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 Then she kissed me - kimotto

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Otto Winspire
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DATE D'INSCRIPTION : 12/09/2015
MESSAGES : 1513

MessageSujet: Then she kissed me - kimotto    Mar 25 Avr - 21:08


C'est en haut de la rampe pour m'élancer, que je finis par céder à cette idée qui me trottait dans la tête depuis un ou deux jours. Ce sera la dernière pour aujourd'hui. Les mains posées sur les poignées du guidon, je souffle un bon coup avant de m'élancer, prêt à passer un double back pour atterrir ensuite dans les bacs à mousse. Ca passe. Encore une fois. Ricci me pousse pour le triple, passé il y a deux semaines, mais aujourd'hui, je ne le sens pas. Et j'ai toujours su me faire confiance et m'écouter dans le domaine. Rien n'arrive à me faire changer d'avis, que ce soit pour passer un trick ou pour l'éviter. On sort la motocross du bac, tandis que je me hisse en dehors et saute à terre. Ricci vient me voir alors que je retire mes gants, mon casque, et le masque de protection. « Allez, on y retourne, tu feras une pause plus tard. » - « J'arrête là, je suis pas en forme, j'ai pas envie de pousser davantage. » Il tire une mine pas possible. Ca fait à peine une heure que je suis là, je sais. Mais j'ai pas envie de passer encore plus de temps ici, j'ai envie d'être ailleurs et je sais précisément où. « Otto, encore une heure au moins. Histoire que tu perdes pas le coup avant ta grosse pause. » Je secoue la tête sans rien ajouter de plus et prends la direction des vestiaires une fois que j'ai récupéré la bécane. Ricci continue à me harceler pour que je retourne sur la rampe. « Non, c'est bon. Hier j'étais sur les circuits pour les bagnoles, ce matin j'ai pris un vol pour venir m'entraîner, je suis claqué. J'ai pas envie de rester ici, je rentre chez moi. Pas la peine d'insister davantage, Ricci, ça sert à rien, tu le sais aussi bien que moi. » Et je trace loin devant, déposant la moto auprès des mécaniciens qui sont sur place. J'en profite pour discuter un peu avec eux, et écouter ce qu'ils ont à dire sur les dernières pièces changées dessus pour la rendre plus légère, et performante, entre autres. Puis, il est grand temps pour moi de me débarrasser de l'équipement, prendre une bonne douche et mettre en place mon plan.

C'est les cheveux encore dégoulinant d'eau que je m'installe derrière le volant. D'abord un petit passage à la maison, où je vais retrouver Guapa, qui a eu quelques visites durant ces derniers jours, histoire de ne pas trop s'ennuyer. J'avais laissé le double de mes clés à Kimia, pour qu'elle puisse passer, la nourrir, la sortir et lui faire quelques câlins en attendant mon retour. Lorsque je dépose mon sac de voyage pour ces quelques jours, dans l'entrée de la maison, j'entends déjà le dérapage des pattes de ma chienne, qui arrive sûrement un peu trop vite sur le carrelage glissant, pour venir me retrouver. J'ai horreur de la laisser derrière moi, mais je déteste encore plus lui infliger l'avion. Parfois je n'ai vraiment pas le choix. Comme ce sera le cas le mois prochain, lorsqu'on s'envolera en Allemagne. Elle me saute dessus, excitée comme d'habitude en me voyant, démonstrative, heureuse que je sois enfin rentré. Je me dirige dans la cuisine, en étant suivi de près, sors un verre du placard, et au moment où je pose la main sur la porte du réfrigérateur, je m'arrête dans mon geste en voyant le petit mot laissé par Kimi. Un sourire me vient et je suis encore plus content d'être parti plus tôt des entraînements. Je soupire paisiblement, en imaginant ce qui nous attend pour la suite. Très très bientôt, on quittera la Californie pour aller s'installer en Europe. La proposition est tombée à pic. Et ça a été également le bon moment pour moi, pour voir la vérité en face : je ne voulais plus être séparé d'elle, et plus encore, je voulais passer tout mon temps avec sa petite personne. Tout ça ne sera officiel que dans quelques semaines, et j'espère que le temps va passer vite d'ici là.

Je me sers un verre d'eau avec une tonne de glaçons, puis mange un en-cas avec ce qui reste dans le frigo. C'est toujours pas ça niveau cuisine. Il va vraiment falloir que l'un de nous deux se dévoue pour les cours de cuisine, on ne va pas pouvoir vivre durablement en préparant seulement des trucs faciles, ou en achetant constamment des repas à emporter. Ca me fait sourire tout seul, lorsque je me rends compte que je pense déjà à plus loin. Au long terme, comme on dit. C'est bien la première fois que ça m'arrive. D'ailleurs, il faut que je commence à regarder ce que je peux organiser pour ce soir.  

Le temps m'a semblé bien long. La dernière heure était quasiment infinie d'ailleurs. Mais peu importe, maintenant je suis en route pour l'école où travaille Kimia. Je me gare devant, entre toutes les voitures des parents venus chercher leurs enfants. C'est un véritable défilé, j'ai l'étrange impression que le flot d'élèves ne diminue jamais. Mes enceintes crachent un vieux tube de Kiss, Christine Sixteen, et je ne peux m'empêcher de taper le rythme sur le volant tout en chantant doucement les paroles, jusqu'à sentir un regard un peu trop insistant sur moi. La femme, mère de famille, garée juste à côté de moi, qui semble s'amuser du spectacle. Je détourne le regard, mais la sensation persiste. Et Kimi qui n'arrive pas. Pourtant c'est l'heure de la sortie... Elle devrait avoir terminé. Peut-être qu'elle a des parents qui sont venus lui parler. Peut-être même qu'elle a une réunion en réalité ! Quel con. Pour ne pas me faire griller à des kilomètres à la ronde, je n'ai pas osé lui envoyer un message depuis ce matin.
Bon. Là, ça fait maintenant plus de quinze minutes qu'elle devrait avoir terminé... Je sors de la voiture, et m'appuie sur le capot de ma voiture, les mains dans les poches, guettant le portail de l'école. J'attends... Encore... Quand je vois la porte de l'école s'ouvrir je me redresse, mais ce n'est qu'un môme qui se met à courir jusqu'au portail pour sauter ensuite dans la voiture avec la cougar à l'intérieur. Soulagé, je retourne à mon observation. Je vais finir par aller la chercher directement dans... Ah, la voilà qui sort ! Elle est accompagnée d'une de ses collègues certainement, et je ne peux empêcher mon cœur de battre un petit peu plus vite que d'habitude, à son approche. Un grand sourire me vient lorsque je vois sa réaction alors qu'elle m'aperçoit à son tour. J'attends sagement alors qu'elle termine de discuter, puis dès qu'elle est à ma portée, je l'attire en coinçant le pan de sa petite veste entre mes doigts. « Surprise ! » je susurre à son oreille en déposant un baiser à la commissure de ses lèvres. « Tu me manquais. » j'ajoute en me redressant, ne la quittant pas du regard. Je fais le tour de la voiture, la main de Kimi dans la mienne et lui ouvre la portière. « J'espère que tu n'avais rien de prévu pour le reste de la journée, pas de contrôles à corriger, tout ça, parce que j'ai prévu que tu passais toute la soirée avec moi. » Elle  s'installe, je rejoins ma place côté conducteur, et mets le contact. « Enfin, je dis soirée, mais ça peut être la nuit si j'obtiens une dérogation. » Je n'ose pas la regarder de peur de perdre mon sérieux, et commence à me concentrer sur la route alors que je prends la direction du centre-ville.
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Kimia Turner
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DATE D'INSCRIPTION : 20/08/2015
MESSAGES : 327

MessageSujet: Re: Then she kissed me - kimotto    Mer 3 Mai - 19:18

« Maaadaaaame Tuuuurner ! Vous êtes ma maîîîîtresse préféérééée ! » Oh la fayotte… Intérieurement, je me disais que les enfants étaient vraiment très prévisibles et guère subtils. La petite était une merveilleuse enfant aux cheveux blonds comme les blés, de beaux yeux bleus qui lui donnait un air féérique et un minois adorable. Le genre première de la classe qui cherchait à s’attirer les faveurs de sa maîtresse en lui faisant des compliments. Mais comme j’étais désespéramment en besoin de combler mon égo, je préférais me dire que oui, j’étais effectivement une enseignante du tonnerre. En plus, j’adorais mon métier. Autrefois, j’étais dans l’humanitaire. Je m’engageais dans des causes pour venir en aide à des populations, parfois en fervente dépendeuse de la faune et de la flore. J’avais sillonné presque tout le globe, découvrant des civilisations dont j’ignorais tout, des cultures riches et passionnantes. J’avais vécu des moments durs, mais aussi des expériences extraordinaires. Je savais que j’aurai pu continuer dans cette voie que j’aimais tant si mon frère Ryan n’avait pas été blessé à l’armée. Devenu brutalement sourd, j’avais décidé de poser mes valises à Los Angeles pour rester auprès de lui, l’aider à traverser cette épreuve. Nous avions appris le langage des signes ensemble, à faire un sorte de vivre avec cet handicape. Ça nous avait rendus plus fort. Quand Ryan avait repris une vie normale et épanouie, j’aurai pu partir. Mais mon cœur était accroché à cette ville, et plus particulièrement à un homme, Mike, dont j’avais fait la connaissance. Pour lui, j’étais restée et j’avais trouvé un poste d’enseignante dans cette ville. Je ne le regrettais pas. Même si c’était totalement différent, j’aimais dispenser un peu de mon savoir, former de nouveaux esprits à ce qui allait les attendre par la suite. Et c’était aussi une opportunité formidable de les sensibiliser dès leur plus jeune âge à la préservation de la planète. « Regardez, je vous ai faiiit un dessin ! » Elle me tendit le fameux dessin que je saisis entre mes doigts, le regardant en forçant un peu trop mon admiration. Heureusement, c’était une enfant et elle était juste heureuse de me voir contempler son œuvre. « Maddy, ton dessin est magnifique ! C’est un monstre d’Halloween que tu as dessiné là ? » Après tout, on était dans la période. Sauf que la petite agite négativement ses boucles blondes autour d’elle en gloussant. « Non, c’est vous maîtresse. » Sale gosse ! J’aurai dû m’en douter. Le tas immonde au milieu, c’est moi. Je feins d’être contente. « Aaah oui bien sûr… merci Maddy ! Je le garderai ! » Evidemment que j’allais le garder. On ne pouvait pas dire qu’on allait jeter son dessin à un enfant. Toute heureuse, elle retourne à la table à dessin en trottinant. Je l’observais faire en me disant que tout ceci allait me manquer lorsque je quitterai Los Angeles. Parce que oui, mes plans étaient légèrement différents maintenant… Plus de mariage avec Mike de prévu. En réalité, j’allais partir d’ici quelques mois avec Otto, mon meilleur ami, en Allemagne parce qu’il me l’avait demandé. Pourquoi ? Tout simplement parce que je l’aimais et que depuis qu’il était réapparu dans ma vie, je n’avais pu nier l’évidence : je l’aimais encore et Mike ne faisait pas le poids contre lui. Otto a enfin avoué ses sentiments, me demandant d’annuler le mariage et de m’enfuir avec lui. Je n’aurai jamais pu dire non. Sauf que Mike n’était toujours pas revenu de son voyage d’affaire, et que je n’avais pas encore pu lui annoncer ma décision. Mais chaque chose en son temps… Je pensais plutôt au fait que les enfants allaient véritablement me manquer quand je serai partie et les petites manies adorables qu’ils avaient, même si des fois, je ne manquais pas de m’en plaindre auprès de mes collègues. Mais bon… on les aime quand même.

