Vice et Versa
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 meet me halfway - elijah & cait

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Caitlin Brennan
Admin Wonderwoman
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/04/2016
MESSAGES : 504

MessageSujet: meet me halfway - elijah & cait   Sam 21 Jan - 13:43



Welcome to the mad world in my head, say hello to something scary, the monster in your bedOut of winter came a warhorse of steel, I've never killed a woman before, But I know how it feels, I know you'd have gone insane if you saw what I saw, So now I've got to look for sanctuary from the law - Iron Maiden, sanctuary

Comme chaque nuit depuis des années, elle se réveilla en sueur et le coeur battant la chamade. Comme chaque nuit depuis des années, la peur prenait possession de tout son être et ne la quittait avant plusieurs minutes - le temps qu'elle réalise qu'elle était en sécurité chez elle, dans son lit, seule. Comme chaque nuit depuis des années, elle revivait le traumatisme le plus violent et le plus brutal de sa vie, s'imaginant prisonnière de nouveau et n'arrivant jamais à s'échapper à temps. Pourtant, elle lui avait échappé. Pourtant, elle lui avait survécu. Pourtant, il n'était pas revenu pour elle. Pourtant, elle était à présent entraînée et préparée à lui faire face. Elle possédait une arme, à son nom et avec le droit de tirer, et même le droit de tuer si nécessaire. Elle n'avait plus 18 ans, n'était plus une adolescente écervelée du Montana qui voulait découvrir le monde sans se douter des horreurs qu'il pouvait lui offrir. Elle ne pourrait jamais en dire autant pour Kim qui, elle, avait succombé au sadisme de leur bourreau. Pourrait-elle un jour parvenir à oublier ? Pourrait-elle un jour se pardonner ? Pourrait-elle un jour dormir une nuit complète, sans cauchemar ? Pourrait-elle un jour cesser d'avoir peur ? Cela faisait maintenant douze ans, et le souvenir de ces quelques jours terribles ne la quittaient toujours pas - toujours aussi vivaces et aussi nets. A tel point qu'elle doutait pouvoir à jamais tourner la page. Elle s'était persuadée que le jour où elle lui ferait face, le jour où elle aurait la chance et l'occasion de prendre sa revanche et celle de Kim, elle se sentirait libre. Aussi s'était-elle acharnée et avait tout abandonné pour poursuivre son unique but, son unique objectif : le retrouver et le tuer. Pour ça, elle avait changé de vocation - oubliant son désir de devenir vétérinaire pour entrer dans la police et grimper les échelons. Pour ça, elle n'avait jamais cessé de travailler dur, s'entrainant et révisant jours et nuits pendant des années et elle ne le regrettait pas. Sa persévérance et sa détermination lui avaient ouvertes toutes les portes qu'elle souhaitait franchir, jusqu'à devenir un agent du FBI. Un jour, elle deviendrait profiler et alors, alors peut-être et peut-être seulement, elle se retrouverait sur son chemin. Il lui arrivait de penser qu'il était peut-être déjà mort. Que la vie l'avait puni pour ses crimes. Mais elle détestait l'idée de ne pas savoir, l'idée de ne pas être celle qui lui avait fait payé. Et depuis qu'elle exerçait ce métier, elle avait compris que les enfoirés en tout genre ne payaient pas tous un jour ou l'autre - ou en tout cas que cela pouvait prendre plus de temps que prévu. Aussi s'armait-elle de patience.

Mais ce soir-là, ce n'était pas tant son cauchemar qui la réveilla en pleine nuit, mais bien son téléphone qui sonnait non stop. Et quand il sonnait non stop, cela n'annonçait rien de bon. Et quand il affichait le nom de son patron, cela n'annonçait absolument rien de bon. " Oui, chef, " répondit-elle d'une voix légèrement brisée, non pas seulement pas son réveil soudain mais par la peur qui lui vrillait le ventre. Elle tremblait mais reprenait conscience et le contrôle de ses nerfs au fur et à mesure que son patron lui expliquait le problème. Un cadavre - évidemment - retrouvé dans Manhattan. Un meurtre - d'une violence inouïe semblait-il. Une femme - plutôt riche forcément. Elle raccrocha en promettant d'être sur place en une quinzaine de minutes. Le temps de prendre une légère douche, de s'habiller et de s'équiper. Les nuits étaient fraiches à cette période de l'année, l'été n'étant pas encore arrivé, et elle avait choisi de porter un jean noir, un pull brun à col roulé ainsi que sa veste en cuir noir. Son bonnet et ses gants venaient compléter l'ensemble et même ainsi, elle se sentait frigorifiée. Elle avait beau faire ce métier depuis des années, elle avait beau avoir vu des choses plus atroces les unes que les autres - bon sang, elle avait même vécu des choses atroces - elle avait vite compris qu'on ne s'habituait jamais à l'horreur et à l'atrocité humaine. On ne l'empêcha pas d'entrer sur la scène du crime lorsqu'elle montra sa plaque, et c'est la boule au ventre mais le visage déterminé qu'elle s'approcha de la victime. Ce n'était pas une jeune femme, Caitlin lui aurait donné la cinquantaine - mais ses traits reflétaient une peur à l'état pur, rendant difficile une possible estimation d'âge. Elle avait été battue, sauvagement à en croire les hématomes qui ornaient son corps dénudé aux yeux de tous. Peut-être avait-elle été violée - et c'était souvent le cas, ce qui provoqua une légère nausée à Cait. " L'alarme n'a pas sonné, " lui indiqua l'un des policiers, " et personne ne semble avoir entendu quoique ce soit - du moins au premier abord. Il s'agit de Marianne Greenberg. Oui, la femme du dit Greenberg, fondateur de la plus célèbre bijouterie de New York, " enchaîna-t-il pour la tenir au courant des détails de cette enquête qui promettait de lui prendre une bonne partie de son temps. " On aurait tendance à penser qu'elle se ferait agresser pour son argent. Pourtant, ce n'est pas le cas, " remarque-t-elle d'un simple coup d'oeil. " [b]Ils n'ont absolument rien pris, rien emporté, " justifie-t-elle son argument devant l'air sceptique du policier et de son patron. " Ils étaient là pour la tuer, ni plus ni moins. " Il ne fallait pas être magicien ni devin pour comprendre ça, il suffisait d'avoir l'esprit pratique, logique et inquisiteur - et sans doute un brin d'expérience. " Elle a eu le temps de composer un numéro avant de succomber à ses blessures... Un certain Elijah Fordham, détective privé. Elle peut l'avoir appelé car c'est un ami et qu'elle réclamait de l'aide. Elle peut l'avoir appelé en sachant qu'elle allait mourir et nous orienter vers la bonne direction... ça, je vous laisse le choix d'en décider, " termine-t-il en leur laissant ainsi la suite de l'enquête, son travail terminé. Elle examina le cadavre encore de longues secondes et de longues minutes avant d'engager la conversation avec son patron. " Suffisamment dormi ? " lui demanda-t-il alors de sa voix rauque et bourrue. Elle avait toujours été persuadée que sa voix grave et dangereusement calme était l'une des principales raisons qui lui avait permis d'accéder à ce poste de haut gradé - il inspirait la crainte et le respect sans avoir à lever le petit doigt. Il était le seul à connaitre son passé, et le seul à se douter que ses nuits étaient loin d'être reposantes et glorieuses. Certes, elle savait s'amuser, rigoler, danser, chanter et rire avec ses amis - Dieu savait à quel point elle préférait être dehors et profiter de la vie sans s'arrêter plutôt que de rentrer et de se retrouver seule face à ses souvenirs et ses peurs. " Ça fera l'affaire, ne t'en fais pas. Est-ce que t'as contacté ce fameux Fordham, ou dois-je le faire ? " enchaîna-t-elle avant qu'il ne la question davantage. Il n'eut pas l'occasion de répondre, un homme déboulant tel un guerrier prêt à l'attaque. Il était grand, brun, ténébreux et sa détermination se lisait clairement dans son regard. Si elle en fut troublée, elle camouflait parfaitement ses émotions et se contenta de l'observer un instant avant de lui adresser la parole. " Détective Fordham, je suppose, " dit-elle sans poser réellement la question. " Agent Caitlin Brennan, je suis chargée de l'enquête. Vous connaissiez Mme Greenberg depuis longtemps ? " commence-t-elle sans détour et sans pincette - il n'y avait jamais le temps pour ce genre de pacotilles. Avec les tarés qui couraient dans la nature, il leur fallait réagir vite afin de les empêcher de nuire. Non ? " Il semblerait que vous soyez le dernier à lui avoir parlé. A-t-elle eu le temps de vous dire quelque chose d'intéressant ? " Car s'il était suspect, elle ne le croyait pas une seconde. Elle faisait entièrement confiance en son instinct qui ne l'avait jusque-là jamais trompé, et son instinct lui dictait clairement que cet homme était trop droit et trop juste pour être un assassin. Et son instinct lui dictait clairement que cet homme était dangereux. Dangereux pour elle.




© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elijah Fordham
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 14/01/2017
MESSAGES : 66

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Sam 21 Jan - 19:50


   

     
meet me halfway
   

CAITLIN
&
ELIJAH
   
Les anniversaires dans ma famille sont très souvent interminables, étant issue d'une famille nombreuse, toute et absolument toute la famille doit être présente à chaque anniversaire sans aucune exception et aucune excuse -sauf maladie peut-être, et encore.- Comme à chaque fois lorsque ma grande est chère famille ce réuni j'ai droit aux éternelles questions à savoir « Alors Eli, quand est-ce que tu te maris ? » ou bien alors, « Alors Eli, il serait temps de nous faire un bébé là ça presse. » Non mais franchement, ils ne peuvent pas se mêler d'autre chose que de mes histoires d'amours ou encore mes histoires de fesses ? Car je crois que c'est bien ça le pire -et oui, aucun tabou visiblement dans cette famille-. Ce soir c'était les trente ans de l'une de mes petites soeurs, Meredith mariée évidemment et déjà deux petites filles, des jumelles de un an tout juste. Je suis à la fois fils, frère, tonton mais également parrain puisque l'un de mes frères à eu l'idée de prendre donc comme parrain pour son fils. Attention, j'adore les enfants le soucis n'est pas là c'est simplement que je dois me ruiner à chaque occasion et ça, ça fait mal assez souvent à mon porte feuille voir parfois à mon banquier également lorsque je passe dans l'extrême parce qu'évidemment pour ma famille rien est trop beau. Je sais, on ne dirait pas comme ça, mais avec eux je suis un autre homme alors qu'au boulot, grand dieu c'est toute autre chose ! Un repas donc interminable, mais une ambiance chaleureuse ce soir. Un bon gâteau et un bon champagne lorsque les enfants sont au lit et une petite veillée au coin du feu jusqu'au moment où je décide de partir me coucher. Exceptionnellement et pour profiter pleinement de ma famille, j'ai décidé en arrivant chez mes parents de laisser mon téléphone dans ma veste. Une chose que je n'aurais pas dû faire et que je ne renouvellerais pas c'est certain ! Alors que je pars donc me coucher je récupère mon téléphone dans ma veste histoire de vérifier mes éventuelles messages ou mail, mais ce que je découvre à la place est un appel manqué de la part de Marianne Greenberg l'une de mes clientes du moment. Un appel à cette heure-là ? C'est étrange et ça ne lui ressemble pas vraiment. Alors que je m'apprête à la rappeler je reçois entre temps un autre appel inconnu qui s'avère être de la police. Ce que j'apprends me terrifie sur place, comment et pourquoi, mais également pourquoi m'avoir téléphoné à moi, pour me dire quoi ? La police me demande de venir sur place au plus vite et lorsque la police vous demande ça, vous ne dites pas non vous y aller et puis c'est tout.

