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 Tu es le rayon de soleil de ma journée ! [Elinor]

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Anne-Evangeline Baker
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DATE D'INSCRIPTION : 07/03/2017
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MessageSujet: Tu es le rayon de soleil de ma journée ! [Elinor]   Mer 26 Avr - 15:24

Déambulant la rue avec son sac de courses dans les mains, Anne-Evangeline était en train de pester intérieurement. Quand une journée commençait ainsi, toutes les merdes s’accumulaient sans qu’elle puisse demander quoique ce soit. Tout le monde s’était donné le mot, en fait, pour que tout lui tombe sur le coin du nez et rien de mieux pour se sentir impuissante. Pourtant, Anne n’était pas du genre à se plaindre énormément. Bon, honnêtement, elle passait son temps à râler mais rien de bien méchant, non ?

En premier lieu, ça avait été son réveil. Après sa longue soirée au bar la veille, elle était rentrée vite chez elle pour se coucher et il lui en avait fallu peu pour fermer les yeux dans la minute tout en sachant qu’elle ne dormirait que cinq heures. Pourquoi si peu de temps ? Elle avait rendez-vous avec des clients pour faire des photos. Elle aurait pu prévoir un autre créneau mais il n’y avait pas moyen pour cette fois-ci. Ses clients, qui étaient un couple, tenaient que les photos soient prises sur la plage en début de matinée, au lever du soleil, et puis c’était un moment judicieux pour avoir le moins de monde possible sur les plages. Résultat ? Anne-Evangeline se levait en retard. C’était une horreur de prendre un coup de speed dès le réveil entre s’habiller, se coiffer, manger un pain au chocolat au coin de la bouche et la brosse à dent de l’autre... Oui, c’était ce qu’on pouvait appeler un coup de speed.

La seconde merde de la journée ? Sa voiture qui ne marchait pas. Bien. Elle allait devoir trouver ses clients autrement en y allant en vélo. Elle y arriva à peu près à temps mais à moitié en sueur là, mais elle y arrivait !

La troisième merde ? Faire ses courses. Il n’y avait plus ses gâteaux favoris. Pour récupérer du thé, elle était incapable de récupérer celui qu’elle voulait : les étagères n’étaient pas faites pour elle avec ses 1m55, surtout quand il n’y avait pas de marchepied dans le coin... et c’était sans parler des petites vieilles malpolies qui te foutent des coups de canne dans le mollet pour qu’elles puissent te doubler à la caisse... La mégère ...

La quatrième merde ? En sortant de l’épicerie, voilà qu’elle ne retrouve plus son vélo... On lui avait volé. Sacrilège ! Là, franchement, Anne en avait vraiment ras-le-bol alors c’était d’un pas énervé qu’elle rentra chez elle avec ses courses à la main. Que devrait-elle faire pour son vélo ? Finir par porter plainte ? Qui savait si on n’allait pas finir par retrouver son vélo et ce, pas en pièces détachées...

De ce fait, elle marcha à pas rapide sur le trottoir en direction de chez elle en espérant qu’il n’y ait rien qui allait s’immiscer sur sa route sinon elle allait maudire... Trop tard ! Son sac de course venait de se déchirer : sucre, farine, thé, nuggets... Tout se trouvait par terre.

- Oh, ce n’est pas vrai ! râla-t-elle. Il n’y a rien qui va comme il faut ! Qu’est-ce que j’ai fait pour être maudite !!! Si je croise le responsable de ce mauvais karma, je promets que je le tue ! finit-elle par crier au ciel.
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Elinor Goldstein
Admin Mourante
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MessageSujet: Re: Tu es le rayon de soleil de ma journée ! [Elinor]   Ven 28 Avr - 22:13

