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 " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]

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Héloïse Bennett
Admin bisounours
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DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2016
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MessageSujet: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Lun 20 Fév - 23:21

Installée dans le jardin de chez mes grands-parents, je profite sereinement d'un samedi fort ensoleillé. Je ne suis, malheureusement, en train de lézarder sur un transat avec un bon bouquin, hélas. Approche des examens oblige, je suis donc en train de réviser studieusement, lunettes vissées sur le nez, fort occupées à remplir des tas et des tas de fiches carbone. Matthew est toujours sidéré quand il m'observe faire. Il faut dire que j'ai juste l'air d'être une grosse psychopathe. Parce que tous mes cours sont déjà soigneusement notés, mais je me suis faite des fiches. Et une fois qu'elles ont été faites, bah j'en ai fait d'autres. Le résumé du résumé du cours. Ça le fait rire légèrement quand il m'observe étudier. Il a toujours autant de mal à comprendre mon acharnement mais il le respecte et c'est déjà une bonne chose. Mon chéri n'en demeure, pas moins, merveilleux et je ne cesse de penser constamment à lui. Même si pour l'heure, je me centre surtout sur les révisions de mes cours de culture générale. C'est d'un ennui mortel mais je m'accroche. J'ai étalé une couverture à même la pelouse, ayant posé mes cours un peu de partout en bonne bordélique que je suis. Panpan est à côté de moi occupé à mâchonne une carotte. Et le silence m'entoure et c'est apaisant. Mes grands parents et mon père ne sont pas là et de ce fait, j'ai la maison pour moi toute seule. Normalement, mon amie Elsa devrait venir, je crois, vers seize heures. Elle aussi, est étudiante comme moi et vit l'enfer des révisions finales avant les examens de fin d'année. Sauf qu'à l'inverse de mon cas, ses études ne sont pas finies et elle en a encore pour un moment. La faute d'étudier de la médecine je n'en sais rien. Pour ma part, j'accueille avec joie la fin de cette partie de ma vie. Nous avons convenu de nous voir ici pour réviser un peu et pour décompresser un peu. Ça fait une éternité qu'on ne s'est plus vue. Mais entre le travail, les études et Matthew, mes semaines s'écoulent à une vitesse. Je galère à voir du monde et encore plus, en ce moment. Aussi, suis-je donc en train de m'avancer au maximum. Panpan s'est mis à gambader comme un fou, venant me renifler la joue tandis que je suis en train d'écrire. « Tu me fais des chatouilles... » Je pouffe en relevant la tête. C'est alors que j'entends sonner et en observant l'heure, je me dis qu'Elsa est sacrément en avance. À moins que ça ne soit la voisine. Je me relève d'un bond agile, rentrant à l'intérieur du salon par la baie vitrée grande ouverte. Je me dirige vers la porte d'entrée que j'ouvre doucement. « Ooooh.... C'est toi !! » Je m'exclame terriblement heureuse face au venu. Sans lui laisser le temps de dire ouf, je me jette à son cou pour le serrer dans mes bras.

« Je suis surprise de te voir ! » J'ajoute avant de laisser mes lèvres rejoindre les siennes. Je ne m'attendais pas à voir Matthew ici. Bien sûr, je lui ai dit que je venais étudier ici sinon, il m'aurait, probablement, harcelé pour que je lui dise où je me trouvais, et avec qui, et pourquoi. Même mon père s'inquiète moins Je devine sans aucun mal qu'il est venu me faire la surprise de venir me voir et je suis déjà conquise. « Entre donc ! J'étais dans le jardin en train de réviser... » Je lui ordonne tout en tirant sur sa main pour qu'il me suive. Je veille à refermer la porte et pendant que je l'amène vers le jardin intérieur à la propriété, mon bras se glisse dans son dos, s'enroulant autour de sa taille et c'est enlacés, que nous continuons à marcher. « Tu t'ennuyais de moi, c'est ça ? Ou alors, tu tiens absolument à me voir étudier ? » Je le questionne, laissant échapper un petit rire. Je réalise toujours avec ce même émerveillement, que j'ai beaucoup de chance qu'un homme tel que lui, puisse être fou de moi, au point d'être une grande partie des pensées. Comme il est dans les miennes, constamment. Même si pour l'instant, je pense révision, je mange révision. Bref, je n'ai plus de vie. Aussi, le voir maintenant, me rend toute heureuse. Ça sort de mon quotidien un peu stressant. Nous arrivons dans le jardin où je repère le troisième être vivant de ce décor apaisant. « Lapinou d'amour, regarde qui est là... » Je déclare à l'encontre de mon lapin s'arrêtant de sautiller comme un fou et fixant Matthew. Puis, il se redresse sur ses pattes arrières et tombe à la renverse, faisant le mort. Non mais je ne comprends pas du tout, fixant mon lapin d'un air mortifié. « Mais tu lui as fait quoi à mon lapin ? D'ordinaire, il ne fait pas ça... Avec personne. » Je ne peux m'empêcher de secouer la tête. Va falloir qu'on parle avec le lapin, parce que là ça ne va plus. Mais bien vite, c'est le cadet de mes soucis et je profite de la chaleur des bras de mon petit-ami. « Je suis tellement heureuse de te voir... » Je souffle d'une voix apaisée. « Et puisque tu es là, tu vas pouvoir rencontrer mon amie, Elsa. Je t'en ai souvent parlé ! »  Je déclare fort enthousiaste. Finalement, je replonge bien vite dans mes révisions, à la différence que je ne suis plus seule. Allongée sur le dos, ma tête reposant à côté de celle de Matthew, je suis occupée à lire un cours avec attention. Parfois, je le questionne sur un détail ou sur comment il interprète une des phrases. Parfois pour jauger sa connaissance de ce que j'étudie, parfois parce que j'ai un doute et que Matthew connaît tellement de choses. Et parfois, ce n'est ni l'un, ni l'autre... Mais juste pour entendre le timbre anglais de sa voix que je chéris. Nous sommes seuls au monde, à l'ombre d'un grand arbre, avec un lapin faisant des cabrioles de son côté. On aurait pu rester ainsi, mais la sonnette se fait retentir. « Aaaaan... Ça doit être Elsa ! » Je finis par dire en me relevant doucement. Mes mains viennent se glisser dans les siennes et je l'attire à moi afin de l'embrasser de façon brève mais pas moins intense. « J'ai vraiment hâte de te la présenter ! » Je déclare toute enthousiaste tandis que nous allons jusqu'à la porte d'entrée en passant par le salon. Et c'est avec un grand sourire que j'ouvre la porte, laissant apercevoir ma meilleure amie, Elsa. « Elsaaaaa ! » Je babille en l'enlacant brièvement, avant de m'écarter pour que Matthew puisse apparaître dans son champ de vision. « Je te présente Matthew. Il est venu me faire la surprise de venir ici. » Mon visage se tourne vers celui de mon chéri et je lui souris avec tant d'amour et de tendresse dans les yeux. « Matthew, voici donc Elsa, ma meilleure amie ! »
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Dim 26 Fév - 15:34

