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 « Est-ce que nous sommes proches de la nuit? » [Dimitri&Luce♥]

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Dimitri Cooper
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
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MessageSujet: « Est-ce que nous sommes proches de la nuit? » [Dimitri&Luce♥]   Jeu 2 Fév - 14:05


Est-ce qu'on va reprende la route?
Est-ce que nous sommes proches de la nuit?
Est -ce que ce monde a le vertige?
Est-ce qu'on sera un jour puni?



***

Il n’y a pas à dire mais revenir à la maison, ça fait du bien. J’ai retrouvé mon appartement, ma voiture, mes amis, ma famille. Et que dire d’autre en dehors que tout cela m’a bien manqué. Pourtant, je n’ai nullement de regret d’être parti des USA. Bon sang ! j’ai adoré mon exode japonais. Partir six mois au pays du soleil levant fut une expérience des plus enrichissantes. En dehors du fait que je maîtrise le japonais désormais, j’ai fini par m’accommoder à cette nouvelle vie, appréciant le confort qu’ils ont su m’octroyer durant le temps où j’ai travaillé là-bas. Et puis, il n’y a pas à dire mais niveau amusement, les nippons excellent dans ce domaine, et j’ai bien profité, m’armant de courage pour faire face à une population ne maîtrisant pas toujours l’anglais, face à une civilisation à la pointe du high tech mais tellement vieillie dans ses traditions et coutumes. Néanmoins, je n’en garde qu’un bon souvenir. C’est aussi une expérience qui s’ajoute sur mon CV. Et franchement, je peux être fier de moi. En Mai, cela fera deux ans que j’ai terminé mes études, deux ans où je suis d’abord passé par la case « avocat du cabinet du coin ». Pour ensuite être chargé de la partie juridique pour les entreprises Rothschild. Mais ça ne m’a pas suffi, bien que la place était assez intéressante. J’ai été mandaté par une entreprise plus importante, avec un salaire beaucoup plus intéressant. La seule condition était de travailler pendant six mois à Tokyo afin de revenir à Los Angeles et d’y avoir une place définitive, bien plus haut placée que ce que j’avais avec Isaac Rothschild. On peut ainsi dire que d’un point de vue carrière, les choses se passent bien. Il faut dire aussi que je me donne à 200% dans mon job, que je ne regarde pas les heures supplémentaires effectuées, je n’hésite pas à foncer dans le tas et à prendre des risques. Sans doute, est-ce la folle attitude d’un âge jeune. Je suis toujours aussi fou dans ma tête et surtout, j’ai toujours confiance en mes capacités, en mes talents. J'aime mon job et tout donner fait partie de ma philosophie. C'est peut-être pour cela que niveau carrière, ça me réussit. Je me suis même convaincu de changer ma voiture. Elle n'a qu'un an mais je me dis qu'un modèle plus puissant serait le top. Faudra que j'aille voir...

Mais pour l'instant, j'ai tellement de choses à faire. Mes patrons m'ont accordé quelques jours de répit, le temps de me remettre du décalage horaire et de me réadapter à l'environnement américain. J'ai donc tout le temps pour m'occuper de la paperasse laissée en souffrance. J'en profite pour voir ma sœur et mon neveu. Fleur et Lauren, aussi. Bref toute la famille y passe et je suis super content de les voir. Il faut dire que les héritiers des Cooper grandissent bien vite. Même trop. J'avais l'impression que Fleur était encore un bébé lorsque je leur ai dit au revoir... Désormais, tout a changé mais je m'adapte et je suis vraiment trop content d'être à la maison. J'ai revu les copains aussi et ça fait plaisir aussi ! D'ailleurs, ce soir, je suis invité à une soirée se passant dans un club branché. C’est une soirée privée qui plus est et il y aura forcément des gens que je connais. Un ami d'un ami ayant eu vent de mon retour et m'ayant proposé de venir. C'est son anniversaire et forcément j'ai accepté ravi à l'idée de me fondre dans l'ambiance dans une soirée à l'américaine. Ça me rappèlera de bons souvenirs, d'une époque encore récente à mes yeux. Forcément, ressasser à tout ça me ramène automatiquement à Luce. Et à nos nombreuses soirées partagées. Que ce soit en tant qu'ami ou après, plus tard, ensemble. Je ne sais même pas ce qu'elle est devenue. Six mois, c'est peu et c'est long. On a coupé les ponts. Il n'y a pas eu d'accord. Il n'y a pas eu de mots échangés. Juste une parfaite évidence que trop c'était trop, que nous n'étions plus capable de communiquer sans nous prendre la tête. On avait pourtant essayé de voir si on était capable de faire face à ces épreuves. Mais ça semblait tellement impossible. Et puis, finalement, on m'a fait cette offre d'embauche et finalement, j'ai accepté et je suis parti sans demander mon reste. Je me suis juste contenté de lui envoyer un message aussi banal que si je lui avais dit que j'avais acheté un paquet de mouchoirs. Notre histoire s'est finie dans l'indifférence générale. Et pourtant, ce n'est pas quelque chose qui s'oublie. Ma première relation sérieuse et la preuve irréfutable que je ne suis pas fait prêt à être en couple de façon sérieuse.

