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 L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien je ne vais nulle part ♥ Joe

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June H. McGregor
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MessageSujet: L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien je ne vais nulle part ♥ Joe   Ven 31 Mar - 21:24

C’était fait. Enfin, ma signature ne trônait pas encore à côté de celle de mon mari mais ce ne serait qu’une question d’heure désormais. La résolution du problème que nous avions créés tous les deux lors de cette maudite soirée à Vegas était désormais entre mes mains. Je n’avais plus qu’à poser les lettres de mon nom et de mon prénom aux endroits indiqués si facilement à l’aide de quelques post-it de couleurs pour m’aider à y voir plus clair. Je savais que le contrat était clair, que nous avions fait au plus simple et qu’il n’y avait rien de plus ni de moins à gagner ou perdre en les signant. Je savais que cela allait résoudre tous nos problèmes, que nous ne serions plus attachés l’un à l’autre et que nous n’aurions plus rien à attendre de l’autre non plus. J’avais peur de ça d’ailleurs, j’avais peur de me retrouver sans aucuns autres liens apparent avec Josh, j’avais cette sensation étrange qui ne me quittait pas depuis que j’étais sortie de cette chambre d’hôtel pour récupérer les papiers sans être vu de personnes qui pourraient nous connaître. Oui mais voilà : J’étais encore moins décidée à signer les papiers de cette bêtise commune à présent. Alors j’avais roulé jusque chez moi et une fois rentrée à la maison j’avais jeté les papiers sur la table de la cuisine, à la vue de tout le monde dans la maison. Mon frère pourrait ainsi les voir, ma sœur également et ils pourront juger ensemble de ce qu’il allait se passer maintenant. Ils pourront aussi voir que je ne les ai pas signés, que la signature de Josh reste seule sur tous les documents qu’il fallait signer. Je ne me suis autorisé qu’un bref passage à la maison mais je n’avais pas le cœur d’y rester. Je savais très bien que le peu d’amis que j’avais dans ce monde de fou que peut-être l’hôpital allaient à une petite fête organisée par l’un d’eux. Et je savais très bien que c’était une très mauvaise idée, je savais que je ne devrais pas faire un petit tour là-bas parce que ce n’est tout simplement pas mon genre, que je ne bois pas en général et que je n’aime pas faire la fête comme une folle comme certaine des internes qui sont avec moi. Mais j’avais envie de prendre un verre, me changer les idées au lieu de ruminer mes idées noires à cause de ces maudits papiers et de ce mari que j’aime trop que pour qu’il devienne mon ex. Je n’étais pas ce genre de fille, celle qui s’accroche désespérément … Mais cette fois, avec lui, tout changeait. Malgré tout, je gardais comme objectif que je devais les signer, pour le laisser tranquille car finalement il n’était pas véritablement mon mari …

C’est alors que j’arrivais sur les lieux de débauches et d’alcool. La fête battait déjà son plein alors qu’il était encore assez tôt. Enfin, je pense qu’il était tôt car j’avais perdu la notion du temps depuis que je l’avais vu, que j’avais entendu sa voix … Je me sentais nulle, terriblement bête aussi mais c’était le mieux à faire, ce divorce je veux dire, et comme une fille comme moi ne pouvait pas être avec un gars comme lui voici la fin de l’histoire.
Je retrouvais des amis à l’intérieur, buvant d’abord un verre j’essayais de répondre à leur question et rire à leur blague mais le cœur n’y était pas. Je remerciais silencieusement les mondanités chez les McGregor qui me permettaient de jouer la comédie auprès de mes amis. Pas question de leur montrer ma tristesse, les questions fuseraient et je ne pouvais pas y répondre. Alors je pris un autre verre, puis un troisième … Et la situation devient un peu plus compliquée. L’alcool et moi n’étions pas amis, encore moins lorsque j’abusais de lui et que je finissais sur le canapé à broyer du noir toute seule et à essayer d’identifier les visages des inconnus qui se mêlaient à la petite foule qui se trouvait dans l’appartement. D’ailleurs je ne savais même pas chez qui j’étais. Mais parmi tous ces gens certains m’étaient familiers, c’est de cette manière que j’ai reconnu Tyler-le-mec-de-cardio et je me tournais de façon à qu’il ne me voit pas. Bon sang, Josh n’était pas là aujourd’hui soir d’ailleurs, j’avais plutôt intérêt à faire attention ! En regardant les visages de l’autre côté, je reconnu l’une d’entre elles, elle était vraiment jolie et trainait depuis un petit moment avec l’un des internes avec qui je me trouvais. Du peu de fois que je l’avais vue j’avais toujours été une fan de son visage, de ses yeux et de sa manière de parler. Hé oui, Joe était l’une de ses femmes magnifiques que l’on aime regarder et que les autres femmes jalouses secrètement. Je faisais partie des deux catégories. « Hé, Joe ! » L’appelais-je en lui faisant un petit signe de la main et en lui adressant un grand sourire. Bon sang, il faut vraiment que j’arrête l’alcool ça me fait aborder les gens avec une aisance un peu trop américaine qui doit venir de ma petite sœur Rose ! « Salut ! Qu’est-ce que tu fais ici ? » Les mots jaillissaient de ma bouche sans que je ne puisse me stopper, merci le contenu du gobelet en plastique rouge ! « Euh, désolé, je crois que j’ai un peu trop bu … » Je continue en désignant mon verre et en grimaçant légèrement. Je devais vraiment avoir l’air ridicule … Je commence à avoir l’habitude d’avoir l’air stupide auprès des autres internes ou leurs copines.
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MessageSujet: Re: L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien je ne vais nulle part ♥ Joe   Ven 31 Mar - 22:22

