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 The night we met [Alaric&Lou]

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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
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MessageSujet: The night we met [Alaric&Lou]   Jeu 27 Avr - 21:33

« J'ai seize ans, j'écoute du Pink Floyd et j'emmerde le monde... Fuuuuckkk ! » L'adolescente lève son majeur en direction du miroir lui renvoyant son reflet. La cascade de cheveux bruns entourent son visage rond portant encore les traces de l'enfance. Elle est si jeune, pleine d'énergie et hélas en pleine crise d'adolescence. Toujours. Au grand dam de ses parents. Quand bien même, ils sont plutôt contents qu'elle ait abandonné le déguisement de gothique. C'est qu'il fut un temps où ses bracelets s'entouraient de piques, les corsets étaient sa marque de fabrique, et le khôl fonçait la couleur de ses adorables noisettes. Maintenant, c'est fini et elle est plutôt en mode j'emmerde-le-monde-car-je-suis-trop-une-dingue. Même qu'elle a eu seize ans. Forcément, elle a passé son permis, elle l'a eu haut la main et en cadeau, ses parents lui ont donc offert son magnifique cabriolet. Il y a même une capote qui s'enlève et forcément, rouler sur Venice Beach en décapotable, les cheveux dans le vent, c'est juste trop classe. Forcément, elle a changé afin de s'adapter. C'est ça l'âge d'or de l'enfance. Changer de style et de mentalité en un claquement de doigt. Maintenant, elle s'habille normalement, laissant voir qu'elle est issue d'une famille très aisée, qu'elle peut se permettre de se la péter en cabriolet. En plus, jouissant d'une totale liberté, l'adolescente sort assez souvent. Elle se contente de juste respecter le fait que ce soit uniquement en weekend avec un jour de repos le lendemain. Lou est une petite princesse à qui on ne refuse rien. Si innocente. Si enthousiaste. Et tellement timbrée d'ailleurs. Ça fait son charme tandis qu'elle se maquille tout en se dandinant. Ce soir, elle sort. Des amis l'attendent dans un bar branché. Toute heureuse d'y aller, elle est surtout décidée à en jeter à mort, à montrer que Papa Morland est super généreux et que sa voiture crache pas mal en puissance. Bref, là voici toute bien habillée, toute pimpante et toute belle. Elle ne ressemble plus en rien à ce qu'elle a été l'année dernière. Fini le look de sorcière à la Madonna dans son clip Frozen Maintenant Lou a la classe. C'est toute basse hurlante qu'elle se rend vers le lieu se trouvant sur Venice Beach. Et toute heureuse de retrouver ses copains et copine du même genre qu'elle : des ados qui se la pètent, la jeune fille laisse le temps s'écouler et passe une soirée à rire et à boire. L'insouciance. La jeunesse dorée. La musique rock du bar est génial et Lou se laisse aller à la danse de fifou, secouant sa tête dans tous les sens, laissant ses boucles brunes voler tout autour d'elle. Ils sont une grande tablée et chacun y va de son petit verre de bière. Ils ont tous le même âge, issue de la même école privée. Ils sont à son image. Un peu prétentieux mais pas méchant. Ce sont souvent des enfants à qui on laisse trop de liberté sous prétexte d'une vie aisée. Les jours rondes témoignent de l'absence de faim chez eux. Ils ne manquent de rien c'est certain. Le sourire n'en demeure pas moins le même. Grand et éclatant. D'apparence, ils ont l'air heureux, profitant de la vie à pleine dents. Et surtout, buvant plus que de raisons. Surtout quand la conduite doit se faire après. Qu'importe ! Ils sont à l'âge de croire à l'invincibilité et à l'immortalité. Pourtant, l'argent ne fait pas tout : il immunise de rien. En dehors de la faim et du froid. Mais sur la vie humaine ? Rien du tout. Seulement, les jeunes l'ignorent. Tout est si innocent, si agréable et tellement deux cent à l'heure. 

