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 Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]

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Zackary P. Larson
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DATE D'INSCRIPTION : 08/04/2017
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MessageSujet: Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]   Lun 10 Avr - 21:23

Cela faisait un petit moment que le beau blond était de retour à Los Angeles. Un bon petit mois déjà... Oui, déjà ! Un bon petit mois qu’il n’avait pas encore pu adresser la parole à sa belle et magnifique voisine. A chaque fois qu’il en avait eu l’occasion, il restait planté là, la bouche bée et Barbara, sa copine qui lui sert de bouche-trou, finissait par faire irruption en se jetant sur lui avant de lui raconter sa journée ou bien à débattre sur ses trois petits pois qu’elle avait mangé à son repas ou à quel point son nouveau maillot bain épousait à merveille ses seins ! Ou bien, la énième personne qui l’avait empêché de l’approcher : c’était cet inconnu qui tournait autour d’elle. Son nouveau petit ami. Pour sûr, Zack ressentait une pointe de jalousie. Il croyait quoi ? Qu’Arizona l’aurait attendu toutes ces années ? Qu’elle n’aurait pas refait sa vie après lui ? Qu’elle ne serait pas passée à autre chose ? Quel idiot ! Il était frustré mais il s’était lui-même mis dans cette situation tout seul. S’il avait décidé de revenir ici, c’était avant tout pour... son boulot. Encore une fois, il se mentit à lui-même. Ce n’était pas pour rien qu’il avait sauté sur l’occasion sur cette maison et pas une autre...

Par contre, Zackary avait eu le temps de côtoyer un peu plus sa mère. Celle-ci était toujours avec Peter, d’ailleurs... Cela lui fit bizarre de le revoir, mais c’était seulement pour cinq minutes. Si Zack revenait, c’était surtout pour sa mère. Dire que cela faisait des années qu’on lui avait menti, des années que Peter se faisait passer pour son père, biologiquement parlant, et il ne lui avait rien dit... Pourtant, il avait été plus son père dans le fond que Marcus l’avait été. Celui-ci, découvrant son identité, le reniait déjà sur place, comme s’il ne le connaissait plus... alors qu’en ne le sachant pas, il l’avait considéré comme tel. C’était le monde à l’envers... Mais Zack ne pouvait critiquer car il en agissait de même avec Peter. Il avait toujours eu ce sentiment de ne pas être lié avec, de ne pas être proche de lui... et ce dernier l’avait toujours mis la pression, l’avait poussé le plus loin possible dans la vie. Non, vraiment, Zack avait du mal. Il ne pouvait se forcer pour nouer une bonne relation, comme une relation père-fils. C’était son ressenti.

Après tout ce temps, le beau blond aurait pu en vouloir à sa mère, mais non. A vrai dire, les médecins avaient diagnostiqué à cette dernière un cancer de l’estomac. Triste vie...Il avait peut-être encore un trop bon cœur quelque part au fond de lui, bien caché au fond d’une fissure bien profonde... Ca serait nier quelque part que ça ne le touchait absolument pas...

Avant de se diriger vers l’hôpital, l’agent sportif passa chez le fleuriste. Il savait que sa mère portait un amour fou pour les lys blancs. Peut-être que ça n’avait pas changé depuis le temps. Il acheta un bouquet avant de passer à l’hôpital. Arrivant dans sa chambre, il découvrit que sa tendre mère dormait paisiblement. Il l’admira quelques instants avant de mettre son bouquet de fleurs dans un vase. Il ne pipait mot. En réalité, il n’osait réellement la réveiller, préférant la laisser dormir. Cela dit, il se promit de repasser à un autre moment, alors il laissa un seulement un petit mot pour laisser une petite trace de son passage, puis s’en alla. Il quitta la chambre pour l’ascenseur...
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Arizona Stewart
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MessageSujet: Re: Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]   Dim 16 Avr - 20:10



Zackary & Arizona



Toi & moi... en apesanteur !



