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 Silly moves and broken bones [Otto + Nate]

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Nathaniel Brady
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DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 485

MessageSujet: Silly moves and broken bones [Otto + Nate]   Dim 23 Avr - 20:56

Je regarde le bâtiment envahi par les flammes avec l’adrénaline coulant à flots dans mes veines. Mes hommes sont presque tous sortis, j’attends les derniers qui viennent de trouver une nouvelle victime. Quand je les vois passer la porte, je me sens soulagé. Soulagé qu’ils soient vivants et soulagé qu’une autre vie ait été sauvée. Ils tiennent une femme à moitié évanouie qui, arrivée au grand jour, reprend un peu conscience et commence à s’agiter. Jason ! Jason ! crie-t-elle alors, prise de panique. Mes hommes continuent d’avancer pour l’amener vers l’ambulance. Kellermann essaie d’en savoir plus. Qui est Jason, madame ? La pauvre femme est affolée et se laisse tomber, voulant à tout prix retourner dans le bâtiment en feu. Mon lieutenant me regarde alors. Chef, on a encore un enfant au deuxième étage, Jason. Je le vois faire demi-tour pour retourner à l’intérieur mais je l’arrête. Je m’en charge. Quel âge a-t-il ? je demande. Onze ans, me répond Kellermann aussitôt. Je me tourne alors vers Lester, qui est sorti il y a quelques minutes déjà et boit de l’eau, le visage noirci par la fumée. Je lui indique de m’accompagner pour chercher le petit Jason, et il ne se fait pas prier. Nous nous engouffrons alors dans l’immeuble plongé dans la pénombre. Nos lampes frontales éclairent ce qu’elles peuvent. Nos masques nous permettent de respirer à travers cette épaisse fumée qui aveugle et étouffe. On avance penchés en avant, pour nous approcher de la zone basse qui laisse un peu plus passer la lumière. Les flammes sont de plus en plus importantes dans l’escalier qui nous mène aux étages. Les murs sont tapissés de feu qui envahit maintenant les marches, des conditions extrêmes qui me font penser qu’il est déjà temps de sortir de là. Mais pas sans Jason. On monte prudemment, le plus rapidement possible, et lorsqu’on atteint enfin le deuxième, je passe à travers la porte d’entrée de l’appartement. C’est un brasier mais je vois un petit passage sur le côté. Je m’y engouffre avec prudence, encore une fois. Jason ! C’est les pompiers ! je hurle à pleins poumons à travers mon masque. J’entends ma respiration lente et profonde alors que j’avance dans le logement. Une porte est encore fermée, mais elle est sous l’emprise des flammes. Mes hommes ont exploré le reste de l’appartement d’après leurs rapports, alors si Jason se trouve ici, c’est derrière cette porte qu’il s’est caché. Malgré les flammes, je prends la décision de donner un énorme coup de pied dans la porte qui cède immédiatement sous un cri. Du moins j’ai cru en entendre un. Je découvre alors la salle de bain et toujours les flammes qui courent le long les murs. Le sol est affaibli, j’avance à pas de loup, sentant le sol prêt à se dérober sous nos pieds. J’indique à Lester de rester en retrait, le poids de nos deux corps fera céder le plancher, c’est certain. Jason, tu es là ? Je hurle à nouveau. J’entends quelqu’un qui tousse malgré le bruit infernal du brasier. Je plisse les yeux, comme si ça m’aidait à mieux voir, et je vois un corps qui s’agite, dans la baignoire. Jason, je te vois, je viens te chercher, je lui indique tranquillement, et je m’avance. Plus que quelques pas et je suis vers lui. Je sens de petits bras m’agripper la veste et le petit Jason se jette sur moi. Il est encore vigoureux, je me demande comment alors qu’il est entouré par les flammes. Un petit miraculé. Je l’enveloppe de mes bras et je commence à rebrousser chemin, mais je sens le plancher commencer à se dérober sous mes pieds. Lester n’est qu’à deux mètres de moi, je fais un pas plus grand pour diminuer la distance entre nous plus rapidement, et j’entends un gros craquement alors que je perds l’équilibre. Le petit Jason resserre son emprise sur moi en hurlant et alors que nous tombons, je saute en avant, vers Lester qui se précipite vers nous et mes mains touchent le bord du plancher. Le coup me fait pousser un cri sourd et à travers le masque qui vient de se fêler sous le choc, je vois Lester essayer d’arracher le petit Jason à mes bras. J’ai les pieds dans vide et je me sens glisser. Jason, lâche-moi, Lester va s’occuper de toi ! je hurle alors que mon masque commence à laisser passer la fumée âcre. Je me mets à tousser, les gants ancrés dans le plancher pour ne pas me laisser tomber dans le gouffre en dessous de moi. La peur s’empare de moi, mais toutes mes pensées sont tournées vers Jason et Lester. Ce dernier tient à présent le petit dans ses bras et ils se penchent vers moi. Le petit a peur et crie, il doit être effrayé de tomber. Mon collègue m’agrippe les bras et essaie de tirer pour me ramener sur le plancher, mais c’est en vain, je me sens tomber un peu plus. C’est trop dangereux, Lester, descends le petit ! Le bord peut s’effondrer sous leur poids et tout ça n’aurait servi à rien. Je n’ai même pas le temps de penser à mes parents ou à Charlie ou Otto, à tous ceux que j’aime, je me sens tomber pour de bon et atterrir à l’étage inférieur dans un fracas. La secousse me fait pousser un nouveau cri et j’entends la sirène de mon équipement retentir et indiquer qu'un homme est à terre. Je le suis et la douleur commence à envahir mes membres inférieurs. Et puis plus rien.

La douleur. L’engourdissement. La lumière. Un instant, je crois atteindre le paradis, mais non, ce sont des murs d’hôpital que j’arrive à présent à distinguer. Les événements me reviennent petit à petit, difficilement, mais tout est là. Je me souviens de la chute. Je me souviens du petit… Est-ce qu’il a survécu ? Et sa mère ? Je souhaite me relever mais c’est un cri de douleur qui s’échappe de ma gorge quand je prends appui sur mes bras. Ma mère est là et mon cri la réveille. Elle pleure et sourit en même temps, j’imagine qu’elle est soulagée. J’étire difficilement mes lèvres pour lui sourire, parce que je suis content qu’elle soit là, je suis content de la revoir. Mais je ne dis rien, j’ai la bouche sèche et je me rends compte que je porte un masque pour respirer. Ma mère sort à la vitesse de l’éclair et je la vois réapparaître quelques secondes plus tard avec certains de mes collègues qui ont visiblement l’air soulagés eux aussi. Les retrouvailles sont sympathiques, le petit Jason et sa maman vont bien, mais elles m’ont épuisé. Une heure plus tard, je me rendors.

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé depuis tout ça, mais lorsque je me réveille, c’est une tête brune que je vois à mes côtés. Mon meilleur ami est là, à mon chevet. Aujourd’hui, j’ai les idées plus claires, et ô miracle, j’arrive à bouger les bras sans problème. Ca tire un peu dans l’abdomen, mais j’arrive à ôter mon masque pour essayer de parler. Je t’ai manqué, mon chou ? je demande alors, la voix rauque mais enjouée. Du moins j’ai essayé.
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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Silly moves and broken bones [Otto + Nate]   Jeu 4 Mai - 21:06



Quel plaisir de ne pas dormir tout seul. Depuis ce matin, j’ai la pêche. Kimi est venue passer la soirée à la maison, on a regardé quelques films ensemble, blottis l’un contre l’autre sur le canapé et c’était super agréable. Lorsqu’elle était trop fatiguée pour en regarder un autre, je lui ai proposé de rester dormir. On l’avait fait quelques semaines auparavant, et tout s’était bien passé, pas de dérapage, juste deux adultes amoureux, en manque, dans un lit, sans que rien ne se passe. Le défi avait été relevé une fois, et je me sentais prêt à réitérer. La chose incroyable là-dedans, c’est que j’arrivais à me satisfaire de sa simple présence et du fait de m’endormir contre elle, et plus tout seul dans des draps froids. Encore hier soir, j’ai passé un long moment à la tenir serrée contre moi, juste à savourer le fait qu’elle soit avec moi pour la nuit. Ca me donnait un avant-goût de la suite à venir pour nous deux, et pour être tout à fait honnête, ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi bien qu’à présent. Comme si tout arrivait à se mettre en place et que mon monde tournait enfin dans une courbe parfaite. A bien y réfléchir, je me satisfaisais de cette vie un peu débridée dans mes relations, persuadé que c’était ce qui me convenait le mieux, ce qui m’apportait ce que je recherchais, et qui me permettait de vivre ma vie telle que je l’entendais. Eh bien, je me suis planté sur toute la ligne. Une fois qu’on a cette personne spéciale qui sort du lot, notre monde commence à prendre un peu plus de sens, et l’avenir se dessine autrement. Ca crée rapidement de nouvelles ambitions et envies. Des objectifs à atteindre. Maintenant, je comprends mieux toutes ces personnes casées, qui disaient que c’était ce qu’il leur était arrivé de mieux. Je me moquais de ces gens-là à l’époque et maintenant, je me sens un peu idiot, à vrai dire.