Matthew se faisait royalement chier. Certes, il ne savait plus où donner de la tête entre les coups de téléphone, les réunions de dernière minute, la pile de dossiers qui l’attendait sur son bureau et les rendez-vous avec les auteurs. Dans le fond, il n’avait plus une minute à lui. Ce qui motivait pourtant son ennui, c’était l’absence d’Héloïse. Répondant à ses désirs –parce qu’il ne pouvait rien lui refuser- il lui avait accordé une dizaine de jours de congé où elle pourrait se consacrer à ses études, à ses révisions et tout le tralala. A sa guise, elle pourrait faire des résumés de ses résumés, étudier jusqu’à connaître son cours par cœur et obtenir les notes qu’elle désirait tant. Matthew était amusé, et parfois un peu effrayé, de voir l’investissement qui était le sien concernant ses cours et ses études. Le jeune homme n’avait jamais été mauvais élève. Bien au contraire, il faisait partie des meilleurs de sa promotion, sinon ses parents ne l’auraient pas accepté. Mais il ne se souvenait pas avoir travaillé avec autant d’acharnement. Il ne se souvenait même pas avoir bossé tout court. Bon, certes, quand même un peu, mais l’auteur avait pris pour habitude de travailler en dilettante. Il n’avait jamais passé de longues nuits à réviser. Les seuls devoirs qu’il s’était accordé de nuit étaient des dissertations dont il avait retardé l’échéance et il s’y prenait à la dernière minute. Mais là encore, il n’avait pas à souffrir de sa procrastination car il obtenait des bonnes notes. Il se gardait bien de parler de ses habitudes d’étudiants à l’époque où il l’était encore à sa petite-amie. Quelque chose lui disait qu’elle risquait de ne pas apprécier d’apprendre que son compagnon avait un beau bulletin sans lever le petit doigt alors qu’elle se permettait de poser une semaine de congés pour réviser au mieux. Il souhaitait éviter l’erreur diplomate.
Mais pour l’heure, il était au bureau et il n’avait pas le cœur à l’ouvrage. Toutefois, il s’y pliait malgré tout, il n’avait pas vraiment le choix, d’autant plus qu’il avait le travail qu’Héloïse faisait d’ordinaire en plus. Il était un comme un gamin capricieux qui n’appréciait pas vraiment que sa stagiaire ne soit plus dans les locaux. Le pire, c’était qu’il n’arrivait même pas à l’encadrer dans son esprit. Plusieurs fois, il avait franchi la porte du bureau d’Héloïse pour lui parler, lui demander un renseignement sur un quelconque dossier, mais la chaise était désespéramment vide. Il devait se retourner malheureusement vers d’autres employés dont le minois l’enchantait bien moins que celui de sa petite-amie secrète. Les premiers jours de la semaine s’écoulèrent ainsi, ayant pour unique consolation de recevoir fréquemment des messages de la part de sa dulcinée. Même leurs rencontres n’étaient plus aussi fréquentes. Matthew passait après les révisions. Ça le faisait chier. Un peu. Et à l’aube du troisième jour #LOTR, Matthew en eut définitivement marre –monsieur n’étant pas très patient. Il s’acquitta de sa matinée à la maison d’édition, mangea rapidement un bout avant de foncer chez Héloïse. Il avait appris par elle qu’elle s’était accordée ses journées de révisions chez son père et ses grands-parents. Maintenant qu’il connaissait enfin le chemin, il n’eut même pas besoin d’allumer son GPS pour se retrouver devant sa porte.

« Ooooh… C’est toi !! » Oui. Le seul. L’unique. Matthew McGregor. Il aima voir son sourire sur ses lèvres. Il aima voir son regard pétillant. Il aima entendre le bonheur franc et sincère dans sa voix tandis qu’elle sautait dans ses bras. « Ça commençait à devenir un peu long sans toi au bureau. » Elle lui manquait. Oui oui. Puis de toute manière, il emmerdait tout le monde, il était le patron. Il suivit sa belle à l’intérieur alors qu’elle l’emmenait dans le jardin où elle révisait. A son grand damne, le lapin se trouvait aussi présent. Matthew tenta de ne pas trop montrer qu’il s’en tapait le coquillard du lapin et qu’il était assez affligé de l’importance qu’elle lui donnait, mais quand la bête se mit à faire le mort, il le se dit que ce ne pouvait véritablement être un lapin. C’était une créature autre. Étrange. Malsaine. Il grimaça légèrement avant de s’insurger qu’Héloïse puisse l’accuser. « Que veux-tu que j’ai pu lui faire ? Je l’évite tant que je peux. » Oui, il évitait le lapin. D’ailleurs, cela faisait partie des raisons qui faisaient qu’il appréciait retrouver Héloïse chez lui qu’à son appartement. Un jour, il mourrait. Tué par ce lapin cruel. Heureusement, sa petite-amie changea bien vite de sujet, trop heureuse de le voir. Elle se blottit contre lui et il la serra tendrement en lui parlant de cette fameuse Elsa qui allait venir. Il est vrai qu’il en avait entendu parler quelquefois. Une étudiante en médecine… il ne se souvenait plus très bien. Peut-être qu’elle connaissait June. Ou alors, elles étudiaient dans la même université.
Néanmoins, même si Matt était présent, il ne l’embêta pas dans ses révisions, sachant combien c’était important pour elle. Elle se replongea dans ses fiches tandis qu’il effectuait son propre travail de son côté. Il avait des coups de fil à passer, des mails importants à répondre. L’éditeur pouvait faire pas mal de choses depuis son portable, ce qui était assez impressionnant à bien y repenser. Il avait malgré tout emporté son Mac pour se charger de tâches un peu plus importantes tandis qu’ils étaient tous les deux allongés l’un à côté de l’autre sur la chaise longue. De temps à autre, il était interrompu par Héloïse qui posait une multitude de questions. Très professionnel, il lui répondait en détail. L’après-midi aurait pu continuer à se dérouler ainsi si la sonnette n’avait pas retenti. Héloïse bondit pour aller ouvrir à Elsa. Cela ne pouvait être qu’elle. Et effectivement, c’était le cas. L’auteur n’eut pas d’autre choix que de la suivre puisqu’elle le tirait par la main. Elle paraissait tout particulièrement enthousiaste à l’idée de présenter son petit-ami. Elle reçut Elsa avec chaleur. Il ne se tenait qu’un peu derrière elle et quand Héloïse le présenta, il tendit la main en souriant. « Enchanté de te rencontrer. Héloïse m’a souvent parlé de toi. » Tout comme de Naïa. Ou de ses amis en général. Elle ne s’arrêtait jamais. « Tu es l’étudiante en médecine, c’est bien cela ? Ma sœur est interne, elle aussi. » Bon sang, il en faisait des efforts pour être un humain normal ! Mais cela lui allait assez bien finalement.
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Elsa D. Wilkerson
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Ven 3 Mar - 4:27

Pardon du sucre ? Oui, seize ...
Plus que 15 minutes et elle serait enfin chez Héloïse ou les deux jeunes femmes se prélasseraient tout l’après-midi durant. Elsa savait qu’elle aurait pu aussi inviter Bex. Toutefois, cette dernière n’était pas disponible. Tant pis. Non ! Ce n’était pas parce que notre jeune femme oublia de payer le loyer de l’appartement. Vous la prenez pour qui ? Elle avait du travail par-dessus la tête, n’avait plus de vie, mais gardait encore en tête ses obligations financières. Quand même !

Son sac sur l’épaule, ses cheveux châtains laissés libres au vent et aux rayons du soleil, Elsa regardait le paysage debout par la fenêtre de l’autobus. Son esprit, pourtant, restait ailleurs. Stressée à travailler sans arrêt en ce moment, elle se détestait pour le B à son dernier examen. Elle était à la maîtrise. Elsa savait qu’un B pourrait foutre ses études, sa carrière à l’eau. Elle pourrait aisément perdre la bourse d’études de médecine …

- Oh ! Zut ! … Arrêtez ici s’il vous plaît !

Grognant de mécontentement, le chauffeur freina l’autobus à quelques mètres du véritable abribus et notre jeune femme en sortit rapidement penaude d’avoir été aussi distraite. Elsa soupira avant de traverser la rue et …

- Hé ! Vous ne pourriez pas rouler moins vite ! Imbécile !

Hurlait-elle contre le chauffard qui venait pratiquement de la renverser et l’envoyer vite fait bien fait à l’hôpital. Traversant finalement la rue, Elsa maugréait en même temps quelques injures envers les automobilistes qui se foutaient royalement des règles. Pourtant, la journée était belle. Le soleil brillait et pour une fois elle verrait Héloïse ce qui la fit sourire. Cela faisait si longtemps. Les deux amies discutaient souvent par téléphone et par réseau social. Certes … Ce n’était pas pareil. Elsa s’ennuyait de sa meilleure amie pour tout dire. Mais VRAIMENT ! Héloïse seule pouvait lui redonner le sourire et l’empêcher de commettre l’irréparable : se jeter sous un autobus en plein centre-ville parce que sa vie était un enfer en ce moment ! – Bon ok, c’était peut-être légèrement exagéré. Mais si peu. -

Sa petite jupe lui allant aux genoux, les jambes protégées par des longs bas rouges Elsa remontait l’allée menant à la maison de son amie celle-ci vivant encore chez son père. – Cela faisait longtemps que notre jeune femme ne vivait plus avec ses parents souhaitant leurs prouver pouvoir redorer le nom Wilkerson par ses propres moyens. – Lorsque notre jeune femme sonna, une douce brise fit bouffer son petit haut à manches longue sous lequel on pouvait apercevoir un chemisier.

- Héloïse !!!