J'arrive à extirper de la maison sans que tout le monde soit au courant pour me rendre sur le lieu de rendez-vous donner par la police quelques minutes plus tôt par téléphone. En voiture, il ne faut qu'une dizaine de minute pour y arriver, il faut dire qu'à cette heure-ci la route est plutôt dégagée. Je n'arrive toujours à croire ce que je viens d'entendre, je me repasse les mots de l'inspecteur en boucle dans ma tête et je me dis que c'est de ma faute, j'aurais dû avoir mon téléphone sur moi, j'aurais dû décrocher et peut-être qu'elle serait encore en vie maintenant. Les mains dans les poches et plus déterminer que jamais à aider la police, j'arrive et découvre une bâche recouvrant son corps, j'essaie de toutes mes forces de ne pas déposer les yeux dessus jusqu'au moment où un membre de la police s'approche de moi. " Détective Fordham, je suppose, " Je me contente simplement d'un hochement de tête pour confirmer ses paroles. " Agent Caitlin Brennan, je suis chargée de l'enquête. Vous connaissiez Mme Greenberg depuis longtemps ? " J'ai une boule dans la gorge et je me demande comment vais-je faire pour parler. Je me concentre alors sur l'agent de police en face de moi, une jolie demoiselle d'ailleurs, mais je ne suis pas là pour ça bien que j'aurais préféré finalement. « Depuis environ six mois tout au plus. » J'essaie alors de me rappeler de tout son dossier ou de tout ce que j'ai pu découvrir entre temps sauf que je suis tellement sous le choc que j'ai dû mal, " Il semblerait que vous soyez le dernier à lui avoir parlé. A-t-elle eu le temps de vous dire quelque chose d'intéressant ? " J'ai l'impression que mes yeux sont remplis de larmes simplement il est impossible pour moi de les faire sortir et puis de toute façon je refuse, je suis censé être bien plus costaud que ça et je ne dois rien laisser paraître. « J'ai pas répondu à son appel, j'étais en famille pour fêter l'anniversaire de ma soeur et à la demande de ma famille j'ai laissé mon téléphone toute la soirée. C'est seulement en voulant me coucher que j'ai vu l'appel en absence et ... vous m'avez appris la nouvelle dans la foulée. » Je soupire et passe l'une de mes mains sur mon visage, comme pour me sortir de ce mauvais cauchemar. « Est-ce que je peux me rendre utile ? » Encore une fois, plus déterminer que jamais.

   MAY


     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlin Brennan
Admin Wonderwoman
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/04/2016
MESSAGES : 504

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Sam 21 Jan - 20:26



Welcome to the mad world in my head, say hello to something scary, the monster in your bedOut of winter came a warhorse of steel, I've never killed a woman before, But I know how it feels, I know you'd have gone insane if you saw what I saw, So now I've got to look for sanctuary from the law - Iron Maiden, sanctuary

Si elle savait camoufler ses émotions et paraitre insensible sur les scènes de crimes où elle était amenée à bosser, elle n'en comprenait pas moins le désarroi et la frustration que devait ressentir le détective qui lui faisait face. Elle ne le connaissait pas encore, et elle ignorait totalement que dans un futur proche ils développeraient une relation quelque peu dérangée et drôle aux yeux de certains, mais elle percevait clairement qu'il n'était pas homme à prendre les choses à la légère. Elle avait connu peu d'hommes dignes de ce nom dans sa vie - un père qu'elle n'avait jamais connu, un petit ami quelque peu macho au lycée, un psychopathe qui avait anéanti à jamais sa vie sentimentale et des relations sans lendemain depuis - mais quelques uns sortaient du lot et méritaient parfois qu'elle reconnaisse leurs qualités. Cela dit, fort heureusement, elle ne fuyait pas la gente masculine, et la détestait encore moins. Si son bourreau l'avait torturé et violé à plusieurs reprises - et qu'il hantait ses nuits et ses pires cauchemars - elle avait surmonté ce dégoût amer il y avait bien longtemps, pas à pas, jour après jour. A présent, elle tâchait de profiter de la vie du mieux qu'elle le pouvait, avec les armes dont elle détenait. Personne dans son entourage n'aurait pu se douter qu'elle avait vécu un tel traumatisme dans le passé. Elle avait choisi de garder secret cette partie de sa vie pour une bonne raison : moins on en saurait, plus de chance elle aurait d'être présente lorsqu'il réapparaitrait. Bien sûr, elle avait bien failli paniquer et perdre les moyens lorsque son patron - le big boss du FBI - avait fini par savoir qui elle était et ce qu'elle avait traversé. Il lui avait fait comprendre qu'il était hors de question qu'elle ne soit affilié à cette enquête si jamais elle devait ressurgir, et qu'il était hors de question qu'elle s'imagine faire sa vendetta... elle n'avait pas réagi, car un mot de travers en le contre-disant et elle aurait été virée. Il l'aurait d'ailleurs sans doute fait si elle n'avait pas été un élément prometteur pour l'agence. On ne pouvait décemment pas se passer de compétences dans ce métier difficile. " Six mois, c'est plutôt long. Comment l'avez-vous rencontrée ? Avait-elle fait appel à vos services ? " continue-t-elle son interrogatoire en notant tout ce qu'il pouvait lui répondre. Il ne le réalisait sans doute peut-être pas dans l'immédiat, entre la colère et la frustration, mais elle l'interrogeait pour les besoins de l'enquête et dans le but de l'innocenter - ou de le coincer. " Vous êtes détective privé et possédez votre propre entreprise, c'est bien ça ? " lui demande-t-elle afin de s'assurer qu'elle possédait les bonnes informations. Elle détestait les "a priori", il lui fallait toujours du concret et de la certitude. " A votre connaissance, elle avait des ennemis ? Des personnes susceptibles de lui vouloir du mal ? Au point de la tuer... " continua-t-elle en jetant un dernier regard au regard apeuré et effrayé de la victime. Personne ici ne savait à quel point elle ressentait cette peur et en connaissait chaque recoin. " Tout ce que vous pouvez savoir au sujet de sa vie, de son passé, de son présent, peut nous être utile. Elle a été battue, sans doute violée, jusqu'à en mourir. Ce genre de choses n'arrivent quasiment jamais par hasard - surtout lorsque l'alarme ne se déclenche pas dans un château comme celui-ci, " déclare-t-elle en regardant autour d'elle tout ce luxe qu'elle abhorrait. " Je veux ton rapport sur mon bureau au plus tard à 18h ce soir. Je dois aller faire face aux journalistes qui n'ont pas manqué à l'appel... ces rapaces sont coriaces et ne partiront pas sans rien. Je vous demanderai d'être discrets et de ne rien révéler à qui que ce soit tant que l'on n'est sûr de rien, c'est compris ? Compte-tenu des circonstances, de votre job et de votre relation avec la victime - quelle qu'elle soit - vous êtes tenus de collaborer le temps de cette enquête, " déclara son patron sans laisser l'occasion d'un possible refus. Et avant même qu'elle n'ait pu dire quoique ce soit, il tournait les talons pour se diriger vers la sortie.

Elle se tourna finalement vers celui qui deviendrait pour quelques heures ou quelques jours son coéquipier. " Je suppose que je suis ta nouvelle partenaire. Et je tutoie mes partenaires, si ça ne te gêne pas. Je n'aime pas trop les chichis, je déteste débuter mes journées à 3h du matin sans avoir au moins mangé un bagel. Je ne supporte pas le retard et le travail bâclé. Mais j'adore le chocolat chaud de chez Starbucks ainsi que leurs muffins, " finit-elle par lui détailler, histoire qu'il sache qui elle était. Au moins, cela aura eu le mérite de lui faire oublier sa colère et sa frustration, car elle perçu son petit sourire en coin révélant un autre aspect de sa personnalité - aspect qu'elle n'avait pas anticipé. " Jamais entre collègues, " dit-elle simplement avant de le contourner pour laisser les scientifiques recueillir tout ce qu'ils pouvaient. Ils avait du boulot devant eux.






© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elijah Fordham
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 14/01/2017
MESSAGES : 66

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Dim 22 Jan - 16:42


   

     
meet me halfway
   

CAITLIN
&
ELIJAH
   
Ce doit être trop demander que de passer une soirée tranquille sans aucune histoire. Je savais très bien qu'en choisissant ce métier je me devais d'être disponible 24h/24, mais j'étais bien loin d'imaginer hier encore, qu'une telle chose pouvait arriver et surtout je me sens évidemment coupable. Est-ce que je vais réussir à surmonter ça ? J'ai pas le choix ! Lorsque la police me contact je me dis que c'est tout d'abord mon devoir évidemment, mais aussi peut-être un bon moyen de venger ma cliente en retrouvant la personne qui aurait pu faire ça. C'est loin d'être simple pour un détective de faire partie d'une mission comme celle-ci, mais je suis Elijah Fordham et je suis pas un mec qui baisse les bras, voilà ce que je me répète sans cesse dans ma tête lorsque j'arrive sur les lieux. Évidemment je suis choqué c'est une certitude ça, mais lorsque l'inspecteur de police s'approche de moi j'essaie de cacher au mieux mes émotions pour pouvoir répondre correctement à ses questions, essayer d'être le plus précis possible. Ne pas fixer le corps étendu au sol est également une mission difficile, c'est quelque chose qui me retourne l'estomac c'est pourquoi je me concentre de toutes mes forces sur le beau petit visage que j'ai face à moi et non celui de ma cliente." Six mois, c'est plutôt long. Comment l'avez-vous rencontrée ? Avait-elle fait appel à vos services ? " Pour moi six mois ce n'est pas très long étant donné que je possède malgré tout une très large clientèle et même si je ne suis pas le seul à enquêter sur tous les dossiers, étant le patron, je suis tout de même le seul à tout gérer en même temps. « C'est elle qui est venu à moi oui. » Globalement d'ailleurs tous les clients que je possède sont venus à moi et non l'inverse, ce serait plutôt étrange sinon. " Vous êtes détective privé et possédez votre propre entreprise, c'est bien ça ? " Visiblement elle a bien enquêter sur moi avant mon arriver, ou bien alors elle a déjà entendu parler de mon nom. Je hoche la tête pour acquiescer ses propos. « C'est exacte. » Je reste égale à moi-même à ce moment-là, c'est-a-dire déterminer à tout faire pour trouver le -ou les- coupable. " A votre connaissance, elle avait des ennemis ? Des personnes susceptibles de lui vouloir du mal ? Au point de la tuer... " A cette question, je ne réponds pas de suite je prends le temps de réfléchir à la réponse. Comme ça à première vue ce n'est pas simple car encore une fois je possède plusieurs clients et je ne mémorise pas forcément tous les dossiers par cœur. Alors que je réfléchie sur la question pour donner la réponse la plus exacte que possible, la demoiselle se reprend " Tout ce que vous pouvez savoir au sujet de sa vie, de son passé, de son présent, peut nous être utile. Elle a été battue, sans doute violée, jusqu'à en mourir. Ce genre de choses n'arrivent quasiment jamais par hasard - surtout lorsque l'alarme ne se déclenche pas dans un château comme celui-ci, " C'est forcément un détail que j'aurais aimer ne pas savoir ou alors pas comme ça aussi directement. Je soupire fortement et décide enfin de répondre, « Je ne connais pas tout son entourage étant donné que j'ai simplement eu à faire à elle depuis six mois. J'ai été engagé pour suivre son mari qu'elle pensait volage notamment lors de ses déplacements. Vous le remarquez aussi bien que moi c'est une femme riche, des tas de personnes aurait pu en vouloir à son argent. » Une éventuelle bagarre qui aurait mal tourné entre deux femmes à savoir la femme et la maîtresse de son mari ? Des voleurs venus de nulle part ayant repéré la demeure ? Son mari pour récupérer l'argent et être tranquille avec sa maîtresse ? Tout est possible dans ce cas-là, mais je ne vais pas prendre la place des policiers sur cette affaire, du moins pas tant que je n'en serais pas convié.

