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 « Je ne vous connais pas, mais je vous aime déjà.» [Héloïse & June]

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: « Je ne vous connais pas, mais je vous aime déjà.» [Héloïse & June]   Lun 20 Fév - 23:10

Lunettes sur le nez, je suis occupée à lire un de mes anciens cours écrit au début de l’année scolaire. Tout est soigneusement rangé dans un épais classeur, ouvert pour l’occasion. Bon nombre de mes cours sont éparpillés autour de moi, alors que je me trouve assise au milieu d’un imposant canapé d’angle. Je suis chez Matthew d’ailleurs et c’est l’après-midi. Je profite d’avoir posé quelques jours pour réviser à fond. Les examens sont pour bientôt et de ce fait, j’ai mis en place tout un programme afin de réviser l’ensemble de mes cours, de me préparer à la dernière ligne droite avant l’obtention de mon diplôme. J’y crois, je suis confiante. Je me donne juste à fond pour obtenir les meilleures notes, pour finir toutes ces années de dur labeur sur une note merveilleuse. Aussi, suis-je donc concentrée sur ce but unique. Me relire. Tout noter sur des fiches carbones. Apprendre par cœur et tout assimiler. Heureusement, j’ai la chance d’avoir un petit ami merveilleux étant, également, mon patron. Aussi, s’est-il montré compréhensif lorsque je lui ai demandé s’il était possible de prendre quelques jours. Forcément, nous avons encore moins de temps pour nous voir. Et il me manque énormément. Le fait de vivre notre histoire de façon cachée, est une épreuve supplémentaire pour se voir. Aussi, le soir, quand je veux faire une pause ou que j’ai un peu de temps libre, je le consacre à Matthew. Il vient soit chez moi, dans cet appartement que je partage avec Lullaby, ou bien je vais chez lui. Et aujourd’hui, c’est donc dans son immense logement que je me trouve. Il m’a proposé, généreusement, d’étudier chez lui. Il me rejoindra après le boulot afin qu’on puisse passer la soirée ensemble. Autant dire que j’ai hâte d’y être même si pour l’instant, je suis occupée à réviser à fond. Ecouteurs dans les oreilles, je suis occupée à chantonner tout en prenant des notes sur ce que je suis en train de lire.

Mon portable se met à sonner, constatant que je viens de recevoir un message. Ayant déjà une idée de l’interlocuteur, je souris déjà comme une bébête tout en lisant le message de mon petit-ami me demandant si tout se passe bien et si j’avance bien. Le fait qu’il indique avoir hâte d’être ce soir pour me voir, suffit à couvrir mes joues de ma rougeur habituelle tandis que je m’empresse de lui répondre « Oh oui tout se passe bien ! J’avance bien mais il me tarde d’être ce soir et de profiter de toi. Je t’aime mon amour <3 » Et j’envoie avant de me recentrer sur mes révisions. Je ne fais pas attention au temps s’écoulant, complètement absorbée par mes cours. C’est qu’on en a étudié des choses depuis. Et encore, je n’ai pas encore tout révisé. J’ai encore deux classeurs entiers m’attendant. C’est presque décourageant. Mais je ne perds pas espoir. J’aurais mon vingt ! J’aurais mon diplôme et bientôt, je pourrais travailler tous les jours auprès de Matthew. Et autant dire que j’ai hâte. Je chéris tellement tous ces projets d’avenir, à l’idée qu’un jour, nous pourrons vivre notre histoire au grand jour sans craindre personne. Pour l’instant, ce n’est pas encore ça mais je m’en accommode. Matthew me donne la force, il m’apporte tellement chaque jour. Et jamais encore, je n’avais aimé quelqu’un autant que je l’aime, lui. C’est bien d’ailleurs pour lui que je bosse d’arrache-pied. Pourtant, comme il le dit si bien, je pourrais avoir zéro qu’il m’embaucherait quand même. Cependant, je veux réussir, je veux qu’il soit fier de moi. En plus, je songe, de façon très romantique, qu’il y aura bientôt l’anniversaire de notre rencontre, celle où nous nous sommes vus la toute première fois. Enfin… Quand il a d’abord vu mon postérieur surtout.

En même temps que je bosse, mes pensées finissent par divaguer vers mon bien-aimé, me refaisant mentalement le film de notre histoire. D’ailleurs, je m’arrête tout à fait de bosser, bien occupée à fixer un point invisible, le sourire béat et les yeux dans le vague. Il me fait un tel effet cet homme. Je ne peux m’empêcher de sursauter lorsque j’entends une clé tourner dans la serrure. Je ne sais pas quelle heure est-il ou s’il s’agit bien de Matthew. A vrai dire, j’enlève mes écouteurs, repose mes cours à côté de moi sur un canapé surchargé de feuilles en tout genre, et me redresse agilement sur mes pattes, courant vers la porte d’entrée s’ouvrant tandis que je m’exclame d’une voix enthousiaste « Mon amouuuuuuur ! » sautant sur la silhouette arrivant. Mes bras se referment autour du corps et je le serre tendrement, toute heureuse de revoir mon amour. Sauf que je remarque que le corps semble plus frêle, plus petit. Et finalement, mon sang se glace. Ce parfum… Ce parfum n’est pas celui de Matthew. « HIIIIIIRKK ! » Je glapis en m’écartant subitement du cœur, faisant face à une blonde qui n’est nulle autre que la sœur de Matthew. Enfin, je le sais uniquement parce que Matthew m’avait montré de nombreuses photos de lui avec ses sœurs. Je me sens devenir rouge comme une tomate, reculant d’un pas visiblement mal à l’aise. Elle va vraiment me prendre pour une psychopathe. Pour une première rencontre, j’aurais bien vu autre chose, d’un plus solennel. Là, je me sens ridicule et de ce fait, j’essaye vainement de garder un semblant de dignité. « Je suis désolée… J’ai cru que Matthew arrivait… » Je me sens toute honteuse, la fixant d’un air effaré. « Je… Je suis Héloïse. » je finis par ajouter, me disant qu’elle doit certainement le savoir. Matthew m’a confirmé avoir révélé notre relation à ses sœurs et visiblement, il ne doit pas y avoir trente-six mille brunes se jetant dans ses bras en hurlant « mon amour ».
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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: « Je ne vous connais pas, mais je vous aime déjà.» [Héloïse & June]   Dim 5 Mar - 22:02

