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 « A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage » [with Mick’hair]

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Héloïse Bennett
Admin bisounours
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MessageSujet: « A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage » [with Mick’hair]   Mer 29 Mar - 22:54

Ça y eeeeeeest ! Je suis dans la dernière ligne droite ! Et non, je ne suis pas en train de me préparer au championnat des jeux paralympiques, non je ne suis pas en train d’écrire un livre sur l’intolérance au gluten, non je ne suis pas encore prête à passer la bague au doigt de mon chéri, et non, je n’ai pas encore tué  d’humains. Mais je suis en train de venir à bout de ces nombreux examens de fin d’année. A croire, que les examinateurs éprouvent un malin plaisir à vouloir notre peau. Parce que franchement… Toute cette masse de travail, c’est abusé. J’en viens même à les haïr… Enfin parfois. Quand j’y pense… Je n’ai pas une minute à moi. Je suis tout le temps en train de vadrouiller à droite à gauche. Le boulot. La bibliothèque universitaire. Le Conservatoire. Et entre deux, j’arrive à me rappeler qu’il faut que je respire pour rester en vie. Autant dire que je n’en peux plus… Je suis au bout de ma vie, entachant fortement ma patience. Je ne le suis plus. A bout de nerfs, je m’énerve bien plus vite, je ne suis plus patiente. Y compris contre la photocopieuse parce qu’elle n’imprime pas assez vite. Et même qu’elle m’a fait pleurer cette imbécile. Elle s’est mise à me faire un bourrage papier et ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder la vase. Je me suis rendue dans le bureau de Matthew pour m’asseoir sur ses genoux et pleurer tout mon aise parce que la vie est nulle, elle est cruelle et je suis tellement stupide que j’allais, à coup sûr, tout rater. Heureusement qu’il est là lui, d’ailleurs. Parce qu’il m’aide, parce qu’il me soutient, parce qu’il m’aime. Et que d’une certaine manière, si je tiens une telle pression, c’est grâce à Matthew. C’est important. Et petit à petit, je lâche du lest au fur et à mesure que les examens finaux se passent. Il ne reste que les oraux, la présentation des dossiers, le rapport de stage et tout le tintouin. Il y a tellement à faire. Mais le plus est fait désormais. C’est d’ailleurs pour ça que je me suis octroyée mon samedi après-midi pour moi, pour aller chez le coiffeur et me rafraîchir mes cheveux, pour faire un léger balayage histoire d’éclaircir. Je tiens à être présente le jour J. C’est super important quand même.

Aussi, ai-je donc pris rendez-vous chez mon habituel coiffeur : Mickey. Lui, il est marrant. Dès la première fois que l’on s’est vu, il m’a de suite mise à l’aise et il est drôle.  Aussi, vais-je sans crainte chez lui. Prenant ma fidèle titine, je me suis donc rendue dans le quartier où se situe son salon. C’est avec un grand sourire que j’ai poussé la porte. « Bonjour… » Ai-je dit de façon discrète. Je n’aime pas me faire remarquer forcément. Et puis, je vois qu’il est occupé à finir une cliente. Aussi, je prends place dans le petit canapé pour l’attente. Dégainant mon portable, je me contente d’envoyer un message à mon amoureux, sourire béat aux lèvres. Je lui envoie un long message tout plein de romantisme, d’amour et petit cœurs, imaginant déjà sa réaction quand il lira. Il sera en train de sourire, toujours aussi beau. Forcément, rien que de penser à Matthew, ça suffit à faire apparaître une expression de pure niaiserie sur mon visage. Cet homme aura ma peau…  M’enfin, heureusement, Mickey finit bien vite et finalement, une fois que c’est fait, une fois que le petit peignoir est enfilée, je prends place «  ça va bien depuis la dernière fois ? » C’était quand la dernière fois d’ailleurs ? Une éternité parce que vu la tronche de mes pointes, je crois comprendre que le temps est passé trop vite, que mes cheveux ont eu le temps de faire n’importe quoi. Heureusement, mon coiffeur va m’arranger tout cela. Autant dire que je lui fais TOTALEMENT confiance *sighs* Mais pour l’instant, je ne remarque pas l’air soucieux de mon coiffeur. Peut-être aurais-je dû choisir une autre date ou alors, carrément quelqu’un. Dans tous les cas, c’est d’une voix enjouée que je formule mon souhait « Alors… J’aimerais bien changer, vous voyez ? Rien de bien grandiose… Je ne compte pas me teindre en blond. » Et je me mets à rire sans savoir quel sera mon destin à la suite de cela. Je suis innocente…. C’es terrible. « J’ai des examens très importants à passer à l’oral. Alors, j’aimerais déjà qu’on coupe les fourches, histoire que ça fasse propre. Et puis, j’aimerais bien avoir quelques mèches pour apporter un peu d’éclat. » j’aime bien ma chevelure sombre. J’aime bien la couleur de mes cheveux. Et contrairement à Molly, je n’ai pas changé de coiffures dix millions de fois. Alors autant dire que c’est la première fois que je touche à ma couleur de cheveux chérie. Aussi, suis-je assez pointilleuse. « Je veux vraiment quelque chose de simple…. Juste apporter un soupçon d’éclat à ma couleur. Elle est un peu terne. » J’ai eu beau demandé à Matthew, lui il n’a trouvé rien de mieux à dire qu’il me trouvait toujours belle et désirable avant de me sauter dessus. J’ai demandé à ma sœur qui m’a dit que peu importait ce que je faisais, je serais toujours aussi moche. Et j’ai même demandé à Panpan – à défaut de ma coloc – et ce dernier s’est contenté de sauter juste une fois avant d’aller se camoufler sous le lit. Je n’ai pas trop compris…. Aussi, suis-je là, je suis mon instinct. « Mickey c’est à vous ! Je vous fais complètement confiance ! » Je termine par un grand sourire. Si seulement…. * Sighs *
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: « A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage » [with Mick’hair]   Jeu 30 Mar - 1:25