Alors que nous parlons tous les deux et que je m'efforce de donner tous les détails possibles, nous sommes interrompue par un homme et visiblement le chef de toute cette tribu présente ce soir, " Je veux ton rapport sur mon bureau au plus tard à 18h ce soir. Je dois aller faire face aux journalistes qui n'ont pas manqué à l'appel... ces rapaces sont coriaces et ne partiront pas sans rien. Je vous demanderai d'être discrets et de ne rien révéler à qui que ce soit tant que l'on n'est sûr de rien, c'est compris ? Compte-tenu des circonstances, de votre job et de votre relation avec la victime - quelle qu'elle soit - vous êtes tenus de collaborer le temps de cette enquête, " Très clairement il n'a pas du tout l'air commode et je suis bien heureux d'être mon propre patron. Non mais pour qui me prend-il ? D'être discret ? Sérieusement ? C'est le mot d'ordre dans mon métier alors il ne m'apprend rien là dessus. Une fois partie c'est à la policière de reprendre la parole, " Je suppose que je suis ta nouvelle partenaire. Et je tutoie mes partenaires, si ça ne te gêne pas. Je n'aime pas trop les chichis, je déteste débuter mes journées à 3h du matin sans avoir au moins mangé un bagel. Je ne supporte pas le retard et le travail bâclé. Mais j'adore le chocolat chaud de chez Starbucks ainsi que leurs muffins, " Je suis surpris au départ, mais j'écoute toute de même ce qu'elle me dit. Et dire qu'il y a de ça même pas une heure j'étais tranquillement en famille au coin du feu et je me retrouve maintenant à collaborer avec la police alors que j'ai quitté ce milieux il y a maintenant quelques années pour être mon propre patron et choisir mes affaires. Gentiment, j'adresse alors un sourire à ma nouvelle coéquipière pour le moment, " Jamais entre collègues, " cette fois-ci j'arque un sourcille, l'air interrogateur. « Ne prends pas tes rêves pour des réalités. » Je lâche ça d'un air plutôt détacher sauf qu'en réalité c'est certain que je ne dirais pas non. Peut-être dans une autre vie qui sait.

   MAY


     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlin Brennan
Admin Wonderwoman
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/04/2016
MESSAGES : 504

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Dim 22 Jan - 22:21



Welcome to the mad world in my head, say hello to something scary, the monster in your bedOut of winter came a warhorse of steel, I've never killed a woman before, But I know how it feels, I know you'd have gone insane if you saw what I saw, So now I've got to look for sanctuary from the law - Iron Maiden, sanctuary

Caitlin n'avait pas énormément de famille. Excepté sa mère - restée dans le Montana, elle n'en partirait jamais - et son voisin qui lui faisait office d'oncle, elle n'avait personne sur qui réellement compter. Kim avait été plus que sa meilleure amie, elle avait été comme une soeur et sa famille comme une famille adoptive. Elles avaient toujours été fourrées l'une chez l'autre, inséparables, et il avait été naturel pour elles de vouloir fêter leur diplôme ensemble. Toujours assidues et plutôt respectées, elles avaient obtenu l'accord de leurs parents respectifs pour faire ce voyage jusqu'à Los Angeles avant de rentrer chez elles et se préparer pour les études supérieures qui les attendraient. Elles n'en avaient jamais eu l'occasion, et Cait avait perdu bien plus que sa soeur de coeur dans la foulée. Elle était plus seule qu'elle ne l'aurait imaginé, et c'était d'entendre le détective Fordham parler de sa famille à plusieurs reprises qui lui permit de s'en rendre compte. Ce devait être euphorique, agréable et grisant que d'avoir une famille sur qui compter, qui vous rendait dingue mais qui vous apportait également beaucoup d'amour et d'attention. Elle, qui en manquait cruellement, l'enviait au plus haut point. Forcée de l'observer à chacune de ses réponses, elle se surprit à l'analyser. Il était bel homme, elle ne pouvait prétendre le contraire. Le regard sombre, ténébreux et pénétrant. Elle y vit un homme qui ne laissait rien au hasard, qui avait bossé dur même si les choses avaient pu être simples. Elle y vit un homme prêt à tout pour parvenir à ses fins. Ses lèvres, pleines et généreuses, avaient dû en ravir plus d'une - et elle s'auto-claqua intérieurement pour penser à ses lèvres ailleurs qu'en face d'elle. Quant à ses mains, elle ne doutait pas qu'elles étaient capables du meilleur, comme du pire. Dans d'autres circonstances, peut-être aurait-elle pu le charmer et l'emmener chez elle pour une nuit torride. Dans d'autres circonstances ou dans une autre vie, peut-être aurait-il été un excellent amant.

Mais ils étaient mêlés à une histoire de meurtre et devenaient pour quelques temps partenaires sur le terrain, modifiant une possible nuit d'amour en une collaboration indésirable. Car Caitlin n'était jamais à l'aise pour bosser en équipe, excepté lorsqu'elle connaissait bien la personne avec qui on l'affiliait. Elle ne connaissait rien de ce Fordham - ou trop peu et trop basé sur son instinct de flic, ce qui n'était jamais suffisant. Ils auraient le reste de la fin de nuit pour en apprendre un peu plus l'un sur l'autre, sans doute, aussi se dirigeait-elle vers sa voiture tout en sachant qu'il la suivrait. Elle riait encore de sa petite pique. " Je te rassure de suite, Fordham, si je rêve ce n'est certainement pas de toi dans mon lit. Et puisqu'on est d'accord sur ce point, " dit-elle en ouvrant la portière, " allons élucider ce meurtre et rendre justice à Mme Greenberg, " conclut-elle en s'installant. Une fois qu'il fut attaché, elle démarra. " Tu peux me donner l'adresse de ton cabinet, s'il te plait. Mieux vaut commencer par là, ton dossier la concernant doit bien s'y trouver, non ? Cela devrait nous donner pas mal de réponses et de quoi bosser durant les heures à venir. Je ne te cache pas que ça me surprend, " enchaîne-t-elle en lui jetant quelques regards en coin. " Que tu puisses avoir ton propre cabinet de détective privé. Sans offense, c'est juste que... tu parais un peu jeune, " dit-elle simplement en haussant les épaules. Ne l'était-elle pas également pour être l'un des agents les plus respectés et les plus réputés du FBI ? Sans doute, elle l'ignorait et s'en moquait royalement. Elle sursauta en entendant la musique d'un groupe de rock envahir l'espace confiné de la voiture. Fronçant les sourcils, elle se tourna légèrement vers son nouveau coéquipier, qui s'était permis d'allumer la radio sans prévenir. " Je suis réveillée depuis à peine trois quart d'heure, et je n'ai pas eu mon bagel. La prochaine fois que tu veux mettre un peu de musique, préviens-moi au préalable ça m'évitera une crise cardiaque ou une migraine carabinée, " lui lance-t-elle pince sans rire. A dire vrai, il l'agaçait sans qu'elle comprenne pourquoi. Il semblait prendre un malin plaisir à la voir réagir à chacun de ses gestes, de ses mots et de ses actes. Et elle semblait incapable de ne pas le faire.




© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elijah Fordham
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 14/01/2017
MESSAGES : 66

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Mar 24 Jan - 16:12


   

     
meet me halfway
   

CAITLIN
&
ELIJAH
   
Lorsque je réalise ce qui se passe je me demande encore qu'est-ce que je fous là très clairement. Si j'ai changé de vocation au final c'était peut-être pour une bonne raison et là, je me retrouve plonger des mois voir même des années au final, en arrière. Petit retour à la case départ pas forcément agréable bien que ma nouvelle coéquipière soit plutôt plaisante. Visiblement j'ai pas le choix, je ne peux pas et plus faire marche arrière. Je sais que c'est pour l'une de mes clientes et que ce qui est arrivé est horrible, mais j'ai tout simplement peur ne pas être à la hauteur finalement. Et si je retardais l'enquête ? Et si je n'arrivais pas à retrouver la personne qui a fait ça ? Tout se mélange assez rapidement dans ma tête et je ne sais plus par quoi commencer. Je ne sais pas si j'ai perdu mes habitudes de flic, en tout cas la chose qui est certaine c'est que j'ai bien perdu le réflexe d'être en équipe sur le terrain. J'ai pas envie de me montrer faible face à la demoiselle, je dois rester naturel, tel que je suis et surtout ne pas me laisser faire puisque j'ai l'impression qu'elle est plutôt déterminée à me « dompter » sauf que ça ... ça ne marche pas avec moi. Les choses sérieuses commence donc maintenant alors que je n'ai même pas eu le temps de dormir, mais je ne suis pas là pour me plaindre. Directement j'impose mon tempérament -et mon style aussi par la même occasion- en lui disant qu'elle ne doit pas prendre ses rêves pour des réalités, j'ai peut-être visé trop haut en disant ça. " Je te rassure de suite, Fordham, si je rêve ce n'est certainement pas de toi dans mon lit. Et puisqu'on est d'accord sur ce point, " Alors que nous marchons en direction de sa voiture, j'arque un sourcil à sa réponse. « Le jour où tu me verras torse nu tu diras le contraire et tu me supplieras de venir dans ton lit justement, j'en suis sûr. » Elle ne me connait même pas et je dois déjà passer pour un gros prétentieux. Tant pis, il ne fallait pas me chercher.