« June, quand tu auras terminé avec Monsieur Sloan tu iras voir le Docteur McCarthy  pour lui remettre son dossier. L’opération est dans 3 jours et si tu comptes être sur l’intervention autant qu’il t’ait dans ses bonnes grâces ! » Lançait joyeusement ma titulaire de la journée en me lançant de grands sourires auxquels je répondais par de faibles mimiques. Mon cerveau s’était mis sur pause au moment même où le nom de famille de mon mari, et peut-être par défaut le mien, venait d’être prononcé. Je sais que remettre un dossier ce n’était absolument rien mais l’idée du Docteur Claire devait certainement résider dans le fait que je pouvais peut-être parler avec ce fameux Docteur McCarthy de toute l’étendue de ma connaissance au sujet du dossier de notre patient qui attendait les meilleurs soins possibles et inimaginables et aussi parce qu’il m’aimait bien lorsque je contrôlais régulièrement son état de santé pendant la journée. Un cas particulier se devait d’être soigné correctement et avec la plus grande attention. Je n’avais donc pas eu le temps de penser à Josh, au divorce ou au fait que ma famille me retirerait de leur héritage s’ils venaient à apprendre ce mariage carrément bidon à Las Vegas. Alors il me suffit donc de remercier chaleureusement Claire pour me donner cette grande opportunité que de voir le fameux médecin Josh-mon-mari-que-tout-le-monde-ignore ! « Bah alors, tu n’es pas contente ? J’en connais plein qui aurait sauté de joie ! » Marmonne-t-elle en me regardant avec les poings serrés contre ses hanches, on pourrait presque dire qu’elle est la réincarnation de Super Man version femme et médecin aussi, un sacré bon médecin d’ailleurs que je ne peux que remercier pour tout l’enseignement qu’elle m’apporte au quotidien des journées passées en sa compagnie. « Oh si, si, je vais y aller ! » On accompagne ça d’un petit bond de fausse joie et d’un grand sourire mais cela n’a pas l’air de fonctionner. Car au moment où je m’apprête à me saisir du dossier sur la table, elle m’octroie une petite tape sur la main, ce qui me freine immédiatement dans mon geste. Bon je sais qu’elle est fort tactile mais tout de même … Je ne me ferais jamais aux familiarités américaines. « Dit donc toi, tu ne craquerais pas un peu pour le beau Josh ? » Me demande-t-elle avec cette mimique absolument trop drôle pour laquelle je l’adore. « Oh non, pas du tout ! Vous imaginez un peu ? Un garçon comme lui ne s’intéresse pas à une fille comme moi. » Je lui réponds en prenant le dossier cette fois et en lui souriant. « A d’autres ma petite ! » Me crie-t-elle dans le couloir ce qui a le don de me faire rougir comme une tomate et d’accélérer le pas en serrant le dossier contre moi.

Arrivée près du bureau de Josh, je marque un temps d’arrêt. C’était pourtant simple comme mission ! Déposer le dossier, ne rien dire et filer aussi vite que possible ! Mais alors pourquoi je m’arrête ? Ah bah oui, à question stupide réponse stupide : la porte est fermée. J’avançais donc un peu plus loin dans le couloir pour voir s’il se trouvait dans les parages. Je le trouvais donc un peu plus loin, mais la scène sous mes yeux me donna plus envie de vomir qu’autre chose. Oui je venais de trouver le Docteur McCarthy mais je venais aussi de trouver Nina qui lui collait le derrière pour ne pas être impolie. Mon cœur s’en serra même si je savais qu’elle avait été désignée pour bosser avec lui toute la journée. Je sais aussi que j’étais bien trop jalouse pour une fille qui devait absolument divorcer très bientôt et je savais aussi que je ne devrais d’ailleurs rien ressentir en voyant Josh avec une autre femme. C’est vrai, il suffit de regarder à notre différence d’âge … Ou alors c’est moi qui essaye de me convaincre que ça ne pourra jamais marcher et que je me fais des illusions. Pourtant, il avait été réellement gentil en venant m’aider dans la boîte de nuit la dernière fois … Je ne sais plus trop quoi penser alors que Nina lui agite son grand décolleté sous le nez. La nature anglaise ne m’avait pas dotée d’une poitrine aussi généreuse que la sienne et il était certain que je ne pouvais pas rivaliser à ce niveau. Je ravalais donc ma fierté et le peu de joie que je me faisais de croiser Josh aujourd’hui mais aussi mes larmes qui semblaient me picoté le coin des yeux. J’allais faire demi-tour lorsque Nina partit, me croisant dans le couloir en me toisant de haut en bas avec un petit sourire mesquin que je lui détestais. Ce fut donc au tour de Josh de s’approcher de moi à la suite de la bimbo, je lui tendis le dossier en baissant le regard sur le sol, pour ne pas changer mes bonnes habitudes. « Le dossier Sloan, l’opération est programmée dans 3 jours. Bonne soirée. » Je récite automatiquement en essayant de paraître le plus neutre possible. « Merci. Et tu sais pour notre affaire, j’aurais bientôt les papiers, tout redeviendra bientôt normal. » Murmura-t-il alors que je redressais la tête pour la hocher faiblement. Il m’adressa un sourire et partit à son tour. Je fis de même.