Héloïse & Mickey



A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage



Ouverture du salon de coiffure, ma première cliente était déjà sur le seuil de la porte. Bon sang, je n’avais encore rien préparé. J’étais à la bourre ? Regard sur ma montre. Non, même pas d’une seule minute. J’étais même en avance, plus que d’habitude. Cependant, en m’approchant de la porte, je reconnaissais Madame Xue, une vieille chinoise qui était bien trop à cheval sur la ponctualité. Trop de ponctualité tuait la ponctualité là. Les asiatiques, voyez. C’était monsieur clichés. En plus, la vieille dame venait toujours pour la même chose : juste pour couper les pointes et un beau brushing bien bombé, plus c’était volumineux, mieux c’était à ses yeux. Elle sortait souvent de mon salon avec une choucroute sur la tête, mais c’est ce qu’elle aimait. Donc bon… No judgement. Aujourd’hui, je m’occupais seul du salon. De temps en temps, Fiona, ma jeune sœur, venait me prêter ma forte. Enfin, quand elle n’était pas dans un avion direction l’autre bout du monde. Ça lui faisait son petit job en parallèle, lorsqu’elle n’était pas en vol. Cependant, ce n’était pas un jour où j’attendais beaucoup de monde, fort heureusement. La matinée passa tranquillement. Entre Madame Xue et son brushing, Madame Allen qui avait pu se libérer entre deux procès, et Mademoiselle Mitchell qui n’avait pas de cours ce matin. C’est ainsi que la matinée avait été remplie, sans vague, que des clientes ravies de leur nouvelle coupe, ou coiffure pour la chinoise. Une petite pause déjeuner s’imposait alors. Enfin… Minuscule pause déjeuner, devrais-je dire, car je recevais une autre cliente d’ici une dizaine de seconde. Je mangeais mon sandwich jambon-beurre en regardant le carnet de rendez-vous. Madame Washington Susan, venu pour une coupe, cheveux court. Easy. Suivi de Mademoiselle Bennett Héloïse. Cette après-midi ne devrait pas être la plus intense. Sandwich fini, je changeais de registre musical en musique de fond. J’en avais assez d’entendre toujours les mêmes musiques en boucle.  J’avais d’ailleurs dans mes souvenirs que la Washington aimait les musiques zen, je créais déjà une ambiance pour qu’elle se sente chez elle à son arrivée. Ambiance créée, la quinquénaire pointait le bout de son nez. « Bonjour Madame Washington. » Et elle me répondait d’un ton charmeur de l’appeler Susan. Mon dieu, c’est vrai, depuis la dernière fois, elle avait divorcé. Jet d’œil sur son annulaire, elle ne portait plus son alliance. Son clin d’œil m’effrayait presque, mais je pense surtout qu’elle me prenait pour un de ses potes, me pendant certainement gay. Et c’était dingue le nombre de fois où ça arrivait. Les femmes me racontaient alors toutes leurs histoires les plus intimes, leurs problèmes de nanas comme si je pouvais les comprendre et me rallier à leurs causes. Mesdames, je ne suis vraiment pas gay, j’aime les femmes ! avais-je envie de crier. Mais après tout, ça devait les mettre plus en confiance de penser que leur coiffeur était homosexuel. Et puis, c’était rentré dans les meurs, les coiffeurs étaient forcément attirés par les hommes. Elles ne se doutaient certainement pas que les hommes pouvaient également devenir coiffeur suite au décès de leur femme et de l’héritage qu’elle avait laissé. Non, ça, ce n’était pas imaginable.

Puis l’heure passa, tranquillement, rafraîchissant la coupe de cheveux de la fraîchement divorcée. Alors que mon prochain rendez-vous arrivait tout juste. Mon regard se retournait alors sur la brunette, lui adressant un simple sourire pour lui montrer que je l’avais bien vu. Lui précisant ensuite que j’en avais bientôt fini, qu’elle n’attendrait pas longtemps, par un simple regard. Ouais, j’aimais penser qu’on me comprenait par le regard, comme une transmission de pensées. Dernier coup de sèche-cheveux, elle était prête. « À bientôt Susan. » saluais-je à la quinquénaire, tout en lui redonnant ses affaires et prenant celles de Mademoiselle Bennett. « Salut Héloïse, ça va parfaitement bien et toi ? » lui demandais-je accompagné d’un large sourire. Cette cliente, je l’aimais bien, bien qu’elle ne venait pas tous les quatre matins. Elle était douce, souriante et toujours de bonne discussion. Je l’invitais alors à s’installer sur un siège. « Alors, dis-moi tout ! » dis-je à la brunette, récupérant par la suite toutes les informations nécessaires. Pas de blond, coupe des fourches, que ça fasse propre, quelques mèches pour l’éclat, quelque chose de simple… Eh bien, rien de bien compliqué ! « Hey, Héloïse, tu me fais confiance, hein ? » lui demandais-je alors, sentant comme une appréhension de sa part. Après tout, jamais elle n’était partie déçue ou énervée. Pourquoi serait-ce le cas aujourd’hui ? « Ne t’inquiète pas, on va faire tout ça. Tu seras ma-gni-fique le jour de ta remise des diplômes, c’est moi qui te le dis ! » m’exclamais-je d’un ton beaucoup trop féminin pour un bonhomme comme moi. Après tout, je comprenais pourquoi je pouvais passer pour un homosexuel. Ça devait être le fait que je sois dans un salon de coiffure, je changeais radicalement, me féminisant sans le vouloir réellement. Je tutoyais toutes mes clientes, quel que soit l’âge et les invitait à faire de même. Premièrement, parce que je n’étais pas fan du vouvoiement ; et deuxièmement, parce que je trouvais ça plus sympa et qu’on était assez intime pour qu’elle me laisse avec confiance leurs cheveux. Ça, c’était de la confiance, croyez-moi. Car les femmes sont plus qu’attachées à leurs cheveux ! Je connaissais même des femmes qui n’allaient jamais chez le coiffeur, de peur du changement ou que le professionnel se rate. Laissant Héloïse face au miroir, je me dirigeais vers le coin des colorations. D’un coup soudain, je repensais à ce que m’avait annoncé Nekuia il y a de ça quelques jours, une nouvelle dont je ne m’étais toujours pas remis. Expulsée… Non, jamais je n’accepterais. La tête ailleurs, je tendais alors la main pour prendre une coloration qui me semblait plus claire que la teinte actuelle de la jeune femme. Elle voulait éclaircir sa couleur de cheveux après tout ! Je me redirigeais alors vers Miss Bennett, mélangeant la coloration dans la petite coupelle à l'aide de mon pinceau, commençant ensuite à appliquer la coloration sur quelques mèches. « Alors Héloïse, quoi de beau ces derniers temps ? En dehors du fait que tu vas recevoir ton fameux diplôme, bien sûr.» lui demandais-je afin d’initier une conversation plus approfondie. Parce qu’après tout, on avait bien pour une heure ensemble, voire deux.