Nous grimpons dans la voiture ou nous allons pouvoir enfin nous réchauffer, " allons élucider ce meurtre et rendre justice à Mme Greenberg, " Je ris très légèrement avant d'ajouter sur un ton humoristique. « C'est parti Sherlock ! » Oui, à ce moment-là j'ai clairement l'impression d'être le film ou alors pire, d'être dans une partie de jeu de Cluedo. La voiture démarre enfin alors que je ne sais même pas où nous allons encore, " Tu peux me donner l'adresse de ton cabinet, s'il te plait. Mieux vaut commencer par là, ton dossier la concernant doit bien s'y trouver, non ? Cela devrait nous donner pas mal de réponses et de quoi bosser durant les heures à venir. Je ne te cache pas que ça me surprend, " Donc à présent je sais où nous allons. « Mon cabinet se trouve à Beverly Hills. » Lui dis-je tout d'abord pour qu'elle prenne la bonne route avant d'ajouter, « Qu'est-ce qui te surprend ? » Si elle me jette quelques petits regards en coin que je repère assez facilement, de mon côté je me contente de regarder fixement la route, " Que tu puisses avoir ton propre cabinet de détective privé. Sans offense, c'est juste que... tu parais un peu jeune, " Cette fois-ci je détourne mon regard pour la regarder conduire, « Je prends ça pour un compliment alors. » J'ai pas spécialement envie de lui expliquer les pourquoi du comment je suis arrivé jusqu'ici, d'une part car c'est beaucoup trop long et puis d'autre part car pour le moment je ne la connais pas assez. Pour essayer de briser le petit silence qui commence à s'installer j'allume la radio, " Je suis réveillée depuis à peine trois quart d'heure, et je n'ai pas eu mon bagel. La prochaine fois que tu veux mettre un peu de musique, préviens-moi au préalable ça m'évitera une crise cardiaque ou une migraine carabinée, " Et bien, tout ça s'annonce bien je sens bien que cette enquête va être la plus longue de toute ma vie. « Tu vas être ronchon comme ça tout le long de l'enquête ? Et pour ton information moi je n'ai pas dormi et excuse-moi mamie pour la crise ou la migraine. » Peut-être qu'elle le fait exprès, peut-être que c'est simplement un genre de bizutage ?

   MAY


     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlin Brennan
Admin Wonderwoman
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/04/2016
MESSAGES : 504

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Mer 25 Jan - 17:17



Welcome to the mad world in my head, say hello to something scary, the monster in your bedOut of winter came a warhorse of steel, I've never killed a woman before, But I know how it feels, I know you'd have gone insane if you saw what I saw, So now I've got to look for sanctuary from the law - Iron Maiden, sanctuary

Caitlin était une femme que l'on appréciait en règle générale. Les hommes car elle était belle, sexy et savait se montrer sensuelle en temps et en heure. Les femmes car elle était à l'écoute, adorable et pleine de vie. Il était rare qu'elle puisse se montrer désagréable - les seuls à avoir eu la chance de gagner son tempérament exécrable étant les hommes qu'elle plaçait derrière les barreaux avec joie. Aussi était-il surprenant de la voir sur la défensive avec Elijah Fordham. Certes, le réveil fort matinal et le ventre vide n'aidaient pas à améliorer l'humeur de la jeune femme, mais cela ne justifiait pas son comportement et sa "demi-agressivité". Elle en avait parfaitement conscience, mais ne semblait pas capable d'y remédier. Il y avait quelque chose d'indescriptible chez le jeune détective qui la forçait à être sur ses gardes, à être quelque peu détestable. " Tu vas être ronchon comme ça tout le long de l'enquête ? Et pour ton information moi je n'ai pas dormi et excuse-moi mamie pour la crise ou la migraine. " Elle tourna lentement le visage vers Elijah, mi-choquée et mi-amusée. Elle l'avait méritée, et elle savait reconnaitre lorsqu'elle dépassait les bornes sans raison. Aussi ne répliqua-t-elle pas et se contenta-t-elle de rire sous cape. " Tu sais quoi, Fordham. Je crois qu'on est partis sur de mauvaises bases, et je reconnais que c'est en partie de ma faute. Je suis de mauvaise humeur quand je me réveille et pas de chance, t'es celui qui doit en payer les frais. Je me rattraperai avec un petit déjeuner digne de ce nom, deal ? Parce que y a rien que je déteste plus que de bosser dans une sale ambiance, les nerfs en feu. " Et elle doutait que qui que ce soit puisse apprécier bosser dans ces conditions.

Ils arrivèrent quelques minutes plus tard au cabinet d'Elijah, lumières éteintes et portes closes, bien évidemment. Elle en oubliait presque la différence entre son local et ceux du FBI. Si elle le désirait, elle pouvait squatter son bureau jusqu'à point d'heures car il y avait toujours quelqu'un entre ces murs. Cependant, ce n'était pas forcément très apprécié. Elle suivit le jeune homme dans son antre - et cette idée l'a mis mal à l'aise. Elle aimait être en terrain connu, là où elle pouvait contrôler situation, environnement et émotions. Elle prit le temps d'observer les lieux - propres, rangés et plutôt bien organisés. C'était plutôt sobre et pas du tout "m'as-tu-vu" comme elle l'aurait imaginé. Une curiosité s'empara d'elle, l'agaçant et et l'irritant au plus haut point, aussi se secoua-t-elle mentalement et se retourna vers lui. " Saurais-tu mettre la main sur le dossier Greenberg rapidement, ou faut-il chercher ? " demande-t-elle finalement. Ils n'étaient pas là pour parler vie privée, encore moins pour faire connaissance l'un et l'autre. Quelque chose lui disait qu'ils auraient tout le temps pour cela dans les heures à venir - quand ils bûcheraient sur le dossier, papiers après papiers et suspects après suspects. Bien que le plus évident se nommait Greenberg. " Tu penses que l'on peut bosser ici, ou préfères-tu qu'on aille dans mon bureau ? Je ne sais pas comment ça se passe ici... si vous êtes plusieurs, à quelle heure vous ouvrez, comment vous travaillez... parce que j'ai tendance à m'étaler pour ma part, " avoue-t-elle avec un sourire. " De toute façon, très sincèrement je ne pense pas que cela nous prenne toute la journée. " Du moins, l'espérait-elle. Elle soupçonnait fortement le mari, mais pourquoi violer sa femme avant de la battre à mort ? Avait-elle surpris quelque chose ? Avait-elle découvert quelque chose ? Elijah était-il au courant de ces découvertes si découvertes il y avait eu ?




© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elijah Fordham
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 14/01/2017
MESSAGES : 66

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Sam 28 Jan - 16:25


   

     
meet me halfway
   

CAITLIN
&
ELIJAH
   
Me laisser faire c'est pas mon truc, surtout pas avec les femmes. Non pas que je sois méchant avec bien au contraire, mais j'aime me faire respecter et je pense que c'est comme tout le monde, que ça soit si bien par des hommes, des femmes et même des enfants et ça par la famille, les amis, les employés ou même les inconnus pour moi le respect c'est la base. Évidemment, je sais me montrer doux tout de même quand il le faut. Le nouveau boulot que l'on me colle sur le dos je ne l'ai pas demandé soyons clairs avec ça. Je me retrouve avec une femme vraiment sexy pour le coup c'est bien vrai, mais visiblement assez … désagréable à première vue. Je déteste juger les gens au premier abord du coup je reste sur mes gardes et attend de voir, mais ce qu'elle me montre jusque ici ne me plait pas spécialement et je me dis déjà que l'aventure va être très longue pour moi. " Tu sais quoi, Fordham. Je crois qu'on est partis sur de mauvaises bases, et je reconnais que c'est en partie de ma faute. Je suis de mauvaise humeur quand je me réveille et pas de chance, t'es celui qui doit en payer les frais. Je me rattraperai avec un petit déjeuner digne de ce nom, deal ? Parce que y a rien que je déteste plus que de bosser dans une sale ambiance, les nerfs en feu. " Elle sait reconnaître ses erreurs visiblement c'est déjà une bonne chose. Au moins ça finalement. « Deal » Pour le moment je ne cherche pas spécialement plus loin, j'ai pas envie en plus et c'est pas trop le moment.

Finalement, elle arrive assez rapidement à l'adresse que j'ai indiquée, là où se trouve donc mon bureau. J'aime pas vraiment faire venir des personnes en pleine nuit comme ça, en réalité c'est bien la première fois. J'allume plus ou moins toutes les lumières et me dirige rapidement dans mon bureau, pas besoin de traîner ailleurs puisque c'est chez moi que le dossier ce trouve. " Saurais-tu mettre la main sur le dossier Greenberg rapidement, ou faut-il chercher ? " Je lâche un petit rire presque … nerveux. L'idée que quelqu'un d'autre que moi touche à mes dossiers me donne des sueurs. Alors qu'elle s'apprête à toucher mes affaires, je dépose rapidement l'une de mes mains sur la sienne pour la stopper. « Laisse. Je sais où se trouve chacun de mes dossiers. Je suis … je n'aime pas le désordre. » Je me retourne, ouvre un tiroir de bureau et y sort le dossier en question. « Le voilà. » Lui dis-je en lui tendant la petite pochette. " Tu penses que l'on peut bosser ici, ou préfères-tu qu'on aille dans mon bureau ? Je ne sais pas comment ça se passe ici... si vous êtes plusieurs, à quelle heure vous ouvrez, comment vous travaillez... parce que j'ai tendance à m'étaler pour ma part, " En plus d'être désagréable avant son petit-déjeuner je peux remarquer aussi qu'elle à tendance à parler beaucoup lorsqu'elle s'y met. Je jette un coup d'œil sur ma montre, mon dieu l'heure passe plus vite que d'habitude j'ai bien l'impression. « Je suis le patron de cinq détectives privé, chacun possède son propre bureau, mais s'ils me trouvent avec une policière les rumeurs risquent d'aller bon train. Il vaut mieux être loin d'ici … J'aurais droit à des tas de questions sinon. » Et surtout de la part de ma secrétaire qui risquerait légèrement de me faire la tête. " De toute façon, très sincèrement je ne pense pas que cela nous prenne toute la journée. " Encore heureux, j'aimerais bien commencer ma nuit si possible le plus « tôt » possible. « Pourquoi ça ? » Lui demandais-je malgré tout assez curieux de savoir.