La cloche retentit soudain, manquant de me faire sursauter. Je me suis toujours demandée pourquoi les écoles avaient décidé de mettre des perces-tympans pour annoncer le début ou la fin de la classe. Pourquoi pas une petite musique mignonne ? Quelque chose de bien moins agressif et traumatisant pour le bien-être des enfants. Comment voulez-vous qu’ils soient heureux de pointer le bout de leur nez dans ces conditions ? Bref, les enfants s’agitent dans tous les sens, récupérant leurs affaires. Je les rappelle à l’ordre pour plus de calme, jusqu’à ce que je les mette en rang pour les faire sortir dans la cour et que les parents puissent les récupérer. D’ailleurs, je les laisse aux bons soins des surveillants qui s’assureront que chaque enfant ne soit pas oublié et je vais pour retourner dans ma salle de classe afin de tout ranger quand on s’approche de moi. Evidemment, c’est un parent d’élève. D’ordinaire, j’ai le plus grand plaisir à discuter avec eux, surtout qu’ils m’apprécient énormément, ce qui n’est pas donné à tous les enseignants de cette école. Mais bon… je n’accuserai personne. Sauf que cette fois, j’ai une terrible envie de rassembler toutes mes affaires, de mettre rapidement de l’ordre dans ma classe et de sortir de cette école pour appeler Otto. Je n’aurai jamais cru que les choses se feraient aussi naturellement entre nous. Certes, la situation est encore un peu étrange. Il est difficile de considérer Otto comme étant pleinement mon petit-ami alors que je suis toujours fiancée à un Mike inscrit aux abonnés absents ; ou seulement parce que j’avais fini par me résigner au fait que mon meilleur ami ne serait jamais amoureux de moi. Mais il faut croire que les sentiments ont été plus forts. Malgré l’appréhension que j’avais un peu plus chaque jour à l’idée que Mike franchisse la porte de notre appartement et que nous ayons cette fameuse discussion, je devais avouer que j’étais aux anges et heureuse. Je n’en culpabilisais pas moins, mais le soulagement de savoir que le cœur d’Otto battait à l’unisson avec le mieux suffisait à endormir mes démons. Après tout, ce n’était que faire rentrer les choses dans l’ordre. Nous aurions dû être ensembles depuis si longtemps… De ce fait, je n’aime pas perdre une miette de ce que nous partageons en ce moment, et il se trouve que la personne en face de moi m’en empêche. Tout cela pour me parler de son petit, de ses progrès. Alors je souris, j’alimente le moins possible la conversation afin de l’écourter tout en restant courtoise. Si bien que lorsque j’arrive à me dépêtrer de cette sangsue, la fin des cours a sonné depuis plus d’une demi-heure. Je lâche un gros soupir en consultant ma montre avant de me dépêcher de régler les derniers détails. Je range ma classe, emporte mes dossiers et mes copies avant de m’envoler de l’école. Vers la sortie, je croise Nadia, une de mes collègues de boulot avec qui j’échange un peu avant que nous nous séparions devant le portail. Je suis prête à prendre la direction de ma voiture quand une haute silhouette familière attire mon regard. Un sourire s’étale sur mes lèvres en reconnaissant Otto qui attend tout près de sa voiture. Je m’approche de lui, rayonnante de cette surprise. « Je ne savais pas que tu avais un petit à aller chercher à l’école, toi aussi. » je me moque en riant avant qu’il ne capture brièvement mes lèvres. Je passe mes bras autour de son cou. « Tu m’as manqué aussi. Je comptais t’appeler d’ici quelques minutes mais un papa d'école ne voulait plus me lâcher. » Mais même pas besoin parce que le beau prince charmant était parmi nous ! Je sens comme des papillons dans le ventre, réalisant encore mal ce que nous sommes l’un pour l’autre. Ces gestes de tendresse si évidents étaient malgré tout déroutants. Je crois que je mettrai du temps à m’habituer, bien qu’ils m’apportent plus de bonheur que je n’aurai pu le rêver. Je rentre dans la voiture par la portière qu’Otto m’ouvre. « J’espère que tu n’avais rien de prévu pour le reste de la journée, pas de contrôles à corriger, tout ça, parce que j’ai prévu que tu passais toute la soirée avec moi. » Mon sourire s’agrandit. « Ça me paraît être un bon programme. Et je devrais pouvoir repousser la correction de mes copies. Ce n’est pas comme si mes élèves attendaient leurs notes avec impatience. » Généralement, ils s’en moquaient assez. Ils étaient plus intéressés par l’heure de la prochaine récréation. Je m’étire légèrement pour déposer mes dossiers sur la banquette arrière tandis qu’Otto démarre. « Enfin, je dis soirée, mais ça peut être la nuit si j’obtiens une dérogation. » Intérieurement, je ne peux pas m’empêcher d’être amusée par sa remarque, mais mes traits disent le contraire. Je lui adresse la même moue que je réserve d’ordinaire aux enfants qui ont fait une bêtise. « Tu connais les règles qu’on a mises en place, Otto ! » je fais mine de le réprimander en agitant mon doigt. Malheureusement, je suis une créature faible. Si bien qu’après quelques secondes de silence et avoir croisé résolument mes bras autour de ma poitrine, j’ajoute. « Va pour la dérogation. Mais pas de débordement, Monsieur Winspire ! » Je ne suis pas encore bien certaine si je le rappelle pour lui, ou pour moi. Il est évident que cette attente est assez insupportable. D’autant plus que le retour de Mike n’est pas précis. Dans ses messages, il se montre terriblement laconique et je ne parviens à en tirer aucune information. Mais bon… il sera de retour bien avant le départ pour l’Allemagne. C’est certain. Je retrouve mon enthousiasme. « Oh mon dieu, il faut que je te montre ! » J’extirpe le dessin peu flatteur que la petite Maddie a fait et je l’exhibe sous les yeux d’Otto. A mort le code de la route. « Regarde, c’est le dessin d’une de mes élèves. Tu vois le monstre ? C’est censé être moi ! Je ne ressemble absolument pas à ça !! » Je m’insurge, d’autant plus que je m’étais remplumée depuis la dernière que je m’étais fait réprimander par Otto. Ce n’était pas encore ça, mais au moins, je n’avais plus une tête de grande malade. « Heureusement que la petite est mignonne et qu’elle m’offre parfois une part de ces cookies. » Le privilège d’être la maîtresse favorite. « Et toi, tu as passé une bonne journée ? Comment ça se fait que tu aies pu être là si tôt ? » D’ordinaire, ses entraînements lui prenaient un temps fous. Je devais même aller nourrir sa pauvre chienne qui manquait cruellement de compagnie. Je m’accroche ensuite au paysage qui change autour de nous. « Alors, qu’est-ce que tu as prévu pour ce soir ? Tu m’emmènes où ? » je demande, curieuse et un regard amoureux braqué sur Otto. J’avais l’impression de goûter au bonheur pour la première fois depuis bien longtemps…
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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Then she kissed me - kimotto    Sam 20 Mai - 15:10

C’est vraiment super gênant quand une meuf de quarante ans me matte. Une maman en plus de ça ! J’essaie de regarder bien droit devant moi, mais je sens son regard perçant posé sur moi et c’est comme si il y avait un micro rayon laser qui me titille salement et qui me dérange beaucoup. L’angoisse. Pourvu qu’elle ne se mette pas à sortir de la voiture et venir tailler le bout de gras, je ne saurais même pas quoi lui dire. J’ai du mal à manquer de respect à mes aînés. Sauf à Ricci, évidemment, mais c’est une autre histoire. Je pourrais peut-être remonter ma fenêtre et verrouiller les portières… En attendant, je me détourne de ses yeux vicieux en me plaçant de trois quarts de l’autre côté, histoire de me sentir un petit peu moins harcelé du regard. Voilà qui est mieux. La musique tourne toujours et je continue à marmonner les paroles tranquillement, jusqu’à me perdre dans mes pensées tandis que j’attends la sortie de ma jolie brune.
Comment une seule personne arrive à chambouler tout un mode de vie ? Il va falloir le demander à Kimia. Son secret. Je n’ai jamais, je dis bien jamais, été comme ça avec qui que ce soit. Malgré le fait d’avoir été un bourreau des cœurs, j’ai quand même eu quelques relations plus longues que ce à quoi je suis habitué. Ca n’a pas marché pour des raisons diverses, mais j’étais attaché. Mais pas de cette manière là. Ca n’a rien à voir et ça me fait un peu peur pour être tout à fait franc. Comment se fait-il que rien qu’à l’idée de la retrouver, je me mette à sourire tout seul comme un abruti ? Que je reste scotché à mon téléphone le soir, attendant un message de sa part avant d’aller me coucher ? Je ne me reconnais plus, et je flippe vraiment. Si je le disais à Lou, elle se moquerait royalement de moi, et il y aurait de quoi, en m’ayant toujours connu à l’opposé de ça. Non, hors de question que je rentre dans les détails avec elle, même Nate est plus tendre de ce côté-là et arriverait sûrement mieux à comprendre ce qui m’arrive. Même si je n’échapperais certainement pas à quelques réflexions si je me mettais à dévoiler tout ça. Mais ce n’est pas dans mes plans, j’arrive à garder tout ça pour moi, je ne suis pas encore au stade de la collégienne ! J’espère ne jamais en arriver là, d’ailleurs.