Je m’étais habillée dans la précipitation la plus totale suite à l’appel de ma plus jeune sœur. Celle-ci m’avait demandé de vite me ramener à l’hôpital parce qu’un de mes frères venait d’être victime d’un accident de voiture. Il était vrai qu’Oliver était connu pour être un casse-cou, une vraie tête brûlée. Il avait déjà fini une première fois à l’hôpital suite à une queue de poisson accompagnée d’un joli majeur en l’air, mais apparemment, ça ne lui avait pas suffi. Il voulait réitérer l’expérience. C’était dans un long soupir que je quittais mon appartement en direction de l’hôpital dans lequel il venait d’être pris en charge. Apparemment, c’était plus de peur que de mal. Mouais, c’est toujours ce qu’on me disait pour que je ne m’inquiète pas trop sur le chemin, mais arrivée là-bas, il s’avérait que c’était toujours plus grave que simplement de la peur. Prétextant de petites éraflures, et au final il s’agissait de points de suture. Ils se foutaient légèrement de ma figure les Stewart, hm. Je restais toutefois calme dans mon automobile, afin de ne pas créer de second accident sous le coup de la panique, de l’angoisse de ce que pourrait avoir mon frère. Mon dieu, celui-là il finira par mourir sur la route, j’vous jure. Il fait le kéké avec sa voiture dernier cri, mais il ne payait pas de mine sur le lit de l’hôpital, je peux vous l’assurer…

Arrivée à l’hôpital, je me rendais directement dans la chambre d’Oliver. Holly m’avait déjà donné le numéro de la chambre où il était installé par téléphone un peu plus tôt. Pour une fois que cette petite tête en l’air pensait à me prévenir afin de m’éviter de perdre dix plombes à l’accueil, avec une secrétaire beaucoup trop occupée pour simplement donner un fichu numéro de chambre qui ne prendrait que quelques secondes… Je montais vite les étages à l’aide de l’ascenseur pour finalement arrivée dans le bon couloir. Et ce, sans me perdre ! A peine j’avançais de quelques pas dans le grand couloir blanc qu’Holly venait m’accueillir, presque en courant, avec ma mère qui chialait presque à la mort, comme si elle venait de perdre son fils, tandis que ma petite blonde de sœur maintenait qu’il n’avait absolument rien mais qu’elle en faisait toujours des tonnes. Elles commençaient presque à se disputer que je préférais ne pas les entendre et je filais vite dans la chambre où se trouvait mon frère. « Bah alors, tu te retrouves encore à l’hôpital ? » lui demandais-je, légèrement déprimée de le voir à chaque fois à l’hôpital, mais très peu le reste de l’année. « Il ne fallait pas te déplacer pour si peu… » me dit-il d’une faible voix en tentant de se relever. Tss, taratata…

Je serais bien restée deux heures, voire même quelques minutes de plus. A vrai dire, c’était une bonne raison pour passer un peu de temps avec ma famille que je voyais peu. Pour cause, nous étions tous très occupés, ce n’est pas qu’on ne le souhaitait pas. On se voyait toujours pour Thanksgiving en revanche, c’était une tradition. Tous les ans, tout le monde était présent pour cette soirée, pas un seul ne manquait à l’appel. Puis le reste de l’année, c’était plus espacé… J’appuyais sur le bouton de l’ascenseur, tapant du pied jusqu’à ce qu’il daigne ouvrir ses portes devant moi. Chose faite, je m’engouffrais dans le petit espace clos, appuyant sur le bouton du rez-de-chaussée. Par malchance, l’ascenseur s’arrêtait à l’étage juste en-dessous. Et avec qui je tombais nez-à-nez ? …. Zackary. BORDEL DE MERDE. POURQUOI ? Je détournais vite du regard, bien qu’il fût impossible de cacher mon expression de surprise. C’était vraiment un comble. J’arrivais à l’éviter parfaitement dans le quartier alors qu’on avait des maisons voisines, mais PILE dès que j’allais à l’hôpital, je le croisais. ET CE, dans l’ascenseur, ou l’endroit le plus confiné du monde où t’es presque obligée d’avoir ton épaule collée à celle du voisin… Allez Arizona, fais comme si tu ne l’avais pas vu… Ne bouge pas le regard, vise le sol…


© Ludi.
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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]   Jeu 20 Avr - 20:29

Zack n’était pas le genre de personnes à croire au destin, genre un petit signe ou un hasard qui lui tombait dessus. Certains diraient que c’était la volonté des Dieux ou encore une autre force obscure. Pour lui, c’était des conneries. Les gens pouvaient être emmerdants avec leurs paroles illusoires car ils étaient incapables d’expliquer ce qui pouvait leur arriver. En appuyant sur ce bouton d’ascenseur à ce moment précis, le blondinet ne s’attendait pas à tomber nez-à-nez avec Arizona lorsque les portes s’ouvrirent devant lui, tel un ange. Il n’était pas le seul à être surpris. Non. Elle-même l’avait bien vu. Zack eut un léger bug mais finit par réagir et entrer instinctivement dans la cabine, naturellement. Arrivant à ses côtés, il se tourna automatiquement pour être face aux portes qui se fermèrent par la même occasion.