   MAY


     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlin Brennan
Admin Wonderwoman
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/04/2016
MESSAGES : 504

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Dim 29 Jan - 17:40



Welcome to the mad world in my head, say hello to something scary, the monster in your bedOut of winter came a warhorse of steel, I've never killed a woman before, But I know how it feels, I know you'd have gone insane if you saw what I saw, So now I've got to look for sanctuary from the law - Iron Maiden, sanctuary

C'était toujours difficile de faire équipe, en particulier quand les deux protagonistes ne se connaissaient pas du tout et venaient à peine de faire connaissance. Caitlin n'était pas quelqu'un d'irresponsable ou d'immature - et si lorsqu'elle quittait la plaque et le blouson du FBI elle savait parfaitement se détendre et s'amuser dignement, elle savait être aussi sérieuse et perfectionniste dans son job. Elle ne prenait jamais rien à la légère. Elle observait plutôt deux fois qu'une afin d'être certaine de n'avoir jamais rien manqué. Elle prenait le temps qu'il fallait pour éplucher les documents, décortiquer les appels téléphoniques, interroger les divers témoins/suspects afin d'obtenir des réponses concrètes. Elle détestait le travail "approximatif" et pour cette même raison, il lui était parfois difficile de trouver un coéquipier à sa taille - non pas que les autres agents du FBI soient mauvais et incompétents... mais à ses yeux, ils ne faisaient que survoler les faits, sans y attacher une quelconque importance. Cela dit, elle avait parfaitement conscience que, dans la plupart des cas et des enquêtes dont elle était assignée, elle ne pouvait pas bosser seule et élucider les affaires par elle-même. Elijah Fordham lui était inconnu, et de ce fait il éveillait sa méfiance et sa mauvaise humeur - la mauvaise humeur car elle avait dû se lever tôt, mais également parce qu'elle réagissait toujours sur la défensive quand elle ne connaissait pas la personne. Elle se moquait bien de ce qu'il pouvait penser d'elle, elle se moquait bien de ce qu'ils pouvaient tous penser d'elle. Elle avait été kidnappée jadis. Elle avait subi diverses tortures jadis. Elle avait connu la peur jadis. Elle avait été violée maintes fois jadis. Elle avait vu sa meilleure amie subir les mêmes atrocités et mourir devant elle, jadis. Elle estimait avoir le droit d'être sur le qui-vive et méfiante quand la situation l'exigeait, à défaut de pouvoir exprimer ouvertement ce qu'elle ressentait. Pourtant, Dieu savait qu'elle parlait. Beaucoup. Parfois trop. Elle détestait les silences gênants et lourds. Cependant, elle ne fit rien pour remplir celui qui s'imposait à eux dans la voiture, jusqu'à ce qu'ils arrivent au bureau du détective privé.

Elle arqua un sourcil et un semblant de sourire apparut sur ses lèvres tandis qu'il lui expliquait qu'il détestait le désordre - et elle le comprit bien rapidement en observant les lieux. Il était aussi ordonné qu'elle était bordélique - mais qu'on ne s'y méprenne pas. Elle se retrouvait toujours dans son bordel et ne perdait jamais rien. Aussitôt, elle mis Elijah dans la case des hommes trop coincés pour s'amuser et profiter de la vie - après tout, comment pouvait-il s'éclater s'il s'assurait que tout était à sa place, rangé proprement sans dépasser ? Elle s'autorisa un regard vers le jeune homme qui ne mit pas plus d'une minute à mettre la main sur le dossier recherché - et dut reconnaitre intérieurement qu'il ne devait pas avoir besoin de faire d'innombrables efforts pour obtenir les faveurs des femmes. Elle détourna les yeux un instant, se raclant la gorge avant de feuilleter le dossier - plus pour faire quelque chose d'autre que d'observer la beauté du détective. " Et quel genre de rumeurs pourraient-ils lancer au juste ? Tu n'as jamais à t'associer avec les flics pour certains contrats ? Désolée, je n'ai pas l'habitude de bosser avec des détectives privés non plus, mais... il m'arrive de collaborer avec tout un tas d'autres organisations quand la situation l'exige, du coup je pensais que c'était pareil pour tout le monde. Mais si tu préfères que cela reste confidentiel, aucun souci. Allons à mon bureau, " ajoute-t-elle en refermant le dossier et le plaçant sous son bras. " Tu l'as dit toi-même. Tu as été engagé pour suivre son mari qu'elle pensait volage, notamment lors de ses déplacements, " récite-t-elle les propos du jeune détective quelques minutes plus tôt sur les lieux du crime. " Je ne prétends pas connaitre encore toutes les réponses, mais cette trame mérite d'être suivie en priorité. Après, " qu'elle continue en ressortant et se dirigeant vers sa voiture. Elle attendit qu'Elijah ferme le tout et la rejoigne pour continuer. " C'était une femme riche, ça réveille forcément la jalousie, l'envie et pleins d'autres vices que je n'ai pas forcément envie de citer - je suppose que tu connais le topo. Mais entre toi et moi, " dit-elle en démarrant et lui jetant un regard éloquent, " j'espère sincèrement que c'est le mari qui est derrière tout ça. Plus vite les enquêtes sont élucidées, plus vite je peux me pencher sur d'autres... " mais elle ne termina pas sa phrase, surprise par sa spontanéité et le fait qu'elle arrive aussi rapidement à lui balancer les choses comme si de rien n'était. Elle avait failli parler de l'enquête qui lui tenait le plus à coeur, sans même s'en rendre compte. Après hésitation elle haussa les épaules. " J'ai d'autres enquêtes en cours qui me prennent pas mal de temps, c'est tout. " Et elle démarra, coupant court à toutes possibles questions.

***

Le soleil s'était levé depuis une bonne heure et ils n'avaient pas bougé de la nuit. Tous deux installés dans le bureau de Cait' - plus désordonné que celui de Elijah - il y avait plusieurs tasses de café et de chocolat chaud sur la table, signe qu'ils bossaient non stop depuis quelques heures. Elle avait fait apporter d'autres bagels et muffins en tout genre, histoire de prendre des forces. " Le mari semble se trouver à San Diego depuis deux jours... tu le confirmes ? Puisque tu devais le suivre, le surveiller ... ? Parce que si c'est ça, on est dans la merde. Son alibi serait de taille et on ne pourrait rien contre lui. " Quelqu'un frappa à la porte, un agent du bureau. " Les vidéos des caméras de surveillance sont arrivées, " leur annonça-t-il en déposant le sac qui contenait les preuves - espérait-elle - leur donnant des réponses concrètes. " Je te propose de les visionner, et de partir à la foire aux questions après - tous les proches qu'elle a pu avoir et dont tu peux connaitre le nom d'abord, en commençant par le mari. Avec un peu de chance, " continue-t-elle en insérant la première cassette à visionner, " on saura sous peu qui aller voir en premier. " Manque de pot, les caméras extérieures n'avaient rien pu filmer pouvant être intéressant. Par contre, ils eurent l'occasion d'assister à la scène brutale. La caméra intérieure n'avait pas été détruite - ce qui sous-entendait que son agresseur n'était pas au courant de son existence. Il portait un masque - pas de chance pour eux - et de toute évidence, Mme Greenberg l'avait reconnu. Cait' se crispa légèrement, mais suffisamment pour qu'on le remarque, lorsque la victime reçut les coups. Plus encore lorsqu'on lui ôta sa robe de chambre. Et elle détourna les yeux lorsqu'il la viola. C'était souvent le plus difficile dans son métier, lorsqu'elle devait revivre les scènes macabres pour mieux les élucider. Lorsqu'elle devait les visualiser - aussi sûrement qu'elle visualisait son propre viol. " Ok, " dit-elle en éteignant le tout. " As-tu remarqué quelque chose en particulier ? " lui demande-t-elle finalement, le laissant prendre la parole et prendre les directives. Elle ne s'en sentait pour l'instant pas capable.



© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elijah Fordham
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 14/01/2017
MESSAGES : 66

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Ven 3 Fév - 13:54


   

     
meet me halfway
   

CAITLIN
&
ELIJAH
   
J'ai l'impression de ne pas savoir dans quoi je me suis embarqué, j'ai l'impression que cela fait déjà des heures voir même des jours alors que je viens tout juste de démarrer. De toute façon je n'ai pas le choix, impossible de faire marche arrière à présent et tout comme elle il est évident que j'ai moi-même l'envie de faire au plus vite. Lorsque nous arrivons à mon bureau je sais que je ne vais pas mettre plus de cinq petites minutes pour retrouver ce dossier puisque je sais où je classe mes affaires et que je suis bien le seul à avoir accès à mon bureau. J'ai pris l'habitude de classer mes dossiers par ordre alphabétique et de tout retranscrire manuellement car j'ai du mal à faire confiance à l'informatique niveau fiabilité et puis, les papiers sont toujours plus simples et plus discret à transporter. Chacun sa méthode après tout. Je ne veux pas que cette demoiselle que je ne connais carrément pas foute ses pâtes partout sur mes affaires, en plus d'être maniaque -légèrement sur les bords- je suis surtout strict, hors de question de faire quoi que ça soit chez moi. Cette dernière propose de travailler ici, mais c'est tout juste impossible premièrement vis-à-vis de mes collègues, mais surtout vis-à-vis de ma secrétaire et de la relation que j'entretiens avec elle. " Et quel genre de rumeurs pourraient-ils lancer au juste ? Tu n'as jamais à t'associer avec les flics pour certains contrats ? Désolée, je n'ai pas l'habitude de bosser avec des détectives privés non plus, mais... il m'arrive de collaborer avec tout un tas d'autres organisations quand la situation l'exige, du coup je pensais que c'était pareil pour tout le monde. Mais si tu préfères que cela reste confidentiel, aucun souci. Allons à mon bureau, " Effectivement elle parle beaucoup oui et pour quelqu'un de pas très bavard comme moi, tout ça promet d'être joyeux. « Et bien … Disons plutôt qu'une personne n'apprécierait pas vraiment de me voir travailler avec … une jolie demoiselle. » Je m'en veux à l'instant même où c'est sortie de ma bouche, que va t-elle penser à présent ? Je reprends rapidement, « Pas vraiment non, j'ai rarement des histoires de meurtre, plus souvent des histoires de tromperies classiques. » Bien évidemment je ne vais pas lui parler de mes dossiers les plus importants incluent également par moment des histoires de trafique au sein des entreprises ou de petites choses comme ça. « Très bien allons-y alors. » Je range ce qui a été déplacé pour que personne en arrivant tout à l'heure, ne se doute de quelque chose. " Tu l'as dit toi-même. Tu as été engagé pour suivre son mari qu'elle pensait volage, notamment lors de ses déplacements, " Un mari près à tuer sa femme seulement pour être tranquille avec sa maîtresse ? C'est possible c'est certain, mais ça paraîtrait peut-être un peu gros, je me permets alors de donner mon avis. « Je suis d'accord, mais ça serait peut-être un peu gros non ? Je veux dire, il est le premier sur la liste des suspects et cet homme est bien trop malin pour ça. A moins qu'effectivement, il ait engagé quelqu'un pour faire le sale boulot et pouvoir être tranquille avec sa maîtresse ? » Qui, quand, où, comment, des tas de questions étaient encore sans réponse, mais cet homme était bien trop malin à mon goût pour se faire prendre aussi facilement s'il venait à être l'auteur de ce crime. " Je ne prétends pas connaitre encore toutes les réponses, mais cette trame mérite d'être suivie en priorité. Après, " Nous sommes à présent dehors, il est temps pour moi de fermer mon cabinet et de me rendre de nouveau dans la voiture. " C'était une femme riche, ça réveille forcément la jalousie, l'envie et pleins d'autres vices que je n'ai pas forcément envie de citer - je suppose que tu connais le topo. Mais entre toi et moi, j'espère sincèrement que c'est le mari qui est derrière tout ça. Plus vite les enquêtes sont élucidées, plus vite je peux me pencher sur d'autres... " Je l'écoute attentivement alors qu'elle démarre la voiture et que j'attache ma ceinture. " J'ai d'autres enquêtes en cours qui me prennent pas mal de temps, c'est tout. " Elle vient à parler comme-ci elle avait quelque chose a cacher. « Ok » Lui répondis-je simplement. Je ne veux pas entrer dans d'autres histoires, celle-ci me suffit amplement.