Tout ça, pour dire, que c’est avec le sourire aux lèvres que j’entame la journée, même si ce n’était pas grasse mat’ au programme. Ma Kimi devait aller travailler et elle a dû se faufiler entre les draps avant que je ne la rattrape pour essayer de la convaincre que les enfants s’en sortiraient très bien sans elle. Bizarrement, elle n’a pas voulu me croire. Je sors une brique de jus de fruits du réfrigérateur, retire le bouchon et bois une ou deux gorgées avant d’allumer la télévision. Pur mauvais réflexe. Je continue à m’occuper tandis que la voix habituelle de la présentatrice des infos résonne depuis le salon. Je sors un bol, balance une grosse poignée de muesli dedans, ajoute deux grosses cuillères de yaourt et je coupe un kiwi que j’ajoute à tout ça. Il paraît que c’est sain. Et que ça donne plein d’énergie. Mon téléphone vibre sur le plan travail et j’aperçois le nom de Kimia sur l’écran, un petit message. Je savais que j’allais lui manquer rapidement ! Le sourire niais me vient – j’assume parfaitement – et je commence à lui répondre. Mais le fond sonore me distrait légèrement, les mots « incendie », « pompier blessé », me parviennent et ma concentration se porte maintenant sur l’écran où une maison en flammes apparaît. Puis c’est un plan sur les ambulanciers qui embarquent quelqu’un sur une civière. Je reprends la rédaction du sms, et une fois qu’il est envoyé, je commence à manger en allant m’installer dans le canapé, les pieds sur la table basse, les orteils en éventail. Je zappe pour la chaîne sport, et écoute les résultats dans les différentes disciplines où il y a eu compétition ces derniers jours. Rien de bien intéressant. Enfin rien qui n’attire mon attention. J’entends le téléphone qui vibre à nouveau, ce doit être Kimi qui vient de répondre. Parfois je m’oblige à ne pas lui répondre tout de suite, car je sais qu’elle est au travail, et que je la distrais. J’ai pas envie que ça arrive le jour où un inspecteur se pointe par surprise ! Sauf que ça continue de vibrer, encore et encore. C’est un appel. Je vais chercher l’appareil et lorsque je vois le nom à l’écran, je fronce les sourcils. La mère de Nate. Elle m’avait donné son numéro, il y a maintenant un bon bout de temps, pour l’appeler au cas où il arriverait un truc à Nate alors que l’on ferait du surf. Je n’ai jamais eu à utiliser ce numéro. « Kirsten ? » - « Oh Otto ! » et je l’entends sangloter au bout du fil. Qu’est-ce qui se passe ? « Kirsten, qu’est-ce qu’il y a ? Ca ne va pas ? Il s’est passé un truc ? Paul va bien ? » Et puis ça fait tilt. Les infos de ce matin, le feu, le pompier blessé, la mère de Nate en pleurs qui m’appelle. « C’est Nate, c’est ça ? Où êtes-vous ? » Je l’entends prendre une grande inspiration pour essayer de se calmer. « On est à l’hôpital, il est opéré en ce moment-même, je ne sais pas trop… Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé, mais il était inconscient et blessé lorsqu’ils l’ont trouvé dans la maison. Est-ce que.. » - « J’arrive tout de suite, juste le temps de m’habiller et je file. » Putain. Mes vêtements, mes papiers, mes clés.

En arrivant à l’hôpital, je demande à l’accueil dans quel service je peux retrouver le pompier Brady, arrivé tôt ce matin. Une fois les informations recueillies, je suis les indications fournies par les panneaux pour me diriger à travers l’enceinte de cet immense bâtiment. Quelques étages et couloirs plus tard, j’aperçois la silhouette des parents de Nate, assis sur les chaises d’une sorte de salle d’attente placée à un carrefour de couloirs. Lorsque je m’approche Kirsten relève son visage et je constate qu’elle n’a pas arrêté de pleurer après l’appel de tout à l’heure. J’ouvre grand les bras lorsqu’elle se redresse, et la serre fort, comme je le ferais pour ma propre mère. « Ca va aller Kiki, on le connaît votre fiston, c’est pas la première fois qu’il vous fait des frayeurs. » Je salue ensuite Paul, et m’assois à leurs côtés. Les minutes semblent des heures. J’envoie un message à Kimia dans la foulée, pour lui expliquer la situation. Je vais faire un tour à l’extérieur pendant un petit moment. Quelques minutes après mon retour dans les couloirs aseptisés, les médecins arrivent, et parlent aux Brady. J’attends un peu plus loin, et peux lire le soulagement sur leurs visages. Ils suivent le médecin qui les guide jusqu’à une chambre, dans un couloir adjacent. Je les laisse tranquilles, voyant les pompiers arriver à leur tour dans le coin. Je décide de m’éclipser, m’éloigner de l’hôpital, laisser la famille tranquille. Par la réaction des parents, je suis soulagé. Après avoir passé la journée ici, je finis par prendre la route pour rentrer chez moi.

J’y retourne le lendemain, en fin d’après-midi, une fois que toutes les visites de la journée sont faites. Les parents de Nate ont sûrement dû passer une bonne partie de leur temps ici, encore aujourd’hui. Je toque doucement à la porte et n’entends aucune réponse, je rentre sans bruit, et le vois étendu dans son lit, un masque à oxygène sur le visage. Je m’assois un petit moment à attendre un petit signe de réveil. Ca y est, les paupières papillonnent ; je tire la chaise plus près du lit. « Je t’ai manqué, mon chou ? » Je ne peux retenir un grand sourire en voyant qu’il est toujours bien lui-même, malgré son trauma crânien. Kirsten m’avait prévenu qu’il pourrait peut-être se mélanger un peu les pinceaux. « Ca y est, la belle au bois dormant est de retour parmi nous ! » Je déconne, mais il m’a foutu la frousse ce con. « Bon alors, paraît que tu t’es bien amoché ce coup-ci ? J’ai entendu parler d’un trauma qui t’a bien sonné et de deux-trois autres trucs, c’est ça ? » Bon, le plâtre sur la cheville est sûrement une bonne indication pour savoir qu’il y a un truc pété là-dessous. « Tu vas être bon pour la retraite à force ! A ton âge, c’est plus sérieux tout ça. » Je me retiens de rire, et ne peux pas m’empêcher de dire des conneries, c’est la pression qui retombe. Je pose une main sur son épaule – y a pas de bandages, ça veut dire que ça doit aller à cet endroit – en la pressant légèrement. « C’est Kiki qui m’a téléphoné hier pour m’annoncer la catastrophe. Elle était dans un état, t’imagines bien. Mais bon, son fils adoptif est venu à la rescousse ! » Boh, il va bien ronchonner avec le titre que je viens de décréter, mais tant pis. Puis c’est un peu vrai, elle me traite comme ça. En plus elle fait toujours des éloges à mon sujet. Comme pour Nate. Son fils. CQFD. « L’équipe médicale est sympa ? Ils te filent de la morphine pour que tu dormes et que tu les emmerdes pas à geindre toute la journée ? »
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Silly moves and broken bones [Otto + Nate]   Mar 16 Mai - 0:59

