Vice et Versa
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 The night we met [Alaric&Lou]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lou Morland
Admin Karaté Kid
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
MESSAGES : 5773

MessageSujet: The night we met [Alaric&Lou]   Jeu 27 Avr - 21:33

« J'ai seize ans, j'écoute du Pink Floyd et j'emmerde le monde... Fuuuuckkk ! » L'adolescente lève son majeur en direction du miroir lui renvoyant son reflet. La cascade de cheveux bruns entourent son visage rond portant encore les traces de l'enfance. Elle est si jeune, pleine d'énergie et hélas en pleine crise d'adolescence. Toujours. Au grand dam de ses parents. Quand bien même, ils sont plutôt contents qu'elle ait abandonné le déguisement de gothique. C'est qu'il fut un temps où ses bracelets s'entouraient de piques, les corsets étaient sa marque de fabrique, et le khôl fonçait la couleur de ses adorables noisettes. Maintenant, c'est fini et elle est plutôt en mode j'emmerde-le-monde-car-je-suis-trop-une-dingue. Même qu'elle a eu seize ans. Forcément, elle a passé son permis, elle l'a eu haut la main et en cadeau, ses parents lui ont donc offert son magnifique cabriolet. Il y a même une capote qui s'enlève et forcément, rouler sur Venice Beach en décapotable, les cheveux dans le vent, c'est juste trop classe. Forcément, elle a changé afin de s'adapter. C'est ça l'âge d'or de l'enfance. Changer de style et de mentalité en un claquement de doigt. Maintenant, elle s'habille normalement, laissant voir qu'elle est issue d'une famille très aisée, qu'elle peut se permettre de se la péter en cabriolet. En plus, jouissant d'une totale liberté, l'adolescente sort assez souvent. Elle se contente de juste respecter le fait que ce soit uniquement en weekend avec un jour de repos le lendemain. Lou est une petite princesse à qui on ne refuse rien. Si innocente. Si enthousiaste. Et tellement timbrée d'ailleurs. Ça fait son charme tandis qu'elle se maquille tout en se dandinant. Ce soir, elle sort. Des amis l'attendent dans un bar branché. Toute heureuse d'y aller, elle est surtout décidée à en jeter à mort, à montrer que Papa Morland est super généreux et que sa voiture crache pas mal en puissance. Bref, là voici toute bien habillée, toute pimpante et toute belle. Elle ne ressemble plus en rien à ce qu'elle a été l'année dernière. Fini le look de sorcière à la Madonna dans son clip Frozen Maintenant Lou a la classe. C'est toute basse hurlante qu'elle se rend vers le lieu se trouvant sur Venice Beach. Et toute heureuse de retrouver ses copains et copine du même genre qu'elle : des ados qui se la pètent, la jeune fille laisse le temps s'écouler et passe une soirée à rire et à boire. L'insouciance. La jeunesse dorée. La musique rock du bar est génial et Lou se laisse aller à la danse de fifou, secouant sa tête dans tous les sens, laissant ses boucles brunes voler tout autour d'elle. Ils sont une grande tablée et chacun y va de son petit verre de bière. Ils ont tous le même âge, issue de la même école privée. Ils sont à son image. Un peu prétentieux mais pas méchant. Ce sont souvent des enfants à qui on laisse trop de liberté sous prétexte d'une vie aisée. Les jours rondes témoignent de l'absence de faim chez eux. Ils ne manquent de rien c'est certain. Le sourire n'en demeure pas moins le même. Grand et éclatant. D'apparence, ils ont l'air heureux, profitant de la vie à pleine dents. Et surtout, buvant plus que de raisons. Surtout quand la conduite doit se faire après. Qu'importe ! Ils sont à l'âge de croire à l'invincibilité et à l'immortalité. Pourtant, l'argent ne fait pas tout : il immunise de rien. En dehors de la faim et du froid. Mais sur la vie humaine ? Rien du tout. Seulement, les jeunes l'ignorent. Tout est si innocent, si agréable et tellement deux cent à l'heure. 