 Et finalement c'est vers deux heures du matin qu'ils se disent tous au revoir. La jeune femme est légèrement pétée comme un coing. Mais qu'importe, elle est trop heureuse. Elle a passé une super soirée. Elle a bien dansé et bien bu. À seize ans, l'envie est celle de faire la fête, de s'éclater, de créer de beaux souvenirs. Bien sûr, elle aimerait bien avoir un petit copain. C'est la base. Être jolie, populaire et avoir un chéri. Mais pour l'instant, elle ne trouve rien. C'est qu'elle est difficile dans ses critères. Elle veut un homme fort avant tout, qui saura la protéger à toute épreuve, grand aussi. Et barbu. Ouais, elle adore ça, quand bien même, à son âge c'est difficile. Les gars de sa classe sont si peu intéressants. Quant aux copains de soirée, c'est pas pareil. C'est différent. Eux on y touche pas. On danse. On fait la bringue. On boit. Mais rien d'autre. Quand bien même, Lou n'est pas pressée. Pour l'instant, elle veut juste passer son temps à vivre sa petite vie, à se focaliser sur son futur. Elle ne sait pas trop quoi faire. Elle bosse pas, se laissant vivre, bien trop occupée à écouter les ragots. Ça l'amuse bien plus que la trigonométrie. Pourtant, ça l'aiderait bien pour plus tard. Mais à quoi bon penser au futur quand le présent est juste génial. C'est une telle ineptie à ses yeux. Et c'est l'esprit embrumé qu'elle se dirige vers sa voiture. Elle n'a pas trouvé de place près du bar, aussi, marche t-elle d'un bon pas, prenant un raccourci qu'elle connaît bien. Venice Beach et ses rues n'ont plus aucun secret pour elle. Cependant, à trop se croire invincible, elle comprend bien vite que ce n'est pas le cas. À vrai dire, elle ne remarque pas la silhouette derrière elle. Lou chante à tue tête une de ses chansons favorites. Et tout se passe très vite. Le bras s'enroule autour de son cou en même temps qu'elle sent un poids sur son dos. Une fraction de seconde. Là voilà qu'elle est heurtée contre un mur avec violence. Elle pousse un cri de rage sentant qu'elle se fait immobilisée par un pickpocket en ayant après les quelques malheureux dollars qu'il doit lui rester après avoir tout dépensé dans la consommation excessive de verres. Ça et ses clefs de voiture. Mais hors de question qu'elle les donne ! Elle préfère les avaler plutôt que donner sa précieuse voiture adorée. « LACHE-MOI OÙ JE TE JURE QUE TE CASSE LES DENTS ! JE SUIS UNE FOLLE MOI !!! » Hurle t-elle en ruant du mieux qu'elle peut. Elle cherche une prise pour mieux riposter parce qu'il faut pas croire, mais c'est une enragée. Elle sait se battre. Et comme un mec. Cet agresseur lui fout la trouille mais elle est prête à tout contre le danger. Et pour ne pas donner ses clefs de voiture non plus. 


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Alaric Winchester
Admin Ours Brun
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MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Sam 29 Avr - 12:36