" Mais attends, pars pas. "

Y a des décisions qu'on regrette immédiatement après les avoir prises. Des coups de têtes suivis à l'instinct qui, avec un peu de recul, sont la preuve qu'on doit manquer d'instinct. Pour certaines choses. Certaines personnes. Généralement du sexe opposé. Souvent pas les plus platoniques.

Ouais. L'une de ces innombrables fois où l'humain se fait avoir par ses propres hormones.
C'est à cause de ces foutues hormones que Joe est là ce soir, à jeter un regard d'autoroute à ce qui n'est devant elle, plus qu'à un sac de viande alcoolisé. Il est trop tôt pour que ce ne soit pas un peu triste, elle est trop sobre pour que ça ne lui paraisse pas carrément pathétique. Entendons-nous bien, un accident, ça arrive - ça arrive même que ce ne soit pas un accident, et tout le monde a le droit de vouloir perdre conscience devant ses amis, dans sa zone de sécurité, libre de tout jugement. Mais ça fait plusieurs fois que Tim lui fait ce coup-là. A se retrouver dans un état au delà du supportable, ce stade d’imbibition vieux comme le monde où on jure ses grands dieux qu'on est pas bourré, dans une élocution scabreuse, criante d'éloquence pour ceux qui sont vraiment sobres.

Sobre, c'est exactement ce qu'est Joe ce soir, comme les deux soirs avant celui-là. Parce qu'elle n'est pas avec ses amis, pas dans sa zone de confort, et que ce sont ses hormones qui l'ont amenée ici. Parce qu'elle préfère investir dans une bonne partie de jambes en l'air, sans alcool pour lui anesthésier les parties érogènes, plutôt que dans une gueule de bois phénoménale.
Une considération dont Tim semble se passer comme de son premier slip.

Alors elle a ravalé sa fierté.
Une fois.
Deux fois.
Mais la troisième fois est celle de trop.
La troisième fois libère le kraken.

" C'est bon, on s'amuse. "

Un rire s'échappe de la bouche de Joe, le genre propre à la gente féminine, celui qui sonne comme un avertissement, dans lequel tout homme peut entendre une invitation immédiate à courir vite et en zig zag. Enfin, tout homme sobre.

Plantée dans le couloir, prête à partir, les bras croisés avec colère sur son petit top noir affriolant, Joe entend cette phrase hurlée dans son oreille par dessus la musique assourdissante qu'un de ses potes bourrés vient de monter au maximum parce que " c'est sa chanson, c'est sa chanson " - comprenez l'agacement, maintenant ?
Qu'on s'entende bien, Joe est une fille, pure et dure, avec les caricatures que ça implique parfois. C'est une fille sympa, plutôt facile d'accès, qui se considère elle-même dans la catégorie pas chiante de son propre genre, mais qui a sa fierté propre, qu'on ne piétine pas impunément. Elle ne tient pas à Tim, pas plus que Tim ne tient à elle. Les choses étaient claires depuis le début, c'est une histoire sans queue ni tête, basée sur les hormones, qui durera ce qu'elle durera - encore à peu près trois minutes selon les dernières estimations. Tout ça n'est ni question de jalousie, ni de possessivité. C'est une question d'orgueil.