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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage » [with Mick’hair]   Sam 8 Avr - 23:01

Je suis super motivée à me refaire un ravalement de la coiffure. Et qui plus est entre les mains de Mickey. Je l'aime bien d'ailleurs. Il est vraiment gentil. Et super à l'écoute aussi. Il est toujours plein de bons conseils. C'est vraiment une petite perle et je ne compte pas lui faire d'infidélités ou le changer. Mon coiffeur je l'aime et je le garde. D'ailleurs, c'est fort enthousiaste après lui avoir dit que j'allais bien, que je me lance dans ce que je souhaiterais. C'est vrai que j'ai envie de changer un peu. Mes cheveux sont beaux et brillants mais j'ai envie d'éclaircir d'un peu, de changer en comparaison à ce que j'ai d'ordinaire. J'ai tellement envie d'être belle aux yeux de Matthew. Quand bien même, il me le dit tout le temps, j'ai envie de l'être encore plus à ses yeux. Et puis, avec les oraux qui vont arriver, j'ai encore plus envie d'en jeter, d'être classe et pimpante. C'est ce que ces examens me tiennent à coeur ! C'est la dernière ligne droite pardi ! Et quand Mickey me demande si je lui fais confiance, bien sûr que j'acquiesce et confirme ses dires. Carrément que je lui fais confiance. Je n'ai jamais douté de lui, ni de son talent. Et d'ailleurs, il est rassurant en me confirmant que je serais magnifique pour la remise des diplômes. « Oh non ce n'est pas encore la remise des diplômes mais juste j'ai des oraux à passer. Et autant être classe ! » Je réplique en me riant allègrement. Il faut dire que sa façon de faire assez efféminée me conforte encore plus dans ce choix de coiffeur. Non parce que ça m'aurait terriblement mise mal à l'aise d'être coiffé par quelqu'un qui aurait pu avoir des vues sur moi - peut-il voir mon décolleté d'en haut ? - ne sait-on jamais. Non pas que je me prends pour une bombe sexuelle. Mais les hommes me mettent mal à l'aise. Qui plus est, encore plus depuis que je suis un petit ami dont le troisième prénom est jalousie (le deuxième c'est Monsieur Sexy) D'ailleurs, quand je lui ai dis que j'allais chez le coiffeur, j'ai fait la bourde de dire que j'allais voir Mickey. Forcément, j'ai eu droit à l'interrogatoire par sms. À force, je connais Matthew par coeur, et je sais quand il n'est pas content. Ses réponses du style « Mouais. » ou alors « J'espère qu'il coiffe bien. » ou même « comment tu sais qu'il est homo ? » Non parce qu'il a fallu je lui dise cela pour le convaincre que non, Mickey ne va pas me sauter dessus, ni me séduire. Il va me rendre magnifique. Et Matthew il va tellement aimer le résultat final, qu'il va oublier le fait que je suis allée me faire coiffer chez un homme. Peut-être qu'il boudera pas. En même temps, je lui ai envoyé de ces sms emplis d'amour et de tendresse, il ne peut PAS m'en vouloir éternellement. Je refuse. Et quand bien même, il continue de bouder, j'emploierai la manière forte. *Rires*

Lorsque Mickey s'en va préparer la coloration, je réfléchis à cette tête que je vais avoir lors du résultat final, mais c'est de courte durée jusqu'à ce qu'il revienne. Et on peut commencer. Pendant qu'il travaille, il me demande alors ce que je raconte de beau depuis ce temps. « C'est vrai que ça fait une éternité que je ne suis pas venue vous voir ! » Je ris doucement. « Et bien que dire de beau, à part que je n'arrête pas en ce moment entre mes études et mon boulot en alternance. Mais je ne regrette pas ... Grâce à tout ça, je vais pouvoir devenir une grande éditrice. M’enfin là, je suis donc dans les examens finaux. Et j’ai hâte de finir… Ça me met un pression de dingue d’ailleurs ! » Et puis, j'ai pu connaître le véritable amour et ce n'est pas rien. C'est même au-delà de tout, tant Matthew m'apporte dans ma vie. D'ailleurs, quand on parle du loup, mon visage s'éclaire soudain et j'ajoute : « Oh et j'ai un chéri maintenant ! Depuis Octobre ... » C'est l'événement du siècle. C'est la plus belle chose qui me soit arrivée et forcément, rien que de parler de Matthew, je sens mes joues me brûler, mes yeux ne doivent être que deux diamants brillants de mille feux – un peu comme les héroïnes de mangas hurlant « kawaaaai » - et même ma voix s’échauffe un peu plus. C’est sans doute l’effet McGregor comme je ne cesse de le répéter au principal intéressé. « Et il est vraiment merveilleux ! On est très amoureux l’un de l’autre, vous savez ? » Bon peut-être qu’il s’en fout mais qu’importe, je suis lancée et quand la machine est en route, on ne m’arrête. « Et en plus, il est vraimeeeent trop beaaau ! Attendez, je vous montre une photo ! Ah… ça c’était au Japon ! » Je déclare en lui montrant une photo que j’ai prise de lui pile au moment où il s’est tourné vers moi, sourire aux lèvres. La beauté absolue et qui chavire mon cœur. « Il s'appelle Matthew et c'est l'amour de ma vie ! Mais pas touche ! Il est à moi ! » J’ajoute avec un petit rire discret, me disant qu’il est tellement beau qu’il pourrait tout autant taper dans l’œil de mon coiffeur. Or, il est hors de question que l’homme de ma vie – oui, c’est l’homme de ma vie d’abord ! – ne s’enfuit vivre une romance avec mon coiffeur. Aussi, je préfère mettre les holas. Non parce que Mickey, je l’adore mais je sais qu’il aime les hommes – parce que c’est un coiffeuuuuuur #préjugésdemerde – et que franchement… voilà quoi. M’enfin, je continue à babiller dans mon coin, ne remarquant pas les réactions de mon partenaire tandis que je range mon téléphone. « Et vous Mickey que racontez-vous de beau depuis tout ce temps ?! Les affaires marchent bien ?  »