Qu’il les détestait. Qu’il les haïssait. Il n’y avait pas de mot pour exprimer sa colère, son dégoût et son écœurement quand il voyait la jeunesse dorée débarquer dans l’un de ses bars préférés. Il refusait de reconnaitre qu’il existait une grande part de jalousie – la jalousie, c’était pour les faibles – et pourtant… ne désirait-il pas bénéficier de la jouissance d’une vie similaire ? D’être à l’abri du besoin ? De pouvoir rouler dans une voiture qui a de l’allure ? De pouvoir dépenser plus de billets qu’il ne peut le faire actuellement ? Lui n’avait pas eu la chance de naître une cuillère en argent dans la bouche. Lui n’avait pas eu la chance d’avoir pour parents des gens pleins d’oseille, tellement qu’ils ne savaient pas trop quoi en faire. Lui n’avait pas eu la chance d’être élevé dans une famille. Lui n’avait pas eu la chance d’être secouru. Ce qu’il avait dans la vie, il l’obtenait tout seul depuis qu’il était en âge de marcher, de parler et de comprendre que la vie ne lui ferait pas de cadeaux. Lui s’était construit seul. Lui devait ne compter sur lui-même. Lui devait se battre pour survivre. A les regarder se pavaner ainsi, il avait envie de gerber. A les regarder rire, boire à plus soif et ne rien craindre de la vie, lui donnait envie de tout péter. Pourtant, il était plutôt ravi qu’ils soient là. Il était même comblé. Il était plutôt ravi qu’ils boivent comme des assoiffés. Il était plutôt ravi qu’ils se moquent de la vie, qu’ils se croient invincibles et immortels. Cela ne lui offrait que plus d’occasions de s’approprier leur fric – sous forme de billets ou autres d’ailleurs. Alors il passa la soirée à les observer. Il passa la soirée à les repérer. Il passa la soirée à les juger. Il passa la soirée à les maudire. Jusqu’à ce qu’ils décident que cette soirée était terminée – et il jeta son dévolu sur l’une d’entre elle. Non pas qu’il estimait que s’en prendre à une fille était plus simple – il faisait de la boxe depuis peu et il avait grandi dans la rue, personne ne lui faisait peur. Mais elle était clairement la plus riche et la plus fière de l’être à ses yeux. Il l’avait venue venir avec son bolide premier prix. Il l’avait venue venir avec ses yeux de biches et son visage de poupée. Il l’avait venue venir avec ses habits chics et son air hautain. Fille à papa. Fille de riches. Idiote. Naïve. Stupide. Ridicule. Il ne lui faudrait pas plus de dix secondes pour lui faire plier l’échine et obtenir ce qu’il désirait : son pognon. Qu’on n’aille pas s’imaginer qu’il chercherait plus. Alaric était un jeune homme instable, peu fréquentable, en colère et pouvant user de violence quand la situation l’exigeait – mais il n’était pas un violeur, encore moins un enfoiré qui oserait tabasser plus faible que lui. Cependant, ça ne faisait pas de mal de se faire secouer les puces de temps en temps. Aussi avait-il l’intention de lui secouer les puces à la jolie brunette au visage de poupée.

Il avait à peine vingt ans et il venait à peine de rencontrer Dan. Il ne lui faisait pas encore entièrement confiance, bien qu’il vivait avec lui depuis plus de deux mois maintenant. Il attendait patiemment que l’homme le vire de chez lui comme un malpropre, comme beaucoup d’autres l’avaient fait avant lui. Il attendait patiemment qu’il lui fasse comprendre qu’il ne valait rien – ni dans son garage, ni dans son appartement. Il attendait patiemment d’être déçu, comme il l’était généralement à chaque fois. Peu importait que Dan l’invite à aller voir un match des Yankees ou à aller voir un film à la Xmen. Peu importait qu’il lui demande son avis pour tout et pour rien. Peu importait qu’il prenne le temps de lui apprendre le métier chaque jour, sans lever la voix, sans le prendre de haut. Il en faudrait bien plus pour le jeune homme pour briser la glace et le mur qu’il avait mis tant d’années à bâtir. Quand on vivait échecs après échecs et déceptions après déceptions, il n’était pas anormal de se fermer et de s’isoler dans sa bulle, incapable de faire confiance à qui que ce soit. Un jour, il avait osé suivre Dan en cachette – du moins le pensait-il – jusqu’à une salle de sport, de boxe, et il l’avait observé pendant tout son entraînement, sans sortir de sa cachette. Il avait été plus que surpris d’entendre la voix de Dan lui demander de le rejoindre pour lui montrer de quoi il était fait. Depuis, il l’avait inscrit et ils y allaient ensemble chaque soir après la fermeture du garage. Il adorait cela. Non. C’était pire. Il en avait besoin. Il n’avait jamais éprouvé pareille liberté. Il n’avait jamais éprouvé pareille sérénité. Il n’avait jamais éprouvé pareille satisfaction que lorsqu’il boxait, sur un punching-ball autant que sur un adversaire avisé. Il avait appris l’art de la guerre des rues, et à présent il apprenait l’art de la boxe – un sport qui permettait d’exprimer une colère et une haine par les poings comme il en avait besoin, tout en étant dans la légalité.