Et il n'y a rien de plus susceptible que l'orgueil.

" Tu sais combien de mecs rêveraient qu'un morceau comme ça passe une soirée avec eux ? " elle hurle dans l'oreille imbibée, peu réceptive, du déchet qui lui fait office de compagnon de soirée. Les bras toujours croisés contre elle, d'un ton dépassant les limites de l'imbuvable, sans la moindre subtilité, parce que son envie de lui casser son sourire à coups de poing a dépassé celle de faire bonne figure depuis trois ou quatre verres qu'il s'est enfilé. De là d'où elle vient, ça se serait réglé à coup d'objet lancés en pleine gueule. Dans un milieu comme celui de Tim, on peut s'en sortir avec un coma éthylique mais une crise de nerf est la lie de l'humanité - quelqu'un a parlé d'ironie ? " Y en a qui payeraient, mon gars, garanti certifié, y en a qui payent pour le genre de nana avec qui tu te comportes comme un connard depuis le début de la soirée.
- C'est bon, pas la peine de devenir vulgaire.
- Moi je suis vulgaire ? Moi je suis vulgaire ?! "
Bon, d'accord, peut-être un peu.
Le naturel l'a rattrapée au galop, et Joe a bien conscience de ne pas être sous son plus beau jour quand les attitudes de Détroit lui reviennent. Mais c'est pas le sujet. Elle peut pas être plus ridicule que lui, c'est juste qu'il est trop loin dans son délire de supériorité pour s'en rendre compte un jour. " Putain mais c'est le mec de vingt cinq ans plein comme un Mon Chéri à 23h30 qui me dit que je suis vulgaire ? " Drapée dans sa fierté peu fière, Joe enfonce le gobelet que Tim lui a ramené " pour qu'elle se lâche un peu " - commencez à comprendre la crise de nerf ? - dans son torse sculpté pour qu'il le récupère, et le contourne pour s'échapper, beuglant dans son oreille au passage. " Elle t'emmerde, ma vulgarité, mon petit pote ! "

Par contre, t'as gagné, je compte bien rester juste pour le plaisir de te faire chier, maintenant.

Exaspérée, la belle en tenue de soir joue des coudes parmi les silhouettes agglutinées pour chercher un soda quelconque dans la cuisine. Faute de jus de goyave, elle trouve du coca cola, dont elle se remplit un verre à ras bord, avant de retourner vers le salon où beaucoup trop de monde se presse avec beaucoup trop d'instabilité. La soirée a démarré trop vite est trop fort, presque tous les gens présents flirtent déjà avec les limites de conscience de leur propre corps. A côté de l'ordinateur, un mec un peu moins lourd que les autres a viré le type qui jouait avec le son pour ramener l'ambiance sonore à un niveau supportable. Un couple se frotte allègrement sur un fauteuil. Tim est revenu dans le salon et part déjà en chasse d'une proie moins exaspérante pour la soirée. Grand bien lui fasse, s'il trouve une nana qui accepte de coucher avec une viande saoule, elle refuse de rentrer dans ce jeu là. Cherchant compagnie avec qui passer les minutes jusqu'à ce qu'elle estime être restée assez pour prouver un point qui n'existe que dans sa tête, Joe est soulagée d'entendre qu'on la hèle, une voix féminine qui plus est. Elle met deux secondes à remettre un nom sur le visage qui lui fait signe, auquel elle adresse un sourire plein de dents et de sincérité une fois la connexion faite.

" Salut June !  "

June, sa sauveuse de la soirée. Une fille sérieuse, droite dans ses bottes, jolie comme un coeur et pleine du charme des filles qui ont à peine conscience de leur propre joliesse. Beaucoup plus intelligente qu'elle, vouée à un avenir brillant, le genre qui n'a pas fait médecine pour le titre et le mépris qu'il autorise mais par vraie vocation, ce qui se ressent dans chacune de ses attitudes. Si Joe méprise ouvertement les privilégiés qui s'en vantent, elle ne respecte personne autant que celles qui évoluent dans ce genre de milieu et parviennent encore à garder les pieds sur terre.