Comment cela était possible ? Depuis tout ce temps où il était resté bloqué, n’ayant pas le courage de venir la voir à chaque occasion qu’il avait pu le faire, ou soit interrompu par les conjoints respectifs,... ils se retrouvèrent tous les deux piégés dans une même cabine d’ascenseur à cet instant T dans un hôpital. Coïncidence ? Non, Zack ne croyait pas aux coïncidences. Pourtant, il ignorait qu’elle avait été là. Il ne l’avait pas suivi, ni rien. Il aurait pu calculer son coup mais rien de tout ça. Que faisait-elle donc là ? Qu’elle était sa raison de sa venue ? Jetant un coup d’œil sur sa gauche, il pouvait remarquer qu’elle l’ignorait, baissait les yeux comme si elle ne le connaissait pas. Que devrait-il lui dire ? « Hey, salut ! Ca va ? Je suis content de te revoir ! On va se le boire ce café, alors ? » Mais oui, bien sûr ! Cela marchait comme ça après sept ans d’absence et surtout après qu’il soit parti de lui-même, comme ça, sans un mot et sans explications... Comme un connard, en gros ! Ca résumait tellement la situation. Toutefois, ils étaient réunis tous les deux dans l’ascenseur et n’allaient pas rester là sans rien dire, en réagissant comme s’ils étaient deux inconnus ? Zack devait tenter sa chance aux risques de se faire jeter comme une merde. Il soupira... Il ne pouvait rester planté là sans émettre un son, quelque chose. L’ascenseur allait s’arrêter d’une seconde à l’autre et Arizona pouvait prendre ses jambes à son cou à tout moment. Il pourrait la poursuivre après mais il n’était pas forcément pour les spectacles en public... Et à cette réflexion, Zack se disait qu’il était prêt à faire n’importe quoi comme arrêter cet ascenseur de lui-même. Il était à deux doigts d’appuyer sur le gros bouton pour stopper la cabine que... l’ascenseur se stoppait toute seule, de lui-même, mais un peu brutalement. Il bascula un peu en arrière et son premier réflexe fut de se retenir contre la paroi de l’ascenseur.

- Hallelujah !
s’exclama-t-il.

Non, il n’était pas content que ça s’arrête tout seul. En fait, si. Enfin ça pouvait paraître bizarre mais il avait enfin Arizona pour lui sans que personne ne vienne les déranger, ni les interrompre. Encore un peu, la blonde, à côté de lui, allait le prendre un dingue. Pas plus qu’il l’était.

- Est-ce que ça va ? demanda-t-il.

Tout ce qu’il trouvait à dire ? Si elle allait bien ? Evidement, il le demandait par rapport à l’arrêt brutal de l’ascenseur. Son premier réflexe fut d’appuyer sur les boutons de l’ascenseur et aucun ne répondait.

- On est coincé là pour un moment ... commença-t-il à annoncer avant de se retourner vers elle.

Il n'y avait pas mieux comme moment pour être enfin face à elle et en tête à tête. Enfin.
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Arizona Stewart
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MessageSujet: Re: Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]   Mer 26 Avr - 4:13



Zackary & Arizona



Toi & moi... en apesanteur !



