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 Don't waste your time - Lou&Otto

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Otto Winspire
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DATE D'INSCRIPTION : 12/09/2015
MESSAGES : 1664

MessageSujet: Don't waste your time - Lou&Otto   Ven 7 Avr - 10:46


Voilà quelques mois que je suis arrivé à Los Angeles. J'ai encore énormément de mal à m'habituer à cette foule, toute cette animation, ce rythme infernal... C'est très très loin de ce à quoi j'ai toujours été habitué et j'ai​ bien cru devenir agoraphobe dès mes premiers pas dans le centre ville. D'où je viens, la plus grosse ville compte à peine plus d'un million d'habitants et je me félicitais de ne pas y habiter. Là, j'ai carrément l'impression de me faire un beau gros doigt d'honneur à moi-même. Par chance, j'habite un peu à l'extérieur de la ville des anges, ce qui me permet de souffler et d'échapper à cette folie stressante et suffocante. Mon village me manque, la plage déserte de monde me manque, le calme me manque... Le changement a été trop brutal, sans transition.
Fort heureusement, j'ai​ fini par me faire une raison. Et puis, le succès n'allait pas venir jusqu'à mon petit monde perdu, il fallait bien que j'aille à sa rencontre et que je quitte ma zone de confort.
Je continue à me perdre. Fréquemment. C'est ce qui m'a amené à découvrir quelques endroits sympas, comme des bars, par exemple ! Des endroits à peine marqués sur la carte, qui sont ainsi épargnés par la masse humaine et me permettent de ne pas me sentir oppressé, noyé au milieu de tous. Et surtout, surtout, ça facilite les rencontres ! Parce que, très bien, les boîtes, où tout le monde est arraché, ça peut plaire à certains : c'est facile, généralement, tous ceux présents ont l'espoir de voir leur nuit se pimenter un peu avec une rencontre qui se transformera en relation avortée dès l'aube. Alors ça, je juge pas. Quand t'as un peu la flemme de séduire, un peu pressé, et bien en manque, pourquoi pas. Mais le problème, c'est que j'aime bien discuter, quand même, avant de conclure. Au moins savoir à qui j'ai affaire. Et là-bas, pas moyen ! Donc, je préfère les bars.
Et celui dans lequel je viens d'entrer à l'instant en ce début de soirée est l'un de mes préférés. Déjà, pas de musique atroce qui devient supportable à partir du quatrième verre. Et en plus, les personnes qui viennent ici sont plutôt.. intéressantes. Disons que je ne suis pas reparti les mains vides la dernière fois. Mais au final c'était vraiment pas le jackpot. Bref, ce soir, j'ai besoin de voir du monde.
"Salut champion !" Ça, c'est le barman qui m'a reconnu la première fois où je suis entré ici, et qui me reconnait maintenant, en tant que client. Je m'assois au comptoir, en face de lui et des pressions. "La bière du mois s'te plait. Ça roule ici ?" Il me répond quelques banalités, et ensuite passe au sujet qui l'intéresse : la saison de fmx. Je lui explique que la semaine prochaine je serai au Texas, pour une compétition qui définira un peu qui prendra la tête du classement. Mais, je lui rappelle que je suis venu me détendre ce soir et pas me foutre la pression en expliquant ce qui m'attend et commencer à trop réfléchir à ce qui pourra se passer.
On rebondit sur un autre sujet, et je descends tranquillement ma pinte. Jusqu'au moment où une chevelure blonde attire mon regard sur la droite. Pile sur le tabouret à côté, une jolie nana vient de s'installer. Se sentant observée, son visage se tourne dans ma direction et elle me salue d'un sourire charmant. Ni une, ni deux, je vais pas tortiller du cul, on y va franco : "J'ai personne avec qui trinquer, à part celui-là" je pointe du doigt le barman. "Mais il tourne à l'eau en début de soirée. Et j'aime pas trop ce style ! Tu bois quoi ?" Elle sourit de plus belle, et annonce un mojito qui lui est servi une minute plus tard. En attendant, je me suis tourné vers elle pour être prêt à tendre mon verre vers le sien. "Merci..?" - "Otto." Elle fronce les sourcils, comme si elle attendait la suite. "Et je déteste toutes les blagues et les détournements de mon prénom. Et toi, tu détestes aussi les surnoms ?" C'est comme ça qu'elle m'a expliqué qu'au contraire, elle s'appelait Michelle. Qu'elle déteste ce prénom -tu m'étonnes !- mais qu'elle se faisait tout simplement appeler Shelly. Beaucoup mieux ! Une fois l'étape des présentations passée, viennent les explications du quotidien de chacun. Le tu fais quoi dans la vie est abordé d'entrée de jeu. Et une fois n'est pas coutume, quand je parle de FMX, je vois la perplexité de mon interlocutrice dans son regard. Alors j'explique que je fais un truc super badass. Ça fait toujours son petit effet : au début, elle rigole, et ensuite il y a tout l'intérêt qui se recentre pour en savoir un peu plus. De son côté, elle bosse dans un institut de beauté. Ça me laisse un peu.. mouais, elle doit vernir des ongles et conseiller des crèmes hors de prix, rien qui n'éveille en moi une curiosité pour ses journées qui ne doivent pas être bien différentes les unes des autres. Shelly me demande ensuite où je vis, dans quel quartier de Los Angeles. Alors je lui explique que mon principal sponsor me fournit le logement, une maison à l'extérieur de la ville. Elle veut en savoir plus. Mais je reçois un coup de fil de Nate, alors je m'excuse, et je sors une petite minute prendre l'appel.
C'est pour l'organisation du weekend, il faut qu'on pose une session surf, les vagues promettent d'être plutôt pas mal ! Je reste une ou deux minutes à discuter, mais je lui explique que je suis en charmante compagnie et que ma bière devient chaude​ ! Lorsque je retourne dans le bar, je me dirige vers ma place et constate, sourcils légèrement froncés que Shelly s'est décalée de deux tabourets et me tourne maintenant le dos. Bon. Je prends ma pinte, me réinstalle, sirote une gorgée, puis me penche légèrement en avant pour apercevoir autre chose que ses cheveux et sa main vissée sur son verre et aperçois une brune en train de causer avec elle. J'attends quelques instants, jusqu'à ce que Fred, le barman, se poste en face de moi et me sort en se marrant à moitié : "Ça y est, tu t'es fait doubler!" Je plisse légèrement les yeux tandis que j'essaie de comprendre ce qu'il veut dire par là. "Elle lui a offert un mojito, elle aussi." - "Tu déconnes !" Mais non, je vois le verre vide que je lui ai offert, et le plein dans sa main. Ah ! Eh bien, ce sera la première fois que la concurrence sera féminine. Je relève le défi ! Bière à la main, je me rapproche du duo, tire un tabouret et m'incruste tout sourire. "Désolé pour le coup de fil, Shelly. Et salut..?" Et sans lui demander son reste, je trinque avec elle, allongeant mon bras jusqu'à son verre. Que la partie commence !

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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
MESSAGES : 5925