Les heures semblent interminables, j'ai l'impression que mon cerveau peut lâcher à tout moment, d'une minute à l'autre même. Mes yeux me brûlent et j'ai terriblement envie de dormir heureusement quelques collations me console légèrement. Mon téléphone vibre assez régulièrement et c'est en partie ma famille qui me demande où je suis et pourquoi je n'ai pas dormi à la maison, si seulement ils savaient ! J'envoie rapidement un message à l'une de mes sœurs pour dire que tout va bien et que j'expliquerais tout, une fois rentré à la maison, de même à ma secrétaire et l'un de mes détectives. " Le mari semble se trouver à San Diego depuis deux jours... tu le confirmes ? Puisque tu devais le suivre, le surveiller ... ? Parce que si c'est ça, on est dans la merde. Son alibi serait de taille et on ne pourrait rien contre lui. " Je ne dois pas faiblir maintenant, c'est pas le moment et pourtant j'aurais quand même bien besoin d'une heure ou deux de sommeil. « Ouais il a pris un jet privé avant hier, j'aurais dû le suivre simplement j'ai eu un soucis personnel du coup j'ai reporté le voyage. » Hors de question que je lui en dise plus sur mes soucis personnel puisque j'estime que ça n'a rien à voir avec l'histoire et puis surtout qu'elle n'a pas à savoir. Quelqu'un entre alors pour nous apporter les vidéos de surveillance. " Je te propose de les visionner, et de partir à la foire aux questions après - tous les proches qu'elle a pu avoir et dont tu peux connaître le nom d'abord, en commençant par le mari. Avec un peu de chance, on saura sous peu qui aller voir en premier. " Je connais évidemment toutes les procédures, mais je la laisse parler, encore et toujours. Je me contente simplement de hocher la tête pour dire que oui. Tout est insupportable à voir, en même temps quel être humain normalement constituer peut regarder ça comme s'il regardait un film au cinéma ? " Ok, " même si j'essaie de tout cacher de mon côté, ce n'est pas le cas de ma nouvelle collègue. " As-tu remarqué quelque chose en particulier ? " Difficile d'affirmer quoi que ce soit avec des images comme celle-ci, mais je me lance quand même. « La seule chose que je suis capable d'affirmer c'est que ça n'est pas son mari, il n'est pas aussi muscler que ça et aussi grand. » Je marque un temps, puis reprends. « Je sais qu'il a changer de garde du corps quelques heures tout juste avant de partir, en revanche j'ignore encore son nom. Je sais qu'il n'est pas parti avec lui. »

   MAY


     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlin Brennan
Admin Wonderwoman
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/04/2016
MESSAGES : 504

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Jeu 9 Fév - 17:47



Welcome to the mad world in my head, say hello to something scary, the monster in your bedOut of winter came a warhorse of steel, I've never killed a woman before, But I know how it feels, I know you'd have gone insane if you saw what I saw, So now I've got to look for sanctuary from the law - Iron Maiden, sanctuary

A ce stade de l'enquête, tout était possible. Tous les scénarios pouvaient être envisageables. Tout le monde pouvait être suspects. Il ne servait à rien de pointer le doigt sur telle ou telle personne - pas tant que les preuves ne seraient pas indéniables et irréversibles. Ils pouvaient avoir leur petite idée bien sûr, ils pouvaient stipuler et énumérer les raisons qui poussaient telle ou telle personne à agir de la sorte - à passer à l'acte. Mais Caitlin ne connaissait pas Elijah, et Caitlin n'accordait pas sa confiance aussi aisément en la gente masculine. Beaucoup la trouvaient intimidante au bureau, d'autres la trouvaient juste étrange. Beaucoup tentaient leur chance avec elle, s'en mordant souvent les doigts, et d'autres préféraient l'éviter. Beaucoup avaient l'impression de la connaitre - la jeune fille qui souriait, riait aux blagues vaseuses, sortait danser quasiment chaque soir et ne se prenait jamais la tête avec les hommes, forcément ça faisait parler. Mais aucun d'entre eux ne connaissaient son histoire, son passé et les noirceurs qui entouraient son âme et son coeur. Elle n'était pas folle, elle n'était pas une psychopathe mais Dieu savait à quel point elle en recherchait un. Dieu savait à quel point elle était obsédée par un seul et unique homme - et qu'elle ne trouverait jamais le repos tant qu'elle n'y serait pas parvenue. C'était la seule et unique chose qui lui permettait de tenir - de sourire, de faire semblant, d'être cordiale et de rendre justice pour chaque victime rencontrée quoiqu'il lui en coûte.

Ce n'était donc pas le mari qui était à l'origine du viol et du meurtre de sa femme, mais cela ne l'enlevait pas pour autant de la liste des suspects. " L'as-tu déjà rencontré ? Je veux dire, elle t'avait engagé incognito je suppose ? L'avais-tu cependant déjà abordé dans le cadre de ton... travail ? " demande-t-elle, à défaut de trouver un autre terme à ce qu'il faisait. Elle n'éprouvait absolument aucune antipathie à son job, elle respectait chacun et chaque travail effectué, cependant elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi il mettait ses atouts et ses qualités de flics à disposition de petites affaires comme celles-ci alors qu'il serait sans nul doute parfait au bureau. Mais ça, elle le garde pour elle. " Et par chance, tu connaitrais le nom de son nouvel garde-du-corps ? De toute façon, il va falloir aller lui parler. Lui apprendre le décès de sa femme. Lui poser des questions. C'est la procédure habituelle. Nous en apprendrons sans doute plus par la suite... " conclut-elle en se passant les mains dans les cheveux et se penchant en arrière un instant. Elle avait tellement besoin de dormir, mais fermer les yeux la menaient aux cauchemars, et les cauchemars n'étaient pas les bienvenus, la rendant irascible et de mauvaise humeur. " Alors, Fordham. Quelle est ton histoire ? Quel est ton plus sombre secret ? Qu'est-ce qui t'a poussé à devenir détective privé ? Nous allons avoir une journée chargée, longue et épuisante, et à la fin de la journée on ne pourra plus s'encadrer, " lui dit-elle pour se justifier. " Autant apprendre à nous connaitre entre temps, non ? "





© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elijah Fordham
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 14/01/2017
MESSAGES : 66

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Lun 13 Fév - 21:45


   

     
meet me halfway
   

CAITLIN
&
ELIJAH
   
J'espère vraiment que tout ça va s'arrêter rapidement, non pas que je n'aime pas travailler en équipe, mais surtout parce que je préfère retourner à mes petites habitudes et mes petites enquêtes rien qu'à moi, à mon rythme et surtout sans autant de dégâts, c'est le cas de le dire pour le coup sur cette histoire. C'est bien la première fois que je rencontre ce genre de chose et une est sûr j'espère sincèrement que c'est la dernière. Premièrement car c'est effrayant au plus haut point et deuxièmement car j'ai pas envie que les gens prennent peur et que tous mes efforts fournis jusque là pour rendre ce cabinet connu tombe à l'eau. J'ai pas eu le choix sur cette affaire, disons même que j'ai été lancer dedans de force du coup je me plis aux règles que le patron effrayant de ma nouvelle collègue temporaire nous imposes à tous les deux finalement et j'ai bien l'impression que c'est autant une corvée pour elle, que pour moi. Visionner les caméras de surveillance c'est quelque chose que je sais faire, j'observe attentivement et donne ma conclusion à la fin du visionnage. " L'as-tu déjà rencontré ? Je veux dire, elle t'avait engagé incognito je suppose ? L'avais-tu cependant déjà abordé dans le cadre de ton... travail ? " Me demande-elle en parlant du mari de ma cliente. J'arque un sourcille en la regardant. « Évidement que non. Tu voulais que je lui dise quoi ? Hey salut je suis Fordham détective privé j'enquête pour votre femme. » Dis-je simplement en finissant par rire légèrement. Je ne lui en veux pas après tout elle ne sais peut-être pas comment fonctionne le job de détective privé, ça arrive. " Et par chance, tu connaitrais le nom de son nouvel garde-du-corps ? De toute façon, il va falloir aller lui parler. Lui apprendre le décès de sa femme. Lui poser des questions. C'est la procédure habituelle. Nous en apprendrons sans doute plus par la suite... " Jusque là tout me parais logique dans ce qu'elle me demande et dans ce qu'elle me dit. Le nom du nouveau garde-du-corps oui je me souviens l'avoir noté quelque part suite à des écoutes téléphonique. Oui, j'y met quand même du matériel dans mon boulot pour avoir un bon résultat même si tout n'est pas forcément … disons très légal par moment. Faut ce qu'il faut après tout non ? Je récupère un dossier où dedans s'y trouve quelques unes de mes notes au crayon. « Hum … C'est Jeffrey Baker, 28 ans, nouveau dans la profession, mais avec quand même des antécédents de violence. » D'un coup lorsque je relis ces quelques notes je me dis que oui, ça peut paraître évident.

Je ne suis pas sûr de rentrer si tôt chez moi et j'en suis déprimer d'avance. C'est certain une enquête dans ce genre-là ne se résout sûrement pas en quelques heures, malheureusement pour nous deux finalement car je pense qu'elle souhaite la même chose que moi." Alors, Fordham. Quelle est ton histoire ? Quel est ton plus sombre secret ? Qu'est-ce qui t'a poussé à devenir détective privé ? Nous allons avoir une journée chargée, longue et épuisante, et à la fin de la journée on ne pourra plus s'encadrer, " Voilà tout ce que je ne souhaitais pas vivre est en train d'arriver, parler de moi ! J'ai horreur de ça, je n'aime pas ça, je n'aime pas me dévoiler c'est pas mon truc je préfère de loin rester mystérieux c'est bien mieux comme ça. « J'ai pas de secret, je suis simplement mystérieux. » Lui dis-je tout simplement alors que ce n'est sûrement pas la réponse qu'elle espérait. " Autant apprendre à nous connaitre entre temps, non ? " Je marque un temps d'hésitation, puis je reprends, « Commence dans ces cas-là alors. » Honneur aux femmes non ?