Seule cette voix réussit à abaisser son niveau de stress d’un cran. De se retrouver, de sourire ensemble, de rire ensemble ! Enfin et … Uh … Elsa se stoppa net apercevant un mannequin derrière Héloïse. Des yeux gros comme ceux des poissons, un peu plus et elle allait baver quoi. C’était … qui … lui ?

- Oh … Enchanté le bellâtre serrait-elle la main que Matthew lui tendait. Oui, je suis Elsa Wilkerson L’ÉTUDIANTE en médecine.

Haussa-elle légèrement les épaules changea subitement de ton un peu outrée de n’être que cela pour lui. Elsa haussa soupira. Oui, elle était un peu à fleur de peau en ce moment comme vous aviez sans doute pu le remarquer et elle aurait pensé qu’Héloïse avait mis un nom sur sa personne discutant avec la statue grecque. Enfin si selon ses dires précédents … Bon, tant pis.

On entrait finalement à l’intérieur de la maison ou Elsa se déchaussa. Rien n’avait changé ici et elle appréciait. Elle appréciait le changement dans sa vie vers un lieux vu et revu avant de ne plus avoir de vie. Pourtant, sa curiosité envers Matthew – malgré le flagrant manque de tact de ce dernier – restait grande.

- Alors. Ou l’as-tu dénicher celui-là ? Il est mignon ! chuchota-elle à l’oreille de son amie tout en portant un regard en coin au dit jeune homme. Tu fais quoi dans la vie ? … Je veux juste savoir au cas ou tu ne vas pas complètement ruiner ma meilleure amie parce que tu travailles comme caissier dans un supermarché.

Roula-elle des yeux dans un ton ironique et dans un petit gloussement envers Matthew.

(c) AMIANTE
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Jeu 9 Mar - 21:08


Je suis sincèrement heureuse de présenter Matthew à toutes mes copines. Bon il n’y en a pas énormément il faut dire. Je n’ai jamais été de celles qui étaient entourées d’amies à outrance. Déjà parce que je n’ai jamais été la fille populaire, capable de prévoir des soirées mondaines ou autre. Bien au contraire, lorsque je disais aux autres qu’un weekend réussi était un weekend où j’avais pu lire un livre entier, le commun des mortels me regardait avec des yeux bizarres. Aussi, n’ai-je jamais vraiment tenté de me faire des amis. Je me suis toujours contentée du peu sans jamais aller au-delà de ces amies que je possédais déjà. En l’occurrence, j’avais ma meilleure amie Elsa et ma colocataire, Lullaby. Ça me suffisait amplement et d’autant plus, que ces deux-là m’avaient acceptées telle que j’étais. Avec ma maladresse, avec mon esprit vieux jeu. Mais en amitié, comme en amour d’ailleurs, je suis quelqu’un d’assez fidèle et loyale. Jamais je ne leur ai fait une quelconque crasse. Bien au contraire, Lullaby et Elsa ont toujours pu compter sur moi, les aidant au mieux. Et en retour, j’ai toujours su que cette confiance mutuelle était saine. Aussi, quand il s’agit de leur présenter mon petit-ami, je suis tout autant inquiète que ravie. J’ai toujours la crainte qu’elle pusise ne pas l’apprécier, ou que l’inverse se fasse ici. Heureusement, avec Lullaby, ça s’est bien passé sans forcément qu’il soit les meilleurs amis du monde. Ils se tolèrent et je pense que c’est déjà un bon début. Sans doute, le caractère de Matthew prête t-il à cette gêne ? Je n’en sais rien. Je sais que j’aime cet homme, que c’est important pour moi que mes amis le connaissent. Et pour le reste, je leur fais confiance… Aussi, c’est débordante d’enthousiasme que je fais les présentations. Et je suis ravie de voir Matthew avenant et souriant. Il se rappelle même qu’Elsa étudie à la fac de médecine. Et de ce fait, je hoche frénétiquement la tête pour confirmer sa question. Bien sûr, je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils lorsqu’elle réitère ses propos comme si le fait d’avoir été seulement considéré comme « l’étudiante » ne lui suffit pas. Je me rapproche d’elle, glissant mon bras dans le sien. « Et c’est avant tout ma meilleure amie chériiiiie !! » J’ajoute en venant coller ma tempe contre l’épaule d’Elsa. Je ne sais pas ce qu’il lui prend de répondre ainsi, elle me semble tendue et j’espère aussi que Matthew ne le prendra pas mal. Non parce que si la team premier degré et la team suceptible ne se supportent pas… Je ne sais pas comment se passera le reste de l’après-midi.

Je finis néanmoins par laisser ma meilleure amie entrer dans la maison. Et tandis qu’elle prend ses aises, je referme la porte adressant un sourire confiant à Matthew. Le lapin se manifeste à moi, venant renifler Elsa avant par simple curiosité et sans faire le mort, et je le prends dans mes bras en déposant des baisers sur son petit museau. M’approchant d’Elsa, je vais pour lui demander si elle va bien, mais cette dernière a autre chose en tête, venant par la même occasion me dire que Matthew est mignon, tout en me demandant où est-ce que je l’ai déniché. Sa remarque déclenche mes rires, rire qui s’étrangle lorsqu’elle termine sa phrase. Quoi ? Plait-il ? Matthew un caissier. Voilà que je m’étrangle dans un rire gêné. « Je l’ai trouvé dans une pochette surprise ! » ça aurait pu être tordant mais je ne sais pas pourquoi, je m’arrête de rire, je reprends, d’ailleurs, bien vite mon sérieux « Et bien je travaille pour lui. C’est le directeur de la Maison d’édition McGregor. » Je finis par ajouter, non sans ressentir un élan de fierté à son égard. « Grâce à lui, j’ai appris pleiiiins de choses. » Mais je ne sais pas pourquoi, je me sens rougir et obligée d’ajouter « Par rapport à mes cours hein… » Bon ok. Je crois qu’il vaut mieux que j’arrête de dire n’importe quoi. « Et si on allait prendre place dans le jardin ? Avec ce beau ciel bleu !? » Je finis par dire, un peu mal à l’aise. Cette rencontre va finir dans un bain de sang si ça continue. Néanmoins, je garde espoir et finalement, nous finissons par prendre place dans le salon du jardin où se trouvent les canapés, les fauteuils épais entourés d’une table basse. Je laisse Matthew et Elsa prendre place, amenant des rafraîchissements à boire sur un plateau que je tiens d’une main, Panpan se trouvant dans mon autre bras. Lorsque je reviens, je leur glisse un sourire étincelant à tous les deux et prend place à côté de Matthew. J’en profite pour leur servir à boire. « Alors Elsa, ça va sinon ? Comment ça se passe tes révisions ? Moi je n’en peux plus. J’ai fait toutes mes fiches de révision. Mais je me suis dit qu’un résumé de résumés, ce serait encore mieux, du coup j’en ai fait d’autre. Mais bon sang… Je flippe déjà rien qu’en pensant à tous ces examens. » Je ris doucement et pour ne pas laisser mon amour, dans cette conversation d’étudiantes en détresse et à fleur de peau, j’ajoute «  ça doit être tellement bien une fois que tu as fini tes études, de pouvoir rentrer chez toi et te dire « je n’ai pas de devoirs » » Je lui souris tendrement, venant caresser doucement sa main avant que la mienne ne soit réclamée par un Panpan impatient « Tu ne devais pas être un étudiant angoissé, à mon avis… » Je finis par ajouter, curieuse. Non… Je n’arrive pas à voir Matthew un brin stressé. Plutôt être un petit Prince, ça oui. Pourtant, il m’avait raconté avoir été un adolescent timide…
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Ven 31 Mar - 0:23

Matthew n’était pas contre l’idée de rencontrer des amies d’Héloïse, à partir du moment où ses amis étaient de sexe féminin n’oublions pas la jalousie extrême de monsieur et qu’il ne se retrouvait pas comme un idiot tout seul avec elles. La dernière fois en tête-à-tête avec Lullaby lui avait prouvé qu’il n’était pas très à l’aise concernant les relations sociales où il savait qu’il devait se montrer courtois. Certes, il n’était pas un rustre à longueur de temps. A vrai dire, il était d’une incroyable politesse, mais lorsqu’une personne l’ennuyait et qu’elle n’était pas liée à son travail, il ne souffrait d’aucun scrupule pour l’envoyer balader. Mais là, il s’agissait d’Elsa, une des amies d’Héloïse. L’écrivain aurait préféré profiter tout seul de sa belle, néanmoins, il devrait la partager avec la demoiselle qui venait de frapper à la porte. Sa stagiaire lui avait longuement parlé d’Elsa. Cette dernière travaillait à l’hôpital en tant qu’interne. Immédiatement, il avait pensé à sa jeune sœur, June, qui étudiait elle aussi en médecine et qui partageait sa vie entre les cours et l’hôpital. Sûrement devaient-elles se connaître ou s’être croisées. Matthew était assez rassuré par cette perspective. June était le parfait mélange entre Rose et Matthew. Il détenait la distinction de son frère due à son rang, néanmoins, elle était pourvue de la douceur de Rose, ce qui la rendait gentille et aimable. A moins qu’Elsa ne possède un caractère affreux. Dans ces cas-là, June n’avait pas sa langue dans sa poche pour éloigner les gêneurs. Les McGregor, quelque soit leur caractère, refusaient de se laisser emmerder par qui que ce soit !