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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: « A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage » [with Mick’hair]   Ven 21 Avr - 13:02



Héloïse & Mickey



A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage



Ma tête était ailleurs, mes pensées n’étaient pas concentrées sur le travail, mais bien sur autre chose. C’était beaucoup trop récent pour ne pas y penser, avoir l’esprit tranquille. Un avis d’expulsion, c’est grave. Un mariage, ce n’est pas à prendre à la légère. Parce que, ouais, j’avais quand même fini par demander Nekuia en mariage pour arranger sa situation. Est-ce que j’étais fou ? Assurément. Mais je savais que j’étais en capacité de pouvoir faire quelque chose et arranger tout ce bordel qui s’était installé à la suite de l’ouverture de ce courrier. Je l’entendais encore me dire qu’elle allait être expulsée, qu’elle allait devoir rentrer en France. J’avais dit non, ce n’était pas possible. Tout simplement pas possible. Puis nous avions fini sur de belles paroles : devoir s’acheter des billets et s’envoler pour Las Vegas. C’était la meilleure des solutions, la plus simple et la plus rapide surtout. On allait décoller d’ici quelques jours seulement. Je n’arrêtais pas d’y penser. Mais pas le genre de choses dont on pense quand on va réellement se marier par amour, du style « Mon dieu, je vais demander à qui pour être mon témoin ? » parce que la question ne se posait pas, étant donné qu’on avait pas le temps pour ça, ou bien « Je vais faire comment pour péter durant le mariage ? Parce que bon, je serais toujours entouré d’un tas de gens… » et c’est véridique, je m’étais posé la question pour mon mariage avec Haley, ou encore « Est-ce qu’elle aura une jarretière sous sa robe ? » à presque en devenir dingue d’avance. Mais non, je ne me posais pas ce genre de questions, parce que je m’en tapais carrément la cacahuète. Je me posais plutôt des questions du style « Faut-il absolument que je mette une cravate ou un nœud pap’ ? » parce que bon, ce n’est pas comme si c’était un mariage de dingue, « Est-ce qu’il sera possible d’avoir Elvis qui chante avec nous pour la cérémonie ? » parce que j’étais un grand fan de Mister Presley, ou alors « J’espère que Nekuia sera belle dans sa robe, sinon j’serais deg’ de me remarier pour ça… » sur le ton de l’humour. Ce n’était pas le même délire, on est d’accord. Et même quand je coiffais mes clientes, je pensais sans cesse à ce mariage en approche, et cette expulsion qui arrivera inévitablement si ce mariage n’a pas lieu. Mais il aura lieu, j’avais même commencé ma valise. Il le fallait. Je ne pouvais pas perdre Nekuia. Pas une autre perte…

« Oh non ce n'est pas encore la remise des diplômes mais juste j'ai des oraux à passer. Et autant être classe ! » Comme quoi, j’avais vraiment l’esprit ailleurs. J’avais dû l’écouter à peine… J’avais dû faire le rapprochement de « fin d’année » avec « remise des diplômes » alors que la brunette n’en était pas encore là. J’avais feinté une connaissance sur sa personne, alors que pas du tout. Bon, bien sûr, je n’allais pas lui dire que j’avais la tête ailleurs ces derniers temps. Tout d’abord, parce qu’elle devait sûrement s’en battre la coquillette. Et deuxio, parce que ce n’est pas forcément rassurant quand un coiffeur touche à tes cheveux en disant qu’il n’est pas en pleine concentration parce que ses pensées s’évadent constamment. Ouais, y avait mieux. D’autant plus qu’une femme qui va chez le coiffeur est de base stressée. Ne me demandez pas pourquoi, mais elle flippe toutes d’avoir un résultat catastrophique alors qu’elle prête quand même leur tête à un professionnel. Et si la personne est professionnelle, ça veut bien dire une chose : qu’elle fait bien son travail, que c’est son métier. Et puis, je n’avais encore jamais raté quelqu’un. Aucune cliente n’était jamais revenue pour demander réclamation ou que sais-je parce que je l’avais soi-disant ratée. Aucune. Toutes avaient toujours été ravies du résultat. Alors c’est que je devais bien faire mon travail, ma foi.

J’étais ensuite parti faire la coloration que j’appliquerais sur les cheveux que la ravissante Héloïse. L’étudiante en lettres commençait alors à me raconter les dernières nouveautés de sa vie. Et il devait y avoir de nouvelles choses trépidantes à raconter, parce que ça faisait un moment que je ne l’avais pas vue au salon, qu’elle n’était pas venue pour que je m’occupe de sa chevelure. « Mais tu vas gérer tes examens finaux, hm ? D’autant plus avec un passage chez le coiffeur, tu vas cartonner ! » Ouais, il n’y avait aucun rapport, et alors ? Quoique. Une femme qui sort de chez le coiffeur a plus d’assurance et réussie pense réussir mieux ce qu’elle aurait tout autant réussi sans être passée chez le coiffeur. Mais après, c’est une question de psychologie. Et elle semblait particulièrement fière de me parler de son petit-ami qu’elle a depuis octobre. Allant même jusqu’à me montrer une photo du fameux chéri dont elle paraît plus qu’amoureuse. Sa remarche eu l’effet de me faire rire, alors que j’appliquais continuellement la coloration sur les cheveux de la belle. « Ohlala, ne t’en fais pas. Je ne te le piquerais pas l’amour de ta vie, ça ne risque pas ! » Comprendre par-là que je ne suis pas homosexuel et que ça ne risquait aucunement que je lui prendre son amoureux. D’ailleurs, je ne comprenais pas spécialement pas pourquoi, mais certaines femmes semblaient croire que j’étais attiré par les hommes. Alors que non, bien au contraire. Mais il paraît que ça rassure les femmes de croire que leur coiffeur est homosexuel. Apparemment, les hommes gays ont un sens plus développé de l’esthétisme et comprenne mieux les femmes… Laissez-moi rire ! « Les affaires marchent super bien, je n’ai que des retours positifs ! » commençais-je d’abord à répondre avec un large sourire à Héloïse. C’est vrai que de ce côté, il n’y absolument rien à dire. « Mais c’est plutôt au niveau privé que j’ai quelques petits embêtements. » confessais-je d’une petite voix. Mon salon de coiffure se transformait souvent en lieu de confessions en tous genres, ou alors en défouloir. Et alors que les clientes racontaient leurs nouvelles péripéties dans leur vie, elles me demandaient à chaque fois en retour, comme si ça les intéressait sérieusement. Mais ça favorisait le rapprochement avec la clientèle et la fidélisation de celle-ci à ce qu’on m’a dit, mais je ne le faisais jamais dans cet optique. « J’ai une amie qui a quelques petits soucis et ça me tracasse. » expliquais-je en minimisant la gravité de la chose. Application de la coloration finie, je retournais déposer ma petite coupelle plus loin avant de revenir. « Allez, on laisse poser un moment désormais. Tu veux un café ou un thé en attendant ? » lui proposais-je, c’était le grand luxe ici.