MessageSujet: Re: Don't waste your time - Lou&Otto   Dim 9 Avr - 10:55



WITH THE GUEST SHELLY LA BLONDE Ouaaaaaah

Il y a six ans…
C’est d’un violent coup de pied qu’elle pousse la porte de la salle de cours où elle sort. Lou est en feu. Lou est en colère. Lou va tout casser. Entre ses mains, elle tient ce partiel de médecine et franchement, elle est plus qu’hors d’elle concernant la note donnée. D’où il lui a mis un C ce con ? Et pourquoi ? Et comment ? En quel honneur ? Et dire qu’elle a buché pour une fois, elle n’a pas compté ses nuits blanches à réviser l’ensemble de ses cours, à bosser avec Sam. Elle a même accepté de ne pas aller à des concerts uniquement pour devenir une élève studieuse et avoir une excellente note. Tout ça pour quoi ? UN C ! « Je vais lui en foutre du C ! » Elle braille en avançant dans le couloir de la fac, suivie de sa meilleure amie, la mine compatissante. « Franchement, quand on voit toute l’énergie qu’on a mis pour relire tout ça. Même toi, tu t’es prise une soufflante ! » Dit-elle en rageant comme un bœuf furax. D’une manière générale, tout le monde s’est prise une claque dans la figure. Le prof n’a pas été par quatre chemins. Il les a décrété en retard. Et pour des quatrièmes années en étude de médecine, ça craint qu’a-t-il dit. Cette année est censée être décisive. Et Lou sait que ce sera le moment de choisir sa voie, si elle veut devenir pharmacienne ou médecin généraliste. En l’occurrence, elle sait ce qu’elle veut : être chirurgienne. Aussi, ne peut-elle pas s’empêcher d’être en colère aussi. Même si pour l’heure, c’est bien plus facile d’être remontée contre le prof. « N’empêche C comme Connard… » Déclare Sam d’une voix malicieuse ce qui déclenche les rires de la brune incendiaire. « Ou Complètement stupide… » - « Constipé de la nouille… » Et à ses mots, les deux filles éclatent de rire en se prenant mutuellement par les épaules. Heureusement qu’il y a Sam. Des fois, Lou se dit que sans elle, elle aurait sans doute déjà tué quelqu’un. « On sort ce soir ? » Finit-elle par proposer, en espérant que Sam n’aura pas de contre-temps. Hélas pour elle... « Et non…Ce soir, je vois Mickey. » Dit-elle avec un petit sourire en coin. Son cœur à la brune tombe dans sa poitrine comme à chaque fois. La jalousie prend possession d’elle mais si Lou est capable d’être explosive et de ne pas mâcher ses mots, elle l’est moins avec sa meilleure amie. Elle n’arrive jamais à lui dire les choses, se bornant à ce rôle de sœur de cœur qui ne lui plait plus trop désormais… Elle veut être autre chose mais elle sait qu’elle se fourvoie : elle n’aura jamais ce qu’elle veut. « Ce n’est pas grave petit chat ! Amusez-vous bien ! Je te laisse pause pipi ! » Dit-elle, venant déposer un baiser sur la joue de Sam, avant de la saluer et de s’en aller aux toilettes. La fuite est une bonne échappatoire. Ça dissimule, pas mal, la peine. Et puis, ça lui laisse toujours le temps de se ressaisir.

***

A défaut de pouvoir être avec Sam, Lou a préféré quand même sortir en se rendant dans son bar favori. Elle doit juste presque s’écarter pour laisser un brun au téléphone pendant qu’elle rentre. Non mais il a cru quoi celui-là. Que l’entrée lui appartenanit en totalité ? Qu’elle n’est pas assez grosse pour ses gigantesques miches ? Haussant un sourcil, elle se contente de jeter un regard noir à la silhouette dos à elle. Non mais les gens d’aujourd’hui… Et elle rentre. Déjà, quand elle rentre, Lou repère deux choses. Le barman. La blonde. « Hey Garrrrryyyyyyy! » Braille-t-elle venant faire le check de la mort avec le barman. Depuis le temps qu’elle vit ici, elle connaît du monde et lui, elle le connaît depuis qu’elle a l’âge de boire de la bière. C’est-à-dire ses quinze ans (mais avec une carte d’identité truquée hein) aussi, c’est à coup de tapes/poings/crochetage de doigts qu’elle salue le barman et ami avec un grand sourire, prenant place à la droite de la blonde. « Bon sang quelle journée ! Tu me sers comme d’hab’ ? » Dit-elle, et pendant qu’il s’occupe d’elle, Lou jette un coup d’œil à la blonde se tenant devant un verre à cocktail vide. Mais ce n’est pas le verre qui attire le regard mais bien la fille en question. Elle est assez bien roulé. Son assise permet de déceler un joli postérieur et le décolleté de devant… Okay. Elle est bonne quoi ? Et immédiatement, un sourire se greffe sur le visage de la brune. Pourtant deux chaises les séparent. Ça n’arrête pas l’étudiante pour autant. « Hey ! » L’interpellée relève le regard. Ce visage poupon… Lou adore. « Ton verre est vide ! T’as jamais entendu la légende qui dit que si tu es assise à côté de quelqu’un qui a le verre plein alors que ton verre est vide, tu seras malchanceuse en amour ? » #Produbarratin parfois ça marche, parfois non. « Ah non, je ne connaissais pas, c’est vrai ? » L’envie de lever les yeux au ciel est forte. Pourquoi quand on explique un truc, les gens se sentent obligés de dire des trucs comme « c’est vrai ? » ou « vraiment » Bah oui !! Si elle le lui dit. Mais ce soir, elle est en chasse la Lou et cette blonde a tapé dans son œil. « Carrément. J’te paye un verre du coup ! Pour te porter bonheur.. » Dit-elle d’un air enjôleur. Commande passée, la voilà qu’elle vient s’asseoir à côté d’elle. La blonde répondant au nom de Shelly est vraiment belle. « Grâce à toi, je vais pouvoir connaître le grand amour… » Minaude-t-elle en trinquant avec la brune. « Je suis magicienne tu verras.. » Chuchote-t-elle en buvant une gorgée de sa bière. Ah ça fait du bien. Et aussitôt, elle se lance dans une conversation avec Shelly, lui demandant ce qu’elle fait ici, ce qu’elle fait dans la vie. Elle est esthéticienne. « T’en as pas ras le bol de raser des touffes tous les jours ? » Demande-t-elle Lou avec une petite pointe de dégout. Le genre de métier qu’elle ne comprendra pas. Bon Ok. Elle veut devenir médecin, ça veut dire qu’elle sera amenée à faire des touchers rectaux mais quand même. Epiler quoi ! Quel intérêt. « Oh non pas du tout ! C’est super intéressant, tu épiles de différentes formes et manières. Il y en a plein et en plus… Oh t’es revenu ! » Dit Shelly quand un bonhomme vient s’asseoir presque entre les deux. Euh… Wait… ?! D’où il a cru celui-là. Elle fronce les sourcils, le fixant d’un air médusé tandis qu’il trinque contre son verre sans qu'elle n’esquisse un seul geste dans sa direction. Par contre, il lui demande comment elle s’appelle. « Lou. » Elle rétorque d’un air accusateur. « Et toi ? » Elle demande pour être polie et parce que Shelly a l’air de connaître et qu’elle lui sourit. Bordel fait chier, faut qu’il dégage sévère sinon son plan drague va tomber à l’eau. Aussi, finalement – et parce que elle est bipolaire – elle glisse un sourire intense à Shelly et à ce gars avant d’ajouter « On parlerait d’épilation des maillots ! Un sujet vraiment intéressant. Qu’est-ce que tu en penses toi ? Tu es plutôt brésilien ou intégrale ? Dis-nous tout ! Ton avis nous intéresse, pas vrai Shelly ? » Et à ces mots, elle pose affectueusement sa main sur celle de la blonde, la serrant doucement histoire de marquer son territoire.

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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Don't waste your time - Lou&Otto   Sam 22 Avr - 9:52



En même temps que je cause avec Nate, je me dis que c’est aussi un point à aborder. Le surf. Si tout le reste n’a pas été suffisant pour la convaincre que je suis la bonne option pour finir la soirée. Le surf, ça ne laisse jamais de marbre. Eeet c’est toujours la porte ouverte à une invitation pour une sortie plage. Enfin, quand c’est l’été. Parce que si l’eau est froid, faut louer une combinaison avec une bonne épaisseur, la gonzesse se rend compte que c’est pas confortable du tout, qu’on se sent tout coincé, et ça pète le charme de l’activité ! Bref. Elle se contentera de me dire « Oh mais l’eau est super froide ! Comment tu fais ?! » Et voilà. Bon, après il ne faut peut-être pas trop que je m’avance, selon ce que ça donne, peut-être qu’une fois sera amplement suffisante… Je raccroche et retourne à l’intérieur du bar. C’est là que le drame commence.

C’est super bizarre ! Je n’ai jamais été confronté à cette situation. Et là, je me questionne rapidement : est-ce que c’est une blague ? Ca m’étonnerait que le barman me sorte une connerie pareille. C’est pas son genre. C’est forcément sérieux. Sinon, il aurait plutôt dit que c’était l’occasion d’en ramener deux à la maison. Ca aurait été nettement plus probable niveau réflexion déconne ! Et… est-ce que Shelly a un penchant pour les filles en réalité ? Non parce que, j’ai pas envie de perdre ma soirée si c’est foutu d’avance. Aucun intérêt. Pourtant elle semblait plutôt intéressée quelques minutes auparavant, et elle n’est pas… Enfin c’est pas le cliché de la fille masculine, les cheveux courts… Mais l’autre non plus ! Sa copine, la brune, là. Elles se connaissent au moins les deux-là ? Aucune idée. Une seule façon de vérifier tout ça. Déplaçons donc ce tabouret à un endroit beaucoup plus stratégique !