« DIMITRIIIIIII !!! » Me hurle mon pote lorsque j'avance au milieu de la marée humaine. « C'EST MOIIIIII ! » Je braille en jouant des coudes pour venir vers lui. On s'étreint brièvement, visiblement autant content de se voir l'un comme l'autre. « Comment tu vas, vieux ? » Me demande Jack avec un grand sourire. Sans plus attendre, il me sert un verre allant le chercher sur la table où se trouve tous les alcools. Comme au bon vieux temps. Et pourtant, au Japon, c'était pas comme ça. Tout me semble différent. Dépaysant en un sens. J'ai l'impression de débarquer d'une autre planète. « Ça va super bien ! J'ai encore le décalage horaire dans le cul, laisse tomber ! Des fois à 14h, j'ai envie d'aller me coucher ! » Ça le fait rire « Tu m'étonnes ! Six mois, t'as le temps de bien t'habituer et de prendre les mauvaises habitudes ! » - « Carrément ! Et puis le Japon c'est tellement différent mon dieu... Le jour et la nuit, par rapport à LA. Mais bon sang, c'était génial... Et maintenant, je parle trop bien le japonais ! J'ai eu une interprète plutôt sympathique… » et je me mets franchement à ricaner comme un couillon, rejoint par mon ami qui s’empresse d’ajouter « Elle avait bien d’autres prestations autre traductrice » Forcément hein. Discours de mec. « Elle a été … Impressionnée. » J’ajoute en rejetant la tête en arrière. « En même temps, je ne veux pas faire mon raciste des nems et des sushis, mais il paraît qu’elles sont minuscules. Et là, on éclate de rire jusqu’à ce que mon regard finisse par repérer une silhouette, se trouvant dans la marée humaine. Même de dos, elle me semble identifiable parmi des millions. Combien de fois ai-je regardé cette femme ? De façon amicale, de façon sensuelle et puis, de façon sentimental… Désormais, je la regarde avec l’impression d’observer un fantôme du passé. « Excuse-moi, je reviens. En tout cas, ça fait plaisir de te voir. » Je pose ma main dans son épaule avant de traverser la masse d’hommes et de femmes agglutinés dans le club. Putain, pour une soirée privée, il y a un monde de fou je trouve. Et d’ailleurs, je n’ai même pas encore croisé celui qui a organisé ce bordel. Néanmoins, il a déjà disparu de ma tête, je ne me focalise que sur la chevelure blonde que je vois être en grande conversation avec d’autres personnes. J’avance et finalement, arrivé à presque sa hauteur, je me laisse envahir par la douce amertume des souvenirs, le fait d’avoir été frustré de cette fin dans un sens. Sa voix me parvient à mes oreilles sans que je ne fasse attention  à ce qu’elle dit. Elle pourrait parler de tampons ou de serviettes hygiéniques que ça n’aurait pas d’intérêt pour moi, seul le son de sa voix compte. Le cœur bat un peu trop fort et je dois dire que ça me fait chier un peu. Pourquoi il bat fort ce con ? Luce, je l’ai oublié. Je n’ai plus de sentiments pour elle, j’ai fait une croix sur elle et sur le fait de m’engager avec quelqu’un. Je suis avec moi-même et c’est déjà bien. Et pourtant… et pourtant… ET POURTANT ME VOILA DERRIERE ELLE COMME UN GROS BLAIREAU WESH. « Luce… ? » Je finis par dire, ravalant ma salive, difficilement. Six mois sont passés et pourtant… Six mois… ne voulant rien dire tant l’impression qu’il s’agissait d’hier seulement, est plus que jamais forte.

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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: « Est-ce que nous sommes proches de la nuit? » [Dimitri&Luce♥]   Lun 6 Fév - 11:35

On a parcouru le chemin,
On a souffert en silence.
Et je te hais de tout mon corps.
Mais je t’adore encore.



Il fallait que je me prépare pour ce soir, non je ne voyais pas Josh pourtant. Mon cher chirurgien avait du travail et je ne pouvais donc pas profiter de son corps aujourd’hui et la soirée s’annonçant mouvementée je  ne pense pas qu’il finira par me rejoindre, il s’écroulera certainement de fatigue dans son canapé après avoir opérer je ne sais pas combien de personnes pendant je ne sais pas combien d’heure. Je ne voudrais pas avoir sa place pour rien au monde, se dire qu’il peut tuer quelqu’un juste ne se trompant de taille de lame ou je ne sais pas trop quoi en ouvrant le corps d’un type allongé sur une table toute froide. Beurk, pas du tout mon truc ! Et qu’il n’essaye même pas de me toucher ne serait-ce même qu’avec une fourchette aussi inoffensive soit-elle ! Mais l’heure n’est pas aux discussions autour de mon joli médecin, l’heure est même très grave parce que j’ai exactement 4heures pour me trouver une jolie petite robe dans cette immense rue aux boutiques que j’adore qui s’enchainent les unes après les autres dans un ordre absolument parfait ! Avec l’âge j’ai l’impression d’être devenue une fille tellement difficile sur les fringues qu’elle va porter … Et ça ne fait qu’être de pire en pire par la suite ! Pour preuve, je ne fais presque plus de shopping car je ne me trouve jamais rien. Ou alors le seul truc que je trouve absolument parfait et trop magnifique est un truc hors de prix que je ne pourrais m’offrir que si j’avais été milliardaire. Bon j’exagère c’est vrai, c’est une histoire de deux chiffres sur le prix mais quand on ajoute la bouffe et les factures à payer et bien ce n’est pas toujours très simple de tout gérer ! Sauf que cette fois, j’ai une chance de folle, nous sommes début de mois, j’ai fait quelques heures de striptease et la paye est tombée ! Ah qu’est-ce que j’adore ce boulot. De la musique, de la danse et tout ça sur scène ! Ou à domicile aussi mais bon ça dépend un peu de ce qu’il se passe et d’où je dois me trouver pour les clients. Ne pas comparer le striptease et les putes aussi c’est assez important sinon je casse facilement des têtes. Le premier qui touche sans mon accord se fait bouffer par mon patron et rayer de la liste de ceux qui peuvent entrer ou recevoir de jolies filles comme moi. Et PAM dans leurs dents ! Bref, j’adore et je n’arrêterais plus jamais, même en étant avec quelqu’un plus jamais je ne stop ça ! La belle connerie que j’ai faite en étant avec Dimitri … J’ai eu un mal de chien à récupérer mon contrat et reprendre la danse mais heureusement pour moi je suis douée avec les mots et quelques fois manipulatrice j’ai réussi à rentrer dans la boîte.