Là, c’était la tuile. Je n’avais pas prévu de me retrouver dans un ascenseur avec Zackary. Pas aujourd’hui, pas maintenant, pas comme ça. Je ne voulais pas, je ne voulais vraiment pas. Je n’étais pas préparée. Je n’étais pas prête à l’affronter, alors que j’étais venu voir mon frère, et uniquement mon frère, dans cet hôpital. Je m’étais attendue et préparée à maintes rencontres sur le seuil de ma part ou de la sienne, au bout de nos allées alors qu’on sortait les poubelles, ou encore à une fête de quartier… Il y avait moultes occasions pour se rencontrer dans le quartier, comme nous habitions l’un à côté de l’autre, mais il fallait absolument que l’on se croise dans l’ascenseur de l’hôpital. Dès lors, je ne pouvais plus mettre en ordre mes pensées, trouver les mots à employer si jamais la conversation était engagée… J’étais perdue. Et pourtant, j’y avais longuement réfléchi à cette rencontre. J’avais prévu de l’insulter de tous les noms, peut-être même de le gifler pour que ça me détende un instant… J’avais également pensé à plein de questions à lui poser, avec pour principale « Pourquoi es-tu parti ? », car elle avait été celle qui me trottait le plus dans la tête. Et depuis qu’il était réapparu dans ma vie, cette interrogation me brûlait terriblement les lèvres. Cependant, celles-ci restaient scellées. Scellées par la surprise, mais également la peur de ce qu’il pourrait en sortir. Zack ne connaissait pas la nouvelle Arizona avait plus de répondant qu’antan, suite à cette fâcheuse histoire où un certain type met les voiles du jour au lendemain. Ce type, je l’avais juste en face de moi.

Et soudainement, l’ascenseur se stoppa en pleine descente. J’eue un sursaut en plus d’un pas de recul, manquant d’équilibre le temps d’un instant, gardant une stabilité plus que minime. « Hallelujah ! » Attendez… Je relevais enfin le regard et jetais même un rapide coup d’œil vers le seul homme qui partageait cet ascenseur avec moi. Il a dit quoi là ? Hallelujah ? Etait-il ravi de cette situation pour avoir une telle réaction ? Et ensuite, il me demandait comme une fleur si j’allais bien… Non mais il se foutait de ma gueule ou bien ? Je n’osais même pas répondre à sa stupide question, tellement la réponse était évidente. Et l’acharnement sur les boutons de l’ascenseur fait par ses soins, qui ne menait strictement à rien, ne m’aidait pas à ne pas succomber à la panique la plus totale. Je ne savais pas ce qui me faisait le plus peur : être coincée dans un ascenseur en panne, ou alors, être coincée avec Zack qu’importe l’endroit. Avant, j’aurais tout donné pour un pareil moment, puis depuis sept ans, je le redoutais. L’amour que j’avais éprouvé pour lui s’était transformé en haine. Et là, tout était sur le point d’exploser, d’une minute à l’autre, d’autant plus dans une telle situation des plus inconfortables. Et alors que Zack annonçait que l’on allait rester ici un bon moment, je ne pus m’empêcher de lâcher un long soupir en me retournant directement face à lui. « C’est toi qui as fait ça ? » lui demandais-je, verte de rage. Parce que, oui, je ne voyais pas d’autre moyen, c’était lui qui devait avoir tout mis en scène. Provoquer une panne d’ascenseur ne devait pas être si compliqué que cela, j’imagine… J’attrapais mon sac à main afin d’en sortir directement mon téléphone portable. Aucun réseau. J’aurais dû m’en douter, bien sûr… A croire que le réseau ou la 4G s’arrêtait directement en même temps que les ascenseurs. Saloperie. Au prix où je paye mon forfait, ils m’entendront râler ! Je me retournais à nouveau vers Zack, ne pouvant contrôler mon excès de rage temporaire. « Alors, tu comptes faire durer cela longtemps ? Parce que, figure-toi, que je n’ai pas que ça à faire. Et certainement que toi non plus. » Comprendre par là qu’il devait peut-être rejoindre sa pouffiasse qui l’attendait sagement chez lui. Moi, rageuse ? Non, pas du tout. « C’est quoi le but de tout cela ? » lui demandais-je alors en soupirant à nouveau. Que voulait-il ? M’obliger à passer un peu de temps avec lui pour me remémorer le bon vieux temps ? Laissez-moi rire !