Je n’avais qu’une seule envie ce soir : enfiler un bon vieux survêtement et me caler dans le canapé avec un bon livre. Pour ça je dois remercier l’attitude américaine car c’est la seule chose que j’avais adoptée ! Je garais donc ma voiture et ouvrit la porte de la maison que je partage avec mon frère et ma sœur. Ils ne devaient pas être encore rentré, j’avais terminé tôt pour une fois. Mais voilà que je n’ai pas le temps de passer la porte que quelqu’un se jette à mon cou. Non mais c’est quoi le problème des américains ?! MAIS C’EST QUI ELLE D’ABORD ?! ET POURQUOI ELLE M’APELLE MON AMOUR ?! « AAAAAAAAAAAAAAAH ! » Je hurle en même temps que la brune s’écarte de moi. Je pense avoir frôlé la crise cardiaque et je peine à retrouver mon souffle alors qu’elle m’explique qu’elle attendait Matthew. Je respire un grand coup quand elle finit par se présenter. Je ne sais pas quoi lui dire, elle vient de me foutre la plus grande peur de ma vie. « C’est toi qui est avec Matt. » Ah oui très perspicace sherlock ! « Je suis June. » Je m’en remets pas, mon cœur va finir par exploser je pense. « Sans vouloir être embêtante, tu fais quoi ici ? Enfin, ce que je veux dire c’est que, je ne m’attendais pas à voir quelqu’un. » Et elle va tellement se sentir la bienvenue dans notre maison ! Merci June tu es géniale !
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « Je ne vous connais pas, mais je vous aime déjà.» [Héloïse & June]   Mer 15 Mar - 13:34

Oh mon dieu. Mon cœur vient d’exploser dans ma poitrine tellement j’ai sursauté ! J’ai autant hurlé que l’inconnue. Mes tympans ont certainement pris un coup, si ce n’est que la police ne va pas tarder à arriver. Parce que wouaouh on a de la voix quand il faut brailler. Eloignée de la nouvelle arrivante, je peux alors observer le visage en question, reconnaissant sans mal, la deuxième sœur : la fameuse June. J’ai déjà fait la connaissance de Rosa au sein même de la Maison d’Edition – curieux personnage avec un tact aussi délicat qu’une bûche mais pas moins adorable – aussi ne restait-il que la fameuse interne en médecine. Je dois avouer que je n’avais pas imaginé la rencontre de cette façon, pas un câlin agrémenté d’un flamboyant « mon amour ». Il faut dire qu’à chaque fois que je suis venue chez mon copain, nous avons toujours été seuls. Aussi, j’ai un peu pris la confiance et l’habitude de ne voir personne en dehors de mon bourgeois de chéri. Forcément, le cœur bat la chamade et je suis encore plus mortifiée de me dire qu’elle va me prendre pour une folle. D’ordinaire, je suis bien plus réservée mais quand il s’agit de Matthew… Mon dieu… Mon cœur s’envole, j’ai des oiseaux chantants dans la tête, j’ai l’esprit amoureux et le ver facile. Autant dire que je tombe de haut face à la sœur aussi traumatisée que moi. Je m’excuse avant de me présenter. Je ne voudrais pas qu’elle croit que je suis une cambrioleuse ou quelqu’un qui profite. Au contraire. Je n’ose même pas dire que je suis la petite amie de son frère. A vrai dire, je n’ose rien dire d’autre hochant frénétiquement la tête lorsqu’elle me demande si je suis la Héloïse de Matt. Tétanisée et intimidée, je conserve le silence, me contentant de lui sourire lorsqu’elle me dit être June. « Je sais. » Je finis par ajouter. Peut-être n’aurais-je pas dû dire ça, elle va me prendre pour une stalkeuse, je n’en sais rien. « Matthew m’a beaucoup parlé de ses soeurs. » Je précise hein, parce que la suite de ses paroles me font comprendre qu’elle n’était pas du tout au courant de ma présence ici. La blonde me demande alors ce que je fais ici. Ce qui achève de me faire sentir mal à l’aise. Merci bien le copain quoi !