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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage » [with Mick’hair]   Lun 1 Mai - 22:36

Je deviens toute guimauve à présenter Matthew à mon coiffeur. En même temps, j’ai un chéri merveilleux alors pourquoi ne devrais-je rien dire à son sujet ? Il mérite tellement qu’on parle de lui, que le monde entier sache quelle personne admirable il est. Parce qu’aux premiers abords, il n’est tellement pas aimable et chaleureux. Alors qu’avec moi, il n’est que regards et gestes tendres. Il est mon univers, les étoiles et ma galaxie. Et je l’aime tellement que de ce fait le présenter à Mickey est naturel. Bon, il faut dire aussi que comme il vit avec ma cousine, Nekuia, forcément, il mérite d’être au courant. J’avais bien dit à cette dernière qu’il s’agissait d’une histoire secrète et que pour l’instant ne devait le savoir. Bien sûr, je suis tellement sur un petit nuage que tout le monde sait que je sors avec Matthew McGregor aka mon patron. Et le styliste des cheveux n’échappe pas à la règle. Et je suis toute enthousiaste à l’idée de lui présenter quelques photos de cet homme magnifique. Déjà mon regard s’éclaire, mes yeux brillent et tout fait « cuicui » autour de moi. La seule ombre au tableau, c’est que cet homme dont j’expose les photographies de mon chéri, est gay. Enfin je le crois. Mais c’est amusée, que je le mets en garde de ne pas me le piquer. Bien sûr, Matthew ne mange pas de ce pain-là, mais quand même. Et c’est tout sourire et plein de rires qu’il me répond de ne pas m’inquiéter, que de toute façon, il ne me piquerait pas. Me voilà soulagée quand bien même, je le crois toujours gay. Dans mon esprit innocent, je pense plus à l’idée que mon coiffeur est un homme bien qui sait respecter les gens et sait qu’il ne faut pas leur enlever leur bonheur. Aussi, de cette façon, je suis rassurée quant au fait qu’il ne fera pas une fixation sur mon chéri, tout comme je me dis qu’il est un homosexuel très gentil d’ailleurs. Je me demande si Nekuia l’a présenté à ma mamie ou non ? Tiens… Voilà, une bonne question. Et d’ailleurs, est-ce que Mamie Bennett ne le trouvera pas un peu maigre ?
 
Fort heureusement, la conversation continue et je l’interroge concernant le salon de coiffure en espérant qu’il marche bien. Je suis ravie de savoir que tout aille bien. Même si du côté privé, tout ne semble pas aller pour le mieux. J’observe le visage de Mickey avec une mine désolée et interrogatrice tandis que continuant l’application de la couleur blonde, il continue à m’expliquer qu’une amie à lui a des soucis. Sur le coup, je dois dire que je ne pense pas à ma cousine. Dans ma tête, je me dis que tout va bien pour ma Nekuia, qu’elle m’aurait dit si quelque chose n’allait pas. Bon c’est vrai qu’actuellement, je suis très prise par mes examens et mes révisions. Mais quand même ! « Jespère que ce n’est pas quelque chose de grave Mickey… » Je demande d’une voix inquiète. Je l’aime bien mon coiffeur, et de ce fait j’espère sincèrement que tout ira mieux pour elle. « Enfin, il doit certainement y avoir une solution… » Et je le lui souhaite. Quand bien même, j’ignore de quoi il en retourne. En tout cas, la coloration est bien posée et Mickey m’indique qu’il faut laisser reposer désormais. « Ça marche ! » Je m’exclame enthousiaste quand il me propose de boire un thé ou un café en attendant. « Un thé s’il vous plait. » Et je le laisse s’en aller afin de me préparer tout cela. Pendant ce temps, je m’occupe d’envoyer un message à Matthew. Il est chez lui aujourd’hui, confiné au repos forcé suite à son accident de voiture. Bien sûr, c’est quelque chose que je n’évoque pas à tout le monde. Parce qu’il va bien, que c’est simplement la voiture qui est morte. Qui plus est, mon chéri vit mal de devoir rester à la maison et de se reposer. C’est quelque chose qu’il ne connaît pas habituellement. Aussi, je lui confirme qu’après le coiffeur, je viendrais directement le voir chez lui afin qu’il puisse voir ma nouvelle coupe de cheveux et ma couleur. J’ai vraiment hâte et en attendant, je remercie Mickey lorsqu’il arrive avec le thé. Je bois une gorgée tout en lisant un magazine tranquillement. Il faut dire que ça prend du temps pour que la coloration agisse et pendant ce temps, Mickey s’occupe d’une autre cliente. Quand il estime que le temps est écoulé, il revient vers moi, m’invitant à me lever et à aller au lavabo. Je m’installe fort enthousiaste à l’idée de voir ce que la couleur aura fait. « Ohlala comme j’ai hâte de voir ça ! » Je lui dis tandis que je me colle contre le lavabo et qu’il commence le shampouinage. Sourire aux lèvres, je ne me doute absolument de rien. Ni lui d’ailleurs. « Et comment va ma cousine Mickey ? Il faudra que je l’appelle un peu mais avec ces révisions et ces examens, je n’ai plus une minute à moi. Vivement que tout soit fini ! » Et on continue de parler quand il finit de me laver les cheveux. Je me lève serviette sur la tête et je me dirige vers le fauteuil sans miroir. Oui, c’est une spécialité du salon. Me coiffer sans rien voir jusqu’au résultat final. Aussi, je me laisse donc être séchée tranquillement, tellement impatiente de voir ma nouvelle tête une fois qu’il m’aura séché les cheveux et coiffé. « Alors alors… ? Comment ça ? ça me va ? C’est horrible de ne pas mettre de miroir ! » Dis-je dans un grand éclat de rire. Et croyez-moi, je vais beaucoup moins rire.
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: « A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage » [with Mick’hair]   Mer 24 Mai - 18:21