Arrivée à sa hauteur, elle déchante quand-même un peu en apprenant de l'intéressée elle-même, ses excès de la soirée. Bah, se dit Joe. Qui est-elle pour juger. June a bien le droit de décompresser, et puis ce n'est pas avec elle qu'elle attendait une folle nuit de sexe. Au moins, elle est encore assez clairvoyante pour se rendre compte de son état. " On fait des folies, ce soir ? " commente Joe avec légèreté pour détendre l'atmosphère, en s'échouant avec lourdeur sur la place à côté de June. Elle lève son gobelet, trinque contre celui de l'interne sans bruit et plonge ses lèvres dans le sucre à bulles tiède qui lui fait office de rafraîchissement. " T'as bien le droit de te détendre, avec la pression que vous mettent vos études. " elle la rassure, beaucoup plus conciliante qu'avec Tim, dont elle s'emploie d'ailleurs activement à éviter tout contact, même visuel. " T'en fais pas pour ça, c'est arrivé aux meilleurs d'entre nous ! "
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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien je ne vais nulle part ♥ Joe   Lun 3 Avr - 13:33

Elle prit place à côté de moi tandis que je bougeais lentement la tête pur l’observée, ne tenant pas du tout l’alcool je sentais déjà ma tête tourner et voir le monde quelque peu bouger autour de moi. Bon sang je devrais vraiment arrêter de boire. Voilà, tu vois Josh ce que tu m’as poussée à faire ! Même si c’est ma faute finalement, c’est moi qui me suis mise dans cet état pitoyable qui ne devrait pas avoir lieu d’être. Non ce n’est pas si terrible de poser une signature à côté d’une autre sur un morceau de papier ou même plusieurs, ce n’est rien de divorcer de quelqu’un avec qui le mariage était une erreur mais ce qui était plus grave dans cette histoire c’est que je suis finalement tombée amoureuse de mon titulaire, que je l’aime et que je le remarque un peu trop, que sa présence embelli la pièce et que son sourire commence à faire également le mien. Mais la présence de Joe calma un peu toutes ces pensées qui me tourmentaient depuis que j’avais fermé la porte de la chambre d’hôtel. Elle me posa une question mais les mots me semblait étrange, faire des folies de quoi ? Elle était donc au courant ? Mais qui savait alors ?! Bon sang je venais de me faire démasquée avec Josh malgré les précautions que nous avons prises ! Je me sentais mal, une grosse boule me tenait le ventre et j’avais une énorme peur qu’elle continue de me parler de tout ça. J’essayais de continuer de sourire et de paraitre désinvolte mais je me sentais bien trop mal pour lui laisser penser que tout allait bien ce soir. « Oui mais les folies, comme tu dis, c’est terminé ! » J’essayais de me rattraper, bon sang j’espère que peu des internes sont au courant de cette situation délicate. Quoi que si Joe soit au courant de ce qu’il s’est passé c’est que quelqu’un de l’hôpital savait également ce qu’il était en train de se passer ! Je continuais de l’écouter, elle me disait que j’avais bien le droit de me détendre à cause de la pression de mes études, mon dieu elle pense que je suis mariée avec Josh juste à cause de mes études et pour être certaine que j’allais réussir ! La panique m’envahissait peu à peu, qu’était-il en train de se dire parmi les internes pour que cette jeune femme me parle de ça ?! « Mais non ne t’en fais pas, les études ne sont pas si difficiles, je n ‘ai pas besoin d’aide. » Et je lui souriais tout en tentant de me sauver de cette situation embarrassante.

