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 On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]

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Gabriel Goldstein
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MessageSujet: On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]    Lun 13 Mar - 22:29

Il s'était accordé une journée off aujourd'hui. C'était rare et qui plus est, avec la comédie musicale, c'était carrément impossible. Surtout en milieu de semaine où l'effervescence était la plus totale. Pris entre les décors, les techniciens et les artistes, Gabriel menait son projet d'une main de maître. Heureusement qu'il n'était pas seul et qu'il pouvait compter sur ses associés. Sidney s'occupait déjà des chorégraphies et c'était déjà une bonne chose. Ils avançaient ainsi. Et il le fallait, ils étaient soumis à des délais. Il avait réservé le théâtre où se jouerait la comédie. Bientôt, les places allaient être vendues et il était temps que chaque chose se mette en place. De nature impatiente, Gabriel veillait à ce que tout se passe bien, qu'il n'y ait pas d'impasse ou de mauvaise gestion. Il le savait : la vitesse se confondait trop souvent avec précipitation. Alors, il évitait toute erreur : il n'en voulait pas. Il voulait que tout soit parfait, à la hauteur du cast choisi, des musiques composées et des chansons qui seraient chantées. Comme il avait hâte. Il mangeait, parlait, rêvait Moulin Rouge. Chaque fois, il avait les musiques en tête. Nature Boy était devenu sa musique de prédilection. Et même qu'il l'avait appris à sa petite fille. Cette dernière la chantait sans arrêt pour son plus grand amusement devant une Delilah qui n'était pas forcément heureuse. Mais il s'en moquait un peu. Quand Mélodie était là, seule elle, comptait. Il voulait qu'elle soit heureuse. Bien sûr, il la pourrissait un peu trop, d'amour, d'attention et de cadeaux. Mais il vivait avec la crainte que cette attention ne soit la dernière. Ce n'était pas une bonne chose, il le savait. Mais c'était plus fort que lui. Gabriel était généreux pour ceux qu'il aimait. Et quand la personne captivait son intérêt, alors il aimait se plier en quatre. 

Voilà pourquoi se trouvait-il en compagnie de Bucky et de Mélodie dans son imposante berline. Assis tous les trois à l'arrière, la petite entre les deux adultes, un chauffeur les amenait a un endroit bien précis, portant le nom de promesse. Oui, il l'avait promis à Bucky. Lors de leur dernière entrevue, il avait proposé ses services pour l'aider à percer dans son métier. La magie était un art qui plaisait toujours autant. Quand bien même, il y avait l'hypnose maintenant, ça fascinait toujours autant. Et aujourd'hui, il avait réussi à obtenir un rendez-vous avec un ami à lui, grand mécène du monde du spectacle. Il pouvait donner sa chance à Bucky. Et Gabriel y comptait bien. Mélodie aussi. Petite mère malade et pourtant, chargée de tendresse, sa main était agrippée à celle de la blonde tandis que l'autre était vissée à celle de son père. « Et surtout, tu ne dois pas stresser. Ça va bien se passer. Tu sais, papa m'a appris comment faire. Quand tu as les gens en face de toi, tu dois t'imaginer qu'ils sont ... » Elle se tut, commençant à rire, de ce son d'enfant si adorable. « Faut pas que je le dise trop fort... Mais qu'ils sont tous nus!! » Et elle éclata de rire à nouveau, se couvrant la bouche de ses petites mains. Elle était si mignonne. « Et t'as oublié un détail ? » Le pianiste se pencha comme pour prendre part à la confidence. Comme le disait la petite, il ne fallait pas le dire fort. « Ah oui quoi ? » Demanda-t-elle, la mine interrogatrice. « Quand ils vont se mettre à rire... » Ce à quoi, les méninges se remirent en place et l'enfant rit à nouveau. « Ah ouiiiii ! Quand ils riront, ce sera pas un rire, tu vois ? Mais ils feront des bruits de chèvre ... Genre bêêêêh... » Et elle partit dans un grand éclat de rire, faisant sourire le pianiste. Il lança à la blonde un regard affectueux avant de se tourner vers le paysage au dehors, laissant les deux amies parler. Mélodie avait tant de recommandations à faire. Il se contenta de se laisser bercer par le ronronnement du véhicule. Et puis, ce dernier s'arrêta : ils étaient arrivés. Ils sortirent tous les trois. Et Mélodie ne décrocha jamais de Bucky. Il marchait en tête, les filles derrière lui. « Vous allez voir Bucky, c'est quelqu'un de tout à fait charmant ! » Dit -il en regardant en arrière. Il essayait de se montrer rassurant car nul doute que cette épreuve devait être assez stressante pour elle. Cependant, leur hôte vint à leur rencontre alors qu'il se trouvait dans le théâtre sur Hollywood. « Très cher ami ! Je suis plus que ravi de vous revoir ! Voila une éternité que nous ne nous sommes plus vus ! » Un peu pompeux en soi mais tellement gentil « Comment allez-vous mon ami ? » Ils se serrèrent la main. Puis, Gabriel s’écarta afin de présenter Bucky. Mélodie était à côté de la blonde. « Vous connaissez déjà ma petite princesse, Mélodie. » La petite le salua poliment. « Et voici donc, la petite perle dont je vous parlais récemment. Bucky Swan. La magicienne. Vous verrez, elle a des doigts de fée. Ce qu’elle fait est fabuleux et j’aimerais que vous le voyez par vous-même. J’en suis sûr que son talent gagnerait à être connu » Et il l’espérait ardemment.

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Bucky Swan
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MessageSujet: Re: On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]    Ven 17 Mar - 13:53

