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 Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis

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Nekuia Chopin
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DATE D'INSCRIPTION : 27/03/2017
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MessageSujet: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Jeu 27 Avr - 2:13

Tedious research
Minikiki ∞ Nekiki

Assise sur le canapé, j'observe les deux portes de l'appartement. Enfin pas comme si on n'avait que deux portes, mais je regarde ces deux portes en particulier. Pourquoi ? Parce qu'elles correspondent à nos chambres et que là, j'ai l'impression qu'il y a un hic. Vous devez vous dire que j'ai clairement rien à foutre de mes journées et c'est probablement vrai. Mais je crois que la vie d'artiste est plus compliquée que cela aussi. L'inspiration va et vient, il m'arrive parfois de me lever en plein milieu de la nuit et suite à un rêve, et bien je fonce dans la pièce qui me sert d'atelier. Enfin là n'est pas la question. Pour l'instant on va se concentrer sur ses deux portes qui me narguent dans ce fichu appartement.
On vient de se marier avec Mickey et si on est rentré de Vegas deux jours après le mariage (et non, ce n'était pas notre lune de miel), qu'on s'est amusé et qu'on a gagné un joli pactole (bon il a gagné un peu plus ce qui fait que j'ai perdu mais chut je lui ai payé son champagne (et je l'ai bu aussi NA !)) on doit maintenant retrouver la réalité et assumer les conséquences de notre acte. Parce que même si cela semblait fou, irréel, je crois que c'est maintenant qu'on se rend réellement compte de ce que cela implique de s'être marié.
La veille j'ai été prévenir de notre situation au bureau de l'immigration et autant dire qu'ils m'ont prévenu qu'une enquête allait se faire. Logique, je travaillerais pour eux et je verrais une fille sur le point de s'expulser se marier comme par hasard à Las Vegas, je ferais mon enquête moi aussi, mais je crois en nos capacités à Mickey et moi. Franchement, certains se marient avec de parfaits inconnus (idiot à mon avis), ce n'est pas mon cas. On est meilleur ami depuis près de dix ans et on vit ensemble depuis bientôt six ans. Franchement je pense qu'on va bien s'en sortir. On peut avoir l'impression que je prends la chose à la légère mais je me dis que c'est mieux ainsi non ? Parce que si je commence à paniquer, je vous jure que ce sera pas joli joli et Mickey va devoir me ramasser certainement à la petite cuillère. Si on le prend à la cool, ils partiront en se disant "olala ils sont fous amoureux l'un l'autre !" ouiiii mais tout à fait !
Mais voilà, en plein milieu de la journée buvant une bière. Pieds sur la table basse, littéralement affalée sur le canapé comme une grosse loque en train d'observer ses fichus portes en me disant que quelque chose me chiffonne.
- Mickey ?
Je regarde un peu partout avant de froncer les sourcils. Je ne sais pas où il est mais je sais qu'il y a un truc qui va le faire venir, et ce n'est pas moi toute nue en train de faire des bruits lui indiquant de venir me rejoindre.
- Minikikiiiiiiiiiii !
Ca le rends dingue, et moi, j'ai déjà le sourire aux lèvres rien que d'y penser.
Je mets le goulot de ma bière contre mes lèvres, prends une gorgée avant de le voir apparaître. Je vous l'avais bien dit. Je pose la bière que je tiens toujours sur ma cuisse et indique du doigt les deux portes.
- Il y a un truc qui cloche là tu penses pas ? Je veux dire... Deux portes... Deux chambres...
Et même si c'était pas totalement clair dans ma tête (je suis un peu blonde par moments) cela me frappe presque.
- On est marié maintenant, et les bureaux de l'immigration vont certainement venir voir comment on vit... Je serait eux, voir qu'on fait chambre à part, ça le fait pas trop non...
Je me pince les lèvres avant d'hocher la tête.
- Du coup si t'as rien à faire, tu peux déménager tes affaires dans ma chambre, ca rendra la chose plus crédible. S'ils viennent on dira qu'on a eu un invité, mais au moins nos affaires sont dans une et même chambre.
Ouais, j'ai envie qu'il fasse tout le boulot je l'admets, mais c'est l'homme et je suis vraiment trop bien installée sur ce canapé. Et puis ma chambre est trop bien, logique qu'on la choisisse afin de devenir notre chambre en tant que mari et femme.
Bon, voilà maintenant je vais pouvoir réfléchir à ce qui ne va pas pour être parfaitement prête pour l'inspection.
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Dim 7 Mai - 21:03



Nekiki & Mikiki



Range ta chambre ! Non toi la tienne !



Cela faisait quelques jours qu’on était de retour à Los Angeles, en provenance de Las Vegas. Et ce, la bague au doigt. Cela avait fait un effet des plus bizarres au retour, simplement parce que c’est comme si on avait été dans une réalité parallèle et que là, c’était le retour dans la "vraie" vie et que c’était spécial de revenir dans cet appartement en tant que mari et femme. J’avais même eu plusieurs réflexions de la part de mes clientes qui s’étaient extasiées sur mon anneau, avec le « Woaaaaw, Mickey, tu t’es marié ? Je suis bien jalouse de ta femme… » de Susan Washington de sa vieille voix de cougar et son clin d’œil affreux, les spéciales félicitations en passant par l’explication d’une vieille tradition chinoise de Madame Xue et son bon accent asiatique « Félicitations Monsieur Swan ! J’espère que vous avez regardé s’il y avait un couteau au-dessus de la porte d’entrée ! Dès que la fiancée passe sous cette épée de Damoclès, elle sera toujours bien à la merci de son mari, maintenue dans la soumission par une crainte salutaire. » et j’vous avoue que ses paroles m’ont fait un peu flipper, voire carrément flipper, mais également le « Sois le bienvenu au club des hommes avec la corde au cou ! » de Viktor Morris qui était venu pour un petit rafraichissement de sa coupe de cheveux. Avec tout cela, j’avais été servi. Mais pour chance, aujourd’hui je n’aurais pas de félicitations absurdes de personnes qui ne connaissent rien de ma situation avec Nekuia, car aujourd’hui, je ne travaillais pas. Et de ce fait, le salon était fermé. Et encore de ce fait, je n’aurais pas de clientes qui hurlerait de bonheur pour moi à la vue de mon alliance. Aujourd’hui, je sortais uniquement pour aller chercher un pack de bières. Et pourquoi ? Et pourquoi ? Et pourquoi ? Parce que la pochtronne de Nekiki les enchaînait toutes la journée et on se retrouvait vite à court, d’autant plus qu’elle venait de prendre la dernière avant que je parte. Heureusement pour nous, nous avions une petite épicerie de quartier au coin de la rue tenue par un Pakistanais des plus sympathiques qui me tenait toujours informé des résultats des matchs de baseball quand je n’avais pas pu les voir. Ouais, on était aussi proches que ça. Il faut dire, Nekiki ou moi venions bien au moins une fois par semaine pour refaire le ravitaillement, alors il nous connaissait bien et on avait le temps de papoter avec lui. Je savais que son aîné s’appelle Abdul et sa petite dernière Asma et qu’elle avait pris plus de sa mère physiquement parlant.