Toutefois, quand Héloïse ouvrit la porte, l’auteur put découvrir une Elsa au regard doux et au sourire franc. De toute manière, il imaginait mal sa petite-amie se lier d’amitié avec une personne imbuvable. même si elle sortait quand même avec lui L’accueil de Matthew fut donc assez chaleureux, lui tendant la main en affirmant être enchantée et rappelant qu’il savait qui elle était. Sa réaction le surprit complètement. Tout premièrement, il y avait ce regard qu’elle lui jeta, à croire qu’elle était choquée ou que quelqu’un venait subitement d’insulter son chat. Et ensuite… le bellâtre ? Sérieusement ?! C’était cette impression-là qu’il donnait ? Il fronça les sourcils, jusqu’à ce qu’elle se mette à gueuler qu’elle était l’étudiante en médecine, comme si elle avait été vexée qu’il lui fasse remarquer qu’elle n’était qu’étudiante. Non mais elle n’allait pas bien celle-là ! Vexé à son tour, il se dit qu’il n’allait plus décrocher un mot de la journée. Il aimait Héloïse, mais il refusait de pactiser avec des bipolaires pour ses beaux yeux ! Les fous, on les soigne ! On ne les invite pas chez soi pour le thé. Il plongea les mains dans ses poches, suivant les filles dans le salon. Il fut presque heureux que son téléphone se mette à vibrer. Immédiatement, il s’isola quelques minutes pour répondre à ce coup de fil professionnel. De loin, il les observait parler, sourire et glousser. Que pouvaient-elles bien se raconter ? Il les perdit de vue lorsqu’elles partirent dans le jardin. Son appel se termina rapidement et il les rejoignit, souriant à Héloïse. Il prit place dans un des canapés tandis que sa belle apportait les rafraîchissements. « Merci mon cœur. » Dit-il quand elle lui eut servi un verre et qu’elle s’assit à côté de lui. Il aurait bien passé son bras autour de sa taille, mais la créature des enfers étaient dans ses bras. N’osant même pas approcher un peu, il se tenait à une distance respectable, d’autant plus que Panpan l’observait de son regard indéchiffrable et mauvais. Décidément, il n’était pas très à l’aise…
Il laissa Héloïse prendre la parole pour s’enquérir de nouvelles auprès d’Elsa. Fidèle à sa parole, il ne décrocha pas un mot, écoutant silencieusement. Il se retint de lever les yeux au ciel et de pouffer quand elle évoqua les résumés de ses rémusés. Cette fille était une véritable psychopathe, mais il l’aimait terriblement. Enfin, heureusement pour lui, le stress des examens étaient terminés depuis bien longtemps. Quoique Matthew n’avait jamais véritablement angoissé pour un quelconque examen. Il se montrait assez sûr de lui et loin de toute crise de panique. « Oui, c’est vrai que c’est un gros soulagement. Enfin… j’ai malgré tout des devoirs à ma manière. Mon téléphone ne s’arrête jamais de sonner, même en dehors du boulot. » Il aurait bien ajouté que c’était le lot de tous les grands patrons d’entreprise, mais il craignait qu’Elsa ne se remette à brailler pour lui signifier que le bellâtre se la pétait un peu trop. Il ponctua en buvant une gorgée de sa boisson avant qu’Héloïse n’embraye, demandant s’il était un étudiant angoissé. Il lâcha un léger rire. « Non, pas du tout. A vrai dire, je ne travaillais jamais et j’étais toujours le premier de ma promotion. » Il continua à rire, s’attendant à ce que les rires d’Héloïse et d’Elsa se joignent au sien, mais ce ne fut pas le cas. Il s’arrêta net, observant les deux femmes sans vraiment décrypter leurs émotions. Il savait juste qu’elles n’étaient pas très contentes. Même Panpan ne semblait pas content, mais lui, c’était tout le temps. Matthew se racla la gorge. « Enfin… je… je révisais peut-être un peu… Disons que je relisais mes cours la veille. » Et des fois pas, mais il préférait mentir pour se rattraper. Toutefois, il n’était pas l’homme le plus convaincant du monde s’il en jugeait par les réactions des demoiselles. Il ne faisait que s’embourber un peu plus. « Mais bon, vous êtes toutes les deux des élèves brillantes ! Je suis certain que vous allez y arriver avec les meilleurs résultats. » Il chercha à masquer sa gêne du mieux qu’il le pouvait, mais cela était un bien vain combat. Décidément, il était un abruti fini… Il resta silencieux, sirotant sa boisson, un brin gêné. Quand tout à coup, il sentit une vive douleur à sa main. Panpan venait de le mordre. « Outch ! Non mais elle est folle cette bestiole ! » Au revoir, Matthew
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Elsa D. Wilkerson
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Mar 11 Avr - 2:35

Pardon du sucre ? Oui, seize ...
Et Héloïse lui avait fait un énorme câlin au même moment ou le beau Mathew le devint moins grâce à une moue enfantine. Elsa ne s’en était pas vraiment aperçu pour tout dire trop heureuse de retrouver sa meilleure amie, de ressentir son étreinte éliminant par le fait même une bonne partie de sa nervosité. Peut-être fut-il pour cette raison qu’elle se mit à blaguer quant au potentiel emploi du jeune homme. Héloïse se mettait à rire à son tour alors qu’Elsa se penchait pour caresser Panpan. Elle adorait la douce fourrure du lapin. Panpan était si mignon !

Héloïse le prit finalement dans ses bras alors que notre chère Elsa prit connaissance de l’emploi de Matthew McGregor. Oh ! se surprit-elle à se souvenir de sa vie d’avant. Elsa avait même dû rencontrer les McGregor, mais c’était flou. Elle avait été sûrement trop jeune.

- Tu sais que tu es une très mauvaise menteuse.

ironisait-elle dans un petit sourire de connivence dans le couloir en direction du jardin. Elsa en avait complètement oublié la nostalgie de sa vie d’avant pour le rire que lui insuffla les apprentissages d’Héloïse – hrm - et la gêne suivante trop rapidement par après.

Mais enfin ! ENFIN !

Elsa s’assit dans l’un des canapés avec Héloïse qui revint rapidement avec des rafraîchissements. Enfin, un peu de détente. Notre jeune femme s’empara aussitôt d’un verre et en but jusqu’à la moitié. C’était si bon ! À ce moment, Mathew revint vers elles. Elsa le suivit du regard ne s’étant pas aperçu, jusqu’à maintenant, qu’il n’avait pas été là. Certes, la conversation continuait sur leurs études.

- Tu savais que tes fiches m’avaient sauvé Héloïse. En fait, je crois que je te l’ai déjà dit un jour, mais c’est vrai. Mes études se passent mieux, je crois, avec cette technique que tu m’as montré.

Haussait-elle les épaules optant pour un petit sourire sincère, mais aussi effrayé par la folie que lui donnait sa maîtrise. Elle en baissa la tête. Mathew lui rappela son petit copain, celui qui la quitta un an plus tôt. Héloïse était heureuse, elle était amoureuse. Elsa devrait être heureuse pour sa meilleure amie. Oui, elle l’était !

Certes, notre jeune femme était aussi égoïste. Elle était une vile égocentrique. Je n’ai pas de vie songeait-elle fronçant les sourcils presque triste. Toute sa vie, depuis la chute de l’entreprise de son père, elle la passa inconsciemment à vouloir redorer le blason Wilkerson.