Cependant, il n’avait pas l’intention d’user de ses poings pour effrayer la jeune fille. Elle n’était pas majeure – il n’avait pas besoin d’être un génie pour le deviner. Elle se plierait à ses volontés sans problème, pensait-il. Elle lui donnerait bijoux, billets et clés de voiture sans résistance, pensait-il. Jamais, pas une seconde, il n’aurait imaginé qu’elle puisse être mordante. Piquante. Affolante. Téméraire. Violente. Il la maintenait pourtant de tout son poids contre le mur en béton, et bien qu’il n’y mettait pas tout son cœur pour ne pas trop la blesser, elle aurait dû – entre la quantité d’alcool ingurgitée, la probable fatigue et l’innocence de son statut – être incapable de le repousser. Pourtant, elle tapait. Pourtant, elle injuriait. Pourtant, elle se débattait avec une force incroyable pour son âge et sa corpulence. Pourtant, elle résistait. « TIENS-TOI TRANQUILLE, PUTAIN, OU C’EST MOI QUI TE PETE LES CHICOS, PRINCESSE ! » qu’il rétorque en la maintenant plus fortement de sa main autour de son cou d’oie blanche, et de son torse contre sa poitrine. « Pas mal, je dois bien l’avouer. Je ne m’attendais pas à ce que tu gueules, à ce que tu joues ta tigresse, mais dis-toi bien que t’as aucune chance, ma belle. Alors, tu vas me donner ce qui te reste de fric, tes bijoux et les clés de ta jolie bagnole, » qu’il lui exige le visage si près d’elle qu’il pouvait lire dans son regard à quel point il avait eu tort de la sous-estimer. Elle était bien plus que ce qu’il avait imaginé. Elle était bien plus surprenante qu’il ne l’avait soupçonnée. Elle était bien plus qu’une simple fille de riches naïve et stupide. Mais maintenant qu’il était là, il devait aller jusqu’au bout. « Me force pas à te faire mal, princesse. On sait toi et moi que tu n’auras qu’à claquer des doigts pour retrouver ce que t’as perdu, » qu’il lui expose ses arguments pour qu’elle lâche prise et abandonne.

Mort. De. Rire.


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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Dim 14 Mai - 9:36

Bon ok, elle se demande si sa bonne étoile ne vient pas de lui foutre un vent royal. Elle se dit qu’elle a dû passer sous une échelle, ou croiser un chat noir. Car rien de tel ne lui est déjà arrivé. D’ordinaire, elle n’a jamais eu peur, elle n’a jamais craint qui que ce soit. Les rues de Venice Beach ne sont, certes, pas fréquentables de nuit. Mais quand même, elle n’a jamais rien eu auparavant. Pas d’agression. Pas de vol. Pas de gars venant la plaquer contre un mur avec une violence inouïe. Aussi, ne comprend-elle pas. Ses pensées, néanmoins, finissent par se taire et ne reste plus qu’à agir. Elle se démène. Elle bouge. Elle essaye de frapper tout en hurlant de colère face à l’agresseur. Elle a peur, c’est clair. Mais elle a plus peur pour sa bagnole que pour elle-même. Après tout, Lou sait se défendre. Lou sait se battre. Il suffit juste de se démener un peu plus pour enlever le bras gênant et ce torse se collant un peu trop contre elle. Ça va oui ?! Ça suffit le contact intime ! Ils n’ont pas élevé les cochons ensemble. Non parce qu’en plus, le voilà qu’il lui donne des ordres ce qui augmente un peu plus la rage de la demoiselle. Mais ce qu’il y a de pire, c’est qu’il ose l’appeler Princesse. « Princesse !? sérieusement PRINCESSE !? POUR QUI TU TE PRENDS CONNARD !? » Non mais d’où il l’appelle ainsi d’abord ? Il se prend pour son père ? Lou déteste les gens usant des sobriquets. Il y a beaucoup de choses qu’elle déteste. Et notamment les mecs appelant des filles « princess » ça lui donne envie de cracher par terre, de vomir ses entrailles. Ça fait tellement rappeur des années soixante qui croient encore avoir du charme mais qui finalement, n’a plus rien du tout. C’est mielleux et dégueulasse, ça la débecte un peu trop. Elle se débat encore un peu plus arrivant à pivoter pour observer l’agresseur mais il appuie un peu plus sa prise. Et cette fois-ci, Lou a mal. Elle pousse un grognement de douleur, bien décidée à ne pas lui dire qu’il est en train de lui rompre l’ensemble de ses os. Elle observe le visage aussi jeune qu’elle et tellement dangereux pourtant, lui ordonner de lui donner tout ce qu’elle possède y compris ses clefs de voiture. « Va te faire foutre Princesse ! » Réplique-t-elle avec hargne. Non parce qu’après Princesse, voilà que c’est « ma belle » sérieusement ?! Et puis quoi encore, « ma douce » bientôt ? D’ailleurs, elle y a encore droit tandis qu’il la menace de nouveau, lui rappelant que vu son statut, elle n’aura aucun mal à avoir une autre voiture. Dans un sens, il a raison. Un rictus apparaît sur ses lèvres tandis qu’elle ajoute « C’est pas faux. » Elle cesse de ricaner reprenant bien vite son sérieux. « Mais tu n’auras pas ma voiture Princesse. Je te la donnerai pas. » Elle est catégorique. Elle refuse. C’est sa voiture des seize ans. Ce n’est pas rien. A la rigueur, elle peut lui filer le collier que sa mère lui a offert pour une raison encore obscure. Il y a de l’or, des diamants. Il doit valoir plus cher que la voiture. Certes. Mais non, elle ne donne pas sa voiture. Elle refuse. Elle va faire comment pour aller au lycée et se la péter ? Bien sûr, il ne va pas l’écouter. Il ne l’écoutera pas. « Tu vas me lâcher gros plein de soupe… Je compte jusqu’à trois… » Forcément, il réplique bien vite mais elle sourit déjà « Un… » Son assurance, il va la perdre, ça c’est clair.