« Elinor, est-ce que tu aurais vu ma cravate ? Je ne la trouve plus. » La jeune femme sortit la tête de la salle de bain tandis qu’elle était encore en train de se coiffer pour regarder dans la chambre où David se battait comme un diable. Il ouvrait tous les placards de sa commode, soulevant tout. Intérieurement, la comédienne se dit que la pauvre femme de ménage aurait du boulot car elle se doutait que son petit-ami ne rangerait rien derrière lui. Il se conduisait tel un prince à qui tout était dû. De plus, son énervement traduisait sans mal le fait qu’il était en retard et que cette histoire de cravate l’irritait plus qu’autre chose. « Tu as toute une collection de cravate. De laquelle tu parles ? » demanda-t-elle en s’approchant pour vérifier avec lui. Il répondit d’un ton agacé qu’elle ne releva pas. « La bleue marine, celle que je mets toujours avec ce costume. Tu y as touché ? » Qu’aurait-elle eu à faire d’une cravate ? Le style à la garçonne n’était définitivement pas son genre et elle leva les yeux au ciel, bien que malgré tout à la recherche de cette fameuse cravate. « Je suis persuadé que ce pourrait être la femme de ménage. J’ai remarqué que des choses disparaissaient depuis quelques temps. » Tout en soulevant les draps, elle souffla. « Allons, c’est ridicule ce que tu racontes. Pourquoi te volerait-elle une cravate ? Tu as juste dû mal la ranger. Voilà tout. » Elle l’entendit grogner dans sa barbe mais n’en fit pas cas. Il ne cessait de pester pour un oui, ou pour non. Finalement, la comédienne trouva la cravate sur la chaise posée à côté du lit. Au même moment, David décidait d’abandonner avec humeur sa recherche. « C’est impossible, je le trouverai jamais. Et maintenant, je risque d’être en retard pour ma réunion. » Mais Elinor exhibait déjà la cravate sous les yeux de son petit-ami. A voir sa tête, on aurait cru qu’elle venait de lui présenter le Saint Graal. Pour la première fois, cette attitude la fit sourire légèrement tandis qu’il l’enlaçait avec plus de chaleur que d’ordinaire et qu’il récupérait la fameuse cravate pour la nouer autour de son cou. « Tu es parfaite. Bon, je dois y aller avant d’être en retard. Je ne sais pas quand je rentrerai. Sûrement tard. » Comme à chaque fois, mais elle y était habituée. Elle reçut son baiser rapide avant qu’il ne quitte la maison. Elle repartit se préparer dans la salle de bain, comme si de rien n’était. Lavée, coiffée et maquillée, elle revint dans la chambre pour récupérer un jean et un chemisier léger dans sa penderie.
Aujourd’hui, à son grand damne, elle ne travaillait pas. Du moins, elle avait été exemptée de répétitions au théâtre. Suite à son dernier rendez-vous à l’hôpital, il avait été décidé que son traitement serait augmenté afin de pallier aux nombreux malaises qu’elle faisait dernièrement. Toutefois, elle savait que ce n’était pas une solution en soi. Cela ne ferait que retarder une échéance qui ne cessait de se rapprocher de plus en plus. Elinor le savait, la tumeur allait finir par la dévorer. Mais pour l’heure, elle s’était pliée à quelques jours d’arrêts de travail que son médecin lui avait donnés afin qu’elle s’habitue au nouveau dosage de son traitement. Elle avait donc pour consigne de rester sagement chez elle et de se reposer. Toutefois, elle ne résistait pas à l’envie de répéter constamment chez elle, la première de sa pièce étant pour bientôt et elle détenait tout de même le rôle principal.