Les boutiques défilent et mes goûts semblent très peu comme ceux des vendeuses. Lorsque je décris le genre de robe que je souhaite, certaines me regardent comme si j’étais une extraterrestre. « Bonjour, puis-je vous aider ? » Commençaient-elles généralement avec leurs petits sourire hypocrites que je n’aime vraiment pas et que je meurs d’envie de leur faire bouffer avec des articles hors de prix. « Bonjour, je recherche une robe. Ouverte dans le dos avec un bon décolleté et de préférence rouge. » Je répondais en faisant des gestes avec les mains pour montrer l’ouverture dans le dos et la taille du décolleté que je recherche. « Hum désolé nous n’avons pas ce genre d’articles ici. » Répondaient-elles avec leur petit air coincé et pincé que j’ai envie de dégagé avec un bon coup de god dans le cul histoire de les bouger. C’est énervant … Ou alors j’ai droit à ça : « Désolé, essayez dans la boutique à côté. » Ca c’était le pompon en sachant que celle à côté est de lingerie. Mais je cherche une robe bordel pas une nuisette ! Je veux sortir en boîte pour une énorme soirée privée avec des amis ! Mais après de nombreuses tentatives avec un chrono qui continue de défiler sans arrêts, Christina tu ne feras pas de moi une reine du shopping, je trouve enfin la boutique de rêve avec tout ce qu’il faut ! Alors reprends le discours habituel avec la vendeuse mais cette fois elle est sacrément plus sympa, ouverte et même sexy dans une robe que j’aurais pu moi-même porter pour aller au boulot. Elle était simple mais sexy, parfait pour attirer les clients qui passent devant la vitrine du restaurant ! C’est alors que je la trouve ma beauté parfaite et je l’achète sans rien essayer d’autre. J’aime la coupe, j’aime la couleur et elle met mes seins et mon cul en valeur ! Si ça ce n’est pas de la robe pour sortir je ne m’appelle pas Luce Kane !

Me voilà donc ravie en me préparant dans l’appartement, Joan a presque eu une crise cardiaque lorsque j’ai débarqué habillée, coiffée et maquillée dans le salon. Je lui exécute quelques pas de danse avant un déhanché du tonnerre en riant comme une dingue. Je me sentais bien, incroyablement bien. « Et voilà ! Si tu entends du bruit dans ma chambre ce soir, tu sauras pourquoi ! » Je lui lance en attrapant ma pochette qui était posée sur la table basse. « Je bosse demain moi ! Alors tu ne ramènes pas un bruyant et baisse le son toi aussi ! » Me répond ma colocataire alors que je suis déjà en chemin de la porte et que je lui crie un « Je ne sais pas, je ne peux rien promettre ! » En riant en refermant derrière moi et de filer.

Il y a du monde, je passe de petits groupes en petits groupes tout en sirotant des cocktails maison spécial pour notre soirée privée. Je ris, je bois, je parle de tout et de rien et tout va merveilleusement bien. Enfin, tout aurait été tellement mieux si je ne l’avais pas entendu. Ca ranime toute la douleur, ça m’irradie de partout et je semble casser de l’intérieur. Impossible de respirer, j’ai le souffle coupé. Le cœur qui semblait être parti avec lui semble pourtant bien être là et de nouveaux en morceaux éparpillés un peu partout dans ma poitrine. Je me sens mal, je deviens aussi pâle qu’un fantôme alors que je me retourne pour dévisager celui en face de moi comme s’il revenait d’entre les morts. Depuis quand est-il rentré ? Depuis quand me regardait-il ? Comment m’avait-il reconnu ? Oh il faut effacer la dernière question, elle est stupide, il n’y a pas 36 000 blondes avec des robes aussi extravagantes je pense. Et j’aurais aimé dire un truc intelligent ou bien même encore l’engueulé comme de la merde ou je ne sais pas mais faire quelque chose qui l’aurait poussé à croire que je l’avais vraiment effacé, que j’avais presque un Josh dans ma vie et qu’il n’était rien mais au lieu de ça j’ai juste lâché un « Dimitri … » en murmurant presque sans m’empêcher de le regarder de haut en bas pour être certaine qu’il était bien réel. Et voilà me retrouvant comme une conne devant mon ex, mon ex qui me fait toujours le même effet je crois car j’ai toujours le cœur en miette en le regardant. « Je ne savais pas que tu rentrais. » Je poursuis en reprenant un peu mes esprits, le choc passant malgré la douleur qui semble se ranimer comme un feu dont l’on remue un peu les braises avant d’y jeter une nouvelle bûche. Personnellement, je ne supporterais pas une nouvelle blessure de la part de Dimitri.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: « Est-ce que nous sommes proches de la nuit? » [Dimitri&Luce♥]   Lun 20 Fév - 22:48


On a construit des murailles privées de lumière
Rêvés de jardins, de fleurs, d'ombre et la poussière
J'y ai fait quelques mondes, quelques endroits
Mon préféré, celui d'où je te vois