Parce que soudain, sans compter le deux et le trois, elle lui fout un violent coup de boule sentant son crâne craquer dans un bruit sinistre. « Désolée, Princesse, je ne sais pas être patiente. » La surprise et le temps d’être sonné lui suffit pour lui foutre un coup de genou dans l’entrejambe. « Et ça, c’est pour « ma belle » !!! » Elle pourrait s’enfuir bien sûr. Mais Lou ne s’enfuit pas quand elle casse la gueule. Lou, c’est peu la Buffy contre les vampires des temps modernes. Sans vampires. Et sans Spike C’est triste quand même Mais tout autant de courage pour ensuite se jeter contre le gars, se koalisant à lui et lui délivrant toute une série de coup de poings, de griffes. Même qu’elle le mord dans le cou. C’est une sauvage. Le gars va regretter de l’avoir prise pour cible, elle. Mais il se défend, il ne retient pas ses coups, l’enrageant un peu plus. Elle est encore plus furax, elle pousse des cris de hyènes encore plus aiguës. Elle ne lâchera pas l’affaire, ça c’est sûr ! Dans ce combat de coqs et poules, la main de l’homme finit par s’agripper à son collier. Elle sent bien vite qu’il cède sous la force de la poigne. Mais elle s’en fiche, c’est à ce moment-là qu’elle se dégage de l’homme, l’observant à deux mètres de distance. Même qu’elle fait sa position de Ninja prête au combat. Jackie Chan c’est son dieu ! Après Jean-Claude Van Damme bien sûr  #Payetesréférences. « A la rigueur, je te laisse le collier abruti ! ça ira parfaitement bien pour une princesse comme toi ! » Elle sourit, se sentant victorieuse quand bien même, elle sent ses membres meurtris, et sa joue la lance furieusement. Elle s’essuie le filet de sang coulant entre ses lèvres. Il n’a pas l’air en très bon état. « Tu avances d’un pas et je te jure que je te fais la technique de Jackie Chan dans le Combat des Maîtres Alors… Autant dire qu’il vaudrait mieux pour toi que t’enfuis Princesse. » Les mots sont crachés avec une haine terrible. Elle observe prête à riposter si jamais il fait le moindre pas vers elle. Comme chez les gladiateurs, elle ira jusqu’à la mort pour s’en sortir.