J’essayais d’avoir une attitude normale mais ma tête ou mon regard devait certainement me trahir vu la panique que je ressentais. Je continuais de tendre l’oreille à ses paroles pour être certaine que j’en saisissais tout le sens. Mais lorsqu’elle m’expliqua que ça arrivait aux meilleurs d’entre nous je me suis demandée si elle aussi c’était mariée par erreur avec un homme lors d’une soirée trop arrosée. Je la regardais d’ailleurs avec de grands yeux tout ronds, m’étonnant qu’une fille de son genre, aussi posée et sage qu’elle me semble être, puisse se trouver dans la même situation que moi. Un immense merdier dans lequel je m’étais fourrée il y a de là 6 mois maintenant. Six long mois et me voilà avec des papiers de divorce à signer à la maison. « Toi aussi tu t’es mariée sans le vouloir à Vegas ?! » Je ne pouvais pas retenir ma question, j’étais bien trop étonnée de cette révélation qu’elle venait de me faire et l’alcool ne m’aidait absolument pas à comprendre l’essentiel des choses. Mais je devais savoir comment elle était arrivée à s’en tirer sans tombée amoureuse ou peut-être était-elle mariée avec un con ? Ce qui ne m’étonnerait pas non plus alors je préfère me freiner et ne pas lui demander ce qu’elle a vécu et comment elle a réussir à s’en sortir sans que personne ne soit au courant de sa situation.

Quelqu’un passa devant moi, je reconnu l’une des filles étant interne avec moi, et je lui pris le deuxième verre qu’elle avait en main. J’avais besoin d’un autre verre, j’avais besoin de me noyer dans un flot d’alcool pour pouvoir effacer le fait que les autres étaient au courant que j’étais effectivement mariée avec Josh et le pire se produisait vu qu’ils avaient l’air de penser que j’étais avec lui par profit, pour pouvoir réussir plus facilement mes études … Mon dieu mais je vais lui attirer une mauvaise réputation à l’hôpital ! Je n’étais que panique et j’avais terriblement peur alors je me suis de nouveau tournée vers mon amie de ce soir. « S’il te plait, tu peux me dire qui t’en as parlé ? Je ne veux vraiment pas attirer de problème à Josh, je ne veux pas, je ne veux pas … » J’étais secouée par quelques haut-le-cœur qui ne me laissaient rien entrevoir de bon mais comme la bière faisait son effet, j’en repris une gorgée pour que les nausées passent. « Je ne veux pas qu’on pense que je triche pour mes études … D’ailleurs il m’a donné les papiers du divorce aujourd’hui tu sais … » J’étais à la limite de pleurer en parlant de ces fameux papiers de divorce. Ca me brisait littéralement le cœur de le prononcer à voix haute, de savoir que tout allait être terminé entre lui et moi et que désormais je n’appartenais plus en rien à la vie de cet homme dont je suis tombée amoureuse.
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MessageSujet: Re: L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien je ne vais nulle part ♥ Joe   Lun 10 Avr - 18:10

Quelque chose me dit qu'on ne parle pas du tout de la même chose.

Sentiment présumé par l'entrain paniqué à l'idée de ne pas convaincre de la jeune femme, quelque peu excessif pour une simple cuite. D'accord, ce n'est pas toujours joli de se retrouver dans un état d'ébriété incontrôlable mais à moins d'avoir été élevée par les amish, personne ne s'en formalise encore à ce point-là. C'est vrai que Joe ne connaît pas beaucoup June, en dehors de ces soirées et des sujets complètement superficiels qui y sont abordées. Elle pourrait tout aussi bien avoir été abusée par des parents psychorigides et enfermée dans un placard à genoux sur une planche de bois chaque fois qu'elle ne récitait pas correctement le Notre Père. C'est à peu près la seule chose qui puisse expliquer l'étincelle de panique dans son regard à l'idée d'être soupçonnée d'alcoolisation aiguë. Et cette histoire de besoin d'aide... un sous-entendu à l'alcoolisme latent chez les jeunes médecins sous pression ? Même pour une personne saoule, le discours manque de cohérence.
Mais les soupçons sont carrément confirmés par la bombe qu'elle lance le plus naturellement du monde, empêtrée dans son malentendu. Bouche bée, comme une poissecaille hors de son bocal, Joe peine à réagir. Dans d'autres circonstances, elle aurait trouvé ça cocasse. Aurait présenté ses félicitations - pour le mariage, et parce que ça la rendait June absolument imbattable au Je n'ai jamais. Elle aurait détendu l'atmosphère avec une petite blague sur la nuit de noces ratée. Seulement, June a l'air tellement malade d'alcool ou de cette histoire, que Joe jurerait voir son teint tourner au vert. Et comme elle a eu environ trois secondes pour intégrer la nouvelle, trouver la réaction appropriée n'est pas la moitié d'une épreuve.