On dit pain au chocolat, tête de noeud !
Gabriel ∞ Bucky
Je ne sais pas trop ce que je suis en train de faire là... Bon ok, je suis au courant, parfaitement même, si bien que j'ai l'impression de sentir mon cœur exploser. Après ce n'est pas le premier tour de magie que je fais, surtout face à un public, je suis même plutôt rodée dans ce domaine, seulement je ne sais pas pourquoi c'est différent. Peut-être parce que cette fois c'est Gabriel qui me présente à quelqu'un, je ne sais pas pourquoi cela me donne plus de pression. En fait j'ai tellement peur de décevoir cet homme, encore plus de décevoir la petite Mélodie qui serre ma main, comme ressentant mon stress. Elle me permet même de rire, me donnant quelques astuces pour ne pas stresser. Cela passe par le fait de voir les gens tous nus ou encore de les imaginer en train de faire Bêêêêh. Cela me fait rire, beaucoup même. On ne m'a jamais donné ces techniques à moi, c'est fou.
- Tu sais quoi, quand je suis en face de personne avec qui je fais des tours, ce que je surveille ce sont les yeux...
La petite se tourne vers moi sans vraiment comprendre.
- Les yeux ?
- Oui, parce que je suis à la recherche des paillettes.
Elle ouvre grand ses yeux et rit à nouveau. Rhan je crois que je suis amoureuse de son rire aussi.
On finit par arriver et on sort de la voiture. Je ne peux m'empêcher de regarder autour de nous. Je suis quelqu'un de très curieuse par nature et là, je découvre un nouvel environnement.
- Vous allez voir Bucky, c'est quelqu'un de tout à fait charmant !
Je pose mon regard sur Gabriel et lui sourit sincèrement.
- Je vous fais confiance Gabriel, et c'est sincère.
On entre dans le théâtre sur Hollywood et je laisse Gabriel aller un peu en avant alors que je tiens toujours la petite main de Mélodie. Je les vois se donner une petite accolade.
- Vous connaissez déjà ma petite princesse, Mélodie.
Elle le salue et moi je tombe toujours plus amoureuse d'elle.
- Et voici donc, la petite perle dont je vous parlais récemment. Bucky Swan. La magicienne. Vous verrez, elle a des doigts de fée. Ce qu’elle fait est fabuleux et j’aimerais que vous le voyez par vous-même. J’en suis sûr que son talent gagnerait à être connu
Je le regarde un peu surprise de l'entendre m'appeler « petite perle » mais aussi d'un si joli compliment et souris.
- Merci beaucoup Gabriel, je murmure, touchée.
Finalement je m'avance vers l'homme qui me serre la main. Il me propose finalement de monter sur scène et je commence à préparer mes petits tours. Je n'ai rien prévu d'extraordinaire, je n'ai jamais eu les moyens de faire dans le sensationnel. Je lui fais cependant des tours de magie avec des cartes, je les fais voler, je les poignarde, je lui trouve toujours sa carte. J'invite même Melody à venir sur scène et, comme promis à son père, j'arrive à lui faire sortir un tout petit tournesol de derrière l'oreille.
Cela a dû durer une quinzaine de minutes en tout, seulement je n'ai jamais été aussi nerveuse d'un jugement. Certainement parce que c'est quelqu'un d'influent dans le monde du spectacle. J'ai tellement peur aussi de décevoir Gabriel que je me mets une pression qui est certainement inutile.
Je regarde alors les deux hommes discuter, de quoi ? De moi certainement, de ma magie, de ma façon de faire. Est-ce que ca lui a plu ? Je sens qu'ils parlent entre eux, ne souhaitant pas encore me dire si c'était bien ou pas. J'ai l'impression qu'ils ont besoin de ce petit moment entre hommes, comme pour délibérer de je ne sais quoi. Ca n'aide franchement pas à mon stress.
Comme si elle le sentait, Mélodie tire sur mon bras. Je m'accroupis pour être à sa hauteur et la fixe droit dans les yeux. J'ai l'impression que quelque chose ne va pas, je ne saurais dire quoi.
- Tout vas bien ?
Elle hausse les épaules.
- Je sais pas trop... Tu me chantes une chanson ?
Je la regarde un instant avant de sourire. Je commence à chantonner une chanson, une berceuse que ma mère me chantait et qui a toujours eu le don de me calmer lorsqu'au fond de mon être je vivais un véritable orage :
- Dors mon petit enfant, dors mon petit oiseau
Demain sera plus grand, demain sera plus beau
Va par-delà le chêne, au-delà de la haine
Là où il n'y a point de trêve il n'y aura plus de rêve

Dors mon petit enfant, dors mon petit oiseau
Le ciel est bien plus grand, le ciel est bien plus beau
Une fois la nuit tombée, la lune qui t'éclaire
T'aideras à rêver plus loin que l'imaginaire.


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Gabriel Goldstein
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MessageSujet: Re: On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]    Lun 3 Avr - 22:22

D'ordinaire, Gabriel était égoïste. Il n'était pas du genre à s'inquiéter pour les autres en dehors de sa propre famille ou des gens qui avaient un quelconque intérêt pour lui. Il avait déjà beaucoup de temps pris par sa fille malade. Il lui donnait tout son temps libre et c'était normal après tout. Il tenait à sa fille : elle était la prunelle de ses yeux. Il vivait avec la crainte de la voir s'en aller et de quitter ce monde. Aussi faisait-il en sorte de profiter d'elle. Mélodie grandissait si vite. Tous les jours, il avait l'impression qu'elle prenait des centimètres, qu'elle était infiniment plus grande et plus sage aussi. Cet enfant était une merveille d'amour, un caractère aussi doux que délicat, mais sachant bien mener son monde. Elle était l'enfant que les gens aimaient, l'enfant qui ne devait jamais quitter cette terre. Gabriel et Delilah n'en survivraient pas. Quand bien même, elle était arrivée par surprise, elle avait fait leur bonheur et et elle le faisait encore. C'était simple, on ne se lassait jamais de la regarder. Et d'une certaine manière, Bucky était pareil. Aussi, la présenter à un ami était une idée lui tenant à cœur. Elle avait du talent, c'était indéniable et il l'avait bien vu, lui qui passait son temps à en chercher. Forcément, il était complètement heureux de pouvoir se dire qu'elle tenait sa chance entre ses doigts de fée. Et en compagnie de sa fille, Bucky leur livra une performance plus que magnifique. À croire qu'elle était née pour la scène. Ce fut même attendrissant de mettre à contribution une mélodie plus qu’enthousiaste. Le tournesol fit son apparition rendant la petite fille encore plus joyeuse qu’elle ne l’était déjà. Qui aurait pu croire qu’il s’agissait d’une audition ? On aurait presque dit qu’il s’agissait d’un jour normal, d’un jour de semaine où Gabriel avait fait appel à la jeune femme afin qu’elle vienne égayer le quotidien morne d’une enfant souffrant d’une insuffisance cardiaque grave. Il avait presque l’impression de se trouver chez lui, souriant de raison, allant même jusqu’à glisser quelques mots de confidence à l’oreille de son ami. Il n’avait que des mots affectueux pour la blonde, il cherchait l’approbation de l’autre. Et visiblement, elle l’obtenait. Bucky se trouvait sur la scène avec Mélodie et Gabriel, lui se trouvait en contrebas, assis sur le fauteuil en tant que spectateur avisé qui observait la scène avec les yeux d’un enfant. La magie était un art si noble et si particulier. On ne s’en lassait jamais. Pourtant, le tour prit fin, rompant un charme dans lequel le pianiste s’était plongé. Il avait l’impression de sortir d’un rêve.

