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 « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Sam 31 Déc - 10:11

La mine froncée, le regard sérieux, je suis en train de relire un script. Je suis concentrée au fastidieux travail de la relecture, armée de mon stylo rouge avec lequel je rectifie des mots, met des astérisques, des numéros afin de réécrire la phrase, lui donnant un sens nouveau et appliquant plus de poésie. Et là, le travail est d’autant plus compliqué que l’auteur en question a choisi d’écrire un roman dont l’époque se situe au niveau de la renaissance. Cependant, il y a de fortes erreurs, des lacunes importantes et je ne cesse de soupirer quand je rature des mots. « Mais ça n’existe pas.. » Je soupire fixant le manuscrit d’un air effaré. Je crois que je suis en train de bosser sur le roman d’un véritable boulet n’ayant jamais étudié les règles et coutumes d’usage de cette époque merveilleuse et emplie de poésie. Parce que là, ça tient vraiment du hors sujet constant. Je m’attends presque à voir l’un des personnages dire un truc du genre « wesh gros, bien ou bien ? » Et je crois que si tel est le cas, je me retrouverais à choisir entre fondre en larmes ou brûler le manuscrit. Ou peut-être en parler à Matthew ? L’idée de voir mon petit ami suffit à me réconcilier avec ce que je suis en train de faire, à sourire comme une bébête. Cependant, je sais aussi que si je vais le voir, il va vouloir monopoliser ma présence pour tout sauf du professionnel. Et que je vais accumuler du retard et ainsi de suite. C’est affreux comment cet homme a une très mauvaise influence sur moi. Et dans le fond, ça ne me déplaît pas. Bien au contraire… J’en suis raide dingue. Aussi, je soupire de plus belle, sourire aux lèvres, et continue la rectification de cet ouvrage. Je ne fais pas attention à l’heure. J’ai mis un réveil sur mon téléphone afin qu’il sonne à 18h30 étant donné qu’à 19h j’ai rendez-vous avec Molly. On se fait un petit restaurant entre sœurs et j’ai bien hâte de la revoir. Il faut dire que je ne l’ai plus vu depuis le Japon, faisant des heures supplémentaires à rallonge afin de rattraper le retard monstrueux que nous avons pris avec Matthew… Matthew qui, d’ailleurs, arrive derrière en silence, sans rien dire pendant que je suis en train de marmonner : « Un vrai charabia.. » Ses lèvres se rapprochent de mon oreille et me susurrent « Que dites-vous Mademoiselle Bennett ? » Pendant que je fais alors un bon de trois mètres sur ma chaise, faisant voler mon stylo et le manuscrit. Je n’étais clairement pas prête et je ne le serais jamais. Depuis notre retour du Japon, il n’a cessé de multiplier les apparitions éclairs, les mains surprises. Il m’aime rire de mes réactions, de mes sauts, de mes cris aigus. A force, mes collègues vont se dire que je souffre du syndrome de Gilles de la Tourrette. Mais qu’importe ce que les autres se disent, mon sourire témoigne de la joie à pouvoir lui parler, sans rien craindre. Les trois quarts des salariés sont déjà partis et il ne reste plus beaucoup de monde. J’étais tellement concentrée que je n’ai pas remarqué qu’il avait fermé la porte. « Tu m’as fait peur… » Je souffle avant de me mettre franchement à rire. Je me lève pour lui faire face, vérifiant que la porte est fermée par un bref coup d’œil avant de me blottir dans ses bras. « J’en peux plus de ce manuscript… Il est hors sujet du début à la fin. Franchement… ça me dépasse… » Je relève mon visage et dépose un baiser sur ses lèvres. « Et toi tu as bien bossé? » Notre situation fait que notre histoire n’est pas officielle. Personne n’est au courant, ni mes amis et ma famille. Matthew a souhaité que ça reste discret afin de ne pas ébruiter le fait que le patron sort avec sa stagiaire, ce qui en soit peut vite se révéler dramatique. Aussi, lorsque nous bossons ensemble, nous gardons toujours une distance de sécurité qui se rompt bien vite quand il est l’heure de rentrer, de devoir attendre toute une nuit avant de se retrouver. J’écoute mon petit ami me parler de sa journée aussi ennuyeuse que la mienne, quand soudain, le réveil se met à sonner.

« Aaaah, je dois y aller. Ce soir, je mange avec ma sœur ! » Je lui souris avec toute la tendresse du monde dans les yeux. « J’ai trop hâte de pouvoir te la présenter. Quelque chose me dit que vous vous entendrez bien! » Je suis optimiste mais qui n’aime pas Molly ? Les minutes d’après sont concentrées à ranger mon bureau et à enfiler ma veste, aidée de Matthew. Ça me rend tristoune de le quitter mais ce sera pour mieux le voir. D’ailleurs, une fois que je suis prête, sac en bandoulière mis autour des épaules, j’échange un long baiser avec Matthew. A bout de souffle, les joues rouges comme une tomate, j’ajoute : « Il faut que j’y aille… » Et je me défais de lui, me dirigeant vers la porte du bureau. Je l’ouvre et pivote pour lui faire face, lui marmonnant un « je t’aime » silencieux avant de tourner les talons, de me diriger vers ma voiture. J’avais prévu une demi heure pour arriver à mon lieu de rendez-vous. Mais avec Matthew au milieu, et pour la première fois de ma vie, je suis en retard. J’arrive donc avec dix minutes, essoufflée mais le regard brillant. Molly est déjà assise et m’attend. « Molly! » Je m’exclame quand elle se lève pour me saluer. Je la serre dans mes bras tant je suis contente de voir ma sœur. Puis, nous prenons place. « Je suis tellement heureuse de te voir! J’ai l’impression qu’on ne s’est pas vue depuis douze siècles ! » Je ris doucement, en prenant la carte que nous tend le serveur. Je suis contente d’être là. Bien sûr, ma sœur ne sait absolument pas ce qu’il s’est passé durant mon voyage au Japon. « Comment vas-tu? » Je finis par demander, bien plus curieuse de savoir comment va ma soeur, que de savoir ce que je vais manger ce soir.
   
 
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Molly N. Bennett
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MessageSujet: Re: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Sam 14 Jan - 22:22

Si je continue à passer autant de temps dans cette bibliothèque, on va finir par y retrouver mon cadavre. Mais c’est pour une bonne cause ! Encore un an à passer mes journées dans cet endroit vieillissant et à moi le ciel et ses mystères ! J’ai une place qui m’attend à l’observatoire de LA, bon ils ne le savent pas encore mais j’y crois dur comme fer. De toute façon, ils n’ont pas le choix que de me trouver du boulot. Et pourquoi pas plus tard avoir une place à la NASA…. C’est beau de rêver hein ? Mais il ne connaisse pas encore Molly la bornée ! Quand elle veut quelque chose, elle l’obtient de n’importe quelle façon. Puis si je passe autant de temps dans ce lieu rempli de poussière, c’est pour y rencontrer une certaine personne portant les bouclettes brunes à la perfection.Owen.. Plus le temps passe, plus il dévoile une personnalité où son balai dans le cul a disparu et j’aime ça… Il me fait encore plus craqué.. Mon dieu si Héloïse entendait ça, elle m’enverrait directement dans un couvent. Je sais très bien que cette dudule est raide dingue de son maître de stage même si elle clame le contraire. Bref ! Ne nous attardons pas sur cette fan de lapin et revenons à Monsieur bouclettes super sexy. C’est depuis cette soirée sur la plage que les choses se sont décoincés et ont commencé à avancer. Il s’est ouvert, un peu de façon gauche mais tellement craquante.Je l’avais tellement dans la peau que je le voyais partout… Stop Molly ! Concentre toi sur cet exposé et non sur Owen.