L’air qu’affiche ma concurrente vaut le coup de m’être installé ainsi, entre elles deux. Je la joue sympa, le mec ouvert, accueillant qui trinque avec une parfaite inconnue. Hop. Ca la prend de cours et j’en profite pour être poli et lui demander son petit nom. Lou, bon. Elle me retourne instantanément la question et je réponds aussitôt : « Otto, ravi de te rencontrer. » j’ajoute avec un air amusé. Puis mon regard alterne entre les deux filles qui s’offrent des sourires étranges. Très bien, j’ai dû rater un truc là. Lou me sourit, et j’ai comme l’impression que c’est presque menaçant. Le sourire malsain, celui où on sent le coup foireux qui arrive juste après, sournoisement. Et pour le coup, on peut dire que j’ai le nez fin. Au fur et à mesure qu’elle débite ses paroles et pose ses questions, mes sourcils se relèvent tout doucement laissant place à une expression de surprise. Elle finit même par faire appuyer ses dires par Shelly. Je vois qu’elle en profite pour lui saisir la main, histoire d’en rajouter une petite couche. « Ah ouiii, vas-y Otto, dis nous ce que tu préfères ! Tu sais que j’épile aussi les hommes, hein ! » ajoute-t-elle en se noyant sensuellement dans son mojito. Wowowow, ça va un petit peu vite en besogne. Je me mets à rire nerveusement et lève la main signifiant que là, on va se calmer tout de suite. « Okaaay ! Bon alors, déjà, là-bas dessous… » je fais des gestes avec mes mains pour pointer ce qui se trouve en dessous de la ceinture « Ca ne verra jamais une bande de cire ! » - « Ah non mais c’est pas des bandes de cire, on prend la cire et on l’étale et crac ! On arrache tout ! » Très bien, si c’était pour me filer des sueurs froides, c’est réussi. Je ne sais plus très bien si j’ai très envie de la ramener chez moi finalement. « C’est.. Cool. Enfin ça a l’air super douloureux. Mais, vous les filles, vous êtes très résistantes à la douleur ! » J’ajoute en me cachant gentiment derrière ma pinte. Je sens que la dénommée Lou me fixe, attendant les réponses à ses questions et surement outrée par ma réflexion. Comme n’importe quelle fille. Tu les entends pas, toi, en train de réagir tout de suite, en disant que oui, ça nous arrange quand on veut, de les glorifier, parce que ça, si ça concernait les hommes, la question des poils ne se serait jamais posée, et blablabla. Bref, le truc bien chiant. « J’espère que tu ne t’attendais pas ce que je choisisse pour moi, parce que t’as eu ta réponse. Mais, sinon… Honnêtement, peu m’importe, brésilien ou intégral. Quoique l’intégral, ça a tendance à faire.. moins femme, plus gamine. Tu vois ce que je veux dire ? » Je la fixe, avec un sourire en coin, parce que je sais qu’elle sait très bien de quoi je veux parler. N’est-ce pas Lou ? C’est d’ailleurs super bizarre de parler de ça avec deux inconnues. Je termine la pinte, et la pousse sur le comptoir, en attendant de capter l’attention du barman pour qu’il me remette la même. « Et toi, Lou, tu fais quoi dans la vie ? » je questionne, histoire de me débarrasser de ces histoires d’épilation du maillot. « D’ailleurs, vous vous connaissez toutes les deux ? Parce que je viens seulement de rencontrer Shelly, et toi, par la même occasion. » Ca mérité d’être demandé après tout. Et si j’apprends qu’elles ne sont pas amies de longue date, là, je vais commencer à me poser de sérieuses questions au sujet de la blonde, qui conserve la main de Lou sur la sienne, et qui se sirote des verres à l’œil. D’ailleurs, elle vient de finir sa boisson et se redresse sur son tabouret. « Je vous laisse quelques minutes, il faut que j’aille me rafraîchir. » Et sur ces mots, elle agrippe son petit sac à main et se dirige vers les toilettes. J’en profite pour juger d’un œil expert son physique maintenant déplié et sa démarche un peu maladroite sur ses hauts talons. Pas terrible ça. Je jette un coup d’œil à celle qui me tient maintenant compagnie et remarque qu’elle aussi, la matte. « J’suis prems. Même si elle a des difficultés à marcher avec ses talons. » Je lui envoie un clin d’œil, et récupère ma pinte à nouveau pleine au passage.
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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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MessageSujet: Re: Don't waste your time - Lou&Otto   Sam 6 Mai - 18:00

Elle se dit que ce gus ne va pas la faire chier longtemps. Ellen n'a pas que ça à faire, elle est venue se détendre, trouvant une bombe pour pouvoir s'envoyer en l'air, pour profiter et créer de beaux jeunesses qu'elle appèlera jeunesse. Mais là, c'est non. Elle ne pensait pas se trouver avec une troisième personne : cet homme qui s'est installé comme un prince. Mais Lou ne peut rien dire, ne peut pas lui dire d'aller se faire voir. Shelly semble le connaître. Et la seule chose qu'elle peut réellement faire, c'est de lui donner l'envie de déguerpir au plus vite d'ici, de laisser tomber le plan cul avec Shelly et d'aller voir ailleurs. Aussi, c'est avec un regard malsain qu'elle continue d'aborder la passion de la blonde concernant les épilations en tout genre. C'est vraiment dégueu en tout cas. Mais au moins, le mec perd son avantage et toute crédibilité quand il annonce qu'aucune cire ne se posera dans cette zone sensible. Bien sûr que Lou comprend. Si elle avait été gentille, elle aurait compati en disant que se faire épiler le minou, c'est douloureux, c'est sensible, c'est affreux et pire que la mort ou un marathon. Mais là, elle ne peut pas. « Oh tu nous reproduis la densité de la Forêt Interdite alors. » Dit-elle d'une voix amusée faisant référence à Harry Potter. Parce que Harry Potter c'est la vie ! Ça arrache un petit rire à Shelly. Il ajoute cependant qu'il n'a aucun goût particulier pour le maillot des femmes et leur forme. Il n'est pas du genre chiant si ce n'est qu'il ne fera pas marcher le commerce de la blonde. « Non mais je suis tellement d'accord avec toi. C'est d'ailleurs carrément malsain l'intégrale surtout quand ce sont des maris qui demandent. » Et elle se met à rire en secouant sa chevelure blonde. Une vraie diva. Lou lève un sourcil dégoûté que des hommes puissent demander ça. « Ils ont l'impression de se taper une petite fille comme ça... » Répond-elle avec un haussement d'épaules. Ce à quoi, sa proie répond par la positive faisant le lien avec beaucoup de complexe qui visiblement ne tiennent pas la route. Mais elle la laisse parler, c'est qu'elle est agréable à regarder dans le fond. Même si c'est pas la meilleure conversation, c'est au moins drôle à entendre jusqu'à ce qu'Otto demande ce qu'elle fait dans la vie. « Je suis étudiante en médecine. Je sauve des vies. » Même si la dernière fois elle a dû faire un toucher rectal et qu'elle a été amplement traumatisée. « Je sauve des vies et c'est dommage que je ne prévois pas de faire de la chirurgie plastique, Otto, j'aurais été ravi de te faire une liposuccion. » Dit-elle avec un sourire innocent. « Ooooh comme dans Greys Anatomy ! Je suis fan de cette série ! » Dit la blonde en décroisant ses jambes mais sans jamais lâcher la main de Lou. Le geste semble ne pas avoir échappé à Otto, qui pose la question quand au fait qu'elle se connaisse. « Oui, on se connaît depuis peu, il y a quelques minutes d'ailleurs. Mais j'ai l'impression de la connaître depuis toujours. » Le baratin quoi. Il y a que ça qui marche. Et d'ailleurs, Shelly minaude avant de se lever pour aller aux toilettes. Sa démarche est vacillante mais ce n'est pas pour autant qu'elle n'est pas regardable. Au contraire... « Elle a un beau cul. » Dit Lou en se tournant vers Otto qui semble la fixer aussi goulûment. « Et l'Ottomobile tu baves. » Bon ok. La blague est pourrie. Mais elle peut arrêter de jouer la comédie. Ça ne lui sied pas au teint.

