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 « It was a teenage wedding, and the old folks wished them well » [Zackary&Lou]

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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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MessageSujet: « It was a teenage wedding, and the old folks wished them well » [Zackary&Lou]   Lun 17 Avr - 18:21

It was a teenage wedding, and the old folks wished them well La voix de Chuck Berry résonne dans le jukebox allumé pour l'occasion. Le son est à fond et la musique est entraînante, donné envie de se trémousser sur scène. A celui qui ne connaît pas cette musique, on la retrouve pourtant dans un film célèbre, Pulp Fiction Notamment la fameuse danse entre Uma Thurman et John Travolta. Lou adore ce film et c'est bien pour ça qu'elle a mis une pièce dans le jukebox, qu'elle a choisi cette musique à défaut de pouvoir écouter le délicat son d'un groupe de musique. Mais c'est jeudi soir et les groupes sont réservés le weekend par forte affluence. Or, les weekends sont une notion abstraite pour la brune. Avec son travail, elle a tiré un trait sur les samedis et dimanches. Elle organise son emploi du temps en fonction des autres employés et avec les enfants. Le samedi et le dimanche sont donc sujettes à les emmener un peu de partout, à s'occuper d'eux dans les devoirs, dans leurs jeux. C'est important pour Lou et de ce fait, faire la fête c'est plutôt en semaine. Seulement voilà, c'est chiant parce que les bars ne jouent pas trop le jeu, ils préfèrent se centrer sur le vendredi et le samedi. Alors, a défaut d'avoir de l'ambiance, elle préfère se créer sa propre ambiance. Au calme. Toute seule. Mais qu'importe, la brune n'est pas de ces genres de personne ayant besoin de quelqu'un, elle peut vivre dans la solitude, ce n'est pas quelque chose qui la gêne énormément. Elle suffit à elle-même pour ainsi dire. Aussi, Chuck Berry l'accompagne ce soir et seul au milieu de la pièce, près du bar, elle est occupée à danser. Telle une Uma Thurman, elle a ses avants bras levés en position quatre vingt dix degrés et comme dans le film, elle se dandine. Et vazy que je remue le boule et les hanches. Les yeux fermés, elle n'écoute rien d'autre que son ami chanteur.  You could see that Pierre did truly love the mademoiselle Elle n'a pas quelqu'un qui l'aime mais qu'importe, elle ne se sent pas pour autant dépaysée. Elle préfère être seule. Et encore moins être aimée par un monsieur. Elle préfère les madame les monsieur. Disons que depuis Alaric, elle n'a jamais vraiment testé d'autres mâles. Ce n'est pas quelque chose qui l'emballe. Le sourire discret d'une femme lui fait plus d'effet que celui d'un homme. Une femme ça sent bon, ça rigole discrètement et Lou adore. Elle trouve que c'est adorable, que ça apporte un peu de plus. Cependant, le bar est vide ce soir. Il y a des hommes certes. Mais ce n'est pas ce qu'elle cherche vraiment.