Bref, tout ça pour dire que rien qu’en l’apercevant au loin, j’ai une douce chaleur qui naît dans mon buste, à l’idée de pouvoir passer du temps avec elle durant toute cette fin d’après-midi, et cette soirée. Et de lui faire une surprise. Pourvu qu’elle n’ait rien prévu pour ce soir, ou qu’elle ne regarde pas son téléphone et que le nom de Mike apparaisse pour lui dire qu’il est de retour à la maison. Parce que là, j’ai besoin de passer du temps avec elle et ça ne serait plus possible. Ce serait même carrément la pire chose qui pourrait arriver : je serais condamné à passer la soirée à me manger les doigts en attendant qu’elle m’appelle, qu’elle m’écrive, qu’elle vienne frapper à ma porte, peu importe, mais pour m’annoncer que tout serait fini avec lui.
Dans un léger froncement de sourcils, je le chasse de mon esprit, et c’est facile en la voyant approcher, toute belle et rayonnante, même en fin de journée, après avoir passé des heures aux côtés de ses petits monstres que j’ai aperçu courir à travers la cour, trop heureux de quitter l’école. Sa réflexion à mon approche me fait rire mais je me contente de la saluer à ma nouvelle manière. Qui ne me paraît plus aussi étrange qu’à nos débuts. « Tu m’as manqué aussi. Je comptais t’appeler d’ici quelques minutes mais un papa d'école ne voulait plus me lâcher. »  Je fronce les sourcils, puis me détends aussitôt. « Je comprends, si la maîtresse de mon gamin était aussi mignonne que toi… J’en passerais du temps à papoter. » Je dis en plaisantant, mais pas moins sincère pour autant, tandis que je la laisse se glisser à l’intérieur de l’habitacle. Ca y est, elle est à moi pour les prochaines heures, et je suis pleinement satisfait d’être parti des entraînements pour rentrer plus tôt que prévu. C’était la meilleure chose à faire pour aujourd’hui. A l’annonce du désintérêt des gosses pour le retour de leurs devoirs, je ne peux qu’esquisser un sourire. Ca m’arrange bien, premièrement, et ensuite, je ne peux pas les blâmer, l’école n’a jamais été une grande passion et recevoir des notes n’étaient pas dans la liste de mes priorités, bien au contraire. Connaître mes notes était l’une de celles de ma mère, et la pauvre n’avait pas toujours de quoi être fière de son fils unique en matière d’études. Quelle ironie de me retrouver avec une maîtresse d’école presque accrochée à mon bras.
Le moteur se met en route après avoir tourné la clef, et après une petite marche arrière, je lance l’idée, de ne pas la ramener chez elle, ce soir. Je sais très bien qu’elle va me dire non, mais il faut que je tente le coup quand même. Dans le pire des cas, je me prendrais une petite tape sur le bras… Je finis par lui jeter un petit coup d’œil quand même, et lorsque je vois sa mine contrariée, je grimace intérieurement. « Tu connais les règles qu’on a mises en place, Otto ! » Bon, je n’aborderai plus le sujet de toute la soirée. Tant pis. « Oui… Tu sais bien comment je suis. » J’ai un problème avec les règles établies, c’est tout.. Je m’arrête au feu qui vient de passer au rouge. « Va pour la dérogation. Mais pas de débordement, Monsieur Winspire ! » Je tourne lentement la tête vers elle, les sourcils légèrement froncés ne sachant pas si elle est sérieuse ou non. Mais il semble que oui ! Un large sourire étire mes lèvres. « Merci mademoiselle Turner. » Je reste quelques secondes dans le silence, incapable de m’arrêter de sourire. Puis j’ai une petite confession à lui faire : « Tu sais, je cherche pas forcément à te faire céder, à te faire manquer de respect à ton… à Mike. Je suis juste content de savoir que je vais dormir contre toi ce soir. » Je pose une main sur sa cuisse, la pressant légèrement, avec tendresse, reprenant ma concentration sur la route. Mais cette dernière est vite troublée ! « Oh mon dieu, il faut que je te montre ! » Je lui lance un regard incrédule lorsqu’elle annonce ça et gesticule dans la voir pour atteindre ses affaires à l’arrière de la voiture, puis une feuille bien coloriée se glisse sous mon nez. « Regarde, c’est le dessin d’une de mes élèves. Tu vois le monstre ? C’est censé être moi ! Je ne ressemble absolument pas à ça !! » Je n’arrive pas à m’empêcher de rire ouvertement, en voyant la façon dont elle est outrée par cette représentation. Ce n’est vraiment pas très flatteur ! Je repousse doucement la feuille pour avoir de nouveau la visibilité sur ce qui se passe devant moi et me calme un peu. « Est-ce que cette petite a des lunettes ? Ou alors elle a beaucoup d’humour et te teste. Je te rassure, tu ne ressembles pas du tout à ce truc ! Tu lui as dit quoi ? « Merci beaucoup, c’est trop mignon » ? » Bon, je me moque un petit peu de sa situation, mais il faut avouer que c’est plutôt marrant ce qui lui arrive. Elle ne s’ennuie jamais au moins. Elle m’avoue d’ailleurs qu’elle se fait distribuer des cookies par cette enfant. « Oh mais c’est une brave petite alors, je ne vois pas de quoi tu te plains, elle peut bien te dessiner maladroitement de temps en temps ! Je pourrais même garder le dessin, et quand on sera en Allemagne, je le mettrai dans mon vestiaire et quand on me demandera qui c’est, je dirai que c’est ma copine ! » Je lui fais un clin d’œil grossier pour appuyer mes dires douteux, trop amusé encore. Et le cœur incroyablement léger. Ce que ça fait du bien de la voir. « Et toi, tu as passé une bonne journée ? Comment ça se fait que tu aies pu être là si tôt ? » - « J’ai arrêté les entraînements plus tôt. Ricci me collait la pression, il veut pas que je me relâche sur l’entraînement pour le FMX, comme je n’arrête officiellement que les courses de voitures ici. Mais, j’en avais marre d’être sur ma bécane aujourd’hui. Et j’avais envie de te faire la surprise. » J’avoue tranquillement, sans pudeur. C’est facile avec Kimia, me connaissant depuis toujours, je n’ai rien besoin de lui cacher. Et l’ayant privée de mon affection, de mon amour pendant toutes ces années pour de bêtes raisons, je n’ai plus envie de perdre du temps à jouer au cachottier, à l’amoureux timide. « Alors, qu’est-ce que tu as prévu pour ce soir ? Tu m’emmènes où ? » Je viens de prendre une bifurcation pour aller m’enfoncer du côté du quartier d’Hollywood lorsqu’elle me questionne. Ca fait un sacré bout de temps que je ne suis pas allé me promener de ce côté-là, et on peut quand même se déplacer assez facilement malgré le monde toujours présent. Je tourne la tête vers elle, et je peux pas m’empêcher de la trouver jolie. Tout le temps, en réalité. « Hmm.. J’ai pensé qu’on pouvait aller flâner un peu, aller manger une glace. J’avais envie de t’emmener au cinéma. Tu sais dans ce vieux ciné, avec les sièges confortables. Je pourrai te faire des bisous dans le noir, personne ne nous verra. » Je lui lance un petit regard énigmatique, mais dans le même temps, je cherche à savoir ce qu’elle en pense. Est-ce que ça lui plaît ? Est-ce qu’elle a été habituée à mieux ? C’est peut-être un peu pitoyable en réalité, maintenant que je lui expose mon plan de base. « On peut aussi se faire un petit resto, ou changer de quartier, si ça ne te tente pas trop. » La crainte de mal faire et tout ruiner. La remise en question, et toutes ces choses auxquelles je n’ai jamais été habitué. « On peut improviser aussi. » J’hausse les épaules, un peu incertain à présent. J’aurais dû davantage me creuser la tête pour lui proposer des trucs un peu plus originaux. Quand j’ai pensé à ça, j’avais simplement envie de me balader dans les rues, une glace à la main, serrant jalousement Kimia contre moi, à l’écouter me raconter ses envies, à la regarder s’extasier devant les choses auxquelles personne ne prête attention. J’ai envie de simplicité avec elle, et j’espère qu’elle en a envie aussi. Je sors de ma torpeur intérieure lorsqu’un type me coupe la route sans ménagement. J’appuie sur le klaxon et me décale, majeur en l’air à travers la fenêtre, en poursuivant ma route dans la file que je viens de rejoindre loin de cet abruti. « Et Guapa a été sage ? Merci de t’en être occupée. Promis, je ferai faire des petits exercices adaptés à Bouboule pour essayer d’avoir plus de résultats ! » J’offre un petit sourire à Kimia, espérant qu’elle n’ait rien perçu de ce qui me préoccupe.
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Kimia Turner
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MessageSujet: Re: Then she kissed me - kimotto    Sam 27 Mai - 16:18

Je ne m’en cachais pas, j’adorais les surprises. D’autant plus quand elles m’étaient réservées par Otto. Si dernièrement, notre relation s’était retrouvée chaotique à cause des circonstances difficiles, c’était désormais tout l’inverse. Nous n’étions jamais aussi épanouis qu’en cet instant, n’ayant plus à faire semblant de ne pas être éperdument fou l’un de l’autre. Après avoir espéré autant d’années que mon amour me soit rendu, je devais admettre que le changement était étrange. Je ne réalisais pas toujours quand Otto me disait des mots doux d’amoureux, qu’il m’embrassait, que ses mains parcouraient ma peau ou simplement, quand il me disait qu’il m’aimait. J’avais la sensation de nager dans un monde surréaliste. Je n’avais qu’une peur atroce : celle de me réveiller subitement pour découvrir que tout cela n’était que chimère. Mais les jours passant, il avait bien fallu me résoudre à l’évidence : Otto m’aimait. Il me l’avait vraiment dit. Il voulait que je rompe mes fiançailles pour partir avec lui en Allemagne. N’importe qui d’autre m’aurait proposé cela, je l’aurais envoyé balader. Même si Mike avait voulu déménager à Berlin, j’aurai sûrement fini par dire non. Mais refuser de suivre Otto en Europe ? Jamais de la vie. J’étais capable de renoncer à mon job, à mes amis, à mon appartement et à toute ma vie à Los Angeles pour être auprès de lui. Je ne me posais même pas la question, et j’étais excitée comme une puce à l’idée de vivre une telle aventure. Pour la première fois, je ne partais plus afin de le fuir, mais bien pour ne jamais le quitter. Autant se le dire… il fallait noter un certain progrès dans notre relation. Puis après tout, ce n’était qu’un an. Et quand bien même, j’avais une âme d’aventurière. Faire le globetrotter ne m’effrayait en aucune façon, surtout pas si je le faisais avec Otto.
L’avenir apparaissait radieux pour nous. Seule l’annonce de notre rupture à Mike risquait de faire des dégâts. Plus que tout au monde, j’espérais que sa réaction ne serait pas trop forte. Tomberait-il de haut en apprenant que je le quittais ? Dire que notre couple rencontrait des difficultés en ce moment était un doux euphémisme. Dans le fond, je priais que pour Mike prenne en considération notre situation, et surtout, notre incompatibilité. Je ne comprends toujours pas pourquoi, l’un comme l’autre, nous ne nous étions pas rendus compte que nous n’étions pas faits pour être ensemble. Nous étions bien trop différents. Nous ne détenions pas les mêmes rêves, et je refusais de sacrifier les miens au profit des siens. Ma relation avec Otto m’ouvrait complètement les yeux. Dire que j’étais prête à faire la plus grosse erreur de ma vie en l’épousant… Mon meilleur ami avait tout bousculé en débarquant dans mon existence, mais il m’avait surtout permis d’éviter la catastrophe. Quel genre de couple serions-nous devenu si Mike et moi allions nous marier ? Deux êtres fades et sans saveur. Il n’aurait jamais été là et je me serai éteinte avec les années. Otto, à sa manière, m’avait complètement sauvée. Auprès de lui, je renaissais. J’avais repris une partie des kilos qu’il m’avait reproché d’avoir perdu. Je prenais soin de moi. Je rayonnais et j’avais plaisir à savourer chaque seconde en sa présence. Tout était si étrange, mais à la fois si simple et naturel.