Héloïse & Mickey



A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage



Héloïse, c’était un peu la nana qui vivait constamment dans le monde des Bisounours, mangeant de la guimauve à chaque repas sans jamais être réellement rassasiée, faisant caca des paillettes. Elle avait toujours un sourire greffé sur le visage, et dès qu’elle rentrait dans une pièce, tout s’illuminait d’une façon incroyable. Elle rayonnait. Elle était toujours radieuse, avec une pêche d’enfer qui ne pouvait être que communicative. En général, du moins… Aujourd’hui, je n’étais pas dans mon assiette, j’étais plutôt préoccupé. Préoccupé par ce qui arrivait à Nekuia… Ce fameux papier, cette lettre annonçant son expulsion du pays si jamais sa situation n’était pas arrangée dans le mois qui suivait. Soit : impossible. Il n’y avait qu’une solution, et celle-ci semblait délicate et terriblement risquée. Risquée pour elle, comme pour moi. S’ils s’apercevaient de la supercherie… Nous serions cuits. « Enfin, il doit certainement y avoir une solution… » Oh oui, il y en a une, mais quelle solution… Je n’osais même pas lui répondre. De toute façon, que pouvais-je répondre ? « Oh bien sûr qu’il y en a une de solution : je vais me marier avec ta cousine ! Allez, on passe au shampoing ? » Non, je ne pouvais pas lui dire. Et puis, si Héloïse n’était pas au courant de cette histoire, je ne pouvais pas vendre la mèche. Si elle avait été au courant de toute cette histoire, elle m’en aurait sûrement parlé dès son entrée dans le salon. Je ne pouvais rien dire à Miss Bennett, la cousine de Nekuia. Après tout, c’était à Nekuia de le faire. Et puis, c’était si récent qu’elle n’avait pas eu le temps d’en parler à Héloïse certainement… Si encore elle voulait en parler, ou plutôt garder cela secret pour ne pas affoler tout le monde car il y avait encore possibilité d’arranger tout ce merdier. Oui, il fallait arranger tout ça. Et pour cela, nous allions partir à Vegas pour se marier rapidos, ni vu ni connu, pour que l’Etat comprenne qu’il faut la laisser tranquille. Mais se marier juste après avoir reçu un tel courrier était terriblement suspect, et cela pouvait entraîner beaucoup de complications. Nous avions tout vu en détails avec Nekuia, tout ce qu’il pouvait arriver suite à cela. Nous étions préparés à recevoir une visite à l’appartement pour voir que tout était en ordre : partage d’un toit commun, connaissances sur l’autre et tout le bordel qui va avec. Nous étions prêts, prêts à endurer tout cela. Si c’était pour qu’elle reste sur le territoire américain, j’étais prêt à tout affronter…

Revenant vers la demoiselle après qu’elle ait bu son thé, feuilleté des magazines et que les cheveux se soient bien imprégnés de la couleur, je la faisais passer au bac pour un petit coup de shampoing. Mademoiselle installée, je débarrassais ses cheveux du produit colorant afin d’en voir la couleur. « Ce n’est pas trop chaud ? » demandais-je à la jeune femme en parlant de la température de l’eau. J’avala ma salive difficilement en passant un coup d’eau sur sa chevelure. Bordel… C’était censé être aussi clair ? Héloïse était euphorique, comme toujours, ayant hâte de voir le résultat. Elle souhaitait du blond ? Il ne me semblait pas pourtant… Qu’est-ce que j’ai foutu ? Je continuais de shampouiner l’étudiante, espérant que ce ne soit pas trop clair pour elle. Pourvu que ce soit châtain clair et non du blond, sinon je sens que ça va être la catastrophe… « Et comment va ma cousine Mickey ? Il faudra que je l’appelle un peu mais avec ces révisions et ces examens, je n’ai plus une minute à moi. Vivement que tout soit fini ! » Et rebelote sur le sujet Nekuia. J’eu un nouveau coup de chaud. Que devais-je lui répondre ? « Non, elle a reçu un avis d’expulsion. Mais ne t’en fais pas pour ça, on va se marier dans quelques jours pour arranger tout ça ! » ? Non, je ne pouvais pas… « Oh, ma foi… Tu connais Nekuia… » répondais-je stupidement, ça ne voulait absolument rien dire, mais mieux valait ne pas trop en dire… Je préférais dire n’importe quoi et qu’elle ne cherche pas plus loin, se disant simplement que son coiffeur à des réponses spéciales. « Mais tu devrais l’appeler, oui. Ça lui fera plaisir. » ajoutais-je afin de dire quand même quelque chose de logique, constructif et pas trop idiot. Cheveux complètement lavés, je la redirigeais vers les fauteuils. Mon dieu, faites que le résultat soit réussi, parce que ça me paraît quand même très clair… Sèche-cheveux en main, je commençais à sécher les cheveux de la brune devenant au fur et à mesure toujours un peu plus blonde. Bordel… J’ai merdé dans la coloration… Où avais-je la tête ? « Alors alors… ? Comment ça ? ça me va ? C’est horrible de ne pas mettre de miroir ! » me demandait une Héloïse toujours plus impatiente et enthousiaste de voir le résultat. Je m’arrêtais un instant, bloquant complètement sur sa chevelure. J’attrapais mon menton entre mes doigts pour réfléchir sur ce que j’avais bien pu boutiqué. Là, j’me suis carrément chier. Y a une couille dans le pâté. « Tu voulais un peu plus clair, c’est bien ça ? » redemandais-je à Héloïse afin d’être sûr. Parce que si elle voulait que ce soit plus clair, elle pouvait être sûre que ce serait plus clair… Beaucoup plus clair… « Héloïse… Je ne sais pas comment te dire ça… Je crois que j’ai eu la main lourde, ou… Je ne sais pas… » dis-je d’une petite voix en la faisant se diriger vers un miroir.