 Et finalement c'est vers deux heures du matin qu'ils se disent tous au revoir. La jeune femme est légèrement pétée comme un coing. Mais qu'importe, elle est trop heureuse. Elle a passé une super soirée. Elle a bien dansé et bien bu. À seize ans, l'envie est celle de faire la fête, de s'éclater, de créer de beaux souvenirs. Bien sûr, elle aimerait bien avoir un petit copain. C'est la base. Être jolie, populaire et avoir un chéri. Mais pour l'instant, elle ne trouve rien. C'est qu'elle est difficile dans ses critères. Elle veut un homme fort avant tout, qui saura la protéger à toute épreuve, grand aussi. Et barbu. Ouais, elle adore ça, quand bien même, à son âge c'est difficile. Les gars de sa classe sont si peu intéressants. Quant aux copains de soirée, c'est pas pareil. C'est différent. Eux on y touche pas. On danse. On fait la bringue. On boit. Mais rien d'autre. Quand bien même, Lou n'est pas pressée. Pour l'instant, elle veut juste passer son temps à vivre sa petite vie, à se focaliser sur son futur. Elle ne sait pas trop quoi faire. Elle bosse pas, se laissant vivre, bien trop occupée à écouter les ragots. Ça l'amuse bien plus que la trigonométrie. Pourtant, ça l'aiderait bien pour plus tard. Mais à quoi bon penser au futur quand le présent est juste génial. C'est une telle ineptie à ses yeux. Et c'est l'esprit embrumé qu'elle se dirige vers sa voiture. Elle n'a pas trouvé de place près du bar, aussi, marche t-elle d'un bon pas, prenant un raccourci qu'elle connaît bien. Venice Beach et ses rues n'ont plus aucun secret pour elle. Cependant, à trop se croire invincible, elle comprend bien vite que ce n'est pas le cas. À vrai dire, elle ne remarque pas la silhouette derrière elle. Lou chante à tue tête une de ses chansons favorites. Et tout se passe très vite. Le bras s'enroule autour de son cou en même temps qu'elle sent un poids sur son dos. Une fraction de seconde. Là voilà qu'elle est heurtée contre un mur avec violence. Elle pousse un cri de rage sentant qu'elle se fait immobilisée par un pickpocket en ayant après les quelques malheureux dollars qu'il doit lui rester après avoir tout dépensé dans la consommation excessive de verres. Ça et ses clefs de voiture. Mais hors de question qu'elle les donne ! Elle préfère les avaler plutôt que donner sa précieuse voiture adorée. « LACHE-MOI OÙ JE TE JURE QUE TE CASSE LES DENTS ! JE SUIS UNE FOLLE MOI !!! » Hurle t-elle en ruant du mieux qu'elle peut. Elle cherche une prise pour mieux riposter parce qu'il faut pas croire, mais c'est une enragée. Elle sait se battre. Et comme un mec. Cet agresseur lui fout la trouille mais elle est prête à tout contre le danger. Et pour ne pas donner ses clefs de voiture non plus. 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alaric Winchester
Admin Ours Brun
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 10/09/2016
MESSAGES : 393

MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Sam 29 Avr - 12:36


Qu’il les détestait. Qu’il les haïssait. Il n’y avait pas de mot pour exprimer sa colère, son dégoût et son écœurement quand il voyait la jeunesse dorée débarquer dans l’un de ses bars préférés. Il refusait de reconnaitre qu’il existait une grande part de jalousie – la jalousie, c’était pour les faibles – et pourtant… ne désirait-il pas bénéficier de la jouissance d’une vie similaire ? D’être à l’abri du besoin ? De pouvoir rouler dans une voiture qui a de l’allure ? De pouvoir dépenser plus de billets qu’il ne peut le faire actuellement ? Lui n’avait pas eu la chance de naître une cuillère en argent dans la bouche. Lui n’avait pas eu la chance d’avoir pour parents des gens pleins d’oseille, tellement qu’ils ne savaient pas trop quoi en faire. Lui n’avait pas eu la chance d’être élevé dans une famille. Lui n’avait pas eu la chance d’être secouru. Ce qu’il avait dans la vie, il l’obtenait tout seul depuis qu’il était en âge de marcher, de parler et de comprendre que la vie ne lui ferait pas de cadeaux. Lui s’était construit seul. Lui devait ne compter sur lui-même. Lui devait se battre pour survivre. A les regarder se pavaner ainsi, il avait envie de gerber. A les regarder rire, boire à plus soif et ne rien craindre de la vie, lui donnait envie de tout péter. Pourtant, il était plutôt ravi qu’ils soient là. Il était même comblé. Il était plutôt ravi qu’ils boivent comme des assoiffés. Il était plutôt ravi qu’ils se moquent de la vie, qu’ils se croient invincibles et immortels. Cela ne lui offrait que plus d’occasions de s’approprier leur fric – sous forme de billets ou autres d’ailleurs. Alors il passa la soirée à les observer. Il passa la soirée à les repérer. Il passa la soirée à les juger. Il passa la soirée à les maudire. Jusqu’à ce qu’ils décident que cette soirée était terminée – et il jeta son dévolu sur l’une d’entre elle. Non pas qu’il estimait que s’en prendre à une fille était plus simple – il faisait de la boxe depuis peu et il avait grandi dans la rue, personne ne lui faisait peur. Mais elle était clairement la plus riche et la plus fière de l’être à ses yeux. Il l’avait venue venir avec son bolide premier prix. Il l’avait venue venir avec ses yeux de biches et son visage de poupée. Il l’avait venue venir avec ses habits chics et son air hautain. Fille à papa. Fille de riches. Idiote. Naïve. Stupide. Ridicule. Il ne lui faudrait pas plus de dix secondes pour lui faire plier l’échine et obtenir ce qu’il désirait : son pognon. Qu’on n’aille pas s’imaginer qu’il chercherait plus. Alaric était un jeune homme instable, peu fréquentable, en colère et pouvant user de violence quand la situation l’exigeait – mais il n’était pas un violeur, encore moins un enfoiré qui oserait tabasser plus faible que lui. Cependant, ça ne faisait pas de mal de se faire secouer les puces de temps en temps. Aussi avait-il l’intention de lui secouer les puces à la jolie brunette au visage de poupée.

Il avait à peine vingt ans et il venait à peine de rencontrer Dan. Il ne lui faisait pas encore entièrement confiance, bien qu’il vivait avec lui depuis plus de deux mois maintenant. Il attendait patiemment que l’homme le vire de chez lui comme un malpropre, comme beaucoup d’autres l’avaient fait avant lui. Il attendait patiemment qu’il lui fasse comprendre qu’il ne valait rien – ni dans son garage, ni dans son appartement. Il attendait patiemment d’être déçu, comme il l’était généralement à chaque fois. Peu importait que Dan l’invite à aller voir un match des Yankees ou à aller voir un film à la Xmen. Peu importait qu’il lui demande son avis pour tout et pour rien. Peu importait qu’il prenne le temps de lui apprendre le métier chaque jour, sans lever la voix, sans le prendre de haut. Il en faudrait bien plus pour le jeune homme pour briser la glace et le mur qu’il avait mis tant d’années à bâtir. Quand on vivait échecs après échecs et déceptions après déceptions, il n’était pas anormal de se fermer et de s’isoler dans sa bulle, incapable de faire confiance à qui que ce soit. Un jour, il avait osé suivre Dan en cachette – du moins le pensait-il – jusqu’à une salle de sport, de boxe, et il l’avait observé pendant tout son entraînement, sans sortir de sa cachette. Il avait été plus que surpris d’entendre la voix de Dan lui demander de le rejoindre pour lui montrer de quoi il était fait. Depuis, il l’avait inscrit et ils y allaient ensemble chaque soir après la fermeture du garage. Il adorait cela. Non. C’était pire. Il en avait besoin. Il n’avait jamais éprouvé pareille liberté. Il n’avait jamais éprouvé pareille sérénité. Il n’avait jamais éprouvé pareille satisfaction que lorsqu’il boxait, sur un punching-ball autant que sur un adversaire avisé. Il avait appris l’art de la guerre des rues, et à présent il apprenait l’art de la boxe – un sport qui permettait d’exprimer une colère et une haine par les poings comme il en avait besoin, tout en étant dans la légalité.