Je regarde ma montre, encore quelques heures avant de rejoindre ma p’tite soeur au restaurant. Le temps qu’il me faut pour faire les boutiques et me trouver une tenue décente. Une robe toute mignonne, pourquoi pas avec des lapins pour embêter Hélo ! Mais tu es un génie Molly ! Quoique.. jamais je ne remettrais ce genre de robe, donc c’est non. Voilà, je suis tombée sur cette robe qui me correspond à la perfection. Une robe pull couleur lie de vin, j’adore tellement cette couleur que je pourrais teinter mes cheveux en bordeaux. J’imagine déjà la mine déconfite de ma chère soeur et le sermon qu’elle me fera. Un rien ne suffit pour la faire sortir de ses gonds, pour ça que je l’aime tellement. On avait beau être totalement différentes sur presque tout, mais on arrivait à avoir des fous rires ensembles et biens s’entendre. Peut être que je pourrais lui proposer un week end entre filles, loin de LA, ou pourquoi une semaine en France pour revoir la famille et aller sur la tombe de maman. Non, nous avons déjà été pour noël, il nous faut quelque chose d’autre, quelque chose de plus joyeux ! Pourquoi pas une virée à Las Vegas ! Bon rien ne dit qu’elle va accepter ou même s’éclater mais je peux toujours lui proposer.

On avait réservé ce soir pour un dîner entre soeurs depuis un petit moment. Depuis le retour de France, on n’a pas pu se voir, emploi du temps chargé pour toutes les deux. Et j’ai bien l’impression qu’elle a des choses à me dire, je croise les doigts pour que ça soit par rapport à son maître de stage qu’elle croit encore gay. Mes fesses qu’il le soit ! Il serait stupide d’être insensible au charme de ma Héloïse ! Je sais qu’il enseigne aussi à l’université, peut être que je pourrais tenter de le voir et discuter avec lui pour m’en faire une opinion. Bien sûr, Hélo ne serait absolument au courant.

Rentrée dans mon petit appartement, je me prépare enfin. Une douche rapide, puis je m’installe dans le canapé tout en allumant la télévision, prête pour me peinturlurer les ongles. J’ai bien calculé mon temps pour ne pas être en retard cette fois, il faut que je l’impressionne. Rien d’intéressant.. Au moins je ne vais pas passer mon temps devant l’écran et oublier le dîner. Manucure finie, je peux enfin me maquiller et enfiler cette robe que j’ai acheté plus tôt. En me regardant dans le miroir, je suis satisfaite du résultat. C’est assez classe et Héloïse pourrait même apprécier ma tenue. Je commençais à être pressée de la retrouver et de rattraper le temps perdu, de lui raconter les avancées avec Owen même si elle va encore soupirer et me dire que je m’aventure sur une histoire dangereuse. Mais bon, ce n’est pas ça qui m’empêchera de tenter quelque chose. Allez hop, les clés de la voiture en main, je peux enfin partir. En calculant le temps du trajet, la place de parking que je dois trouver tout de suite, je pourrais être là, parfaitement l’heure. Et c’est ce que j’ai réussi à faire. Une petite danse de la joie improvisée pour célébrer l’exploit.

J’entre enfin dans le restaurant, espérant apercevoir Héloïse à notre table mais pas je ne vois pas une touffe brune. Bizarre.. Ce n’est pas dans ses habitudes d’être à l’heure. Normalement, elle serait là depuis au moins quinze minutes, sa montre devant les yeux pour guetter mes minutes de retard. Bien sûr, c’est une caricature mais ça y ressemble. Étonnée, je m’assois à notre table après que Ken, le charmant serveur, m’y accompagne. Cinq minutes passent et toujours pas d’Hélo, je vais finir par lancer un avis de recherche. Bon… J’attaque le pain pour faire passer le temps. La voilà enfin, je me lève pour lui faire un énorme câlin,“Héloooooooo ! Tu peux pas savoir comment tu m’as manqué. C’est vrai que ça fait longtemps… Je vois même que tu as attrapé quelques rides.” Rien que de voir sa petite tête, je suis de bonne humeur. De nouveau sur ma chaise, je pris le menu et le survola rapidement du regard, je commençais à avoir sérieusement faim. Mais pour l’instant, le plus important reste ma soeur. “Super bien. Les études comme d’habitude, vivement que ça se finisse” dis-je en rigolant. Je me grattais la nuque, me demandant si reparler d’Owen est une bonne chose. “Puis.. Les choses avancent petit à petit avec Owen. Ce n’est rien d’extraordinaire mais il est beaucoup moins coincé qu’avant.. On passe un peu plus de temps ensemble.. Je me dis que pourquoi pas… ça pourrait le faire…” Allez hop, une gorgée d’eau et on change de sujet pour éviter de recevoir une leçon de moral. “Et toi, comment tu vas ?”
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Mar 24 Jan - 22:24

Je suis tellement heureuse de cette soirée entre sœurs. Entre le boulot, les études et le fait de vivre chacune chez soi, c’est assez compliqué pour se voir. Bien sûr, on se voit chez notre grand-mère quand il y a les repas de famille, le dimanche. Et puis surtout, parce que je crois que notre grand-mère nous tuerait si on venait à sécher l’un de ces repas dominical qu’elle organise assez souvent. Toutefois, entre le fait de se voir en famille et de se voir entre deux sœurs, ça reste quelque chose de relativement différent. Aussi, suis-je toute heureuse de voir ma grande sœur. Forcément, on fond dans les bras l’une de l’autre. Ce soir, je trouve Molly particulièrement toute belle et pimpante. Bon, de toute façon, elle l’a toujours été. J’ai toujours été en adoration devant la princesse Molly si gracieuse, quand moi, je me suis toujours sentie gauche et maladroite à ses côtés. Bien sûr, les années ont passé heureusement et bien que nous soyons complètement différentes, on s’aime d’un amour inconditionnel, essayant toujours d’être là l’une pour l’autre. Bien sûr comme je dis souvent à Matthew, ma sœur c’est … Ma sœur. Elle est unique en son genre et l’allusion à mes rides m’arrache un sourire taquin. « Dis donc toi ! Veux-tu que l’on parle des cheveux blancs que tu cherches derrière ta cascade de blond ? » Je ne peux m’empêcher de rire légèrement tout en prenant place en face d’elle. « Mais je suis tellement heureuse de te voir. Tu m’as manqué toi aussi. » Je finis par lui dire. Je remarque qu’elle a déjà bouffé une bonne partie du pain. « J’espère que tu ne m’as pas trop attendu… » J’ajoute d’un air penaud. Ça doit bien être la première fois qu’il m’arrive d’être en retard. D’ordinaire, je suis toujours furax quand elle arrive, elle-même, en retard alors que de base, j’arrive en étant en avance.  Aujourd’hui, la donne semble changer.