Ca me fait plaisir de revoir mon meilleur ami. Ca me fait plaisir d’être toujours vivant, même si je dois être bien amoché. Je sens mon bas du corps complètement engourdi et douloureux. J’imagine que je suis sous morphine, mais je sens que quelque chose cloche. Ce n’est pas la première fois que je me retrouve allongé sur un lit d’hôpital à cause du boulot, et ce sera sûrement pas la dernière, je sais ce que c’est. Juste un mauvais moment à passer. Et voir la tête de mon vieux pote à côté de moi, c’est un des petits plaisirs de la vie que j’ai appris à savourer, vu la dangerosité de mon métier. Je sais comment lancer la conversation et mon ton est amusé, ce qui contraste avec la situation dans laquelle je me trouve. Ca y est, la belle au bois dormant est de retour parmi nous ! Sa remarque me fait sourire, et mon visage me tire comme si j’avais pas souri depuis une décennie. Ouais, mais je suis un peu déçu du prince charmant à mon chevet… Il était plus sexy dans mes rêves ! je réponds en plaisantant, la voix toujours rauque. Je me rends compte que mes côtes me font mal quand je respire profondément et que je parle. Bon alors, paraît que tu t’es bien amoché ce coup-ci ? J’ai entendu parler d’un trauma qui t’a bien sonné et de deux-trois autres trucs, c’est ça ? Tu vas être bon pour la retraite à force ! A ton âge, c’est plus sérieux tout ça. Je tente de me relever un peu, j’y arrive mais non sans grimacer à cause de la douleur. Tu rigoles, rien de cassé, je suis comme neuf ! J’arrive à terminer ma phrase juste avant de tousser, toujours les traits tirés par la douleur. Je suis sacrément mal en point. Arf… Ca aurait pu être pire. A vrai dire je me souviens même pas de tout ce que j’ai. Côtes… ah ça, je peux pas passer à côté, vu la douleur que je me tape rien qu’en respirant, et je regarde ma pauvre jambe plâtrée… Jambe… Quoi d’autre ? Je me suis réveillé un peu plus tôt, auprès de ma mère, mais on n’a pas trop parlé de ce que j’avais. Le doc m’a expliqué, mais j’étais encore trop dans le brouillard, j’en ai un souvenir très vague. Je me rappelle que les collègues étaient là, et que le petit Jason et sa mère vont bien. Mais le reste, je ne sais pas. J’entends encore la voix de ma mère qui m’assure que « ça va aller, mon chéri, tu seras vite remis… Tu m’as fait une peur bleue ». Je me demande combien de temps je vais devoir rester enfermé entre ces quatre murs. Etre privé du boulot, ce sera ça la pire des punitions. Je regarde alors Otto dans les yeux avec un sourire reconnaissant, reprenant tout mon sérieux. Merci d’être là, mec. Je pensais que ma mère serait restée, elle s’est déjà lassée de moi ? je demande en plaisantant à nouveau. C’est Kiki qui m’a téléphoné hier pour m’annoncer la catastrophe. Je plisse les yeux quand j’entends le surnom qu’Otto emprunte pour dénommer ma mère. Il sait pertinemment que ça me titille, donc il le fait exprès, ce con. Elle était dans un état, t’imagines bien. Mais bon, son fils adoptif est venu à la rescousse ! Là, je rigole légèrement. Je vous raconte même pas, entre ma mère et Otto, c’est une véritable histoire d’amour ! J’étais bien, pourtant, en fils unique. Il a fallu qu’elle adopte un frère pour moi. Mais bon… pour être franc, je vais pas m’en plaindre ! Otto est vraiment comme un frère pour moi. Je pensais pas qu’avoir un frère pouvait être aussi cool. Et ça empêche pas ma mère de me bichonner comme avant, alors ça me va bien. Au moins, je sais que je peux mourir en paix, ma mère a un autre fils dont elle pourra prendre soin si je disparais ! j’énonce, amusé. J’entends une vibration à côté de moi et je regarde d’où cela peut provenir. Sur la tablette à côté de mon lit, je vois mon portable, que ma mère a dû faire rapatrier de la caserne pour moi. Je tends le bras difficilement pour l’attraper alors qu’Otto reprend la parole. L’équipe médicale est sympa ? Ils te filent de la morphine pour que tu dormes et que tu les emmerdes pas à geindre toute la journée ? Ma concentration se porte sur les deux conversations à la fois, et je pense que mon ami le voit. C’est ma mère qui m’envoie un message, elle m’en a envoyé une bonne dizaine d’après ce que je vois. Je regarde Otto pour répondre à sa question, un peu désorienté. Euh oui, enfin je sais pas trop. J’ai vu le doc, tout à l’heure, mais j’ai pas vraiment fait attention. J’imagine que je suis bien drogué là, parce que la douleur est tenable, en effet. A priori, je devrais pas être trop chiant, je réponds avec un large sourire. Tu sais que c’est pas mon genre ! je dis pour appuyer mes dires. Otto peut pas s’empêcher de me charrier. Et je lis les textos de ma mère qui me demande de mes nouvelles dans les quatre premiers messages. Elle compte repasser ce soir, après avoir pris une douche et m’avoir préparé des trucs à cuisiner, d’après les quatre messages suivants – elle est trop cool ma maman, hein ! – et les autres messages m’intriguent davantage. Elle a quelque chose à me demander au sujet de... Je lis le message d’après « non, laisse tomber, repose-toi, mon trésor ! » OK. Et le dernier message c’est « Oh et puis zut, Nathaniel ! » j’arrête ma lecture là parce que quand elle m’appelle comme ça, c’est pas bon du tout. Oooh ooooh… je fais à voix haute, avant de poursuivre ma lecture. « Est-ce que mon fils aurait omis de me dire quelque chose ? Un indice : regarde à ton annulaire gauche… » Ce que je m’empresse de faire et là, horreur. Oh putain ! je m’exclame en voyant mon alliance. Enfin ma fausse. Enfin c’est une vraie, mais c’est pour de faux, c’est pour ça que je ne l’ai pas dit à ma mère, je voudrais pas qu’elle se fasse de fausses joies. Je regarde Otto, l’air inquiet. Est-ce que, à tout hasard, tu aurais une solution miracle pour annoncer à ma mère que je suis marié sans qu’elle se fâche de ne pas avoir été conviée à la cérémonie, tout en lui cachant la vérité ? Oui, je lui en demande peut-être trop. Et du coup, je pense à Ellis. Je me demande si elle a remarqué que j’étais pas à la maison. J’imagine que non. Elle doit penser que je bosse ou que je découche. D’ailleurs elle a peut-être elle-même découché, allez savoir. Je suis sûr qu’elle viendra même pas me voir ici. Comment je vais expliquer ça à ma mère ? Je soupire bruyamment. A vrai dire, j’ai pas envie de me prendre la tête pour ça maintenant. J’hésite à retirer cet anneau sur-le-champ. Il est bien trop lourd à porter, au sens figuré. Je comprends un peu mieux Frodon, là tout de suite. Heureusement que mon ami Ottowise Gamgie est toujours à mes côtés ! Rappelle-moi de ne plus jamais accepter une mission comme celle-ci, et je vais tuer mon cousin de m’avoir mis dans une merde pareille. Bon, je suis un peu fautif aussi, mais je vais continuer d’occulter ça.
J’entends quelqu’un toquer à la porte, rapidement, et doucement. Bon sang, j’espère que c’est pas ma mère. Et je suis plutôt soulagé quand je vois une infirmière entrer dans la pièce. D’ailleurs… Elle est plutôt jolie. Bonsoir, désolée de déranger, je contrôle juste tout ça. Bonsoir, je réponds par politesse. Mes yeux ne la quittent pas et elle s’approche de mon lit. Elle ouvre un dossier que je présume être le mien et je retiens une envie de sourire sortie de nulle part alors qu’elle est plongée dans sa lecture. Elle est jolie, vraiment jolie. J’en oublie même Otto qui est à côté de moi, c’est comme s’il n’était plus dans la pièce. Elle vérifie la perf, et là, nos regards se croisent. Je crois que je lui souris, je me sens un peu perdu, à vrai dire. Et puis tout d’un coup, j’ai un peu chaud. Alors je souris franchement, pour chasser mon malaise. On ne s’est pas encore vus, j’étais de repos hier, mais je suis de garde pour ce week-end. Je vais repasser pour vous… Elle s’arrête de parler et je me sens un peu figé, et la température de la pièce est montée de quelques degrés en une minute, c’est certain. Elle a l’air surpris quand elle regarde la machine, celle qui émet des bips stridents. Et je reprends mes esprits en comprenant que ce sont les battements de mon cœur qu’on entend s’affoler comme ça. Je me redresse à nouveau, dans la douleur. Détendez-vous, je sais que je fais souvent cet effet-là, c’est la profession qui le veut, mais je n’ai pas encore sorti une seule aiguille, tout va bien ! Je fronce les sourcils, ne comprenant rien à ce qu’elle vient de dire, perdu dans ses yeux verts magnifiques. Je me demande de quelle origine elle est, son côté exotique me donne envie d’évasion. Je mets plusieurs secondes avant de percuter à sa remarque. D’ailleurs, je reviens, je vais chercher ce dont j’ai besoin, puis changer le pansement. Ah euh… Non, je… Je n’ai pas peur des aiguilles ! je dis alors qu’elle commence à s’éloigner de moi. C’est… je sais pas… Merde, je fais peut-être une réaction allergique à un truc qu’ils m’ont filé ? Je vous demanderai de sortir cinq minutes, à mon retour, si ça ne vous dérange pas, dit-elle à Otto avant de quitter la pièce. Heureusement qu’elle s’absente quelques instants, ça me permet de reprendre pied. Mon cœur reste toujours un peu affolé pour une raison que j’ignore. La chaleur de la pièce est toujours palpable elle aussi. Je me tourne vers Otto dont la présence me revient. Il fait chaud d’un coup, non ? Putain… J’espère que je fais pas une réaction à un médoc. Je commence un peu à être affolé, ou alors c’est juste que ma tête suit mon cœur.
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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Silly moves and broken bones [Otto + Nate]   Mar 23 Mai - 9:40