C'est alors qu'il lance les hostilités annonçant qu'il est arrivé en premier et que de ce fait, la blonde lui appartient. Elle pousse un rire sarcastique rétorquant « Dis donc toi ! Tu vas descendre de ta chaise parce qu'il n'y a pas d'ordre d'arrivée. Elle décidera de qui a le mérite.... Même si ta forêt vierge ne fait pas très envie. » Et elle se met à rire alone. « Ah putain, qu'est ce que je suis drôle ! » Et elle est sérieuse en disant cela. Elle se trouve fantastique, la faute à avoir été élevée dans l'idée qu'elle a été, depuis toujours, un être extraordinaire. « Plus sérieusement, on va se parler les yeux dans les yeux, sans chichi ni tralala.... » Elle marque une pause buvant son verre comme une véritable lady levant le petit doigt en l'air. « Aaaahhh » Racle-t-elle en reposant son verre et attaquant ainsi la partie de Monopoly sexy « Shelly est à moi. Pendant que t'étais dehors à faire je ne sais quoi, nous avons beaucoup échangé, tu sais ? C'est presque dans la poche. Faut que tu admettes ta défaite mon petit chaton. » Elle lui glisse un sourire sympathique. Le premier depuis qu'ils se sont rencontrés. « Si tu veux éviter une honte... Tu peux prendre la fuite, je dirai que tu as été pris d'une envie subite de te faire le triangle brésilien. » Elle l'observe sans rien dire et ajoute « C'est dommage t'as l'air sympathique ! » Et c'est vrai ! Il a une tête de bon vivant. On a bien envie de lui faire des câlins et des papouilles. Mais quand bien même, Lou ne pense à rien d'autre que le fait d'avoir été mise au défi en quelque sorte. Elle ne compte pas partir de sitôt. C'est alors que Shelly revient avec un grand sourire et de sa démarche vacillante. Elle leur sourit affectueusement tout en prenant place « Vous m'avez manqué les chéris chéris pendant que je faisais pipi ! » Elle éclate de rire et se commande un nouveau cocktail avant de se tourner vers les deux et de demander d'une voix de petite fille sexy « Qui m'invite ? » - « Ottomatic a dit qu'il payait sa tournée ! Alors pour moi, ce sera un mojito ! » - « Ooooh ! C'est vrai ? Tu es si généreux ! Et tu dois être tellement doué en bicyclette ! Je n'avais jamais vu de professionnel dans ça ! » Elle pose sa main sur la cuisse de l'homme et ajoute « Merci beaucoup. » La voix sensuelle est donnée bien qu'elle paraisse complètement pétée et qu'elle se tourne vers Lou, posant son autre main sur sa cuisse et ajoute « Toi aussi, tu es généreuse ! » Et lorsque son cocktail arrive, elle ne s'attarde que sur son verre, laissant à la brune le loisir de lever un œil interrogateur et d'ajouter d'une voix surprise « De la bicylclette pro ? » Elle demande avec un petit sourire en coin, prête à sortir sa vanne.

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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Don't waste your time - Lou&Otto   Jeu 8 Juin - 10:57



Je me marre comme une baleine lorsqu’elle parle de la forêt interdite. Belle référence, j’admets ! « Sauf qu’il n’y a qu’une seule créature magique qui s’y trouve ! » et je lance un regard plus qu’équivoque à Shelly qui se met à glousser de plus belle. J’hausse les sourcils en direction de Lou, d’un air de dire « t’as vu ça, poulette ? ». Et là, on ouvre un débat que je n’ai jamais eu l’occasion, dieu merci, d’avoir avec des femmes : l’épilation du maillot. Et mes préférences, et leurs préférences, et nos avis réunis. Pour une première rencontre, ça va un petit peu loin mais soit, je n’ai jamais eu froid aux yeux. Et le truc assez amusant, c’est que Lou et moi avons exactement le même avis sur la question. Mais bon, je suis pas venu là pour parler poils pubiens ! Voyons ce qu’elle a dans le ventre, ma rivale. Commençons par la situation. Elle répond à ma question et je sens déjà la vantardise de la carrière qu’elle entreprend ! J’hallucine, elle est bourrée de certitudes cette gonzesse. Ca va pas être de la tarte, il va falloir négocier finement avec celle-ci. Elle en remet une couche avec une petite pique en bonus. Hm. Très bien. « Eh bien, dommage pour toi aussi, tu aurais pu te faire un diagnostique assez précis. Et je pense que tu devrais réviser, parce que la liposuccion, c’est pas réellement une priorité. Tu te spécialises dans quoi, psychiatrie ? » La blonde à côté ne nous épargne pas d’une remarque tout à fait inutile. J’espère qu’elle n’est pas du genre bavarde au lit.. Je lance un petit regard suspicieux dans sa direction, inquiet de ce à quoi pourrait ressembler la nuit. Je change une nouvelle fois de sujet, bon sang, dans quel merdier je me suis lancé. Avec la blonde qui pense que l’épilation est aussi notre passion et l’autre qui lui laisse croire que tout ce qu’elle dit est intéressant ! Elle est vraiment vicieuse cette fille ! Complètement redoutable. D’ailleurs, sa réponse est tout à fait grotesque. Je peux pas m’empêcher de sourire devant les conneries qu’elle balance, c’est surréaliste et franchement, si elle repart avec la blonde après tout ça.. Je crois que ce sera une bonne chose car ça voudra dire qu’elles ont un sacré problème toutes les deux et qu’il vaut mieux se tenir éloigné des cas comme ça ! « Tu m’en diras tant. » je rajoute, avant de boire une longue gorgée de bière. A peine Shelly se lève-t-elle, que nos regards se braquent sur sa silhouette. J’acquiesce d’un long hochement de tête à la remarque de Lou. Son commentaire à mon encontre avec ce surnom de merde m’arrache quand même un sourire.

J’en profite pour lui expliquer clairement que ce soir, c’est premier arrivé, premier servi et tant pis pour sa p’tite gueule ! Et la demoiselle n’est pas d’accord, tiens donc, comme si j’en avais quelque chose à carrer. « Tu rêves ma poule. Si tu crois que je vais me laisser passer devant par un broute-minou… » je lui glisse avec un sourire amusé. Apparemment elle veut parler sérieusement, alors je me tourne vers elle, je prends mon air charmeur, parce qu’au fond d’elle, je suis certain qu’il y a une petite part d’hétéro qui a envie de m’avoir dans son lit. Il ne peut pas en être autrement. Elle me tacle trop pour que ce soit innocent. Elle rejette l’évidence ! Je m’arme de ma bière et de ma patience pour l’écouter déballer ses conneries. Je peux pas m’empêcher de lâcher un petit rire en l’écoutant et je l’interromps même pour dire : « Oui, d’ailleurs, moi aussi j’ai vu Cupidon vous tirer une flèche dessus ! » Je lève les yeux au ciel et continue à boire pour oublier ce que je viens d’entendre. Lorsqu’elle m’invite à prendre la porte de sortie, je repose ma bière sur le comptoir et la fixe pendant quelques secondes sans rien dire. « Plan à trois ? Allez, je suis sûr que sous tes airs de bonhomme t’as bien envie de voir ma forêt interdite. Franchement, on y serait gagnant tous les deux et c’est une super expérience, tu peux me croire sur parole. » J’hausse les épaules, l’air suggestif, oui-non ? Et j’entends les talons marteler le parquet du bar, avant d’avoir vu sa démarche chaloupée. Elle se réinstalle et très franchement, sa remarque est de trop. Penser à nous, en faisant pipi… Ca peut vite devenir malsain. Elle meurt de soif cette fille. Et je me fais plumer sans avoir pu en placer une ! Et l’autre qui se commande son petit mojito ! C’est quoi ces nanas ?! Je finis ma bière en deux-deux, et fais signe au barman qu’il me remette la même. Je manque de m’étouffer avec la dernière gorgée lorsque j’entends le mot « bicyclette », mais de quoi elle parle cette cruche ?! Elle a rien compris de ce que je lui ai raconté ! Mais lorsqu’elle pose sa main sur moi et me susurre ses remerciements, je lui pardonne aussitôt. Mais elle casse tout lorsqu’elle s’éloigne, pose son autre main sur Lou et lui dit qu’elle est généreuse. Hein ?! Cependant, elle garde une main sur chacun de nous et tandis que Shelly lorgne sur les verres qui sont en train d’être préparés derrière le comptoir, je pointe du doigt notre trio et fais un clin d’œil exagéré à Lou. Ca m’amuse beaucoup, en réalité. On récupère nos verres et c’est là que Lou soulève le terme qui m’a hérissé les poils un peu plus tôt. Je lui lance un petit sourire crispé par l’agacement. « Cette déb… Shelly a pas compris ce que je lui ai raconté. C’est pas de la bicyclette, c’est de la motocross. » Je trinque avec mes deux acolytes, bois une gorgée. Puis je repose calmement ma pinte sur le comptoir et les regarde toutes deux. « Et contrairement à une situation d’étudiante, je gagne bien ma vie. D’ailleurs, t’as dû t’en douter puisque la tournée était pour moi. Mais comme les médecins gagnent très très bien leur vie, la prochaine sera pour toi ! » Je reprends mon verre, et lance un regard de braise à Shelly. « Allez, cul sec ma jolie, c’est Lou qui arrose. »
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: Don't waste your time - Lou&Otto   Mer 28 Juin - 13:49