« Je comprends, si la maîtresse de mon gamin était aussi mignonne que toi… J’en passerais du temps à papoter. » Un sourire amusé s’inscrit sur mes lèvres tandis que je lui donne une légère tape sur l’épaule. « Pff, t’es bête. Il voulait juste me parler de son gosse. » Du moins, je crois. J’admets ne pas être calée concernant ce genre de choses. Je suis un peu aveugle dans le domaine, mais pour le coup, je suis certaine de ce que j’affirme. De toute manière, le sujet dévie vite sur les envies de Monsieur Windspire de me voir passer la nuit avec lui. Si au départ, j’affiche ma réticence habituelle, j’abdique bien vite parce que je ne peux pas cacher que j’en crève d’envie. Attendre que Mike revienne est une torture terrible, même si je veux à tout prix m’y plier. J’ai suffisamment fauté pour ne pas le prendre pour un idiot une fois encore. Otto semble étonné de ma réaction, mais pas moins content. Il éclaircit même ses intentions qui sont tout à fait louables. Même attendrissantes. « Moi aussi je suis heureuse de pouvoir dormir contre toi. » Ma main se lie à la sienne, mais je la quitte bien vite pour lui montrer l’affreux dessin qui est censé me représenter. Tout cela le fait bien rire, bien qu’il essaye de montrer qu’il s’insurge. L’effort est adorable, même si je ne sois pas très convaincue par la performance. Il tourne d’ailleurs ça en dérision et finit par dire qu’il montrera ce dessin pour parler de moi à ses collègues. Je le frappe une nouvelle fois sur l’épaule. « N’importe quoi toi ! Ils vont croire que je suis un monstre après. » Finalement, je change de sujet en demandant comment ça se fait qu’il ait pu se libérer si tôt. Apparemment, il l’a décidé comme un grand, épuisé par son entraîneur et désireux de faire une surprise. « Pour une surprise, c’est une belle surprise. » je murmure en caressant tendrement sa joue tandis qu’il conduit. « Hmm… J’ai pensé qu’on pouvait aller flâner un peu, aller manger une glace. J’avais envie de t’emmener au cinéma. U sais dans ce cieux ciné, avec les sièges confortables. Je pourrai te faire des bisous dans le noir, personne ne nous verra. » Je rigole à ses propos, trop heureuse et amusée qu’il ait pu penser à tout ça. Il fait plusieurs propositions pour la soirée, et je dois dire que je suis tentée par toutes. « Haan difficile de choisir. » Je me tasse plus confortablement sur mon siège pour y penser plus longuement quand je sursaute à une manœuvre brusque et un coup de klaxon d’Otto. Je me redresse un peu. « Bah dis donc, quel fou. » je commente tandis qu’il enchaîne sur Guapa, mais dans un petit coin de ma tête, je me dis que quelque chose est étrange. « Oui, comme toujours ! Guapa est trop adorable de toute manière, c’est normal. Rassure-moi, d’ailleurs, on l’emmène à Berlin avec nous ? » Hors de question de le laisser ici ! Je m’offusque tout à coup quand il parle de Bouboule. « Eh ! Je ne te permets pas ! Mes exercices sont très adaptés. Ils demandent juste un peu de temps. De plus, Bouboule est un peu une petite diva… il ne s’exerce que quand il veut. » A mon grand désarroi. On s’enfonce un peu plus dans Hollywood jusqu’à finalement trouver une place. Je sors de la voiture pour venir me coller dans ses bras. « Tu sais quoi, pour l’instant, on va juste se balader. Puis prendre cette glace dont tu m’as fait rêver ! » Je lui aurai bien posé des questions sur ce qui semblait le préoccuper, mais ce serait mal le connaître. Quand on le prenait de front, il se braquait généralement et ce n’est pas ce que je voulais. Il paraissait tendu. Je crois deviner pourquoi, mais n’étant pas certaine, je vais la jouer en finesse. Je vole un baiser sur ses lèvres, attrapant ensuite sa main pour flâner dans les rues avec lui. « En vrai, ça me fait vraiment étrange de pouvoir tenir ta main comme ça maintenant. J’ai toujours la sensation que c’est une caméra cachée. » Je rigole doucement, bien que ce ne soit pas loin de ma pensée. Je n’arrivais pas à croire qu’Otto m’aimait enfin. « Heureusement que tu m’envoies les fameux textos du matin pour me prouver que je ne délire pas complètement. » On continue à faire notre petite route tranquillement, discutant de tout et de rien jusqu’à finalement trouver notre glacier. Sauf que tandis que nous sommes penchés sur les parfums, autre chose attire mon regard. Je tire sur le bras de mon petit ami, totalement excitée. « Oh mon dieu ! Regarde, ils font de la barbe à papa ! Je rêve d’une barbe à papa. Je veux prendre ça à la place. Dis oui, dis oui ! » Et après être passée pour une gamine complète, je me retrouve avec ma barbe à papa entre les mains et Otto avec sa belle glace à l’italienne dans la sienne. « T’es trop le meilleur. » je dis en le gratifiant d’un baiser avant de loucher sur sa glace. « Je peux goûter ? » je demande avec des yeux de cockers. Kimia et le sucre, ça me transforme en gamine prête à partir pour rencontrer Mickey. J’ai la chance de pouvoir déguster une bouchée de sa glace. « Haaan c’est trop boon ! » J’exhibe ma sacro-sainte barbe à papa. « T’en veux ? » je propose. Tout en dégustant nos sucreries, on continue de se balader tranquillement. Sincèrement, je ne pourrai être plus heureuse et épanouie qu’en cet instant. Si je ne le dis pas encore, c’est écrit sur mon visage. « Au fait, ça va se passer comment pour Berlin ? Tu sais quand tu dois partir ? Ils t’ont prévu un logement là-bas ou tu devras trouver ? Je pourrai t’aider si tu veux ! » Puisque désormais, c’était notre beau projet à tous les deux. « T’as prévenu ta mère que tu partais en Europe ? » Oui, je me soucie de Madame Windspire, cette idole qui m’inspire depuis des années ! Et belle-maman dans une certaine mesure… mon dieu, si elle savait !
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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Then she kissed me - kimotto    Ven 23 Juin - 9:55


« Pff, t’es bête. Il voulait juste me parler de son gosse. » J’hérite d’une petite tape de sa part, mais son sourire amusé est contagieux et je m’en amuse moi-même. Mais ce que j’ai dit n’est pas moins vrai pour autant. Je suis certain que les papas célibataires ou divorcés sont très heureux de planifier des rendez-vous avec la maîtresse de leurs bambins. Puis j’enchaîne sur autre chose, une demande un peu spécifique que j’imagine refusée aussitôt, mais il n’en est rien et je ne peux cacher ma surprise lorsque ma Kimi accepte de rester dormir avec moi. Et j’éclaircis tout de suite mes intentions, qui ne vont pas à l’encontre de ses premiers souhaits. « Moi aussi je suis heureuse de pouvoir dormir contre toi. » Ca me fait un petit quelque chose au fond de moi. C’est fou de redécouvrir toutes ces sensations auprès de quelqu’un. Et surtout auprès d’elle, après toutes ces années d’éloignement. Je suis tellement heureux de l’avoir retrouvée ici, par pur hasard. Qui sait ce que seraient nos vies aujourd’hui ? Elle serait prête à se faire passer la bague au doigt par Mike et, de mon côté je serai toujours à naviguer d’une femme à l’autre sans jamais trouver une relation stable et saine, avec des sentiments. Comme ce à quoi j’ai toujours été habitué. La pression est donc plus importante maintenant, je n’ai pas envie de gâcher quoi que ce soit avec Kimia. Mais tout est fait avec facilité, alors je me dis que si ça continue comme ça, je n’ai rien à craindre de moi, ou de mon comportement. La seule chose qui m’effraie réellement est un retournement de situation. Mais la jolie brune assise à côté de moi arrive facilement à me sortir de ma torpeur en me présentant la dernière œuvre d’art du jour. Son métier a vraiment de jolis aspects, en tout cas c’est attendrissant dans le fond. Même si elle ronchonne, elle a quand même des petites attentions de ses monstres toute la journée, tous les jours de la semaine. Je lui dis de me donner ce dessin, qui servira d’illustration pour la présenter à mes nouveaux collègues en Allemagne. « N’importe quoi toi ! Ils vont croire que je suis un monstre après. » - « C’est un subterfuge, au moins, ils ne chercheront pas à te draguer ! » Puis on parle d’autres choses. De ma venue imprévue. « Pour une surprise, c’est une belle surprise. » Ca m’arrache un nouveau sourire : je suis satisfait de l’effet provoqué, si ça lui fait plaisir. Nous ne sommes qu’à nos débuts, et notre relation n’est même pas officielle, seuls nos amis proches, au courant de l’ambiguïté de notre relation de départ, le savent actuellement. Et avec ce début de relation, j’ai envie de profiter pleinement, dans la mesure du possible, et ça inclue le fait de passer un maximum de temps avec elle, j’en ai besoin maintenant. C’est très étrange comme on peut s’habituer à la présence de quelqu’un. Je lui explique alors un peu les plans auxquels j’avais pensés pour qu’on passe un bon moment tous les deux, et je lui laisse le choix entre tout ça, et l’ordre dans lequel organiser les activités. Je ne suis pas bon pour ça, j’ai jamais fait cet effort pour une fille, organiser une sortie comme ça, réfléchir à des trucs qui peuvent plaire. J’y vais un peu à l’aveugle, à vrai dire.
N’étant pas hyper serein, et ayant peur que mes idées lui paraissent un peu nulles ou revues, ou j’en sais rien… Je change de sujet, tout simplement. . « Oui, comme toujours ! Guapa est trop adorable de toute manière, c’est normal. Rassure-moi, d’ailleurs, on l’emmène à Berlin avec nous ? » Je le sais que ma fifille est parfaite ! Mais j’ai de la chance que Kimia aime autant les animaux et soit prête à me filer un coup de main ; ça m’évite de la mettre en pension, de lui changer son environnement trop souvent. « Bien sûr ! T’as cru que j’allais l’abandonner ici ?! » Je réponds aussitôt, presque choqué qu’elle ait pu penser ça. « Il faudra d’ailleurs que j’appelle le véto, pour toutes les formalités, les mises à jour de vaccins… » Trop de choses à faire avant de partir. Puisqu’on parle de Guapa, je parle de Bouboule, pour rester dans le thème des animaux. Ce chat est une vraie légende, déjà. « Eh ! Je ne te permets pas ! Mes exercices sont très adaptés. Ils demandent juste un peu de temps. De plus, Bouboule est un peu une petite diva… il ne s’exerce que quand il veut. » Je peux pas m’empêcher de la trouver extrêmement mignonne quand elle me parle de ce gros tas de chat. Elle est beaucoup trop gentille avec lui, j’en suis certain. « T’inquiètes, je suis certain que Guapa le ferra maigrir à force de le faire courir. Il n’aura plus le choix. »