« Alors Mickey, tu reviens faire le plein ? » me demandait Razak, le fameux propriétaire de l’épicerie, alors que je passais à peine les portes de celle-ci. « Tu connais Nekuia… Un vrai trou sans fin ! » sans mauvais jeu de mot répondais-je tout en me dirigeant directement vers le fond de la boutique pour prendre un grand pack de bières dans les réfrigérateurs, m’orientant ensuite vers la caisse où je retrouvais Razak, déposant les billets verts sur le desk. « Passe le bonjour à Faria et toute la petite famille. » lui dis-je comme si c’était un pote, alors que finalement je le croisais que dans cette petite supérette et que je n’avais jamais vu ni sa femme, ni ses gosses. Incroyable. « Et toi à Nekuia. » me dit-il alors que je hochais la tête, prenant bien en compte la demande. Sortant de l’épicerie, je déambulais dans la rue, essayant de ne pas trop secouer les bières afin de ne pas être aspergés à leur ouverture. Oui, la bière c’était sacré pour nous : pas de gâchis ! Et alors que j’observais plus mes pieds que devant moi, j’apercevais un super billet sur le trottoir. Oh bordel ! Me baissant pour le ramasser, comme si j’étais en manque de thune, voyant un beau Benjamin Franklin qui me disait que j’avais énormément de chance en ce moment. Le pactole au casino à Las Vegas, plus un billet de cent dollars obtenu sans rien faire… J’avais la baraqua en ce moment, il fallait que je joue au Loto ! C’est bon, ça m’avait fait ma journée ça ! Je me mettais alors à danser pour raison obscure, comme si j’étais dans ma chambre, alors que j’étais bel et bien dans la rue, shakant mon petit popotin d’une manière incroyable et impossible à reproduire tellement c’était divin. #jetdefleurs. Ahem… Je toussais en regardant autour de moi, voulant mourir d’avoir danser comme un abruti au milieu d’une rue bondée, tellement bondée qu’on aurait dit qu’il y avait une manifestation. Ou alors, c’était mon esprit qui me faisait croire qu’il y avait du monde, alors qu’il y avait en réalité trois péquenauds…

Rentré au chaud, je me dirigeais immédiatement vers le réfrigérateur afin de mettre les bières au frais. Parce qu’une bière chaude, ce n’était pas vraiment le top. « Minikikiiiiiiiiiii ! » Bordel, qu’est-ce qu’elle a encore ? Je me dirigeais vers le salon, d’où provenait son cri abominable. « Qu’est-ce que t’as ? » lui demandais-je alors avant qu’elle ne se remette à hurler comme un porc à l’abattoir. « Et ARRÊTE de m’appeler comme ça, bordel de caca ! » ajoutais-je avec un peu plus de force dans ma voix. Et là, elle me sortait la remarque la plus incroyable qui lui fut donné de faire en dix ans. DIX ANS. Deux portes… Deux chambres… Je l’ai regardé d’un air faussement impressionné par cette réflexion qui avait dû lui prendre toute la matinée. « Bravo Captain Obvious ! » Mais celle-ci expliqua rapidement la raison de cette intense réflexion sur ces deux fameuses portes. Visite… Inspection des bureaux de l’immigration… Finalement, cette histoire de portes prenait tout son sens. Pas bête la guêpe ! « Du coup si t'as rien à faire, tu peux déménager tes affaires dans ma chambre, ca rendra la chose plus crédible. S'ils viennent on dira qu'on a eu un invité, mais au moins nos affaires sont dans une et même chambre. » Euh…. Pardon ? « Pourquoi on irait dans ta chambre ? » lui demandais-je immédiatement, ne débattant pas sur le fait qu’on allait partager une chambre. Non, là, le truc le plus important, c’est qu’il fallait choisir MA chambre. Ma chambre à MOI. « J’ai même pas la place pour mettre une chaussette dans ta chambre tellement t’as une tonne de "j’ai-rien-à-me-mettre". » dis-je en la caricaturant sur la fin. Elle qui se plaignait à chaque fois qu’elle n’avait rien alors que son dressing était rempli, mais elle finissait toujours par mettre la même chose : sa salopette fétiche. « Non non, on va plutôt aller dans ma chambre ! » ajoutais-je d’une voix plus douce.


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Nekuia Chopin
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Mar 9 Mai - 1:23

Tedious research
Minikiki ∞ Nekiki

Depuis que nous sommes rentrés, il est vrai que je suis nerveuse de la suite avec les bureaux de l'immigration. Comment ne pas l'être quand  on fait une fraude aussi importante qui peut nous coûter beaucoup d'argent et des années de prison. Une chance pour nous est que nous nous connaissons par cœur et que nous vivons ensemble depuis près de dix ans. Nous n'avons pas besoin de raconter notre histoire, de dire des choses embarrassantes... Sauf qu'il y a une chose qu'il ne sait pas... Que je ne lui ai jamais dit. Haley était au courant, mais pas Mickey... Cependant, pour le moment je ne pense qu'à un seul petit détail qui me chiffonne. Un détail que nous n'avons pas pensé, pas une seule fois alors que franchement c'est le truc le plus banal du monde pour un couple, marié en plus. Du coup je suis obligée de l'appeler pour pouvoir lui faire part de ma superbe recherche.
- Qu’est-ce que t’as ? Et ARRÊTE de m’appeler comme ça, bordel de caca !
Je ne peux m'empêcher de pouffer de rire.
- Bordel de caca ? Sérieusement c'est tout ce que tu as trouvé à me dire à la place de bordel de merde ?
Ouais je suis la classe incarnée. Je lui dis finalement ce qui me trotte dans la tête et me dérange depuis quelques minutes (ou une heure peut-être).
- Bravo Captain Obvious !
Je fronce les sourcils. Ce mec est vraiment trop con quand il s'y met quand même ! Je lui explique alors tout, que deux chambres pour un couple marié ca le fait tout simplement pas ! Je vois bien dans ses yeux que cela lui fait tilt soudainement. Enfin il comprend et il me voit comme un génie... Cela m'offusquerait presque parce que je suis toujours un génie. Je lui demande alors de déménager ses affaires dans ma chambre, d'un j'ai la flemme, de deux c'est tout simplement logique.
- Pourquoi on irait dans ta chambre ?
J'hausse un sourcil comme pour lui demander (sans rien dire) s'il est sérieux.
- J'ai même pas la place pour mettre une chaussette dans ta chambre tellement t'as une tonne de "j’ai-rien-à-me-mettre". Non non, on va plutôt aller dans ma chambre !
Je me redresse soudainement, pose ma bière sur la table basse et m'approche de lui (et donc des chambres).
- Non mais t'es pas sérieux. Justement t'as moins d'affaires à déménager et puis ma chambre et plus grande. Et sérieusement... je me déplace pour ouvrir la porte de sa chambre. Regarde moi cette porcherie ! Je vais pas dans cette chambre moi ça va pas la tête !.. Merde ca schlingue en plus ! Toi tu t'es tripoté et t'as oublié de nettoyer c'est ça ?
Je me recule en soupirant.
- Franchement, je t'aide si tu veux, mais on déménage maintenant j'aimerais bien aller peindre après. Je dois bien gagner de quoi finir de payer cet appart... Si je continue comme ça je vais peut-être pouvoir enfin économiser pour m'acheter de quoi faire cette galerie dont je rêve tant, je murmure soudainement rêveuse.
Mais je reprends vite mes esprits. Je n'en suis clairement pas encore là, et pour le moment la galerie n'est pas encore là, bien au contraire et pour l'instant elle n'est que de l'ordre de la fantaisie.
- Et puis tu n'as pas besoin de courir le monde après ton destin comme un cheval sauvage ! Alors on va dans ma chambre ! Et puis va falloir réfléchir aux autres trucs qui pourraient pas le faire... Genre ma tâche de naissance sur la fesse droite, tu l'as connaît déjà mais bon... Je sais pas moi je connais pas la taille de ton pénis, et arrête de me dire 23 centimètres je te crois pas ! J'en sais rien après... Tu crois que d'autres trucs cloches entre nous ?..
Ma question semble presque amusante, comme si on était un couple réel. On pourrait ne pas croire qu'on est un couple arrangé en train de chercher la moindre petite faille pour les bureaux de l'immigration. Pourtant c'est bel et bien ce qui est en train de se passer. On est vraiment des couillons quand même... Mais encore une fois on est des couillons ensemble...
Et puis je repense à Jason... Au fait qu'il ne soit absolument pas au courant de cette histoire... Mais le bureau le saura lui, je n'en doute pas...
- Rangeons vite cette chambre... Il y a une histoire après que je dois te raconter après... Celle qui a fait que j'ai quitté la France sans jamais me retourner...
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Mar 9 Mai - 17:44



Nekiki & Mikiki



Range ta chambre ! Non toi la tienne !