Cependant, il n’avait pas l’intention d’user de ses poings pour effrayer la jeune fille. Elle n’était pas majeure – il n’avait pas besoin d’être un génie pour le deviner. Elle se plierait à ses volontés sans problème, pensait-il. Elle lui donnerait bijoux, billets et clés de voiture sans résistance, pensait-il. Jamais, pas une seconde, il n’aurait imaginé qu’elle puisse être mordante. Piquante. Affolante. Téméraire. Violente. Il la maintenait pourtant de tout son poids contre le mur en béton, et bien qu’il n’y mettait pas tout son cœur pour ne pas trop la blesser, elle aurait dû – entre la quantité d’alcool ingurgitée, la probable fatigue et l’innocence de son statut – être incapable de le repousser. Pourtant, elle tapait. Pourtant, elle injuriait. Pourtant, elle se débattait avec une force incroyable pour son âge et sa corpulence. Pourtant, elle résistait. « TIENS-TOI TRANQUILLE, PUTAIN, OU C’EST MOI QUI TE PETE LES CHICOS, PRINCESSE ! » qu’il rétorque en la maintenant plus fortement de sa main autour de son cou d’oie blanche, et de son torse contre sa poitrine. « Pas mal, je dois bien l’avouer. Je ne m’attendais pas à ce que tu gueules, à ce que tu joues ta tigresse, mais dis-toi bien que t’as aucune chance, ma belle. Alors, tu vas me donner ce qui te reste de fric, tes bijoux et les clés de ta jolie bagnole, » qu’il lui exige le visage si près d’elle qu’il pouvait lire dans son regard à quel point il avait eu tort de la sous-estimer. Elle était bien plus que ce qu’il avait imaginé. Elle était bien plus surprenante qu’il ne l’avait soupçonnée. Elle était bien plus qu’une simple fille de riches naïve et stupide. Mais maintenant qu’il était là, il devait aller jusqu’au bout. « Me force pas à te faire mal, princesse. On sait toi et moi que tu n’auras qu’à claquer des doigts pour retrouver ce que t’as perdu, » qu’il lui expose ses arguments pour qu’elle lâche prise et abandonne.

Mort. De. Rire.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lou Morland
Admin Karaté Kid
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
MESSAGES : 5773

MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Dim 14 Mai - 9:36

Bon ok, elle se demande si sa bonne étoile ne vient pas de lui foutre un vent royal. Elle se dit qu’elle a dû passer sous une échelle, ou croiser un chat noir. Car rien de tel ne lui est déjà arrivé. D’ordinaire, elle n’a jamais eu peur, elle n’a jamais craint qui que ce soit. Les rues de Venice Beach ne sont, certes, pas fréquentables de nuit. Mais quand même, elle n’a jamais rien eu auparavant. Pas d’agression. Pas de vol. Pas de gars venant la plaquer contre un mur avec une violence inouïe. Aussi, ne comprend-elle pas. Ses pensées, néanmoins, finissent par se taire et ne reste plus qu’à agir. Elle se démène. Elle bouge. Elle essaye de frapper tout en hurlant de colère face à l’agresseur. Elle a peur, c’est clair. Mais elle a plus peur pour sa bagnole que pour elle-même. Après tout, Lou sait se défendre. Lou sait se battre. Il suffit juste de se démener un peu plus pour enlever le bras gênant et ce torse se collant un peu trop contre elle. Ça va oui ?! Ça suffit le contact intime ! Ils n’ont pas élevé les cochons ensemble. Non parce qu’en plus, le voilà qu’il lui donne des ordres ce qui augmente un peu plus la rage de la demoiselle. Mais ce qu’il y a de pire, c’est qu’il ose l’appeler Princesse. « Princesse !? sérieusement PRINCESSE !? POUR QUI TU TE PRENDS CONNARD !? » Non mais d’où il l’appelle ainsi d’abord ? Il se prend pour son père ? Lou déteste les gens usant des sobriquets. Il y a beaucoup de choses qu’elle déteste. Et notamment les mecs appelant des filles « princess » ça lui donne envie de cracher par terre, de vomir ses entrailles. Ça fait tellement rappeur des années soixante qui croient encore avoir du charme mais qui finalement, n’a plus rien du tout. C’est mielleux et dégueulasse, ça la débecte un peu trop. Elle se débat encore un peu plus arrivant à pivoter pour observer l’agresseur mais il appuie un peu plus sa prise. Et cette fois-ci, Lou a mal. Elle pousse un grognement de douleur, bien décidée à ne pas lui dire qu’il est en train de lui rompre l’ensemble de ses os. Elle observe le visage aussi jeune qu’elle et tellement dangereux pourtant, lui ordonner de lui donner tout ce qu’elle possède y compris ses clefs de voiture. « Va te faire foutre Princesse ! » Réplique-t-elle avec hargne. Non parce qu’après Princesse, voilà que c’est « ma belle » sérieusement ?! Et puis quoi encore, « ma douce » bientôt ? D’ailleurs, elle y a encore droit tandis qu’il la menace de nouveau, lui rappelant que vu son statut, elle n’aura aucun mal à avoir une autre voiture. Dans un sens, il a raison. Un rictus apparaît sur ses lèvres tandis qu’elle ajoute « C’est pas faux. » Elle cesse de ricaner reprenant bien vite son sérieux. « Mais tu n’auras pas ma voiture Princesse. Je te la donnerai pas. » Elle est catégorique. Elle refuse. C’est sa voiture des seize ans. Ce n’est pas rien. A la rigueur, elle peut lui filer le collier que sa mère lui a offert pour une raison encore obscure. Il y a de l’or, des diamants. Il doit valoir plus cher que la voiture. Certes. Mais non, elle ne donne pas sa voiture. Elle refuse. Elle va faire comment pour aller au lycée et se la péter ? Bien sûr, il ne va pas l’écouter. Il ne l’écoutera pas. « Tu vas me lâcher gros plein de soupe… Je compte jusqu’à trois… » Forcément, il réplique bien vite mais elle sourit déjà « Un… » Son assurance, il va la perdre, ça c’est clair.