« Désolée… » Je baisse les yeux, penaude. Presque mes entrailles se tordent tant j’ai l’impression d’être au milieu, d’être en trop. La peur qu’elle a eue, est sans doute, dans mon esprit, interprétée d’une autre manière, me faisant comprendre que, peut-être, June aurait aimé ne pas se retrouver face à la copine de son père. Il faut dire que les McGregor ont l’art et la manière de paraître intimidant. Constamment. Matthew, jusqu’à peu, me mettait terriblement mal à l’aise, son père n’en parlons pas. Rose a été perturbante sous une autre forme. Et June. Ah bah June, j’ai clairement l’impression de revoir le portrait craché de Matthew le prince qui fait ce qu’il veut au moment où ça lui chante. « Matthew m’a invité à venir réviser chez lui. On devait se voir une fois qu’il rentrait du boulot… Et euh… Il ne m’a pas dit que … Euh… Vous étiez ici… Ce soir » Ouais, je suis comme ça, moi. Elle me tutoie, je la vouvoie, normal. A vrai dire, c’est dans ces instants-là où je me rends compte combien nous n’avons pas la même perception de la famille avec  Matthew. J’ai la sensation qu’il manque cruellement de chaleur, de geste et de sourire tendres. Rien à voir avec ma famille où le rapport humain est bien plus affectueux. Si ce n’est dire que me sentant être en trop, je préfère bredouiller d’une petite voix « De toute façon, je comptais partir… Peut-être que Matthew vous croyait de garde. » Je lui souris de plus belle, me sentant carrément mortifiée. D’un certain côté, ça m’attriste un peu mais bon, je préfère battre en retraite pour récupérer toutes mes affaires étalées sur le canapé. Les feuilles et les classeurs, tout est rangé précipitamment. « Nous aurons certainement l’occasion d’apprendre à mieux nous connaître. » Je finis par dire, gênée. D’une certaine manière, je peux comprendre sa surprise. Il faut dire qu’elle est dans les études de médecine et je vois bien comme ça se passe avec ma meilleure amie Elsa. On se voit peu et elle a une pression monstrueuse. Aussi, je peux tout à fait comprendre que June soit embêtée de me voir ici. Peut-être s’attendait-elle à voir une maison vide et non pas, tomber sur la petite amie inconnue du frère, légèrement envahissant. Aussi, je continue donc de ranger mes affaires, me disant qu’il faudra, une fois dans ma voiture, que j’envoie un message à Matthew afin de le prévenir de mon départ de chez lui.

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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: « Je ne vous connais pas, mais je vous aime déjà.» [Héloïse & June]   Jeu 16 Mar - 22:44

Je n’ai pourtant absolument rien contre le fait que mon frère ou ma sœur ramène des personnes à la maison, non vraiment ça ne me gêne absolument pas de croiser quelqu’un ici, de parler avec une nouvelle personne, de faire une nouvelle rencontre. Surtout quand on sait que cette nouvelle personne dans notre maison n’est autre que la copine de Matthew ! Mais ce que j’aimerais par contre, c’est que mon frère ou ma sœur, peu importe la personne qui invite, me prévienne que nous ne sommes pas trois lors de la soirée mais bien quatre ou plus si Rose venait à amener son copain également. Juste ça, ce serait vraiment top ! Parce que des frayeurs comme celle que je viens d’avoir, PLUS JAMAIS ! Je suis une interne à l’hôpital, les crises cardiaques c’est moi qui les soigne et donc j’aimerais éviter d’en avoir une moi-même ! Mais ce qui me rassure c’est qu’Héloïse semble aussi mal que moi de cette rencontre des plus inattendues. A vrai dire j’aurais plutôt aimé la connaitre autour d’un repas, d’un dîner ou d’un verre ou je ne sais pas quoi mais tant que ça aurait été autre que de me sauter dessus alors que je rentre à peine du travail. Lorsque je me présente à elle, elle me répond tout simplement qu’elle sait. Devrais-je donc en conclure qu’elle a déjà rencontré Rose ? Je fronce les sourcils tout en la fixant, non pas parce qu’elle me semble étrange mais bien parce que ma petite sœur a pu voir cette fameuse copine de notre frère sans que je ne sois au courant. Bon il est vrai qu’avec mes horaires ce n’est vraiment pas évident de trouver un peu de temps … C’est d’ailleurs à moi que je dois en vouloir si je n’ai pas pu la rencontrer plus tôt. Mais je me suis mise aussitôt à lui sourire lorsqu’elle évoque mon frère et le fait qu’il parle souvent de Rose et de moi. Ça ne m’étonne qu’à moitié, moi aussi je parle beaucoup d’eux, ils sont ma famille et tout ce que j’ai de plus cher. Mais je ne sais pas quoi dire à cette fille devant moi, alors je continue de sourire comme une idiote qui se remet peu à peu d’avoir frôlé la crise cardiaque. Mais d’un seul coup la voilà qui s’excuse et mes sourcils se froncent automatiquement, de quoi voulait-elle donc se faire pardonner ? Ah bah oui, j’allais presque oublier la crise cardiaque maintenant … « Ne t’inquiète pas, nous allons bien trouver un arrangement pour éviter ce genre de … de tour. » Hé oui parce que je ne savais absolument pas quoi dire d’autre mais je me voulais rassurante sans savoir si j’y étais réellement.