Nekiki ou la nana avec le langage le plus distingué qu’il soit. Parce que, ouais, moi je disais « bordel de caca » à la place de « bordel de merde » parce que j’étais comme ça madame, je n’étais pas vulgaire. Ou du moins, à moitié vulgaire. Enfin soit, je ne relevais pas sa remarque, sinon elle allait se prendre une babouche en pleine figure, c’était obligé. Quand elle s’y mettait, elle pouvait être la femme la plus enquiquinante qui existe. Et croyez-moi, elle est douée pour emmerder le peuple, très douée, trop douée… Et en l’occurrence, le peuple, c’est moi. Et là, son petit haussement de sourcil ridicule qu’elle avait quand je demandais pourquoi on y irait dans sa chambre me donnait envie de péter un câble. Certainement que j’étais à cran parce que je n’avais pas eu ma bière parce qu’elle avait pris la dernière et que j’avais dû filer à l’épicerie pour en acheter de nouvelles, mais j’étais sensible aux remarques négatives là. « Regarde-moi cette porcherie ! Je vais pas dans cette chambre moi ça va pas la tête !.. Merde ça schlingue en plus ! Toi tu t'es tripoté et t'as oublié de nettoyer c'est ça ? » Ok ok ok, là, c’était trop. Non mais… What ? « Déjà de un, ça ne schlingue ABSOLUMENT PAS. » Bon, en réalité il y avait peut-être bien une légère odeur de pieds ajoutée à celle des pets évacués durant la nuit, mais bon, rien d’insurmontable. C’est qu’elle devait avoir le nez sensible la Nekiki, pauvre choupinette. « Et de deux, le reste ne te regarde pas, non mais oh, de quoi je me mêle ? » Ohlala, Mickey, tu ne ferais même pas peur à une mouche. En plus de ça, je ne niais même pas la dernière information… J’avoue, j’étais complètement nul en négociation. Surtout en face d’une Nekuia qui trouvait toujours des arguments de dingue. Fait chier. Et voilà qu’elle essayait de m’avoir par les sentiments, ses rêves et tout le tralala… Avoir la galerie de ses rêves. Mais quel était le rapport avec la putain de chambre ? Je soupirais. « Vas-y, fais pas genre que je ne t’aide pas à payer l’appartement… » Bah ouais, quand même. Je squattais ici, mais je ne squattais pas gratuitement. Surtout depuis autant d’années, je versais ma petite part du loyer chaque mois, moi aussi. « Et puis, ta chambre est peut-être plus grande, mais moi elle est plus proche des toilettes ! » dis-je en pensant que c’était THE argument, genre THE argument PARFAITEMENT PARFAIT. « Bah ouais, c’est cool, parce que t’as pas besoin de faire trop de pas pour y aller si t’as envie dans la nuit, t’vois… » ajoutais-je d’une voix plus basse, plus très convaincu que ce que je disais pour faire pencher la balance de mon côté.

« Et puis va falloir réfléchir aux autres trucs qui pourraient pas le faire... Genre ma tâche de naissance sur la fesse droite, tu l'as connaît déjà mais bon... Je sais pas moi je connais pas la taille de ton pénis, et arrête de me dire 23 centimètres je te crois pas ! J'en sais rien après... Tu crois que d'autres trucs cloches entre nous ?.. » Sa tâche de naissance, j’avais dû la voir sous toutes les coutures. Tellement que je savais qu’elle avait la forme de l’Australie, pour dire… « Déjà, le premier truc qui cloche c’est que tu n’as pas confiance en moi... » Ouais ouais, j’vous jure. « La preuve, tu ne me crois pas quand je te dis qu’il fait vingt-trois centimètres ! » répondais-je avec le plus grand des sérieux. Attention, règle numéro un : ne jamais vexer un homme au sujet de son membre, sujet dangereux. Bon, je rajoutais peut-être quelques centimètres, mais tout homme faisait ça… Et puis, tant que je ne vantais pas qu’il arrivait jusqu’à la cheville, ça va, c’était crédible. Non ? « Mais sinon, ouais, y a plein de choses qui clochent. Number one : tu n’as pas voulu prendre mon nom de famille, alors qu’il a vachement plus la classe que le tien qui pue trop le camembert. » On remarquera le bon cliché de la France = Camembert. « Number two : t’as une coupe de cheveux de merde alors que t’es marié avec un coiffeur, ça n’le fait pas trop… » Parce qu’elle n’avait pas envie que je touche à ses cheveux, bah nous voilà bien avec sa coupe de cheveux approximative immonde sur la tronche. « Et j’dirais en number three : tu sais pas faire à bouffer, donc tu n’es pas bonne à marier. Et ça, ça craint du boudin sévère. » Une occasion de régler tout ce qu’elle devait améliorer ? Carrément, autant en profiter. Si elle me tend une perche, je ne la laisse pas passer et l’attrape des deux mains. Mais sinon, on connaissait tout de l’autre, donc il n’y avait pas besoin de changer grand-chose… « Rangeons vite cette chambre... Il y a une histoire après que je dois te raconter après... Celle qui a fait que j'ai quitté la France sans jamais me retourner... » Oulah, elle m’intéressait là car je n’avais jamais eu la vraie raison de ce départ et cette presque-haine pour la France. Etait-ce une nouvelle façon de me faire penser à autre chose pour déménager mes affaires dans sa chambre ? Bordel, je commençais à me méfier de tout avec Nekuia, parce que cette femme était plus que fourbe ! Mais comme un chieur reste un chieur, je me dirigeais alors vers SA chambre. Je n’allais pas céder si facilement. Je n’avais pas envie d’aller dans sa chambre toute pourrie, la mienne était tellement mieux, tellement… moi. « D’accord, rangeons vite ta chambre alors ! »


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Nekuia Chopin
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Mar 9 Mai - 19:35