Le verre toujours dans sa main droite et posée contre le bras du canapé, Elsa relevait la tête écoutant Mathew raconter ses stress de la vie active, mais aussi … Le fait qu’il n’étudiait pas et … Qu’il réussissait aisément. Surprise, Elsa l’observa sans ciller. À l’extérieur, on ne le ressentait pas. Certes, son cœur battait fort et se serrait. Elle avait peur. Elle prit une grande inspiration refusant de se penser idiote : malgré son B. Malgré qu’elle eût été une petite princesse que tout tombait dans sa bouche sans utiliser son cerveau. Toutefois, elle répondit au jeune homme sans laisser ce désespoir l’envahir.

- Les hommes semblent avoir plus de facilité justement. Mon ex était …

Elsa sursauta au cri du jeune homme. Elle devait avoir les yeux gros comme des billes. Ok. C’était-il fait vraiment mordre par Panpan ou blaguait-il et c’était en réalité une abeille qui le piqua ?

Peu importe les circonstances, le stress devait être beaucoup trop grand. Elsa rigola, et rigola, et … Rigola encore. Tellement que ses yeux pleuraient. Elle ne voyait plus rien. Ses yeux lui piquaient et elle avait de la difficulté à respirer.

- Co … Comment as-tu … as-tu fais pour te faire mordre par un lapin ? Par Panpan en plus ! tentait-elle d’articuler malgré son rire devenu complètement fou. Panpan est le plus gentil lapin au monde ! Il ne ferait pas de mal à une mouche !

Continuait-elle à articuler difficilement pour cause de son fou rire. Panpan n’était pas un furet, c’était un lapin ! Certes, Elsa était incapable de dire quelque chose de plus. De surcroît, elle attrapa le hoquet. Hips … Cela lui prit assez subitement, mais aussi de manière très drôle. En tout cas, pour son entourage. Hips …

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Lun 17 Avr - 18:05

Je prie le Seigneur tout puissant pour que tout se passe bien entre Elsa et Matthew. J’ai le sentiment étrange que vouloir présenter mes amies à mon copain est tout, sauf une bonne idée. Pourtant, je ne peux nier l’implication de Matt pour ça, il fait des efforts c’est clair. Mais pourquoi ai-je cette impression que tout court droit à la catastrophe constamment ? Que mon chéri est tellement doué pour négocier des contrats et des partenariats dans un but strictement professionnel, mais est incapable d’être sociable envers mes amies ? C’est d’autant plus fou que lorsque je parle de mon amoureux à mes copines, je le décris comme un homme merveilleux incroyablement câlin, généreux et ouvert d’esprit. Alors que là, j’ai l’impression que tout est fait pour le retrancher derrière sa muraille de froideur habituelle, celle qu’il réserve pour les employés et les gens qu’il n’aime pas. Pourtant, en soi, Elsa n’a rien dit de mal. Elle se comporte habituellement, avec son franc parler et sa spontanéité. Je l’aime ainsi, on a accroché ainsi en étant fondamentalement différente. Un peu comme avec ma sœur, sauf qu’Elsa est Elsa. C’est ma meilleure amie et pour rien au monde, je ne pourrais en avoir une autre. C’est donc très important pour moi que tout se passe à merveille : surtout, si je lui présente l’une des personnes les plus importantes à mon quotidien. Aussi, je tempère les deux et Matthew semble avoir oublié les paroles d’Elsa, finalement, la conversation démarre sur fond de révisions et de fiches bristol. J’inclus mon chéri à la conversation en voulant récupérer son avis au niveau des révisions. Il m’a souvent dit que je prenais mes études un peu trop à cœur. Mais il n’en demeure pas moins vrai que je ne sais pas comment lui, il étudiait. Aussi, suis-je choquée d’apprendre qu’il a toujours eu une facilité à avoir des bonnes notes sans daigner lever le moindre petit doigt. Ma mâchoire se décroche et je l’observe d’un air choqué. « Tu ne révisais pas ? » J’ajoute d’une voix surprise. Oh mon dieu. Mais moi, si je fais ça, c’est clair que je n’aurais plus que quinze sur vingt : je serais au bout de ma vie. Je serais en train de m’enterrer dans le jardin de Mamie. Matthew apporte un peu plus de précisions, ajoutant qu’il révisait la veille. « Juste la veille ?! Comment est-ce possible ?! » J’ajoute en tournant la tête, regardant la table basse où trônent nos verres remplis. C’est trop injuste la vie parfois.

Néanmoins, les paroles qui s’ensuivent me font tourner la tête vers Matthew. Je lui souris doucement, convaincue par ses encouragements. Bien sûr qu’on va y arriver, moi j’y crois et je suis réellement motivée pour tout défoncer à ses examens. D’ailleurs, Elsa commence à expliquer la facilité dont peuvent bénéficier les hommes. Mais soudain, elle est interrompue par l’exclamation de Matthew. Le temps de réaliser que Panpan vient de le morde. Voilà que Elsa s’en moque, éclatant de rire à l’idée que mon lapin puisse mordre quelqu’un. C’est vrai qu’avec ma meilleure amie, mon lapinou tout doux n’est qu’amour et papouilles. Aussi, je comprends pas qu’il puisse se comporter ainsi avec mon amoureux. « Non ce n’est pas bien Panpan ! » Je gronde mon lapin en lui donnant une tape sur le bout du nez. « Il ne faut pas mordre les gens, non mais oh ! Je ne t’ai pas élevé ainsi Monsieur Panpan Bennett ! Tu es puni ! » Et sur ses mots, je me lève d’un bond pour aller le foutre dans sa cage se trouvant à l’intérieur, pour le punir. Il faut savoir que ce lapin déteste la cage. Il semble visiblement le comprendre parce qu’il essaye de se tortiller mais il ne peut rien contre moi. De ce fait, il finit dans sa cage où je referme le grillage tandis qu’il m’observe d’un air triste, digne du chat potté. « ça t’apprendra à mordre ! On ne mord pas Matthew ! » Et sur ses mots, je me redresse afin d’aller vers le jardin où je retrouve ma meilleure amie et mon copain. Je prends place là où je me trouvais auparavant, prenant la main de mon chéri « Montre-moi.. Bon ça va tu n’as rien…  » Je lève un regard penaud vers Matthew, lui glissant un sourire contrit. « Je suis désolée. Je ne sais pas pourquoi il passe ton temps à te mordre. D’ordinaire, il ne fait jamais ça. Il doit penser que tu ne l’aimes pas. Tu sais, il est hyper sensible et doit se sentir agressé… Enfin quelque chose comme ça… » Je finis par ajouter, essayant de trouver une véritable raison, quand bien même, je ne vois pas ce qui peut pousser mon lapin à agir bizarrement. Peut-être est-il jaloux de l’amoureux, je n’en sais rien… A force, le monde me paraît étrange. Je ne comprends pas toujours tout. Me tournant vers Elsa, je lui lance un sourire éclatant « Désolée ma Elsa, Panpan t’a interrompu du coup. Mais que disais-tu ? Tu parlais des hommes et des facilités de révision... » Ma main tenant toujours celle de Matthew, je la porte à mes lèvres déposant un baiser tendre et l’observe avec un air empli d’amour. « Je crois bien que je vais être jalouse de ton talent… Et il faudra que tu nous expliques le genre de magie que tu pratiques pour pouvoir être le premier de ta promo tout en faisant le strict minimum… » Non parce qu'il faut appuyer sur un bouton ou un truc du genre, je veux tester aussi.