Elle le trouve drôle ce type finalement. Si elle a d’abord vu son arrivée comme une tentative de lui voler sa proie. Désormais, elle le considère comme un être – inférieur à elle bien entendu – mais capable de de l’amuser. Et bien plus que Shelly. A vrai dire, concernant la blonde, Lou ne visualise que son corps sans une once de vêtements. Elle n’est rien d’autre qu’un simple morceau de viande qu’il faut appâter avec douceur. Et si Otto lui a paru être une menace, désormais, c’est comme si Lou s’en accommodait, faisait avec, et surtout se découvrait une imagination débordante. D’autant plus, qu’à sa répartie, le garçon ajoute la sienne. C’est une bonne joute verbale qui se lance entre les deux sous le regard d’une Shelly qui semble n’avoir trouvé d’utilité dans la vie que de vider le portefeuille et d’aller pisser sans avoir une once de pudeur. Mais qu’importe, l’aparté permet de mettre les choses au clair entre Lou et Otto et sa grand-mère Feuillage dans le slip. Au moins, la guerre est déclarée mais de façon polie et amusée. Elle ne compte pas lui foutre une châtaigne dans la face parce qu’il l’amuse trop. Et quand bien même, il demeure un ennemi capable de lui voler son amusement nocturne avec la blonde, elle l’apprécie. Il la fait rire et lorsqu’elle lui fait comprendre que non, elle ne compte pas abandonner. Il rétorque de la même façon. « En attendant, la broute-minou, elle te les fait crier. » Dit-elle avec un sourire torve. Règle numéro 37 avec Lou : ne jamais se lancer dans une situation d’ordre sexuelle, parce qu’elle est pire qu’un homme, Lou. Elle n’a pas peur, elle est sans gêne et c’est un vrai bonhomme tout en sachant garder une apparence plus que féminine. D’ailleurs, petit balancement de cheveux derrière et hop, le tour est joué. De toute façon, elle est convaincue que Shelly a eu le coup de cœur pour elle. Et le sarcasme d’Otto et l’allusion à Cupidon n’y change rien. « De toute façon mon cœur, dis-toi que les hommes qui abordent au comptoir, c’est tellement «has-been, c’est vu et archi vu et on sait tous que draguer une meuf avec des écriteaux, aussi. T’as déjà vu Love Actually ? Non, je ne pense pas. Tu as une tête à voir des films de bourrin. Ou alors, des films de cul. Si tu étais capable de te remettre de ta future défaite – parce qu’elle va bientôt arriver hein – je t’aurais passé Blanche Fesse et les Sept Mains, tu vas kiffer. » Et ça, avec le clin d’œil amusé. Bon, Lou n’a pas de films chez elle, hein. Mais elle côtoie tellement des gars que trop souvent, elle a entendu des noms de film. Et puis, c’est l’avantage de rencontrer des inconnus, on peut raconter ce qu’on veut. Et faire ce qu’on veut. Parce qu’il lui propose, alors, un plan à trois. Elle n’est pas une Sainte Nitouche. Forcément, l’invitation la fait sourire. « Tu as l’air bien sûr de toi… » Se contente-t-elle de dire quand un bruit de talons claquant sur le sol apparait. Voilà que la blonde revient.

Cette fois-ci, Lou ne peut s’empêcher d’être à moitié amusée par les propos, trouvant creepy l’idée de penser aux gens tout en pissant. Mais Shelly a l’air tellement pétée que tout semble excusable, si ce n’est qu’elle a soif. Et qu’automatiquement, Lou met Otto met sur la paille afin qu’il devienne généreux, ce qu’il fait sans broncher, s’attirer la main délicate de la blonde sur sa cuisse, ainsi que Lou. Cette dernière  récupère son cocktail tandis que la profession de la Forêt Interdite est mise en avant. Sauf que la brune ne comprend pas. De la bicyclette pro ? Elle remarque bien vite le sourire crispé de l’homme, expliquant qu’il s’agit de motocross. « Oh. Tu fais de la moto, tu sautes et tu fais des petits sauts périlleux en retombant sur ta selle ? » Lou a déjà vu ce genre de choses à la télé, trouvant d’ailleurs que c’est dangereux. Fut même un temps où elle a désiré une moto mais sa mère s’y est opposée. La voiture rapide, oui. Pas la moto. « C’est trop cool ça, je trouve ! Mais avouons-le, ce qui nous intéresse, ce n’est pas ce que tu es capable de faire mais bien… Combien es-tu tombé par terre comme un gland, ta moto s’envolant dans les cieux et toi, t’enlisant dans la boue ? » Dit-elle, avec un sourire en coin pendant que Shelly s’en extasie. « Tu t’envoles comme les oiseaux, hihihi c’est trop mignon ! Vous êtes des amours Gina et James. » Levant un sourcil, Lou pointe un doigt vers elle-même  et le mâle de ce trio. « Euh … Lui, c’est Otto et moi, Lou. M’enfin… Trinquons, c’est mieux !! » Ce qu,’elle fait, buvant une gorgée de cocktail tandis qu’Otto reprend la conversation jusqu’à la faire s’étouffer dans son verre. Inviter les trois ? « Je suis étudiante d’abord !! » Rage-t-elle avant de voir la mine surprise de Shelly, ce qui équivaut de la radoucir comme une génisse. « Mais pour toi… Je suis prête à me ruiner. » Mais pas trop. Elle compte bien se venger à nouveau. Mais pour l’instant, elle se contente de boire son verre tandis que Shelly engouffre son verre avant de le poser sur le bar et de s’exclamer d’une voix guillerette. « J’ai encore envie de faire pipiiii ! » Et elle saute à nouveau de son tabouret, marchant de façon encore plus vacillante et laissant Lou et Otto en plan. « Dis donc James, je crois qu’on est tombé sur une pisseuse. » Elle commence à être un peu blasé il faut dire. Elle a l’impression que Shelly n’est pas prête à se laisser faire facilement ou qu’alos, elle va bien les ruiner avant l’heure. « De la bicyclette pro… » Finit-elle par dire avant de rire ne se l’imaginant pas être sur un tel engin. Mais elle se garde bien de le dire. « T’as la gueule pour, en plus. » Dit-elle d’une voix moqueuse, elle ne perdra jamais une seconde pour se foutre de son joli minois. D’une certaine façon, ils sont similaires dans leur façon de faire. C’est alors que des bruits de pas se sont entendre et que Shelly revient. Elle prend place mais avec beaucoup moins de peps. « Je crois que j’ai trop bu… Je ne sais pas pourquoi. Je me sens nauséeuse. »  Forcément, Lou a pris le repas en cours de route alors, elle n’a aucune idée de ce qu’a bu la blonde jusqu’ici. Tout ce qu’elle voit, c’est sa pâleur, elle n’a pas l’air prête pour une partie de jambes en l’air. Juste… A foutre sa tête dans les chiottes. Ce qui l’enchante peu à vrai dire et ne lui donne pas envie de continuer. « Peut-être que t’as assez bu, hein. » Se dit-elle, délaissant un billet afin de payer. La blonde tient difficilement sur ses jambes tandis qu’ils finissent par se trouver dehors. « On l’abandonne sur un banc ou tu la transport chez toi, dans ta voiture ? Elle te refera la banquette arrière si tu veux… Couleur vomi. » Elle marque une pause. « Bah quoi ? C’est à la mode ! » Même si ce n’est pas forcément la meilleure solution. Lou n’est pas là pour faire du social non plus. « Du coup, c’est raté pour le plan à trois. Ce sera peut-être à deux, voir tout seul si elle s’endort dans ton lit, toute couverte de cocktail régurgité. »