   MAY


     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlin Brennan
Admin Wonderwoman
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/04/2016
MESSAGES : 504

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Jeu 16 Fév - 16:47



Welcome to the mad world in my head, say hello to something scary, the monster in your bedOut of winter came a warhorse of steel, I've never killed a woman before, But I know how it feels, I know you'd have gone insane if you saw what I saw, So now I've got to look for sanctuary from the law - Iron Maiden, sanctuary

Elle avait compris dès la minute où elle l’avait vu qu’il l’irriterait au plus haut point. Elle avait compris à la minute où elle lui avait parlé qu’il serait insupportable. Et elle avait su à la minute où il lui avait répondu qu’il ne révélerait rien de sa personne. Cette dernière constatation n’était pas un problème en soi, elle ne souhaitait pas spécialement apprendre à le connaitre – vilaine menteuse – mais le reste par contre était problématique. Elle n’hésiterait pas à lui rendre la pareille s’il osait lui rendre la vie infernale – pour le peu de temps qu’ils passeraient ensemble – et elle n’hésiterait pas à lui faire savoir qu’elle ne l’appréciait pas. « Évidemment que non, tu voulais que je lui dise quoi ? Hey, salut je suis Fordham, détective privé, je bosse pour votre femme ? » qu’il lui balance à la gueule le sourire en coin, se foutant clairement d’elle. Elle pince les lèvres et ne le quitte pas du regard – et si elle avait eu les yeux revolvers il serait sans nul déjà mort à l’heure qu’il était. « Je te croyais bon détective. N’est-ce pas le rôle d’un excellent détective privé, que dis-je le meilleur paraitrait-il, que de pouvoir approcher les gens sans réveiller les soupçons ? Alors tu sais quoi, » continue-t-elle en se penchant un peu en avant sans le quitter des yeux. « Parle-moi encore comme à une débile mentale, et ta petite secrétaire adorée risquerait de ne pas te reconnaitre la prochaine fois, » ajoute-t-elle avec un large sourire. Toujours avec le sourire. « T’es clairement pas ravi d’être ici, avec moi et sur cette enquête que tu ne désirais pas, mais dis-toi bien une chose : moi non plus. Alors plus vite on clôturera, plus vite on retournera à nos petites affaires – et surtout plus rapidement on n’aura plus à supporter nos tronches respectives. OK ? » conclut-elle réaliste. Elle pouvait percevoir et sentir le fait qu’il n’était pas à l’aise et dans son élément, confiné dans un bureau qui n’était pas le sien au lieu d’être sur le terrain à récolter des informations concrètes. Elle aussi parfois, le terrain lui manquait, mais il fallait s’adapter dans n’importe quelles circonstances. Toujours. « Alors, on va aller questionner Mr Baker dans ce cas-là. Et croisons les doigts pour être chanceux et se séparer en joie, » qu’elle lui répond tout ne pianotant sur son ordinateur afin de chercher les informations sur le dit Mr Baker. Apprendre à se connaitre lui apparaissait à présent comme inutile et ridicule – ils ne se supportaient clairement pas – mais elle avait lancé la conversation dans l’espoir que les choses se dérident un peu, afin d’apaiser les tensions que cette enquête n’avait pas manqué d’entraîner. « Mystérieux, toi ? Non, j’aime le mystère, il n’y a rien de mieux que le mystère que j’aime côtoyer. Et clairement, je regrette que nos chemins se soient croisés, » lui balance-t-elle encore une fois tout sourire, plus que ravie finalement de pouvoir se défouler sur lui. « Oh je t’en prie, ne te sens pas offusqué – tu n’en penses pas moins me concernant. Y a rien de mal à être francs et directs. Ça permet de briser la glace et ne pas se faire d’illusions. Et comme il n’y a rien que tu ne veuilles savoir sur moi, Mr le détective Fordham, tu apprendras juste que je me suis donnée les moyens d’arriver là où je suis – dans ce bureau et aussi rapidement. J’ai saigné, j’ai souffert, je me suis mangée des murs et pleins d’autres choses peu ragoutantes. Alors tu peux me regarder de haut, me traiter comme une idiote si cela t’enchante… personne ne peut m’enlever ce que j’ai accompli et les raisons pour lesquelles je les ai accomplies, » lui confie-t-elle malgré elle, déterminée à le remettre à sa place et à défendre ses positions. Elle se sentait indéniablement agressée et provoquée par le jeune homme – et peu lui importait que ce fusse le cas ou pas. Il avait le don de la faire sortir de ses gonds apparemment. « Allons interroger le suspect maintenant. Et tu sais quoi ? Je te laisserai même le grand plaisir de lui poser les questions, histoire que je vois à quel point tu es le meilleur dans ton domaine, » finit-elle par dire en enfilant sa veste et lui adressant toujours ce sourire condescendant que souvent Joey offrait à Pacey dans la série oh si lointaine et si démodée qu’était Dawson.

Ces deux-là étaient partis pour se faire pas mal de crasses. Et bizarrement, elle s’en amuserait fortement.


© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elijah Fordham
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 14/01/2017
MESSAGES : 66

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Mar 21 Fév - 16:45


   

     
meet me halfway
   

CAITLIN
&
ELIJAH
   
Je ne suis pas à l'aise, j'ai pas envie d'être là et encore moins de travailler en équipe, c'est d'ailleurs peut-être pour ça que j'ai changé de boulot et décider de bosser tout seul sur le terrain, pour ne pas avoir à supporter des collègues mal luné ou je ne sais quoi d'autre. Seul, c'est mieux ! Mes proches disent souvent de moi que je suis lunatique et c'est pas faux, mais c'est encore plus vrai lorsque je suis avec une personne que je ne connais pas qui semble m'agresser assez souvent verbalement et en plus de ça, cerise sur le gâteau, dans un jour où je manque de sommeil, la total ! « Je te croyais bon détective. N'est-ce pas le rôle d'un excellent détective privé, que dis-je le meilleur paraitrait-il, que de pouvoir approcher les gens sans réveiller les soupçons ? Alors tu sais quoi, » Elle me fatigue, voilà tout. Elle parle beaucoup, tout le temps, presque sans interruption et elle emploie en plus de ça un ton supérieur voir largement autoritaire par moment que je n'aime pas du tout. Depuis quand une femme me donne des ordres à moi ? Dieu que la journée et les jours à venir probablement, vont être long pour moi, une vraie torture. « Parle-moi encore comme à une débile mentale, et ta petite secrétaire adorée risquerait de ne pas te reconnaitre la prochaine fois, » D'accord donc le secret avec la secrétaire n'existe plus. Finalement, elle n'est pas si mal comme flic. « Qu'est-ce qui a, tu es jalouse ? » Évidemment c'est pour rire enfin, encore faut-il qu'elle dispose de l'option humour cette demoiselle. « T'es clairement pas ravi d'être ici, avec moi et sur cette enquête que tu ne désirais pas, mais dis-toi bien une chose : moi non plus. Alors plus vite on clôturera, plus vite on retournera à nos petites affaires – et surtout plus rapidement on n'aura plus à supporter nos tronches respectives. OK ? » Bon je dois avouer qu'elle me fait bien rire quand même avec ce petit air vachement stricte sur elle qui lui va pas si mal finalement, elle en deviendrait même sexy à force. « T'es tout le temps comme ça ? Coincé et autoritaire ? » Mais elle reprend très vite, encore une fois « Alors, on va aller questionner Mr Baker dans ce cas-là. Et croisons les doigts pour être chanceux et se séparer en joie, » Mais si seulement ! Elle cherche à être plus agréable -même si c'est un bien grand mot- en essayant de faire connaissance même si cela semble légèrement forcer. « Mystérieux, toi ? Non, j'aime le mystère, il n'y a rien de mieux que le mystère que j'aime côtoyer. Et clairement, je regrette que nos chemins se soient croisés, Oh je t'en prie, ne te sens pas offusqué – tu n'en penses pas moins me concernant. Y a rien de mal à être francs et directs. Ça permet de briser la glace et ne pas se faire d'illusions. Et comme il n'y a rien que tu ne veuilles savoir sur moi, Mr le détective Fordham, tu apprendras juste que je me suis donnée les moyens d'arriver là où je suis – dans ce bureau et aussi rapidement. J'ai saigné, j'ai souffert, je me suis mangée des murs et pleins d'autres choses peu ragoutantes. Alors tu peux me regarder de haut, me traiter comme une idiote si cela t'enchante… personne ne peut m'enlever ce que j'ai accompli et les raisons pour lesquelles je les ai accomplies, » Ok donc là c'était une séquence émotion ? Je dois dire que finalement, nous ne sommes pas si différent que ça l'un de l'autre, évidemment hors de question de lui dire ou de lui en parler, elle serait capable de gifler si j'essaie quelque chose. « C'est respectable. » Dis-je tout simplement. « Allons interroger le suspect maintenant. Et tu sais quoi ? Je te laisserai même le grand plaisir de lui poser les questions, histoire que je vois à quel point tu es le meilleur dans ton domaine, » Le cauchemar continue donc bien … Je soupire, mais j'ai pas le choix et je dois la suivre. « Des questions particulières à poser? » Il ne faut pas oublier que j'ai toujours pas dormi.


   MAY


     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caitlin Brennan
Admin Wonderwoman
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/04/2016
MESSAGES : 504

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Jeu 23 Fév - 12:53



Welcome to the mad world in my head, say hello to something scary, the monster in your bedOut of winter came a warhorse of steel, I've never killed a woman before, But I know how it feels, I know you'd have gone insane if you saw what I saw, So now I've got to look for sanctuary from the law - Iron Maiden, sanctuary