And now the young monsieur and madame have rung the chapel bell, Mon dieu, elle n'est pas prête à se marier et continuant sur sa lancée, Lou change ses mouvements répétitifs. Elle est vraiment dans son monde. Peu importe que ça fasse la cinquième fois consécutive qu'elle a glissé un penny dans la machine, qu'elle a lancé la musique en boucle. Peu importe que ça fasse chier les rares personnes ici. Elle a envie de danser, de se défouler. Et gare à celui qui viendrait la faire chier : elle lui casserait les dents sans pitié. Aussi, continue-t-elle à se dandiner sans pression. Elle adore cette musique et ainsi, elle décompresse. Il faut dire que son job est prenant. Elle a pas mal de responsabilité quand même. Directrice d'un foyer pour enfants, elle peut dire merci à son père. Mais quand même, elle a tellement de choses à faire. Elle ne compte pas ses horaires, se contentant de faire de son mieux. Pour un enfant, c'est important et ce dernier ne pardonne pas : aussi, veille-t-elle au travail bien fait, surveillant les employés et puis les gosses. Ils sont en manque de repères et ont tellement besoin d'eux, de leurs soutiens et de leur amour. C'est rien et c'est tout à la fois. Elle a tellement eu de chance dans sa vie d'avoir eu sa famille avec elle, quand bien même elle n'a pas toujours été simplement. Heureusement, elle a eu ça. Alors que tant d'enfants n'ont pas cette chance et finissent, dans les meilleurs des cas, dans ces fameux foyers. Dans le pire, c'est qu'ils sont dans la rue et livrés à eux-même. Et ça c'est pire que tout, parce que c'est de là que la délinquance démarre. Aussi, l'attention doit être importante pour l'enfant. Et maintenant, Lou décompresse. Elle en a besoin. "C'est la vie", say the old folks, it goes to show you never can tell… Aussi, continue t-elle à se dandiner, fermant les yeux et s'imaginant avec une coupe au carré, une chemise blanche, un pantalon noir. Ses pieds sont nus et elle s'imagine être en face de John Travolta. Mais en plus jeune. Parce que dès lors qu'il a pris un coup de vieux, il est devenu moche. À force de danser, les yeux fermés, elle ne fait pas attention à ce qui l'entoure. Elle sait qu'il y a peu de monde dans le bar. Et pourtant, son bras rencontre vite un objet non identifié qu'elle caractérise comme étant un verre au moment où elle entend le bruit du verre se brisant contre le sol. « C'est pas vrai !!! » Râle-t-elle pivotant pour faire face à un homme blond avec des bouclettes. « Ne pouvez-vous pas faire attention aux gens qui dansent ? » Non, ce n'est pas à elle de faire attention. Elle, elle danse. Elle, elle est dans Pulp Fiction et grâce à Chuck Berry elle va gagner la compétition. « Il ne manque pas d'espace quand même !! » Ajoute-elle en continuant le râlage intempestif. Ça soulage.

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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: « It was a teenage wedding, and the old folks wished them well » [Zackary&Lou]   Dim 23 Avr - 16:12

La vie était faite pour être vécue, surtout quand il s’agit d’aller se boire une bonne bière. Zack était du genre intenable. Il fallait toujours qu’il sorte, ne pouvant rester enfermé chez lui. Ce n’était pas son truc, et puis personne ne l’attendait vraiment. Ah si, peut-être Barbara mais il n’en avait que faire ! Elle était loin dans le coin de sa tête. Barbara était une jolie poupée refaite de la tête au pied et ne lui servait que pour ses propres besoins. N’était-ce une pensée d’homme ? Barbie ne s’en était jamais plainte encore ! Après tout, ce n’était pas comme si celle-ci vivait à ses crochets puisque celui-ci gagnait des millions grâce aux contrats qu’il faisait contracter entre les joueurs et les clubs qu’il rencontrait. D’ailleurs, c’était l’une des raisons du pourquoi il sortait dans ce bar ce soir : il avait réussi à contracter un contrat entre un club et un joueur de football américain à 10 millions de dollars. De ce fait, à ce prix là, un million allait dans son propre portefeuille.

En arrière-fond, une chanson connue était en train de se diffuser sur le jukebox. Qui n’avait jamais vu « Pulp fiction », vraiment ? Surtout pour un cinéphile qui se respectait ! La scène était typique. En fait, selon l’avis de Zack, si on mettait deux macaques dans une cage, peut-être qu’on obtiendrait le même résultat. Par contre, quand Bruce Springsteen avait reprise cette chanson, de manière imprévue, lors d’un de ces concerts en Allemagne, celui-ci rendait la chanson ... si magique ! Ce chanteur était un Dieu !

Après avoir commandé une seconde bière au bar, Zack avait un peu marre de cette chanson qui tournait en boucle dans le jukebox. Il avait bien l’intention de changer pour son oreille. Il pouvait rapidement se lasser. Une chanson qui tournait en boucle ? Hey ! Ca dépendait laquelle mais ça pouvait devenir très chiant à ses yeux quand ce n’était pas lui qui décidait. De ce fait, il se leva afin de se diriger vers le jukebox mais il lui fallut peu de temps et un pas pour qu’il se fasse agresser par une psychopathe là enfermé dans son univers. D’un coup de bras, elle envoyait balader sa bière qui tombait au sol. L’éclat de verre se fit entendre et la bière éclaboussa sur ses chaussures en cuir à 500 dollars.