Heureusement que personne n’est là, on nous prendrait pour un joli couple. Bon, l’état des lieux du corps de Brady reste à faire un peu plus sérieusement. Il a l’air de louper deux-trois blessures. Il va falloir faire appel à un médecin pour savoir précisément ce qu’il a eu. Je n’ai pas demandé trop de détails à la mère de Nate, elle était déjà assez affolée comme ça, je n’avais pas envie qu’elle ressasse tout ça encore une fois. Même si je ne doute pas qu’elle a dû en parler à beaucoup, beaucoup de gens autour d’elle. Il faut la voir avec son fiston. C’est la huitième merveille du monde à ses yeux, sans aucun doute. Et heureusement que l’ordre a été établi, sinon il finirait sur la première marche du podium ! Jambe… Quoi d’autre ? Je croise les bras en le dévisageant puis de mon index je tapote sur ma tête. « Et la tête mon p’tit pote. C’est la seule chose dont ta mère m’a parlé. « Heureusement, son si beau visage n’a pas été abîmé malgré le traumatisme, ça aurait pu être pire.. bla. Bla. Bla. » J’imite sa mère avec une petite voix puis me marre. Il la connaît mieux que moi et il doit sans doute très bien savoir de quoi je veux parler. Quelque part, c’est super cool d’avoir une mère comme ça, mais dans la situation où il est, c’est à dire, coincé dans un lit, je le plains quand même de n’avoir aucune échappatoire face à la redoutable mère poule que Kiki peut être. Merci d’être là, mec. Je pensais que ma mère serait restée, elle s’est déjà lassée de moi ? Ah bah tiens, voilà qu’il s’ennuie déjà d’elle, ça m’arrache un sourire amusé. « Oh pas de quoi. Fallait bien que je vienne constater si t’étais pas trop amoché pour encore faire partie de mon club très select de copains beaux gosses. J’te rassure, pour l’instant, t’as toujours ta carte de membre. Tu peux souffler. » je dis en me marrant comme un débile. « Concernant ta mère, elle est partie faire une course, elle était fatiguée. C’est pas impossible qu’elle revienne plus tard ce soir, ou dans la nuit, pour veiller sur toi. On sait comment elle est. » Puis je lui explique comment j’ai été mis au courant. Evidemment, on parle toujours de la même personne… Je m’applique à utiliser le surnom que je lui donne, qu’elle affectionne d’ailleurs, et je vois la réaction immédiate sur le visage de mon ami, et ça me réconforte de voir que, même dans son lit d’hôpital, l’esprit est toujours aussi vif et les réactions toujours semblables. C’est rassurant de voir qu’il va bien. Au moins, je sais que je peux mourir en paix, ma mère a un autre fils dont elle pourra prendre soin si je disparais ! Le mélodrame ! Mourir en paix, ce qu’il ne faut pas entendre quand même. Je ne peux pas m’empêcher de lâcher un long soupir blasé en l’entendant. « A peine réveillé que déjà, tu racontes un tas de conneries. » Je le questionne ensuite sur son traitement à base de morphine. Là-dessous se cache la vraie question de combien tu souffres. Mais ça a l’air d’être bien géré. Il a la petite pompe qui injecte de la morphine et tout un tas de trucs, perfusion, moniteur qui surveille tout bien. Je sais qu’il n’est pas du genre à trop se plaindre mais ça a l’air d’aller pour le moment. Il couinera davantage en rééducation, à mon humble avis. Cet hôpital a une bonne réputation, en plus, donc ça devrait le faire. Et puis, il ne va quand même pas s’éterniser ici. Il va falloir qu’il se bouge dès que ça ira mieux ! Je le vois bidouiller son téléphone, et il me répond avec un petit temps de retard, et confirme par la même occasion ce que je pensais. Je ne réponds rien, attendant qu’il en ait terminé avec sa lecture. Il a dû recevoir une quantité de messages, entre sa mère, ses collègues, ses nanas… Je sais même pas si Ellis est au courant à vrai dire. Si Nate ne lui a pas écrit, elle ne sait rien du tout. Je ne l’ai pas avertie, je sais pas trop si Nate a vraiment envie de la voir ici. Et je sais pas si elle trouverait un grand intérêt à venir le voir. Depuis que je sais que c’est du bidon, j’ai un peu de mal à comprendre ce qui a poussé mon pote à accepter ça. J’veux dire… Au début, j’me suis dit que c’était parce qu’elle était canon. Pis comme il ne peut pas la toucher, beeen à quoi ça sert d’avoir une nana à son goût, chez soi, mais qui est hors de portée ? A rien du tout ! Je m’étire en attendant qu’il ait terminé, mais je vois une expression bizarre s’afficher sur ses traits. Ca m’intrigue, alors j’attends qu’il dise quelque chose… Oh putain ! Je l’observe et vois son regard se porter sur sa main gauche. Il me regarde, l’air un peu paniqué. Est-ce que, à tout hasard, tu aurais une solution miracle pour annoncer à ma mère que je suis marié sans qu’elle se fâche de ne pas avoir été conviée à la cérémonie, tout en lui cachant la vérité ? Je reste sérieux un court instant. Parce que c’est clair que la situation craint vraiment quand elle est exposée comme ça. Puis ensuite, je n’arrive pas à me retenir de rire et me moquer gentiment par la même occasion. « Alors là… Franchement, je pense que tu vas recevoir la brasse de ta vie ! A trente-quatre ans ! » je m’exclame en riant. « Quand tu lui présenteras Ellis, je veux être là. J’organiserai un petit barbecue, on invitera Kiki, et comme ça elle rencontrera ta chère femme. Que je n’ai pas prévenu d’ailleurs, au sujet de ton petit accident. » La pauvre Kiki doit avoir le cœur brisé en s’imaginant un tas de choses. Vu comme elle aime son fils et comme elle le considère… Elle doit être vraiment déçue. Je suis persuadé qu’elle va essayer de me questionner pour savoir si j’étais au courant et si j’ai assisté au mariage. A tous les coups, je vais avoir droit au questionnaire. Rappelle-moi de ne plus jamais accepter une mission comme celle-ci, et je vais tuer mon cousin de m’avoir mis dans une merde pareille. Je secoue la tête, d’un air désapprobateur en l’écoutant. « C’est ça de vouloir se la péter avec une blonde. J’espère surtout que tu n’auras pas besoin que je te le rappelle pour ne plus accepter une saloperie de ce genre ! C’est vraiment pas terrible ce plan, t’as pas bien lu les clauses du contrat toi, hein. » C’est même carrément pourri. Il se retrouve avec une chiante, qui met tout le monde en danger vu comment elle a décidé de vivre sa vie malgré la menace qui pèse sur elle et sur ceux qui l’entourent… Et il n’y a aucune récompense à la clef. Si ce n’est la bonne conscience, le sentiment d’avoir aidé une pauvre jeune femme en détresse. Le sauveur en Nate va finir par lui causer d’autres soucis plus terribles que finir dans un lit d’hôpital, à force. Là, c’est sa santé mentale qu’il a mis en jeu. On frappe à la porte, je me redresse et me retourne sur mon siège pour apercevoir une infirmière, qui entre tout juste dans la pièce. J’imite Nate en répondant à son bonsoir, et me retourne correctement pour me retrouver à nouveau en face de mon grand blessé. Je n’ose pas continuer sur le sujet, puisqu’on ne peut pas vraiment en parler librement en public, alors j’attends de capter l’attention de Nate, mais celle-ci est complètement accaparée par la nouvelle venue. Je croise les bras contre mon torse et observe silencieusement ce grand dadais qui n’arrive pas à quitter son regard de l’infirmière. Certes, elle est bien mignonne, mais un peu de discrétion, que diable ! En plus avec son alliance, il a l’air fin. Personne n’a l’air de réagir, mais je les entends bien, ces petits bips rapides, et je vois très bien que le chiffre des battements de cœur augmente sensiblement depuis quelques instants. Heureusement qu’il ne regarde pas dans ma direction, je pense que je prendrais automatiquement le fou rire après l’avoir vu dans cet état. « Détendez-vous, je sais que je fais souvent cet effet-là, c’est la profession qui le veut, mais je n’ai pas encore sorti une seule aiguille, tout va bien ! » J’ai envie de lui répondre de pas se faire de bile, ce ne sont pas les aiguilles qui lui font de l’effet, mais bien elle tout court. Je passe une main sur mes lèvres pour essayer de retirer mon sourire, mais c’est impossible lorsque je vois Nate mettre trois mille ans pour lui répondre tellement il est troublé. Il va falloir que je fasse semblant d’aller pisser pour pouvoir me marrer tranquillement. Mais je risque de rater un moment épique, je le sens. Ah euh… Non, je… Je n’ai pas peur des aiguilles ! Sauvez-moi ! Je vais mourir de rire, je me cache le visage derrière mes mains, feignant d’être fatigué. Puis en fait, ça finit par vraiment me fatiguer de me planquer. Alors, tant pis pour la discrétion, de toute façon, Nate est en train de se faire complètement grillé. J’ai rarement vu quelque chose d’aussi.. voyant ! Et puis les bips du moniteur qui en rajoutent une couche. Bon sang que j’ai eu une bonne idée en passant ce soir ! J’aurais pu louper ça. Elle finit par se tourner vers moi pour m’avertir qu’il faudra que je sorte à sa prochaine venue. « Non, pas de problème, il faut prendre soin de mon pote ! » Puis elle s’en va. Il fait chaud d’un coup, non ? Putain… J’espère que je fais pas une réaction à un médoc. Je le fixe, les bras à nouveau croisés devant moi. Est-ce qu’il me prend pour un demeuré ? Sérieusement. Sans rien dire, je me lève et vais ouvrir la fenêtre. « J’ouvre, mais crois-moi, il pourrait faire -15°c, t’aurais toujours aussi chaud. » Je retourne vers son lit et secoue le drap au-dessus de lui pour lui faire de l’air. Puis je saisis le magazine posé sur la chaise et je me mets à m’en servir comme d’un éventail pour le rafraîchir un peu. « T’as de la chance de m’avoir fait bien rire, et de me faire un p’tit peu pitié! » Je commence à me marrer, je tiens plus en me remémorant la scène qui vient juste de se produire. « Ton médicament auquel tu fais une réaction, son p’tit nom, ce serait pas « infirmière muy caliente » ? » J’hausse les sourcils pour souligner l’évidence et si il osait ouvrir la bouche pour me contredire, je lui cale le magazine dedans pour l’empêcher de me mentir ! C’est même pas envisageable. Le type a perdu tous ses moyens au moment où il a posé les yeux sur la brunette. « C’était vraiment super gênant. Toi qui bégayes limite quand tu lui parles, ton cœur qui s’emballe, la machine qui te trahit… Je vais raconter ça à Kimia ce soir, ça va la faire marrer aussi ! » Je continue de rire puis arrête de lui faire de l’air avec le magazine, je vais pas passer ma soirée à faire ça ! Il n’a qu’à mieux gérer ses émotions. En plus, il me semblait qu’il voyait quelqu’un dernièrement, donc il ne doit pas être en manque. Parce que je comprends que ça doit être difficile de résister avec Ellis qui se balade dans la maison et rien pouvoir faire. En fait, je comprends parfaitement puisque ça fait maintenant quelques mois que je suis au régime, moi-même. Des bisous et rien d’autre. Et c’est horrible ! C’est super dur. Mais je ne suis pas dans un état pareil quand même. Enfin je crois pas, j’ai pas de moniteur pour contrôler mon rythme cardiaque quand Kimia approche. Mais ça n’a rien à voir, ce n’est pas la première infirmière venue ! « Rassure-moi sur un point, ça te fait pas ça à chaque fois qu’une nana passe la porte ? » Tiens, ça me fait penser à un truc marrant. « Je vais ramener Ellis un de ces jours pour voir si le moniteur s’affole ou pas ! » Je tape dans mes mains tellement l’idée me ravit ! Il n'y a que moi que ça satisferait, mais on s'en fout !
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Silly moves and broken bones [Otto + Nate]   Mer 7 Juin - 18:58