« Qu’en pensez-vous ? » Murmura-t-il en fixant sa fille en train de parler avec Bucky. La conversation se faisait à voix basse. « Elle a un tel talent, c’est indéniable ! Je n’ai pas vu le temps passer ! » Dit son ami avec un grand sourire. Il faut dire qu’il était habitué au monde du spectacle. Ça faisait partie de son quotidien. Créer de l’émerveillement était son domaine de prédilection et dans un sens, c’est bien pour cela qu’il avait choisi cet homme-là et pas un autre. Des producteurs, il en connaissait un paquet. Il était de ce milieu, fermé pourtant. Et pour cette fois, il voulait que quelqu’un puisse profiter de ses relations. « Et pensez-vous qu’il y a peut-être moyen d’arriver à lui trouver quelque chose à la hauteur de son talent ? » Demanda Gabriel, la mine soucieuse. C’était toujours ainsi. Le talent il y était. Mais il fallait toujours plus.  « Je ne sais pas trop… Vous savez, cher ami, que ce milieu est assez demandé et très fermé. Maintenant, avec tout l’intérêt porté à la magie, les magiciens on en trouve facilement. Mais il est vrai qu’elle… Il y a quelque chose qui attire dans le regard. » L’homme se tut, fixant la blonde en grande conversation avec la petite. Jusqu’à ce qu’elle se mit à chanter. Les deux hommes n’avaient pas encore repris leur conversation discrète. Et au contraire, ils l’écoutèrent chanter. Il ne sut expliquer pourquoi… Mais la voix de la blonde le fit frissonner… Faisant dresser ses poils se trouvant sur ses bras. La colonne parsemée de frissons indescriptibles, il se laissait porter par la douceur voix de Bucky. Si vibrante de sincérité et d’une douceur qui semblait camoufler une grande mélancolie. Gabriel le ressentait ainsi. Peut-être parce que cette chanson, cette voix, et la personne qui chantait, le ramenait à sa propre condition, à ses propres émotions qu’il ressentait depuis un moment. A ses rêves déchus. A son enfant que la mort désirait un peu trop. Et sa femme… Sa femme avec qui le dialogue se perdait. Il eut un moment avant de revenir sur la terre ferme. Encore une absence qu’il n’avait pu réellement expliquer. Il mit un moment avant de comprendre pourquoi sa vision semblait brouillée. Aussi, il fit un effort pour reprendre très vite contenance. Il ne souhaitait pas qu’on le voit dans cet état-là. « Je pense que vous avez tout intérêt à lui proposer quelque chose. Si ce n’est pas vous… Ce sera forcément quelqu’un d’autre. » Ajouta Gabriel d’une voix apaisée, en espérant que ça pourrait faire changer la donne. Il l’espérait du moins. C’est alors que Mélodie se manifesta à eux. « Alors Monsieur, est-ce que cela vous a plu ? » L’audace de l’enfant fit rire les deux hommes. L’innocence de l’enfance et le côté sans-gêne… Comment pouvait-on ne pas craquer devant le sourire angélique de l’enfant. L’homme sourit, observa Bucky, puis Mélodie. Il réfléchissait sans doute. « Et bien, je vais prendre le temps d’y réfléchir. Mais il se pourrait que je vous recontacte à ce sujet. »

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Bucky Swan
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MessageSujet: Re: On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]    Mer 5 Avr - 21:49