Tedious research
Minikiki ∞ Nekiki

Je patauge dans l’imbécillité...
Franchement, il voit bien que j'ai raison pour les chambres et que la mienne est beaucoup mieux. Il peut pas me mentir, je l'ai vu dans son regard. Soudainement il s'est dit « merde elle a raison » mais non, Monsieur cherche encore à trouver quelque chose à redire. On voit que c'est un homme dominant qui cherche à avoir raison. Sauf que manque de bol, je suis du genre dominante aussi (bon pas au lit mais c'est clairement une autre histoire).
- Déjà de un, ça ne schlingue ABSOLUMENT PAS.
Et voilà que j'ai l'impression d'engueuler un adolescent pour qu'il range sa chambre. Je pensais qu'on avait dépassé ce stade mais Mickey pas vraiment. Y'a une odeur je préfère même pas la décrire et je vous laisse à la place imaginer un gros caca sur le sol... Voilà j'espère que vous êtes content.
- Et de deux, le reste ne te regarde pas, non mais oh, de quoi je me mêle ?
Je ne peux m'empêcher de me pincer les lèvres pour ne pas rire. Franchement c'est la réponse qui confirme. Bon c'est pas comme si je le savais pas, le mec il a des besoins aussi et quand personne n'est là pour aider, ba on utilise la main. C'est une question de logique !
- Je me mêle que franchement tu pourrais ouvrir ta fenêtre et que la prochaine fois tu gémiras moins fort parce que les murs sont pas aussi épais qu'on le pense... C'est fou à chaque fois qu'on ramène quelqu'un à la maison ça nous surprend...
On a vraiment une mémoire de poisson tous les deux je crois.
Finalement je lui parle de la galerie et du fait que je suis en train de rembourser le prêt que j'ai fait pour acheter cet appart. Celui-ci touche bientôt à sa fin mais voilà... Il n'est pas encore fini !
- Vas-y, fais pas genre que je ne t’aide pas à payer l’appartement…
Je fronce le nez mais soupire.
- Si si tu payes un loyer je sais...
- Et puis, ta chambre est peut-être plus grande, mais moi elle est plus proche des toilettes !
Je le regarde un instant, complètement ahuris. C'est donc ça son argument choc... les chiottes... Son argument chiotte ! (ah ah)
- Bah ouais, c’est cool, parce que t’as pas besoin de faire trop de pas pour y aller si t’as envie dans la nuit, t’vois…
- Ba au moins tu verras si tu peux viser d'aussi loin, ça va t'éclater ! Et puis on va pas dormir ensemble on déménage juste les affaires ! Tu vas rester dans ta chambre qui pue et proche des toilettes aussi !
Finalement je commence à parler un peu trop mais je crois que c'est nécessaire. Il y a des choses de la vie intime de chacun qu'on ne connaît pas. Ouais il connaît l'Australie de mon cul mais moi je l'ai jamais vu à poil ! J'ai déjà vu son cul (et quel cul) mais je n'ai jamais vu le zigouigoui devant. Et puis y'a peut-être d'autre chose que j'oublie et qu'il va pourtant falloir mettre au clair. Pour le coup j'ai besoin de lui.
- Déjà, le premier truc qui cloche c’est que tu n’as pas confiance en moi... La preuve, tu ne me crois pas quand je te dis qu’il fait vingt-trois centimètres ! 
J'éclate de rire en le regardant.
- Putain t'es con ! J'ai vraiment cru que tu disais que je n'avais pas confiance en toi... Et puis de toute façon, je crois que ce que je vois et moi, je l'ai pas vu, je dis en pointant du doigt son entre-jambe.
-  Mais sinon, ouais, y a plein de choses qui clochent. Number one : tu n’as pas voulu prendre mon nom de famille, alors qu’il a vachement plus la classe que le tien qui pue trop le camembert. 
Je lève les yeux au ciel.
- Number two : t’as une coupe de cheveux de merde alors que t’es marié avec un coiffeur, ça n’le fait pas trop…
Je grogne.
- Et j’dirais en number three : tu sais pas faire à bouffer, donc tu n’es pas bonne à marier. Et ça, ça craint du boudin sévère.
Je sais qu'il veut certainement rire, mais le voir m'énumérer cela sans un sourire me fait soudainement perdre le mien. Est-ce genre de détail qui a fait fuir Jason dans les bras de ma mère. Parce qu'elle, elle savait cuisiner divinement... Et puis elle a une belle coupe de cheveux... Et elle est gentille et pas aussi langue de bois que moi... Est-ce que lui aussi a vu que je n'étais pas bonne à marier ? Une légère vague de tristesse s'abat sur moi, mais je secoue vite la tête.
- Mon nom de famille t'emmerde, ma coupe t'emmerde et devine quoi, ma cuisine t'emmerde Swan !
Voilà, en fait quand je me retrouve blessée dans mon orgueil et ba je dis des gros mots et je crois que sans même s'en rendre compte, il a touché un point sensible. Mais comment pourrait-il le savoir, je ne lui ai jamais raconté cette histoire de ma vie. Je me dis alors qu'on devrait ranger cette chambre, et qu'ensuite, au calme je pourrais enfin lui avouer cela... Seulement, alors que j'entre dans sa chambre, je le vois partir vers la mienne... Mais putain il se fout de ma gueule...
- D’accord, rangeons vite ta chambre alors !
Je le regarde avec colère, entre dans sa chambre, récupère ses T shirt et me place à la porte. Je lui lance un à un dessus (c'est un peu ridicule, la moitié tombe au sol ne volant pas très bien.) Bordel un T-shirt devrait être conçu pour voler en cas de dispute !
- Tiens, je la range ta chambre ! Après, tu ramasses et tu te les carres où je pense ! AVEC L'HISTOIRE QUE JE VOULAIS TE RACONTER PAUVRE TÂCHE !
Après tout, je vois pas pourquoi je ferais des efforts si Môsieur n'est même pas capable de faire ce que je lui demande !
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Mer 24 Mai - 18:21



Nekiki & Mikiki



Range ta chambre ! Non toi la tienne !



On ressemblait à deux gosses en plein clash dans la cours de primaire. Le genre de duel de clash où toute la cours de récréation était réunie autour de nous dans l’attente de savoir lequel des deux sera le grand vainqueur à coup d’insulte niveau « t’es qu’un gros caca boudin » ou de remarques presque méchantes et touchant à l’ego de la personne. Ouais, ça ne volait pas bien haut. Tellement qu’on pourrait se prendre des pigeons dans la gueule. Il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre. Et quand Mademoiselle Chopin, enfin… Madame Chopin qui devrait s’appeler Madame Swan, mais passons… Bref. Et quand Madame Chopin se dit plus "évoluée intellectuellement" que moi, je ne pouvais qu’exploser de rire. L’insulte préférée de la brune ? Insulter mon pénis en m’appelant Minikiki. Et ça, ça s’appelle être plus intelligente ? Elle était aussi gamine que moi quand il s’agissait de jouer à l’abruti. Et c’est fou ce qu’on était doués pour ça. S’il y avait un concours d’imbéciles, on le gagnerait sûrement haut la main. « Je me mêle que franchement tu pourrais ouvrir ta fenêtre et que la prochaine fois tu gémiras moins fort parce que les murs sont pas aussi épais qu'on le pense... C'est fou à chaque fois qu'on ramène quelqu'un à la maison ça nous surprend... » De… WHAT ? Non mais elle devait parler de quelqu’un d’autre là, mais pas de moi, c’était obligé… Non, moi j’étais discret contrairement à elle qui savait faire comprendre qu’elle accueillait quelqu’un dans sa chambre, et pas seulement pour enfiler des perles. Ceci dit, ils feraient sûrement de très beaux colliers… Bref, ne réponds pas Mickey, ça ne sert à rien, laisse pisser. Et alors que je défendais coûte que coûte ma chambre, qu’est-ce qu’elle ne me dit pas ? « Et puis on va pas dormir ensemble on déménage juste les affaires ! » PARCE QU’EN PLUS ON NE DORT PAS ENSEMBLE ? Alors… Qu’est-ce qu’elle m’emmerde avec ses fringues ? Je n’avais pas envie de déplacer mes affaires dans sa chambre déjà bien trop occupée. Je n’aurais même pas la place d’y foutre un slip dans son bordel ! Et puis… Flemme quoi. Et hormis cette dispute au niveau du déménage de vêtements dans une chambre, y avait-il autre chose qui clochait entre nous ? Ça, c’était une question à laquelle je pouvais donner pleeeein de réponses. Premier truc : elle ne me croit pas sur la taille de Serge. Qui est Serge, demandez-vous ? L’asticot entre mes cuisses, ça me semblait pourtant clair… Vingt-trois centimètres il mesure le Sergio. Ouais, Sergio c’est quand il a une moustache pour se la jouer espagnol… Ahem. « Putain t'es con ! J'ai vraiment cru que tu disais que je n'avais pas confiance en toi... Et puis de toute façon, je crois que ce que je vois et moi, je l'ai pas vu. » Alors comme ça elle disait clairement qu’elle voulait le voir ? Je rêve or not ? Elle a cru quoi elle ? Faut le mériter pour le voir… Serge, c’est un champion, une célébrité… Ses apparitions en public sont rares… Ou alors, peut-être que je m’emballe. Mouais, bon. Mais sinon, je savais qu’elle avait confiance en moi. Enfin, je pense savoir. Après tout, ça fait des années qu’on se connait et encore d’autres années qu’on habite ensemble. Si on n’avait pas une confiance aveugle en l’autre, ça se serait terminé entre nous depuis déjà un long moment… Moi j’avais confiance en elle. J’avais toujours eu confiance en elle. Je savais que je pouvais compter sur elle, n’importe quand pour n’importe quoi. Et bien sûr, c’était réciproque.