Comme une voiture en roue lire, June s'emballe, et plus elle s'emballe plus son visage vire au blanc laiteux, caillé. Dans un réflexe de sécurité, Joe jette un oeil au verre que la demoiselle porte à sa bouche, cherchant le moment propice à le lui retirer des mains - pour l'instant, vu son état, une agression à l'encontre de sa bouée de secours paraît mal avisé. Seulement chaque gorgée rapproche la jeune fille du moment désormais inévitable où elle va se retrouvée pliée à quatre vingt dix degrés pour vomir tout ce qu'elle vient d'ingurgiter. Dans son état d'ébriété, d'angoisse, de choc et de détresse, c'est un miracle qu'elle n'ait pas dû s'interrompre pour gerber tout son estomac entre ses jambes. Mais au moins, les raisons brumeuses de sa panique soudaines se dessinent très vaguement derrière les incohérences, à mesure qu'elle est soumise à cette diarrhée verbale de peur et d'alcool. Qui est Josh ? Va t'en savoir. En recoupant très vaguement les informations qu'elle reçoit de la part de la jeune fille et les quelques évocations que Joe se souvient avoir entendu des internes faire de lui, ça doit être un de leurs référents. Deuxième bombe. La troisième ne tarde pas à suivre, avec le divorce, ce qui a en jugé par l'air malade de douleur de la jeune interne, n'est pas un soulagement bien au contraire.

...
J'ai comme l'impression d'avoir entendu des trucs que j'aurais pas du tout dû entendre.

Mais que faire, à part assumer la boulette qui vient d'être faite. Difficile de revenir en arrière, de toute façon, et elle ne va pas laisser June seule dans son état, au milieu des crétins irresponsables et complètement imbibés qui feront offices de médecin au bas peuple plus tard.

" Personne. " répond donc Joe, cherchant le regard un peu lointain, un peu incertain, très embrumé de sa camarade. En commençant par la rassurer, essayer de dédramatiser un peu les choses, du mieux qu'elle peut vues les circonstances et alors qu'elle n'est pas du tout assez intime pour que l'idée d'une telle confession malencontreuse rassure la jeune fille. " Je parlais de l'alcool. " elle précise, dans un sourire un peu navré, en pointant son verre. Mais, prompte à réagir, Joe ne la laisse pas turbiner à nouveau autour de cette nouvelle révélation, et se détester inutilement pour ça. Elle lui pose son verre d'alcool sur la table et lui attrape le bras pour la soutenir, la sortir un peu de la crise de claustrophobie qu'elle est entrain de subir. " Allez, viens. On va prendre un peu l'air. "

Avec délicatesse, Joe accompagne de June jusqu'à la chambre de l'appartement, et la vitre du petit balcon derrière, où elle est la seule à déjà oser s'aventurer à cette heure. Elle pousse deux ou trois personnes pour leur frayer un chemin et récupère la première bouteille d'eau gazeuse qu'elle trouve sur son passage, ouvre le loquet sans cesser de soutenir la jeune fille pour les conduire toutes les deux à l'extérieur. L'air frais lui tape le visage, et l'aide à respirer un peu après toutes ces vapeurs de sueurs, de clopes et d'alcool, alors ça ne peut pas être mauvais pour June non plus. Preste, Joe ouvre la bouteille et la fourre entre les mains de la jeune fille, la guidant pour qu'elle s'appuie sur le bord. Elle sent arriver les hauts le coeur nerveux, mieux vaut que les buissons en bénéficient plutôt que ses chaussures. Avec tendresse, Joe décale une mèche de cheveux de l'interne derrière son oreille pour lui dégager la vue et lui caresse l'épaule, histoire de lui offrir un socle tangible.

" Je t'assure que personne n'a jamais parlé de quelque chose dans ce genre. Pas que je sache. " insiste t'elle, d'un murmure le plus doux possible, histoire de rassurer au moins les angoisses qu'elle peut chez la jeune fille. Pour le reste, elle a encore du mal à se les figurer, et surtout un peu d'hésitation à s'en emmêler. Dans la mesure où elle vient juste de l'apprendre par hasard, et que June pourrait tout aussi bien lui demander de se mêler de ses affaires, si elle venait à émettre un avis là dessus - quel avis, d'ailleurs ? Qui sait ce qui lui passe par la tête après une telle journée. " ... Ca va ? "
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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien je ne vais nulle part ♥ Joe   Sam 27 Mai - 20:33