On dit pain au chocolat, tête de noeud !
Gabriel ∞ Bucky
Cela fait longtemps que je n'ai pas chanté. A vrai dire, je crois que je n'ai jamais vraiment osé le faire. D'un, parce que plus jeune mes frères se moquaient de moi. Bien sûr, c'était un jeu pour eux, mais j'étais tellement fragile que je me suis jetée corps et âme dans la magie sans plus jamais m'en égarer. De deux, c'était ma maman qui chantait cette berceuse, et c'est maman qui chante dans cette famille. C'est sa voix qui résonne toujours en moi quand le soir je marmonne des berceuses pour me rassurer et m'endormir. Surtout celle-là.
Je sais qu'elle l'a composé, elle me l'a dit une fois qu'elle l'avait écrite pour moi. C'est ma berceuse, et la chanter pour quelqu'un d'autre que moi, il faut admettre que c'est assez spécial. Mais c'est Mélodie, et je crois qu'elle mérite tout autant que moi d'avoir une petite berceuse. Je la partage avec elle, je lui chante avec plaisir, avec nostalgie, plus que ça, avec mélancolie. Je la regarde droit dans les yeux, je me sens un peu frissonner et je laisse la berceuse couler dans mes veines comme la plus tendre des étreintes maternelles. Ma maman n'est pas morte, mais dans ce genre de moment, j'ai l'impression qu'elle a la faculté de pouvoir veiller sur moi de n'importe où.
Quand je termine, la petite me regarde sans voix. Je me demande un instant si elle a pu ressentir tout ce que j'ai ressenti ou si, alors, elle se retrouve devant la plus grande des énigmes... Mais soudainement, avant que je n'ai le temps de dire ouf, elle se jette à mon cou. Ce n'est pas la première fois qu'elle fait cela, cependant cette fois c'est différent. Ses petits bras me serrent fort contre son corps frêle et moi j'ai l'impression d'avoir le souffle coupé. Parce que dans ce mouvement je sens son espoir, je sens son envie, je sens sa bataille qui fait rage. J'ai pu faire la même chose sans que jamais personnes ne s'en aperçoivent. Et si je ne luttais pas contre la maladie, je luttais contre un fléau qui me tuais aussi à petit feu. Je glisse mes bras dans son dos, délicatement et en cet instant je sais une chose. Elle a non seulement compris la chanson plus que tout, mais je sais en plus qu'elle va la graver dans son cœur.
- Tu n'es pas toute seule... je murmure...
Je ne sais pas pourquoi je lui dis ça, mais elle serre un peu plus mes vêtements et je souris. Elle aussi elle a besoin d'entendre ce genre de chose. Ce genre de petites phrases qui semblent inutiles car les personnes sont là, mais qui font tellement du bien à entendre. Je finis par me reculer et plonge mon regard dans le sien. Je lui tends mon petit doigt, comme une promesse entre nous, notre secret. La petite glisse son doigt contre le mien et hoche la tête d'un air entendu.
Je la regarde finalement se tourner vers l'audience, presque de façon théâtrale. Cela a le don de me faire rire. Au moins je sais qu'elle a le sens du spectacle, comme son père.
- Alors Monsieur, est-ce que cela vous a plu ?
Son audace me fait ouvrir de grands yeux avant de laisser échapper un rire court, mais franc. Bon sang, que j'aime cette enfant. Au moins, elle ose poser la question que je n'ose pas trop, après tout, c'est toujours comme ça quand on passe devant un jury non ? On se tait et puis on écoute les critiques pour s'améliorer avant de savoir finalement si c'est positif ou non... Et mois j'attends là, comme une idiote sur la scène en laissant mon regard aller de Gabriel vers son ami. J'ai l'impression que j'ai le cœur qui va exploser. Oui, j'ai déjà fait bon nombre de tour dans la rue, j'en fais presque tous les jours à vrai dire, dans les bars aussi et puis des spectacles plus importants. Mais là je joue quand même plus gros, et peut-être qu'avec ce genre de boulot je pourrais arrêter d'être serveuse pour pouvoir me consacrer pleinement à la magie ? Cela serait tellement beau...
- Et bien, je vais prendre le temps d’y réfléchir. Mais il se pourrait que je vous recontacte à ce sujet.
Je cligne des yeux quelques secondes avant de laisser un immense sourire se dessiner sur mon visage. Il va me recontacter... Peut-être... mais ce peut-être n'est pas négatif... Au contraire, c'est qu'il va y réfléchir, c'est que je l'ai intéressé, c'est que je lui ai donné matière à réflexion... Je me retiens clairement de sautiller, sinon d'un, il me prendrait pour une folle, de deux je suis certaine que Mélodie me rejoindrait et là, on passerait pour deux folles... Ou juste moi encore, elle est trop jeune pour qu'on pense ce genre de chose. A la place, je descends de la scène avec Mélodie, m'approche de l'homme et lui serre la main, le sourire toujours aux lèvres. Je crois que je ne vais pas le décrocher avant un bon moment.
- Merci beaucoup en tout cas de votre attention... Surtout n'hésitez pas.
Ouais bon, là ça fait désespérée, mais c'est vrai, qu'il n'hésite pas. Si on me cherche, je serais la folle en train de crier quand son portable sonnera, même si au final il y a écrit "maman" sur l'écran. Je reprends la main de Mélodie, laissant les deux hommes se dirent au revoir alors qu'on gagne la sortie. Une fois dehors je me permets de laisser exploser ma joie.
- ROLALA ! C'est positif hein ? Tu crois qu'il a bien aimer ?!
Mélodie rit aux éclats avant de secouer la tête.
- Bucky... Tout le monde aime ta magie, tu es trop magique pour que quelqu'un te laisse partir.
OK... je peux fondre où ca se passe comment ? Je pose une main tendre sur sa joue.
- Merci, t'es un amour tu sais...
- Merci pour la berceuse... Tu pourras me la rechanter ?
Je n'ai pas le temps de répondre que Gabriel nous rejoint. Je sais que je lui rechanterais chaque fois qu'elle me le demandera, mais pour le moment j'ai terriblement besoin de savoir ce que Gabriel en a pensé.
- Vous croyez que c'était suffisant ? C'est vrai que j'ai fait des petits tours mais je ne savais pas trop ce qu'il y avait autour. Dans la rue au moins je gère mon environnement mais là... Enfin vous pensez qu'il a aimé... Ou alors il m'a prise pour une folle à faire de la magie et chantonner des berceuses...
Je fronce le nez, vraiment inquiète, et je vais me taire aussi parce que bon sang je pose trop de question... Je me demande si j'ai un jour été aussi nerveuse, parce que si j'étais surexcitée il y a à peine cinq minutes, je ne sais pas pourquoi  mais me retrouver face à Gabriel, à son sérieux, à son élégance et encore une fois à son sérieux, ba ca me calme tout de suite.
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Gabriel Goldstein
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MessageSujet: Re: On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]    Lun 17 Avr - 18:15

Cette journée s’annonçait prometteuse et il était réellement enchanté. Il avait l’impression d’avoir fait sa bonne action. Quand bien même, il avait le sentiment de vivre une journée parfaitement ordinaire, de pouvoir être un père pour sa fille, et puis d’être celui qui donnerait un coup de pouce à Bucky. Elle le méritait amplement et face à son ami, elle avait été tout simplement bluffante. Elle attirait le regard par ce qu’elle était de montrer, de transmettre. Une vraie magicienne cela dit. Et il espérait que cela puisse porter ses fruits. Mélodie était tout autant dans cette même attente, n’hésitant pas à user de ses charmes face à l’homme. Sa réaction fit rire le père attentionné, qui contemplait sa petite d’un air aimant. Comment ne pas fondre d’ailleurs ? C’était impossible, il en était amoureux. Elle était merveilleuse, il n’y avait pas d’autres mots. Il regarda Mélodie prendre la main de Bucky tandis qu’elles sortaient de la salle. Pendant ce temps, il saluait son ami, lui serrant la main avec le sourire. « Merci mille fois encore d’avoir pris le temps de la voir. Je me dis qu’elle mérite tellement d’être connue. » Le sourire de son ami était aussi semblable aux siens. Il donnait l’impression que Noël, ça allait être demain. « Et merci à vous mon cher Gabriel. Vraiment, je suis retombée en enfance avec ces tours de magie. Et je suis tellement surpris qu’elle ne se produise pas dans des salles, des shows télévisés. » - « Alors, faisons en sorte que cette fille puisse réaliser ses rêves. » Ajouta-t-il, ressentant un élan de tendresse pour Bucky. Parce qu’elle s’occupait bien de sa fille, parce qu’elle aimait sa fille, parce que ça se voyait dans sa façon d’être avec sa beauté aux boucles d’or, Gabriel l’estimait pour ça. Il était prêt à tout quand il n’était qu’un dédain absolu pour le monde l’entourant. Mélodie était sa faiblesse, la prunelle de ses yeux. Alors forcément que Bucky lui accorde autant d’importance, de sincérité et d’affection, c’était suffisant pour faire jouer ses contacts. « Venez dîner un de ces jours à la maison que je puisse vous présenter mon épouse, Delilah, également. » Et sur ces mots, ils se quittèrent et Gabriel alla vite rejoindre sa fille et Bucky.