- Et merde ! Ca va ? Vous faites comme chez vous ? Vous ne voulez pas que je vous aide, peut-être ?
râla Zack.

Et ses chaussures ? Son pantalon ? Il allait puer la bière maintenant et sans parler ses chaussures qui allaient coller.

- Et vous aux gens tout court ? répliqua-t-il.

La grogniasse osait jeter la faute sur lui alors qu’elle se trémoussait à sa guise à se prendre pour Uma Thurman.

- Justement, vous l’occupez avec votre danse de macaque ! Vous venez de me pourrir mes chaussures par vos conneries. Et ma bière par la même occasion !

Le barman allait avoir du boulot à passer la serpillère. Quant à Zack, celui-ci se rassit sur le tabouret où il était un peu plus tôt et récupéra une serviette pour essayer de sauver ses pauvres chaussures.
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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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MessageSujet: Re: « It was a teenage wedding, and the old folks wished them well » [Zackary&Lou]   Sam 6 Mai - 18:02

Lou est une princesse. Elle a été élevée ainsi. Déjà très tôt, elle avait appris le sens de du mot « exigence ». Il rimait parfaitement avec obéir. Et tout le monde lui obéissait. Lou était une fille adorable, souriante avec des fossettes sur ses joues. Mais elle était aussi capricieuse. Quand elle voulait quelque chose, il fallait que ça soit donné vite… Très vite. Et de ce fait, face à des parents faibles et en adoration devant leur petite fille, elle devint bien vite une petite fille à qui on disait oui à tout. Elle pouvait appeler son chaton « poussière d’étoile fleurie au Printemps » alors qu’il s’agissait d’un mâle, ce n’était pas grave. On lui disait oui. Et ce comportement lui est resté. Aujourd’hui, Lou dirige son monde d’une main de maître. Elle a horreur que les gens puissent lui dire « non », puissent lui refuser la moindre de ses demandes. Heureusement, elle a la chance de pouvoir vivre d’une vie paisible, d’un appartement confortable situé dans les beaux quartiers et d’un job lui plaisant beaucoup. Aussi, elle a horreur des emmerdeurs, des gens se fourrant dans son chemin et la bloquant. Parce qu’il faut la voir danse, elle est dans son monde, perdue dans Pulp Fiction, musique en fond sonore. Seulement, voilà, l’élément perturbateur arrive bien trop vite se caractérisant par l’arrivée impromptue de cette masse qu’elle percute. Le temps d’ouvrir les yeux, de voir les dégâts et l’homme, Lou est déjà en colère. Il a gâche sa chanson bon sang de bonsoir ! Aussi, la voix s’élève déjà. Elle est furax mais le mec a tout autant de répartie qu’elle. Elle le fusille du regard lui demandant d’ailleurs s’il ne peut pas faire attention quand il bouge. Des gens dansent ici. Et surtout elle danse ce soir. Cependant, sa remarque ne l’enchante guère. « J’étais là avant donc je fais ce que je veux ! Je danse depuis tout à l’heure, ce n’est pas à moi de faire attention d’abord ! » Elle le fusille du regard croisant les bras, se voulant menaçante alors qu’elle est bien plus petite que lui. Quand bien même, ce n’est pas grave : Lou sait se battre et mordre comme une charretière. Il ne lui fait pas peur. Elle l’observe s’asseoir et entreprendre d’essuyer ses chaussures tandis qu’il continue à pérorer dans son coin argumentant qu’elle prenait toute la place avec sa … Quoi ?! Sérieusement ?! La brune voit immédiatement rouge, ses yeux étincelant de fureur. Encore plus quand il ose parler de ses chaussures et de sa bière.