Parce que soudain, sans compter le deux et le trois, elle lui fout un violent coup de boule sentant son crâne craquer dans un bruit sinistre. « Désolée, Princesse, je ne sais pas être patiente. » La surprise et le temps d’être sonné lui suffit pour lui foutre un coup de genou dans l’entrejambe. « Et ça, c’est pour « ma belle » !!! » Elle pourrait s’enfuir bien sûr. Mais Lou ne s’enfuit pas quand elle casse la gueule. Lou, c’est peu la Buffy contre les vampires des temps modernes. Sans vampires. Et sans Spike C’est triste quand même Mais tout autant de courage pour ensuite se jeter contre le gars, se koalisant à lui et lui délivrant toute une série de coup de poings, de griffes. Même qu’elle le mord dans le cou. C’est une sauvage. Le gars va regretter de l’avoir prise pour cible, elle. Mais il se défend, il ne retient pas ses coups, l’enrageant un peu plus. Elle est encore plus furax, elle pousse des cris de hyènes encore plus aiguës. Elle ne lâchera pas l’affaire, ça c’est sûr ! Dans ce combat de coqs et poules, la main de l’homme finit par s’agripper à son collier. Elle sent bien vite qu’il cède sous la force de la poigne. Mais elle s’en fiche, c’est à ce moment-là qu’elle se dégage de l’homme, l’observant à deux mètres de distance. Même qu’elle fait sa position de Ninja prête au combat. Jackie Chan c’est son dieu ! Après Jean-Claude Van Damme bien sûr  #Payetesréférences. « A la rigueur, je te laisse le collier abruti ! ça ira parfaitement bien pour une princesse comme toi ! » Elle sourit, se sentant victorieuse quand bien même, elle sent ses membres meurtris, et sa joue la lance furieusement. Elle s’essuie le filet de sang coulant entre ses lèvres. Il n’a pas l’air en très bon état. « Tu avances d’un pas et je te jure que je te fais la technique de Jackie Chan dans le Combat des Maîtres Alors… Autant dire qu’il vaudrait mieux pour toi que t’enfuis Princesse. » Les mots sont crachés avec une haine terrible. Elle observe prête à riposter si jamais il fait le moindre pas vers elle. Comme chez les gladiateurs, elle ira jusqu’à la mort pour s’en sortir.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alaric Winchester
Admin Ours Brun
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 10/09/2016
MESSAGES : 393

MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Lun 29 Mai - 18:03


Surpris. Il était surpris. Choqué. Il était choqué. Abasourdi. Il était abasourdi. Énervé. Il était énervé. Son plan ne se passait pas du tout comme prévu. Elle aurait dû pleurnicher. Elle aurait dû le supplier de ne pas lui faire de mal. Elle aurait dû rendre les armes. Elle aurait dû tendre son fric, ses bijoux et ses clés de voiture. Elle était seule, dans une rue sombre, en compagnie d’un braqueur et d’un homme pesant le triple de son poids au moins. Était-elle complètement folle ? Était-elle totalement inconsciente ? Avait-elle bu autant pour se croire invincible ? Était-elle suicidaire ? Il l’ignorait, mais la jeune fille n’était pas du tout telle qu’il avait prévu qu’elle serait. Il était pourtant habitué aux gosses de riches, autant filles que garçons – et bon sang même le mec le plus bodybuildé de la Californie ne lui arrivait pas à la cheville. Quelques semaines auparavant, il en avait chopé un et il avait quasiment pissé dans son froc en lui tendant ses affaires. Mais pas la jolie brune. Non. La jolie brune mordait. La jolie brune répondait. La jolie brune ne suppliait pas. La jolie brune ne se pliait pas à ses exigences. La jolie brune était prête à sortir ses griffes pour défendre ce qui lui appartenait – et nul doute qu’elle ne le ferait que parce qu’elle refusait d’être le genre de personne qui abandonnait et laissait la peur la gagner, et non pas parce qu’elle craignait de perdre trop d’argent. Comme elle le lui confirmait, elle n’avait qu’à claquer des doigts pour se racheter ces conneries. Enfin non, la bagnole n’était pas une connerie, ou une connerie qu’il aimerait bien avoir. « Gros plein de soupe ? » qu’il demande en souriant, amusé de cette insulte et relâchant forcément un peu sa prise – grosse erreur. « T’es une vraie emmerdeuse toi, » qu’il a le temps de lui dire avant qu’elle ne passe à l’attaque sans crier gare. Il n’a pas vraiment le temps ni l’occasion de riposter avant qu’elle ne porte les coups, et au lieu de s’enfuir, elle persiste, elle insiste, elle hurle, elle mord, elle griffe, elle tape. Dire qu’il a mal lui fait honte, car oui la douleur est bien présente – elle a des ongles acérés et des dents pointues – mais il se sent surtout humilié d’être aussi secoué par une jeune fille, une jeune adolescente qui ne pèse pas plus de 50 kilos. Il n’ose pas au début, mais il finit par la repousser plus violemment, plus fortement, plus férocement – quitte à lui faire mal. Il n’a jamais levé la main sur une femme, mais sur une tigresse ? Doit-il hésiter ? Doit-il s’en vouloir ? Fuck. Alors il lui lance quelques baffes par-ci, par-là, sans réellement y mettre sa force mais tout de même. Il a le cou en sang. Il a le nez qui lui semble être devenu gros comme une pastèque. Mais quand il voit le sang aux lèvres de la jeune femme, il se sent satisfait. « T’es une véritable cinglée toi, tu le sais ? T’as de la chance d’être tombée sur moi, car y en a plus d’un qui t’aurait déjà égorgée ou criblée de balles sans la moindre hésitation, ni le moindre remord, » lui dit-il simplement en laissant pendre le collier qu’il était parvenue à récupérer dans la baston. « Pas mal, en effet, pour une princesse. Un peu trop clinquant, si tu veux mon avis. Ça te donnait un air de vieille connasse sans libido, » ajoute-t-il d’un ton neutre. Avant de rire à sa menace tellement surréaliste. « Jackie Chan, rien que ça ? Je suis boxeur, princesse. Je t’aurais mise KO avant que tu ne lèves la jambe – et cette fois je m’attends à tout venant de ta part. Tu ne m’y prendras pas deux fois. Mais parce que j’admire ta détermination à te défendre, je vais te laisser une marge d’avance. Je vais compter jusqu’à 3 à mon tour, le temps pour toi de courir jusqu’à ta voiture et démarrer. Et si je te rattrape avant cela, je n’hésiterai pas à t’assommer à la Rocky Balboa pour m’enfuir au bord de ta bagnole de luxe, » la menace-t-il très sérieusement. Cette fois, il n’hésiterait pas à user de ses poings – elle avait prouvé plus d’une fois ce soir qu’elle était capable de le supporter et de l’encaisser après tout.