Il ne fut guère étonné de voir la blonde aussi stressée. C’était même amusant et il se retint de rire franchement. « Il a adoré Bucky, n’ayez crainte. J’en suis certain qu’il va vous contacter. » Il ajouta, avec un soupçon de malice dans la voix. « D’ailleurs, je ne vous l’ai pas dit afin de ne pas vous inquiéter... Mais cet homme-là est connu pour ses joutes verbales et ses réflexions acides. Comment de fois ai-je eu écho d’auditions ayant fini dans les larmes… » Alors que là, tout avait été doux. Pas de mauvaises remarques. Pas de réflexions. « Tu vois Bucky, il a aimé ta magie. » Ajouta Mélodie avec un sourire rayonnant avant de tourner le regard vers le père et renchérit : « D’ailleurs, Papa, Bucky va me chanter des berceuses, elle a une si belle voix. » - « J’ai cru entendre oui… » Dit-il, amusé par la situation. Il regarda autour de lui, c’était le milieu de la matinée, une belle journée ensoleillée qui s’annonçait. « Que diriez-vous d’un petit brunch les filles afin de fêter ça ? » Forcément, la première à réagir fut Mélodie qui s’exclama dans un cri d’enfant, toute excitée visiblement à passer plus de temps en la compagnie de Bucky. C’est ce qu’ils firent. Ils prirent la voiture et le chauffeur les emmena vers la mer. Un brunch au bord de mer, what else ? Il n’était pas du genre à s’arrêter dans ces restaurants en bordure de route, tout myhteux où le bacon cuisait en même temps que les pancakes et les œufs brouillés dans une gigantesque texture huileuse. En somme dégueulasse pour les fines bouches. Mais si appréciable pour le commun des mortels.

Il donna une adresse à son chauffeur et pendant le trajet, il ne fut question que des fameux tours joués. Notamment celui du tournesol qui avait beaucoup plus à l’enfant. Lorsque Gabriel croisa le regard de Bucky, il l’observa de façon à vouloir dire « je vous l’avais dit » Les tournesols et Mélodie étaient une grande histoire d’amour. Et elle tint son auditoire avec ça, jusqu’à ce que la voiture s’arrête devant un restaurant en bord de mer, assez huppé et chic par la décoration extérieure. Ils sortirent et Gabriel arriva devant le chef de salle qui le reconnut. C’était un endroit souvent côtoyé par les Goldstein. Il les conduisit vers la terrasse jouxtant la mer. Les tables étaient toutes agrémentées d’une nappe blanche, et la vaisselle de porcelaine brillait au soleil. Classe. Chic. Riche. Tout ce qui faisait plaisir à Gabriel Goldstein. Et ils prirent place tandis que Mélodie continuait d’expliquer sa vie de A à Z. « On vient souvent ici. Genre je connais tout le monde. Grand-père dit qu’il organise souvent de grandes réceptions avec plein de monde. Et c’est très bon. En plus, tu peux aller tremper les pieds si t’as envie. » Elle n’en demeurait pas moins classe, prenant délicatement sa serviette et se la posa sur les genoux. « Un brunch pour vous, ça vous va les filles ? » Demanda-t-il avec un sourire, amusé par les pépiements de sa petite fille. Les filles On aurait dit que papa sortait ses enfants. Ce qui n’était pas faux en soi, mais quand même… Il prit commande et ils attendirent un temps avant d’être servi dans une assiette. « Et bien bon appétit. » Et il commença à grignoter quelques petits morceaux tout en enchainant avec une gorgée de café. Il était fort et ne ressemblait en rien à cette pisse chaude servie parfois. « Et sinon Bucky, à quel moment avez-vous décidé de faire de la magie. Je veux dire… les enfants veulent tous devenir des médecins, des chanteurs ou comme Mélodie… » Il glissa un sourire complice à sa fille qui se mit à rire. « .. Devenir une princesse dans un château. Mais vous, c’est la magie. Pourquoi ? »





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Bucky Swan
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MessageSujet: Re: On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]    Jeu 27 Avr - 0:39

