. C’était bien ça, elle ne comprenait pas.
« Comment ça va se passer maintenant ? Je veux dire. Il rentre à la maison et on reprend notre vie là où elle s’est arrêtée ? C’est pas possible. Il doit… Avec ce qu’il a vécu… Il doit… »

« Madame Sullivan, votre mari est passé par bien épreuve depuis un an et demi. Il est… »

« Brisé. » Elle inspira profondément, ses yeux de nouveau posé sur Seth. « Son esprit, quelque part doit être brisé. Comment… ? Comment puis-je faire ? Que dois-je faire pour l’aider ? »

Il lui sembla que l’agent Blair réfléchissait et pesait bien ses mots avant de répondre.

« L’aimer dans un premier temps. Le soutenir et lui laisser le temps de se réadapter à notre vie. De plus… Un psychologue est à sa disposition. Pour des séances hebdomadaire voir plus s’il le désire, et certainement des anxiolytiques. Madame Sullivan, je ne vous cache pas que cela prendra du temps. Mais vous semblez assez forte et déterminée pour pouvoir l’aider. »

« Oui. Oui je le serais. » Elle s’en faisait la promesse. Quitte à mourir en l’accomplissant. Le Destin lui avait rendu son mari et elle ne l’abandonnerait plus jamais. Plus jamais on ne le lui prendrait. Elle se battrait bec et ongle et jusqu’à la mort pour cela. Avec la determination qu’elle vaincrait, qu’ils vaincraient tous les deux, Taylor ouvrit la porte pour rejoindre sa famille. Comme un fou Buck se jeta sur Seth, au centre du groupe et se mit à japper d’excitation. Ils y arriveraient.
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MessageSujet: Re: « Always and Forever. » Taylor&Seth   Mar 25 Avr - 20:59

«You can't think of anything else
Apart from the person that left a rose by your door»



La voir partir, la laisser seule alors qu'on viens à peine de se retrouver. Moi.. je reste avec mes parents, sa sortie est un peu semblable à une déchirure, je n'ai pas envie de la voir partir. Sachant bien qu'on allait vite se retrouver après ça, mais c'est plus fort que moi et je ne peux m’empêcher de la regarder s'éloigner par dessus l'épaule de ma mère ...t'éloigne pas trop !! T'éloigne pas trop..

Que ressent un mère qui père son enfant ? Son unique fils, l'amour de sa chair et de son sang et qui doit se faire à cette idée de ne plus jamais le revoir. Les parents partent les premiers dans la logique des choses.. dans l'ordre naturel de la vie. C'est la première fois que je vois pleurer mon père, cela me surprend lui qui est si fier et ne laisse jamais rien paraître, aucunes faiblesses. Et me touche profondément en même temps. C'est dans ce genre de moment, bien que très rare, qu'il nous est permis de se rendre compte à quel point, malgré les embrouilles, malgré les disputes et les mots qui blessent, je tiens à eux...et vice versa.

Je passe un long moment auprès d'eux, j'ignore combien de temps il s'est écoulé.. Des questions elle m'en pose des tonnes et j'y répond au mieux. Un agent vient interrompre les retrouvailles pour demander a mon père de le rejoindre, une histoire de paperasse ou je ne sais plus trop quoi, peu m'importe... Puis je vois la porte s'ouvrir et mon chien me montrer une nouvelle fois sa joie.

« Hey mon beau !! ^^ Doucement..ouais, on y va !! ».. Je levai ensuite les yeux vers ma femme qui faisait son entrée, je senti mon cœur se réchauffer à sa vue.. « On rentre à la maison ». Petit sourire qui accompagne ma phrase, je n'avais plus qu'une envie, qu'un seul désir..rentrer chez moi.
Avant même de lui laisser dire quoique ce soit, je m'approchai et posait mes lèvres sur le siennes pour un tendre baiser qui en disait long sur l'absence depuis toute à l'heure. Je l'enlaçait aussi doucement, elle avait encore pleurer, ses yeux la trahissait si elle me disait le contraire. Mon rôle a moi maintenant était de prendre soin d'elle, et tenter de rattraper le temps perdu, commencer par un baiser cela me semble un mon début..