Malgré tout, elle trouva le moyen de sortir l’après-midi. Depuis quelques temps, elle avait besoin de sortir, étouffant à l’intérieur de cette maison si vide et bien trop grande. Ses promenades étaient généralement teintées de ses sombres pensées, mais elles avaient le mérite de l’extraire durant un temps de cet endroit qui lui déplaisait tant. Et quelquefois, durant un court instant, quand la brise venait caresser son visage, elle oubliait que la maladie était en train de la ronger. Après avoir promené durant des longues heures, elle s’apprêtait à retrouver sa voiture qu’elle avait délaissée un peu plus loin dans Beverly Hills. Elle marchait sur le trottoir quand une vive exclamation retint son attention. Elle leva le nez de son portable pour observer une tête blonde accroupit parterre qui récupérait ses courses. Son sac s’était cassé et tout son contenu se trouvait répondu au sol. « Attendez, je vais vous aider. » offrit Elinor en s’accroupissant à son tour pour récupérer les courses. Elle ne reconnut la blonde que lorsqu’elle releva son nez. « Oh Anne-Evangeline ! Je ne t’avais pas reconnue. » Un sourire s’étendit sur ses lèvres, sincèrement contente de la voir, bien que ce soit étrange de la croiser dans un autre contexte que l’hôpital. Dans le fond, ce n’était pas plus mal. « Alors comme ça, tu es maudite aujourd’hui ? » s’amusa-t-elle ne terminant de ramasser les dernières affaires. Elles se relevèrent toutes les deux. « Bon laisse-moi renverser ton karma à partir de maintenant. Je suis garée au coin de la rue. Je peux te ramener si tu veux. A moins que tu n’aies ta voiture pas loin ? » Elinor n’avait aucune idée de s’il s’agissait du quartier d’Anne-Evangeline ou non. Quoi qu’il advienne, elle avait une voiture pour la ramener au besoin.
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Anne-Evangeline Baker
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MessageSujet: Re: Tu es le rayon de soleil de ma journée ! [Elinor]   Sam 29 Avr - 20:12

Anne-Evangeline ignorait ce qu’elle avait pu faire pour mériter une telle malédiction. Un petit démon devait s’ennuyer et avait donc décidé de s’amuser avec elle en lui jetant un sort. Même d’avoir le mot « Ange » dans son prénom ne lui était d’aucune aide, ni la couver d’une protection angélique au-dessus de sa tête. Mais promis, si la blondinette rencontrait ce petit plaisantin démoniaque, pas sûr que celui-ci reviendrait vivant. Elle était prête à se fighter.

Evidement, il n’y avait qu’une petite blonde pour pester ainsi. Elle attirait littéralement l’attention des passants qui la dévisageaient de la tête au pied ou bien étaient plutôt amusés de sa maladresse. A vrai dire, Anne s’en fichait éperdument. Heureusement, il y avait encore de bonnes âmes sur cette pauvre terre. Pour la photographe, elle avait été un peu surprise aux premiers abords, mais se ressaisit très vite. « Anne-Evangeline ? ». Oui ? C’était bien elle. Rare encore des gens qui l’appelaient par son prénom en entier.

- Elinor ! s’exclamait-elle.

Son visage avait changé le tout pour le tout. Anne ne pestait plus, mais souriait. Etait-ce son ange pour la journée ? Dans ce cas, ça serait magnifique !

- On répond à mes prières ! Hallelujah ! Qu’est-ce que tu fais là ? Comment vas-tu ?

Moulin à paroles ON enclenché... Il fallait croire qu’Elinor ait assisté à son petit spectacle de rue de A à Z ou de A à Y, pour qu’elle relève ce qu’elle avait pu dire en ce qui concernait son karma.

- Je te raconte même pas. Il y a des jours où j’ai l’impression que ça s’acharne et où il vaut mieux pas se lever, soupira-t-elle. Et encore la journée n’est pas finie ! râla-t-elle.

Anne souhaitait déjà se recoucher mais elle avait encore son service au bar à effectuer dans la soirée. Et non, la belle n’était pas déjà en train de se plaindre. Du tout. Mais pas du tout. Il y avait seulement des jours comme ça où rien ne suivait correctement. Il y avait des jours avec et des jours sans... alors qu’il y avait toujours pire que soi, n’est-ce pas ?

- Je parle, je parle ! Je râle surtout mais j’oublie de te remercier ! continua-t-elle, sincèrement, en se ressaisissant.

La blonde parlait de manière si spontanée qu’elle en oubliait les bonnes manières. La fatigue de cette journée se faisait un peu sentir pour elle. Elinor était sympa de s’être arrêtée naturellement et l’aider. Vraiment. Même si c’était plutôt étrange de se croiser en dehors de l’hôpital. Membre d’une association, Anne était bénévole pour animer des ateliers auprès des enfants malades pour leur apprendre à dessiner ou encore la photographie, histoire de changer leur quotidien. Ce n’était peut-être pas grand-chose pour certains mais c’était énorme pour ces gamins qui ne souhaitaient qu’on les regarde autrement que comme des malades.