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Alaric Winchester
Admin Ours Brun
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MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Lun 29 Mai - 18:03


Surpris. Il était surpris. Choqué. Il était choqué. Abasourdi. Il était abasourdi. Énervé. Il était énervé. Son plan ne se passait pas du tout comme prévu. Elle aurait dû pleurnicher. Elle aurait dû le supplier de ne pas lui faire de mal. Elle aurait dû rendre les armes. Elle aurait dû tendre son fric, ses bijoux et ses clés de voiture. Elle était seule, dans une rue sombre, en compagnie d’un braqueur et d’un homme pesant le triple de son poids au moins. Était-elle complètement folle ? Était-elle totalement inconsciente ? Avait-elle bu autant pour se croire invincible ? Était-elle suicidaire ? Il l’ignorait, mais la jeune fille n’était pas du tout telle qu’il avait prévu qu’elle serait. Il était pourtant habitué aux gosses de riches, autant filles que garçons – et bon sang même le mec le plus bodybuildé de la Californie ne lui arrivait pas à la cheville. Quelques semaines auparavant, il en avait chopé un et il avait quasiment pissé dans son froc en lui tendant ses affaires. Mais pas la jolie brune. Non. La jolie brune mordait. La jolie brune répondait. La jolie brune ne suppliait pas. La jolie brune ne se pliait pas à ses exigences. La jolie brune était prête à sortir ses griffes pour défendre ce qui lui appartenait – et nul doute qu’elle ne le ferait que parce qu’elle refusait d’être le genre de personne qui abandonnait et laissait la peur la gagner, et non pas parce qu’elle craignait de perdre trop d’argent. Comme elle le lui confirmait, elle n’avait qu’à claquer des doigts pour se racheter ces conneries. Enfin non, la bagnole n’était pas une connerie, ou une connerie qu’il aimerait bien avoir. « Gros plein de soupe ? » qu’il demande en souriant, amusé de cette insulte et relâchant forcément un peu sa prise – grosse erreur. « T’es une vraie emmerdeuse toi, » qu’il a le temps de lui dire avant qu’elle ne passe à l’attaque sans crier gare. Il n’a pas vraiment le temps ni l’occasion de riposter avant qu’elle ne porte les coups, et au lieu de s’enfuir, elle persiste, elle insiste, elle hurle, elle mord, elle griffe, elle tape. Dire qu’il a mal lui fait honte, car oui la douleur est bien présente – elle a des ongles acérés et des dents pointues – mais il se sent surtout humilié d’être aussi secoué par une jeune fille, une jeune adolescente qui ne pèse pas plus de 50 kilos. Il n’ose pas au début, mais il finit par la repousser plus violemment, plus fortement, plus férocement – quitte à lui faire mal. Il n’a jamais levé la main sur une femme, mais sur une tigresse ? Doit-il hésiter ? Doit-il s’en vouloir ? Fuck. Alors il lui lance quelques baffes par-ci, par-là, sans réellement y mettre sa force mais tout de même. Il a le cou en sang. Il a le nez qui lui semble être devenu gros comme une pastèque. Mais quand il voit le sang aux lèvres de la jeune femme, il se sent satisfait. « T’es une véritable cinglée toi, tu le sais ? T’as de la chance d’être tombée sur moi, car y en a plus d’un qui t’aurait déjà égorgée ou criblée de balles sans la moindre hésitation, ni le moindre remord, » lui dit-il simplement en laissant pendre le collier qu’il était parvenue à récupérer dans la baston. « Pas mal, en effet, pour une princesse. Un peu trop clinquant, si tu veux mon avis. Ça te donnait un air de vieille connasse sans libido, » ajoute-t-il d’un ton neutre. Avant de rire à sa menace tellement surréaliste. « Jackie Chan, rien que ça ? Je suis boxeur, princesse. Je t’aurais mise KO avant que tu ne lèves la jambe – et cette fois je m’attends à tout venant de ta part. Tu ne m’y prendras pas deux fois. Mais parce que j’admire ta détermination à te défendre, je vais te laisser une marge d’avance. Je vais compter jusqu’à 3 à mon tour, le temps pour toi de courir jusqu’à ta voiture et démarrer. Et si je te rattrape avant cela, je n’hésiterai pas à t’assommer à la Rocky Balboa pour m’enfuir au bord de ta bagnole de luxe, » la menace-t-il très sérieusement. Cette fois, il n’hésiterait pas à user de ses poings – elle avait prouvé plus d’une fois ce soir qu’elle était capable de le supporter et de l’encaisser après tout.