«  Oh au fait Seth vous voulez dormir à la maison ?? On fera un repas et... » ..De retour mon père l'interrompit... «  Opheliaaa !! Tu vois bien qu'ils ont besoin de se retrouver un peu tout les deux !! Laisse-les donc !!... Passe quand tu veux fils ! ». Je fut légèrement amusé par la situation, sur le coup oui j'avais embrasser publiquement ma femme, mais qu'importe les convenances j'ai un joker si on peut dire.
«  Merci P'pa !! Ne vous en faites pas, on passera bientôt ! »

***

De retour à la maison, Buck fut le premier à entrer rapidement et à faire le tour des lieux, comme en mission pour s'assurer que tout va bien. Pas de grognement ni de regard fixe, l'animal en profitait pour saisir sa peluche fétiche dans son panier, courir avec en la faisant couiner et finir sa course en sautant sur le canapé. Se stoppant net comme s'il venait de se rendre compte qu'on avait été spectateur de son quart d'heure de folie.
« Merci d'avoir pris soin de lui..ça n'a pas du être facile pour toi avec, tout ça.. Je vois qu'il est toujours aussi en forme »
Buck était un véritable partenaire en mission, je lui faisais confiance à cent pour cent, mais une fois de repos et à la maison, il n'avait plus rien à voir avec un chien de guerre. Un chiot, voir un labrador juvénile ne ferait pas mieux en terme de folie passagère et de bêtises. Il avait sa place sur le canapé de toute façon et vu le flot d'émotions aujourd'hui je n'allais pas le priver de son petit bonheur.
Je resserrai mon attention sur notre domicile, même si j'avais l'impression qu'il n'avait pas été habité depuis quelques temps.. certains détails ne m'échappaient pas, j'étais conforté de retrouver mon pied-à-terre, notre cocon.. Tout ce confort dont j'avais été privé durant des mois, en revanche mon regard comme des radars détectait en priorité les fenêtres comme si soudain je cherchai l'issu de secours.. par crainte dans une pièce de me retrouver captif.. Ce traumatisme me hante.. Je n'arrivai pas encore à mi faire, le Doc qui m'avais été commis et dont je dû baratiner mes ressentis, avait amoindri la chose en me disant que c'était normal et que cela passera avec le temps.. Hum ! Fallait donc que je mis face, prendre sur moi et que je me focalise sur autre chose de plus vitale et réel pour arriver à me détendre.. « Je meurs de faim..on commande des pizza ? »..
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MessageSujet: Re: « Always and Forever. » Taylor&Seth   Dim 30 Avr - 10:54

« LET'S LIVE AGAIN ❤︎ »


«  On rentre à la maison. »
Cette phrase… Ces mots… L’impact qu’ils ont sur son coeur et son esprit est aussi brutal que le jour où on lui apprit le crash de son hélicoptère. Une flèche en plein coeur. On rentre à la maison. Combien de larmes n’avait-elle pas versé pour entendre à nouveau ces mots ? Combien de fois n’avait-elle pas prié pour pouvoir l’entendre encore une fois prononcer cette phrase. On rentre la maison.

Enfin…

C’est comme si le vent chassait finalement la tempête, ses gros nuages noirs et la pluie glacée. Qu'il soufflait encore et encore pour laisser enfin le soleil arriver et réchauffer leur coeur glacé. Un coeur glacé que réchauffe tendrement un nouveau baiser. Oui… le soleil revenait.

Un peu hébétée, et extrêmement fatiguée, Taylor n’ose pas vraiment ouvrir la bouche. Elle se laisse un instant porter par les autres tandis que doucement son esprit reprend l’analyse de la situation et se prépare à l’anticipation. Soudainement la jeune femme se retrouve avec un gros dossier dans les bras, une histoire de papiers de réhabilitations, plus ordonnances, plus certificats de je-ne-sais-quoi, plus autres documents qu’il faudra remplir et envoyer à… et bla bla bla…
À ce moment là, un seul mot lui vient en tête. Papa. Oui… elle demandera à Papa ou à Maman de l’aider à remplir ça. Ils l’aideront. Elle le sait. Doucement elle sourit à Ophelia, sa belle-mère. Elle n’a pas tout compris mais il était question d’aller dormir chez eux avant que James s’interpose. À lui aussi elle lui sourit. Puis elle s’avance pour les embrasser.
« Ne vous inquiétez pas O', je vous appelle dans la soirée. Promis. » Soudain sa belle mère la serre à la briser en deux et il en faut peu pour que les deux femmes ne fondent pas de nouveau en larmes. Tellement de souffrance. C’est incroyable comme l’enlèvement d’un fardeau et de sa douleur est aussi douloureux que le fardeau lui-même.

◊◊◊

Quelques minutes plus tard, Taylor se retrouve assise à l’arrière d’une voiture officielle, sans trop savoir comment elle y est entrée. Sa main sert toujours la pile de paperasse tandis que l’autre est fichée dans la main de Seth. Seth.
Son Seth. Son mari. Son époux. Son survivant. D’un léger grognement elle change de position. Une fesse qui s’engourdit à cause d’un chien qui ne se décide pas très bien sur qui ou contre qui il veut être. Elle finira par lâcher brièvement la main de Seth pour caresser Buck.