***

Je ne suis pas très à l’aise je dois l’avouer, je ne pensais pas tomber sur Luce. Voilà un temps que nous nous étions plus vus. La dernière avait soldé la fin de notre histoire. Ce n’était plus possible. Et alors que nous avions passé des jours merveilleux, alors que nous étions amoureux, il semblait que les programmes étaient si importants, si gros, si encombrants, qu’il n’était plus possible de les conserver pour soir, de faire fi et de continuer le chemin. Nous nous étions séparés et j’avais tiré un trait sur elle. C’était facile après tout. J’avais l’habitude d’oublier des gens. Combien de fois avais-je oublié le visage de certaines, rencontrées sur le tas au détour d’un bar. Bien trop souvent, je n’avais jamais été quelqu’un de bien au niveau des relations humaines et qui plus est, amoureuses. Je n’avais jamais voulu me caser avec qui que ce soit. Mais il y avait eu Luce. Et mon dieu, même aujourd’hui, je ne peux nier que j’ai le cœur qui bat un peu trop fort, que je me sens gêné tout en étant malgré tout heureux de la voir. Je dois être maso. Bipolaire. Je n’en sais rien. Mais en tout cas, ça me fait tout drôle de la voir. Passée la souffrance, passée la peine du moment où tout n’allait plus. Pouvons-nous espérer que tout se passe mieux, que nous pouvons désormais nous parler sans nous disputer ou nous arracher la figure. J’ose le croire. J’ose me dire que nous avons grandi en plus de six mois. « Tu as l’air en forme. » Je me contente de lui dire en esquissant un sourire. Bien sûr, j’aurais pu lui dire que je la trouvais sublime, sexy et terriblement séduisante dans cette tenue affriolante. Mais d’une certaine manière, et vu comment nous nous séparés, je doute que ce soit la meilleure des choses. Il vaut rester soft, je ne sais même pas si elle a tourné la page, si elle pense parfois à moi. Ou bien si je suis resté le pire des connards à ses yeux.

Le mystère demeure entier car Luce reste assez calme. Peut-être qu’elle est comme moi. La surprise altère encore toutes les mauvaises émotions. Arriveront-elles ? Sera-t-il temps de prendre la fuite avant de se hurler dessus comme des fumiers ? Je me demande aussi si elle est venue seule ou accompagnée ? Avec des copines ou un mec. Ce genre de pensée suffit à glisser en moi un intense sentiment de jalousie. C’est si soudain que je ne me rends pas vraiment compte sur l’instant. De plus, je n’ai pas envie de savoir si elle est casée ou non. Dans le fond, je risquerais de ne pas bien le prendre. La réponse de Luce agrandit mon sourire et lorsque je suis mal à l’aise, lorsque je souhaite à tout prix éviter de le montrer et de rester maître de mes émotions, en gros, de garder le contrôle, je me camoufle derrière un brin d’humour, c’est ma marque de fabrique d’une certaine manière. « Et oui, le régime nems, sushis, nems, sushis, sushis, nems, nems m’avait un peu soulé à force. Alors, j’ai décidé de revenir ici. » Je pouffe de rire, préférant ajouter « Disons que mon contrat de travail m’a permis d’avoir une promotion et je suis donc revenu ici. Définitivement. » Oui définitivement. Comme définitivement et je ne compte plus repartir. Définitivement et tu seras condamnée à me croiser assez souvent faute d’avoir des amis communs, des soirées communes et… C’est vrai aussi que Luce n’est au courant qu’à moitié de mon travail. Elle pensait que je partais de façon définitive. Je m’étais bien gardée de clairement dire que c’était temporaire. Je me disais que c’était le mieux, qu’il fallait croire en la possibilité de rester au Japon, de quitter les mauvais souvenirs afin de repartir sur de meilleures bases.
Autant pour elle que pour moi.

Et pourtant, nous voici, l’un en face de l’autre. En train de nous fixer, de nous toiser peut-être je n’en sais rien. Je ne la fixe d’un air vindicatif mais plutôt comme un homme qui revoit son ex, qui va forcément lui demander comment elle va, ce qu’elle raconte de beau en espérant, de tout son cœur, de toute son âme, qu’elle n’ira pas lui raconter qu’elle est avec quelqu’un d’autre. « Enfin, c’est une surprise de te voir ici. Mais d’un certain côté, nous avons toujours les mêmes amis communs. Alors c’était obligé de se croiser… D’une manière ou d’une autre. » Je me racle la gorge. « Comment tu vas toi… Après…Euh. » Je fronce les sourcils essayant vainement de rattraper ma question qui est réellement ce que l’on peut appeler « une question de merde » « Après… Après tout ce temps ! Tu bosses toujours au même endroit ? » Je finis par demander, me disant que niveau racontage de vie et question existentielle, j’ai connu mieux quand même ! D’ordinaire, j’ai toujours un talent fou -  * secoue sa chevelure façon l’Oréal * - pour m’en sortir face aux autres, y compris quand je ne maîtrisais pas la situation. Mais là, devant Luce, je me sens démuni, à côté de mes pompes, évoquant des petits détails sans importance. Peut-être est-ce ma manière d’éviter d’aborder LE sujet qui fâche, qui créera de nouvelles disputes ou des prises de tête. Je veux éviter cela, estimant que, désormais, tout ceci est de l’histoire ancienne. Luce est une figure du passé. Que je vais revoir assez souvent si nous côtoyons les mêmes amis. Putain de merde. Fais chier.



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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: « Est-ce que nous sommes proches de la nuit? » [Dimitri&Luce♥]   Sam 25 Fév - 17:12

Je peux mourir demain
Ça ne change rien
J’ai reçu de ses mains
Le bonheur ancré dans mon âme