Néanmoins, Molly n’en fait pas tout un plat – contrairement à moi, il faut dire – et nous entamons joyeusement la conversation. Je m’inquiète forcément de savoir si elle va bien. Pourtant, en fixant ses joues joufflues, son regard pétillant et les grands yeux typiques de la famille Bennett, je peux dire qu’elle va bien. Même qu’elle enclenche directement la quatrième en évoquant son fameux professeur. Bouclettes comme j’aime l’appeler. D’ailleurs, quand je le croise à l’université, je ne peux m’empêcher un profond malaise à son égard. Sait-il que ma sœur  a flashé sur lui ? Je n’en ai aucune idée et je me garde bien de lui demander. Ce n’est pas demain la veille que je vais m’amuser à passer pour une psychopathe aux yeux du monde extérieur. Aussi, je garde le silence essayant de comprendre le sens véritable de ses paroles. Oui, parce que Molly faut la comprendre parfois. Et là, en l’occurrence, je n’arrive pas à savoir si elle dit qu’elle est avec ou non. « Et sinon, en langage de la vie courante… ? » Je lui demande d’une petit voix, certes anxieuse. C’est un professeur Nom d’un Panpan !. « Tu… Tu parles comme si vous étiez ensemble…. C’est le cas ? Que veux-tu dire par « on avance petit à petit » ? » Parfois, j’ai vraiment l’impression d’être l’aînée parce que vraiment, Molly fait n’importe quoi et n’a visiblement pas tenu compte de notre dernière conversation à ce sujet. Je pensais, sincèrement, que le sujet était clos. Mais visiblement, ce n’est pas le cas.

Sauf que toi tu n’es pas mieux… Me souffle une petite voix dans ma tête. Et bien que j’entende les explications de ma sœur, je ne peux m’empêcher de me tortiller sur ma chaise, mal à l’aise. C’est vrai qu’on ne peut dire que je sois un exemple à suivre. Je n’ai jamais eu d’histoire sérieuse avec des garçons. Et ma toute première – celle que je vis actuellement – est avec mon patron. Un peu comme dans Bridget Jones. Sauf que dans mon histoire, le patron est bien plus beau qu’Hugh Grant, ce n’est absolument pas un goujat avec moi et il est incroyablement merveilleux. Aussi, je me sens un peu à côté de mes pompes si je dois commencer à faire la leçon de morale à ma sœur. Et finalement, je finis par souffler « Bon ma foi… Si tu penses que vous serez heureux ainsi… » Non vous ne rêvez pas, je donne bien ma bénédiction à ma sœur. Pourtant, c’est pour une histoire avec un prof et à mon sens, c’est pire que de manger du chocolat avec des brocolis. Mais je ne peux dire que je sois une figure d’exemple. Je finis par me réfugier derrière la contemplation de la carte. J’ai bien envie de manger de la viande ce soir. Je constate avec horreur qu’ils proposent du civet et je remercie le Ciel de ne pas avoir pris Panpan avec moi Oui, parfois je l’emmène sinon il l’aurait mal vécu. Et je préfère me prendre un tartare avec des frites. Pendant ce temps, Molly me demande comment ça va. Repliant le menu, je lui souris « Et bien ça va… Tu sais entre le boulot et les études, je n’ai pas une minute à moi. Mais ça se passe bien. Vraiment. Et puis, l’indépendance se passe toujours aussi bien. J’ai vraiment la meilleure colocataire du monde, il faudra trop que tu la rencontres ! Elle est trop gentille, même Papa et Papi l’ont adorés ! » Et enhardie par le fait de raconter ma vie, je continue sur ma lancée « Et sinon, je suis partie au Japon pour le boulot, et ça aussi, c’était vraiment trop bien ! Les Japonais vivent vraiment sur une autre planète ! M’enfin… C’était surtout un voyage d’affaires… Alors, on a pas trop visité. » Je finis par dire en rougissant légèrement. Bien sûr, le fait que je sorte avec mon patron est strictement confidentiel. Nous avons décidé de n’en parler à personne. C’est Matthew qui en a décidé ainsi et moi, j’ai suivi sans trop me poser de questions. Il faut dire qu’il pourrait me demander d’aller me jeter à la mer… J’irais sans broncher.
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Molly N. Bennett
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MessageSujet: Re: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Sam 18 Fév - 14:22

Je buvais quelques gorgées de mon verre de vin et je malmenais un morceau de pain en attendant la venue de ma très chère sœur. La seule fois qu’elle est retard, elle va l’entendre pendant des dizaines d’années ! Un check rapide de mes mails et sms, non rien. Je ne suis pas une sans amie pourtant ! Aucun message de mon professeur préféré à bouclettes…. Bon, il doit avoir le nez dans ses bouquins comme d’habitude. Et rien de Héloïse.. Me ferait-elle des cachoteries ? Je la questionnerais quand Madame daignera se montrer. Mais je ne vais pas trop lui faire la misère, cela fait un petit moment que je ne l’ai pas vu et je voudrais profiter pleinement de cette soirée avec elle. Dès que je la vois s’approcher de la table, j’oublie tout et je la prends dans mes bras pour lui faire un câlin étrangleur. Son joli visage de poupée respirait la bonne humeur et la joie de vivre. Cela fait plaisir à voir, je la sens même plus épanouie que d’habitude. Après avoir échangés quelques banalités, nous nous asseyons et nous attaquons l’analyse du menu.

Je levais discrètement mes yeux au dessus du menu pour observer ma chère sœurette. Clairement, il y a quelque chose, elle est beaucoup trop joyeuse que d’habitude. Pourtant elle n’a pas amené son civet mobile, il se trame un truc et je ne suis pas au courant, ça ne va pas ! Je vais y aller en douceur, ne pas aborder le sujet tout de suite, attendre un peu que la soirée se passe. Aaaah, on parle d’Owen. Je vois qu’elle me fait ses yeux moralisateurs, elle n’approuve pas du tout le fait que je suis tombée sur le charme d’un professeur. L’amour te frappe où tu t’y attends le moins et surtout avec la personne la plus improbable. Je vois les yeux de ma sœur se posait sur moi, ce qui me fait rougir. « Non on n’est pas ensemble.. » Malheureusement, mais je ne perds pas espoir ! Il lui faut juste un peu de temps pour s’en rendre compte et surtout qu’il ose faire le premier pas. « Mais il est moins coincé quoi… Et il n’hésite pas à me proposer d’aller boire un café, j’ai l’impression qu’il fait tout pour que l’on se voit. Mais là, il n’est plus là.. Le secrétariat dit qu’il est quelque part dans le pays, à travailler sur un projet secret. Donc pour l’instant, tout est au point mort.. » Je connais le refrain qu’elle va me sortir, mais comme elle le savait, je n’allais pas l’écouter et en faire qu’à ma tête. Bon ok, elle avait peut être raison mais voilà, je ne pouvais pas me le sortir de la tête. Et depuis que je ne le voyais plus, j’avais peur que tous les efforts entrepris ne servaient à rien. Il m’a peut être oublié dans les bras d’une très belle femme et qu’à côté je parais fade. Non, non, ne pense pas à ça Molly ! Il doit être très certainement triste de ne plus te voir tous les jours et il crève d’envie de te revoir ! Oui, il vaut mieux penser ça. Au moins je pouvais plus me concentrer sur mes études et valider haut la main cette avant dernière année d’université. Je me destinais plus à partir dans l’astronomie, travailler à la NASA, aider à la construction d’une fusée, ce genre de chose. Breef ! Nous sommes toutes les deux concentrées sur le choix du plat et je vois que le restaurant propose du civet, un grand sourire se dessine sur mon visage et je regarde ma très chère Héloïse. « Je vois qu’ils ont réussi à mettre la main sur Panpan, j’espère qu’il a bon goût ce lapin. » A force de l’embêter avec ce bestiau, je vais finir par me retrouver dans le canal et couper en petits morceaux. Ce qu’il ne faut pas dire à Hélo, c’est qu’en vrai, j’adore sa sale bête. Ses grosses joues, son pelage tout doux, un véritable amour, mais chut ! Elle ne doit pas le savoir.