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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Mer 24 Mai - 18:44

Matthew n’était pas forcément enchanté et au comble du bonheur de rencontrer des amis d’Héloïse. Bien sûr, il savait s’y plier sans rechigner, sachant combien cela lui ferait plaisir. Toutefois, il n’était pas habitué à se retrouver face à un jury féminin. Car cela était un peu le cas. Etant présenté comme le petit ami d’Héloïse, et surtout, comme sa première véritable relation, les rencontres s’agissaient plus de test. L’auteur n’était pas du genre à douter de lui-même et de l’image qu’il renvoyait, mais il avait toujours détesté se faire juger et estimer de la sorte. D’autant plus qu’il n’avait pas fait toujours très bonne impression. Notamment auprès de Lullaby, la colocataire de la brune, qui ne portait pas l’éditeur dans son cœur. Certes, les tensions s’étaient légèrement apaisées, mais elle lui tenait toujours rigueur d’avoir malmenée son amie quelques mois auparavant. Ce qu’elle ne comprenait pas, c’est qu’il s’était tout autant fait de mal en rejetant sa stagiaire. Toutefois, ses convictions n’avaient pas pu aller indéfiniment à l’encontre de ses sentiments et il avait avoué son amour pour Héloïse. C’était une des meilleures décisions de sa vie. Cela était parfois difficile de tenir le secret, de faire semblant devant tout le monde, de ne pouvoir exposer cet amour au grand jour, mais ils savaient que c’était nécessaire le temps que la brunette termine ses études. A ce moment-là, ils aviseraient de ce qu’ils feraient et de comment ils envisageraient l’avenir. Matthew n’était encore sûr de rien et le futur était tapissé de brume.
Mais pour l’heure, il n’en était pas à songer à l’avenir. Héloïse avait inventé Elsa, sa meilleure amie. Ce qu’il pouvait en dire pour l’instant, c’est que la demoiselle était plutôt singulière. Elle semblait être encore plus susceptible que lui, ce qui était évidemment un comble. Elle oscillait entre ses comportements amicaux et étranges. Par chance, sa petite amie était à ses côtés et c’est sûrement ce qui comptait le plus. Il n’était pas seul face à l’ennemi et il se faisait un spectateur attentif. Il s’amusa des milles et une manières que les jeunes étudiantes trouvaient pour parvenir à optimiser leurs révisions. Cela rappelait à Matthew ses propres années d’études. Sauf que lui, il n’avait jamais fait de fiche de toute sa vie. Cette idée ne lui avait même jamais traversé l’esprit. Il feuilletait rapidement ses cours, parfois même pas du tout, et par une magie inexplicable, il parvenait malgré tout à s’en tirer. L’écrivain détenait cette capacité étonnante d’intégrer directement dans son esprit quelque chose qu’il venait d’entendre. D’ailleurs, quand il fut pris à parti, il ne manqua pas de préciser tous ces faits en riant. Mais quand il vit que les filles ne riaient absolument pas, il tenta de rattraper le coup. Est-ce que c’est mal de dire qu’il réussissait tout sans lever le petit doigt ? Sûrement que oui. D’autant plus qu’Héloïse était l’élève studieuse la plus psychopathe qui lui avait été donné de rencontrer. Heureusement, il l’aimait de tout son cœur. Cette dernière était manifestement surprise d’apprendre qu’il ne révisait pas. Il minimisa l’histoire en prétendant réviser la veille. Dans le fond, ce n’était pas un mensonge. Cela lui arrivait quelques fois de jeter le nez dans ses cours. Matthew haussa les épaules quand elle lui demanda comment c’était possible. « Je ne sais pas. J’ai toujours fait ainsi et ça fonctionnait. » Inutile de raconter aussi qu’il détenait un temps assez considérable pour faire la fête à côté. En vrai, hormis ses notes, l’Anglais n’avait jamais rien eu de l’élève modèle. Il se targuait uniquement de faire parti de l’élite de son école et d’adhérer aussi facilement aux clubs prestigieux. Mais ce n’était pas encore le moment d’étaler cette partie de son adolescence. Il préféra changer de sujet suite au commentaire d’Elsa en les encourageant pour leurs examens. Il était évident que deux élèves aussi brillantes parviendraient à réussir tout ce qu’elles entreprenaient.

Quand tout à coup, Matthew ressentit une vive douleur à la main. Ce fou de Panpan venait de le mordre ! Décidément, il était hors de question que l’éditeur sympathise un jour avec cette créature de malheur. Occupé à être consterné par l’attitude d’Héloïse vis-à-vis de son lapin –comme s’il pouvait comprendre un broc de ce qu’elle racontait- il fut encore plus touché dans sa dignité par l’hilarité d’Elsa. Elle se foutait de sa gueule là ?! Et Panpan n’avait rien de gentil. C’était une créature cruelle et manipulatrice. Mais tout cela, il n’avait que Matthew qui le voyait visiblement. Il retira sa main comme un gamin quand Héloïse la lui prit pour attester de sa morsure. « C’est bon, je n’ai rien. » Il en était prêt à bouder, mais il détenait suffisamment d’orgueil pour ne pas s’abaisser à cela ; bien qu’on décelait facilement qu’il se retenait de faire la gueule. Il accorda un regard désespéré à Héloïse quand elle lui fit une longue explication sur les réactions de son lapin. D’où est-ce qu’il se sentait agressé ?! Est-ce que Matthew l’avait déjà mordu ou battu peut-être ?! Ce lapin était un con, et puis c’est tout. Il ferait bien moins de dégâts accroché à une broche. L’incident terminé, Elsa pouvait donc reprendre là où elle en était. L’attention des deux se reporta sur l’étudiante en médecine avant que ses histoires de facilités scolaires ne reviennent sur le tapis. Il haussa les épaules. « Je n’en sais rien. J’ai toujours fonctionné ainsi. Tout s’imprime dans ma tête directement. Mais je ne suis pas sûr qu’il soit question de magie ou quoi. » Il attrapa une des feuilles bristol de sa petite amie pour illustrer ses prochains propos. « Mais les fiches, c’est tout aussi bien. Je pense qu’il faut une méthode pour chacun. » Et évidemment, Matthew avait la grosse méthode du flemmard de première. Classico McGregor. L’auteur remarque soudain le hoquet de la jeune femme en face de lui. « Tu devrais retenir ta respiration quelques secondes. » La solution miracle. Dès lors que le hoquet pointait le bout de son nez, il fallait retenir sa respiration quelques secondes et le hoquet s’en allait comme par magie. Il attendit que tout cela passe. « Sinon oui, que disais-tu ? » Avant que la créature maléfique ne l’interrompe tout à coup ! Décidément, ce lapin n’avait rien pour lui. Mais au même moment, son portable se mit à sonner dans sa poche, encore une fois. Il vérifia de qui il s’agissait avant de voir que c’était la maison d’édition. Il ne pouvait pas rejeter l’appel. Il s’excusa auprès des deux jeunes filles avant de quitter le jardin. Il se réfugia à l’intérieur, prenant l’appel important. Il était tout à son coup de téléphone, ne prenant pas garde au lapin qui était dans la même pièce que lui. Quand tout à coup, il entendit un grand bruit. Il se tourna vers la cage, voyant que la créature venait de s’écraser contre les barreaux de celle-ci dans un grand fracas. Putain, il était possédé. Hébété, il l’observa faire son manège durant plusieurs secondes, en oubliant presque la personne à l’autre bout du téléphone. Et quand il en eut fini de se jeter dans tous les coins de sa cage, il agrippa les barreaux avec ses dents et tira dessus comme un forcené. « T’es un grand malade… » commenta Matthew après avoir mis fin à son appel. Il revint dans le jardin, s’asseyant à sa place initiale. « Pardon, une légère urgence. » Il aurait bien dit qu’ils ne parvenaient jamais à se débrouiller sans lui, mais il risquait de continuer à s’attirer l’inimitié des deux filles. Sa main se glissa dans celle de sa petite amie. « Alors, qu’est-ce que vous disiez toute les deux ? »
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Elsa D. Wilkerson
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Ven 2 Juin - 3:26

Pardon du sucre ? Oui, seize ...
C’était horrible ! Comment pouvait-on rigoler du sermon que recevait le pauvre Panpan et avoir le hoquet en même temps ? Elsa Diana Wilkerson réussit avec brio cet exercice. Elle pouffait encore d’un fou rire lorsque Héloïse ramena la boule de poil à l’intérieur de la maison. Enfin, elle avait aussi un peu pitié de Panpan quand même. Il n’avait rien fait … Il était simplement jaloux. Panpan était un mâle après tout. Le deuxième mâle dans les parages se trouvait de trop apparemment. Alors, Panpan lui montrait les dents. Grrr …

Hips … Zut. Elsa mit la main devant sa bouche pour tenter de calmer cet affreux hoquet. Elle prit une grande inspiration et … Hips. Cette fois, c’était un large soupir s’ensuivant aussitôt. Héloïse était revenue dans la cour pour bichonner le jeune homme. Elsa eut un autre hoquet à la scène que fit ce dernier. Notre jeune femme termina alors son verre d’un trait. Peut-être que cela allait … Non. Et pour couronner le tout, Matthew ramena sur le tapis le fait que c’était normal pour lui de ne pas étudier beaucoup. Pourquoi les hommes semblaient avoir toujours de la facilité à réussir ? C’est injuste songeait Elsa. Et pour changer, un autre hoquet la pris brusquement.