Je ne peux nier le fait que cet homme en face de moi fait toujours battre mon cœur un peu plus fort que la normale. Je ne peux nier que j’aime toujours autant plonger mes yeux dans les siens juste pour y voir cette lueur y briller lorsqu’il me voit. Mais est-elle encore là aujourd’hui ? Suis-je toujours sa Luce comme il reste mon Dimitri ? Suis-je toujours sa première relation sérieuse, sa première fois pour beaucoup de choses que certains couples trouvent normales à faire lorsqu’ils sont ensemble ? Est-il toujours cet homme charmeur et enjoué que j’ai tellement aimé ? Ou est-il cet homme qui m’a quitté sans même se retourner en partant pour le Japon ? Notre histoire était-elle vraiment terminée le jour où il est partit ? Oh non, je sais très bien qu’elle n’aura pas dû se finir de cette manière et pourtant … Pourtant, oui, oui elle devait se finir. Les cris, les pleurs, la souffrance et la rage qui nous tenait le ventre à chaque fois que l’on commençait à se disputer. Ce n’était pas bon, ce n’était pas ce que les couples normaux font, ce n’est pas quelque chose qui doit devenir un quotidien alors il était normal de se séparer, comme les couples normaux qui ne s’entendent plus finalement. Nous visons dans cette époque moderne où chaque petite chose dans la vie peut se remplacer très facilement, où la technologie peut nous procurer pratiquement tout ce dont nous avons besoin en un simple claquement de doigt mais voilà, fallait-il vraiment renoncer à ce si beau sentiment que nous partagions aussi facilement que l’on change de téléphone ? Non, et pourtant c’est ce que cette radieuse époque moderne nous dit de faire. J’aurais pouvoir aimé me battre pour lui, j’aurais aimé lui montrer l’étendue de mon amour à son égard et par-dessus tout j’aurais tellement apprécié de pouvoir lui montrer à quel point sa place était devenue grande dans mon cœur. J’aurais dû me battre pour réparer ce que nous avions brisé, j’aurais dû, j’aurais dû … C’est si simple de repenser à tout ça, le seul hic dans cette histoire c’est que je peux y penser encore et encore cela ne fera rien changer. Les faits sont là : Dimitri et moi n’étions plus ensemble et malgré toute la souffrance qui rayonne encore partout dans mon corps alors que je le vois face à moi.

Je ne savais pas que j’avais la tête de quelqu’un qui avait l’air en forme, je pense que j’aurais plutôt dit que je suis devenue très pâle alors que mes amis avec qui je discutais il y a quelques minutes se sont éclipsés en comprenant qui était l’homme qui venait d’arriver et me parlait. Mais comme une imbécile, alors que j’aurais dû lui servir un truc bien con histoire de le faire rire comme j’aime le faire, juste pour voir son sourire et entendre ce sont de voix que j’aime à la folie je me contente de lui répondre : « Toi aussi. » Avec un léger sourire pincer sans trop savoir comment me comporter. Je me balance d’un pied sur l’autre, l’air gêné, alors que je continue de regarder cet homme que j’ai tant aimé. Je lui dis alors que je ne savais pas qu’il était rentré, il continue sur ce sujet qu’est le Japon. J’émets un léger rire alors qu’il termine sa phrase, non je ne la trouve pas drôle, je ne le trouve vraiment pas drôle car il suffit de le connaître un peu pour savoir. J’ai envie de lui répondre que moi aussi je suis assez nerveuse de le voir, que je ne me sens pas à l’aise et que j’aurais plutôt aimé que l’on se retrouve juste tous les deux avant de se baigner dans la foule pour se revoir. Mais mon cœur me fait trop mal, empêchant cette boule dans ma gorge de s’effacer, alors je ne réponds rien en le laissant continuer de parler. D’un côté je me sens presque soulagée qu’il soit de retour définitivement, je ne fais que hocher la tête avec un sourire lorsqu’il me l’apprend. Moi, j’aurais aimé qu’il reste ici, avec moi, ou du moins qu’on parte ensemble, je n’en sais rien. Réparer ce que l’on avait brisé, tout simplement … Mais j’en savais rien avant que l’on ne casse et qu’il parte, je ne savais pas qu’un couple pouvait réparer ses erreurs après les avoir commises.

Il poursuit, enchaine avec un autre sujet et je me demande comment je faisais pour converser normalement avec lui alors que ma peine se réveille lentement mais sûrement, irradiant mon corps de milliers de lames pointues de partout. Je me sens fiévreuse et je n’ai qu’une seule envie : retrouver mon lit et me mettre sous les couettes. Comme lorsqu’il est partit, comme lorsque son absence a été réelle, comme lorsque Joan et Mileena s’inquiétait au plus haut point pour moi, comme lorsque je n’étais qu’un fantôme au boulot … Jusqu’à ce que je reprenne la danse, le pôle dance, cette façon de m’exprimer qui m’a permis de me libérer un peu de cette souffrance jusqu’à ce qu’elle reste dans un coin, tapie dans l’ombre à guetter le moment opportun pour en sortir. C’était le moment, elle revenait, je le sentais. « Oui, on a les même amis alors c’est normal de se croiser vu que tu es revenu … » Je repensais à Andrea, Ophelia, Saphyr et Zoey, cette petite bande avec qui j’avais fait mes débuts ici. Je frissonne lorsqu’il me demande comment je vais depuis la rupture, je prends une légère inspiration avant de répondre. « Je vais mieux, c’était … pas évident. Et toi ? » J’avais peur, peur qu’il me dise qu’il avait trouvé quelqu’un d’autre, peur qu’il me dise qu’il soit de nouveau prit dans une nouvelle relation, peur qu’il m’ait remplacée dans son cœur et par-dessus tout peur qu’il ait oublié tous ses merveilleux souvenirs partagés. Oui c’est égoïste de ma part lorsque l’on sait que je suis presque avec quelqu’un d’autre mais jamais, jamais Josh ne pourra prendre le centième de la place et de l’amour que j’avais pour Dimitri. Alors oui, je suis une égoïste et une connasse mais ce sera toujours cet homme qui se trouve face à moi que j’aimerais. C’est avec les souvenirs de ses baisers que je comparais avec ceux de Josh … Mais rien n’est pareil. « Euh, oui, oui, oui … Et je suppose que tu vas retrouver ton job ici … » Je ne veux pas parler d’autre chose, je ne voulais pas rester ici … « Tu … tu penses que l’on pourrait se revoir ? Enfin, dans un autre endroit, un autre jour et pas avec autant de personnes que nous connaissons ? » Ce n’est qu’une question, une simple formalité dont j’aimerais connaitre la réponse, j’avais terriblement envie de lui parler. Que l’on discute de la tournure de notre histoire, essayer de reprendre ne serait-ce qu’un tiers de cette complicité que nous avions mais je sais que je n’aurais jamais le courage de l’appeler ou de lui envoyer un message pour que l’on se revoit un autre jour, d’où je dis que ce n’est que pour la formalité …
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: « Est-ce que nous sommes proches de la nuit? » [Dimitri&Luce♥]   Ven 10 Mar - 6:12