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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Don't waste your time - Lou&Otto   Lun 7 Aoû - 17:22



C’est un putain de phénomène cette fille ! J’étais venu pour draguer de la nana pas dégueu, pas trop prude, et me voilà à faire la causette avec ma pire ennemie : c’est ce qu’on pourrait considérer, dans la gente masculine, après tout. Mais en fait, sous ses airs agressifs, ses piques jetées à tout va, je suis certain que si je gratouille là-dessous, elle doit pas être si effrayante que ça. La preuve, lorsqu’elle fait du charme à Shelly, ça marche. C’est bien qu’elle doit avoir un côté… sympathique ? Quand elle lui raconte que sa technique de drague a dix ans de trop, il ne peut qu’en rire. Et son rire se poursuit quand Lou se met à papoter porno. Très bien ! « Un point pour toi, mais je suis en manque, alors j’ai choisi la facilité : le bar. Mais t’es venue et tu m’as compliqué la tâche. Et garde le pour toi, ce porno, faut commencer par les classiques. C’est déjà tout vu pour ma part. » Je soupire avec amusement. En même temps qu’elle a compliqué mon affaire, faut dire qu’elle m’a pas mal diverti. Et puis, ça faisait longtemps que je n’avais pas rencontré une concurrence aussi directe. Ca donne un petit coup de boost ! Comme quoi, faut pas se laisser aller.

On se met à parler de ce que je fais dans la vie, et si au début je pensais que Lou allait s’en donner à cœur joie pour me tacler, finalement elle reste assez gentille, et pose la même question que celle que mes potes me servent très souvent, concernant les gamelles que je prends. « Un certain nombre de fois, mais tu es invitée à venir compter mes cicatrices à la fin de notre plan à trois. » Je réponds en souriant franchement, amusé de ma propre connerie. « Tu t’envoles comme les oiseaux, hihihi c’est trop mignon ! Vous êtes des amours Gina et James. » Mon expression doit être assez similaire à celle de Lou sur ce coup-ci. Elle a vraiment ramassé Blondie, c’est chaud. Je sais même pas si elle sera véritablement opérationnelle plus tard. Mais ce n’est pas le moment de méditer là-dessus, on verra plus tard. J’encourage d’ailleurs cette brave Shelly à se faire plaisir et se commander une nouvelle boisson dès qu’elle aura fini celle-ci : à vrai dire, je ne sais pas si j’avais vraiment besoin de lui dire, tant elle a une descente impressionnante. Par contre, ça fait enrager Lou, et ça, ça me plaît à mort. Je me retiens d’exploser de rire en voyant la mine choquée de Shelly lorsque la brune se la joue rapace, et que cette dernière essaie de se rattraper tant bien que mal en jouant la carte de la loveuse prête à vider son livret A. Je n’ai rien le temps d’ajouter puisque notre proie retourne vider sa vessie. Je soupire, presque d’ennui. Lou fait un triste constat de la situation. « Ca m’en a tout l’air, Gina, on est mal barrés. C’est dans ces moments que je me dis que le GHB est utile : un verre, un cacheton, et c’est réglé. Mais c’est pour les faibles, et les pauvres, comme toi. » je dis sans sourciller alors que ma remarque est immonde. Mais bon, je suis pas tombé sur une précieuse, alors je peux me le permettre. Puis elle en profite pour se foutre de ma gueule. Je la regarde en coin, en portant la bière à mes lèvres. « Je peux pas en dire autant pour toi, avec ta tronche d’attardée, j’aurais jamais misé sur médecine. » Et voilà l’autre engin qui titube, qui est de retour ! Elle a envie de vomir. Et vu sa tête je me demande bien si elle n’a pas passé les cinq dernières minutes avec la tête au-dessus de la cuvette. C’est pas du tout aguichant cette affaire. A la tête que fait Lou, j’ai l’impression qu’elle est aussi blasée que moi. Son conseil est le bon, à l’égard de la blonde, il est sûrement temps d’arrêter d’ingurgiter de l’alcool. Et dire que je l’encourageais quelques minutes auparavant. Je pensais pas qu’elle en était déjà à ce stade ! On sort du bar, je garde un bras derrière l’alcoolique qui se déplace de façon assez aléatoire, au cas où elle finirait par chuter puis enfin, l’air libre. Et ça fait beaucoup de bien, mine de rien. Elle a l’air d’être dans un état de plus en plus chelou. C’est là que Lou intervient. Je grimace à l’évocation du vomi sur mes sièges, mais je souris quand elle propose l’abandon. Je ne suis pas si cruel. « Je sais pas où tu te renseignes pour tes conseils mode, mais je crois que c’est pas top top. » Et voilà, je me retrouve avec l’autre sur les bras, puisque la brunette se dédouane de toute responsabilité, et me laisse la proie en guise de cadeau empoisonné. Je m’imagine le spectacle qu’elle me décrit et je gémis de dégoût. « C’est con, parce qu’elle était vraiment pas mal. » Vu l’état dans lequel elle est, je me permets de parler d’elle comme si elle n’était pas juste à côté. « Tu sais quoi ? On va la coller dans un taxi. Fouille dans son sac à main, elle doit avoir une adresse où on peut l’envoyer. » Je la récupère de justesse alors qu’elle s’était mise à tanguer dangereusement. « Et par la même occasion, regarde dans son porte monnaie si elle n’a pas deux-trois billets qui traînent, elle a pas dépensé un rond ce soir ! On va pas lui payer la course non plus, on est d’accord ? » Une fois qu’elle a récupéré tout ça, je me débats encore avec le poids mort qu’est devenu la blonde, à moitié inerte. « Tu peux faire signe à un taxi, si il te voit il s’arrêtera, mais si il me voit moi, avec ça, il va tracer. » Shelly fait des bruits chelou. « Ou alors on appelle direct une ambulance ? Ou on donne l’adresse de l’hosto au taxi ? » Le corps de la blonde se crispe une seconde et j’ai juste le temps de m’écarter en la retenant par le haut de sa robe lorsqu’elle se met à vomir sur le trottoir. « Ah mais elle est dégueu cette gonzesse ! »
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: Don't waste your time - Lou&Otto   Ven 25 Aoû - 19:54