J’écoute donc les explications dû à sa présence ici, les études, les révisions … cela me fait penser que je vais avoir également des examens prochainement et ce ne serait pas du luxe si je me mettais à étudier également, ce serait même vraiment bénéfique ! Lorsqu’elle m’explique alors qu’elle ne s’attendait pas à me voir ici ce soir je souris, pour ça c’était une surprise car je ne m’attendais pas à la voir non plus ici ! Encore moins qu’elle me saute au cou dès que j’ouvre la porte d’entrée. Mais quelque chose me bloquait dans sa phrase, c’était étrange … M’avait-elle vouvoyé ? Je n’étais pas sûre de ce que j’avais entendu alors je préférais passer le sujet sans trop m’y attarder, depuis quand quelqu’un ferait ça avec l’un de nous ? Bon au boulot d’accord mais ici, à la maison, c’est assez bizarre. Je dois certainement être plus fatiguée que ce que je ne crois, mes oreilles doivent me jouer des blagues. « Je ne m’attendais pas à te voir non plus … » Et je lui souris tout en avançant dans la maison pour pouvoir au moins déposer mon sac à main sur un buffet à proximité. Je l’entendis alors me dire qu’elle allait partir, que Matt me croyait peut-être bien de garde … Mais… Mais alors non mes oreilles ne sont pas folles elle me vouvoie bel et bien ! Je redresse la tête, l’expression d’une fille étonnée pouvait sur lire sur mon visage alors qu’un demi sourire amusé éclairait mes lèvres. « Effectivement je devais être de garde mais j’ai pu partir. Mais pourquoi est-ce que tu me vouvoies ? » Je devais lui poser la question, c’était bien trop bizarre pour que je la laisse continuer sur cette lancée, je ne suis pas quelqu’un qu’elle doit considérer supérieure à elle, je ne suis pas non plus sa bosse. Même moi, parfois, je me permets de tutoyer ma bosse … Oui là, parce que je n’oserais jamais tutoyer Josh en présence d’autres personnes. Mais la jeune femme rangeait ses classeurs, sur le départ. « Mais tu peux rester, tu ne me déranges pas. Je ne m’attendais juste pas à un accueil aussi … Chaleureux ! » J’étais bien remise de ma supposée crise cardiaque, j’arrivais à plaisanter et puis, même, j’avais envie de connaitre celle qui avait réussi à toucher le cœur de mon frère. Après sa dernière conquête, j’avais cette impression de devoir faire mon devoir de sœur en apprenant à mieux connaître cette fille, si elle sera bien pour lui et le rendre heureux.

« Reste, même si tu m’as donné la plus grosse frayeur de toute ma vie ! Matt ne devrait pas tarder de toute façon. Ce serait bête d’avoir passé la journée ici sans l’avoir vu, non ? » En espérant avoir l’air assez amicale que pour la tenter de rester. Pour ma part, je me dirigeais vers un placard pour en extirper une plaquette de chocolat que j’allais me donner à cœur de joie de déguster dans le canapé. Hé oui, les bistouris, les lames, les personnes malades et tout ça, ça donne faim ! « Qu’est-ce que tu étudies ? » Demandais-je en désignant du menton les classeurs qu’elle avait emporté avec elle. « Oh, tu en veux ? » Proposais-je en craquant une barre de chocolat de la plaquette dont l’odeur me rendait déjà dingue, c’est fou ce que je pouvais avoir, encore, faim.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « Je ne vous connais pas, mais je vous aime déjà.» [Héloïse & June]   Mer 29 Mar - 22:33

Matthew va en rire, c'est clair. Et pourtant, moi je suis loin d'être joyeuse. A vrai dire, je suis à côté de mes pompes et carrément mal à l'aise. Mon cœur se remet petit à petit de toutes ces émotions, de tous cette peur que je me suis causée en me jetant dans les bras de June. La sœur de mon copain. Celle que je n'ai jamais vu en vrai, à part quelques photos. Si j'ai déjà fait la rencontre de Rose, je ne sais pas pour June, en revanche, si Matthew lui a montré des photos de moi. Connaissant la nature réservée de mon chéri, j'arrive à en douter. Et puis, de toute façon, la réaction a clairement mis en évidence cet état de fait. On ne se connait absolument pas. Et de ce fait, j'estime que ma présence est de trop. Nous n'étions pas prêtes à nous voir. Qui plus est, je la croyais être de garde. Mais sa réponse me conforte dans mon idée : je ne m'étais pas trompée : elle était bien censée ne pas être ici. « Ah d'accord... Je comprends mieux ! » Je ris de façon crispée, même si ça me fait carrément pas rire. Je suis tendue comme une string. C'est un peu comme si je venais de me jeter dans les bras du père de Matthew. Alors, je me sens très mal à l'aise, impression se caractérisant par ma retenue, ma gêne et le fait de la vouvoyer. ça la choque visiblement et elle ne manque pas de le relever. « Et bien euh... » Comment expliquer ... « Je... Je ne tutoie pas les gens quand je ne les connais pas... Enfin, pas trop. » Je ne voudrais pas qu'elle se vexe et qu'elle le prenne mal. Pourtant, c'est rien tutoyer. Mais pour moi, c'est beaucoup. J'estime que le respect primaire c'est aussi dans la manière d'appréhender tout rapport humain dans la façon de se parler. Et pour l'instant, nous ne sommes pas assez intimes pour que je puisse être familière avec elle. Pire même, j'estime que je n'ai pas à la déranger : elle a la mine fatiguée d'ailleurs. Mais malgré ça, je retrouve cette gentillesse dans son regard, la même qui brille dans celui de son frère. Néanmoins, je me dis qu'il vaut mieux partir. Pourtant, June m'invite à rester et sa remarque me déride un peu. Sa réponse me fait sourire. « C'était chaleureux et surprenant... » Autant pour moi que pour elle. Ils n'ont pas le câlin facile dans cette famille, je l'ai déjà remarqué et j'ai toujours trouvé ça triste. « Au moins, nous n'oublierons pas cette rencontre. » Et je ne peux empêcher ce rire franchissant mes lèvres mais je continue à ranger mes affaires. « Mais bon, je ne pas vous.. euh... Te ... Gêner plus que ça... »