« Alors, écoute-moi bien blondasse ! » Crie-t-elle tout à coup en venant se poster devant le gars. Rien à foutre de ne plus le vouvoyer, la politesse n’est plus de rigueur. Elle n’a pas peur. Au contraire, elle est énervée. Il a osé traiter sa danse de « danse de macaque » et c’est à ses yeux, une véritable insulte. Oui, il vient d’insulter Uma Thurman et John Travolta. Aussi, pourrait-elle le réduire en charpie, mais avant ça, elle préfère lui dire le fond de sa pensée. « J’en ai rien à foutre de tes godasses toute pourries, elles sont moches en plus. Ni même de ta bière. T’as jamais vu le film Dirty Dancing ? Le destin du cheval sauvage ?! On ne touche pas à Bébé ?! Tu étais dans MON espace de danse !! Il ne fallait pas entrer dedans ! »Lou n’est pas un être tendre, quand il faut s’énerver, c’est la première en tête de liste. Aussi, tandis qu’il est occupé à s’essuyer les chaussures et que le barman ramasse le reste de la bière au sol, l’enragée pose ses fesses sur un tabouret, à une distance loin de celle du blond… Genre trois tabourets. Quand bien même, elle n’a pas fini avec lui. Elle se contente de le fusiller du regard sans ciller, ni même baisser les yeux. A vrai dire, elle cherche une bonne pique, une bonne répartie. Tandis qu’elle sirote son verre, le petit doigt en l’air, elle ne déloge pas son regard du blonde jusqu’à ajouter : « Je dirais même qu’il faudrait que tu t’achètes une paire de lunettes parce que franchement, tu vois aussi bien que Ray Charles ! » Et sur ces mots, elle boit encore une gorgée avant de poser son verre puis de se lever. Glissant un cent dans le jukebox, elle remet la même musique et de nouveau, c’est Chuck Berry qui laisse sa voix survoler les murs de la pièce. Rejetant ses longs cheveux bruns bouclés, Lou point d’une main le jukebox et de l’autre son visage « Attention je danse ! Alors t’as pas intérêt à venir te coller à moi ou à me perturber. Cette « danse de macaque » comme tu dis si bien, c’est de l’art. Sauf que t’as de la merde dans les yeux ! » Et sur ces mots, elle recommence sa danse bien décidée à se détendre comme il faut et à montrer à ce gugus que, non, elle ne se prend pas pour un singe.



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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: « It was a teenage wedding, and the old folks wished them well » [Zackary&Lou]   Ven 19 Mai - 21:05

Bon. Ok. L’heure était grave. Zackary faisait face à une mégère égocentrique écervelée. « Moi, je ! », « Moi je ! », « Moi je fais comme je veux ! ». Il allait lui en foutre des « Moi, Je ! ».

- Mais oui, Princesse ! Crois-toi seule au monde !

Et encore, il était gentil avec « Princesse » alors qu’il aurait très bien pu l’appeler « Gamine » car oui, effectivement, elle agissait comme une telle, comme une petite fille miniature pourrie gâtée là à le fusiller du regard, croisant les bras. Si elle croyait qu’elle allait lui faire peur, elle pouvait fuir toute suite. Face à elle, il devait faire une tête de plus qu’elle... Mais non, cette petite peste ne semble pas perdre la face, face à lui en le traitant de ... Il avait bien entendu ? « Blondasse » ? En plus, elle osait de lui parler « Dirty Dancing » ? Elle était sérieuse là ? Ce film était d’une niaiserie sans nom. Il ne pouvait s’empêcher de rire. Non, il n’était pas du tout moqueur.

- Tu fais référence d’un film de m*rde, Gamine ! Il n'y a pas plus culcul que ce film!

Malheureusement oui, il savait tout de même de quoi elle parlait et oui, malheureusement, parmi tous ces films mièvres, personne n’était épargné avec les publicités et tous ces trucs qui tournaient autour, et c’était son cas. Il aurait préféré ne pas connaître... Bon, il fallait aussi avouer qu’Arizona lui avait fait partager « cette » culture alors qu’il n’était pas forcément très fan de ces trucs romancés. Bref, cette meuf baissait encore plus dans son estime car entre Pulp Fiction et Dirty Dancing, il n’y avait pas photos. Zackary votait pour un Quentin Tarantino sans hésiter.