Non ? Alors lentement, il s'approche à petits pas. « Un... »



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Lou Morland
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MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Dim 11 Juin - 10:03

Lou ne recule jamais devant rien si ce n’est que de se défendre contre un assaillant. Elle estime que prendre la fuite c’est pour les faibles, ou du moins pas avant d’y avoir laissé sa marque, sa carte de visite histoire de rendre le souvenir inoubliable. Non parce qu’elle a envie de rester, envie de lui faire mal, envie de lui casser les dents. Le « princesse » employé tout à l’heure résonne à ses oreilles. Et ça l’énerve encore plus. De quel droit ce gougnafier se permet-il d’être aussi familier avec elle ? C’est une Morland nom d’un chien ! Pas une moins que rien, ou quelque chose d’autre. Elle a une certaine classe à tenir et déteste toutes formes de familiarité. Ça tombe mal de ce fait. Parce que justement, il est tout ce qu’elle déteste. Et il n’en demeure pas moins désirable à cogner. Délestée de son collier, qualifiée d’emmerdeuse et de cinglée par ce type, elle l’observe tandis qu’il a l’air content. Oh oui, un gros débile content de faire pendre son butin avec fierté. Elle sourit de plus belle quand il évoque le fait d’être tombée sur le bon type. A l’inverse d’autres, il ne l’a pas égorgé ou fusillé. « Mais quel grand seigneur ! » Dit-elle en levant les yeux au ciel. Non parce qu’il espère quoi ? Qu’elle lui dise merci ? Il peut toujours courir. Il a son collier et c’est déjà bien qu’elle s’en tamponne royalement. D’ailleurs, la remarque sur le fait que ça lui donne l’air d’une connasse sans libido arrive à la faire éclater de rire. C’est tout ? Ce sont seulement ses réparties ? Et bah dis donc. « Trésor, je l’ai piqué à ta mère le collier. Elle avait la même gueule de con que toi ! » Dit-elle d’un ton sarcastique. Elle a parlé des mamans et ce n’est pas bien. Mais d’un côté en l’attaquant sur le fait que le collier fait vieux jeu, il a attaqué le cadeau de sa mère et ça lui donne une occasion de pouvoir encore se foutre de sa gueule, de se préparer à un combat dans laquelle, elle rappelle ses références et aptitudes au combat. Lui, elle va lui faire sauter les dents.

Et ça tombe bien, parce qu’il est près. Il a fait de la boxe qu’il dit. « Tu te bats comme une fillette, t’as dû t’arrêter à ta deuxième séance, chaton. » Le sourire est méprisant mais elle est prête. Il lui offre cependant une échappatoire. La possibilité de s’enfuir, sans se retourner sous un laps de temps de trois secondes. Passé ce temps-là, il la frappera plus fort s’il venait à la choper. Autrement dit, il doit croire qu’elle est faible, qu’elle a peur et qu’elle lui obéira. Le voilà qu’il compte tandis qu’elle se redresse et croise les bras. Le fixant d’un air moqueur, elle l’observe compter jusqu’à trois sans bouger d’un iota. « C’est bien mon petit cœur, tu sais compter jusqu’à trois. Tu as arrêté l’école quand sinon ? Au CP ? » Comme elle aime railler. Comme elle aime ressentir le sentiment de triomphe rugir en elle. « Tes poings ne me font pas peur. Sois juste… Violent, j’adore ça. » Bon OK. Elle est définitivement timbrée. C’est une psychopathe ayant pioché une absence totale de peur. Lou ne recule pas. Lou n’a pas peur. Lou se battra jusqu’au KO. Elle a une fierté nom d’un chien et des années d’entraînement à mettre en application. Cette fois-ci, elle ne retiendra pas ses coups. Sa technique n’est pas la force mais bien la défense. Elle est rapide. Lui, usera certainement de sa force mais encore faut-il qu’il attrape Lou. Et en hurlant comme une hyène, la jeune femme se jette alors sur lui, et le pugilat reprend de plus belle. Il n’a pas menti en disant qu’il frapperait plus fort. Mais elle tient bon, elle aussi, elle y met toute son âme, toutes ses forces. Ils finissent bien vite dans un sale état, amochés et le visage tuméfié à certains endroits. Dans l’instant où ces lignes sont écrites, ils sont occupés à rouler par terre comme des bêtes sauvages. Ça n’a rien à voir avec ces scènes de combat dignes des films. Non là, c’est plutôt de la chamaillerie, de la poussière et des insultes. « Ta mère était tellement grosse que quand elle tombait du lit, c’était des deux côtés ! » Ça vole haut chez la jeune Morland mais elle tient bon. Même si au sol, il est plus fort, plus robuste et finalement, il réussit à lui agripper les poignets et à les maintenir au dessus de sa tête. Oups, on dirait qu’elle est en train de perdre. Et d’emblée, la bagarre cesse tandis qu’elle le fixe d’un air meurtrier. « Tu vas faire quoi maintenant ? Me tuer ? » Elle sourit sentant sa lèvre la lançer furieusement. « Ou alors, tu vas me faire l’amour ? » La riposte par la surprise. Elle ne lui laisse pas un temps de répit. Et si elle n’a pas ses mains, elle a ses jambes et sa tête. D’un violent coup de boule, elle se sonne à moitié et réussit à le dégager d’un coup de genou. Cette fois-ci, elle se casse. Se relevant avec difficulté, elle braille comme une folle. « Même pas en rêve, je suis vierge d’abord ! » Hurle-t-elle en boitant et courant en même temps, sans même regarder en arrière. Elle cherche ses clefs de voiture et les trouve dans la poche intérieure de sa veste. Qu’il lui ait laissé la vie sauve ou non, elle n’en sait rien. Peut-être a-t-il essayé de courir derrière elle. L’adrénaline lui donne des ailes et finalement, elle monte vite fait dans sa cabriolet et démarre sans demander son reste. Bon dieu, elle a mal partout. Elle n’est pas bien.