Pourtant, elle insiste pour que je reste. Et ses paroles sont tellement logiques, en effet. C'est bête de partir alors que j'ai attendu Matthew toute la sainte journée. TOUTEFOIS T'ETAIS PAS PRÉVUE QUOI ! Mais je ne dis rien, me contentant de lui sourire poliment « Très bien. Je reste alors et je t'en remercie. » Je finis par dire en me rasseyant sur le canapé. Je pousse quelques classeurs afin de ne pas prendre toute la place que je m'étais octroyée avant son arrivée. Je l'observe faire, se lever et aller chercher une énorme tablette de chocolat, et me poser une question concernant mes études. « Oh ! Et bien, je révise mes cours. Mon domaine c'est ... l'édition comme euh... Comme ton frère et ton père. » Bon sang, mais c'est carrément gênant de dire ça. Je ne m'y ferais jamais. Qui plus est, j'en viens presque à me demander si Matthew a véritablement parlé à ses sœurs ou non. A moins qu'il ne se soit contenté d'un « Je sors avec une fille, bisous. » Je n'en sais rien, me torturant un peu trop l'esprit. Elle va vraiment me trouver bizarre. Or, ce n'est pas ce que je veux. J'espère pouvoir faire bonne impression. Rose avait été très gentille mais à l'époque, elle n'était au courant de rien parce qu'il n'y avait rien. ça ne l'avait pas empêché de se montrer curieuse. Alors que June, c'est plutôt de la nonchalance, une attitude qui me rappelle un peu celle de son frère. Ce mélange de désinvolture alliée à une froideur naturelle. Pourtant, June est plus avenante. Même qu'elle me propose du chocolat. « Juste un tout petit bout alors... » Je finis par dire, prenant le morceau qu'elle me tend. « Merci... » J'ajoute en croquant vite fait dedans. Mon cerveau, lui, est en train de réfléchir à toute vitesse à ce que je peux bien dire. Parce que niveau briseuse d'ambiance, j'excelle. Aussi, la seule idée qui me vient, c'est de lui renvoyer la balle concernant ses études « Et donc toi tu es dans la médecine... Enfin, Matthew me l'a dit. Et ça se passe bien ? Tu es tellement courageuse de faire ça. Je dois t'avouer que moi, dans un hôpital, je me sens terriblement mal. Je ne sais pas pourquoi... Une fois, j'ai dû amené ma mamie faire un scanner... j'ai cru que j'allais défaillir. » Alors que ma mamie, elle pétait le feu. Elle m'avait mis une telle honte alors que tout ce que je souhaitais, c'était fuir cet endroit de blessures et de mort. « ça t'a jamais intéressé de travailler avec ta famille ? » J'ajoute en mastiquant d'un air pensif, réalisant que ma question est peut-être carrément indiscrète. « »

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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: « Je ne vous connais pas, mais je vous aime déjà.» [Héloïse & June]   Sam 27 Mai - 21:05

Explication donnée, Héloïse semble comprendre pourquoi je suis à la maison plus tôt que ce qui était prévu. Elle se mit à rire et j’essayais de joindre le mien au sien mais sans grande conviction, j’étais encore bien trop surprise que pour pouvoir rire vraiment. Et quand je lui demande pourquoi elle me vouvoie, elle me donne comme explication qu’elle ne tutoie pas les gens lorsqu’elle ne les connait pas de trop. Mais ne suis-je tout de même pas la sœur de son amoureux ? Enfin, je pense que je serais pareil si je devais arriver quelque part sans connaître qui que ce soit au début. « Oh et bien, ne t’en fais pas, tu peux me tutoyer sans soucis, Matt est mon frère ce n’est pas comme si c’était nos parents. » J’accompagne ma phrase d’un sourire que j’espérais rassurant et chaleureux envers la jeune femme. Ce qui me surprit le plus c’est que je commençais à me demander si Josh pouvait avoir des frères ou des sœurs et si j’allais pouvoir les rencontrer un jour, enfin, dans un monde parallèle et totalement inaccessible. Je pose mes affaires et entreprend de retirer ma veste en m’avançant doucement dans la maison, peut-être par peur de me faire sauter au cou par une nouvelle personne qui se serait caché dans la maison. Ce qui est parfaitement ridicule vu qu’Héloïse doit certainement être seule ici depuis un bon moment, voire plusieurs heures d’ailleurs. En mentionnant cet accueil, elle reprend les mêmes mots que moi en y rajoutant le surprenant et j’acquiesce avec un large sourire pour lui répondre. « Impossible de l’oublier, désolé ! » Et je m’excuse car je risque de revenir souvent sur le sujet avec Matt, pour l’embêter de temps en temps ou peut-être pour embêter Héloïse de temps à autre. Enfin, ça n’arriverait certainement pas souvent me connaissant mais au cas où ça peut toujours être drôle de le rappeler. Je l’invite alors à rester avec moi à la maison pour attendre le retour de mon frère, j’entends encore un léger vous dans sa phrase mais ne le relève pas pour ne pas nous mettre toutes les deux encore plus mal à l’aise que ce qui est déjà le cas.