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MessageSujet: Re: « A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage » [with Mick’hair]   Dim 11 Juin - 10:17

J’ai toujours trouvé ça amusant de comparer les coincidences et les rencontres survenant dans une vie. Ça m’a toujours plu de réaliser avec du recul par quels chemins nous sommes passés pour pouvoir nier telle ou telle relation avec une personne et s’apercevoir qu’avant que la rencontre ait eu lieu, beaucoup de choses se sont produites. Et forcément, ce chemin et ces évènements ont fait que telle ou telle relation ait pu naître à partir de rien. J’ai toujours considéré la vie comme une succession de carrefour, un rendez-vous comme m’a dit Matthew une fois. Et c’est un peu la même chose avec Mickey. S’il n’avait pas été le colocataire de ma cousine Nekuia, forcément, je n’aurais pas fait sa rencontre, car son salon ne se trouve absolument pas sur mon chemin habituel pour les cours ou autre. Et pourtant, il est devenu mon coiffeur attitré et j’ai toujours trouvé ça bien de faire fonctionner le commerce d’une personne que je connais. Ceci dit, ce n’est pas avec moi qu’il s’enrichit. Je me suis toujours bornée à une petite coupe sage, à égaliser mes mèches, un shampooing, le séchage et hop, tout était emballé. Autant dire que la coupe ne revenait pas à trop cher, d’autant plus qu’en étant étudiante, je ne pouvais me permettre de dépenser trop. A l’inverse de Molly… Mais ma sœur, c’est autre chose. Si elle devait choisir entre se nourrir exclusivement de pâtes et pouvoir s’acheter des robes, le résultat est … Qu’elle a une sacré garde-robe. Alors que moi… Bah voilà, je suis plus casanière, plus économe. Aussi, qu’aujourd’hui, je demande une légère coloration, c’est la fête du slip ! Il va pleuvoir des poules et comme dirait Molly, il faut aussi faire péter la bouteille de champagne. Non parce que là, c’est tout nouveau, je demande quelque chose que je n’ai JAMAIS fait. Et je crains un peu le résultat tout en ayant hâte. Il faut dire qu’avoir un petit-ami, ça change la vision de beaucoup de choses. Et j’ai envie d’être belle à ses yeux, de briller juste pour lui et rien que pour lui. L’amour, ça rend guimauve. Et voilà que je me retrouve à faire des choses insensées.

Lors de l’étape du shampooinage, je brûle d’excitation à l’idée de voir le résultat final. Je suis sûre que je vais A-D-O-R-E-R, aussi pour combler l’impatience, je pose tout un tas de questions concernant ma cousine. Bien sûr, ne voyant pas le visage de Mickey, je ne peux, en aucun cas, deviner le trouble le saisissant. Au contraire, je souris comme une godiche fort occupée à sentir les doigts enlever toute trace de produit à coloration. « Vous avez raison, je lui passerai un coup de fil quand je sortirai de chez vous ! » Je dis avec enthousiasme. « On a tellement passé de temps ensemble. Je nous revois en France pendant les vacances d’été, comme nous nous amusions ! » Bon le plus souvent, Nekuia et Molly s’amusaient souvent de mes réactions naïves mais depuis, nous avons grandi et nos rapports ont évolué. Je n’en garde pas moins des souvenirs. Et puis, ma cousine est quelqu’un de très important pour nous. Quand bien même, nous n’avons plus de contact avec sa mère – et à juste titre – ma mamie a toujours été aux petits soins pour elle. C’est un peu comme ma sœur mais moins effrayante que Molly. Moins chiante aussi. Mais ça, j’évite de le dire. « Faudra trop qu’elle vous présente à ma grand-mère ! Elle va vous trouver maigre et vouloir vous engraisser comme une oie ! » Forcément, je ris parce que c’est le chic de ma mamie ça. Lorsqu’elle a rencontré Matthew, cette dernière a jugé qu’il était trop maigre alors que pourtant, il est parfait. Toutefois, dans la suite logique des évènements, je finis par douter d’une possible présentation de mon coiffeur à ma mamie.
A vrai dire, tout part alors en sucettes.

C’est le ton de Mickey qui m’alarme. Au début, il se contente de me redemander ce que je voulais et à ce stade, je ne m’inquiète pas trop. « Oh légèrement plus clair. Je tiens à ma colère brune. Mais je voulais quelque chose qui donne un peu… hmmm.. D’éclat à ma couleur naturelle ! » Je pépie innocemment sans me douter que le sourire va disparaître. Et pour cause, vu la façon dont il parle, je me fige ne comprenant pas forcément. Mon cœur bat déjà comme un fou et j’ai presque une mauvaise sensation me parcourant la colonne vertébrale. « Que se passe-t-il ? » Je finis par demander lorsqu’il m’avoue avoir eu la main lourde sur le dosage. LA MAIN LOURDE ? Je ne comprends pas ce qu’il sous-entend par « la main lourde ». Je finis par me lever, tirée de force par mon coiffeur m’amenant devant un miroir. Et là, coup de tonnerre !!! C’est le drame. « OH MON DIEUUUUU !!!! » Je hurle en plaquant mes mains sur ma bouche, retenant le cri strident menaçant de franchir mes lèvres. BLONDE. JE SUIS BLONDE. VOILÀ CE QUE JE PEUX OBSERVER ! Je reste tétanisée devant mon propre portrait et cette couleur platine que… Que… Oh mon dieu, je suis trop choquée. « Mais.. Mais… C’est… » Je n’arrive même pas à parler tant je me sens sidérée par ce que je vois. A ce rythme là, je ressemble à l’actrice jouant dans Sense8, autant dire que ce n’est PAS ce que je voulais ! « Mickey… » Je gémis doucement. « Légèrement plus clair ne voulait pas dire que je voulais du blond platine… » Fronçant, les sourcils, un détail finit par me sauter à la figure et je me décompose un peu plus. « En plus, cette semaine… J’ai des oraux… Je vais faire comment moi… je ressemble à une frite là. Toute blanche. Toute blonde. Je fais aguicheuse comme ça… C’est horrible… » Et voilà que ça en est, je me mets à pleurer en enlevant le petit peignoir que je portais. « Et moi qui vous appréciait tant par amitié pour ma cousine ! Vous avez ruiné ma vie entière. A cause de vous, je suis laide, horrible, blonde. A cause de vous, je vais rater mes oraux parce qu’ils ne vont pas aimer ma couleur. A cause de vous, peut-être même que mon petit-ami ne va pas aimer et me quittera sur le champ. A cause de vous… » Et là, j’éclate franchement en sanglots et ajoute d’une voix devenue aigue, tout en me dirigeant vers la porte d’entrée et prenant mon sac à main : « JE VOUS DÉTESTE ! »