Mais là, nous n’étions pas encore prêts pour la minute sentimentale à se dire combien on s’aime en se prenant dans les bras et mangeant des marshmallows autour d’un feu de camp. D’ailleurs, on n’a pas de feu de camp. Là, je préférais clairement énumérer tout ce qu’il me passait par la tête. En commençant par son non-changement de nom de famille, suivi de sa coupe de cheveux, pour finir par sa cuisine. Ok, il n’y avait rien de tout ça que je pensais réellement, j’avoue. Sauf peut-être le premier. J’aurais bien aimé qu’elle s’appelle Nekuia Swan, ça faisait classe. Parce que Chopin… Hm, je ne dirais rien. Mais sinon, elle avait de très beaux cheveux parce qu’en vrai je lui coupais les pointes fourchues en scred dans la nuit quand elle dormait et que ça me démangeait, et elle cuisinait super bien, telle une vraie frenchy. D’ailleurs, elle cuisinait carrément mieux que moi… Alors je ne pouvais pas critiquer les petits plats qu’elle confectionnait et que je dégustais d’une traite. Tout finissait toujours dans mon estomac, bien repu. « Mon nom de famille t'emmerde, ma coupe t'emmerde et devine quoi, ma cuisine t'emmerde Swan ! » Oh… C’est bon, Nekiki était en colère. Vexée ? Sûrement. « Rhooo, Nekiki... Te vexe pas ! » dis-je d’une voix plus calme pour essayer qu’elle descendre d’un grade niveau colère. Parce que les plis entre les sourcils ne lui allaient absolument pas et elle allait finir par être ridée avant l’âge… La pauvre. Mais je n’avais pas le temps d’en faire des tonnes pour qu’elle se calme car la peintre se dirigeait déjà vers ma chambre. Ohlala, tout doux l’asticot ! Je n’avais pas dit mon dernier mot ! Je me dirigeais alors vers sa chambre, sa chambre à elle. Comme si j’allais céder si facilement… C’est moi l’homme de la maison, c’est moi qui décide, non mais oh ! #machomachomaaaan. Mais voilà que je me prenais un tee-shirt dans le dos. Puis encore un… Et un autre… Non mais qu’est-ce qu’elle fout ? Je me retournais pour voir ce que la brune était bien en train de faire, manquant de me prendre un autre tee-shirt dans la figure. « Tiens, je la range ta chambre ! Après, tu ramasses et tu te les carres où je pense ! AVEC L'HISTOIRE QUE JE VOULAIS TE RACONTER PAUVRE TÂCHE ! » Non mais elle déconne là ? PAUVRE TÂCHE QU’ELLE M’A APPELÉ ? EST-CE QUE JE L’APPELLE GROSSE DINDE MOI, HEIN ? « OH, NEKIKI, ARRÊTE ÇA TOUT DE SUITE ! » tentais-je de dire pour qu’elle arrête tout de suite de faire ce qu’elle était en train de faire. Mais rien ne semblait l’arrêter… BON SANG DE BONSOIR ! LA GUERRE ÉTAIT DÉCLARÉE ! Je retournais immédiatement dans sa chambre, ouvrant son placard pour faire de même. Attends, on ne blague pas avec moi, hein ! Et voilà que s’enchaînait un vrai carnaval de vêtements volants. Deux gamins… On ressemblait vraiment à deux gamins… « Vas-y, arrête de jeter toutes mes fringues par terre là ! » Et là, je pense qu’on avait touché le summum, l’apothéose de l’imbécilité. On allait finir par se mettre un ultimatum pourri du style « si t’arrêtes, j’arrête » qui fonctionnait une fois sur mille. Mais quand même, cette histoire qu’elle devait me raconter m’intriguait grandement… Mais je n’arrivais pas à penser à autre chose que de gagner ce duel de jeté de vêtements. L’histoire, on verra ça quand elle aura cessé de faire l’idiote et qu’elle aura transvaser toutes ses affaires dans ma chambre !


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Nekuia Chopin
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Ven 26 Mai - 0:02

Tedious research
Minikiki ∞ Nekiki

Le mec, il me demande de ne pas être vexé alors qu'il me dit clairement que je suis une dinde mal coiffée et qu'en plus je sais pas cuisiner. Si c'est pas un affront envers ma culture française, je ne sais pas ce qu'il fait. Alors comment ne pas être vexé quand il touche une petite partie de mon cœur qui n'a pas confiance. Ouais on pourrait croire que j'ai un sacré ego, mais dans cette femme que je veux montrer forte se cache une personne bien plus sensible. Et ce fourbe il le sait et oui, je suis vexée de savoir qu'il pense cela de moi... parce que oui, pour le moment je ne pense pas une seconde qu'il est en train de me charrier. Après tout, on est en train de se gueuler dessus et n'est-ce pas dans ce genre de moment qu'une part de vérité nous échappe ? Te vexe pas... Franchement quel imbécile !
Tellement un imbécile que je récupère dans sa chambre une pile de T-shirt que je lui lance dessus. Par chance, s'il ne les reçoit pas tous sur lui, il en reçoit tout de même. Je pourrais presque rire de joie, seulement je n'en fais rien, bien trop en colère pour m'occuper de cela. Non pour le moment je lui jette ses putains de fringue à la figure, c'est bien mieux comme cela ! Seulement, il ne se laisse pas faire cet enfoiré, il pourrait ramasser ses T-shirt et commencer à ranger, mais non. Le voilà en train de lancer mes vêtements ! Putain est-ce qu'il sait combien c'est chiant à repasser les vêtements dans ce tissus-là. J'enrage encore plus et retourne rapidement dans la chambre pour lui lancer pull, jean, tout ça...
- Vas-y, arrête de jeter toutes mes fringues par terre là !
Et encore une fois, je me dis qu'il se fout de ma gueule. Le gars me demande d'arrêter alors que lui-même est en train de ruiner ma garde-robe.
- Je les jette pas, je les exposes pour qu'elles aillent par la suite dans MA CHAMBRE !
Franchement, il est sacrément idiot !!! Je le savais déjà mais là il me montre le summum de son idiotie masculine. Seulement, alors que je retourne dans la chambre, il n'y a plus de vêtements. C'est un homme... Moi il en a encore pour quarante minutes facile à me jeter des fringues dessus... Du coup je fais un truc un peu idiot mais je m'en fous. Je récupère sa couette, je rentre dans ma chambre en passant à côté de lui (et en l'écrasant contre un mur au passage parce que la couette ça prend de la place).
- Je ne fais que passer !
Je pose finalement la couette sur la mienne, c'est dégueulasse, ridicule surtout que j'ai bien dit qu'on allait pas dormir ensemble !
- T'es un imbécile, tu vois même ta couette est dans ma chambre maintenant ! Et puis s'il le faut on dort ensemble aussi, même si franchement c'est idiot ! Et ne jette pas mes fringues elles t'ont rien fait... Puisque je suis une femme si nulle que ça, notons que c'est certainement pour ça que je ne me suis jamais mariée, tu devrais me jeter ! TIENT ! FAISONS CA !
Ouais, là je lui montre que non seulement je suis vexée, mais qu'en plus je suis blessée dans mon petit cœur. Je me redresse, m'approche de ma petite poubelle de bureau et met mes pieds dedans. Une chance, je ne mets que des boule de papier dedans. Je crois que je suis bien ridicule...
- Voilà, content ! Après tout c'est ce que je suis non, un déchet qui vient de gâcher ta vie en devenant ta femme ! On se dispute même pour une putain de chambre parce que même ça je te le gâche.
Je m'accroupis afin de me mettre un peu plus dans a poubelle si j'ose dire.
- C'est bon fou les fringues ou tu veux, je m'en fou. Mais je garde ta couette !
Parce qu'elle est cool sa couette. Elle est douce et elle porte son odeur. J'aime bien son odeur... C'est rassurant... C'est charismatique et puis comme ça j'ai l'impression de ne pas être si seule que ça... Peut-être que dormir avec lui ne serait pas si mal en fait...
Putain la ferme Nekuia, tu peux pas penser à ça, surtout quand t'as les pieds dans une poubelle!
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Ven 16 Juin - 1:42