Mon choix s’est arrêté sur une pièce de viande énorme, bon j’ai peut être eu les yeux plus gros que le ventre, mais l’énoncé me donnait l’eau à la bouche. Voulant montrer que je suis une bonne sœur, je lui ai demandé comment cela se passait pour elle. « Toi et les livres, une grande histoire d’amour ! Je suis contente pour toi que cela te plaise. Oui ! Je voudrais bien rencontrer cette fille, elle m’aidera peut être à te décoincer. » Dis-je dans un sourire narquois. Je la laissais tout me raconter, comment ça se passe à son boulot et son voyage au Japon. Mais au fur et à mesure qu’elle en parlait, son visage prit des couleurs. « T’as bien de la chance qu’on te propose un super voyage. T’as pris des photos, j’espère ! Mais dis-moi… Ton professeur soi-disant super sexy, il était de la partie ? » Je pris mon verre en main et bu une gorgée tout en ne la quittant pas du regard. Miss Molly passe à l’action ! Je n’allais pas la ménager et compter bien arriver à mes fins.

Avant qu’elle ne puisse ouvrir la bouche, le serveur arriva à notre table. Raté ! Mais ne t’inquiètes pas sœurette, je ne t’oublie pas. Notre commande passée, je repris mon sourire et regardait de nouveau Héloïse pour attendre sa réponse. « Alors ? »
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Dim 26 Fév - 11:10

Oui, je sais, je suis changeante. La dernière fois que nous avons parlé de son professeur, je n’étais pas du tout disposée à accepter que ma sœur puisse jeter son dévolu sur un homme comme lui. Elle est étudiante. Nous ne sommes plus au collège et de ce fait, il est impossible de dénoncer un quelconque acte de pédophilie. Mais quand même, je me dis que c’est une histoire pouvant flinguer ses études. Cependant, je ne suis pas mieux placée pour dire quoi que ce soit. Forcément sortir avec mon patron n’est pas non plus la meilleure des choses. Mais de ce fait, je comprends bien ma sœur lorsque la dernière, elle m’avait déclarée qu’elle n’avait pas vraiement eu le choix, que ses sentiments lui étaient tombés dessus. Tête la première quoi ! Décidément, chez les filles Bennett, on ne fait rien comme tout le monde. A notre manière, nous sommes deux Elizabeth, bafouant les conventions, allant contre le vent. Mais n’en demeurant pas moins heureuse. « Et tu sais quand il reviendra ? » Je demande lorsqu’elle évoque son absence. Non je ne peux pas la sermonner sur ça. Plus maintenant du moins. Aussi, sans forcément lui faire comprendre que je capitule et que je ne serais plus mortifiée de savoir qu’elle le séduira coute que coute, je préfère la questionner. C’est ma sœur, nom de dieu, c’est normal de m’intéresser à elle. Même si pour son cas, elle reprend bien vite son jeu préféré : essayer de me titiller par tous les moyens. Et elle y arrive plutôt bien. Je préfère la fusiller du regard lorsqu’elle évoque le civet figurant au menu. Je ne comprends même pas comment les gens peuvent manger du lapin. C’est vrai quoi, quand je vois mon lapinou d’amour, tout mignon avec ses oreilles plaquées de chaque côté de sa tête, avec son petit museau et ses grands yeux sombres, je meurs d’amour pour lui, quoi. Et il me vient encore moins l’idée et l’envie d’aller m’enjailler avec un bon civet. Quelle horreur vraiment ! Propose du lapin me semble être un sacrilège. Et forcément, je m’offusque. « Une chose est sûre, je ne mettrais pas un cinq étoiles sur Tripadvisor, uniquement parce qu’ils proposent du lapin au menu. Enfin quoi… C’est presque comme s’ils proposaient de manger du chien. C’est horrible. » Je déclare d’une petite voix, préférant orienter mon choix sur du bœuf. Le bœuf c’est moche et ça fait peur. C’est tellement énorme que j’ai moins de regret de manger un tartare plutôt que d’essayer de gouter un morceau du frère de mon meilleur ami poilu. Non hors de question, je ne prendrais pas de lapin ! Heureusement, la conversation finit bien vite par prendre une autre tournure lorsque nous abordons mon voyage au Japon.

Instinctivement, mes joues prennent une jolie couleur rosée à l’évocation de ce séjour. Il faut dire que ce fut un séjour tellement intense, romantique, à ne plus en pouvoir. Molly demande des photos et je me retrouve à bredouiller « Et bien, il y en a pas … Beaucoup. » En faite si, il y en a énormément. J’ai mitraillé chaque détail du Japon, de ses paysages et de Matthew. Il y a vraiment des photos magnifiques et bien trop souvent, je ne cesse de les contempler comme si j’avais découvert le Graal. Mais je ne peux les montrer à ma sœur, elle est plutôt du genre à prendre mon portable de mes mains, à faire glisser les photos. Et forcément, elle aurait fini par tomber sur des photos qui laisseraient entendre que le voyage d’affaires, n’était pas vraiment un voyage d’affaires. Enfin si… à la base, mais le temps de visite n’avait rien de professionnel. Par exemple, les photos dans le Jardin Japonais, où nous avons pris des selfies, enlacés, Matthew m’embrassant sur la tempe. Que dirait ma sœur ? Que ce n’est pas un voyage d’affaires. Aussi, suis-je contente d’avoir 1) laissé mon portable dans mon sac à main, et 2) d’avoir changé mon code de verrouillage d’accès comme une psychopathe. Mais au moins, je sais que personne ne pourra voir les photos. Quand à fond d’écran, rien ne laisse présager le plus sombre des secrets car c’est Panpan qui fait le beau dessus. Enfin, malgré toutes ces précautions, j’ai l’impression que Molly lit un peu trop bien en moi, me demandant si mon professeur sexy était de la partie. Sur le coup, je ne comprends pas trop. Je fronce les sourcils essayant de me rappeler à quel moment, j’ai parlé d’un prof sexy. Ou ils sont vieux, ou ce sont des femmes. « Je pense que tu veux parler de mon maître de stage ? » Je déclare d’une voix amusée, bien que tremblante à l’idée que ma sœur va, sans doute, se lancer dans un interrogatoire. Et Molly, elle est pire que le détecteur de mensonges le plus sophistiqué de la planète. Fort heureusement, le serveur arrive pour prendre nos commandes. J’écoute amusée Molly, faire son choix et je fais le mien. Une fois qu’il s’en va, je décide de changer de sujet mais son « alors ? » employé me confirme que non, elle ne va pas lâcher l’affaire. « Il était de la partie. Mais ce fut un voyage purement professionnel. Il a signé un partenariat avec une maison d’édition japonaise. Et tu sais quoi ? » Je laisse le suspens un court instant « Les japonais sont adorables ! Et d’ailleurs, Matthew.. » Je me racle bruyamment la gorge « Enfin Monsieur McGregor… » Je ris d’une voix mal assurée, essayant de paraître détachée. « M’a montré pleins de trucs. Maintenant, je sais que l’Edition, ce n’est pas seulement corriger des livres, c’est aussi savoir partager son savoir avec d’autres. Vraiment, c’est quelque chose de super intéressant. J’ai adoré. » Et pourtant, je suis rouge comme une pivoine, j’ai chaud et je me tortille mal à l’aise. « Il fait super chaud aussi. » Je déclare, pourtant, l’endroit est climatisé à souhait. Mais c’est ainsi, dès que je suis gênée, il me monte une bouffée de chaleur. Et forcément, je me dis que la pente se révélant un peu trop glissante, il vaudrait mieux VITE passer à autre chose. « Il faudra que cet été, on prévoit de retourner en France hein ? On pourrait aller voir la famille de Maman. Ça fait une éternité d’ailleurs… » Je finis par dire d’une petite voix. Depuis notre grand départ d’ailleurs, celui ayant marqué un tournant de notre vie, dès lors que maman nous a quitté. « ça nous ferait du bien un petit voyage entre sœurs. » Je déclare avec un sourire alors que le serveur nous amène nos plats. Lorsque je vois le plat de Molly, je suis tout simplement bouche bée. « Tu… Tu vas manger tout ça ? ça fait combien de jours que tu n’as pas mangé ? » Mon rire retentit et vraiment, je suis heureuse de la revoir, y a qu’elle qui est capable de me faire rire ainsi, d’apporter de la joie, de la gêne, de la colère et de l’amour, tout en même temps, dans un milkshake familial nous rappelant que malgré nos caractères fondamentalement différents, nous sommes plus que jamais unies et proches.