Je suis stressé comme une petite folle. Vraiment, Luce a cette capacité incroyable a glissé des émotions en moi. D’ordinaire, je ne suis pas de nature anxieuse. Je suis toujours en mode « advienne que pourra », à me laisser porter par le fil de l’eau et à gérer mes émotions et mes instincts au jour le jour. L’assurance, le sens de la répartie et le fait de vouloir le dernier mot, tous ces facteurs font que je n’ai pas besoin de planifier, que si je suis déstabilisé, je m’en remets, cependant, bien vite. Là, tout est complément différent. Je reste nerveux et je ne sais pas quoi dire. Probablement, est-ce ça, le fait de rencontrer quelqu’un que l’on a aimé profondément, à la folie ? Sans doute oui… J’expérimente le fait de lui parler, d’être gentil avec elle quand d’ordinaire, je préfère ignorer mes ex. Mais c’est Luce… Et pour tout ce qu’elle m’a donnée, pour tout ce qu’elle m’a appris… Et pour tout ce que je lui ai fait aussi, je ne peux décemment l’ignorer comme une vieille chaussette. Et pire même, ça me fait plaisir de lui parler, même si dans un sens, cela n’attise que la terre des regrets et du ressenti mauvais. La jalousie est semblable à celle d’un enfant tandis que je la fixe me répondre. C’est toujours ça quand on croise quelqu’un qu’on a aimé. On finit forcément par se poser les fameuses questions. Le simple « ça va » qui permet de se flinguer un peu plus tout en sachant si l’autre va bien ou non. Que ressentirais-je d’apprendre qu’elle a, par exemple, refait sa vie ? De mauvaises émotions sans doute. Je n’en sais rien et ça me perturbe. Même si en apparence, je montre le contraire. « Je suis content si tu vas mieux. Le temps est parfois le meilleur des remèdes. » Ou pas. Je ne pense pas de toute manière. Le temps permet de panser les plaies, pas de les guérir. Cependant, l’eau a coulé sous le pont depuis. Et les choses ont certainement dû changer. Luce a certainement refait sa vie. Et si tel est le cas, je n’ai pas envie de savoir, pas envie de sentir la jalousie surgir en moi, pas envie d’être blessé d’une certaine façon quand, en ayant fait le con, je l’ai surtout blessé, elle. Alors, je prends sur moi, préférant garder contenance et les pieds sur terre en changeant de sujet. Je l’interroge concernant son travail, ravi de savoir qu’elle bosse toujours au même endroit jusqu’à ce qu’elle finisse par me retourner la question.

« En vérité, quand je suis parti au Japon… Ce n’était pas pour Isaac mais pour une autre boite m’ayant débauchée. » Et c’est vrai, je n’ai pas forcément été réglo vis à vis d’Isaac. Après tout, Luce m’avait dit qu’il s’agissait du meilleur ami de son frère et tout le tintouin. Mon ancien patron me connaissait pour sortir avec la sœur de son ami. Et pourtant, je n’ai pas hésité. L’offre est apparue à un moment où j’en éprouvais le besoin. C’était si compliqué. Et le fait de partir au Japon… Quand bien même c’était six mois : ils furent merveilleux et arrivèrent à temps. « Je devais bosser au Japon et ensuite, à la suite de ma mission, il m’embauchait ici… Donc me voilà. » Je lui souris, certes un peu timide. Mais bon, je ne peux pas lui faire la gueule et continuer à paraître gêné. Mon naturel revient assez vite au galop ceci dit. Cependant, je suis très vite destabilisé quand Luce me demande s’il sera possible de se revoir. Sans autant de monde. Autant dire tous les deux. Je dois avouer que mon petit cœur fait une assez grosse embardée dans sa cage thoracique. Et mon estomac se contracte. Se voir ? « Pour quoi faire ? » Je finis par dire en fronçant les sourcils. Oui pour quoi faire ? Je ne suis pas doué pour les amitiés avec les ex copines, quand bien même je suis content de revoir Luce. Mais la revoir sans les copains autour. Que se passera-t-il ? Peut-être veut-elle qu’on ressorte ensemble ? Et c’est là aussi que je réalise combien ma question peut paraître maladroite… « Excuse-moi Luce… Ce n’est pas ce que je voulais dire… » J’essaye lamentablement de me rattraper mais autant dire que ce n’est pas gagné. Elle va me prendre pour un taré j’en suis sûr. « Bien sûr ce sera avec grand plaisir. Ça fera du bien de se parler… Sans ce bruit et cette agitation… » Au calme et pas avec nos gobelets en plastique chargé d’alcool comme on le fait, comme si nous étions deux adolescents en chaleur occupés à se séduire mutuellement. Sauf qu’ici, nous essayons simplement d’avoir une conversation normale entre deux individus normaux ayant été fous amoureux l’un de l’autre. Normal quoi. « Mon numéro est le même de toute manière. » Je finis par ajouter avec un petit sourire en coin. « Après tout, on est amis pas vrai ? » Et voilà, comment Luce et Dimitri furent projetés dans la Friendzone. Mon sourire est sincère et je suis content qu’on puisse arriver à se parler. Ça fait du bien et puis, avant d’avoir été couple, nous avons été amis. Et je garderais toujours un excellent souvenir de nos soirées arrosées avec la bande. Depuis, tout le monde a fait bande à part. Zoey et Saphyr sont partis. Ophélia et Andréa aussi. Et il y a plus que nous, les écorchés, le couple ayant explosé, se parlant pour dire des banalités mais n’assumant pas la plus évidentes des vérités.