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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]   Jeu 27 Avr - 12:43

Franchement ? Zackary aurait bel et bien pu manigancer ce stratagème, genre suivre Arizona jusqu’ici, il aurait su qu’elle prendrait l’ascenseur pile à ce moment-là et paf... non, ça ne faisait pas des Chocapics mais il bloquait l’ascenseur pour pouvoir discuter avec elle en tête à tête, enfin... Ou même pire, Zackary aurait même pu provoquer l’accident de voiture de son frère pour la retrouver ici ? Non, Zack n’était pas fou non plus. Il n’irait pas jusque-là... Il n’irait pas jusqu’à toucher à la famille de celle qu’il aime. Non. Il en serait tout bonnement incapable. Mais de là, à avoir penser à bloquer l’ascenseur ? Ca serait bien son genre. Ca lui ressemblerait beaucoup plus. Mais sérieusement, ça serait se faire chier de provoquer tout ça alors qu’il pouvait tout simplement sonner à sa porte puisqu’il vivait tout juste à côté de chez elle, et ce n’était déjà pas anodin qu’il ait emménagé tout juste à côté... Mais Monsieur n’avait pas eu le courage de frapper à sa porte, encore... Il aurait pu faire tout ça mais il n’en était rien de chez rien.

- Calmes-toi ! T’énerver ne fera pas redémarrer l’ascenseur même si je sais que tu as toutes les bonnes raisons du monde pour t’énerver après moi !

C’était le cas de le dire. Après tout, n’était-ce pas lui qui était parti sans un mot pendant sept longues années ? Oui, c’était bibi ! Il le savait. Il savait qu’il avait fait une énorme connerie et que ça allait être difficile de recoller les morceaux s’il y avait possibilité. Enervée, Arizona regardait son portable pour voir s’il y avait moyen d’appeler de l’aide mais le réseau semblait se faire désirer. Tout jouait dans le sens de Zackary.

- Comme voir ton nouveau mec ? ne put-il s’empêcher de dire lorsqu’Arizona décrétait qu’elle avait autre chose à faire. Ou c’est peut-être lui que tu es venue voir ?

Non. Ce n’était pas la jalousie qui parlait... Zack ignorait totalement qui était cet tête d’ange qu’il avait bien envie de défigurer sur le champ. Il parlait évidemment trop vite et ce n’était pas le moment de faire une scène de jalousie mal placée, et il ne douta pas sur le fait qu’Arizona allait apprécier de lui rappeler ses erreurs et son départ précipité en pleine figure. Si seulement c’était bel et bien ce mec qu’elle venait tout juste de voir... Dans le fond, le blondinet espérait que ce mec soit déjà dans un sale état et même qu’il soit à deux doigts de clapser... Au moins, ce mec servirait à quelque chose à lui rendre ce charmant service.

Le but de tout ça ? La récupérer... Evidement. Mais cela n’allait pas être une partie de cake. Si Zackary l’aimait encore, il ignorait pour Arizona. Celle-ci n’était pas ouverte à lui – et à raison – et semblait être passé à autre chose avec ce petit merdeux à ses yeux. Encore un peu, Zack penserait qu’elle était allée le récupérer à l’école primaire.

- Pourrait-on profiter de cette panne pour parler ?
demanda-t-il. L’ascenseur n’est pas à deux minutes près.

Il s’attendait à la réaction d’Arizona, soit que ce soit négatif.

- Je sais que j’ai sept ans de retard pour ça... commençait-il.

Dire qu’il était imaginé cette scène un million de fois, qu’il s’était préparé un speech mental de tout ce qu’il pourrait lui dire mais face à elle, tout disparaissait. C’était le trou noir.
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Arizona Stewart
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MessageSujet: Re: Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]   Dim 7 Mai - 21:06



Zackary & Arizona



Toi & moi... en apesanteur !