Nekiki & Mikiki



Range ta chambre ! Non toi la tienne !



Ça virait carrément au ridicule. En fait, à bien y réfléchir, chacune de nos disputes étaient cruellement ridicules. Tellement ridicules, que des fois on ne se souvenait même plus d’où elles avaient commencé. Si si, je vous jure. Mais nous n’étions jamais allés jusqu’à nous balancer mutuellement nos fringues comme deux attardés qui adoraient balancer des fringues dans le couloir. Quel amusement ! Mais comme c’était elle qui avait commencé à se lancer dans cette frénésie de jeté de tee-shirt, pantalon, pulls -tout ce qui lui tombait sous la main, pour faire simple-… Je n’allais pas me laisser faire. Non mais oh, je suis un homme qui a un ego surdimensionné, qui a une fierté qui agit beaucoup plus souvent que ma tête, et qui m’entraînait alors à faire des choses stupides, comme reproduire le jeté de fringues qu’avait engendré Nekuia. Des fringues, il en volait en veux-tu en voilà. Un véritable festival. On se serait cru aux soldes dans un magasin branché qui proposait des vêtements à pas cher, avec des nanas qui cherchent leur taille dans une grosse pile. Belle comparaison, n’est-ce pas ? « Je les jette pas, je les exposes pour qu'elles aillent par la suite dans MA CHAMBRE ! » Non mais j’crois qu’elle n’a pas compris le délire, là… « T’es bouchée ou charcutier ? » Appréciez le jeu de mots, plz. « On va dans MA chambre ! » Dure de la feuille la peintre ! Et voilà qu’après avoir lancé TOUTES mes fringues sur le sol, sans aucun remord pour le rangement qui allait suivre ce carnaval, elle embarquait ma couette. MA COUETTE, BORDEL ! dans sa chambre. Non mais je rêve ou bien ? En plus de me faire placardé contre le mur alors qu’elle passait tranquillement avec une tête des plus sérieuses sur le visage. « T'es un imbécile, tu vois même ta couette est dans ma chambre maintenant ! Et puis s'il le faut on dort ensemble aussi, même si franchement c'est idiot ! Et ne jette pas mes fringues elles t'ont rien fait... Puisque je suis une femme si nulle que ça, notons que c'est certainement pour ça que je ne me suis jamais mariée, tu devrais me jeter ! TIENT ! FAISONS CA ! » C’est bon, elle pétait complètement un câble. La brune se déplaçait alors vers sa poubelle pour y mettre les deux pieds dedans. Non mais je crois que là, on avait touché le pompon de la stupidité. « Et mais t’as tes règles ou ça s’passe comment ? » demandais-je alors comme si la réponse allait tout résumer. Résumer son comportement puéril et cette vexation intense et translucide. Mais c’est qu’en plus, elle me ferait presque de la peine.

Ne craque pas Mickey, ne craque pas… Elle essaie de t’avoir avec son air de chien battu. Elle veut que tu craques pour que tes affaires se retrouvent toutes dans SA chambre. Et SA chambre c’est le mal… Elle était douée. Très douée. Elle savait comment la jouer avec moi. J’étais un homme faible. D’autant plus depuis quelques mois. Depuis que… Je ne sais pas, c’était bizarre depuis quelques mois… Nekuia semblait différente à mes yeux. Tout semblait différent, étrange… « Voilà, content ! Après tout c'est ce que je suis non, un déchet qui vient de gâcher ta vie en devenant ta femme ! On se dispute même pour une putain de chambre parce que même ça je te le gâche. » J’avais envie de la prendre dans mes bras. J’avais envie de lui dire qu’elle n’était pas un déchet, qu’elle n’avait en rien gâché ma vie. J’avais envie de lui dire que chacune de nos disputes me faisaient plus rire qu’autre chose et que je prenais justement un malin plaisir à la mettre en rogne, parce qu’elle est si belle quand elle est en colère… Mais au lieu de ça… « Et mais arrête ta parano ! » m’écriais-je pour la faire taire un peu et qu’elle arrête de s’apitoyer sur son sort. Parce que bon, ça ne lui allait pas trop. « C'est bon fou les fringues ou tu veux, je m'en fou. Mais je garde ta couette ! » Elle jetait l’éponge. Mais en gardant ma couette ? Ohla, ça faisait tilt dans ma caboche de grand détective. « En fait, j’ai l’impression que tout ça, là… Cette réflexion au sujet des personnes, ce jeté de fringues intra-chambres, cette Nekiki qui boude parce qu’elle est pire que vexée… Tout ça… C’était juste pour que je vienne dormir avec toi dans ton lit, hein ? » Et bon sang, ce que je me sentais intelligent... Je crois que j’avais répondu à la question qu’on se posait depuis tout à l’heure. Enfin, perso, je ne me posais aucune réelle question et me contentais de jeter comme un idiot toutes ses fringues… Mais s’il y avait eu une question, ça, ça aurait sûrement été la réponse à celle-ci. « Tu sais, si tu voulais dormir collée contre mon beau torse musclé, fallait me le dire... » ajoutais-je d’un ton charmeur, accompagné d’un sourire en coin des plus ridiculement pathétiques, qui se voulait être sexy. « Ahlala, Madame Swan… Toute cette manigance pour ça… » finissais-je par dire en pouffant d’un petit rire, fier de moi et la taquinant en l’appelant ainsi, lâchant les quelques vêtements qui restaient encore dans mes mains suite à la bataille que j’avais dument gagnée. Parce que, ouais, j’avais gagné, ok ?