On finit par trouver une place pour se garer, et aussitôt sortis, Kimi vient m’enlacer, me faisant sourire par la même occasion. « Tu sais quoi, pour l’instant, on va juste se balader. Puis prendre cette glace dont tu m’as fait rêver ! » - « On fait comme ça ! » Elle me vole un baiser, saisit ma main, et je glisse mes doigts entre les siens, tout en la tenant près de moi, mon regard la détaillant. « En vrai, ça me fait vraiment étrange de pouvoir tenir ta main comme ça maintenant. J’ai toujours la sensation que c’est une caméra cachée. Heureusement que tu m’envoies les fameux textos du matin pour me prouver que je ne délire pas complètement. » Sa réflexion me fait rire, et je regarde nos mains entrelacées. C’est vrai que c’est étrange de se comporter comme ça, à bien y réfléchir. Sur le moment, je trouve ça plutôt naturel. J’ai Kimia dans la tête et dans le cœur, alors ça ne me perturbe pas plus que ça, lorsqu’on le vit. Mais quand on pense au chemin parcouru jusque là, c’est vrai que c’est particulier. « Il ne va pas falloir que j’oublie un seul matin, si c’est la seule chose qui te prouve que c’est bien réel. » Je me moque gentiment d’elle, et dépose un baiser sur sa tête dans la seconde qui suit. On se promène, en parlant de choses et d’autres, tout en observant ce qui se passe dans les rues du quartier d’Hollywood. Il y a tellement de gens, c’est fou. On trouve un glacier, et vu la chaleur qui règne ici-bas, elle sera plus que bienvenue. Je regarde les parfums proposés et commence à hésiter entre ceux qui me tentent le plus. Puis, sans crier gare, je sens la main de ma petite amie en train de serrer mon bras puis de l’agiter ! Qu’est-ce qu’il lui arrive ?! « Oh mon dieu ! Regarde, ils font de la barbe à papa ! Je rêve d’une barbe à papa. Je veux prendre ça à la place. Dis oui, dis oui ! » Je relève le visage dans la direction qu’elle m’indique avec son doigt pointé, et vois qu’effectivement, ils proposent de la barbe à papa. Je hausse les sourcils en regardant Kimi et sa tête d’enfant suppliante. Je secoue la tête d’un air désespéré mais amusé à la fois. « Mais prends ce que tu veux, roh ! » Je lui réponds directement, je ne vais quand même pas la priver de sa barbe à papa. « T’es trop le meilleur. » Si j’étais du genre à rougir, c’est ce qui se serait passé. A la place, ça me gonfle gentiment mon égo, de la meilleure des façons. Et ça me rassure, aussi. Elle appuie ses dires d’un nouveau baiser qui est bienvenu. Je la vois lorgner sur ma glace et la demande fuse instantanément, pour mon plus grand amusement. Cette fille est une vraie gosse. Je lui tends mon cornet pour qu’elle goûte ma glace à la noix de coco. « Je sais que c’est trop bon ! Mais t’as voulu du sucre pur, alooors… Bas les pattes ! » je dis en riant. Mais c’est à mon tour de goûter sa boule de sucre. Ca fait une éternité que je n’en ai pas dégustée, et c’est toujours le même plaisir que de sentir ce petit nuage de sucre qui fond sur la langue. « Pas mal, pas mal. » Mon attention se reporte rapidement sur ma glace qui ne va pas tarder à fondre si je ne m’occupe pas de son cas dans les meilleurs délais. Et une fois lancé, j’ai du mal à m’arrêter ou à freiner ma gourmandise. « Au fait, ça va se passer comment pour Berlin ? Tu sais quand tu dois partir ? Ils t’ont prévu un logement là-bas ou tu devras trouver ? Je pourrai t’aider si tu veux ! » Je suis presque venu à bout de toute la partie supérieure et donc critique de la glace, je vais pouvoir lui répondre. « Eh bien, ils m’ont récemment envoyé un mail pour me donner le délai d’arrivée. Il faudrait que j’y sois avant la fin de l’été. Ricci a insisté pour que je ne commence pas avant août afin de nous laisser du temps pour tout organiser. Je lui ai dit que tu avais certaines obligations aussi… » Sous-entendu un problème de fiancé à régler. « Et ils m’ont dit qu’ils allaient m’envoyer une liste des logements disponibles. On pourra regarder ça ensemble, dès que je recevrai tout ça. L’idéal serait une petite maison avec un jardin. Ou un appartement avec un rez-de-jardin. Pour Guapa et Bouboule. Et nous quand on voudra manger dehors, ou lézarder. Enfin je sais pas trop quelles seront les températures… T’en dis quoi ? » J’ai hâte qu’on regarde tout ça ensemble. Je pense que je la laisserai choisir. Après tout, c’est elle qui fait le plus gros sacrifice dans l’histoire, alors autant qu’elle choisisse un espace de vie qui lui conviendra surtout à elle. « T’as prévenu ta mère que tu partais en Europe ? » Je grimace légèrement. « Non, pas encore. J’ai évité quelques appels sur skype, tu sais… Elle va me cuisiner sur ma vie en général, surtout l’aspect sentimental. Et me demander de tes nouvelles. Elle va comprendre juste en voyant ma tête à l’écran. » Et je sais qu’elle se ferait une joie de savoir que, enfin, Kimi est officiellement sa belle-fille. Cependant… « Mais, je préfère que tu règles la question avec Mike, pour pouvoir le dire ensuite à ta famille. Je peux pas le dire à ma mère, si elle croise la tienne, elle va lui dire et ça va te revenir droit dessus. » Je ne veux pas créer de conflit entre elle et sa famille. Je sais qu’ils n’ont jamais vraiment souhaité que ce qui est en train de se passer, se réalise, alors si en plus ils ne l’apprennent pas directement d’elle, ce sera sûrement pire. « D’ailleurs, tu… Tu sais quand il rentre ? Et quand on sera enfin libres ? » En l’occurrence, c’est elle qui sera enfin libre de son joug, et nous qui seront libres de nos mouvements et agissements. C’est tellement dur cette attente. J’aimerais qu’on puisse faire tout ce qui nous plaît et même en étant absent depuis des semaines, ce Mike nous cause toujours des ennuis, pose des obstacles pour Kimi et moi. C’est vraiment compliqué à gérer. « Il t’écrit, t’appelle, ces derniers temps ? » Je demande, me sentant presque coupable de le faire.
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Kimia Turner
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MessageSujet: Re: Then she kissed me - kimotto    Mar 25 Juil - 19:35

Je n’aurai pu espérer passer nuit plus délicieuse que celle-ci. Depuis quelques temps, j’avais cette sensation de voguer sur un petit nuage. Certes, je n’étais pas éloignée de mes soucis pour autant. Le problème Mike était toujours d’actualité et j’appréhendais énormément de devoir lui parler de tout cela. Bien sûr, je ne fléchirai pas pour me montrer honnête auprès de lui. Quoi qu’il advienne, Otto gagnerait toujours dans mon cœur. Mais il y avait cette euphorie d’un rêve qui se réalise. Je me revois encore toute adolescente, à observer mon meilleur ami à la dérobée. Je l’admirais. Je le trouvais beau. Je l’aimais dans tout ce qu’il faisait. Dans la moindre de ses expressions. Dans la moindre de ses paroles. Dans la moindre de ses manies. Je rêvais de cet amour comme on rêverait de toucher les étoiles uniquement en tendant le bras. Le soir, je m’imaginais des histoires qui n’appartenaient qu’à moi où il m’aimait en retour, où il ne me considérait pas uniquement comme sa meilleure amie. Dans ces fantaisies, aucune blonde plantureuse n’avait sa place. Il existait un monde que pour nous deux. Mais mon malheur était au jour levant, quand je savais que tout ceci n’appartiendrait jamais qu’à l’univers de mes songes. Aurai-je pu me douter un jour qu’Otto me dirait qu’il m’aimait ? Jamais. Pas plus qu’il ne devienne jaloux de l’homme que j’étais censée épouser. Moi-même, je peinais encore à y croire pleinement. Au matin, je craignais toujours de me rendre compte que j’avais rêvé, mais la réalité avait à cœur de me prouver le contraire. Une véritable relation était envisageable. Et je ne me nourrissais que du simple bonheur de pouvoir aimer quelqu’un et d’être aimée en retour. Otto m’aimait. Je n’en demandais pas plus de la vie. « C’est un subterfuge, au moins, ils ne chercheront pas à te draguer. » Je lève les yeux au ciel. Ce mec est totalement impossible. Il m’a fait piquer des crises de jalousie inouïes durant des années, et maintenant que nous somme ensembles, il se permet de me faire passer pour une moche afin que personne ne me regarde. « J’y crois pas comme t’es vraiment un gros jaloux ! » Jalousie que je n’avais jamais vue chez lui quand il était avec ses nanas blondes. Cette constatation me plaisait plus que tout au monde. Mais déjà, j’avais pu me rendre compte de sa jalousie excessive en compagnie de Mike. Les deux hommes étaient comme deux fauves prêts à se jeter l’un sur l’autre.
Finalement, nous parlons un peu du départ en Allemagne. J’espère que Guapa sera du voyage. Otto me le confirme avec emportement. D’ailleurs, je compte bien que Bouboule soit du voyage. Certes, ce chat est une barrique sur pattes, mais je l’aime. Je tente de le faire maigrir grâce à mes entraînements, mais c’est un peu compliqué pour l’instant. Mon meilleur ami suggère que Guapa soit le nouveau coach de Bouboule en lui courant après. « Oh non, mon pauvre chat va faire une crise cardiaque ! » C’est que j’y tiens mine de rien à cette grosse boule de poils.

Enfin, nous finissons par arriver. J’aspire uniquement à une belle balade et à la fameuse glace qu’il avait pu évoquer avant. Interdit de me faire miroiter ma dose de sucre sans me la donner ! Main dans la main, nous déambulons dans les rues d’Hollywood. Cette scène me paraît irréelle. Lui et moi comme un couple normal. De l’inédit ! Nous finissons avec nos sucreries. Otto se prend une glace à la noix de coco. Mais dès lors que je voie la machine à barbe à papa, je suis intenable. Je change donc rapidement d’idée. Malgré tout, je ne peux pas refuser un peu de fraîcheur et je pique dans le cornet de mon petit ami. « Je sais que c’est trop bon ! Mais t’as voulu du sucre pur, alooors… Bas les pattes ! » - « Trop taaard ! » j’annonce fièrement en me léchant déjà les lèvres pour récolter toute la glace. Mon dieu, je meurs. Le voilà qu’il me pique de la barbe à papa, mais je ne fais pas tout un scandale pour ça. « Tu vois, moi, je suis partageuse. Il faut apprendre à l’être. C’est ce que j’inculque tous les jours à mes élèves. » je le taquine pour l’embêter. Puis je m’intéresse plus en détails aux modalités de notre départ. Finalement, j’ai dit oui mais je ne sais absolument pas comment ça va se passer. Dans le fond, ça ne m’angoisse pas plus que ça. J’ai l’habitude de balancer juste un sac à dos sur mon épaule et de partir à l’aventure. Ce n’est pas cela qui m’effraie. Otto se met à m’expliquer tout en détails. Visiblement, c’est beaucoup de mails et de paperasse. Par chance, son manager gère bien les choses. Le fameux Ricci. Je l’écoute attentivement tout en dégustant ma barbe à papa. Je grimace légèrement en comprenant que je suis l’objet de son retard. Ou plutôt, que c’est Mike qui met trop de temps à revenir. Néanmoins, les plans d’Otto me donnent vite le sourire. « Oh oui, un petit jardin serait parfait ! Et la maison. Enfin tout est parfait ! Je sens que ça va être génial. » je m’enthousiasme. Il ne manque plus qu’à larguer mon fiancé. Dur dur… Je préfère dévier sur le sujet de sa mère. Apparemment, elle n’est pas au courant de ce qu’il se passe. Que ce soit le départ en Europe, ou encore la situation actuelle. Mais présentement, nous avions opté pour la discrétion. De mon côté, uniquement Sidney est au courant. Pour Otto, Nate est prévenu aussi. Je ne peux pas m’empêcher de sourire en constatant qu’il ne pourra pas cacher la vérité plus longtemps à sa mère. Cette dernière risquait d’être tellement heureuse et de friser l’hystérie. Pour le coup, elle avait toujours été une fervente admiratrice de notre couple. Sauf que le sujet Mike revient sur le tapis. Tant qu’il ne rentre pas et que nous n’aurons pas cette discussion, il sera impossible pour nous deux d’officialiser quoi que ce soit ou de nous projeter pleinement à Berlin. Je finis par me sentir coupable de tout ceci. « Oui, je me ferai tuer par ma mère à coup sûr. Si tu savais comme elle aime Mike… » Bien que je ne comprenne pas trop pourquoi finalement. Mais n’importe qui n’étant pas Otto lui plairait de toute manière. La vérité risquait de faire des étincelles. Je pose subitement ma main sur son bras. « Enfin ça ne change rien bien sûr. Puis il faudra bien qu’elle se fasse une raison ! » Il était évident qu’elle n’aurait pas son mot à dire. Puis mon frère serait de mon côté, c’est sûr. Face aux questions de mon petit ami, je lâche un soupir d’impuissance en haussant les épaules. « Non, je n’en ai aucune idée. Il me donne le moins de nouvelles possibles. Il se limite à quelques messages de temps en temps mais pas moyen de savoir ce qu’il fabrique. » Je regarde pensivement ma barbe à papa en même temps que je marche. « Tu sais, on a vraiment eu une grosse dispute avant qu’il ne s’en aille. J’ai fait… enfin dit quelque chose que je n’aurai pas vraiment dû dire. Disons que c’est un peu compliqué… » Car j’avais prononcé le prénom d’Otto à un moment donné où je n’aurai pas dû. Mike avait vu rouge immédiatement. « Il est parti à cause de ça principalement en affirmant qu’on avait besoin de prendre de la distance. Il dit qu’en rentrant, j’aurai tout intérêt à prendre ma décision. Et de préférence la bonne. Il a fixé la date du mariage sans m'en parler. » Il m’avait d’ailleurs fait peur ce jour-là, emprisonnant brutalement mon poignet dans sa main. Inutile de le préciser à Otto. Je secoue la tête pour éloigner une mauvaise pensée. Je souris. « Enfin je vais essayer de savoir quand il rentre. C’est vrai que je ne l’appelle pas beaucoup non plus. Ça te va ? » Nous nous baladons encore un moment et je finis par arriver au bout de ma fameuse friandise. Je m’amuse avec ce qu’il reste de mon bâton. Main dans la main, nous avons déjà parcouru une bonne distance et le soleil se couche. « Au fait, tu n’avais pas parlé d’une potentielle sortie au cinéma ? Plein de nouveaux films sont sortis dernièrement. Ça te dit ? » Je colle à lui, venant effleurer ses lèvres. « Il paraît que les sièges sont confortables. Ce n’est pas ce que tu m’as dit ? » je minaude, feignant l’innocence. L’abstinence risquait de devenir dure.
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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Then she kissed me - kimotto    Mar 8 Aoû - 0:59