Et la tête mon p’tit pote. C’est la seule chose dont ta mère m’a parlé. « Heureusement, son si beau visage n’a pas été abîmé malgré le traumatisme, ça aurait pu être pire.. bla. Bla. Bla. Otto imite ma mère à la perfection et moi je me marre douloureusement alors que mes côtes me font bien sentir qu’elles sont brisées. Alors je m’arrête, mais le sourire quoiqu’un peu tordu par la douleur reste sur mon « si beau visage », donc. Eh, on se moque pas de maman Brady ! Je suis son plus beau joyau, que veux-tu. Arrête de faire ton jaloux ! Je termine avec un léger rire qui miraculeusement passe très bien au niveau des côtes, et je regagne un ton plus sérieux. Merci d’être là, mec. Je pensais que ma mère serait restée, elle s’est déjà lassée de moi ? Oh pas de quoi. Fallait bien que je vienne constater si t’étais pas trop amoché pour encore faire partie de mon club très select de copains beaux gosses. J’te rassure, pour l’instant, t’as toujours ta carte de membre. Tu peux souffler. Ouf. C’est que j’ai eu peur, l’espace de quelques minutes. Cool, j’aurai pas à mettre de combinaison intégrale avec un masque pour cacher mon visage lors de nos prochaines sessions de surf, alors ! Concernant ta mère, elle est partie faire une course, elle était fatiguée. C’est pas impossible qu’elle revienne plus tard ce soir, ou dans la nuit, pour veiller sur toi. On sait comment elle est. Oui, on sait très bien, lui et moi, comment est ma mère. Et en parlant du loup, j’entends mon téléphone vibrer et avec un peu de mal, j’arrive à le choper sur la tablette à côté de mon lit. Et là, c’est le drame. Ma mère m’a grillé avec mon alliance et je lui dois des explications. Est-ce que, à tout hasard, tu aurais une solution miracle pour annoncer à ma mère que je suis marié sans qu’elle se fâche de ne pas avoir été conviée à la cérémonie, tout en lui cachant la vérité ? Ouais parce que si je pouvais lui épargner les détails qui la feraient carrément flipper jusqu’à appeler Strockis dans le Minnesota, ce serait pas mal. Otto ne réagit pas vraiment à ma question en premier lieu, puis soudainement, je le vois qui rigole. Et je peux vous dire que c’est pas ça qui va m’aider à résoudre cet épineux problème. Alors là… Franchement, je pense que tu vas recevoir la brasse de ta vie ! A trente-quatre ans ! Je grimace en imaginant la scène. Le pire c’est qu’il a raison. Ouais c’est ça, vas-y, moque-toi. Et dire que je te considère comme mon frère… Quelle trahison ! je fais faussement offusqué. Quand tu lui présenteras Ellis, je veux être là. J’organiserai un petit barbecue, on invitera Kiki, et comme ça elle rencontrera ta chère femme. Que je n’ai pas prévenue d’ailleurs, au sujet de ton petit accident. Je reste silencieux, émettant un simple grommellement. Et je hausse les épaules, dépité. De toute façon, ça changera pas grand-chose qu’elle le sache, je sais qu’elle viendra pas. Et… je vais même pas m’en plaindre ! Qu’elle me foute la paix une bonne fois pour toutes, cette greluche. Mais je retiens l’idée du barbecue… je finis ironiquement. Kiki sera ravie de mon choix d’épouse ! Je me pose vraiment la question de si je dois lui dire la vérité ou non. Si mon père est là quand je lui explique la situation, elle paniquera sûrement moins. En tout cas, on m’y reprendra plus, à ce jeu-là. C’est ce que je dis à mon pote. C’est ça de vouloir se la péter avec une blonde. J’espère surtout que tu n’auras pas besoin que je te le rappelle pour ne plus accepter une saloperie de ce genre ! C’est vraiment pas terrible ce plan, t’as pas bien lu les clauses du contrat toi, hein. Je souris. Je lis jamais les trucs en tout petit, j’aurais vraiment dû. Bon, on va rester positifs et se dire que sans elle, j’aurais pas pu revenir ici aussi vite. Les nanas auront ma peau, je te le dis ! Si j’avais pas quitté Los Angeles à cause de Maddy, j’en serais pas là. L’amour c’est nul, ça donne des ailes mais te les coupe aussitôt. Et je pense à Athénaïs qu’il faut que je prévienne. Je sais pas trop si on se considère comme ensemble, je sais qu’elle veut prendre son temps et je suis pas contre. Donc on verra. Mais je crois que je suis pas fait pour être en couple, on va dire ça comme ça. Lorsque quelqu’un frappe à la porte et que mon cœur s’emballe à mille à l’heure en voyant la plus jolie de toutes les infirmières débarquer dans ma chambre, je mets vite ça sur le compte des médicaments. Quoi d’autre ? Il fait chaud d’un coup, non ? Putain… J’espère que je fais pas une réaction à un médoc, je dis à Otto dès que la porte se referme derrière l’infirmière partie préparer de quoi changer mes pansements. Je me sens pas super bien, je dois bien l’avouer, alors Otto va gentiment ouvrir la fenêtre pour me donner un peu d’air. J’ouvre, mais crois-moi, il pourrait faire -15°c, t’aurais toujours aussi chaud. Ben oui. J’espère que les effets des médocs vont s’atténuer vite, je lui réponds, persuadé que j’ai raison. Et il s’affaire à me faire de l’air encore un peu plus. Il est pas génial mon pote ? Je me prendrais presque pour un pharaon avec ses serviteurs et leurs feuilles de palmier pour m’éventer. T’as de la chance de m’avoir fait bien rire, et de me faire un p’tit peu pitié ! La grimace qui tort mes traits révèlent l’incompréhension qui se bouscule dans ma tête. Comment ça ? je demande, curieux. Ton médicament auquel tu fais une réaction, son p’tit nom, ce serait pas « infirmière muy caliente ? Ma grimace s’accentue et d’une voix plus aiguë que je ne l’aurais voulu, je lui réponds aussitôt. Mais noooon, qu’est-ce que tu racontes ? Je reprends mes esprits, enfin j’essaie, alors que les images de ma jolie infirmière reviennent me hanter. Bon okay, elle était très très muy caliente… Mais vas-y, j’en ai vu des centaines des nanas canons, et même que je me les suis faites ! Je lâche un soupir de moquerie. Mais de quoi il parle, sérieusement ? Et pourquoi j’entends encore mon cœur battre comme un fou dans mes oreilles ? C’était vraiment super gênant. Toi qui bégayes limite quand tu lui parles, ton cœur qui s’emballe, la machine qui te trahit… Je vais raconter ça à Kimia ce soir, ça va la faire marrer aussi ! Maiiis ! Y a pas de mais. Enfin si, peut-être. Je sais pas. Pffff raconte ça à qui tu voudras, je sais que c’est faux. Bon et puis Kimi aura quelque chose pour se moquer de moi, maintenant. Après l’avoir vue parler à des canards et tomber dans la marre avec eux, je crois qu’on est presque quittes, comme ça. Et arrête pas ce que tu fais, j’aime bien quand tu m’éventes ! Tu me dois bien ça. Parce que je suis un ami en or et que tu m’aimes. Pas vrai ? Et que tu viens de te moquer de moi. C’est que je lui ferais bien les yeux du chat potté, mais je me contente d’un sourire forcé et ironique. Rassure-moi sur un point, ça te fait pas ça à chaque fois qu’une nana passe la porte ? Je vais ramener Ellis un de ces jours pour voir si le moniteur s’affole ou pas ! J’émets un rire peu amusé. Ah mais si, si, elle va s’affoler, la machine. Mes envies de meurtre qui vont revenir. Si c’est pas Da Silva qui la tue, je crois que ce sera moi, je termine avec beaucoup d’amertume. J’aurais tellement aimé que ça se passe autrement entre nous. Le jour où elle dégage et qu’on divorce, je vais organiser une putain de fête que tout Los Angeles s’en souviendra !
Et tu peux bien te moquer, je voudrais bien t’y voir, là, avec une machine scotchée à ton corps, quand Kimi débarque et vient se pavaner autour de toi. Tu feras moins le malin, mec ! Et j’en mets ma main, mon bras, tous mes membres à couper. Et puis de toute façon, je vois déjà quelqu’un. Et puis j’ai pas à me justifier, d’abord. C’est vrai ça ! Je sais pas ce qu’il me prend à vouloir lui prouver que c’est pas la jolie infirmière qui me fait battre le cœur anormalement. Ah, voilà que ça me reprend, les bips qui s’accélèrent, alors que je pense à elle. Putain de merde, je vais finir par la péter cette machine. Je prends alors mon portable pour envoyer un message à Athénaïs. Je pianote comme je peux sur l’écran, mes doigts ne sont pas aussi agiles que d’habitude, et je lui dis de ne pas s’inquiéter. Je suis dans quelle chambre ? je demande à Otto pour l’indiquer à ma peut-être-petite-amie. Et subtilement, je change de sujet de conversation pour qu’il me laisse enfin tranquille avec cette histoire d’infirmière. Alors toi, c’est pour quand le départ ? Kimi a revu son fiancé pour lui annoncer la mauvaise nouvelle ? Je sais plus trop où on en était resté dans cette histoire. Et je vais m’ennuyer sans mon meilleur ami, ça je le sais. Il ose m’abandonner pour aller faire son kéké en Europe, vous imaginez ? Et frimer auprès de sa nouvelle copine/femme de sa vie. En vrai, je suis super heureux qu’il ait enfin pris son courage à deux mains et qu’il soit avec elle maintenant. Au moins lui n’a pas laissé passer la chance de sa vie. Mon histoire avec Charlie me laissera toujours un petit pincement au cœur… Je vous l’ai dit, je ne suis pas fait pour être en couple, c’est le destin qui veut ça. Cette pauvre infirmière a plutôt intérêt à courir aux abris, si c’est vraiment ce qu’Otto croit. Je voudrais pas qu'elle soit déçue...
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MessageSujet: Re: Silly moves and broken bones [Otto + Nate]   Mar 11 Juil - 17:39