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Luce H. Kane
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MessageSujet: Re: « Est-ce que nous sommes proches de la nuit? » [Dimitri&Luce♥]   Jeu 16 Mar - 16:30

Non Dim, tu te trompes. Le temps n’est pas le meilleur des remèdes, il n’agit pas forcément sur ce que l’on ressent. Il ne m’a toujours pas laissé la paix dont j’ai tellement besoin. Il ne m’a pas permis de t’oublier comme j’en ai tant rêvé, j’avais juste envie de t’effacer moi, tu sais … J’ai encore envie que tu ne sois plus dans ma tête, j’en peux plus tu sais. J’aimerais ne plus avoir cette sensation de douceur alors que j’imagine tes mains sur mon corps, ce sentiment intense que je ressens alors que j’imagine tes lèvres sur les miennes. La brûlure qui m’envahit lorsque je repense aux nuits que nous avons partagées … Alors non Dimitri, j’aimerais tant te répondre que le temps m’a permis d’aller mieux, de reconstruire cette barrière qui me permettait de ne jamais tomber amoureuse, j’aurais tellement aimer reprendre ma vie comme elle l’était avant, comme si rien de tout ça ne s’était passé, comme si je ne t’avais jamais aimé, comme si je ne t’aimais plus en ce moment même alors que je revois cet éclat qui me faisait tant sourire dans tes yeux, que ton sourire me fait toujours autant fondre … Oh oui, j’aurais aimé, Dimitri …

Pour le coup, faire semblant ne me semblait qu’être la bonne chose. Et même si effectivement j’allais mieux ce n’était pas comme si j’en étais totalement remise. Mais aujourd’hui j’avais finalement la raison pour laquelle il était parti loin de tout … Une autre boîte, avec d’autres personnes, l’attrait du nouveau … Je pouvais bien comprendre que pour un avocat tout ce qu’il s’est enchainé il y a quelques mois lui a terriblement donné envie de partir. Je pouvais comprendre maintenant et je me contentais de hocher la tête en gardant un sourire figé aux lèvres. Je l’écoutais sans vraiment d’ailleurs, je ne repensais qu’aux souvenirs qui commençaient à ressurgir sans demander la permission. C’est d’ailleurs pour ça certainement que je fini par lui demander si nous pourrions parler un autre jour, une autre fois, prochainement en tout cas. Je me sens d’ailleurs ridicule alors qu’il me demande pourquoi et que je manque de m’étouffer avec la gorgée que je viens de prendre dans mon verre. J’allais tenter de m’expliquer en essayant brièvement de ne pas trop bafouiller mais ce fut lui qui reprit directement après. Il s’excusa et je baissais un instant les yeux pour qu’il ne puisse voir le fragment de larmes qui tentait de perler au coin de mes yeux. Trace effacée et toute tristesse envolée, je redressais la tête en reprenant mon fameux sourire. Et je fus heureuse d’apprendre qu’il était d’accord de se retrouver un autre jour et que l’on puisse se revoir dans le calme. « Le mien n’a pas changé non plus, mais on ne sait jamais que le Japon créer des interférences ! » J’essaye de plaisanter mais la blague est carrément nulle et l’enthousiasme que je mets généralement dans mes phrases n’y est pas non plus.

C’est donc ça de voir son ex, de ressentir toujours quelque chose pour lui sans pour autant pouvoir lui dire, sans pouvoir le prendre dans mes bras pour me souvenir une dernière fois que l’effet que ça fait de pouvoir le serrer contre moi. L’amour que je lui porte est peut-être différent à présent mais il est pourtant toujours présent. Me taire dessus est la chose la plus dure tandis que nous sommes là, à parler comme deux personnes ‘normales’ qui se revoient depuis un long moment. Mais ce qui me brise le plus c’est ce qu’il dit par la suite. Des amis. Était-il vraiment sérieux de dire que nous ne pouvions plus rien ressentir ? On cela voulait-il dire que pour lui c’était terminé, qu’il ne sentait plus son cœur battre à tout rompre lorsqu’il me voit dans une pièce, qu’il n’a plus ses yeux qui pétillent lorsqu’il me voit dans cette robe aussi courte et provocante qu’elle soit ? Peut-être que cela voulait également dire qu’il ne m’aimait plus, qu’il en aimait une autre, qu’il avait reconstruit une autre relation certainement plus belle et moins explosive que celle que nous avions. L’idée de le savoir avec une autre est horrible, presque insoutenable à mon cœur qui je pense qu’à toujours l’aimer. Mais malgré la souffrance qui s’installait de nouveau un peu trop je lui répondis : « Oui bien sûr, nous sommes amis. » Et je souris en levant mon verre devant moi pour trinquer avec lui. A cette amitié qui n’en ai pas vraiment une, à cette retrouvaille qui blesse plus qu’elle ne fait du bien, à toutes ces choses qui devraient être belles mais qui ne font que du mal. « C’est vraiment bien de te revoir ici, on va se croiser plus souvent si je comprends bien maintenant ? » La question était cachée par une grande affirmation. Oui nous allons nous voir plus souvent parce qu’il vient autant que moi ici … Mais autant savoir s’il compte toujours autant sortir. Peut-être que s’il sort souvent, je pourrais trouver plus de boulot dans la boîte de strip. Au moins je resterais toujours un peu plus loin de lui-même si nous n’allions pas échapper l’un à l’autre. Mais au moins cela serait mieux le temps que l’on mette toutes les choses au clair.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: « Est-ce que nous sommes proches de la nuit? » [Dimitri&Luce♥]   Dim 2 Avr - 21:39