Sa réflexion sur ma jalousie toute nouvelle me fait sourire. Si au début, j’avais l’impression qu’il m’arrivait un truc bizarre quand je ressentais ça, en la voyant avec Mike, par exemple, maintenant je sais pertinemment ce que c’est. C’est assez dingue de n’avoir jamais ressenti ça à l’égard de qui ou de quoi que ce soit. Ca ne fait pas partie de mon tempérament de base : je n’ai jamais ni envié ni jalousé quelque chose à quelqu’un. Même quand j’étais plus jeune et que je voyais mes conquêtes passées, plusieurs semaines plus tard, dans les bras d’un autre à des soirées, ou à la plage. Ca me laissait de marbre, je n’avais qu’à détourner le regard, et le problème était réglé rapidement, c’était oublié au même instant. Alors que Kimi… Elle me fait vivre des trucs très étranges. J’arrive presque à trente ans pour sentir la jalousie m’envahir pour la première fois de ma vie. Ca a commencé à cette soirée où elle m’avait invitée, avec ma copine Lizzie à l’époque, chez elle et son fiancé. Dès que j’avais vu les gestes qu’il lui accordait, les regards qu’elle lui envoyait, je m’étais senti mal à l’aise, et j’avais envie de lui demander d’arrêter. Et c’était allé crescendo. Plus je la voyais avec lui, plus j’avais l’impression que c’était intolérable. A l’heure actuelle, tout ça s’est bien calmé. Mais je suis certain que si je voyais un type tenter de flirter avec elle, je ne me contenterai pas de regarder ailleurs. J’espère juste que ça n’arrivera pas trop souvent, elle est si jolie. Et pétillante. Forcément, une petite nana comme ça, les mecs les repèrent vite. Il n’y a que les couillons comme moi pour fermer les yeux.

Armés de nos barbes à papa et cornet de glace, on déambule tranquillement, en profitant le plus simplement de la vie. Et de cette jolie fin de journée. Je me félicite intérieurement d’avoir pris la décision de quitter les entraînements un peu plus tôt : je suis tellement mieux ici. Et Kimia a l’air d’être heureuse, alors c’est tout ce qui compte. A chaque fois que son sourire craque son visage en deux, c’est mon cœur qui en prend un coup. Quand je la contemple à cet instant, concentrée à piocher dans sa barbe à papa, en se léchant goulument les doigts à chaque bouchée, je ne peux que sourire. Et me demander comment j’ai fait pour me coller ces affreuses œillères qui m’empêchaient de voir l’évidence même, toute l’attirance et les sentiments que j’éprouvais pour elle depuis finalement bien des années. Alors, en la regardant dans sa robe longue, fendue sur une jambe, je me sens comme le type le plus chanceux du monde. Je croise des gens dans la rue, et sans raison, j’ai envie de leur dire que c’est moi qui ai gagné le cœur de cette merveilleuse femme. J’ai envie de le dire au monde entier. Peut-être dans le but qu’elle se rende compte d’à quel point elle arrive à me transformer et à faire péter toute cette carapace qui m’a servi toutes ces années, pour finalement découvrir le meilleur de moi-même.
« Tu vois, moi, je suis partageuse. Il faut apprendre à l’être. C’est ce que j’inculque tous les jours à mes élèves. » - « Je n’ai jamais été un élève modèle, j’ai mal appris ma leçon ! » je réponds tout en louchant sur ma glace qui commence à fondre doucement. Ensuite on parle de ce qui nous attend en Europe. Notamment notre installation, alors je lui explique en détails ce qu’on va devoir faire : choisir sur catalogue, en gros. Mais elle a l’air plutôt heureuse, et commence à savoir ce qu’elle veut, d’après ses dires. Malgré tout, sans le vouloir vraiment, je ramène le sujet sensible sur le tapis. Ca m’angoisse, au fond de moi, je le sens. Je ne suis pas quelqu’un de particulièrement anxieux, mais c’est tout de même assez important, et les choses traînent énormément. Le temps semble bien long lorsqu’on marche sur des œufs et qu’on se cache. « Oui, je me ferai tuer par ma mère à coup sûr. Si tu savais comme elle aime Mike… » Je ne peux retenir un rire nerveux. Super belle-maman est fan de mon strict opposé… « Chouette.. » j’ajoute sans enthousiasme. Mais Kimia s’accroche gentiment à moi : « Enfin ça ne change rien bien sûr. Puis il faudra bien qu’elle se fasse une raison ! » Ses dernières paroles me rassurent une bricole, il faut dire qu’elle m’a mis un petit coup de pression supplémentaire juste avant. Je sais bien que ce n’est pas gagné, je m’attends à un petit speech d’entrée de jeu dès qu’elle sera au courant, et je n’ai vraiment pas hâte du tout. « Tu lui diras que j’ai changé. Un p’tit peu. » je dis avec amusement. Puis je rentre un peu plus dans le vif du sujet, j’ai besoin d’informations supplémentaires, même si ça doit me contrarier, il faut que je sache. Et pour la première fois, elle me confie qu’ils ont fait face à un conflit avant qu’il ne parte de Los Angeles. Je la regarde, curieux, surtout qu’elle reste assez évasive en ne rentrant pas dans les détails. Là, ça coince un peu, car je ne sais pas jusqu’où je peux être intrusif. Kimia se retrouve en ce moment avec deux hommes dans sa vie, un officiel et un officieux. Le fait est que ce qui se passe avec Mike me semble trop privé pour que je puisse la questionner librement. « Il est parti à cause de ça principalement en affirmant qu’on avait besoin de prendre de la distance. Il dit qu’en rentrant, j’aurai tout intérêt à prendre ma décision. Et de préférence la bonne. Il a fixé la date du mariage sans m'en parler. » Je la regarde avec un air surpris et un peu inquiet à la fois. Elle semble pensive puis m’offre un sourire, mais je reste scotché par ce qu’elle m’a dit. « Tout intérêt, ça veut dire quoi ça ? Sinon quoi ? » je rajoute en sentant que mon ton devient plus dur que ce que je voulais. Ce n’est pas contre elle, mais est-ce qu’elle ne sent pas la menace planante derrière ce genre de paroles ? Ou c’est moi qui me monte la tête… Je ne sais pas, je ne le connais pas. Mais il a l’air d’aimer le contrôle, la preuve, il a choisi la date du mariage sans la consulter. Incroyable ce type. Elle finit par ajouter qu’elle essaiera de le contacter. Je termine de manger ma glace. « Tu fais comme tu veux, c’était juste pour savoir. Je ne sais pas si tu oses ou non m’en parler librement, alors je préfère te questionner. » j’explique tout en glissant un bras autour de ses épaules. Puis je saisis sa main, savourant l’instant présent en essayant de chasser son fiancé de mes pensées. Il ne peut quand même pas gâcher notre soirée en étant à des milliers de kilomètres d’ici. Ma petite amie me rappelle une de mes suggestions pour le programme de ce soir : le cinéma. « Oui, on peut aller voir si il y a quelque chose de sympa à voir. » L’instant d’après, elle est toute proche de moi, s’amusant de cette proximité à laquelle nous n’avons pas forcément droit. Elle joue avec le feu ! « Il paraît que les sièges sont confortables. Ce n’est pas ce que tu m’as dit ? » Je lui vole un baiser avant de répondre, profitant de son petit manège de séduction pour la prendre de court. « J’ai dit ça moi ? » je demande sur le même ton innocent qu’elle a emprunté. « C’est bien possible, ils sont larges, confortables, espacés… Et il fait tout noir. » je finis par dire en déposant une multitude de baisers dans son cou, la dévorant avec amusement. Je l’entends glousser et ça me fait rire à mon tour, alors je m’écarte un peu et glisse ma main jusqu’à sa hanche afin de l’inviter à reprendre notre route pour se diriger vers le cinéma en question. Je continue de la taquiner tout au long de la petite marche, profitant de cette complicité que j’aimais tant. Arrivés devant le cinéma, construit à l’ancienne, je prends deux tickets pour le film que Kimi a choisi, et les fourre dans ma poche, avant de saisir sa main et l’entraîner à ma suite vers la salle. Une fois sur place, je remarque qu’il n’y a que très peu de monde pour cette séance. « T’as choisi un film tout pourri pour ne pas avoir de regret si on ne le suit pas ? » je lui glisse à l’oreille, taquin. Puis je choisis l’endroit où on s’installe : les sièges sont de vieux canapés fixés sur place, tous dépareillés, donnant une ambiance particulière à l’endroit. Il y a même des sortes de petits plaids disposés près des places, pour se sentir comme à la maison. On se retrouve au niveau des places les plus hautes, légèrement sur le côté. « Après vous, mademoiselle. » je dis en désignant d’un geste de la main les places libres. On s’installe, alors que la lumière reste encore tamisée tant que le film n’a pas commencé. Je regarde le profil de Kimia pendant quelques secondes, et me mets à sourire bêtement, je le sens. Puis, un sourire amusé aux lèvres, je me penche et glisse à son oreille : « Tu me plais vraiment beaucoup. » Phase de séduction du rencard activée.
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Kimia Turner
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MessageSujet: Re: Then she kissed me - kimotto    Dim 20 Aoû - 21:13

Aux côtés d’Otto, je me sens comme une gamine dont le rêve s’est réalisé. Tandis que nous évoluons dans le centre de Los Angeles, je ne peux pas m’empêcher de songer à ce que nous étions dans ce petit village de Nouvelle-Zélande. Je me souviens de ces longues promenades que nous faisions le long de la plage. Parfois bras dessus, bras dessous. Dans le fond, on aurait presque pu croire que nous étions en couple dans certaines de nos attitudes, de nos gestes, de nos regards. A moins que ce soit moi qui guettais le moindre signe, un infime murmure qui aurait pu changer complètement les choses. Combien de fois ai-je fantasmé ce moment où nous aurions pu nous balader en tant que couple, main dans la main sur une plage illuminée d’ambre par le couché du soleil ? Mais aussi sûr que j’étais heureuse au pays de mes pensées, je savais que tout ceci n’était qu’illusions. Si ma détermination était forte et vigoureuse, une petite voix dans ma tête ne cessait de me chuchoter que mes espoirs et mes efforts étaient vains. Aucune de mes attentions n’atteindraient son cœur de la manière dont je le désirais. Aucun de mes mots n’aurait l’effet dont je rêvais, apaisant et amoureux. Moi qui ne souhaitais que recevoir son amour en retour, ou au moins une reconnaissance dans le regard. Mais je me heurtais à un mur. Pas qu’il ne me considérait pas, pas qu’il n’était pas protecteur, pas qu’il ne me donnait pas de l’amour à sa manière, mais il ne me voyait pas, se rendant inaccessible malgré l’acharnement qui était le mien. Aujourd’hui, c’était un rêve éveillé où je pouvais découvrir un Otto impatient, amoureux, gêné par ses propres sentiments, mais il n’en était pas moins charmant. Et surtout, il se montrait jaloux, de l’inédit ! Bien entendu, je ne lui avais jamais donné l’occasion d’être jaloux de qui que ce soit. Dans notre petit village, je n’avais d’yeux que pour lui, refusant toutes les avances qui pouvaient m’être faites. Pourtant, je plaisais. Du moins, je crois, mais les garçons se confrontaient jalousement au problème Otto. Quelquefois cependant, il était arrivé que mon meilleur ami éloigne des gêneurs, des entreprenants, mais j’avais toujours assimilé cela à son côté protecteur, un peu comme Aaron pouvait l’être avec moi. Avec le recul, je me demandais si ce n’était pas un fond de jalousie insoupçonnée.