On dit pain au chocolat, tête de noeud !
Gabriel ∞ Bucky
Je suis nerveuse. Je sais, c'est fini mais voilà j'ai tout donné pour cette prestation et si cela ne lui plaît pas, j'ai l'impression que je passerais le reste de ma vie à faire mes tours de magie dans la rue. J'aime faire cela, mais en même temps j'ai envie de plus. Gabriel est le genre d'homme qui peut m'aider, et combien de fois je rencontrerais un homme capable de m'ouvrir des portes aussi grandes et dorées ? Certainement jamais...
- Il a adoré Bucky, n’ayez crainte. J’en suis certain qu’il va vous contacter. D’ailleurs, je ne vous l’ai pas dit afin de ne pas vous inquiéter... Mais cet homme-là est connu pour ses joutes verbales et ses réflexions acides. Comment de fois ai-je eu écho d’auditions ayant fini dans les larmes…
Je souris grandement, je suis rassurée, mais pourtant mon cœur ne cesse de battre et le stress ne me quitte pas vraiment. Mais il m'a adoré, ils ont dû en parler entre eux. Pourquoi Gabriel me mentirait ? Et finir l'audition en larmes ? Cela serait tellement mon genre si on brisait mon rêve en mille morceaux en plus de m'hurler dessus (mais ça c'est un autre problème.
- Tu vois Bucky, il a aimé ta magie. D’ailleurs, Papa, Bucky va me chanter des berceuses, elle a une si belle voix.
C'est la voix de Mélodie qui me tire de ma rêverie. Oui je lui chanterais des berceuses, je crois que je serais capable de tout pour cette petite. Comment ne pas tomber sous le charme de cette fillette.
- J’ai cru entendre oui…
Je rougis un peu et souris.
- Merci... Elle voulait que je lui chante une berceuse alors je me suis permise... je dis presque pour me justifier.
- Que diriez-vous d’un petit brunch les filles afin de fêter ça ?
Mélodie ne me laisse pas le temps de répondre, de toute façon je n'aurais pas pu dire non. D'un pour le remercier, de deux parce que j'en ai très envie.
Le trajet se passe dans la joie et la bonne humeur. On discute de magie, de chansons, Mélodie semble aux anges et quand je regarde Gabriel, plus que son sourire, ses yeux brillent aussi. Je ne sais combien de temps nous roulons, ni où nous nous trouvons, mais on finit par sortir de la voiture sous un beau soleil de printemps. Je regrette presque de ne pas avoir pris mes lunettes de soleil. Le silence se fait presque respectueux alors qu'on rentre dans un restaurant. L'environnement est magnifique et j'en prends plein les yeux. Je regarde partout avec un sourire aux lèvres, complètement émerveillée. Sans rien dire, un homme nous conduit en terrasse où nous avons une vue imprenable sur la mer. C'est magnifique et je sais déjà que c'est le genre d'endroit dans lequel je peux me payer juste un café, et encore.
- On vient souvent ici. Genre je connais tout le monde. Grand-père dit qu’il organise souvent de grandes réceptions avec plein de monde. Et c’est très bon. En plus, tu peux aller tremper les pieds si t’as envie.
Je souris à l'enfant en hochant la tête.
- Et bien je suis honorée que vous partagiez cet endroit avec moi, je dis sincère, autant à Mélodie qu'à son père. On pourra aller se baigner les pieds ensemble après, je dis avec un sourire.
- Un brunch pour vous, ça vous va les filles ?
J'hoche la tête grandement. J'ai une faim de loup, j'étais tellement nerveuse ce matin que je n'ai rien pu avaler. Et quand je vois les plats arriver, et bien j'entends mon ventre gargouiller comme pour me rappeler que je suis affamée. Je ris un peu en posant une main sur mon ventre.
- Excusez-moi, je n'ai rien manger depuis hier soir...
- Et bien bon appétit.
- Bon appétit !
J'attends de les voir commencer à manger, comme si manger la première serait impolie, avant de manger moi-même.
- Et sinon Bucky, à quel moment avez-vous décidé de faire de la magie. Je veux dire… les enfants veulent tous devenir des médecins, des chanteurs ou comme Mélodie… Devenir une princesse dans un château. Mais vous, c’est la magie. Pourquoi ?
Je mange un peu tout en réfléchissant à la question. C'est une question très difficile, et certainement plus intime qu'il ne le pense.
- Je viens d'une grande famille, je suis l'une des plus jeunes et j'ai voulu trouver un moyen de me démarquer à ma manière. J'ai toujours aimé la magie, que cela vienne des magiciens eux-même ou encore des fées... Je me voyais aussi princesse mais... je me tais un instant, prends une gorgée de jus d'orange avant de me racler la gorge. Mais j'ai appris à mes dépends que je n'en étais pas une... J'ai perdu beaucoup et la magie a été la seule chose qu'il me restait, la seule chose qu'on ne pouvait me retirer...
Je me rends compte que cette conversation est bien trop sérieuse, surtout en présence de Mélodie.
- La magie est la lumière, la lumière est l'espoir et l'espoir est la vie. J'ai choisi la magie et j'ai donc par conséquent choisi la vie.
Je ne sais pas s'il comprendra le léger sous-entendu. Oui, il y a des moments où j'ai voulu tout arrêter, où j'ai voulu arrêter de souffrir autant physiquement que mentalement. Mais je n'ai pas abandonné et je ne le regrette pas.
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Gabriel Goldstein
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MessageSujet: Re: On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]    Dim 14 Mai - 9:39

Il était content de son idée encore plus enhardi par voir Mélodie heureuse. Elle tenait beaucoup à la blonde, c’était une évidence. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Et il était ravi de pouvoir offrir ce répit à sa petite fille. Loin de la maison. Loin de la foule et de ses examens médicaux. C’était cruel dans un sens et plus que tout, Delilah manquait dans ce tableau. Il aurait voulu lui présenter Bucky, cette Bucky dont Mélodie ne cessait de tarir d’éloges, rendant parfois mince les lèvres de sa femme, de ce sourire qu’elle maîtrisait à merveille. Avait-elle une quelconque jalousie ? Il n’en savait rien. Il évitait de se heurter à ce genre de sujet. Ça risquait de créer des polémiques dans le couple. D’autant plus qu’il n’avait aucune arrière-pensée avec la blonde. Il était généreux parce qu’il estimait qu’elle le méritait. Elle avait du talent, un don. C’était indéniable. Et il était heureux de lui offrir ces ailes qui la mènerait vers le chemin de la gloire. Il le lui souhaitait ardemment et Mélodie pensait pareil. Ensemble, ils fixaient la blonde avec un grand sourire tandis que le petit déjeuner fut servi et qu’il fut temps de déguster les œufs brouillés, le bacon et les délicieux pancakes imbibés de sirop d’érable (ndlr : putain j’ai faim maintenant… ) Ils étaient en train de se régaler et Gabriel était curieux. Il alimenta la conversation en posant des questions concernant ce qui avait pu la motiver à se lancer dans la magie. Etait-ce une âme d’enfant qui parlait ? Etait-ce un rêve qu’elle avait caressé du bout des doigts en le faisant devenir réel ? Il voulait savoir et tout en mâchonnant une bouchée de pancake, il l’observa lorsqu’elle lui répondit. Les propos furent énigmatiques. Sans doute pour Mélodie, occupée à dévorer son plat avec enthousiasme. Elle ne comprit rien, bien trop occupée à se remplir l’estomac. Mais Gabriel lui, ressentit les mots fragiles, comme s’il était capable d’en ressentir la terrible émotion en découlant. Parlait-elle comme l’enfant rejeté, la dernière d’une famille sûrement trop nombreuse. Elle devait avoir terriblement souffert. Il n’avait jamais connu cela. Il avait vécu dans cette famille aisée, né avec une cuillère en argent dans la bouche, ignorant de ce qu’il était vraiment. Pourtant, lorsqu’il entendait du russe, il ne pouvait s’empêcher de frissonner à chaque fois. C’était plus fort que lui. C’était un sentiment allié à un souvenir enfui…  Etait-ce porteur d’espoir ? Il n’en avait aucune idée. « Vous semblez ne pas avoir eu une enfance évidente. Je ne sais de quoi il en retourne mais c’est l’impression que vous donnez. C’est pourquoi on veille à ce que ce soit simple pour la petite. C’est si important. L’enfance nous façonne dans ce que nous finissons par devenir. » Dit-il en simple réponse. Il ne pouvait pas être inquisiteur et curieux. Il ne pouvait pas lui demander de raconter : il la respectait. Il l’estimait parce qu’elle aimait Mélodie, qu’elle se mettait en quatre pour faire sourire l’enfant. « Mais le plus important, c’est qu’aujourd’hui vous tenez debout. Bien sûr, je ne sais de quoi il en retourne. Mais vous êtes forte. Terriblement forte. » Et il la trouvait courageuse.