Jusque là, la situation était drôle. Lou passait une bonne soirée. Ça l'éclatait plus de se foutre de la gueule d'Otto plutôt que de draguer Shelly. Ça n'avait pas le même effet finalement. Et puis, sa repartie l'amusait tandis que la blonde ne répondait plus de rien, se contentant de dire de la merde, ne se rappelant même plus de leurs prénoms. Bref, c'était une blondasse bonne pour la baise et l'oubli du lendemain. Mais malheureusement, la voila ayant envie de vomir. Et tout de suite, c'est moins rigolo. On a moins envie de rire. On pense moquette. On pense tapis de voitures. On pense odeur qui ne partira jamais. Et ça Lou refuse. Elle n'est pas venue pour souffrir mais pour se taper de la femelle en chaleur. Alors, c'est sans pitié qu'elle envisage de la laisser à un Otto tout autant dégoûté qu'elle. « Non mais quand je te dis que tu es démodé papi ! Soûler une fille ça ne marche jamais. Elle s'endort avant l'orgasme. Mais le GHB c'est tendance, si j'avais su... » Dit-elle en rejetant la tête en arrière. « Bah quoi ?! » Finit-elle par dire avec condescendance. « On t'a jamais appris que les étudiants en médecine sont juste de gros fils à papa bourrés de pognon. D'où tu sors James, la Gina en moi est mortifiée. » Mais elle sourit déjà. Otto l'amuse beaucoup. Il est drôle. Tout comme elle. Et dans leur malheur, ils ont au moins eu la chance de faire plus ample connaissance. Mais l'interrogation demeure. Que doivent-ils faire de Shelly ? L'homme propose de la mettre de fouiller dans ses affaires, d'y trouver une adresse et de la foutre dans un taxi. Lou l'aurait bien laissé sur un banc. Mais elle a sans doute un coeur de pierre, aussi tait-elle son idée. « Espérons juste que nous trouverons un taxi capable de la ramener chez elle. » Dit-elle tandis que l'autre gourgandine tangue dangereusement. Heureusement qu'ils sont deux à la soutenir. « Shelly, t'habite où ? » Mais la voilà qu'elle glousse, ajoutant d'une voix pâteuse, complètement naze. « Dans ton cul ... » Et elle éclate d'un rire aigu, drôlement amusée par sa repartie. Lou se vexe déjà, se renfrognant « On devrait la laisser dans un caniveau ! Au moins, on s'emmerde pas la life ! 'Tain je suis deg, Je pensais trop que je me taperais de la femelle ce soir ! » Elle n'est pas contente mais ce n'est rien quand tout à coup, la blonde s'arque et se penche en avant pour vomir tout son soûl. « Oh mais c'est dégoûtant ! » Ajoute la brune d'une voix écœurée. Bon, pourtant, elle a vu pire en médecine. Elle a eu droit à des dissections dégueulasses, à des cours démonstratifs. Mais rien à faire, quelqu'un qui dégueule sera toujours plus repoussant qu'un toucher rectal #lalogiqueétrange. Elle plisse le nez au moment où un taxi s'arrête devant eux. Mais à peine voit-il Shelly qui régurgite sa margarita qu'il redémarre sans demander son reste.  « Hey reviens enfoiré !! » Hurle Lou sur un ton rageur tandis qu'elle fixe impuissant les phares arrières de la voiture s'éloignant d'elle. Non mais la soirée ne devient plus drôle du tout à son goût. C'est chiant et elle est de plus en plus frustrée.  « J'SUIS PAS VENUE POUR SOUFFRIR D'ACCORD ?! » Braille t-elle à qui veut l'entendre avant de subitement se calmer. Hurler ne résoudra pas les problèmes. Il faut une solution. Il faut réfléchir et les paroles d'Otto lui reviennent en tête. « Bon. » Finit-elle par soupirer en prenant le sac à main de Shelly occupée à ricaner comme si elle était possédée. Respirant par la bouche, Lou entreprend de sortir ce qui peut servir. Quelques billets et une carte d'identité avec l'adresse de la blonde. Non parce que ça va bien cinq minutes.  « Regardons où cette cruche peut bien habiter ! » Ça la gave au plus haut point même qu'elle ne se sent plus le coeur à vanner Otto.... Enfin moins.  « James, cette gourgandine habite pas loin d'ici. Je propose qu'on la ramène à pied en la soutenant de chaque côté, on la jette dans son lit et on se casse ?! » Le plan lui semble parfait. C'est la seule solution potable à ses yeux. À part tuer Shelly. Mais ça, elle n'a pas encore franchi ce degré de folie. Alors, c'est ainsi que l'étrange duo se retrouve à soutenir la troisième qui ricane toujours.  « Elle a rayé son disque ou quoi ? » Finit par dire Lou en jetant un regard dégoûté à la blonde. Et dire qu'elle aurait aimé la faire crier. Désormais, elle souhaite juste qu'elle se la ferme. Alors, plutôt que de l'écouter, elle préfère parler à Otto  « Et toi ? Parle moi de toi, steuplait. Pourquoi t'as choisi de faire ce métier là ?! » Non parce que le deux-roues c'est bien mais ce qu'il fait lui, c'est dangereux.  « T'as dû te faire bien mal parce que dès que le corps est dans les airs, qu'il retombe, la densité accroît son poids et les blessures sont encore plus graves. » Plissant son nez, Lou ajoute d'une voix fière  « Je l'ai appris en cours. » Et elle écoute en plus. Et ça, elle le doit à sa meilleure amie Sam qui est toujours là. Mais également à son premier amour, celui qui a su faire apparaître de meilleur en elle. Lou n'en parle jamais, non pas qu'elle le déteste. Au contraire. Elle se déteste d'avoir su récolter sa haine en lieu et place de son amour. Mais c'est surtout qu'elle éprouvera toujours ce respect éternel, taisant son nom parce qu'elle ne sera jamais digne de lui.  « Quand on l'aura jeté dans son lit, je te paierai un verre. » Lou sourit alors en le regardant.  « Tu l'as bien mérité après tout et ça consolera.. Enfin, je peux quand même dire que tu n'aurais pas couché avec elle. C'était cousu de fil blanc qu'elle avait jeté son dévolu sur moi. »
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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Don't waste your time - Lou&Otto   Mar 19 Sep - 21:41



Je suis dans une situation plutôt merdique. Machine est pétée comme un coing, elle tient à peine debout et n’a même pas retenu mon prénom ! J’ai misé sur la mauvaise jument ce soir, too bad. Résultat des courses, je sers de tuteur à une blonde largement éméchée, tandis qu’une brune ascendant bûcheronne essaie d’en apprendre un peu plus sur le quartier d’habitation de la première. L’autre répond ce qui me traversait l’esprit à cet instant précis et j’ai du mal à retenir un sourire malgré mon désespoir d’avoir passé une partie de ma soirée au bar, pour rien. Enfin, pas tout à fait, mon ennemie de la soirée est finalement devenue ma distraction favorite. D’ailleurs, elle me fait rire avec sa réflexion sur les objectifs de sa soirée ! « Ben on était deux à être chaud, grosse poupoule ! Et arrête, si quelqu’un nous voit la laisser pour morte complètement ivre, ça va nous retomber dessus ! » Et v’là que l’autre dégobille tout ce qu’elle peut. Bon, c’est cool, ça me coupe direct ma libido pour au moins deux-trois jours et donc ça m’évite de reprendre le risque de devoir me taper une deuxième gonzesse du genre de Shelly : michetonneuse et dégueulasse. Puis, c’est un coup au moral supplémentaire : la fuite d’un taxi susceptible de ramasser le déchet blond dégoulinant de vomi. Mais le type, pas bête, a vite fait de redémarrer en nous laissant le boulet ! Je rage et soupire bruyamment tandis que Lou, aussi désespérée que moi se met à hurler sur le taxi qui file déjà bien loin. Loin de la blonde, de nous, de la puanteur et du risque de se faire recouvrir les sièges de gerbe. « Putain j’en peux plus, quelle soirée de merde ! Aaaah mais arrête de te coller à moi ! T’es cradingue ! » je lui gueule dessus en essayant de la tenir à bout de bras pour éviter qu’elle se frotte, j’ai pas envie de puer la gerbe, déjà que je dois supporter l’odeur en ayant Shelly à proximité ! Ca serait la totale. Je crois que je vais adopter l’idée de Lou : la laisser décuver là, par terre sur le bitume, sans scrupule. Après avoir hurlé sa frustration, je remarque que Lou change radicalement d’attitude, et ça m’inquiète un peu. Trop chelou cette gonzesse ! Et elle s’explique sur ses nouvelles intentions qui ressemblent étrangement aux miennes, tout à l’heure, avant que je sois gavé au plus haut point par cette histoire ! Pourquoi on ne peut pas être d’accord en même temps ?! « Je la jette dans le jardin de son voisin, ouais ! Ca lui apprendra ! Et pis elle n’aura plus qu’à parcourir quelques mètres pour rentrer chez elle. Ah j’en ai marre, j’aurais dû te la laisser et m’en trouver une autre ! » je grommelle en attrapant un bras de l’autre engin tandis que Lou se charge du deuxième bras. Shelly est dans une espèce d’état second, elle se marre toute seule en lâchant des rots énormes, et plus d’une fois je suis prêt à la jeter par terre lorsque je sens que ça devient critique. « Oh elle pue de la gueule ! » je dis, complètement dégoûté en poussant sa tête du côté de Lou. « J’ai envie de l’abandonner là… » J’annonce en regardant un parc verdoyant un peu plus loin. Mais c’est mal, et Lou et moi semblons avoir de la pitié à revendre ce soir.
Et contre toute attente, elle se met à poser des questions qui me concernent. Je la regarde avec un air un peu surpris, avant de me faire à l’idée qu’on est en bonne voie pour devenir potes. Et peut-être bien lui redonner envie d’être hétéro, nan ? Je l’écoute attentivement, et ne peux que sourire face à son air fier lorsqu’elle m’explique une loi physique. « J’aimais pas l’école, mais j’étais bon pour faire le con là-dessus. J’ai fait des compétitions, j’ai été repéré, et j’ai décroché un contrat. » J’aimerais hausser les épaules mais j’ai un poids mort qui les entoure : le bras de l’autre. « Ca paie super bien, avec les sponsors. J’ai eu une maison en cadeau, au bout de quelques mois, parce que mes qualifs leur ont rapporté un max de blé. Et je viens de Nouvelle-Zélande, ça fait à peine quatre mois que je suis ici, en fait. Et oui, je me suis déjà mangé des grosses boites. Mais rien de trop grave jusqu’à maintenant ! Et toi alors, la médecine ça te passionne ? Tu veux faire quoi, gynéco ? » je demande avec un sourire de gosse, plein de malice. On continue de marcher en compagnie de notre poids mort et quand elle reprend la parole, je ne peux que me marrer. « Oh oui, évidemment et ça, tu l’as vu dans ta boule de cristal peut-être, madame Irma ? Enfin, si tu y tiens toujours, la voie est libre, j’abandonne ! » je lui annonce, le rire dans la voix. « Mais bon, maintenant que t’as parlé d’aller boire un canon, j’espère que t’abandonnes aussi ? Et d’ailleurs, c’est moi qui rince, j’ai bien vu que t’étais une pauvre enfant miséreuse ! » je continue de la taquiner. J’ai tellement de mal à me faire à l’idée que mon compte en banque se remplit tout seul alors que je fais ce qui me plaît. Mais, je sais que ça ne me montera pas à la tête. J’ai toujours vécu en faisant ce qui me plaisait et je ne changerai pas parce que je vais avoir de plus en plus de moyens. Je préfère en faire profiter les gens que j’aime, comme ma mère. Ou ma cousine, Arizona, que j’ai retrouvé ici et que j’emmène régulièrement au resto, pour lui faire plaisir et profiter de toutes ces années passées loin l’un de l’autre. « Ah, je crois que c’est là, son chez elle. » Et ça a pas l’air top top. Dans notre bonté toute nouvelle, on la hisse dans l’ascenseur, puis c’est rendez-vous au troisième étage, où on finit par la jeter sur son lit, sans plus de cérémonie. « Enfin débarrassés ! » je dis en m’étirant, en profitant de la liberté de mes mouvements. Je regarde Lou du coin de l’œil, tandis qu’on reprend la direction du bar où on était un peu plus tôt. Elle a un comportement ultra masculin, alors qu’elle est super féminine avec un petit minois tout fin. « Si j’essaie de te me mettre dans mon lit, tu me casses la gueule ? » je demande à moitié sérieux, en poussant la porte du bar, pour retrouver nos places.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: Don't waste your time - Lou&Otto   Mar 3 Oct - 20:01