***

Plusieurs jours sont passés après ce combat et la jeune femme n’a pas oublié. Son corps est meurtri, sa tête la lance et elle est encore plus de mauvais poil que jamais. Autant dire qu’il vaut mieux éviter de la faire chier. Elle serait capable de commettre un meurtre. Son père et sa mère ont été effarés de la voir revenir dans un sale état. Bien sûr, elle n’a pas dit s’être battue mais bien d’avoir dévalé un escalier en loupant une marche. C’est moins glorieux mais elle agit dans le seul but de ne pas voir sa liberté être bridée. Aussi, poursuit-elle sa petite vie. Forcément en soirée, ses copains sont affligés de la voir dans cet état, avec une lèvre amochée, des bleus sur les joues, un œil au beurre noir et une arcade pétée. Bien sûr, à ses amis, elle peut raconter son histoire, afin de susciter la fierté et un mélange de craintes. Effectivement, tout aurait pu être grave mais non. Elle est là. Elle est en vie. Et ce connard n’aura rien eu d’autres que quelques pastèques dans la tronche de sa part et son collier. Pourtant, même si elle ne le dit pas, Lou a mal partout. Ses muscles protestent et la douleur finit par être intolérable, elle se décide à sortir du bar où elle se trouve, sur Venice Beach, à deux pas de la mer. Le lieu est peu fréquenté, voir mal famé mais elle s’en fiche, elle veut prendre l’air et va s’asseoir sur un banc, observant et écoutant l’échouement des vagues sur le rivage. Elle se sent bien, la brise caressant son visage meurtri lorsqu’elle entend des pas venir à elle. D’ordinaire la vie des passants lui importent peu mais là, elle relève le regard et qu’elle n’ait pas sa surprise de voir le type en question. « Putain, Princesse ! » S’exclame-t-elle en esquissant un mouvement de recul. Seulement avec les membres en feu, elle ne pourra pas s’enfuir, elle ne pourra pas courir, ni se battre. A vrai dire, Lou est complètement à sa merci, trop éloignée de ses amis pour crier à l’aide. « Tu viens panser tes blessures avec l’eau salée de la mer ? » Raille-t-elle parce que finalement, c’est tout ce qu’il lui reste. Sa seule défense. Lui faire croire que le voir, maintenant, ne lui fait aucunement peur alors qu'en faite, elle se chie dessus et n'est, en aucun cas, capable de se battre. Pas dans cet état.

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The night we met [Alaric&Lou]
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