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Molly N. Bennett
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MessageSujet: Re: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Ven 3 Mar - 11:33

Ralala sacré Héloïse… Pour la faire démarrer au quart de tour, il suffit d’aborder le sujet du lapin en civet ou autres mets délicieux pour la voir s’énerver, c’est tellement facile et jouissif. J’ai osé une fois parler de comment cuisiner Panpan –son ô précieux truc poilu- en pâté, parce que c’est le meilleur truc du monde ! Bref, revenons à mon histoire. J’ai poussé le bouchon tellement loin –salut Maurice- qu’elle s’est mis dans une colère noire et m’a menacé de me cuisiner en ragoût. Elle était tellement mignonne que j’ai rigolé, à tomber de ma chaise. C’est tellement rare de la voir aussi en colère.

« Je ne sais pas.. J’ai tenté d’avoir quelques informations en questionnant discrètement les autres professeurs mais ils n’en savent pas plus… » Mon ton diminuait à force que je parlais. Je ne savais absolument rien de son départ. Il pourrait ne jamais revenir et je serais là, à l’attendre pendant des dizaines d’années. « Enfin, je vais continuer mon investigation et voir s’il va rentrer », il est clair que je ne vais pas me laisser faire et je compte bien tout savoir ! Noon, je suis normale ! C’est juste que j’aime bien être au courant, il n’y a rien de flippant. On vire ensuite sur le menu, oh bah tiens du lapin. Comme d’habitude, ma p’tite sœur gratifie le menu d’une remarque vu qu’ils ont osé –oh les misérables- proposer du lapin. J’ai longuement hésité à prendre le civet et gratifier chacune de mes bouchés d’une mimique amusée, mais non, je tiens à ma vie. J’ai donc opté pour la célèbre assiette de viande du restaurant, j’avais une faim de loup.

Tiens, tiens.. Mademoiselle rougit quand j’ai abordé le sujet de son voyage au Japon. Au fur et à mesure de la conversation, elle continue à rougir. Et paf, elle n’a pas de photos à me montrer, bizarre… Si elle pense que je ne vais pas la lâcher, elle se met les doigts dans le nez. « Pas de photos, hein ? Trop occupée à faire autre chose ? » Je reprends ma pose du policier qui interroge un suspect. Bon ok, c’est peut être trop mais je sens qu’elle me cache quelque chose et je vais découvrir son secret. « Oui, je veux bien parler de ce fameux M. McGregor » Un grand sourire aux lèvres, il y a anguille sous roche ! Mon petit doigt le dit, et il veut que j’approfondisse la question jusqu’à avoir une réponse potable. Là, elle n’aura aucune excuse pour me disputer sur ma relation avec Owen. Puis elle sait très bien qu’elle peut tout me dire, jamais je n’irais cafter à la famille que mademoiselle s’est enfin trouvé un soupirant. Par contre, je la bombarderais de questions de sa relation avec lui. Elle en aura tellement marre de moi, que je serais bonne pour nager au fond du canal. Bingo ! Il était bien présent lors du voyage ! Je suis sûre qu’elle a du passer du bon temps avec lui, à le dévorer des yeux. J’aurais dû aller les espionner quand elle avait ses cours à l’université, mais pourquoi je n’y ai as pensé plus tôt ! Je l’observais, en faisant à moitié attention à ce qu’elle me disait, je me concentrais plus sur son attitude, le moindre faux pas pouvait la trahir. « Je trouve qu’il fait bon, bizarre que tu aies aussi chaud. T’es pas déjà en pré-ménopause quand même ?! » Dis-je sur le ton de la plaisanterie. Elle va cracher le morceau oui ?! Bon je vais la laisser se reposer un peu et attaquer après le repas.

« Oui, la France me manque un peu et la famille aussi.. Comme ça, on aura un peu de vacances » La dernière fois que l’on a été en France, c’était juste après Noël, pour aller sur la tombe de maman. Cela fait toujours drôle de retourner là-bas, de revoir les lieux de notre enfance, là où tout a commencé. Revenir en France ne donne même plus envie de retourner à LA, parce qu’il n’y a pas la bonne boulangerie du village, tout ce qui caractérise ce beau pays. Mais maintenant notre vie est aux Etats-Unis et plus aucun retour en arrière n’est possible. Le plat vient enfin d’arriver, mes yeux brillent face à l’énormité de mon assiette. Pour une fille, je mange voracement, comme un ogre quoi. Ayant vécu en France, j’ai été habitué à la bonne bouffe, du fromage pour tous les plats, une bonne pièce de viande, rien que d’en parler j’en ai l’eau à la bouche. « Bah ouais, ça fait depuis le goûter que je n’ai pas mangé. Mon ventre commence à crier famine là » Et je ris en chœur avec elle. C’est sûr que comparé à son assiette, on aurait dit que je n’ai pas mangé depuis des semaines. « Il faut bien se faire plaisir de temps en temps. » Avec nos emplois du temps chargés, nous n’avons pas forcément l’habitude de passer des soirées entre filles. Donc dès qu’il y a une possibilité, on saute dessus. Je prends mon verre et le lève vers elle pour trinquer. « A cette soirée entre sœurs ! » Hop nos verres s’entrechoquent et nous buvons chacune une gorgée pour pouvoir commencer le festin. « Si tu veux pour continuer la soirée, tu peux venir à l’appartement et tu restes jusque demain ! Tu es à moi pour la nuit ! » Dis-je en riant.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Mer 15 Mar - 13:38