De toute façon, ça changera pas grand-chose qu’elle le sache, je sais qu’elle viendra pas. Et… je vais même pas m’en plaindre ! Qu’elle me foute la paix une bonne fois pour toutes, cette greluche. Mais je retiens l’idée du barbecue… Kiki sera ravie de mon choix d’épouse ! Je ne peux pas m’empêcher de me marrer comme un con. Kiki espère tellement la femme parfaite pour son fils adoré, qu’elle va sacrément tomber de haut le jour où elle rencontrera Ellis. Bon, alors c’est sûr, cette nana présente super bien, grande, mince, blonde, le sourire étincelant. Sur papier glacé, ça vend du rêve. Mais le rêve s’arrête tout net au moment où elle ouvre sa bouche. Parce que Ellis… Je l’ai connue quand elle était adolescente, et qu’elle s’était amourachée du frère de Kimia. Et déjà à l’époque, on avait les prémices de ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Une greluche, comme dit si bien Nate. Superficielle à souhait, fifille au plus haut point, et pas toujours très aimable. Je ne donne pas cher de la peau de mon pote lorsque sa mère va se rendre compte de la catastrophe de son choix, certes pas vraiment le sien, mais ça, elle ne le sait pas. « Oui, faut qu’on choisisse un jour où Ellis a une extinction de voix, histoire de limiter un peu les dégâts. » je réponds en plaisantant. Mais bon, je ne me gêne pas pour lui rappeler que c’est lui qui s’est mis dans ce pétrin tout seul comme un grand. Il avait ses raisons, certes, et il aime secourir les gens, même en dehors de son métier, mais il y a des limites quand même ! Je lis jamais les trucs en tout petit, j’aurais vraiment dû. Bon, on va rester positifs et se dire que sans elle, j’aurais pas pu revenir ici aussi vite. Les nanas auront ma peau, je te le dis ! Si j’avais pas quitté Los Angeles à cause de Maddy, j’en serais pas là. Oui, c’est vrai, merci Blondie de nous avoir ramené le copain à la maison ! Maddy.. Ca faisait longtemps qu’il ne l’avait pas évoquée, tiens donc. « Oui, elle aura été utile sur ce point, on ne peut pas lui enlever ça. Quelle brave bête, cette Ellis ! » Je marque un temps de pause avant de reprendre. « Maddy n’était pas pour toi. Vous n’étiez pas… Sur la même longueur d’onde. Il te faut une nana plus joyeuse que ça. Et une qui te remue un peu. T’en as besoin, toi, tu te ramollis à force. » C’est vrai. Maddy lui a brisé le cœur, je le sais bien, sinon il n’aurait pas pris ce genre de décision, en s’exilant au fin fond du pays. Mais très franchement, même si je l’appréciais cette fille, elle n’était pas assez dynamique dans sa façon de vivre pour lui convenir réellement. En tout cas, elle m’avait laissé cette impression. Ca avait mal fini tout ça.
Une jolie infirmière fait son entrée et ça a l’air de remuer sérieusement mon pote. En tout cas, il a l’air tout perturbé par cette arrivée inespérée, dira-t-on. Je dois admettre qu’il est chanceux pour le coup, elle est belle comme un cœur cette demoiselle. Le temps lui semblera moins long si c’est elle qui est chargée de s’occuper de lui durant sa convalescence. A peine est-elle sortie pour mieux revenir plus tard, qu’il me dit qu’il subit des bouffées de chaleur. Sans dec’ ! J’espère que les effets des médocs vont s’atténuer vite. Et il insiste en mettant ça sur le dos de son traitement, mais bien sûr, on y croit tous, Nate, t’inquiètes ! Je ricane tout en lui faisant de l’air, parce que je suis le mec sympa quand même. « Ton médicament auquel tu fais une réaction, son p’tit nom, ce serait pas « infirmière muy caliente ? » - Mais noooon, qu’est-ce que tu racontes ? J’hausse les sourcils, l’air amusé ne me quittant pas, surtout qu’il a répondu beaucoup trop vite avec beaucoup trop de dynamisme. « Allez, allez, tu vas pas me raconter n’importe quoi… » - Bon okay, elle était très très muy caliente… Mais vas-y, j’en ai vu des centaines des nanas canons, et même que je me les suis faites ! Je suis obligé de me marrer quand il me sort ça. Qu’est-ce que c’est que cette excuse bidon ?! Pis je sais qu’il s’est tapé un tas de nanas super jolies. Ca n’a rien à voir, je ne vois pas pourquoi il est gêné de la trouver à son goût ? Ca fait quoi, sérieux ? Tant mieux pour lui, au contraire. Ca lui donne une distraction visuelle sympathique. « Tu sais, ton mariage est bidon, tu peux m’avouer que tu la trouves jolie. Ca t’a sûrement vachement surpris de voir débouler un avion de chasse dans ta chambre, d’où ton état. Pas la peine de paniquer et te justifier. » Je croise les bras sur mon torse, en levant les yeux au ciel et m’enfonçant davantage dans la chaise à côté du lit. Pffff raconte ça à qui tu voudras, je sais que c’est faux. – « Ca vaaaaa, c’est Kimi ! Pour une fois que ce n’est pas elle dont on se moque… » je finis par dire avec un petit sourire. Il faut dire que ma copine n’en rate pas une. Mais ça fait partie de ce que j’aime chez elle. Au moins, je ne m’ennuie pas avec elle, impossible ! J’arrête d’éventer le pacha du service et la réaction se fait aussitôt. Et arrête pas ce que tu fais, j’aime bien quand tu m’éventes ! Tu me dois bien ça. Parce que je suis un ami en or et que tu m’aimes. Pas vrai ? Et que tu viens de te moquer de moi. Je lui lance un regard plus qu’équivoque à ses yeux suppliants : hors de question. Ca va bien comme ça, après c’est moi qui vais avoir chaud à force de m’agiter. Soudain, je pense à quelque chose : ramener Ellis ici pour voir si elle lui fait autant d’effet que l’infirmière. Ah mais si, si, elle va s’affoler, la machine. Mes envies de meurtre qui vont revenir. Si c’est pas Da Silva qui la tue, je crois que ce sera moi. Je meurs de rire sur la chaise, je suis plié en deux. Bon sang, quelle distraction ce couple forcé. La bonne action qui se transforme en cauchemar. « Au moins, là à l’hôpital, tu as la paix. » je finis par dire en reprenant mon souffle. Et tu peux bien te moquer, je voudrais bien t’y voir, là, avec une machine scotchée à ton corps, quand Kimi débarque et vient se pavaner autour de toi. Tu feras moins le malin, mec ! Et puis de toute façon, je vois déjà quelqu’un. Et puis j’ai pas à me justifier, d’abord. J’écarquille légèrement les yeux en écoutant ce qu’il vient de dire et commence à sourire malicieusement. Comme il se trahit. « Alors, aucun souci, j’assume parfaitement le fait que je pèterais même ton high score sur cette machine en voyant Kimi tournoyer autour de moi. Sauf que… Tu viens de comparer une fille que tu as vue une seule petite minute dans ta vie, avec ma copine. Je te laisse quelques secondes pour t’en remettre. » J’annonce, d’un air satisfait en me redressant tout en surveillant bien comme il faut sa réaction. Mon coco, t’es fait ! Tu ne peux plus nier quoi que ce soit. « Et c’est qui cette fille dont tu ne m’as pas parlé ? Tu continues à avoir des secrets ou quoi ?! » Et pendant ce temps il se saisit de son téléphone pour bidouiller des trucs dessus. Je n’ajoute rien de plus et attends sagement qu’il ait terminé ça. Je suis dans quelle chambre ? – « 322. » Je réponds aussitôt, en vérifiant à mon tour mes messages. Rien du tout. Je soupire doucement en rangeant mon téléphone. Alors toi, c’est pour quand le départ ? Kimi a revu son fiancé pour lui annoncer la mauvaise nouvelle ? Je relève le visage vers mon pote, un peu surpris car je ne m’attendais pas à voir ce sujet débouler sur le tapis. Je grimace un peu quand il parle de Mike et secoue la tête pour lui donner un aperçu de la réponse. « Fin de l’été, dernier délai. J’espère pouvoir attendre que tu sois rétabli pour faire une dernière fête avant le départ, quand même. Tu pourras inviter ta copine pour l’occasion. » Je confie dans un premier temps sur un ton joyeux. « Et non. Ce tocard n’est toujours pas rentré de son voyage d’affaires. Alors pour l’instant… On est dans l’expectative. » Je marque un temps de pause, puis je poursuis, sur le ton de la confidence car il faut bien que j’en parle à quelqu’un, de ce qui me tracasse. « Je sais pas trop si elle essaie ou non de le contacter, ou si elle flippe de lui annoncer sa décision. » Je déglutis bruyamment, les nerfs qui prennent le dessus. « On sait pas quand il va rentrer. Le type est supposé préparer son mariage et rien, il revient pas. Kimi veut sûrement lui dire en face, ce que je comprends, mais putain, on attend, on attend… Et si il lui fait peur ? Ou si il revient avec plein de promesses auxquelles elle pourrait croire ? Je fais quoi, moi ? » Je me prends la tête entre les mains, soupire. Puis je lâche un ricanement. « Regarde moi ça, dans quel état elle me met cette gonzesse. » Et c’est un sourire contrit qui finit par me faire taire.
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Silly moves and broken bones [Otto + Nate]   Dim 6 Aoû - 23:36