C’était à ce moment que Matthew trouva pour lui conseiller de retenir sa respiration. Elle lui fit une grimace stipulant le savoir : mais je le sais bien monsieur je-sais-tout semblait-elle vouloir lui mimer. Elle l’avait juste momentanément oublié. Ainsi, pour les secondes suivantes Elsa ressemblait à un véritable poisson les joues gonflées et la respiration stoppée. Oui, heureusement que Matthew est là eh, Elsa. Sa petite fierté personnelle oblige, elle n’en dirait rien. Oh la la.

- Et je disais que les hommes n’ont jamais besoin d’étudier ou quoique ce soit et ils réussissent tout parfaitement. C’est vrai. Quand est-ce qu’ils étudient eux ? C’est injuste ! Mon ex était comme ça. Il me reprochait de trop étudier même.

Elle soupira tout en allongeant les jambes sur la chaise longue. Matthew était parti on ne savait ou pour répondre à un appel urgent du boulot. Un directeur d’éditions aussi importantes avait des responsabilités. Cela lui rappelait son père. En fait, cela lui rappelle encore son père. Ce dernier se trouvait encore occupé par son poste de directeur des ressources humaines des Entreprises Rothschild.

Un doigt contre sa tempe, Elsa ne s’était pas rendue compte que ses paroles précédentes représentaient ses ressenties quant à sa situation actuelle. Sa vie complètement nulle par rapport à celle emplie de folie, de joie et d’amour de sa meilleure amie. Elsa était jalouse. Elle se rendait compte aujourd’hui vouloir une vie agréable aussi et qui ne comportait pas uniquement des études, du travail.

- Je suis sincèrement contente pour toi Héloïse. Tu ne m’en avais même pas parlé fit-elle une fausse petite moue souhaitant fait rire son amie. Et dire que je pensais t’inviter à nouveau au High Club …

Soupirait-elle dans un sourire espiègle, des idées pleins la tête. Certes, le sourire était aussi fatigué. La prochaine visite au High Club ne sera pas avant le mois de juin tout du moins. C’était loin. Trop loin.

Matthew trouva ce moment pour revenir près d’elles. Dans une position qui se voulait faussement avantageuse, une main sur sa cuisse, Elsa rit.

- On discutait de l’idée d’une compétition entre Panpan et toi. Quel mâle sera le plus viril ? Qu’est-ce que tu en penses bellâtre ?

Rigola-elle ayant totalement oublié son hoquet. Eh bien, on dirait qu’un homme viril venait de t’aider ma chère. À moins que ce soit les pensées jalouses concernant aussi ce même homme viril. Il y a beaucoup de virilité ici.

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Lun 26 Juin - 13:29

Panpan a toujours le chic pour se manifester quand il ne le faut pas. Et dire qu'auparavant, il était très sage, maintenant il ne fait que des bêtises pour mon plus grand désespoir. Je ne sais vraiment pas ce qu'il a mais dès qu'il est avec Matthew, il se comporte de façon fort étrange. Je l'ai déjà remarqué mais j'ai beau essayé de comprendre, je ne trouve pas la solution. Je me demande même s'il n'existerait pas de psychologue du lapin. Peut-être que cet animal a un souci, qu'il se sent traumatisé par mon petit ami, qu'il est jaloux. Je n'en sais rien et pour éviter de nouvelles déconvenues, je finis par le mettre dans sa cage. Il est puni. Bien sûr, il me fait son regard triste mais je résiste et retourne dehors. Cependant, entre l'hilarité d'Elsa et l'attitude de Matthew, visiblement vexé comme un pou, je ne sais comment me comporter. Si je dois rire ou pleurer. Je vis un peu mal la façon dont il a retiré sa main de la mienne alors que je m'inquiétais juste. Je n'ai rien fait pourtant, et de ce fait, je ramène ma main sur mon genou préférant revenir sur la conversation interrompue et notamment sur les révisions et la capacité de Matthew à n'avoir jamais révisé ses cours. Je ne sais vraiment pas comment il fait, quelle sorte de magie il utilise. Il a un cerveau qui fonctionne bien. « Et bien... On peut dire que tu as eu de la chance. Si je révisais comme toi, je ne pourrais jamais avoir d'aussi bonnes notes. » Je finis par dire avec un sourire timide. Je ne sais même pas s'il est toujours vexé ou non. Avec Matthew, ce sont parfois des réactions surprises. « Mais qu'importe la façon de réviser, le plus important c'est de réussir quand même ! » Je finis par dire avec un petit sourire et un regain d'enthousiasme. Ce n'est pas le moment de se laisser abattre. Je remarque d'ailleurs qu'Elsa a le hoquet. « Tu veux peut-être un verre d'eau pour le faire passer ? » Je sais combien ça peut être contraignant surtout quand on l'attrape dans un lieu silencieux comme une bibliothèque ou une église. Mais mon petit ami semble connaître la solution miracle et lui propose donc de retenir sa respiration en se bouchant le nez. Selon lui, c'est radical. « Un jour, Molly m'a dit que ça fonctionnait aussi si tu faisais peur à la personne l'ayant. Elle a essayé sur moi... J'ai quand même continué à l'avoir. » Et surtout, je me suis faite une belle frayeur. Aussi, je pense que le plus sage est de suivre les bons conseils et j'observe donc Elsa fermer la bouche et couper sa respiration. « Tu devrais voir ta tête ! » Je dis avec un petit rire. C'est qu'elle a l'air drôle, on dirait un hamster ayant trop forcé sur la nourriture mais je me garde bien de tout commentaire pouvant se révéler méchant. De toute façon, le téléphone de Matthew sonne bien vite. Je le regarde sortir l'appareil et observer l'appelant. Malheureusement, il doit absolument répondre. Aussi, je me retrouve bien vite avec ma meilleure amie. « Ça va mieux ? Tu ne l'as plus ? » Je demande en observant son visage. Visiblement non, on dirait. Et puis de toute façon, la conversation était revenue sur le sujet des examens, du fait que chacun avait sa propre façon d'étudier. Je ne recèle aucune mauvaise intention dans les paroles de ma meilleure amie. Bien au contraire, ses mots me touchent beaucoup bien que je comprenne aussi sa remarque. « Je ne pouvais le dire à personne... Il souhaite que notre relation soit secrète. C'est un peu ... compliqué. » Et je n'ai pas forcément envie d'évoquer l'épisode Jane alors qu'il se trouve non loin alors que je suis tellement ravie à l'idée de lui présenter mon petit ami. Ça sera une prochaine fois. Mais pas au High Club comme Elsa le sous entend. « Ah non ! Pas cet endroit horrible ! Tu te rends que la dernière fois, un homme était venu se coller contre moi de façon tellement ... outrageuse ! J'en ai pas dormi de la nuit ce jour-là. » Je finis par dire en secouant énergiquement la tête, essayant de ne pas me rappeler de cette soirée traumatisante. « Si jamais tu veux aller faire la fête, je peux toujours te présenter Molly, ma soeur. C'est une fêtarde née ! » Et j'en suis sûre que les deux s'entendraient super bien aussi. Mais je finis par bien vite me taire lorsque Matthew revient de son appel, il reprend place à côté de moi, s'immisçant à nouveau dans la conversation. Toutefois, je manque m'étrangler quand Elsa lui répond. Et de quelle façon d'ailleurs ! Là, c'est sur, mon copain ne va jamais apprécier ma meilleure amie. Sûre et certaine. « Mais non, ce n'est pas un bellâtre. » Je réponds d'une petite voix. « Et elle plaisante ! On sait tous que Panpan va te mordre encore ! » Je dissimule un sourire et me retient de rire pour ne pas qu'il pense que je me moque de lui alors qu'il en est rien. Mais Elsa a toujours eu le chic de sortir de ces phrases et de ces idées. Cette fille est folle et elle me fait rire. Cependant, je me dis qu'il vaut mieux changer de sujet plutôt que d'évoquer tout sujet de discorde. J'ai vraiment envie que Matthew puisse apprécier Elsa pour ce qu'elle est vraiment. « Blague à part ! » Je finis par dire pour changer de sujet, et pour ne pas que mon petit ami puisse se sentir atteint dans son orgueil. « Tu sais qu'avec Elsa, ça fait longtemps qu'on se connaît. À vrai dire, on s'est connu presque au début de mon arrivée à Los Angeles. On ne suivait pas le même cursus universitaire mais on on s'est retrouvé dans la même bibliothèque. » Jetant un regard tendre pour mon amie, je poursuis « Suite à cela, nous sommes devenues amies et on ne s'est plus jamais quitté. » Je souris de plus belle parce que je suis contente d'avoir connu Elsa. Je l'ai déjà présenté à ma grand mère, forcément, c'est obligé. Et voilà, c'est une personne très chère à mes yeux. « Une fois, elle m'a emmené au High Club et c'était horrible ! Je ne suis pas sûrement pas faite pour ce genre d'endroit ! Enfin, Dieu merci, ce n'est que du passé... » Je finis par dire innocemment et en mettant à rire à nouveau. « C’était important pour moi que tu fasses sa connaissance ! J’en suis sûre que vous allez devenir de supers amis ! » Je suis un peu trop confiante, trop enthousiaste. Mais déjà qu’avec Lullaby, ce n’est pas ça, alors j’ai espoir qu’avec Elsa, ça soit mieux. Même si plus le temps passe, et plus je désespère. Peut-être qu’il fait trop vieux ? Je n’en sais rien du tout. Il y a un monde entre l’étudiant et celui qui bosse j’ai l’impression. Et Matthew, c’est au-delà de ça, c’est carrément le chef d’entreprise. Alors autant dire, que c’est un cran supérieur. Peut-être qu’Elsa est mal à l’aise mais quand je la vois faire, j’ai l’impression que non. C’est dur d’avoir des amies et un petit-ami !