Molly est ... terrifiante. C'est ce que je me dis fixant son air angélique. Pourtant, elle est démoniaque. J'ai toujours eu l'impression qu'elle lisait en moi avec une facilité déconcertante. Et ça me fait super peur ! Je me dis que la fuite serait une bonne idée. Cependant, elle capterait très vite qu'il y a anguille sous roche. Sinon, pourquoi prendrais-je la fuite au point culminant ? Le moment où elle évoque Matthew d'ailleurs. Pourtant, elle n'est au courant de rien. Et je compte rien lui dire non plus. C'est notre secret et personne ne doit être au courant. Vraiment personne. À part Lullaby. Elsa. Naïa. Bon ok. Ça commence à faire du monde. Je pourrais lui dire. Après tout, c'est ma soeur. Je sais qu'elle tiendra sa langue. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète. C'est plutôt le fait de l'avoir, tant de fois, sermonné sur le fait d'être intéressée par un professeur alors que moi... Je n'ai pas fait mieux. Ah bravo les sœurs Bennett. Et connaissant ma soeur, elle va me lapider sur la place publique pour lui avoir fait la leçon de morale tout en faisant la même chose qu'elle : sortir avec ce qui n'est pas censé être dans l'ordre des choses. Et durant un court instant, je repense à notre échange enflammé entre mon patron et moi-même. De ces au revoir bien souvent dénués de mots. Le silence c'est bien pas vrai ? Aussi, lorsque nous évoquons le Japon, je suis deja à côté de mes godasses. Je vais mouriiiiiiir. Vite une diversion ! Sa remarque m'arrache un sourire amusé malgré tout. « Je suis désolée de décevoir ma soeur la curieuse ! Mais ma vie n'est pas une telenova mexicaine ! Il ne se passe rien de bien trépidant dans un voyage d'affaires ! » Si ce n'est qu'avec Matthew, nous nous sommes avoués nos sentiments. En plus, on a failli... Enfin... vous voyez ? On a failli faire la chose ! Alors forcément, je ne peux dire que ça n'a pas été trépidant. Ça été intense, tendre. Et désormais, il est mon merveilleux amoureux et je l'aime à la folie. Mon regard se pose sur l'anneau qu'il m'a offert à Noël. Le fin diamant scintille et la simple vision me fait rougir. C'est sans compter ... ma soeur. elle tient absolument à parler de Matthew. « Mais il n'y a rien à dire ! C'est toujours un sale type ! » Je déclare d'une voix ferme, essayant de reprendre contenance alors que je deviens rouge écarlate. Même que j'ai chaud. Je le dis histoire de changer de sujet. Et ça marche ! Molly fonce dedans me demandant si je suis pré-ménopausée. « Je suis le même chemin que ma grande et vieille soeur ! Regarde tous ces cheveux blancs ! » Je dis en pointant du doigt sa chevelure de fée. Bien sûr que je plaisante ! Ma soeur a toujours été la plus belle dans ce monde. Et je l'aime à la folie malgré tout.

Et aussi, quand elle se commande une pièce de bœuf énorme. J'en reste sur les fesses. « Faudra vraiment que tu me dises où est-ce que tu trouves la place ? Remarque je vais te prendre en photo et l'envoyer à Mamie ! Sa vie sera accomplie ! » Et sur ces mots, je sors le téléphone prenant la photo de ma soeur avec son assiette digne d'un golgoth. Voila ma grand-mère sera la plus heureuse du monde. Sa vie se limite au fait qu'elle nous trouve toujours maigre et sa journée n'est bonne que lorsqu'elle remplit nos assiettes une deuxième fois en plein de repas de famille. Autant dire que depuis que je suis indépendante, je revis de pouvoir manger à ma faim et sans me gaver comme une oie. J'aime ma mamie mais quand même ! Enfin au moins, je vois que Molly s'en est bien accommodée. L'allusion au goûter me fait sourire « Mademoiselle Bennett prend son quatre heure ! Que c'est mignon ! Je te vois bien avoir ta petite mallette avec ton goûter dedans. Je ne sais pas comment tu fais. Moi je n'ai jamais le temps de rien au boulot. Juste un café le matin et après manger. » Je souffle d'une petite voix. Il faut dire que j'ai beaucoup de boulot mais je ne m'en plains pas. Juste que le goûter, ça reste une illusion d'optique pour moi. Et heureusement que Lullaby cuisine et que souvent, quand je rentre tard, la nourriture est déjà prête. J'ai une coloc d'enfer et c'est le top. « Enfin bon appétit Gargantua ! » Je lui lance, taquine après avoir trinqué avec elle. Oui bon elle me titille ! J'en fais de même. On est pas sœurs pour le fun. D'ailleurs, elle me propose d'aller chez elle après le repas et de dormir. « Volontiers ! On pourra se regarder un films comme avant ! » J'acquiesce toute motivée par l'idée. « Je te piquerais des habits pour le lendemain car je n'ai rien. Et hors de question que tu me files quelque chose de sexy hein!? » Ouais je préviens parce que ma soeur, je la connais. Quand il lui pète la centrale, elle a toujours cette envie et cette imagination débordante pour me transformer en femme fatale. Aussi, je préfère prévenir que guérir. Je ne pourrais pas me rendre au travail en mini jupe ou avec un décolleté plongeant. Matthew n'y verrait pas d'inconvénient, j'en suis sûre. Nul doute que son regard plongera mais quand même ! Enfin, la perspective de passer la nuit avec ma soeur me rend encore plus joyeuse. Le repas se passe sans encombres et nous évitons les sujets sensibles allant dans l'échelle du dramatique au moins grave : 1) La mise en cocotte de Panpan 2) La fin cruelle de la saison 3 de Jane The Virgin 3) Owen/Matthew . Et finalement, le repas se finit et une fois payé, nous finissons par rentrer chez Molly. Je l'embarque dans ma voiture et nous allons donc chez elle. Une fois installée, je me rue dans la salle de bain pour enfiler un pyjama donnée par ma soeur et pour envoyer un sms d'amour à mon copain. Puis, je sors l'air de rien. Pendant que ma soeur se prépare aussi, je farfouille les placards afin de dénicher de quoi faire du popcorn. Je trouve et je mets les graines de mais dans une casserole que je recouvre d'une assiette. Puis, je me dirige vers sa collection de dvd pour chercher de quoi nous mettre sous la dent. « En revanche, ce soir, je refuse de regarder un film d'horreur ! Celui que tu m'as montré la dernière fois m'a empêché de dormir. C'était quoi le nom déjà ? Ah oui ! E.T mon dieu ... Rien que d'y penser... J'en frissonne encore. »

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Molly N. Bennett
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MessageSujet: Re: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Mar 18 Avr - 20:36

Le repas s’est passé sans encombre. Je l’ai laissé trouver des excuses pour éviter de se vendre, mais trop sœurette ! Je sais que tu me caches quelque chose et je vais le découvrir rapidement. Je préfère à présent me concentrer sur l’énorme assiette qui se trouve juste devant mes yeux. Rien qu’à la regarder, je me dis que je pourrais en manger une deuxième pièce ! Mamie en décèderait de joie de me voir avec un appétit d’ogre. « Héé c’est important le goûter ! Je ne pourrais pas m’en passer, sinon je devrais manger une assiette comme celle-là tout le temps et ça ne serait pas rendre service au gras de mon bidon… » Je prenais dans les mains mon ventre et lui montrait que son état devenait déjà critique au vue de mes subites envies de bouffe. Puis, pour vraiment appuyer mes paroles, je pris une moue triste, histoire de bien l’apitoyer sur mon sort.