D’une grande gentillesse, Elinor lui proposait de l’aider à ramener ses courses. Du moins jusqu’à sa voiture si Anne en avait une.

- Oui, elle n’est pas loin et n’a même pas souhaité sortir du garage aujourd'hui ! plaisanta-t-elle avec un sourire.

Un peu d’humour dans cette vie ne faisait pas de mal.

- Tu as peut-être envie de passer à la maison pour un café, si tu le souhaites et as le temps, proposa-t-elle. Pour te remercier de ton aide... et de ne pas craindre mon karma ! plaisanta-t-elle de nouveau avec le sourire avant de préciser : je suis tout juste au bout de la rue, précisa-t-elle.

Comme quoi, la blonde n’était juste plus très loin pour déposer ses petites courses.
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Elinor Goldstein
Admin Mourante
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MessageSujet: Re: Tu es le rayon de soleil de ma journée ! [Elinor]   Sam 27 Mai - 17:32

Elinor aimait les promenades en solitaire pour ce qu’elles pouvaient offrir de relaxant et de silencieux. Ses idées n’en étaient pas moins noires, mais marcher au grand air lui permettait de prendre un peu de recul sur les choses. Trouvait-elle une solution au grand casse-tête qu’était sa vie ? Sûrement pas. Tout bonnement parce qu’il n’y en avait pas vraiment. On né, on meurt. Et au milieu, on tente tout simplement de survivre. La brune commençait lentement à se faire à l’idée que ce temps à survivre serait bien moins long pour elle que pour les autres. Ses pensées déviaient d’un côté et de l’autre, songeant à toutes les composantes de son existence qui ne se réduisaient qu’à des impasses. Depuis le jour où elle avait découvert pour sa maladie, elle s’était jurée que sa condition ferait souffrir le moins de gens possible. C’est pourquoi, elle avait caché la vérité à sa famille, à ses amis et ses collègues de travail. Elle refusait de voir luire la peur ou la pitié dans le regard de l’autre. Elle ne l’avait que trop vu assombrir le regard de l’homme qu’elle aimait éperdument à cette époque. Lui savait. Et chaque jour qui passait, elle sentait croître chez lui cette peur viscérale de la perdre. Elle n’avait pas pu se résoudre à laisser Pyair abandonner sa carrière pour elle, à ne vivre qu’à travers sa maladie. Un beau matin, elle était partie sans plus jamais lui donner de nouvelles. Quelquefois, elle le voyait à la télévision. Il avait poursuivi sa carrière d’acteur et il brillait depuis plusieurs années sous le feu des projecteurs Hollywoodiens. Et même s’il lui manquait terriblement, elle ne pouvait pas s’empêcher de se dire qu’elle avait pris la bonne décision. Elle l’aurait privé d’un si bel avenir autrement… Peu de personnes étaient donc au courant. Par hasard ou uniquement parce qu’ils faisaient partie du corps médical. Son petit ami actuel était aussi au courant mais sa maladie n’était pas un frein à ses ambitions dévorantes. Dans un sens, cela l’arrangeait énormément.