Mais nous n’étions plus si loin dans le temps, ni même en Nouvelle-Zélande. Une barbe à papa dans la main et les doigts d’Otto dans l’autre, je n’ai qu’à savourer une soirée de pur bonheur où ma seule préoccupation du moment est de savoir ce que nous allons faire après. Quoi que… pas entièrement. Avec mon meilleur ami, nous parlons de l’avenir et des surprises qu’il va comporter. Pour l’instant, tout est secret, mais une fois que tout sera officiel, cela va tout ébranler. A commencer par ma mère. Depuis toujours, elle n’a jamais aimé l’influence d’Otto sur moi et encore moins l’attachement viscéral que je lui vouais. Partir et rencontrer Mike est, à ses yeux, la meilleure chose qui me soit arrivée. Comment lui expliquer que je plaquais tout pour partir à Berlin avec Otto ? La chute serait rude pour elle. Mais elle n’avait pas le choix. « Tu lui diras que j’ai changé. Un p’tit peu. » Je secoue la tête en souriant. « Inutile de lui dire quoi que ce soit. Quoi qu’il advienne, elle n’a pas le choix. Elle t'aimera aussi parce que je t'aime. » Je viens voler un baiser sur ses lèvres. En soi, Otto n’avait pas tant changé que cela. Il restait le même, mais il s’était juste avoué ses sentiments à lui-même. Est-ce que ça le changeait véritablement ? Non. Il restait toujours ce Otto de notre village. Ce Otto dont je suis tombée amoureuse. Le sujet devient plus sérieux à l’évocation de Mike. Je ne me vois pas lui cacher notre dernier échange. Nous nous étions disputés et il était parti avec des paroles assez étranges. Mon meilleur ami tique aussitôt et demande le sens de ce qui résonnait comme des menaces. Je hausse les épaules pour calmer son inquiétude. « Je n’en sais rien. Qu’est-ce que tu veux qu’il fasse de toute manière ? Il ne peut pas me traîner jusqu’à l’autel. Il était juste en colère quand il a dit ça. » Enfin, cette situation ne pourrait pas durer éternellement. Je me mets en tête de l’appeler aussi rapidement que je le peux pour savoir quand il rentrera. J’admets avoir eu trop peur et honte pour le faire jusqu’ici. Je préfère autant dévier la conversation sur notre programme de la soirée. Cette idée de cinéma me fait bien envie, d’autant que se retrouver dans le noir avec un Otto à ses côtés, c’est plutôt attrayant. Il se prend au même jeu de séduction que moi, et je glousse de ses baisers dans mon cou. « C’est parfait alors. » Des sièges larges, confortables et espacées… que demander de plus ! Finalement, nous nous dirigeons vers le cinéma aux allures anciennes. Je prends des billets pour un film totalement au hasard, voire un film qui paraît nul. Peu importe le sujet, après tout ! Otto devine l’astuce en rentrant dans une salle si dépeuplée. J’esquisse un sourire mutin. « Non pas du tout, c’est un film très engagé. » j’affirme sur un ton pas du tout convaincant. J’attrape sa main pour le tirer à des places au fond sur le côté où nous ne sommes pas dérangés par d’éventuels voisins. « Merci Monsieur. » Je m’installe comme une princesse sur mon fauteuil, jouant le jeu avant qu’il ne me rejoigne. De vrais gamins. « Tu me plais vraiment beaucoup. » Un frisson de plaisir me parcourt tout entière tandis que je sens son souffle si près de ma nuque. Je me mords la lèvre inférieure. « Voyons, Monsieur Windspire, ce n’est que le premier rendez-vous. Est-ce bien convenable ? » Mes lèvres viennent effleurer les siennes tendrement quand tout à coup, la lumière s’éteint, l’écran s’éclaire et la musique emplit la salle. Nous pourrions être des spectateurs attentifs, mais ce n’est pas vraiment le cas. Les interdits que j’ai pu poser s’estompent légèrement au profit de longs baisers, de mains qui se lient ou qui parcourent la peau de l’autre. A chacun de ses contacts, je me sens devenir toute chose. Je n’ai pas la moindre idée du propos du film, mais je finis bien vite par le découvrir quand mon regard dévie brièvement vers l’écran et qu’un bruit puissant éclate. Un film d’horreur !! Je pousse un hurlement sorti tout droit de l’enfer face aux scènes d’épouvante à l’écran. Otto sait combien je déteste ça et que je suis vite impressionnable. Je ne pense même plus à l’embrasser, ni même à nos gestes tendres pour venir me coller à lui et nicher ma tête dans sa veste. « C’est quoi cette horreur ?!! » Et je ne réponds plus de moi-même le reste du film. Je passe mon temps à sursauter, à étouffer des cris suraigus et à me greffer encore plus contre Otto pour me protéger. J'ai dû lui broyer les côtes et les os de la main. Et quand le film s’arrête enfin, les lumières se rallument et éclairent mes cheveux ébouriffés à force de m’être réfugiée dans sa veste, ma mine défaite et une partie de mon maquillage qui a coulé. Oui, j’ai même pleuré. « Dis, on rentre ? » je demande d’une voix qui la peur tenaille encore. Je n’ai pas la force de rester plus longtemps ailleurs. En plus, les scènes d’horreur étaient justement en plein dans une ville. Je veux rentrer dans une maison accueillante ! Nous quittons le cinéma et je suis scotchée à Otto tout le long du trajet, regardant tout autour de moi dans l’idée qu’il puisse y avoir un psychopathe à nos trousses. Arrivés dans la voiture, je pousse un long soupir de soulagement et je laisse tomber ma tête sur l’appuie-tête. C’est là que je voie l’expression de mon petit ami. « Eh ! Te moque pas, c’est pas drôle ! J'ai eu peur ! » je ronchonne, même si je ne peux pas m’empêcher de rire aussi. « Je suis désolée… ça faisait vraiment peur… » En vrai, pas vraiment. Il s’agissait d’un pur navet qui n’aurait même pas effrayé un enfant, mais bon… Ma main se glisse dans la sienne. « On peut toujours poursuivre ce qu’on avait commencé à la maison ? Sans film bien sûr… » Mon regard brûle de ce désir que nous parvenons mal à contenir l’un et l’autre. Attendre devrait pourtant être la moindre des choses pour Mike. Nous prenons le chemin de la maison et je suis heureuse de pouvoir rentrer chez Otto sans avoir la peur de croiser une blonde sauvage au détour d’un couloir. Tandis qu’il ferme derrière lui, je m’enfuis momentanément dans le salon pour y laisser mes chaussures ainsi que mon sac, puis je refais le trajet inverse en courant. J’atterris dans les bras d’Otto qui me réceptionnent et mes lèvres s’écrasent passionnément contre les siennes. Tant pis pour le règlement !
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: Then she kissed me - kimotto    Hier à 12:33


T'as envie de bousiller ta soirée #love #keur #sexeonthebed, envoie "Lou" au 6 12 12



Elle a fini sa journée si tard. Ça n’a pas arrêté à partir du moment où Lou a commencé sa journée, jsuqu’à pouvoir s’en aller au moment du service du soir. Lou a dû accueillir de nouveaux pensionnaires. Il a fallu leur faire visiter les lieux, leur expliquer le fonctionnement du foyer et arriver à décrocher un sourire sur ces visages tristes et mornes. Et ce n’est pas gagné. Faire sourire un enfant dans ce genre d’endroit relève de l’impossible. Surtout aux premiers jours de l’arrivée. Il faut toujours un temps pour prendre ses repères, pour s’y retrouver, pour trouver du bonheur parmi les uns et les autres, œuvrer à l’absence de parents et attendre que l’adoption se fasse. Mais dans ce genre de foyers que Lou gère, les enfants viennent mais repartent peu souvent. Ils finissent par un jour voler de leurs propres ailes et il ne reste qu’à prier pour que tout se passe bien. Alors, elle fait preuve de douceur, d’empathie, d’accueillir avec le sourire, de montrer à ces nouveaux venus qu’ils peuvent compter sur elle. Bien sûr, elle sait que le premier soir sera suivi d’une nuit difficile, que les pleurs et la peur les habiteront un peu trop. C’est pour ça qu’elle est restée plus longtemps, l’un des nouveaux ne voulait pas lui lâcher la main, il ne voulait pas que la gentille dame aux longs cheveux bruns puissent le laisser. Et pourtant, il a fallu que la séparation se fasse, que Lou lui promette d’être là demain matin pour le retrouver. Des promesses qu’elle tient même si elle a prévu de ne pas travailler ou autre. Les enfants passent avant tout. Lou ne veut pas qu’ils puissent se sentir mis sur le carreau. Elle y tient trop.
Aussi, quand elle part du foyer, il est donc tard et alors qu’elle est occupée à enfiler sa veste, elle salue le cuisinier occupé à s’en griller une avant de reprendre du service pour nettoyer la cuisine. « ça y est, tu files enfin ? » Qu’il lui dit de sa voix grave habituelle. Il a la cinquantaine sonnée, des tatouages et un air effrayant et pourtant, les enfants l’adorent « Et ouais, mais ça a été difficile. L’un des nouveaux ne voulait pas que je m’en aille… » C’est toujours si triste et lui-même connaît cela. Il a des enfants et ça lui semble insupportable de savoir que des parents puissent les abandonner. Un enfant ça se fait à deux et après mûre réflexion, pas sur un coup de tête. Mais hélas, les gens ne réfléchissent plus. C’est pour ça qu’elle paraît parfois trop enragée contre le monde extérieur. « Ils t’ont mise en retard en plus, pour le match. » Lui dit Gary tout en soufflant un panache de fumée. « En retard pour quoi ? » - « Les Lakers jouent ce soir. Match amical pour la reprise. T’avais oublié !? » Mon dieu ! Elle qui n’oublie jamais un match de basket. Elle perd la boule ! « Seigneur Jésus tout puissant ! J’ai oublié ça !!! Et Otto, il ne m’a même pas prévenu, LE SALAUD ! » Rage-t-elle soudain, avant de regarder sa montre « Avec un peu de chance, je ne rate que le début… Merci de m’avoir prévenu et puis, à demain . » Finit-elle par dire en saluant le cuisinier. Activant le pas, elle finit par vite monter dans sa voiture, démarrant pied au plancher dans un crissement de freins. Durant le trajet, elle essaye d’appeler Otto mais il a coupé son téléphone car elle tombe de suite sur la messagerie. Lou en profite pour laisser un message « Hey Otto, arrête de chevaucher des filles et des vélos, ça te réussit pas et tu perds la boule ! Il y a un match de basket même pas tu m’as prévenuuuuu ! C’est pas grave on va foutre dehors ta Shelly et se boire une bière devant le match ! J’arrive. »  Et elle raccroche aussi sec. « Ta Shelly » Le nom de code pour évoquer toutes ces nanas qu’ils ont pu draguer ensemble. Et bon sang, les soirées avec Otto ont toujours été drôles. Etrange de se dire qu’ils ont commencé en se haïssant pour finir par s’adorer. Otto, Lou adore le chambrer. Il a une tête de fragile et ça l’éclate. C’est qu’elle l’aime et il est hors de question qu’une Shelly puisse le faire souffrir ! On touche PAS à son petit. Elle finit par arriver chez lui se garant en un serrage de frein, constatant que les fenêtres sont éclairés.. Elle a pris le temps de s’arrêter dans une mercerie pour acheter un pack de bières. Et maintenant, elle se rend là où il vit, prenant les clefs se trouvant sous le paillasson. Le nombre de fois où il lui a dit de le faire… Lou ne les compte plus. Et le nombre de fois où elle est entrée dans l’appartement alors qu’il était « occupé » sont assez conséquents. Aussi, elle ouvre la porte et entre dans l’appartement tout éclairé.  « OTTOOOOOOOOO ! T’es où petit coooon ! » Elle est tout sourire, toute contente d’être là. «  J’ai la dalle en plus, faut que tu me fasses à manger et qu’on se mate le match des Lakers ! EN PLUS J AI DE LA BIEEEEEREEEEEEEE ! » Hurle t-elle tout en entrant dans le salon tombant nez à nez  Oooooh Shelly is back ! » Dit-elle en fixant le visage de la Shelly en question. Toute mignonne d’ailleurs. « Bonjour… » Murmure-t-elle d’une voix charmeuse.