Une fois l’invitation acceptée, j’allais donc me servir mon remonte moral favoris. On peut dire que j’en avais bien besoin au vu de cette horrible journée dans une ignorance de nouveau des plus totales part mon mari, enfin futur ex-mari … J’allais faire partie du clan des divorcées mon dieu ! L’horreur, il ne faut vraiment que personne ne soit au courant … En espérant que Matt n’ait pas mentionné ma situation à sa copine, j’aurais bien trop peur que les affaires s’ébruitent. Je lui demande alors ce qu’elle fait comme étude et la réponse fuse presque, qu’elle idiote je fais, bien sûr qu’elle se trouve dans le domaine de l’édition vu qu’elle travaille avec Matt, de ce qu’il a pu nous expliquer. Comme mon frère et mon père dit-elle … Oui, mon père, encore et toujours mon père … Tout en essayant d’éviter le sujet de mon père, je lui propose alors du chocolat, partageant alors ma précieuse trouvaille dans les placards de la cuisine. Elle n’en accepte qu’un petit bout mais au moins ça évite le sujet de la famille dans le monde de l’édition pendant le temps d’un instant. Mais alors que je pense avoir évité le sujet fâcheux, Héloïse reprend la conversation en continuant sur le sujet de nos études respectives, enchainant donc sur la médecine. « Oui, tout se passe super bien ! » Mentais-je avec un demi-sourire pour ne pas tomber dans les explications de mon mari secret. « C’est sûr qu’il faut tenir le coup mais je pense que chaque métier à son côté difficile, ils ne sont pas comparables, chacun sa difficulté. Mais c’est vrai que l’hôpital n’est pas un lieu très accueillant ! » Terminais-je en souriant. « Personnellement, je te trouve plutôt courageuse de vouloir travailler avec mon frère et mon père ! » Et je ris un instant, mais un son très léger qui ne ressemble à rien du grand fou rire que je peux avoir des fois. Mais pour continuer, Héloïse me posait LA question que mon père se pose depuis quelques années maintenant, travailler avec ma famille … Un grand non serait plutôt bien accueillit pour le coup mais je ne savais pas jusqu’où je pouvais aller avec elle, jusqu’où elle pouvait connaître l’histoire de conflits entre enfants et parents dans cette belle famille qu’est la nôtre. « Non, je ne préfère pas mélanger famille et travail. Ce serait ramener des conflits à la maison en plus de ceux qu’il y a au quotidien et ce n’est pas quelque chose qui me passionne non plus … Je préfère être active, bouger et me sentir vraiment utile pour quelqu’un chaque jour. » J’espérais que mon explication serait suffisante, ce que je pense d’ailleurs. Mais je n’avais pas réellement envie de m’éterniser sur le sujet et je préférais continuer sur autre chose. « Dit moi, tu es ici depuis quelle heure ? Je me demande pourquoi on ne sait pas rencontrée plus tôt ici ! » Et j’attrapais un nouveau morceau de chocolat entre les doigts avant de l’engouffrer immédiatement dans ma bouche. C’était étrange de se retrouver comme ça avec elle mais d’un côté ça avait un côté vraiment sympa. « J’espère que mon frère s’est montré sympa et ne t’as pas fait venir ici en te cachant ! » Je tentais la plaisanterie sans savoir si elle serait bien prise, tant pis, il faut tout essayer !
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « Je ne vous connais pas, mais je vous aime déjà.» [Héloïse & June]   Dim 11 Juin - 10:20