Ok, là, c’était la tuile. Genre la méga giga grosse tuile. Celle qui, dès qu’elle tombe du toit, te faire super mal si elle arrive sur ta tête ou tes orteils. La tuile qu’on aimerait bien éviter du plus profond de son cœur et son être. Celle qui tu avais imaginé tellement de fois dans ta tête, que tu avais réfléchi à ce qu’il pourrait se passer, que tu avais réfléchi à ce que tu pourrais bien dire ou répondre, et maintenant qu’elle se présentait, tu n’avais qu’une envie : fuir. Là, j’avais envie fuir. Prendre mes petites jambes à mon cou et détaler la seconde d’après. Mais je me retrouvais bel et bien bloquée à l’intérieur de cet ascenseur, et ce, avec Zackary. Ou on pouvait qualifier tout cela de : la pire situation qu’il puisse arriver. Et puis, cela aurait pu arriver à mon arrivée dans l’hôpital. L’ascenseur aurait pu se bloquer quand j’étais accompagnée d’un docteur fichtrement sexy avec son stéthoscope autour du cou qui s’arrêtait à l’étage après le mien, quand j’allais voir mon frère. MAIS NON, il avait fallu que ça tombe à mon départ, et en compagnie de mon ex petit-ami. Ex petit-ami que, au passage, j’avais aimé comme une folle. Et encore, c’était un faible mot. Je l’avais aimé jusqu’à ne voir que lui, n’imaginer ma vie qu’avec lui, me voir déjà Madame Larson et maman d’au moins deux beaux enfants. Oui, je me voyais comme ça… Il y a maintenant sept ans… Et ces sept dernières années, je n’avais aucune nouvelle de lui, de celui que je qualifiais d’« homme de ma vie ». Bah tiens, il était bien beau l’homme de ma vie ! Et en plus, celui-ci se trouvait malin de me dire de me calmer. Non mais… JE SUIS TRÈS CALME ! Je soupirais. Bien fort. Encore plus fort. Afin que le blond m’entende bien. Oui, je voulais qu’il comprenne que je n’étais pas ravie de tomber dans une telle situation qui ressemblait plus à une embuscade qu’autre chose. Je voulais qu’il comprenne que je n’avais pas envie de le voir, qu’il comprenne que j’étais passée à autre chose et que je n’en avais plus rien à faire de lui. Même si c’était se mentir soi-même. Car, au fond, depuis qu’il était revenu à Los Angeles, j’étais plus perturbée qu’autre chose…

« Comme voir ton nouveau mec ? Ou c’est peut-être lui que tu es venue voir ? » me demandait Zackary, alors que j’énonçais le fait que j’avais autre chose à faire que rester ici à taper la causette avec lui dans ce fichu ascenseur en panne de mes deux. Mon dieu, j’en deviendrais presque vulgaire… J’étais en rogne, tellement en boule. DE QUOI JE ME MÊLE DE BASE ? Et puis… MON MEC ? Non mais il sérieux ? « Mon nouveau mec ? Tu t’fous de moi ? » Je ne pouvais pas me taire plus longtemps, j’étais totalement décontenancée en plus d’être spécialement énervée. « Déjà, ça ne te regarde pas. Et puis, comment sais-tu que j’ai- » Je m’arrêtais en cours de phrase. Ne finissant pas ma question, mais comprenant d’où il avait cette information. « Bordel Zack… Tu m’espionnes chez moi ? » lui dis-je d’une voix calme mais pointue. C’est bon, j’étais grossière. Parce que bon, il y avait quand même une petite haie qui séparait nos jardins. Et si, moi je me permettais de jeter un coup de ma fenêtre de chambre en direction de la baie vitrée de son séjour, il n’avait pas le droit de faire ça pour autant ! Oui, il n’y avait que moi qui avait le droit d’observer l’autre. Mais ça, c’est bien une information que je garderais pour moi. Et puis, je n’allais pas l’attendre indéfiniment. Il croyait quoi lui ?

Et voilà qu’il me proposait de parler… Je levais les yeux au ciel. Enfin, au plafond de l’ascenseur. Non mais je croyais rêver… « T’es sûr ? Tu veux vraiment parler ? » lui redemandais-je afin de savoir s’il était bien sûr de lui. « Non, j’demande ça parce que moi aussi j’avais envie de te parler il y a sept ans, mais tu ne semblais pas très joignable. Il me semble même que tu m’as demandé de ne plus te contacter. » Allez, la petite piqûre de rappel qui ne fait pas de mal. Et je rappelle aussi que le mec avait demandé à ce que je ne le contacte plus et il avait même changé de numéro de téléphone portable. IL AVAIT CHANGÉ DE NUMÉRO, je ne sais pas si vous vous rendez compte ! Ce qui est bien, c’est qu’il était au courant qu’il avait sept années de retard pour avoir cette conversation… « Au moins, tu t’en rends compte. Bravo. » Moi, être fermée à la conversation ? Non mais pas du tout ! Mais en vrai, j’étais bien curieuse de savoir ce qu’il avait bien à me dire. Et mention spéciale baffe dans sa gueule s’il tente de s’excuser.