Oui, faut qu’on choisisse un jour où Ellis a une extinction de voix, histoire de limiter un peu les dégâts. Je pouffe de rire et l’idée me séduit beaucoup. Peut-être que je peux faire en sorte qu’elle ne parle plus jamais ? Je n’y avais pas pensé, mais ça peut me faire des vacances… Plus sérieusement, je redoute le jour où je vais devoir la présenter à ma mère. Je me sens un peu obligé de le faire, maintenant qu’elle a découvert le pot aux roses. Fort heureusement, je suis coincé dans ce lit d’hôpital pour un sacré bout de temps, et comme je sais que ma très chère épouse ne se déplacera pas jusqu’ici, on est tranquille pour le moment. Et un sujet malsain en entraîne un qui fut plus douloureux, à savoir Maddy, mon ex. La raison pour laquelle j’ai quitté Los Angeles. Maddy n’était pas pour toi. Vous n’étiez pas… Sur la même longueur d’onde. Il te faut une nana plus joyeuse que ça. Et une qui te remue un peu. T’en as besoin, toi, tu te ramollis à force. Ce que dit Otto a du sens même si j’apprécie moyen d’entendre cette vérité à mon sujet. Après avoir digéré cette histoire, je peux aujourd’hui affirmer que Maddy m’a été en quelque sorte toxique. J’ai dû souvent la porter, j’ai dû faire face à sa maladie, et pour une première véritable histoire d’amour (en dehors de Charlie), c’était trop pour moi. Mon moral a flanché, et je n’aime pas bien l’admettre, moi qui me pensais beaucoup plus fort que ça. Ca a été une très mauvaise période pour moi. Mais je sais qu’aujourd’hui elle est heureuse et j’espère qu’elle profitera pour le restant de ses jours de ce bonheur qui lui a tendu les bras. Tu sais que j’aime pas l’admettre, mais tu as raison. Ca a été trop compliqué avec elle. Je ne sais pas s’il y en aura une autre, mais oui, ce serait préférable qu’elle soit moins… abîmée. Et là je rigole en pensant à Ellis qui répond bien à cette description. Bon, avec un cerveau, par contre, pas comme l’autre greluche. Je n’ai pas eu de chance sur ce coup, parce que bon, physiquement, Ellis m’aurait très bien convenu. Mais la laideur de son âme lui a ôté toute beauté physique, maintenant que je la connais.