Passée la première surprise, June me semble plus agréable par la suite. Plus avenante aussi. Je retrouve cet aspect que j’avais apprécié chez Rose la toute première fois que je l’avais vu. Quoi que, avec un mélange de Matthew au niveau de la réserve et du respect de l’autre. Je me souviens encore comme si c’était hier quand Rose me posait tout un tas de questions indiscrètes sur son frère et moi, agrémenté du clin d’œil complice. Celui-là, je ne l’avais jamais oublié. D’autant plus que ces questions étaient tombées au pire moment de notre histoire. Nous n’étions pas ensemble mais il m’avait déjà embrassé et voilà que nous étions en froid. Autant dire que cette époque avant le voyage au Japon était tout simplement affreuse pour moi. Et aujourd’hui, je me souviens encore avec quelle force, j’essayais de ne pas fondre en larmes face à une Rose qui avait compris beaucoup et peu de choses à la fois. Avec June, c’est totalement différent. Il faut dire que les choses ont changé depuis, et que je vis une histoire d’amour merveilleuse avec son frère. Bien sûr, j’aurais aimé que la rencontre ne se passe pas ainsi. Moins de câlins et moins de gênes. Mais tout ceci n’est qu’un vague souvenir désormais et voilà que nous en rions, mangeons du chocolat. Comme si de rien était. Forcément, passé la surprise et la frayeur, viennent les questions tant attendues. Il faut dire que June m’intrigue et j’ai bien envie d’en apprendre plus sur elle. Je sais aussi qu’il y a une troisième sœur mais cette dernière se trouve en Angleterre alors, hélas, je sais que je ne pourrai faire sa connaissance dans l’immédiat. Aussi, je me concentre sur la deuxième des sœurs de Matthew, posant mes questions concernant ses études. Mon chéri m’a déjà expliqué qu’elle faisait des études de médecine, et autant dire que je suis en admiration, lui expliquant que les hôpitaux ne sont, franchement, pas ma tasse de thé. Au contraire, ce genre de lieux me met terriblement mal à l’aise. Pourtant, je suis totalement d’accord avec l’explication qu’elle me donne. D’autant plus que la fin de sa phrase finit par me faire franchement sourire. « Oh mais travailler avec ton père et ton frère, c’est vraiment agréable ! » Ma phrase se fige dans une atmosphère étrange durant laquelle, je lutte avec de rire et d’ajouter : « Bon ok. Ça n’a pas toujours été agréable. Enfin, avec ton père, ça s’est toujours bien passé. C’est lui qui m’a trouvé dans une libraire. Il m’a proposé le stage en m’expliquant que j’allais travailler avec son fils. Au début, je pensais que si le père était si gentil, alors le fils le serait aussi. Mais… Je me suis trompée. » Et je pense que June voit très bien de quel aspect de Matthew je veux sans doute parler. Celui que tout le monde aime le moins. Quand il est froid et orgueilleux et qu’il se prend pour la neuvième merveille du monde. Depuis, il a bien changé et je ne l’en aime que davantage. « Enfin, maintenant tout se passe à merveille. » Je finis par dire, parce qu’il est vrai que je me sens comme un poisson dans l’eau. A ma place, plus que jamais.

Je finis par demander à June si elle n’avait pas voulu travailler avec sa famille. Mais visiblement, elle fait partie de ceux qui pensent que mélanger travail et famille, c’est le mieux. « Je suis bien d’accord avec toi ! Personnellement, je ne pourrais pas travailler avec ma sœur, Molly. On passerait notre temps à se chamailler sinon ! » Bien sûr, je me mets à rire parce que j’aime ma sœur. Elle est merveilleuse mais elle a son côté chiant et je dois avouer que bosser ensemble serait signer notre arrêt de mort et la fin d’une bonne entente. « Cela dit, je dis ça mais mon patron est aussi mon petit-ami alors bon… C’est comme si je mélangeais la famille et le boulot. Mais de ce côté-là, ça ne me pose aucun problème. » Je finis par lui dire en souriant, histoire qu’elle ne pense pas que je considère que bosser avec son frère est une corvée. June finit par me questionner concernant la durée de ma présence ici. Il est vrai que sa remarque est juste. Voilà quelques mois que nous sortons ensemble et je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de rencontrer sa sœur. Et pourtant, maintenant que nous nous rencontrons ensemble, j’admets ne pas comprendre pourquoi tant de temps se sont écoulées. « Je n’ai pas fait attention à l’heure. Il est vrai que je suis ici depuis un moment. Mais je révisais mes examens alors je n’ai pas vraiment fait attention, à vrai dire. » Je souris, grignotant un petit bout de mon carré de chocolat. « Et je ne pense pas qu’il me cachait non, enfin du moins… je le crois. » Tout à coup, j’ai comme un doute. C’est vrai qu’on s’est toujours vu sans qu’il y ait ses sœurs, histoire d’avoir notre intimité à nous, de pouvoir profiter l’un de l’autre sans craindre le regard d’autrui ou d’être pris la main dans le sac. « Peut-être attendait-il le bon moment pour qu’on se rencontre. Autant dire que maintenant, c’est raté. » Je ris doucement, ajoutant par la suite « Mais je suis ravie de faire ta connaissance enfin. Matthew me parle souvent de toi, de Rose ou d’Ellana. » Il ne fait aucun doute que mon petit ami aime ses petites sœurs et qu’elles doivent être fantastiques tous autant les unes que les autres. « Et puis, peut-être qu’un jour, je serai présentée officiellement à vos parents. Je ne sais pas quand, en revanche. Je laisse à Matthew tout le temps qu’il souhaite. » Baissant les yeux, j’ajoute d’une petite voix : « Je sais qu’il en a besoin. » Et je pense que June comprend de quoi je veux évoquer. Jane. Le mariage raté par la fuite de la mariée. La honte soudaine jetée sur la famille McGregor. Je sais qu’il est malvenu d’évoquer Jane mais forcément, la curiosité vient au galop. Bien sûr, j’aimerais savoir ce qu’elle pense de cette rousse de malheur, celle qui nous malmène ces temps-ci. Le père de Matthew voit sa soudaine présence comme une aubaine, une possibilité de voir ressurgir le couple que mon petit ami formait avec elle. Sauf que tout a changé depuis. Il est hors de question que cette femme puisse briser notre histoire. Heureusement, on tient suffisamment l’un à l’autre pour se croire forts et invincibles. Jane ne nous séparera pas. « Et dis-moi, June. » Je finis par dire pour changer de sujet et m’enlever la rousse de mon esprit. « Pourquoi avoir choisi la médecine alors ? C’est quelque chose que tu voulais faire depuis toujours ? »

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