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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]   Mar 30 Mai - 10:16

Pour sûr, Zackary n’avait pas changé sur un point : il était sans gêne et direct. Il ne tournait pas sept fois sa langue avant de parler. Non. Il fallait qu’il lui parle de ce nouveau mec qui tombait de nulle part... et qui devrait surtout rester en cour de récréation à la maternelle au lieu de s’occuper des affaires des grands. Et non, Zack n’était absolument pas jaloux. Du tout. Du tout. Du tout... Evidement, il se trahissait tout seul. Arizona comprit de suite qu’il les avait vus ou plutôt qu’il les « espionnait ».

- Espionner ? C’est bien un grand mot ... surtout quand vous vous pavanez dans la rue, devant chez toi, je n’appellerais pas ça « espionner », surtout quand vous êtes dans un espace public.

Là, c’était un peu jouer sur les mots ? Un peu beaucoup ! Il n’était pas un négociateur pour rien dans son job. Chaque mot était important. Chaque mot avait sa signification... Et tout ce qui comptait était ce qui était marqué dans les contrats. Noir sur blanc.

- Il vaut mieux tard que jamais, non ?


Oui, Monsieur avait décidé de parler que maintenant. Il avait, certes, sept années de retard. Il n’avait, certes, pas demandé l’avis d’Arizona à ce moment-là mais il ne fallait peut-être craché dessus quand l’occasion en or pour expliquer se présentait, si ?

- Je sais que tu as toutes les raisons du monde de m’en vouloir, de me haïr après être parti sans un mot, une explication... Je..

Il marqua une pause, se frotta le haut de son front avant de reprendre :

- Dire que je me suis imaginé ce moment un million de fois avec tout ce que je voudrais te dire et là...

Rien ne venait comme il le souhaitait. Evidement. Face à la réalité, face à Arizona, c’était tout autre chose. Il pourrait clairement lui qu’il l’aimait encore, ce qui résumait tout, mais Arizona n’était clairement pas réceptive et à raison.

- Je suis désolé, Arizona !

Désolé d’avoir été un bouffon. Il était incapable d'expliquer pourquoi il était parti, pourquoi il avait été si lâche.
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Arizona Stewart
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MessageSujet: Re: Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]   Ven 16 Juin - 1:51



Zackary & Arizona



Toi & moi... en apesanteur !



O’étais énervée. J’étais pleine de rage et m’efforçait de ne pas l’expulser d’un coup soudain, car Zackary aurait certainement pris cher, et sa petite bouille d’amour aurait été bien endommagée. A ce moment-même, j’avais envie de hurler, hurler de toutes mes forces, du plus profond de mes poumons. Sa façon de me regarder, cette façon de me parler comme si rien ne s’était passé, ou encore son attitude nonchalante me donnait envie de lui donner une bonne baffe qui lui remettrait les idées en place. Non pas que j’aimais être violente, j’étais plutôt pacifiste dans le genre, mais je n’étais pas encore prête à avoir une conversation avec lui, l’homme qui m’a brisé le cœur. L’homme qui m’a brisé le cœur, et qui en plus de ça, se permettait de ramener sa fraise au sujet de mon nouveau petit-ami. Il se permettait de faire une remarque là-dessus, alors que lui ne se privait pas pour exhiber sa nana avec un cerveau de la taille d’un petit pois dans tout le quartier. Si ça ce n’était pas de la provocation, je ne m’y connaissais pas. Et pourtant, MOI, je ne me permettais pas de faire une réflexion sur ce sujet. S’il aime les femmes avec une intelligence limitée, tellement que mon pied est plus intelligent qu’elle, c’était son problème et c’était lui qui avait la situation la moins aisée de nous deux. « Espionner ? C’est bien un grand mot ... surtout quand vous vous pavanez dans la rue, devant chez toi, je n’appellerais pas ça "espionner", surtout quand vous êtes dans un espace public. » répondait-il, croyant arranger la situation, mais c’était pire. Je soupirais en souriant, expulsant un léger rire nerveux. Il se foutait de moi, sérieusement. Me pavaner dans la rue… Incroyable, comme ça je n’avais plus le droit de sortir devant chez moi sans être épiée par le regard de mon ancien petit-ami. Alors que sa gonzesse, à lui, on n’avait pas besoin de la voir dans le quartier pour savoir qu’elle était là, on pouvait l’entendre inter-haies appeler Zack de sa voix bien aiguë et détestable « chaton » ou « bébé » ou encore « bébé chaton » (qui, entre parenthèses, est un sacré pléonasme, mais vaut mieux pas lui dire parce qu’elle ne connaîtrait sûrement pas ce mot…) toutes les cinq secondes. Alors qu’il ne vienne pas me dire de telles choses, parce que ça me chauffait carrément la cafetière.