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Nekuia Chopin
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Ven 16 Juin - 23:49

Tedious research
Minikiki ∞ Nekiki

Me voilà les pieds dans la poubelle. J'ai de la chance d'avoir une poubelle assez large, faut dire que je balance tellement de feuille de brouillon pour mes peintures qu'elle est remplie de papier (une chance aussi). Je vois bien à son regard qu'il me prend pour une folle, je crois que je me prends pour une folle moi-même. Seulement je craque, cette situation me dépasse totalement. Pas seulement celle de la chambre, mais aussi celle d'être sa femme. Je n'arrive pas à me délaisser de ce sentiment d'avoir gâché une part de sa vie en acceptant cette folie. Je pense aussi au fait que j'avais fait une promesse à Hayley et que je suis en train de tout gâcher. S'il le faut elle se retourne dans sa tombe, me maudissant, maudissant le fait de m'avoir accordé sa confiance alors que je suis en train de bafouer sa mémoire. Ok, je sais aussi que je pense clairement à l'extrême, mais tant que cela me ronge le cœur c'est difficile de se regarder dans le miroir.
- Et mais t’as tes règles ou ça s’passe comment ?
Je fronce les sourcils, prête à lui bondir dessus et l'attaquer. Franchement, je crois que je préférerais. Au moins, je sais gérer comparé à cette culpabilité. Cela me met même plus en rogne et je ne peux m'empêcher de lui crier dessus que je gâche tout de sa vie. Même s'il ne me prend pas spécialement au sérieux et c'est ce qui me rend certainement le plus dingue. Du coup j'abandonne. Ouais, j'abandonne clairement cette guerre. Je m'en fous de ce qu'il fait, je le laisse ranger les affaires dans sa chambre s'il le veut. La crise existentielle qui me ronge en cet instant est bien plus important que ce rangement... Mais bon, je veux garder sa couette, ouais c'est le trophée que je veux garder.
- En fait, j’ai l’impression que tout ça, là… Cette réflexion au sujet des personnes, ce jeté de fringues intra-chambres, cette Nekiki qui boude parce qu’elle est pire que vexée… Tout ça… C’était juste pour que je vienne dormir avec toi dans ton lit, hein ?
Je cligne des yeux un instant avant de pencher la tête. Pardon ? J'ai jamais dit ça. Le gars je suis dans une poubelle, en train de lui dire que je le laisse gagner et tout ce qu'il trouve à dire c'est que je veux dormir avec lui.
- Non mais franchement ça va pas dans TA tête ! Je suis ridicule à souhait et tout ce que tu crois c'est que je fais ça pour dormir avec toi ? T'as rien compris mon pauvre ! Si je voulais qu'on dorme ensemble, crois moi, je me dandinerais nue devant toi à danser ou encore je ferais tout pour t'aguicher, or c'est pas le cas !
Je grogne presque en le fixant droit dans les yeux. Je ne comprends même pas comment il en est venu à cette déduction ? Est-ce que dans le fond il aurait raison ? Est-ce pour cela que je veux garder sa couette. Je sais que j'aime bien son odeur et ça a un côté rassurant de ne pas se sentir seule dans le lit, durant la nuit. Et s'il avait raison ? Et si dans le fond j'avais envie de l'avoir auprès de moi ? Non mais c'est n'importe quoi ! C'est mon meilleur ami. Ok on a déjà dormi ensemble mais jamais en tant que mari et femme. La ça devient clairement étrange !
- Tu sais, si tu voulais dormir collée contre mon beau torse musclé, fallait me le dire... Ahlala, Madame Swan… Toute cette manigance pour ça…
Mon cœur se serre, ramenant ma crise au galop.
- Ne m'appelle pas Madame Swan ! Je ne suis pas Madame Swan, Hayley l'est !
Je le regarde un instant avec de grands yeux, sentant les larmes me monter aux yeux. Cette fois je l'ai dit à voix haute et je me mords fortement la lèvre inférieure comme pour ne rien dire de plus. Finalement je sors de cette fichu poubelle, m'installe sur le lit et me cache sous sa couette.
- Tu devrais ranger notre chambre maintenant...
En gros, me laisser seule parce que je crois que je n'ai plus envie de me battre, je ne veux plus qu'on se crie dessus, pour l'instant... Je crois que j'ai d'abord besoin de me calmer, que je sois aussi supplier ses larmes de ne pas couler sur mes joues. Et puis j'ai un peu gagné moi aussi, je suis sous sa cette que je compte bien garder en trophée.
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Hier à 18:49



Nekiki & Mikiki



Range ta chambre ! Non toi la tienne !



Nekuia, pieds joints dans la poubelle. Ça, c’était du spectacle. Du grand spectacle que jamais je n’aurais pensé pu voir. Qu’est-ce que j’aurais donné pour pouvoir faire un arrêt dans le temps, juste histoire de prendre en photo Miss Chopin et lui montrer à quel point elle était idiote à ce moment-là. Ah, ça aurait été tellement bien… Mais là, elle était plus occupée à hurler tout ce qu’elle pouvait pour une raison que j’ignorais. Voilà qu’elle nous faisait une déprime soudaine ou je ne sais quoi pour affirmer qu’elle avait gâché ma vie ou que sais-je. Quelle idiote. A quel moment ais-je prétendu qu’elle avait gâché ma vie ? Pourquoi disait-elle de telles sottises ? Finalement, j’en venais à une conclusion : elle voulait juste qu’on dorme ensemble. Ouais, ma logique se tenait : elle voulait garder ma couette. Donc, si elle veut garder ma couette, elle me veut moi. Parce que je ne peux pas dormir sans couette, vous voyez le délire ? Franchement, je me trouvais plutôt bon sur mon analyse et je n’attendais pas pour en faire part à Nekiki. « Non mais franchement ça va pas dans TA tête ! Je suis ridicule à souhait et tout ce que tu crois c'est que je fais ça pour dormir avec toi ? T'as rien compris mon pauvre ! Si je voulais qu'on dorme ensemble, crois moi, je me dandinerais nue devant toi à danser ou encore je ferais tout pour t'aguicher, or c'est pas le cas ! » Bon, apparemment elle n’était pas d’accord sur mon hypothèse. Mais soit dit en passant, je n’étais pas contre l’idée qu’elle se dandine nue devant moi à danser ou encore qu’elle fasse tout pour m’aguicher. J’attendrais même de voir ça avec impatience. Mais elle a détruit tous mes espoirs quand elle disait que ce n’était pas le cas. Shit. Elle semblait si remontée, je ne comprenais pas vraiment comment la situation avait pu tourner et arriver à un tel résultat. Il fallait dire que l’appartement était dans un bordel pas possible maintenant, avec des fringues jonchant sur le sol de partout, envahissant littéralement le couloir devant nos chambres, ma couette rendue dans la chambre de Nekuia, qui se retrouvait, elle, les deux pieds dans la corbeille à papiers. D’un point de vue extérieur, seuls trois mots sortiraient de ma bouche : what the fuck ? Mais j’insistais dans ma connerie. J’étais du genre "mec-qui-comprend-rien-à-la-vie-et-sautes-d’humeur-des-nanas-qui-ont-très-certainement-leurs-règles-pour-balancer-des-fringues-partout-dans-le-couloir-et-voler-des-couettes". Après tout, j’avais lu sur Doctissimo que les sautes d’humeur chez les femmes étaient dues à leurs règles. Pourquoi elle ne l’avouait pas ? Donc pour pousser bien loin, je prétendais avoir compris sa démarche de vouloir dormir contre moi. Après tout, quelle femme ne voulait pas dormir contre moi ? La question ne se posait pas, car la réponse semblait évidente : aucune. Et pour aller au bout du bout, je l’appelais à nouveau Madame Swan. « Ne m'appelle pas Madame Swan ! Je ne suis pas Madame Swan, Haley l'est ! » Un peu de recul. Voire deux. Plus aucun mot. Le silence fit son apparition dans la pièce. Une boule vint se caler dans ma gorge tandis que mon souffle s’était coupée pendant une demi-seconde. Si Haley nous avait quittée depuis un moment, l’écoute de son prénom faisait encore et toujours mal. Comme une plaie ouverte. Et dit sur un tel ton, c’était comme me fracasser de l’intérieur. C’est comme si je m’étais pris une énorme baffe, seulement pas l’agressivité des propos qui avaient pu sortir de la bouche de la brune. Pourquoi dire de telles choses ? Je n’arrivais même pas à répondre, aucun mot ne pouvait sortir d’entre mes lèvres. Je n’avais qu’une envie, me foutre sur mon matelas sans couette, me placer en PLS et pleurer toutes les larmes de mon corps. Le souvenir d’Haley était encore bien trop présent et douloureux. Les années n’avaient rien arrangé, ou juste un petit peu.