Quelle soirée les amis ! Mais quelle soirée ! Lou ne peut croire qu'elle se retrouve ainsi. Et pourtant, c'est bien et bel le cas. Voilà qu'elle est devenue Gina, qu'elle se trouve avec James alias Otto(route) - Jeu de mot bonjour - et un énorme poids mort qui ne cesse de ricaner de façon étrange après avoir gerbé sa race. Elle aurait préféré se trouver autrement qu'ainsi. Peut être avec quelqu'un dans son lit. Mais pas ainsi. Pas comme ça. Parce que franchement, c'est juste nul à chier. Sa fierté en prend un coup quand ils croisent un trio de sublimes blondes, sans doute, prêtes à aller faire la fête. Comme un véritable bonhomme, Lou ne peut s'empêcher de tourner la tête et de dévisager le corps puis, son arrière lorsqu'elles leur passent devant en les regardant avec condescendance de les voir soutenir cette chose molle. Poussant un grognement dégoûté. « On aurait pu se les pécho au calme ! » Finit-elle par dire d'une voix blasée. Elle ne les aura pas. Au lieu de ça, elle soutient Vomito et se retrouve en train de discuter avec Otto sur ce qu'il fait dans la vie. Ça l'intéresse et puis ça fait passer le temps et l'envie de tuer Shelly qui continue de ricaner. Elle est vraiment chelou d'ailleurs. Lou ne sait que penser et préfère donc garder le silence - pour une fois - et écouter l'homme parler de son amour du vélo. Les propos la font sourire. Et elle se dit que ce gars a eu une chance infinie d'être repéré, de pouvoir décrocher des contrats et devenir professionnel dans une voie qu'il aimait. « Gagner sa vie en faisant sa passion, je trouve ça trop cool. » Lui avoue la brune d'une voix sincère. Elle n'est pas uniquement bonne à lancer des vannes. Et puis, finalement il lui est sympathique ce gars. Elle aurait pu se dire que brancher une nana gerbante était une soirée de merde mais finalement, elle n'est pas si nulle. Et puis chaque chose qu'il dit l'intéresse, l'amuse. « Tu es de Nouvelle Zélande !? » Elle se fige et l'observe d'un air émerveillé comme si Otto lui avait tendu une sucette (bon c'est très malsain je saiiiis.) « Il faudra troooop que tu me montres un truc mais d'abord on largue cette cruche chez elle ! » Et il faut aussi qu'elle explique la raison de faire des études en médecine « Et bien, j'ai été une mauvaise élève comme toi aussi pendant longtemps. Et puis, un jour... » Elle inspire doucement, évoquant un sujet devenu tabou « J'ai rencontré quelqu'un qui a su me remettre dans le droit chemin. Et depuis, j'ai voulu me lancer dans la médecine, je m'en sens capable. Et je ne tiens pas à examiner les vagins défraîchis mais les trous de balle en profondeur ! » Et elle se met à rire visiblement amusée par elle-même. « J'déconne hein. Pour l'instant, je ne sais pas encore. Je cherche ma voie. » Et elle étudie à fond. Elle ne tient pas à se louper. Lou déteste l'échec, et c'est naturellement qu'elle rappelle que Shelly était presque dans son lit. Elle s'en amuse parce que maintenant, il est hors de la question de la déshabiller. Elle préfère aller boire un verre avec son nouveau poto. Et lui aussi, l'accusant d'être une miséreuse et de lui payer un coup à boire. « Comment tu juges ! » Dit-elle faisant mine de s'offusquer. « Moi aussi j'ai un sponsor qui me paye des jolies choses d'abord. » Mais il s'appelle papa. Et Lou ne compte pas s'en vanter. Faut pas déconner non plus !

Sur cette ambiance détendue et vomitive, Lou et Otto ramène donc la blonde à son appartement où elle s'échoue sur le lit. Complètement épave. « Et dire que je voulais me la faire... » Argue Lou en esquissant une moue dégoûtée. Heureusement il y a Otto et en guise de geste affectif, elle lui assène une bonne claque dans le dos. « Bon, sortons avant qu'elle ne se décide à gerber sur les murs. » Non parce qu'il est hors de question qu'elle nettoie. Sa bonté s'arrête ici. Et les deux alliés finissent par déguerpir sans demander leur reste. Durant le trajet, la remarque d'Otto la fait éclater de rire. C'est sur que comme ça, elle risque de vexer le monde entier. Mais elle a bu et puis elle se sent d'humeur joyeuse, le poids Shelly en moins. « Ça dépend. » Finit-elle par dire, la voix malicieuse. Bon, elle ne va pas dire non quand même !? Depuis quand un bonhomme comme elle refuse ce genre de choses ? « J'suis pas assez bourrée pour la saucisse de francfort ! Mais pourquoi pas ! » Non parce qu'après Alaric, les aventures avec les hommes ont été inexistantes. Il y a eu des tas de nanas, c'est vrai. Elle a perdu un peu son identité sexuelle après cette histoire, se considérant plus lesbienne que bi mais pas hétéro. Enfin, un truc psychologique qui rappelle qu'elle est une nana et que parfois, bah ça réfléchit un peu trop. Et là, Lou n'a pas envie de réfléchir. Elle veut juste s'amuser, prendre du bon temps. « Avoue que t'as juste envie de me faire changer de bord, que cette mission concerne toute la virilité des hommes de la planète ! » Elle rit encore de plus belle tandis qu'ils s'installent à la même place mais cette fois-ci, sans Shelly. C'est bon, une fois ça suffit. « Enfin, à une seule condition! » Et elle y tient. Bon déjà faut qu'elle soit assez bourrée. Et d'autre part... « Vu que tu viens droit du pays des Kiwis, apprends moi le Haka ! » Dit-elle d'un ton sérieux. Bah quoi, ils sont amis après tout. « Patron ! Un rail de shots steuplait ! De la vodka ! » Qu'elle commande au bar. Son œil brille de malice « Au moins, on se met bien ! J'ai toujours rêvé de me prendre pour une All Black ! »
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