Cette fille finit par se barrer, du moins s’asseoir de son côté avec sa boisson et le pire dans tout ça, c’était qu’elle le narguait à le fusiller du regard. Là, Zack avait eu le temps de décéder six milles fois. Elle bouillonnait franchement et ne pouvait s’empêcher de le chercher là. Rien que fait de se trouver dans son espace vital, il avait signé son arrêt de mort, en réalité. En vrai, c’était une vraie tigresse mais surtout une vraie emmerdeuse. Elle ne lâchait rien. Qu’elle baise un coup et qu’elle lui lâche la grappe, quoi !

- Je ne pense pas avoir besoin de tes conseils. Au moins, Ray Charles est plus talentueux comparé à certaines qui nous referaient un mauvais remake du Livre de la Jungle.

Vous savez, le orang-outang ? Il avait un petit air avec les mouvements de cette petite. D’ailleurs, celle-ci, encore une fois, ne perdait pas le nord. Non seulement elle remettait la même chanson mais elle insista à ce qu’il ne la fasse pas chier.

- Oui, bien sûr, petite ! En fait, tu peux garder tes paroles parce que je le prendrais plus comme une invitation, tu vois ! Et de deux, je ne critique pas du tout cet art puisque franchement, Pulp Fiction est du pur génie. Par contre, avec toi, ça ne ressemble à rien ! lâcha-t-il franco.

Il se leva de son siège, prit le temps d’enlever ses pompes et tout en s’approchant d’elle, il remonta ses manches.

- Tu vas voir comment je vais remonter le niveau, Princesse ! lâcha-t-il tout en commençant à jouer les John Travolta.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: « It was a teenage wedding, and the old folks wished them well » [Zackary&Lou]   Ven 16 Juin - 8:42

Ok, elle pourrait être gentille et aimable. Ça ne fait pas de mal parfois. Mais elle ne peut pas. Il n'y a pas écrit « Armée du salut » sur son front. Et encore moins, la Croix Rouge. Alors, le gars va descendre de sa chaise et se calmer DIRECT. Il faut aussi ajouter - cependant et contre Lou - que le type est bien plus calme qu'elle. S'il y a bien quelqu'un qui devrait redescendre d'un octave, c'est bien la brune. Mais c'est peine perdue. Elle est trop furax. En plus, il a interrompu sa danse de façon tragique alors qu'elle était à fond dedans. Elle imaginait déjà le petit café au décor des années soixante dix, la voiture ancienne et puis ensuite, John Travolta alors qu'elle devient Uma Thurman. C'est super profond comme danse. Ça demande une telle concentration et pourtant, il a tout détruit en un battement de cil. Elle est trop énervée qui plus quand il ose dire que Dirty Dancing est cucul. Non mais sérieusement !? « Ce n'est PAS cucul ! Le jour où t'arrivera à déhancher comme Patrick Swayze, tu pourras dire ce que tu veux du film. Mais en attendant ... Je te prie de respecter les œuvres d'art, Chou-fleur ! » Dit-elle faisant allusion à sa chevelure blonde et chatoyante. Qu'est-ce que peuvent avoir les hommes avec les bouclettes. C'est devenu à la mode et Lou n'aime pas trop ça. À vrai dire, elle aime les coupes virils genre des cheveux très courts ou très longs. Mais pas l'entre-deux. Cependant, elle ne renchérit pas sur sa chevelure, se contentant d'ajouter gracieusement « Et la gamine elle t'emmerde avec le sourire ! » Et elle attaque encore faisant allusion à Ray Charles et visiblement, à son problème de vision. Il ne sait pas bien voir les choses. Il a un gros souci. Et ça la gave. Mais ce qui l'emmerde d'autant plus, c'est qu'il a de la répartie. Et sa comparaison à la danse du singe dans le Livre de la Jungle lui paraît fort peu flatteuse. Elle se contente de l'observer d'un air furieux en guise de repartie. Oh si seulement, elle pouvait lui foutre un généreux fuck dans la figure. « Va te faire foutre ! » Finit-elle par dire le nez en l'air. Bien sûr, elle pourrait encore attaquer sur le fait qu'il ressemble au singe du livre de la jungle. Mais elle juge que c'est un peu trop bas sans doute, qu'il y a mieux.