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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Then she kissed me - kimotto    Hier à 19:14



« Je n’en sais rien. Qu’est-ce que tu veux qu’il fasse de toute manière ? Il ne peut pas me traîner jusqu’à l’autel. Il était juste en colère quand il a dit ça. » Bon, le sujet Mike est clos, on n’en parle plus pour ce soir. J’ai envie de l’oublier et d’oublier que Kimia n’est pas encore tout à fait toute à moi. Alors, c’est au cinéma qu’on décide de se réfugier. A l’abri des regards sur notre duo interdit. Je n’ai aucune idée de ce qu’on va voir, ou entrapercevoir durant cette séance, et j’imagine que ma jolie brune a sûrement fait son choix au hasard. C’est confirmé lorsque je l’entends me dire : « Non pas du tout, c’est un film très engagé. ». Inutile de lui demander de quoi ça parle, j’étouffe un rire moqueur et amusé tout en m’avançant davantage dans la salle pour aller choisir des places adéquates.
Une fois installés, je ne résiste pas longtemps à l’envie de la séduire en bonne et due forme. Avec Kimia, il n’y a pas eu ce jeu-là, avant que je n’avoue la vérité au sujet de mes sentiments à son égard. Et je me dis, qu’en attendant d’avoir la permission de vivre pleinement notre relation, jouer au séducteur auprès d’elle me permettra de m’amuser à la faire perdre ses moyens. Et me conduira sûrement à tomber encore plus amoureux d’elle. Je sais que je suis foutu d’avance. C’est tellement simple à ses côtés. Je n’ai pas besoin de me poser de questions, elle me connaît et sait à quoi s’attendre avec moi. Même si je me promets intérieurement de la traiter de la meilleure des manières, contrairement à ce que j’ai pu faire par le passé avec mes copines de courte durée. « Voyons, Monsieur Winspire, ce n’est que le premier rendez-vous. Est-ce bien convenable ? » Un sourire en coin me vient alors qu’elle se penche vers moi, pour venir me voler un premier baiser. Mais elle vient de tomber dans ma toile, et je ne suis pas près de la laisser s’éloigner de moi. Je réponds par un autre baiser un peu moins chaste que le sien, et elle enchaîne ne me laissant pas d’autre choix que de surenchérir. Mes mains trouvent rapidement où se poser, et je la bénis d’avoir eu l’idée de mettre une robe. Ses cuisses sont douces et les caresser me rend complètement fou de désir pour elle – comme si je n’avais pas déjà atteint un seuil critique dans mon état normal. Il faudrait ralentir un peu, je risque de la kidnapper d’un instant à l’autre pour quitter cette salle. Et Kimia a la bonne idée de s’interrompre dans le baiser qu’elle me donne pour regarder pourquoi les cris retentissent dans les haut-parleurs. Et elle hurle à son tour, lorsqu’une sorte de créature sort de l’ombre d’une pièce. Elle se jette contre moi, et adieu le moment passionné. « C’est quoi cette horreur ?!! » me demande-t-elle en tirant sur ma veste pour s’en servir de rempart contre l’écran. Je ne peux que rire en la voyant faire et taquin, je lui réponds en soufflant à son oreille : « Un film très engagé à ce qu’il paraît. » Puis je passe un bras autour d’elle, en la collant davantage à moi, dans un geste se voulant protecteur.
« Dis, on rentre ? » Alors, le film était nul. Kimia n’a pas cessé de gigoter ce qui fait que j’ai loupé la moitié des moments où il fallait sursauter puisqu’elle n’arrêtait pas de répéter qu’il allait se passer un truc avant de me mettre des petits coups dans le torse, comme si c’était moi le responsable de tout ça ! Et là, on retourne à la voiture, et je me demande encore pourquoi on n’est pas sortis plus tôt de la salle. Kimi serait moins traumatisée que maintenant : la voilà cramponnée à moi, les cheveux encore décoiffés, à regarder tout autour d’elle. Je lève la tête et souris avec amusement en essayant de planquer mon hilarité. On arrive à peine à ma voiture, qu’elle se jette sur la portière pour se glisser dans l’habitacle et soupirer d’aise alors que je m’installe à côté d’elle. J’ai vraiment du mal à cacher mon amusement en la voyant dans cet état. « Eh ! Te moque pas, c’est pas drôle ! J'ai eu peur ! » Cette fois-ci, grillé pour grillé, mon rire transperce mes lèvres, et elle aussi se marre, puis je pose ma main sur son bras, en caressant sa peau. « Oh ma Kimi, t’as eu si peur que ça ? Moi qui croyais que c’était juste pour être encore plus collée à moi.. Tu veux qu’on verrouille les portières pour être en sécurité ? » je demande en riant à nouveau. Puis elle saisit ma main, la liant à la sienne. Je les regarde un instant avant qu’elle ne reprenne la parole. « On peut toujours poursuivre ce qu’on avait commencé à la maison ? Sans film bien sûr… » Je réponds à son regard avec un sourire coquin. L’idée de reprendre là où on s’était arrêtés sans être interrompus me séduit carrément. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle propose cela et je dois dire que mon cœur bat un peu plus fort à l’idée de la nuit à venir. Cela fait plus d’un mois que je n’ai que les souvenirs de notre moment passé dans la grotte et autant dire que ça devient vraiment compliqué. Surtout lorsqu’on passe du temps ensemble et qu’il faut rester sage. Alors je roule jusqu’à chez moi, un peu plus vite que prévu et ne traîne pas à sortir de la voiture pour rejoindre la maison. Je referme derrière notre passage et la vois filer dans la maison pour revenir débarrassée de son sac et pieds nus. Un sourire se glisse sur mes lèvres lorsque je la vois se précipiter dans ma direction alors j’ouvre les bras pour l’accueillir comme il se doit et les baisers reprennent aussitôt. Mes mains s’aventurent partout sur son corps, et je sens les siennes qui se glissent sous mon t-shirt, le remontant. Je m’en débarrasse rapidement avant de replonger sur ses lèvres, avide de ses baisers. Mes doigts trouvent la fermeture éclair dans son dos, et je commence à la descendre en embrassant son cou, sa nuque, ses épaules, tandis que je la déshabille en essayant de ne pas me montrer trop brusque dans mes gestes. « On devrait.. » Un bruit étrange m’interrompt. Puis rien. J’ai dû halluciner. « On devrait aller en haut pour conti… » - « OTTOOOOOOOOO ! T’es où petit coooon ! » Merde. Lou. Je dois sûrement afficher la même surprise que celle que je peux lire sur le visage de Kimia. A la différence que je sais qui vient de débarquer et bon sang, elle choisit toujours les bons moments ! « Oh putain… » je souffle en ayant envie de me mettre la tête dans le mur.  «  J’ai la dalle en plus, faut que tu me fasses à manger et qu’on se mate le match des Lakers ! EN PLUS J AI DE LA BIEEEEEREEEEEEEE ! » Le match des Lakers ! Meeerde ! C’était évident qu’elle se pointe. Putain quel con j’ai oublié que c’était ce soir ! Je regarde Kimia d’un air affolé, et je commence à remettre en place sa robe qui tombe à moitié par terre. Je pose un baiser sur ses lèvres, l’air de dire « tout va bien » alors que pas du tout ! Elle va me le payer, Lou, je le jure ! Je ne sais même pas quoi dire à Kimi, et c’est trop tard puisque miss catastrophe vient de faire irruption juste devant nous. Le tableau est tordant, j’imagine. Moi torse poil, le pantalon ouvert, dans tous mes états, Kimia, à moitié nue qui ne sait pas qui est la personne qui entre chez moi à 23h en hurlant, et.. Lou, fidèle à elle-même, un pack de bières dans les bras. « Oooooh Shelly is back ! » Mon visage se crispe et j’ai envie de lui faire un signe pour lui dire que je vais la saigner, mais le regard de Kimia braqué sur moi m’en empêche. « Non ! Je t’arrête tout de suite ! » j’interviens rapidement. Kimia n’est au courant de rien, ni de l’existence de Lou, ni de Shelly, ni de toutes mes Shelly, ni pourquoi ce prénom… Aaargh. « Bonjour… » Elle minaude ! Je rêve, elle minaude face à Kimi ! Non mais oooh ! « Lou, OUBLIE ! DIRECT ! » Je ne doute pas qu’elle trouve ma copine tout à fait à son goût : à l’époque où j’étais un gros consommateur de jeunes femmes, Lou était généralement de la partie quand je sortais pour rencontrer du monde et c’était assez problématique puisque notre intérêt se portait généralement sur la même fille. Heureusement, pas toujours. Mais ce soir, il en est hors de question. Ce n’est pas comme les autres. Cette fois-ci, c’est ma copine et je ne partagerai jamais, sous aucun prétexte. Je soupire en remontant la braguette de mon jean et fermant le bouton. « Kimia, je te présente Lou, et Lou, voici Kimia avec qui je passais une excellente soirée jusque là, comme tu peux t’en douter ! » je dis en me désignant tout entier, encore torse poil et en faisant des gros yeux à Lou. Je me tourne vers ma petite amie, le regard désolé et à la fois inquiet quand je découvre son expression. Olala, qu’est-ce qu’elle est en train de s’imaginer ?! Connaissant Kimia, je crains le pire. Mais celle-ci n’est pas blonde, donc il y a moins de chance qu’elle s’imagine des trucs, non ? #serassurer Et Lou est à des années lumières d’imaginer que je puisse être dans une relation sérieuse. Comment la jouer ?  « Lou est une de mes meilleures potes depuis que je suis arrivé en ville, rien d’autre ! » Je dis en finissant ma phrase en regardant Lou pour qu’elle dise bien la même chose que moi, puisque c’est la VÉRITÉ. « .. et elle se pointe ici, ce soir, au mauvais moment, n’est-ce pas Lou ?! Et arrête de la regarder comme ça ! » J'ai bien vu son regard de prédateur qui se promène sur Kimia ! Intenable cette gonzesse ! J’ai du mal à gérer ma déception, ma frustration et mon sentiment d’échec. « T’es certaine que c’est ce soir le match ? » je demande alors que je me noie dans mon désespoir. Kimia va demander qui est Shelly. C'est sûr.
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Then she kissed me - kimotto
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