Finalement, il voulait parler. Il voulait parler, maintenant, tout de suite. Il voulait parler au moment où je voulais le moins parler avec lui. Alors que moi je voulais parler avec lui, il y a sept ans de ça, quand il m’avait lâchement abandonnée sans que je n’aie une raison de sa disparition soudaine. « Il vaut mieux tard que jamais, non ? » Là, j’avais envie de lui arracher sa tignasse blonde. Mieux vaut tard que jamais ? Il sortait la phrase la plus bidon, pourrie, tout ce que tu veux, pour essayer de s’en sortir comme il pouvait. A nouveau, je ne répondais pas. Je trouvais ses paroles tellement ridicules que je ne savais même pas quoi répondre après ça… J’avais simplement envie de répondre par les poings, mais je me retenais. Je me retenais de toutes mes forces. Mais en même temps, ça me faisait mal. J’avais mal de lui parler. Je voulais m’échapper de cet ascenseur. J’espérais secrètement qu’il se remette en marche pour prendre les voiles et retourner chez moi. Et même là-bas, je n’étais finalement plus tranquille, car il habitait la maison voisine. C’est là que je me disais que j’avais une vie bien pourrie. J’ai mis des années à essayer de l’oublier, et il fallait qu’il réapparaisse tout crème à côté de chez moi et qu’il veuille papoter tranquillou bilou avec moi, comme si on était des potes de longue date. Mais coco, ça ne se passe pas comme ça avec moi. « Je sais que tu as toutes les raisons du monde de m’en vouloir, de me haïr après être parti sans un mot, une explication... Je.. » Non, tu ne sais pas. Tu ne sais rien. Tu ne sais pas à quel point j’ai souffert. Tu ne sais pas à quel point j’ai pleuré. Tu ne sais pas à quel point j’ai espéré son retour. Tu ne sais pas à quel point j’ai lutté pour arrêter de penser à toi. Tu ne sais pas à quel point tu m’as fait mal, et continue de m’en faire… Ma gorge se resserrait, comme une vieille douleur qui réapparaissait un peu plus chaque jour depuis son retour. J’aurais voulu lui dire tout ça, mais aucun mot ne sortait de ma bouche. « Dire que je me suis imaginé ce moment un million de fois avec tout ce que je voudrais te dire et là... » Et moi donc ! C’était cliché, mais c’était vrai, j’avais imaginé cette scène tellement de fois que j’avais préparé chaque phrase que j’aurais pu sortir, chaque insultes que je lui aurais adressées, chaque coups que j’aurais pu donner. Si j’étais énervée ? Oui, terriblement. « Je suis désolé, Arizona ! » … Désolé ? … Il est désolé ? « Eh bien ça, tu veux que je te dise ? Ça me fait une belle jambe ! » dis-je en sortant enfin de mon silence, toujours avec cette boule coincée dans ma gorge qui m’empêchait de bien respirer. Je ne savais pas ce qui me faisait le plus suffoquer : l’ascenseur bloqué ou la présence de Zackary avec moi. Ces trois mots, « je suis désolé », que j’avais tant souhaité entendre, car il ne s’était jamais excusé d’être parti de la sorte, il ne s’était jamais excusé de m’avoir causé tout ce mal en moi, il ne s’était jamais excusé de rien… « Pourquoi tu es revenu Zack ? Pourquoi ? » demandais-je en le regardant dans les yeux, afin qu’il perçoive ma souffrance dans mon regard. A vrai dire, je demandais ça, mais la réelle question était pourquoi es-tu parti ?.


© Ludi.
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Toi & moi... en apesanteur ! [Arizona]
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