Non ? Alors lentement, il s'approche à petits pas. « Un... »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lou Morland
Admin Karaté Kid
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
MESSAGES : 5773

MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Dim 11 Juin - 10:03

Lou ne recule jamais devant rien si ce n’est que de se défendre contre un assaillant. Elle estime que prendre la fuite c’est pour les faibles, ou du moins pas avant d’y avoir laissé sa marque, sa carte de visite histoire de rendre le souvenir inoubliable. Non parce qu’elle a envie de rester, envie de lui faire mal, envie de lui casser les dents. Le « princesse » employé tout à l’heure résonne à ses oreilles. Et ça l’énerve encore plus. De quel droit ce gougnafier se permet-il d’être aussi familier avec elle ? C’est une Morland nom d’un chien ! Pas une moins que rien, ou quelque chose d’autre. Elle a une certaine classe à tenir et déteste toutes formes de familiarité. Ça tombe mal de ce fait. Parce que justement, il est tout ce qu’elle déteste. Et il n’en demeure pas moins désirable à cogner. Délestée de son collier, qualifiée d’emmerdeuse et de cinglée par ce type, elle l’observe tandis qu’il a l’air content. Oh oui, un gros débile content de faire pendre son butin avec fierté. Elle sourit de plus belle quand il évoque le fait d’être tombée sur le bon type. A l’inverse d’autres, il ne l’a pas égorgé ou fusillé. « Mais quel grand seigneur ! » Dit-elle en levant les yeux au ciel. Non parce qu’il espère quoi ? Qu’elle lui dise merci ? Il peut toujours courir. Il a son collier et c’est déjà bien qu’elle s’en tamponne royalement. D’ailleurs, la remarque sur le fait que ça lui donne l’air d’une connasse sans libido arrive à la faire éclater de rire. C’est tout ? Ce sont seulement ses réparties ? Et bah dis donc. « Trésor, je l’ai piqué à ta mère le collier. Elle avait la même gueule de con que toi ! » Dit-elle d’un ton sarcastique. Elle a parlé des mamans et ce n’est pas bien. Mais d’un côté en l’attaquant sur le fait que le collier fait vieux jeu, il a attaqué le cadeau de sa mère et ça lui donne une occasion de pouvoir encore se foutre de sa gueule, de se préparer à un combat dans laquelle, elle rappelle ses références et aptitudes au combat. Lui, elle va lui faire sauter les dents.