« Tu devrais ranger notre chambre maintenant... » ajoutait Nekuia, coupant le silence qui était devenu bien trop pesant. M’exécuter après qu’elle me relance un souvenir si douloureux en pleine figure ? C’était dur. Mais en même temps, c’était Nekuia, un sang chaud qui pouvait dire des paroles fortes sans vouloir être méchante. Même si, pour le coup, elle était allée un peu loin à mon goût. Quand il s’agissait d’Haley, je me braquais carrément. Je ne voulais pas en parler, c’était encore dur, même après des années et des années de deuil. Haley me manquait. Extrêmement. Des fois, j’espérais qu’elle franchisse le seuil de l’appartement de Nekuia avec les courses, hurlant qu’elle a besoin d’aide parce qu’elle ne s’en sort pas avec ses petits bras frêles. Des fois, j’avais l’impression de sentir sa présence à côté de moi dans le lit, mais en ouvrant les yeux, il n’en était rien. Je rejoignais Nekuia sur le lit, m’installant à côté d’elle. J’avais du mal à être loin d’elle, rester sur de violentes paroles et ne pas se parler pendant un temps indéterminé parce qu’on était tous les deux têtus et ne voulaient pas faire le premier pas vers l’autre. Je déposais également la couette sur mon visage. Il paraît que faire la même chose que l’autre rapproche. « Tu veux que je t’avoue un truc ? » demandais-je alors à Nekuia afin de tenter d’apaiser l’ambiance qui était devenue aussi tendue qu’un string. Alors que je m’apprêtais à lui confier qu’Haley me manquait, je changeais carrément de sujet. « Mon rêve le plus profond est de m’appeler Jésus. Mais j’ai hérité du prénom d’une souris. Ce n’est pas trop la loose ça ? » Si ça pouvait la faire rire, ou juste la faire sourire, de par la stupidité de mes propos, je disais pourquoi pas. « Hey. Tu ne voulais pas me dire un truc tout à l’heure ? » demandais-je finalement à la peintre, me rappelant qu’elle avait souhaité me parler d’une histoire, la raison de sa non-envie de retourner en France.


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Nekuia Chopin
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MessageSujet: Re: Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis   Hier à 23:28

Tedious research
Minikiki ∞ Nekiki

Déjà que je me sens mal de ce que je fais à Haley en épousant Mickey, je sens mon cœur se briser littéralement quand je croise le regard de Mickey. Je vois cette profonde tristesse qu'il porte sur lui depuis son décès, même lorsqu'il pense me le cacher. Seulement je le connais beaucoup trop pour ne pas reconnaître ses moments de profondes mélancolies. Honteuse et aussi triste, je vais me cacher sous la couette, lui disant de ranger la chambre, celle qu'il veut. De toute façon cela n'a pas d'importance. Après tout s'il veut garder sa chambre et bien c sera elle qu'on présentera aux mecs de l'immigration.
Sans vraiment m'en rendre compte, mes doigts caressent doucement mes côtes. Pourquoi ? Pour une raison bien précise... C'est là que se trouve le dernier mot qu'elle m'a écrit... "Je t'aime" Mon cœur se serre et je me recroqueville sur moi-même alors que je sens les larmes couler sur mes joues. Mais alors que je pense qu'il va partir, me laisser surtout après ce que je viens de dire, je sens sa présence s'approcher. Finalement il me rejoint sous la couette et sur le coup je n'ose pas le regarder.
- Tu veux que je t’avoue un truc ?
Je redresse mon regard embué vers lui, curieuse.
- Mon rêve le plus profond est de m’appeler Jésus. Mais j’ai hérité du prénom d’une souris. Ce n’est pas trop la loose ça ?
Je me mordille la lèvre inférieure avant de laisser échapper un petit rire. Il est fort ce con... Je m'approche un peu de lui et pose mon front contre son torse. Je reste un instant comme ça, tentant de reprendre mon souffle avant de murmurer :
- Je suis désolée d'avoir dit ça... J'ai juste.... Beaucoup de mal à... Je me mordille la lèvre inférieure incapable de finir. Tu le sais que  je donnerais tout pour qu'elle soit encore là... Si je pouvais prendre sa place je le ferais pour toi... Pour elle aussi... Elle me manque, je finis par lâcher avant de renifler un peu.
Finalement je glisse mes mains contre lui et le serre contre moi. C'est une façon de m'excuser, de le consoler aussi car je sais que ce que j'ai dit a pu le blesser. C'est une façon aussi pour moi de ne pas me sentir seule, égoïstement. Je ne sais combien de temps on reste comme ça, mais je crois que cela nous fait du bien de nous retrouver après une dispute aussi ridicule.
- Hey. Tu ne voulais pas me dire un truc tout à l’heure ?
Je me contracte un peu, soudainement nerveuse. Je me recule un peu pour pouvoir le regarder, seulement je n'arrive même pas à le faire.
- Je ne t'ai jamais raconté cette histoire... Je crois que j'en ai honte... Je ne voulais pas que tu le saches parce que... J'ai peur de ce que tu vas penser... J'étais jeune...  et j'ai rencontré ce fils de galeriste... Jason... Il était insupportable et tout de suite ça a collé entre nous. Au bout d'un an et demi, il m'a demandé en mariage... J'ai dit oui... Seulement un mois avant le mariage je l'ai surpris avec une autre... Bien sûr le mariage a été annulé... Il m'a annoncé ses fiançailles avec cette femme un an plus tard... Depuis il s'est marié avec elle... Avec ma mère, je finis par lâcher difficilement.
Je me pince les lèvres, sentant mon cœur encore se serrer en repensant à ça.
- Je pensais être tombée amoureuse... Je pensais qu'il était amoureux... Mais qui pourrait bien tomber amoureux de moi franchement... je soupire, honteuse. Je ne peux pas retourner en France parce que je refuse de les voir.. De voir leur bonheur alors que j'ai mon orgeuil bafoué et le cœur brisé... C'est certainement pour ça que je ne me suis pas attachée autant à un homme... J'ai eu des aventures, mais je ne suis jamais tombée amoureuse... Je pensais que je ne me marierais jamais... Parce que je ne suis pas assez...
Moi qui me montre toujours sur de moi, chieuse, je veux tout le temps me montrer forte... Je lui avoue ma plus grande faiblesse. Cette histoire est clairement ma kryptonite et même si on se connaît par cœur, je m'ouvre une nouvelle fois à lui... C'est clairement ultra intimidant.
- Qui sait... T'aurais adoré ma mère toi aussi... Elle est toujours parfaitement coiffée... Elle cuisine parfaitement... Elle est parfaite, je murmure mon cœur ratant un battement.
Ma mère me manque... Beaucoup, pourtant je n'arrive toujours pas à pardonner ce qu'elle m'a fait. Elle ne se rend pas compte je pense à quel point cette histoire m'a brisé, à quel point elle fait ce que je suis aujourd'hui. Une femme  certainement plus capable d'aimer, par peur de tomber encore plus bas.
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Range ta chambre ! Non toi la tienne ! ❅ Les kikis
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