On rentre chez moi. Bon ça va, je n’ai pas le droit à une remarque sur le bordel ambiant qui règne dans l’appart. Je n’ai clairement pas eu le temps de faire le ménage, les cours me prennent un temps énorme, surtout que c’est ma dernière année et je ne dois pas la louper. Donc oui, mon appart n’est pas celui des magazines. Je prends un pyjama pour Héloïse, rien de bien sexy parce que Madame ne s’habille qu’en nonne, tu m’étonnes qu’elle ne rencontre pas quelqu’un, à moins qu’un homme soit attiré par les filles sainte-nitouche… Affaire à suivre.. Bien qu’elle soit dans la salle de bains en train de se changer, je rentre et commence moi aussi à me déshabiller pour me mettre en pyjama. La voilà qui râle que je bafoue son intimité. « Calme-toi Sainte Héloïse ! Je te rappelle qu’on est sœur et qu’on a déjà pris des bains ensemble. Puis on a des nichons toutes les deux, voir les tiens ne me fera pas faire des cauchemars. » Malgré ses menaces, je continuais à me déshabiller. Enfin en tenue de combat, nous revoilà dans le salon prête à se regarder un film tout en mangeant des popcorns. Elle fait comme chez elle et va voir mes DVD, sans gêne cette fille ! Je m’occupais de la nourriture quand je l’entends me dire de ne pas choisir un film d’horreur parce qu’elle a eu des sueurs froides devant ET…. Je la regarde puis je rigole à en avoir mal au ventre. E.T, un film d’horreur ? Elle est collector celle-là ! Je suis à la limite d’être allongée par terre, ça va ressortir au prochain dîner de famille et pendant des années ! « Oh non, t’es excellente Héloïse, je t’aime trop. Et 50 nuances de Grey est un film pour enfant aussi ? » Et je continuais à rigoler. Puis la tête qu’elle faisait n’aider pas à me calmer, elle commençait à devenir rouge de colère et je sentais que les insultes fusaient dans sa p’tite tête. J’essayais de ne plus rire afin d’éviter une mort certaine. « Je dois avoir quelques comédies romantiques qui traînent dans un coin, si tu préfères » dis-je avec un large sourire moqueur, puis je retourne dans la cuisine pour me protéger.

Tout en surveillant le popcorn, je me suis prise pour Beyonce et j’ai dansé telle une déesse. Elle peut aller se rhabiller Queen B ! Prise dans mon élan, je n’ai pas vu mon téléphone vibrait et finir sa course par terre. C’est le bruit qu’il a fait en rencontrant le sol qui m’a sorti de ma transe. Je vérifie d’abord qu’il n’est pas blessé, ça va, il n’a rien du tout. Rambo ce portable ! Je m’attarde maintenant sur un sms envoyé par une amie de la promo.

Sms : J’ai eu un scoop sur le professeur d’astro, tu sais celui qui est super sexy !!! Malheureusement, on lui a proposé un poste dans le trou du cul du monde et il a accepté !!! Les cours d’astronomie vont être chiant maintenant Sad

Non… Il ne peut pas me faire ça… Pas même un mail pour m’annoncer la nouvelle, je n’ai eu le droit que de le savoir d’une amie. Il n’a pas pris la peine de m’envoyer un message personnel, je pensais qu’il y avait quelque chose qui commençait entre nous. Bon tu deviens ridicule Molly à verser quelques larmes, ce n’est qu’un professeur. Je prends un sopalin qui traine et je m’essuie le visage. Le popcorn est prêt, je le balance dans un saladier et je retourne poser mes fesses dans le canapé en prenant soin de prendre le plus de place possible. « Tu as jeté ton dévolu sur qui ? Ou plutôt sur quel film ? » Et bim miss Panpan, je ne compte pas lâcher l’affaire !
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Ven 28 Avr - 17:32

On a super bien mangé ce soir et là, on va se regarder un film avec du popcorn. C'était super bien même si Molly me soupçonne d'avoir jeté mon dévolu sur quelqu'un O_O Cette personne n'est pas ma soeur, c'est un alien qui vit dans ma tête et qui devine tout. Je suis choquée !!! D8 Je t'aime <3 . C'est par ces mots doux que j'envoie des messages à Matthew planquée dans la salle de bain pendant que je me mets en pyjama et que je me démaquille. Portable dans une main, coton dans l'autre. Je m'active mais c'est sans compter Molly qui entre sans frapper, sans prévenir. « Haaaaaaaa ! Tu m'as fait peuuuuuur ! » Je braille en guise de protestation éteignant bien vite l'écran de mon téléphone et continuant à me passer le coton. Elle n'a pas tort dans ce que me rétorque Molly. On a pris des bains plein de fois. Je me souviens aussi qu'elle n'arrêtait pas de me mettre du shampoing sur la tête quand je me rinçais les cheveux . À chaque fois, je mettais cent ans à avoir les cheveux propres et Maman hurlait pour la consommation d'eau - Et sinon j'ai vraiment l'air d'avoir été persécutée - alors autant dire qu'on se connaît bien. Mais si je peste, c'est bien parce que j'étais en train d'écrire et que finalement, je n'ai pas pu appuyer sur envoyer. Ce n'est pas grave. L'appart n'en demeure, pas moins, vaste. Je trouverais bien un endroit où m'isoler en toute tranquillité. Aussi, je finis bien vite de me préparer et je finis par sortir laissant Molly en faire de même. Popcorn fait, j'observe la collection de dvd de ma soeur, rappelant le souvenir traumatisant de ET. Forcément, ma soeur se moque. Et ce depuis des années, aussi je n'échappe pas à cette coutume. « Mais euuuuuh ... T'es pas gentille ! Vous avez jamais voulu avoué que E.T était super effrayant. Ses doigts s'allongeaient, et il parlait trop bizarrement ! Heureusement que Maman a été la seule à me comprendre. » Non parce que je me souviens encore très bien. Nous étions tous les quatre devant la télé. Et c'était notre première à Molly et moi. Blotties l'une contre l'autre entre nos parents, nous nous sommes mises à pleurer toutes deux. L'une pour parce qu'elle trouvait la fin triste, l'autre parce qu'elle avait peur de l'extraterrestre. Autant dire que c'est resté dans les esprits. Forcément, j'ai droit aux éternels moqueries de ma soeur qui me questionne au sujet de Cinquante Nuances de Grey. « Ce film !? Mais il est horrible. » J'ignore le regard moqueur de ma soeur, expliquant le pourquoi du comment « Franchement, cet homme a une tête de tueur en série. Je n'ai pas regardé le film mais c'est juste choquant. On voit ses fesses en plus ! » Et mon air de Sainte Nitouche confirme que franchement, ce n'est pas mon genre de films. En plus, je suis tombée dessus par le plus pur des hasards et j'étais avec Matthew. Il s'est bien moqué de moi (mais pourquoi les gens se moquent-ils de moi constamment, d'ailleurs ?) et depuis, je n'ai jamais voulu regarder. « En plus tu sais que pour le deux, il y a des salles de cinéma qui ont retrouvé des concombres à la fin de la séance. Je n'ai pas compris pourquoi ils avai.... » Je me tais tandis que je finis par deviner. Et mon visage se décompose dans une mine de dégoût. « Haaaaan j'ai compris... Mais c'est dégoûtant ! » Je proteste avec une petite mine effarée. Je ne comprendrais jamais ceux qui aiment ce film. Pourquoi !? Sincèrement.