Et j’ai l’impression que tout bascule quand la jolie infirmière débarque dans ma chambre. Mon cœur s’emballe, je mets ça sur le compte d’une réaction anormale à certains de mes médicaments, c’est forcément ça. Mais… et je ne veux absolument pas l’avouer à mon meilleur ami… cette jolie brune me fait un sacré effet. Elle est splendide, tout simplement. Son regard m’hypnotise littéralement, et j’en oublie même la présence d’Otto à côté de moi. C’est quand elle quitte la chambre que je me rends compte qu’Otto a assisté à toute la scène. Et je ne sais pas pourquoi je ressens le besoin de me justifier, mais c’est comme ça. Tu sais, ton mariage est bidon, tu peux m’avouer que tu la trouves jolie. Ca t’a sûrement vachement surpris de voir débouler un avion de chasse dans ta chambre, d’où ton état. Pas la peine de paniquer et te justifier. Il m’énerve, je me sens contrarié et je commencerais presque à bouder. Alors en plus de ça, mon pote ramène le sujet d’Ellis sur le tapis. Je roule des yeux, comme toujours dès qu’on prononce son nom. Mais je coupe court, j’en ai tellement ma claque qu’on parle d’elle. Limite, je préfère qu’il continue de se moquer de moi parce que l’infirmière muy caliente m’a fait un effet de dingue. Et comme si j’avais pas compris la leçon, je continue de me justifier en disant qu’Otto aurait les même palpitations si Kimia était ici. Non mais c’est vrai quoi ! Sauf que… Tu viens de comparer une fille que tu as vue une seule petite minute dans ta vie, avec ma copine. Je te laisse quelques secondes pour t’en remettre. Argh. Touché. Mes narines se dilatent brièvement et je me mords les lèvres, le regard sérieux. Mais… Je parle de physique, mec. De toute façon ça peut pas être plus que ça. Arrête de chercher la petite bête et lâche-moi un peu avec l’infirmière, veux-tu, on dirait que tu fais exprès. Sinon je vais bouder pour de bon, ou alors je fais semblant d’être fatigué et je m’endors. Et c’est qui cette fille dont tu ne m’as pas parlé ? Tu continues à avoir des secrets ou quoi ?! Ah ben voilà une question intéressante ! Enfin si ça peut le faire taire sur le sujet de la jolie infirmière, ça me va. En parlant d’Athénaïs, il faut que je la prévienne que je suis à l’hôpital. Je sais que, elle, elle viendra me voir. Comment ça je « continue » à avoir des secrets ? je réponds à Otto tout en pianotant sur mon clavier de téléphone. Je finis d’envoyer mon message, maintenant que mon meilleur ami m’a indiqué le numéro de chambre dans laquelle je me trouve, et je me remets dans notre conversation. Elle s’appelle Athénaïs, je l’ai rencontrée à la bibliothèque. J’attends une petite remarque de la part d’Otto sur ce lieu de rencontre plutôt inattendu. Je ne suis pas un grand lecteur et je dois aller à la bibliothèque à peu près une fois tous les cinq ans. Ca commence tout juste entre nous, et on y va doucement. Tu veux savoir autre chose ? je demande, amusé, étant donné qu’il a l’impression que je lui fais des secrets. Cela m’amuse, d’autant plus que je considère Otto comme mon frère, et entre nous, il n’y a pas vraiment de secrets. Du coup, en parlant d’échanger sur nos vies sentimentales, je lui demande ce qu’il en est par rapport à Kimi, si elle a enfin vu son fiancé. J’ai croisé Kimia il y a quelques semaines, par hasard dans un parc (et même qu'elle parlait à des canards ! Et qu'elle a fait une jolie kimiade, à savoir, elle est tombée dans la mare avec eux), et elle attendait toujours le retour de Mike pour lui annoncer que c’était fini, mais c’était il y a quelques semaines, peut-être que la situation a changé et qu’ils peuvent à présent sereinement se préparer au grand départ pour l’Allemagne. Je lui demande s’il a eu des infos là-dessus, du coup. Fin de l’été, dernier délai. J’espère pouvoir attendre que tu sois rétabli pour faire une dernière fête avant le départ, quand même. Tu pourras inviter ta copine pour l’occasion. Je lui souris, il est tout gentil mon poto. J’espère que je serai sur pieds bien avant la fin de l’été ! Et même, s’il faut y aller en fauteuil roulant, j’irai, mais je serai là pour ta dernière fête ! Ca va être énorme. Pour la copine, on verra… j’ajoute en souriant. Je ne veux pas trop m’emballer, alors bon, pour l’instant je me considère plutôt comme célibataire, encore. Et non. Ce tocard n’est toujours pas rentré de son voyage d’affaires. Alors pour l’instant… On est dans l’expectative. Je suis surpris. Encore ?! Et puis Otto change de ton, il devient tout sérieux tout d’un coup. Je sais pas trop si elle essaie ou non de le contacter, ou si elle flippe de lui annoncer sa décision. Je fais une petite moue compatissante. J’avoue, ça doit pas être facile à gérer pour lui. On sait pas quand il va rentrer. Le type est supposé préparer son mariage et rien, il revient pas. Kimi veut sûrement lui dire en face, ce que je comprends, mais putain, on attend, on attend… Et s’il lui fait peur ? Ou s’il revient avec plein de promesses auxquelles elle pourrait croire ? Je fais quoi, moi ? Ouh la ouh la stop Otto ! Quand je l’entends dire ça, j’ai l’impression d’avoir un autre Otto en face de moi. Et sa gestuelle en rajoute une couche. Regarde moi ça, dans quel état elle me met cette gonzesse. J’émets un petit rire, bon c’est pas drôle comme situation, mais c’est ça l’amour. Et je crois surtout qu’il se fait une montagne d’une toute petite chose. Comment t’es mal barré, mec ! je réponds en rigolant. T’es grave amoureux, je crois bien… et je rigole encore une fois, légèrement. Je prends un ton plus sérieux à présent pour essayer de dédramatiser la situation. Alors déjà, je comprends même pas pourquoi Kimia attend le retour de Trucmuche pour le lui annoncer. Après tout ce qu’il lui a fait, et comment il la traite, je me serais contenté d’envoyer un sms. Tant pis pour lui, il ne mérite pas mieux. Mais bon, soit, elle veut attendre. Tu crois sincèrement qu’elle serait capable de faire marche arrière avec toi ? Faut que t’arrêtes tout de suite de paniquer pour un rien, Kimia est raide dingue de toi et ce, depuis des années. Elle a enfin ce qu’elle a toujours voulu, tu crois qu’elle y renoncerait ? S’il lui fait peur, je suis persuadé qu’elle te racontera tout, et au pire, on va casser la gueule à l’autre trouduc et on n’en parle plus. Et ses promesses… et là je rigole. Je pense pas que Kimia soit aussi sotte. J’imite une balance avec mes bras pour appuyer ce que je dis. D’un côté, Otto, l’amour de sa vie, de l’autre côté Mike-le-gros-connard avec des promesses qu’il ne respecte jamais ? Allô ?!!... Alors je t’en prie, relaxe. Et si t’es encore paniqué, va prendre une douche froide pour te remettre les idées en place, ma salle de bains est toute à toi, je termine en pointant la pièce du bout du menton.

Peu de temps après, la belle infirmière refait une apparition, mais cette fois, elle va réellement s’occuper de moi. Alors Otto est obligé de quitter la pièce et je dois bien avouer que cela me fait un peu trop plaisir d’être en tête à tête avec elle. Nous discutons, j’apprends qu’elle s’appelle Daisy, un si joli prénom qui lui va si bien… Cela fait cinq ans qu’elle exerce son métier d’infirmière, métier qu’elle apprécie et cela se voit, car elle est d’une douceur divine lorsqu’elle me soigne. Elle me fait parler de moi aussi, je parle alors de mon métier et de mes loisirs. Cependant, le temps passe vite, trop vite, et il est temps pour elle de continuer ses visites de soins dans ce service. Comme un idiot, je fixe encore la porte de ma chambre, avec un sourire béat accroché à mes lèvres, alors que l’infirmière est sortie depuis de longues secondes maintenant. La porte s’ouvre à nouveau, quelque chose en moi s’excite en pensant que Daisy revient chercher quelque chose, mais ce n’est qu’Otto, le « que » étant de trop, parce que tout de même, il a le mérite d’être là auprès de moi. Alors mon sourire s’évapore instantanément et j’attends qu’il vienne se rasseoir à côté de moi. Je suis comme neuf, vieux ! Daisy a des mains de fée pour les pansements, sache-le ! je m’exclame tout heureux.  
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Silly moves and broken bones [Otto + Nate]
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