Erreur révélée et bêtise faire je ne pouvais pas revenir en arrière par le biais d’une machine à remonter le temps. C’est donc pour ça que je me sens parfaitement ridicule alors que Joe me regarde droit dans les yeux pour m’annoncer que Personne ne lui avait parlé de tout ça, personne n’est donc au courant et je me suis juste emballée dans un ensemble incohérent alors qu’il n’en était rien du tout. J’aurais dû garder mon calme et ne pas me lancer dans cette situation périeuse, tout comme je devrais arrêter de boire de l’alcool car je semble incapable de réagir de manière cohérente et raisonnable lorsque le fluide s’est incrusté dans mes veines. Pour preuve, la première fois je me suis mariée et la deuxième je révèle toute l’histoire à une connaissance. Ça fait mal, ça fait même très mal et je ne sais plus trop où me mettre en plus de ce mal de ventre qui se fait de plus en plus sentir. Je me sens encore plus stupide lorsque Joe me précise qu’elle parlait de l’alcool, je fixais mon verre sans trop de réaction, perdue dans le vide je me fixais dans cette contemplation qui ne menait à rien, perdant un temps considérable de réaction pour essayer de me rattraper. Mais comment pouvoir reprendre en main la situation ? Je n’arrivais pas à prononcer un seul mot tant je me sentais bête, comme une gamine venant de se dénoncer toute seule alors que la bêtise n’était encore connue de personne. Mais on retira mon verre des mains, je levais le regard sur mon amie qui me proposait d’aller prendre un peu l’air. J’acceptais d’un simple hochement de tête tandis qu’elle me prenait par le bras pour m’entrainer avec elle à travers la foule. Je me laisse guider car je ne sais pas du tout comment je fais pour me tenir sur mes deux jambes. Ma tête cogne et je me sens horriblement mal.

Une fois à l’extérieur, l’air frais me frappe tel un énorme coup de poing à l’estomac, les hauts le cœur se font plus forts et mon état semble s’empirer. J’ai l’impression d’avoir froid et automatiquement je me frotte activement les deux bras mais à peine les bras croiser sur la poitrine que je sens que rien ne va plus. Je n’ai que le temps de me tourner vers ce que je pense être un buisson, pliée en deux tandis que je mourrais de honte. Observée par une Joe plus qu’adorable pour le moment, j’arrive finalement à me redresser au bout de quelques minutes, je me sentais un peu mieux malgré la tête qui continuait à me frapper horriblement fort. Pitié faite que ça passe … Comme si je ne m’étais pas foutue assez la honte comme ça pour aujourd’hui ! Une fois redressée et m’être parfaitement assurée que le reste du contenu de mon estomac allait rester à sa place, Joe reprit la parole en m’assurant que personne n’était au courant, ou du moins qu’elle n’était pas au courant de cette histoire. La partie rationnelle de mon cerveau semblait doucement s’éveiller et lorsque la jeune femme me demanda si je me sentais bien, je fis de grands signes que non de la tête, ayant peur de parler et d’ouvrir la bouche, de peur qu’une autre sottise en sorte. Mais non, je commençais à raisonner malgré les maux de têtes qui se feront sentir le lendemain. « On ne peut pas dire que ça va vraiment bien … » Arrivais-je à articuler difficilement, surveillant mes moindres mots ou du moins j’essayais de prendre conscience de ce que je pouvais dire. « Je suis vraiment désolée… » M’excusais-je en faisant une grimace. « Je … Je ne bois jamais en général …et … et je ne voulais surtout pas parler de tout ça. » Nouvelle grimace accompagnant mes paroles, je n’étais pas du tout à l’aise et cela se ressentait. Comment avais-je pu me mettre dans cet état ? Et, pire encore, comment allais-je pouvoir travailler correctement demain si j’étais prise d’une migraine terrifiante ? Aucune idée, ça allait être bien dur, surtout lorsque j’osais placer un coup d’œil à ma montre. « Tu n’en parleras à personne, n’est-ce pas ? Si ça se savait … Ca ruinerait beaucoup de chose, pour lui tout comme moi … » M’assurais-je tout en continuant mes séries de grimaces. Bon sang ce que je peux me sentir complètement idiote !
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