J'ai aimé Luce comme un fou. Et pas du tout comme un soldat ou une star de cinéma d'abord. Sérieusement, qui est ce gland capable de créer une chanson pareille ?! Et pourtant, nul doute qu'avec ma soeur fan de tout cela, j'en ai pris pour mon grade. Cette chanson je la connais par coeur et c'est plus fort que moi. Pourtant, je rappelle que je suis incapable de me souvenir d'un nom de film ou du nom d'un acteur. Ça ne m'intéresse pas. Je préfère faire autre chose, m'attarder sur l'important. Et me cantonner au fait que quand je parle d'un film avec une barque qui coule sous fond de planche foireuse, c'est bien de Titanic dont je parle. Mais je m'éloigne grave là. Car finalement, avant de parler BlindTest des films, avant de parler de Je T'aime de Lara Fabian, je parlais SURTOUT de Luce. Et du fait que j'ai aimé Luce. Forcément, on est tout guimauve en se voyant, tout raplapla, tout tagada, tout mielleux et ça ne me ressemble pas, autant que ça ne lui ressemble pas. Nous sommes deux glands complètement coincés du cul. Et ça ne me plaît pas. Je voudrais avoir plus d’assurance, avoir plus de détachement mais je suis incapable. Luce c’est un peu mon point faible. Elle est une partie de ce cœur que j’ai donné avant de me laisser envahir par ma véritable nature. Je pensais sincèrement que j’aurais changé en sa présence mais malheureusement, ça n’a pas été le cas. Je n’ai été que le parfait connard avec elle et pourtant, elle ne le méritait pas. Je le sais bien et je me le répète assez souvent. Les couples, ce n’est vraiment pas mon truc. Et c’est comme ça. Il vaut mieux éviter de briser des cœurs inutilement, ça éviterait de se retrouver ainsi. Comme deux glandus incapables de faire taire cette gêne.

Aussi, lorsque nous venons à la conclusion évidente que nous allons forcément nous revoir, la gêne est à son comble. C’est là que j’ose dire ce que nous allons être. Il est clair qu’être ensemble, c’est du passé. Je ne sais même pas si elle a refait sa vie, si elle a rencontré quelqu’un, si elle est heureuse ou malheureuse. Je ne sais rien de tout ça. Et d’un certain côté, tant mieux. Je n’ai pas envie de savoir. Je n’ai pas envie vraiment… Je crois que je le vivrais mal ou que je serais un peu trop jaloux ; Je n’en sais trop rien. L’amour est encore si étranger pour moi. Je suis restée avec cette femme durant de nombreux mois et finalement, tout est devenu si étrange. Nous agissons par politesse, nous agissons comme des étrangers qui se sont connus, ces étrangers qui s’ignorent, ces étranges qui n’ont sans doute plus rien à se dire. Mais nous sommes polis Et je crois que c’est le plus important. Aussi, lorsque Luce me dit combien c’est bien de me revoir, je ne peux empêcher ce sourire idiot d’apparaître sur mon visage. Un véritable sourire d’un gars complètement con devant son ex-copine. Ma fierté pourrait en prendre un coup, je pourrais me dire que non je ne dois pas agir ainsi. Mais c’est plus fort que moi : je suis content qu’elle me dise ça. Et effectivement, je ne peux qu’approuver ce qu’elle dit « Et oui, nos routes vont se croiser… Comme avant. »

Et brusquement, j’ai tous ces flashs me revenant en tête. Ces instants où nous nous sommes croisés, ces instants où nous avons appris à nous connaître. Nous sommes d’abord devenus des amis, avant de nous laisser avoir par une erreur. Jusqu’à l’excès, jusqu’à prendre conscience de ce que nous ressentions. Avec Luce, ça a été passionnel, volcanique mais surtout tendre. J’ai aimé cette femme. Comme un fou. Et toujours pas comme un soldat ou une putain de star de cinéma. Alors forcément, oui je me dis que la revoir, ça pourrait être bien. Il me faut juste conserver ces barrières. Je ne dois pas me laisser envahir par tous ces regrets, par tous ces souvenirs, par le fait indéniable que durant mon séjour au Japon, Luce m’a manquée. Enormément. « On va pouvoir rire comme deux potes et on se rappellera du bon vieux temps ! » C’est la dernière technique me venant en tête, je me dis qu’il faut à tout prix éloigner ces souvenirs dangereux. Je m’étais toujours dit que je n’étais pas quelqu’un de bien pour elle. Je crois que c’est toujours le cas. Ça le sera de toute façon. Aussi, je ne sais pas ce qui me prend à cee moment-là mais je lui fous une claque dans le dos. Pas méchamment hein. Mais juste une accolade comme je fais avec mes collègues, histoire de mettre une barrière, de rappeler que nous serons rien d’autre que des ex devenus amis. « Je trouve ça trop bien d’être pote avec une fille ! » Je sens que je ne suis pas très loin de me dire que je dis de la merde, que je fais de la merde. Et finalement, la seule solution c’est de m’enfuir poliment. « Bon, c’est pas que je mais je te laisse, je vais dire à tout le monde ! » Je lui souris gentiment, levant mon verre dans sa direction et finalement, je pivote un peu avant d’ajouter : « Et à bientôt, hein. » Et je me laisse happer par la foule, m’éloignant le plus possible de cette fille et de ce qu’elle est capable de provoquer en moi… Des tourbillons de regrets et des souvenirs jadis mis de côté.

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