Et elle était donc à toutes ses considérations quand sa route croisa celle d’une charmante blonde qui venait de perdre le contenu de ses courses sur le sol. Lui venant rapidement en aide, elle ne mit pas longtemps à reconnaître Anne-Evangeline. Elinor ne masqua pas son plaisir de la voir, l’aura rayonnante de la jeune femme lui ôtant toutes mauvaises pensées. Elle s’amusait même de l’entendre rouspéter et râler après un karma qui n’était visiblement pas de son côté aujourd’hui. « Effectivement, je vois que je tombe au bon moment. J’étais venue faire une promenade. Et je vois donc que tu fais tes courses. » Quel sens de l’observation pour notre petite comédienne ! Mais il aurait été idiot de lui demander ce qu’elle faisait ici alors qu’il était évident qu’elle rentrait chez elle, les bras remplis de sacs. Elinor l’aida à rassembler toutes les affaires étalées sur le sol. « Comme je te comprends, » affirma la brune quand Anne lui parla des journées qui s’acharnaient parfois. « Il y a des jours où rien n’est de notre côté. Enfin tu peux souffler, je vais t’aider maintenant. » Elle n’avait rien d'urgent de faire dans les prochaines heures, et il était dans sa nature de venir en aide à ceux qui en avait besoin, surtout des amis. Elle le faisait donc avec gaieté de cœur. « Je parle, je parle ! Je râle surtout mais j’oublie de te remercier ! » Elinor lui offrit un sourire ravissant. « Tu n’as pas besoin de me remercier. C’est naturel. » Il était étrange de se croiser en-dehors de l’hôpital. Toutefois, la singularité de leur rencontre ôtait la moindre gêne. Heureusement d’ailleurs. Cela n’enlevait rien à son plaisir de la voir, tout comme elle était enchantée de la croiser à l’hôpital régulièrement.
Les affaires rassemblées, Elinor demandait si elle habitait non loin ou si elle avait sa voiture à proximité. Apparemment, la voiture aussi avait décidé de faire la grève en même temps que la chance d’Anne et elle n’avait pas bougé d’un pouce. « Bah dis donc, quelle poisse ! » Fallait l’admettre, rien n’allait bien pour aujourd’hui. Toutefois, la maison était proche et la blonde lui proposa de venir y boire un café la remercier de son aide. Elinor hocha la tête. « Ce n’est pas refus. Puis je vais t’aider à porter tes courses jusqu’à chez toi. » Elles se mirent donc toutes les deux en route vers le domicile de la jeune femme. Elle vivait dans une résidence assez coquette et Elinor fut enchantée de constater qu’il y avait un ascenseur. Au regard de ses dernières analyses, trop d’efforts en montant trop d’escaliers n’aurait sûrement pas été conseillé. La question ne se posait cependant pas et elles furent rapidement dans l’appartement d’Anne. « C’est vraiment super mignon chez toi ! » s’enthousiasma la brune en observant le décor tout autour d’elle. Elle suivit son amie jusqu’à la cuisine, venant déposer les courses sur la table. Définitivement, cet appartement était trop beau. « J’aimerais tellement vivre dans un appartement de ce genre. David, mon compagnon, vit dans une maison si grande que j’ai presque failli me perdre les premières fois. Je ne vois pas l’intérêt de vivre dans un endroit si immense alors que nous ne sommes que deux. » Jusqu’à il y a quelques mois, Elinor vivait encore dans son appartement de Beverly Hills. Mais quand son petit ami lui avait proposé de venir vivre avec lui, elle avait dû renoncer à son chez-elle pour habiter cette grande maison où il n’était presque jamais. C’était tellement dommage. « Alors dis-moi, c’est quoi toutes ces mésaventures qui t’arrivent depuis ce matin ? Tu as cassé un miroir hier ? Tu as marché sous une échelle ? » plaisanta gentiment Elinor. « S’il faut, on peut toujours faire de la magie noire pour conjurer le mauvais sort ! »
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Anne-Evangeline Baker
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MessageSujet: Re: Tu es le rayon de soleil de ma journée ! [Elinor]   Lun 29 Mai - 21:16

Franchement, Anne-Evangeline ne pouvait pas mieux tomber. Elinor apparaissait tel un ange sur son chemin pour la secourir, telle une super héroïne. Ben quoi ? Pas besoin de porter de collants, d’un costume ridicule, pour devenir un super héros dans la vie de tous les jours. Les pompiers, les policiers et les infirmiers faisaient déjà ce beau boulot, mais pour les autres dans le monde commun des mortels, un simple petit geste comme celui-ci était magnifique. Oui, la blondinette voyait généralement ce genre de beauté dans la vie de tous les jours... Mais en ce jour, un peu moins si elle attrapait ce salaud qui avait osé lui voler son vélo ou le responsable de ce mauvais karma... Elle se vengerait en le mettant sur une broche et elle le ferait doucement farcir. Elle, sadique ? Pas du tout !