◊◊◊

En ouvrant la porte c’est une vague de honte qui la submerge. La maison est pour ainsi dire : en l’état.
Un peu sombre, un peu poussiéreuse. Seule vie que Buck faisant couiner son jouet sur le canapé. Canapé qui fut d’ailleurs leur lit, à lui et Taylor. Incapable de dormir dans ce grand lit froid où le pire pour elle arriva une seconde fois. Incapable de survivre dans cette grande maison vide de Lui. Oh oui en dix-huit mois elle y est passée, y a vécu, en témoigne les livres d’histoire et les cartons de reliques entreposés près de la cheminée. Mais pour le reste, rien n’a changé. Elle n’a même pas eu le courage de débarrassé les affaires de Seth. Et heureusement !

Alors soudain son mari la remercie d’avoir prit soin de Buck. Encore une fois que n’avait-elle pas pleuré lorsqu’au lui avait ramené un animal fou et traumatisé, seul vestige de l’existence de Seth. C’est un sourire teinté de tristesse et de compréhension qu’elle lui rend.
« Bah.. On a prit soin l’un de l’autre. » Car oui. Sans Buck elle se serait laissé sombrer. C’est lui qui la poussait à sortir, à aller balader, à garder des habitudes ou des codes et des repères. Lui. Elle jette un regard circulaire au salon.
« Je… Je suis désolée… c’est pas très… J’avais du mal à rester là alors j’ai… quelque peu emménagé chez mes soeurs… Je ferais un brin de ménage… »

« On commande des pizzas ? » Son sourire se fait plus large.
« Oui ! Je m’en occupe. Tu veux peut-être prendre un bain d’abord, te détendre, retrouver… tes marques ? » Elle ne sait pas quoi faire, comment faire ? Elle se dit qu’une douche ou un bain pourrait lui faire du bien. Ça semble logique. L’eau chaude a toujours lavé les tensions du moment.

Et tandis qu’il s’éloigne elle en profite pour ranger un coussin ici, une couverture là, faire la vaisselle, ouvrir une bouteille de vin. C’est elle qui en a besoin. Grandement besoin. Décidée à commander les pizzas, elle saisit le téléphone, passe commande puis regarde le répondeur clignoter. Des messages. Elle lance l’écoute.

« Ma puce c’est papa. -Et Maman !!- Juste pour te dire qu’on est très heureux pour toi. Que j’ai eu de plus amples informations et qu’on t’expliquera tout ça. Pour l’heure… Seigneur… Seth si tu m’entends fils, sache que… je suis fier de toi. De ce que tu as fait pour ton pays et crois moi que ces enfoirés… -Chéri c’est pas le moment !! Laisse le rentrer chez lui. On t’aime Seth chéri !!- Oui bref… reposez-vous bien les jeunes ! Vous l’avez bien mérité ! -Taylor d’amour ne t’inquiète pas, si tu veux on passe demain remettre la maison au propre. Je vous aime.- Oui.. euh.. Vous n’êtes pas seul hein ! On est là si vous avez besoin. reposez-vous bien, on se rappelle demain. On vous aime. » Et c’est tout juste si Taylor ne se retrouve soudain pas submergée par l’émotion. Ses parents… ses chers parents. Toujours là, toujours au front. La jeune femme se sent soulagée.

Prenant son portable elle réalise que là encore plusieurs messages sont arrivés. Un message de Will disant que Sam avait appelé, il n’a pas tout compris mais boum, elle est en congé pour une semaine. « T’inquiète on se débrouille sans toi. Prends soin de toi, je gère. » Plusieurs autres messages, de son frère, de ses soeurs. « Gros bisous à Seth. Reposez-vous. »
« Papa a appelé ! C’quoi c’t histoire ? Comment va-t-il ? »
« Mais non !!! Pas possible ! Ça c’est un miracle !! Merci merci seigneur. Je t’aime sis’ »


C’en est trop. Rapidement la jeune femme envoie un message groupé disant que ça va, mais qu’elle éteint le téléphone pour aujourd'hui et qu’elle rappellera tout le monde demain. Voilà qui lui laissera un peu de répit. Dans le même temps et rapidement elle se change, réceptionne les pizza et nourrit le chien qui vient ensuite joyeusement roter sur ses genoux lorsqu’elle s’installe dans le canapé. Dans le canapé, aux cotés de Seth. Un canapé, un salon, une maison enfin vivante. Un canapé où elle retrouve sa place parce que l’autre coté est occupé. Occupé par une présence humaine, SA présence, SA chaleur. Alors qu’elle le regarde, le vin faisant déjà son effet, elle lui sourit et se met à rire lorsque de nouvelles larmes se mettent à couler. Elle n’y croit pas. Elle est heureuse. Le monde reprend sa place et se remet à tourner.

Et si on se remettait à vivre ?



❤︎ FIN ❤︎
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