Et puis, elle est là pour s'amuser après tout. Elle ne compte pas voir sa soirée être brisée par ce garçon venu de nulle part. Elle était là avant nom d'un chien ! Elle ne compte pas en rester là. Lou veut profiter de sa soirée en toute tranquillité. Et de ce fait, après une nouvelle pique lancée de façon gratuite, elle relance le jukebox, et se remet à danser comme une furie, emportée par l'âme d'Uma Thurman. La musique retentit à nouveau et la voilà qui se dandine de nouveau comme une princesse. Mais si elle danse, elle n'en oublie pas le pas gentil et vilain monsieur à bouclettes. Alors elle attaque sur autre chose, son âme d'artiste étant offensée du sacrilège et de l'insulte faite pour ce film. Ce qu'il réfute en rappelant que ce n'est pas le film le problème, mais bien elle. Il admet que Pulp Fiction c'est du génie. Il aurait pu remonter dans son estime mais non. Il atteint la brune dans sa dignité que sa danse ne ressemble à rien. « Tu juges mais tu n'y connais rien !! Va chier ! » Dit-elle en lui tournant le dos pour continuer à danser. Sauf qu'elle ne s'attend pas du tout à la réaction du type.
Mais alors pas du tout.
Elle entend le bruit de chaises mais elle se dit qu'il a certainement dû fuir, ce qui gausse son ego surdimensionné. Mais non, voilà que lorsqu'elle ouvre les yeux, elle se trouve face au gars. Le son de sa voix l'a fait réagir. Sa remarque aussi. Et le voilà qui danse. QUI DANSE BON DIEU ! Lou se fige les bras levés devant elle et l'observe faire avec un mélange de sarcasme et de fascination. Il danse bien c'est vrai. Il danse bien ! Et de ce fait, elle est partagée entre la volonté de lui lancer une nouvelle repartie à la figure ou bien de le laisser danser. Lou n'est pas une personne méchante dans le fond. Elle aime faire chier mais c'est sa façon d'être, elle sait les limites quand il le faut. De ce fait, face à la danse du gars et parce qu'elle adore cette chanson, elle finit par sourire. « Tu te débrouilles bien Bouclettes ! » Dit-elle avant de se remettre à danser tel Uma et John réunis dans ce numéro. Et dire qu'ils se sont jetés des pavés dans la figure, les voilà qui dansent. C'est le monde à l'envers à vrai dire mais ça l'amuse, elle s'éclate Lou. Même qu'elle rit, amusée par la situation presque irréaliste. Elle avait envie de le frapper nom d'un chien ! Hors là, c'est tout l'inverse et quand la musique se finit, voilà qu'elle reste face à lui, un peu essoufflée, la mine heureuse d'avoir eu l'occasion de refaire la scène de son film favori. Elle finit par tendre la main dans sa direction. « Je veux bien faire la paix avec toi. Je m'appelle Lou. Et je vais te payer un verre et toi ? » Finit-elle par dire non sans éprouver une once de gêne. D'ordinaire, elle est rancunière et ne revient jamais sur ses décisions mais là, elle reconnaît qu'elle a merdé en s'en prenant à lui, après tout, sa danse se révélait envahissant et lui, aveugle. Enfin quasiment aveugle parce qu'il faut bien être gentil. « C'est rare que des hommes connaissent cette danse par coeur. Et pourtant, toi tu connais bien les pas, je suis impressionnée. Cela dit, tu dois sans doute être fragile ou sensible ou gay, je n'en sais rien. Et puis, ce n'est pas grave, je trouve que tu as bien. dansé. Putain, je viens de te refaire un compliment. Je sais pas ce qui m'arrive ! » Finit-elle par dire en s'étonnant presque de sa gentillesse. Ce n'est pas dans ses habitudes. D'ordinaire, elle fout des coups de boules. « Tu reprends une bière !? » Dit-elle pour commander et sonner le début de cette trêve.

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