La blonde était donc heureuse que Elinor lui donne un coup de main. Elle venait vraiment égayer sa journée de merde... Cela dit, la photographe espérait vraiment qu’elle ne lui transmette pas sa poisse, qu’il lui arrive un accident près d’elle au point d’aller appeler les secours... Le coup de flippe là ! Non, la jeune demoiselle ne devrait peut-être pas pensé au pire.

Les courses en main, Anne-Evangeline conduisit Elinor jusqu’à chez elle. Pour sûr, c’était un quartier assez fleuri. Si elle avait pu trouver facilement cet endroit, c’était surtout grâce à son oncle, Daryl, qui vivait aussi à Los Angeles. Ayant des contacts, cela facilitait beaucoup de choses ainsi que son intégration dans la ville. Logement, emploi, désormais, le petit oiseau avait fait son petit nid et prenait son envol. A l’intérieur de son appartement au troisième étage, ce n’était pas spécialement bien rangé mais ce n’était pas non plus le bordel. La décoration était à son image : simple mais colorée, pas au point que ça ressemble à Barbie World, mais plus rock’n’roll. Ca respirait la joie de vivre. En bref, littéralement à son image.

- Merci ! fit Anne, plutôt ravie que son amie apprécie son petit cocon. Fais comme chez toi ! Installes-toi !

Et si Anne était déjà bien ravie, elle était encore plus ravie qu’Elinor se livre un peu plus à elle, en lui parlant de sa petite vie, notamment sa petite vie avec ce David dans une maison.

- Effectivement. S’il faut un GPS pour se retrouver dans sa propre maison, c’est assez rigolo ! Sans indiscrétion, ça fait longtemps que tu es avec ton compagnon ? demanda-t-elle curieuse en rangeant deux trois petites choses qui craignaient dans son frigo. Ca serait dommage de perdre un peu ce qu’elle avait acheté un peu plus tôt.

Sa nouvelle amie avait, en plus, de l’humour. Qu’est-ce qu’elle avait fait pour attirer les foudres de ce mauvais karma ? Utiliser de la magie noire pour conjurer le mauvais sort lui plaisait mais Anne était assez peureuse quand ça concernait ce genre de chose. Après avoir récupéré deux tasses noires avec une guitare blanche dessus, la blonde commença à faire couler les cafés dans sa machine.

- T’as un mode d’emploi pour ça ? demanda-t-elle avant de soupirer et de raconter sa journée : Ayant travaillé tard hier au bar où je suis serveuse, je me suis couchée tard et j’ai pas entendu mon réveil ce matin. Des clients m’attendaient pour un shooting. Ma voiture n’a pas voulu démarrer donc j’ai pris mon vélo comme solution de secours et résultat, on m’a volé mon vélo à la sortie du Supermarché !

Voilà en gros ! Oh, après, il n’y avait rien de dramatique en soi. Après cette petite journée, Anne pouvait en rire de tout ça mais ce n’était pas drôle à vivre sur le moment, surtout quand les bourdes avaient tendance à s’accumuler. Dans ce cas-là, c’était à se demander où ça s’arrêtait.

- Et tu es arrivée à temps en mode Wonder Woman ! conclut Anne avec le sourire. Voilà ton café !

Elle lui tendit la tasse, puis, elle sortit la boite à sucres au cas où si son amie en prenait.

- Il faudra que je me débrouille ce soir pour descendre à Downtown pour mon travail, pensa-t-elle. Enfin, je trouverai bien une solution.

Peut-être qu’en appelant un de ces collègues au bar, il pourrait la dépanner.

- Les journées comme ça, t’as l’impression que c’est sans fin ! Tu ne sais jamais comment ça finit ! Pourtant, je n’ai pas croisé d’échelle, ni cassé de miroir ! continua-t-elle en reprenant les propos d’Elinor. Du sucre ? proposa-t-elle. Et toi ? Ta journée ? Ca fait plaisir de se voir en dehors de l'hôpital.
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