« Et tu fais tellement bien la magie. » Ajouta la petite en prenant part à la conversation, le visage agrémenté d’un si grand sourire. « Tu l’adores sa magie, ma chérie hein ? » La petite acquiesça, enfournant une nouvelle bouchée de bacon, mâchonnant délicatement. « Et puis bientôt, vous allez devenir une magicienne reconnue. On devra faire la queue pour venir vous voir. » Il se mit à rire. Il n’était pas sérieux. Quand bien même, les salles affichaient complets, il avait toujours la possibilité de faire marcher ses contacts et nul doute que sa fille tiendra à aller voir Bucky dans ses représentations. Quand bien même, ils n’y étaient pas encore. Mais le pianiste y croyait. « Tu sais Bucky, mon papa a commencé le piano très jeune. » Il esquissa un sourire amusé par l’audace de l’enfant. « Oui… Le piano fut ma magie à moi. Un moyen de se réfugier dans un autre univers. Plus on apprend jeune, plus l’art devient beau et facile à maîtriser tout au long des années. » Mais il n’avait pas souffert, il n’avait aucun point de comparaison, si ce n’était qu’il avait eu une enfance heureuse et parfaite, ne manquant jamais de rien. Son succès il ne le devait qu’à sa famille : elle lui avait permis d’arriver à ses fins. Et le brunch se poursuivit tandis que la petite accapara l’attention des deux adultes. Tout semblait bien plus joyeux et gai. « Un jour, tu viendras manger avec nous et je te présenterai ma jolie maman. » La petite sourit de plus belle dévoilant de belles dents blanches. « Maman s’appelle Delilah et quand papa a connu maman, elle jouait du violon. » Il se contenta de sourire, l’évocation de son épouse le ramenant vers ces tendres souvenirs. « Mais maman dit toujours que quand elle a connu papa, il n’était pas gentil avec elle. » Un rire franchit ses lèvres. « Tu sais que maman dit des bêtises parfois ? » Répondit-il à la blonde aux belles boucles qui se défendit bien vite. « Non c’est faux !! En plus Maman chante si bien les berceuses. Papa ! Quand est-ce que Maman rencontrera Bucky ? » Il réfléchit un temps bien désireux d’accéder au moindre désir de sa fille. « Bientôt ma chérie. Bucky a une vie. On ne peut pas l’avoir tout le temps avec nous. » Il sourit à la magicienne comme le papa le plus débordé du monde. Mélodie était si entreprenante. Si on l’écoutait, la maison serait toujours peuplée de monde. « Et vous avez beaucoup de frères et de sœurs alors ? Ils vivent ici… Pour avoir deux petites sœurs, je peux vous dire que c’est bien de ne pas être fils unique. Ce sont là, les meilleurs compagnons de jeux quand on est enfant. »
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Bucky Swan
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MessageSujet: Re: On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]    Lun 15 Mai - 21:32

On dit pain au chocolat, tête de noeud !
Gabriel ∞ Bucky
- Vous semblez ne pas avoir eu une enfance évidente. Je ne sais de quoi il en retourne mais c’est l’impression que vous donnez. C’est pourquoi on veille à ce que ce soit simple pour la petite. C’est si important. L’enfance nous façonne dans ce que nous finissons par devenir.
Je le regarde un instant, gardant dans un coin de ma tête ce qu'il vient de me dire. Oui mon enfance n'a pas été évidente, et je ne lui raconterais pas, pour des raisons tout aussi évidentes. Une nouvelle fois il me prouve qu'il est un père excellent, qu'il est un père à l'écoute, aimant sa fille plus que tout. Je le savais déjà, mais je dois avouer que chaque fois il me le prouve un peu plus et cela me pince un peu le cœur. Je me sens un peu égoïste mais j'aurais tellement aimé que mon père eut été ainsi avec moi. Mais en même temps je suis heureuse pour Melodie. Cette petite mérite tout l'amour qu'on lui donne. J'ai encore du mal à me dire qu'elle est malade. D'un côté je fais tout pour ne pas trop y penser pour la traiter comme la petite fille qu'elle mérite et non comme une malade. Je crois qu'elle m'en voudrait beaucoup si je faisais cela.
- Mais le plus important, c’est qu’aujourd’hui vous tenez debout.
J'hoche la tête. Il a raison, mon passé m'a forgé, dans mes bons comme dans mes mauvais moments. Je suis fière de moi en étant autonome, je n'aime pas mon côté lunatique par moments qu'on pourrait qualifier de gamin.
- Bien sûr, je ne sais de quoi il en retourne. Mais vous êtes forte. Terriblement forte.
Je perds mon sourire, baisse ma tête soudainement gênée. J'ai l'impression d'entendre mon frère quand il m'a dit ces mêmes mots. Je ne me sens pas forte, je ne m sens pas courageuse... Je me sens juste victime qui essaye de se relever comme elle peut.
Je me pince un peu les lèvres mais ne dis rien. Je ne veux pas le contredire, ce n'est pas mon rôle et comme il a dit, il ne sait pas de quoi il en retourne. J'ai l'impression de sentir un léger malaise venir, mais comme à son habitude Mélodie est là pour me parler de ma magie. Cela me fait regarder le sourire, surtout quand Gabriel m'assure que je vais devenir célèbre. Il sait déjà que ce n'est pas forcément la gloire que je recherche, mais sa façon d'être aussi sûr de lui, pour un homme aussi talentueux, je dois avouer que je ne peux être que comblé.
- Tu sais Bucky, mon papa a commencé le piano très jeune.
Je le regarde droit dans les yeux, curieuse à mon tour.
- Vraiment ?
- Oui… Le piano fut ma magie à moi. Un moyen de se réfugier dans un autre univers. Plus on apprend jeune, plus l’art devient beau et facile à maîtriser tout au long des années.
Je n'y connais vraiment rien en ce genre de chose. C'est vrai que j'ai commencé la magie très jeune mais je pense que même si j'avais appris plus tard je me serais adonnée avec tellement de passion que j'aurais réussie... Du moins je me plais à le croire. Je continue de manger alors que je les laisse s'engager dans une conversation des plus étranges. La petite se demande quand je rencontrerais sa maman. Il est vrai que je ne l'ai jamais vu. Je pense qu'elle a beaucoup de boulot, ou alors la magie la laisse tellement indifférente qu'elle refuse peut-être de me voir. Cela me rend un peu triste, mais dans le fond je ne sais pas de quoi il en retourne alors je devrais éviter de me rendre triste pour ça. Et puis j'entends la petite parler de son papa qui est pas gentil avec sa maman. Cela me donne presque envie de rire mais je m'abstiens.
- Quand est-ce que Maman rencontrera Bucky ?
- Bientôt ma chérie. Bucky a une vie. On ne peut pas l’avoir tout le temps avec nous.
Je me racle un peu la gorge comme pour reprendre la parole.
- Ce serait avec plaisir... Quand cela ne vous dérangera pas bien sûr, je refuse de m'imposer...
Finalement il commence à me parler de ma famille, un sujet que j'aime plus que tout.
- Et vous avez beaucoup de frères et de sœurs alors ? Ils vivent ici… Pour avoir deux petites sœurs, je peux vous dire que c’est bien de ne pas être fils unique. Ce sont là, les meilleurs compagnons de jeux quand on est enfant.
J'acquiesse avec ferveur.
- Je ne pourrais rien faire sans eux... Ce sont eux ma force. Nous sommes neuf en tout, j'évite de dire que l'un d'eux est en fait mon fils... J'ai trois sœurs et cinq frères. Deux d'entre eux vivent à New York, le reste de ma famille habite ici.
Voilà pourquoi on a l'impression que je suis forte. Parce qu'en fait ce sont eux qui me porte au plus haut.
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Gabriel Goldstein
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MessageSujet: Re: On dit pain au chocolat, tête de noeud ! [Gabriel & Bucky]    Dim 11 Juin - 10:05