« Brennan, dans mon bureau. » Ça sentait mauvais. Quand le patron vous appelait par votre nom de famille, bourru et mal luné, ça sentait rarement bon. Quand il vous convoquait dans son bureau à une heure aussi tardive – l’heure à laquelle habituellement il quittait les lieux – ça ne sentait jamais bon. Elle eut le temps de se poser un certain nombre de questions du moment où il l’appela, au moment où elle pénétra dans la pièce et referma la porte. Qu’avait-elle fait ? Qu’avait-elle oublié ? L’enquête sur laquelle elle bossait actuellement était sur le point d’être bouclée – une question d’heures – et elle n’avait commis aucune bavure. N’est-ce pas ? « Que se passe-t-il patron ? » demanda-t-elle simplement, gardant un semblant de contrôle sur elle et sur son stress, mais il l’interrompit à peine eut-elle eu le temps de poser sa question. « Le Boucher, » se contenta-t-il de lui balancer – sans hésitation, sans cœur, sans état d’âme. Pour quelles raisons en aurait-il eu ? Elle n’était pas supposée réagir. Elle n’était pas supposée être affectée. Elle n’était pas supposée connaitre ce nom – connu seulement du FBI, et à un cercle restreint du personnel. Elle n’en faisait pas partie. Sauf qu’elle avait eu une boule au ventre à l’évocation de ce surnom. Sauf que ses yeux l’avaient trahi à l’évocation de ce surnom. Sauf que sa gorge était devenue sèche à l’évocation de ce nom. Sauf que son cœur avait manqué un battement à l’évocation de ce nom. Sauf que les souvenirs – terribles et horribles – avaient refait surface à l’évocation de ce nom. « Vous auriez dû m’en parler, Brennan. Dès le début, vous auriez dû m’en parler. Vous auriez dû savoir que je finirai par l’apprendre – que tous, on finirait par l’apprendre tôt ou tard, » avait-il enchaîné alors qu’elle gardait le silence. « Je n’en ai parlé à personne, évidemment. Si ça devait s’ébruiter, votre carrière serait foutue – votre crédibilité serait mise à rude épreuve et… pas besoin de vous faire un dessin, je pense. » Non. Pas besoin. Elle avait fini par recouvrer ses esprits et s’était assise face à lui. « Je suis désolée, patron. Mais je ne vois pas en quoi cette histoire est un problème à mon job, » avait-elle répondu. « Caitlin, » l’avait-il appelé par son prénom d’un air las et l’air d’un homme à qui on ne la fait pas. « Vous avez été victime d’un traumatisme important, pour lequel le coupable est encore dans la nature et n’a jamais été appréhendé. N’allez pas vous imaginer que vous êtes la seule victime à vous être lancée dans les forces de police pour pouvoir obtenir justice, » lui avait-il alors fait comprendre qu’il n’était pas dupe. « Vous êtes l’une de mes meilleurs agents, si ce n’est pas LA meilleure. Vous avez mérité votre place parmi nous – bon sang, je vous imagine même à ma place un jour prochain ! Ne faites pas l’erreur de tout envoyer valdinguer pour une vendetta qui n’arrivera peut-être jamais, » lui avait-il alors dit d’un ton plus doux et plus calme. Oui, elle était la meilleure dans son domaine. Oui, elle méritait sa place. Oui, elle coffrait plus de criminels que n’importe quel autre agent. Oui, elle était une merveilleuse profiler et un agent de terrain irremplaçable. Et oui, elle obtiendrait justice et parviendrait à son but initial. « Je suis au courant, Brennan. Sachez-le. Et en tant que responsable de cette unité, en tant que votre patron, je vous préviens dès maintenant que si cette affaire devait ressortir… elle ne vous reviendrait pas. » Là, c’était un coup-bas. Elle avait ravalé sa salive avant de répondre calmement. « Je crois le contraire. » « Et pourquoi cela ? » « Parce que je suis sa seule survivante à ce jour. Mon aide sera plus que nécessaire, » avait-elle simplement répondu. « En attendant, patron, vous avez ma promesse que je ne tenterai absolument rien qui puisse mettre qui que ce soit – ou même l’unité entière – en danger ou dans une situation non désirée. Je le fais depuis presque de dix ans maintenant. Aucune raison que ça change, » avait-elle conclu et argumenté sans ciller.

Depuis, il savait. Depuis, il l’avait à l’œil. Et depuis, elle avait tenu promesse. Elle attendait patiemment, même si c’était de plus en plus dur et de plus en plus frustrant que de ne pas pouvoir faire face à son cauchemar, à cet homme qui avait bouleversé sa vie de la pire des façons. Elle devait être patiente. Pour Kim. Pour elle-même. Pour leurs familles. En attendant, elle bossait sur diverses enquêtes glauques impliquant d’autres tarés aussi vicieux et sadiques que le Boucher – et elle avait la chance et l’occasion de les mettre hors d’état de nuire. De sauver d’autres vies, à défaut d’avoir pu sauver celle de sa meilleure amie. « Brennan, » s’exprima clairement et beaucoup trop bourru son patron en pénétrant dans son bureau. De toute évidence, il n’avait pas aperçu Elijah qui se rhabillait de l’autre côté du bureau – derrière lui. « Je viens d’apprendre que vous avez demandé à recevoir des dossiers confidentiels concernant le Boucher. Pour quelles maudites raisons ? Je vous ai prévenu, Caitlin. Je vous ai prévenu qu’il était hors de question que vous mettiez votre nez dans cette affaire vieille de plus de dix ans. Il n’y a rien que vous ne sachiez déjà concernant cette affaire, Brennan. Et même si vous êtes sa seule survivante, si vous prenez ce chemin je peux vous assurer que je ferai en sorte qu’on se passe de vos services, » la menaça-t-il sous l’effet de la colère – car c’était souvent sous l’effet de la colère qu’il réagissait, surtout avec elle. Il l’adorait, elle le savait, et depuis près de huit ans qu’il était son patron il existait un respect sans faille entre eux. Elle ne put que le regarder, le cœur battant. Il s’était exprimé en s’imaginant être seul avec elle – sans oreilles indiscrètes pour les entendre. Sauf qu’Elijah était là, et qu’il entendait parfaitement bien. Elle ravala sa salive, et soupira doucement en fermant les yeux. « Vous vous rappelez sans doute du détective Fordham, patron. Le détective avec lequel vous m’avez demandé de collaborer pour trouver l’assassin de Mme Greenberg. » Le temps qu’il fronce les sourcils, se tourne vers Elijah et qu’il réalise la grosse erreur qu’il venait de commettre et il devint blême. « Je suis désolé. Je ne savais pas que vous étiez là, » dit-il tout en gardant un calme olympien – qualité acquérie au fil des années. « Nous en reparlerons plus tard, » s’adressa-t-il tout simplement à Cait’ avant de tourner les talons, non sans un regard d’excuses à son encontre. Elle soupira, las et les nerfs tendus au plus haut point. « On ferait mieux d’aller questionner le suspect. Ainsi que le mari – il ne peut pas y échapper de toute façon, » ajoute-t-elle tout en se dirigeant vers la sortie. Ce ne fut que lorsqu’ils entrèrent de nouveau dans la voiture qu’elle brisa le silence qui s’était installé. « Y a-t-il une chance que tu n’ai pas compris ce qu’il est venu me dire, ou une chance que tu puisses faire comme si tu n’avais rien entendu ? » lui demanda-t-elle, ressentant le besoin de mettre les cartes sur table maintenant qu’il avait compris qu’elle avait été un jour une victime elle-même. Fordham sachant cela, elle se sentait plus que vulnérable et tout à coup beaucoup moins forte, beaucoup moins intimidante et beaucoup moins autoritaire.


© 2981 12289 0

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Elijah Fordham
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 14/01/2017
MESSAGES : 66

MessageSujet: Re: meet me halfway - elijah & cait   Sam 18 Mar - 22:10


   

     
meet me halfway
   

CAITLIN
&
ELIJAH
   
Il faudrait peut-être que j'arrête de me plaindre pour ce soir je ne peux pas faire ce que j'avais prévu, je ne peux pas continuer mes dossiers, je ne peux pas voir ma famille c'est comme ça et il faut que je l'accepte peut-être que ça passera beaucoup plus vite comme ça. Je me retrouve donc toujours coincé avec cette policière sur quelque chose que j'ai pas demandé, elle est assez souvent de mauvaise humeur et je dois dire que ça commence à me prendre la tête gentiment et intérieurement je prie pour que la journée passe rapidement. A force de discussion nous avons plus ou moins trouvé un terrain d'entente pour tous les deux, pour que les choses avancent peut-être plus rapidement, c'est tout ce que nous souhaitons tous les deux et au moins nous sommes d'accord sur ce point-là. Nous sommes dans son bureau et nous cherchons de nouvelles choses pour ce dossier jusqu'au moment où nous décidons de partir pour interroger les premiers suspects. Pour occasion j'ai eu le droit à un bureau d'un collègue de Cait' absent pour le moment, un bureau qui se trouve au fond. Nous sommes prêts à partir tous les deux lorsque la porte du grand bureau s'ouvre assez violemment au point de me faire sursauter. C'est un homme, fort et visiblement déterminé, peut-être trop déterminé même au point de faire peur. J'ai pas besoin de voir son visage pour savoir qui il est puisque je reconnais sa voix que j'ai entendue quelques heures plus tôt c'est bien l'homme qui m'a collé ici. Il ne m'a même pas remarqué et il semble s'adresser seulement à Cait alors je reste dans mon coin, en retrait. « Je viens d’apprendre que vous avez demandé à recevoir des dossiers confidentiels concernant le Boucher. Pour quelles maudites raisons ? Je vous ai prévenu, Caitlin. Je vous ai prévenu qu’il était hors de question que vous mettiez votre nez dans cette affaire vieille de plus de dix ans. Il n’y a rien que vous ne sachiez déjà concernant cette affaire, Brennan. Et même si vous êtes sa seule survivante, si vous prenez ce chemin je peux vous assurer que je ferai en sorte qu’on se passe de vos services, » Je suis pas sûr de comprendre ou en tout cas de tout comprendre, mais encore une fois je reste dans mon coin puisque j'estime que j'ai aucune raison d'intervenir et ça ne me concerne pas. Pour être honnête, j'aurais préféré pouvoir me cacher dans un trou de souris à ce moment-là tant la scène devant mes yeux me rend mal à l'aise. En regardant le visage de Cait je comprends qu'elle aussi est dans le même état que moi, si ce n'est plus d'ailleurs. « Vous vous rappelez sans doute du détective Fordham, patron. Le détective avec lequel vous m'avez demandé de collaborer pour trouver l'assassin de Mme Greenberg. » C'est à ce moment-là, je pense, que j'ai ressenti le plus de gène possible, l'impression d'être le véritable intrus finalement. Je souris alors poliment, mais quand même assez forcer au patron du jour. « Je suis désolé. Je ne savais pas que vous étiez là, » A vrai dire, à part un sourire crispé je ne vois pas ce que je peux dire ou faire de plus. Je vous jure que cette sensation de gène est extrême. Alors qu'il quitte le bureau je me retrouve de nouveau seul face à Cait et je sens que là encore, quelque chose va changer. « On ferait mieux d'aller questionner le suspect. Ainsi que le mari – il ne peut pas y échapper de toute façon, » Évidemment qu'elle semble mal à l'aise et je pense que j'aurais été pareil dans ce cas. « Allons-y » me contentais-je de dire tout simplement. Une fois installée dans la voiture, de nouveau un silence légèrement pesant s'installe quelques minutes avant qu'elle n'ose mettre le sujet sur la table. « Y a-t-il une chance que tu n'ai pas compris ce qu'il est venu me dire, ou une chance que tu puisses faire comme si tu n'avais rien entendu ? » Je détourne ma tête pour la regarder dans les yeux, je ne veux pas être lourd et en même temps je ne veux pas non plus être trop « doux » avec elle, je dois rester normal tout simplement. « J'ai peut-être compris certaines choses, mais si ça te dérange réellement je peux faire comme-ci j'avais rien entendu. En tout cas, si jamais … Je suis là même si tu ne m'apprécies pas vraiment. »


   MAY


     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
meet me halfway - elijah & cait
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» « Meet me halfway » 11.12.10 - 15h21
» [#1250] Can you meet me halfway ? | Cooper & Seren
» Alaïs ♦ Meet me halfway
» Ahem.. Please to meet you ?.
» Meet Up - 27 février BD Cosmos à Laval

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: J'ignore de le savoir :: Des fois, t’as pas un peu envie de pas rien faire ? :: Flashback-