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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: " Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]   Ven 30 Juin - 12:05

Cette journée confortait de plus en plus Matthew dans l’idée que l’initiative n’avait pas été brillante de vouloir lui faire rencontrer les amies d’Héloïse. Il savait pourtant combien c’était important pour elle. D’ailleurs, c’était pour cela qu’il s’y était plié de bonne grâce. Bien que réticent, il n’y mettait pas de la mauvaise volonté. Il n’avait pas eu une très bonne impression avec Lullaby qui ne se montrait pas plus tendre que lui avec elle, mais il espérait encore que la jeune Elsa pourrait changer son jugement. Après tout, elle était bercée dans des études de médecine, ce qui pouvait faire un lien avec sa sœur June. Le rapprochement était un peu mince, mais l’éditeur ne voyait pas bien comment lier véritablement avec la fameuse Elsa. Malgré tout, il restait confiant. Mais ce ne fut pas pour longtemps… Matthew était un très orgueilleux et très fier. Il savait modérer cet aspect de sa personnalité en présence d’Héloïse, mais quand on se jouait trop longtemps de lui, il pouvait montrer les crocs. C’est pourquoi, il ne fallut pas un long moment à Matthew pour jauger de la personnalité d’Elsa et savoir qu’il n’allait pas l’aimer du tout. Elle se permettait des familiarités qu’il n’appréciait pas du tout. Qui osait l’appeler le « bellâtre » ? Pire que tout, il était irrité qu’Héloïse ne s’en insurge pas plus que ça. Un comble ! D’autant plus qu’il n’avait rien du bellâtre. Certes, il présentait bien, mais il n’en faisait pas des caisses. Sa seule satisfaction était, qu’avec ce qualificatif, Elsa reconnaissait qu’il était beau. A défaut d’être une idiote, elle n’était pas aveugle. Bien que sa patience s’émoussait de minute en minute, il n’en restait pas moins courtois et il faisait tous les efforts du monde pour se montrer le plus amical possible. Mais ce fut sans compter sur Panpan qui fit tout capoter. A cause de cette petite merde sur pattes, il se fit mordre, il perdit son honneur sous les rires convulsifs et déments d’Elsa et la pitié d’Héloïse acheva de la rendre fou de rage. Qu’elle s’étouffe dans ses hoquets cette idiote ! Il tenta de se détendre au fil de la conversation qui changeait, s’axant sur les études. Matthew avait fini les siennes depuis un moment, mais il en gardait encore un bon souvenir. Celui d’une Angleterre qui n’était pas encore entachée par la trahison de Jane et de James. Bref, après avoir débattu un long moment sur l’art et la manière de faire disparaître le hoquet d’Elsa qui ne voulait pas s’en aller, Matthew fut délivré par un coup de téléphone. D’ordinaire, il n’aimait pas être dérangé, mais là, il accueillit l’appel plus sereinement. Autant s’éloigner autant que possible. Il ne revint que plusieurs minutes plus tard, rejoignant ces demoiselles. Elsa était libérée de son hoquet et avait retrouvé son calme. Tant mieux.

Il fut presque content de revenir, mais il regretta cette impression. Demandant de quoi elles parlaient, Elsa l’agressa immédiatement. Bordel, mais pourquoi elle l’appelait « bellâtre » ?! Toi, t’es une grosse conne, et pourtant, je ne t’appelle pas connasse ! pensa peu élégamment Matthew. Contenant difficilement sa brusque colère, il n’appréciait pas qu’on puisse le mesurer à Panpan. « Pardon ?! » demanda-t-il interloqué. D’où on remettait en cause sa virilité là ?! Il eut presque envie de se casser, mais se ravisa quand Héloïse prit pour la première fois sa défense. Oui, merci bien, il n’était pas un bellâtre. Il aurait préféré qu’elle s’en tienne là, mais elle crut bon de se moquer à l’exemple de son amie. Il tourna un regard noir sur elle, qui n’était pas feint du tout. Pour le coup, il l’aurait bien envoyé chier comme il le faisait avec les gens qu’il n’aimait pas. Sauf qu’il n’était pas idiot. A ce jeu-là, contre deux femmes perfides, il n’aurait pas l’avantage. Puis il avait promis à sa petite amie de se montrer amical. « Super. » répliqua-t-il avec froideur. Il se résolut au silence, bien décidé à ne plus prendre part à la conversation. User sa salive pour des débiles, ça ne lui plaisait pas. Et il aimait encore moins l’influence qu’Elsa détenait sur Héloïse. Comment faisait-elle pour se choisir des amis aussi médiocres ?!
La brunette eut la présence d’esprit soudaine de changer de sujet. Sûrement parce qu’elle venait de cerner la mauvaise humeur grandissante de Matthew. Elle crut bon de lui compter sa rencontre avec Elsa, mais pour le coup, il n’en avait rien à cirer. Apparemment, leur rencontre était due au hasard et elles ne se quittaient plus. « Quelle chance. » nota l’auteur, sarcastique. Il ne pouvait pas se retenir, même pour les beaux yeux d’Héloïse. Toutefois, son intérêt fut réveillé par l’histoire du High Club. Matthew y était sorti trop souvent avec Dimitri, puis Zack pour ne pas savoir comment ça se passait là-bas. D’autant plus qu’elle ne paraissait pas ravie de son expérience. La connaissant, elle s’était peut-être juste enfermée par mégarde dans les toilettes, mais Matthew ciblait une autre piste. « Comment ça horrible ? Il s’est passé quoi là-bas ? » Il en prenait aussi Elsa à témoin, car elle était avec elle, et surtout, c’était elle qui l’avait menée dans un endroit où Héloïse était une proie facile. Il retint mal un regard mauvais du côté de l’interne. « Ce genre d’endroits, ce n’est pas fait pour toi. Tu devrais le savoir. » Ses paroles accusaient Héloïse, pourtant, c’était vers Elsa que pointaient ses reproches. Heureusement pour le trio, la brune ne remarqua pas l’hostilité qui se dégageait de son petit ami. Le plus innocemment du monde, elle partit dans un discours naïf qui aurait fait relever un sourcil à Matthew s’il n’avait pas été un brin touché. Dans le fond, même s’il n’appréciait pas Elsa, il ne souhaitait pas non plus que sa belle soit malheureuse. Déjà qu’il n’était pas en bons termes avec Lullaby et le lapin. Malgré tout, il la trouvait trop optimiste quand elle souhaitait qu’ils soient supers amis. Ils pourraient sûrement se tolérer, mais jamais être amis. Il coula un regard de connivence à Elsa. « Eh bien… ces choses-là ne se font pas en jour, mais sûrement avec du temps, pourquoi pas. » Il ne souhaitait pas rejeter l’éventualité. Il s’était radouci, et par ses propos, il espérait voir naître un sourire sur les lèvres d’Elsa. Il intégra cette dernière à son discours. « Qu’en dis-tu ? » Là, si elle repartait d’un grand éclat de rire et qu’il lui prenait son hoquet, il se barrerait. Matthew McGregor était miséricordieux, mais il avait ses limites.
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" Pardon du sucre ? Oui, seize... " [Elsa, Matthew & Héloïse]
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