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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: « A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage » [with Mick’hair]   Ven 16 Juin - 1:17



Héloïse & Mickey



A défaut des cheveux, les yeux sont les mamelons du visage



La discussion avait dévié sur Nekuia, sa cousine et ma colocataire. L’étudiante me racontait alors une petite anecdote sur leurs vacances en France. Ainsi, je les imaginais toutes les deux, petites, s’amusant ensemble… En France. « Nekuia s’y plaisait en France ? Enfin… Elle aimait bien ? » demandais-je alors à la cousine de ma meilleure amie. Après tout, autant profiter de l’occasion pour arriver à avoir des informations sur la vie de Nekuia en France, elle en parlait tellement peu… Apparemment, à l’entendre, elle avait en horreur la France et ne souhaitait absolument pas y retourner. Et dans la bouche d’Héloïse, ça avait l’air d’être si sympa. Après tout, nous allions peut-être être découverts avec Nekuia, et elle devra peut-être y retourner de la manière forte.

Nom d’un travers de porc ! Là, j’avais merdé. Mais quand je dis « merdé » c’est pas un « oh, mince alors, j’ai mis du chocolat au lait au lieu du chocolat noir » en pleine session cuisine. Genre, dans ce cas-là, ça n’aurait pas été bien grave. Au pire du pire, j’aurais refais le gâteau. Mais t’façon je ne cuisine pas, sauf le rôti de dindonneau à la sauce gribiche, mais ce n’est pas un gâteau, donc : aucun rapport. Mais là, on était dans un salon de coiffure. Et là, il était sujet de chevelure. Et les cheveux, c’est genre SUPER SACRÉ pour les femmes. Je le savais. Je faisais toujours très attention à ne rien rater. Habituellement, tout le monde sortait ravi de mon salon. Tout le monde adorait sa nouvelle coupe, sa nouvelle couleur, son nouveau balayage… Ou encore son simple brushing pour madame Xue qui faisait penser qu’elle avait une choucroute sur la tête. A ce moment-là, je me demandais pourquoi j’avais bien repris le salon de coiffure d’Haley ? Parce que je l’aimais, ok, j’avais directement trouvé la réponse. Certes. Mais j’étais actuellement très très mal. Très mal vis-à-vis d’Héloïse Bennett qui était une flippée de la coiffure. Et ça, je le comprenais parce qu’elle n’aimait pas changer ses habitudes, n’osait rien d’extravagant et restait toujours dans son petit cocon de sécurité. J’avais également pu le comprendre par les nombreuses répétitions de ce qu’elle souhaitait pour ses cheveux aujourd’hui. Juste un léger éclaircissement de couleur. Pour de l’éclaircissement, elle n’allait pas être déçue du voyage. Elle allait juste… Me massacrer. Sa réaction ne se fit pas attendre. Entre choc, déception, colère et re-surprise… Tout y passait. Je sentais que ma fin était proche et que j’allais perdre une cliente adorable. Ma plus grande hantise s’était produite : foirer la chevelure d’une personne. Que ce soit par la coupe ou la coloration, ou les deux plus grands travails des coiffeurs. Et puis bon, je n’étais qu’un homme qui avait repris un salon de coiffure par amour et qui n’était à la base pas du tout destiné à finir coiffeur. Je me trouve des excuses ? Ouais, carrément. Non, sérieusement, j’avais merdé, j’en étais conscient. Mais quelles issues s’offraient à moi ? Aucune. Je ne pouvais rien faire pour le moment. Si, j’aurais pu refaire une coloration par-dessus, certes… Mais cela impliquerait un cuir chevelu plus agressé car trop de colorations d’un coup, donc des cheveux très abîmés. Chose que je ne conseillais pas. Il fallait bien attendre plusieurs semaines.

Et voilà qu’elle se mettait à pleurer… « Et moi qui vous appréciait tant par amitié pour ma cousine ! Vous avez ruiné ma vie entière. A cause de vous, je suis laide, horrible, blonde. A cause de vous, je vais rater mes oraux parce qu’ils ne vont pas aimer ma couleur. A cause de vous, peut-être même que mon petit-ami ne va pas aimer et me quittera sur le champ. A cause de vous… » disait-elle avant un énorme sanglot. Mon dieu, j’avais envie de me mettre à pleurer également. Toute cette pression qu’il y avait en ce moment me mettait dans un de ces états… On aurait dit une femme pendant ses règles, beaucoup trop sensible et n’acceptant aucune remarque négative. J’avoue, j’étais à fleur de peau. Et alors que j’allais tenter de dire quelque chose, de la rassurer, la demoiselle portait le coup de grâce. « JE VOUS DÉTESTE ! » Là, c’était inutile de dire « à bientôt » ou encore espérer un autre rendez-vous. Là, j’étais cuit aux yeux de l’étudiante. Mais je ne pouvais pas rester comme cela, à ne rien faire, la laisser partir avec les yeux rouges à cause des larmes, contrastant bien trop avec sa nouvelle couleur blonde. Trop tôt pour l’humour ? Je m’afférais alors à la rejoindre « HÉLOÏSE ! Ne t’en vas pas ! » m’exclamais-je en me dirigeant également vers la porte d’entrée. « Ne t’en vas pas… » répétais-je en posant ma main sur son avant-bras, afin d’apaiser la tension, détendre l’atmosphère qui restera toutefois tendue. « Tout d’abord, je m’excuse. Je devais avoir la tête ailleurs, mais ce n’est pas une excuse. J’ai fait une boulette, une grosse boulette, j’en suis conscient. » avouais-je alors d’une voix douce, tentant de contraster avec les dernières paroles de la demoiselle. « Ecoute, moi, personnellement… Je te trouve vraiment bien avec cette nouvelle couleur. » dis-je en souriant, sincèrement. En plus, c’était vrai, je trouvais que ça la changeait, mais pas négativement. Ça lui donnait une autre personnalité, un peu plus de folie. « Mais on va faire quelque chose. Si tu n’aimes vraiment pas, je peux retoucher la couleur, l’assombrir. Après, ça abîmera un peu tes cheveux, mais on peut quand même rechanger… » ajoutais-je, donnant une solution au problème. La seule et unique solution, soit dit en passant. Ou alors… Qu’elle mette un bonnet !


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