Ce petit brunch était bénéfique pour reprendre ses émotions. Surtout pour Bucky. Après une telle prestation, un tel stress. Il se disait qu’un petit moment de détente entre eux ne serait pas de refus. Au contraire, cela permettait de pouvoir se poser calmement, de pouvoir manger un petit bout tout en discutant. Gabriel aimait ces moments de répit lorsqu’il était bien loin de l’agitation du Conservatoire ou éloigné des planches de scène de sa comédie musicale. Au contraire, en présence de Mélodie et de Bucky, il avait l’impression de redevenir un homme normal, un père attentionné. Ces derniers temps, il avait cette impression que tout se perdait, que plus rien n’était comme avant. Sans doute, se mettait-il une pression monstrueuse et de ce fait, il avait l’impression de passer moins de temps en présence de sa fille. Ça lui manquait cruellement. Après tout, Mélodie était une enfant merveilleuse et des plus enjouées. Sa bonne humeur et sa spontanéité amusaient souvent la galerie quand il fallait la présenter à des amis ou bien lorsque les époux Goldstein recevaient du monde. Elle était ce petit rayon de soleil, si fragile, si prêt à s’éteindre. Et de ce fait, lorsqu’il passait du temps avec elle, Gabriel avait cette sensation de chaleur en lui agrémentée de cet aura de bonheur en ayant sa petite fille avec lui. Il était capable de donner sa vie pour elle. Et si cela avait pu être possible, il aurait également donné son cœur. Mais la vie était cruelle. Et les donations ne se passaient pas ainsi. Il devait vivre avec, autant que Delilah faisait de même. Et ça n’était jamais évident. Pourtant, ils étaient une famille. Ils s’aimaient en dépit des mauvaises impressions et des sensations d’éloignement. Et lorsqu’il évoqua celle de Bucky, il devint attentif à ce qu’elle racontait au sujet de ses nombreux frères et sœurs. Neuf, ils étaient. « C’est un sacré nombre. Mais c’est bien d’être plusieurs. Ça permet d’avoir de merveilleux compagnons de jeux. » Il se mit à sourire et ajouta « Et puis, j’imagine que les repas de famille doivent être imposants. Il doit y avoir beaucoup d’assiettes à Noël. » Du moins, l’espérait-il. En général, ses repas de fin d’année se faisaient toujours chez ses parents, en compagnie de ses sœurs, de leurs partenaires ainsi que de la famille de Delilah. Il venait peu souvent mais ne ratait jamais un Noël en compagnie de leur petite fille. C’était sacré chez eux. « Eux aussi aiment bien tout ce qui est magie ? Ou bien, ont-ils choisi une vie ordinaire plutôt que celle d’un artiste ? » Demanda-t-il en buvant une gorgée de son café. Bien sûr qu’il était curieux. Ça n’avait rien de malsain et Bucky avait toute sa sympathie.

Cependant, le brunch sembla bien vite mis de côté. Il faut dire que Mélodie fut silencieuse par la suite. Souvent, elle se contentait de rester dans son coin, de jouer en silence. Mais là, ce fut un silence pesant qu’elle rompit en posant la main sur le bras de son père. « Papa… » Gabriel se tut alors qu’il était en train de parler à Bucky et baissa le regard vers la petite blonde à bouclettes. « Qu’il y a-t-il mon cœur ? » - « Tu m’as dit qu’il fallait toujours que je dise quand j’ai mal… Et là… J’ai mal… Ici. » Elle posa sa main à l’endroit de son cœur et immédiatement, il sentit un poids affreux lui couler dans l’estomac. Mais à force d’habitudes, de prévention par les médecins, il avait appris à ne pas céder à la panique. C’était pire que tout sinon. Mélodie risquait alors de s’énerver, de laisser son cœur s’emballer avec tous les risques que cela pouvait incomber. Et il refusait. « Ce n’est rien mon trésor. Tu dois être fatiguée parce que tu n’as pas arrêté depuis ce matin. » Il laissa sa fille se blottir dans ses bras, tandis qu’il parla d’une voix apaisante pour la calmer, la rassurer et lui faire comprendre qu’au creux de ses bras, dans cette chaleur et ce bienfait d’amour, la petite n’avait rien à craindre. « Tu sais ce que l’on va faire ? On va aller payer et puis, on va rentrer à la maison et tu iras te reposer. Et puis, on te donnera de quoi cesser le mal dans ta poitrine. D’accord ? » Mélodie acquiesça doucement tandis qu’il se leva de sa chaise, souriant doucement à Bucky « Je suis désolé, nous allons devoir écourter cet agréable mauvais. Mais je pense qu’avec toute cette excitation, elle s’est un peu trop fatiguée. Un peu de repos et ça ira, sans doute, mieux. » Il avait l’habitude et c’est vrai que la petite avait l’air épuisé. « On va vous ramener chez vous. Et puis, on se reverra très vite. De toute façon, vous devez me tenir au courant si mon ami souhaite vous embaucher ou non… Sinon, elle ne va pas arrêter de me harceler pour savoir. » Il déposa un baiser sur le crâne de Mélodie qui protesta faiblement mais n’en garda pas moins un sourire tendre pour Bucky. « Oui, il faudra que tu nous dises Bucky. On est impatient de savoir. » Et quand bien même, le brunch paraissait écourté, il n’oubliait pas sa formidable prestation. Oui, Bucky Swan méritait d’être dans la lumière et de briller.
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