Je laisse Molly prendre le popcorn prêt pendant que je continue de faire mon choix. J'en profite pour répondre à mon sms en catimini avec un grand sourire de niaiseuse. Comme toujours d'ailleurs. Ça a son petit effet McGregorien. Le sourire est grand et niais. Puis, je finis par me décider et quand Molly vient, je ne relève pas le regard bien occupée à fixer la pochette arrière du dvd comme pour me relire le synopsis que je connais déjà par coeur. « N'oublie jamais, Ça fait une éternité que je ne l'ai pas vu. J'ai hâte de le revoir mon dieu ! Je sens que je vais encore pleurer toutes les larmes de mon corps. » Je prends une poignée de popcorn que j'enfourne dans ma bouche, riant et pestant quand Molly s'installe et prends toute la place du monde. « Mais t'as grossi Molly la vache ! » Et même que je lui mords le bras pour riposter. Nous sommes deux vraies sauvages quand on s'y met. Et finalement, après un mini pugilat entrecoupé par les rires, je lance le dvd et laisse le menu venir tranquillement. C'est là que je vois le visage de ma soeur. Il est souriant comme d'habitude. Mais les yeux. Je les connais trop bien ces yeux. Clairs mais si brillants quand les larmes ont coulé. « Molly, t'as pleuré ? » Je demande sans passer par quatre chemins. Je n'ai pas pour habitude de ménager ma soeur car elle-même ne l'a jamais fait. Nous sommes sœurs après tout. Ce n'est pas dans nos gènes de nous cajoler quand ça ne va pas. « Qu'est ce qu'il y a ? T'as pas le droit de me le cacher d'abord ! » Ouais bon niveau cachoteries, c'est pas mieux de mon côté. Mais quand même ! Là c'est pas du bonheur mais bien le fait de voir ma soeur être triste visiblement. « C'est parce que Panpan te manque trop !? » Je déclare avec un sourire en coin, destinée à la faire rire. « Veux-tu que je refasse la tapisserie de ta chambre avec des photos de lui en train de sautiller dans l'herbe ? » Le pire c'est que je serais capable de le faire. Vraiment. Si ça suffit à réconforter ma Molly d'amour. Alors je dégaine mon portable et je vais dans la section des photos lui collant alors une photo de Panpan sous le nez. Forcément, on se bagarre à nouveau parce qu'elle m'embête suffisamment avec mon lapin quand soudain, le téléphone vibre et sous le nez de Molly, voilà que ça s'affiche un nouveau message. Toi aussi, tu me manques mon amour. Elle a vu ? Genre vraiment ... ? Vraiment vu ? Genre... Elle l'a vuuuuuu ? WOOPITAIN J'SUIS FOUTUUUUUUUE
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Molly N. Bennett
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MessageSujet: Re: « The best thing about having a sister was that I always had a friend. » [Héloise & Molly]   Mar 6 Juin - 11:08

« Elle avait surtout pitié de toi avec ta tête de victime » Et j’avais raison ! Maman se foutait d’elle en douce, parce que franchement, flippé à cause d’ET fallait le faire. Héloïse a toujours été la petite fille sage de la famille. Quand elle restait tranquillement à jouer avec ses poupées, je crapahutais avec mes cousins dans les arbres. On se prenait pour des singes qui voulaient conquérir une planète, un jeu qui n’était pas pour Madame Héloïse, il ne fallait surtout pas salir sa robe à fleur. Je lui parle de ce fameux Cinquante nuances de Grey… A l’entendre parler, j’ai l’impression qu’elle n’a jamais vu de films pornos ou même qu’elle a été sur un site de cul. Heureusement qu’elle a une grande sœur adorable qui va prendre un malin plaisir à lui rattraper son retard. « Tu viens seulement de comprendre maintenant ce que les gens peuvent faire avec un concombre ? Je vais t’emmener dans un club SM. Et à partir de maintenant, je vais m’occuper de ton éducation sexuelle ! » Lançais-je dans un grand sourire qui disait tout. En gros, elle va morfler. Et c’est là qu’elle devient accro à cette pratique.. Oh non pas ma petite sœur chérie ! « Tu sais, tu peux le faire avec d’autres légumes. Je te donne la liste ? » Dis-je avec un immense sourire. J’aime tellement l’enquiquiner sur ce sujet. Elle démarre directement que s’en est drôle. D’abord, son visage devient aussi rouge qu’une tomate et elle va te déblatérer un sermon sur patati c’est pas bien, patata mais les gens sont fous. Un sketch à elle toute seule.

Je l’ai laissé choisir, Hélo a de bons goûts pour le cinéma. Le film sera donc N’oublie jamais, celui que l’on regardait à chaque fois qu’on se faisait une soirée entre sœurs. On commençait à le connaître par cœur, on pourrait même prendre la place des personnages, on connait les répliques sur le bout des doigts ! Telle une baleine échouée sur son rocher, je prends place dans le canapé. Je prends un malin plaisir à m’étaler sur toute la surface, juste pour la taquiner. C’est ma sœur, il faut bien que je l’embête de temps en temps ou elle va s’ennuyer ! « Hé ! Je ne te permets pas de t’attaquer à mes poignées d’amour ! Mais Hélo ! T’es une vraie sauvage ! » Elle vient de me mordre !! Puis le début de la fin, on commence à se bagarrer comme dans notre enfance. Bien qu’elle fût la plus douce de nous, quand on se mettait à faire du catch ou à imiter une bagarre, elle se transformait en lionne. Je pousserais même jusqu’à la comparer à un gremlins après lui avoir donné à manger à minuit. La mini séance de sport terminée, parce que oui c’est physique quand on se bat, le film est enfin lancé. Je tente de me plonger dans le film, essayer de ne pas penser à la nouvelle que venait d’annoncer Jane. C’est stupide d’être aussi triste pour un prof qui part, je n’aurais pas dû tomber amoureuse de lui. Ça tombe, il ne ressentait pour rien et je me faisais des films sur notre rapprochement. Il aurait au moins eu la décence de m’envoyer un mail pour me dire qu’il partait, non ? Allez j’arrête de penser à lui ou je vais continuer à pleurer et je ne veux pas qu’Héloïse me questionne dessus. Mais elle me fixe depuis un moment et me pose la question fatale. « Tout va bien, pourquoi tu poses cette question ? Concentre-toi sur le film plutôt que de m’admirer, tu vas finir par devenir aveugle devant tant de beauté. » Tout dissimuler sous une vacherie, ça fonctionne tout le temps ! Je rigole quand elle évoque son lapin, bon dieu que je n’en peux plus de ce truc à poil ! Il va vraiment finir à la casserole et je vais garder les poils pour m’en faire une écharpe. Il est bien assez gros pour ! « T’as deviné, ça fait trop longtemps que je ne l’ai pas vu et ça me rend triste ! C’est vrai ? Tu me ferais une tapisserie de Panpan ? Un amour de sœurette que j’ai ! » Je la prends dans mes bras pour lui faire un câlin étouffé, en gros je la serre très très fort. Pour éviter qu’elle meurt sous un amas d’amour, je desserre mon étreinte et je lui murmure à son oreille. « Mais la forme où j’aimerais vraiment Panpan, c’est en pâté. Tu sais, comme celui que j’ai mangé en France. » Et bim, j’ai le droit au regard de l’amour, aka à son plus terrible regard noir elle pourrait tuer une personne avec ! « Je rigole, jamais je ne mangerais ton machin à poil. Il est bien trop mignon pour ça. » Je viens d’avouer que je l’aimais et j’ai le droit à son téléphone à deux centimètres du visage avec pleins de photos de son lapin. Panpan dans le jardin, panpan qui mange une carotte sur le lit etc… Jamais je n’aurais cru qu’elle avait autant de photos de son truc. J’allais sortir encore une vacherie quand un message s’incrusta sur l’écran. Matthew… Ce n’est pas son ancien professeur et maître de stage ?! Non !!!!!!! Un très très large sourire se dessine sur mon visage et on peut lire l’excitation sur mon visage. « Et comme ça ton cher Monsieur McGregor ne te plaisait pas ? » Petit à petit, elle se liquéfiait sur place comme quelqu’un pris en flagrant délit. Pas besoin de dire un seul mot, elle venait de tout révéler. D’un bond, je me lève du canapé et je sautille partout de joie. « Ma petite sœur a enfin un chéri !!! Je veux tout savoir ! Il est gentil ? ça s’est passé comment ? Il embrasse ? T’as vu le loup alors ? Il est bien membré au moins ? J’espère que tu t’es protégé ! Je vais pouvoir le rencontrer quand officiellement ??? »
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