Et ça tombe bien, parce qu’il est près. Il a fait de la boxe qu’il dit. « Tu te bats comme une fillette, t’as dû t’arrêter à ta deuxième séance, chaton. » Le sourire est méprisant mais elle est prête. Il lui offre cependant une échappatoire. La possibilité de s’enfuir, sans se retourner sous un laps de temps de trois secondes. Passé ce temps-là, il la frappera plus fort s’il venait à la choper. Autrement dit, il doit croire qu’elle est faible, qu’elle a peur et qu’elle lui obéira. Le voilà qu’il compte tandis qu’elle se redresse et croise les bras. Le fixant d’un air moqueur, elle l’observe compter jusqu’à trois sans bouger d’un iota. « C’est bien mon petit cœur, tu sais compter jusqu’à trois. Tu as arrêté l’école quand sinon ? Au CP ? » Comme elle aime railler. Comme elle aime ressentir le sentiment de triomphe rugir en elle. « Tes poings ne me font pas peur. Sois juste… Violent, j’adore ça. » Bon OK. Elle est définitivement timbrée. C’est une psychopathe ayant pioché une absence totale de peur. Lou ne recule pas. Lou n’a pas peur. Lou se battra jusqu’au KO. Elle a une fierté nom d’un chien et des années d’entraînement à mettre en application. Cette fois-ci, elle ne retiendra pas ses coups. Sa technique n’est pas la force mais bien la défense. Elle est rapide. Lui, usera certainement de sa force mais encore faut-il qu’il attrape Lou. Et en hurlant comme une hyène, la jeune femme se jette alors sur lui, et le pugilat reprend de plus belle. Il n’a pas menti en disant qu’il frapperait plus fort. Mais elle tient bon, elle aussi, elle y met toute son âme, toutes ses forces. Ils finissent bien vite dans un sale état, amochés et le visage tuméfié à certains endroits. Dans l’instant où ces lignes sont écrites, ils sont occupés à rouler par terre comme des bêtes sauvages. Ça n’a rien à voir avec ces scènes de combat dignes des films. Non là, c’est plutôt de la chamaillerie, de la poussière et des insultes. « Ta mère était tellement grosse que quand elle tombait du lit, c’était des deux côtés ! » Ça vole haut chez la jeune Morland mais elle tient bon. Même si au sol, il est plus fort, plus robuste et finalement, il réussit à lui agripper les poignets et à les maintenir au dessus de sa tête. Oups, on dirait qu’elle est en train de perdre. Et d’emblée, la bagarre cesse tandis qu’elle le fixe d’un air meurtrier. « Tu vas faire quoi maintenant ? Me tuer ? » Elle sourit sentant sa lèvre la lançer furieusement. « Ou alors, tu vas me faire l’amour ? » La riposte par la surprise. Elle ne lui laisse pas un temps de répit. Et si elle n’a pas ses mains, elle a ses jambes et sa tête. D’un violent coup de boule, elle se sonne à moitié et réussit à le dégager d’un coup de genou. Cette fois-ci, elle se casse. Se relevant avec difficulté, elle braille comme une folle. « Même pas en rêve, je suis vierge d’abord ! » Hurle-t-elle en boitant et courant en même temps, sans même regarder en arrière. Elle cherche ses clefs de voiture et les trouve dans la poche intérieure de sa veste. Qu’il lui ait laissé la vie sauve ou non, elle n’en sait rien. Peut-être a-t-il essayé de courir derrière elle. L’adrénaline lui donne des ailes et finalement, elle monte vite fait dans sa cabriolet et démarre sans demander son reste. Bon dieu, elle a mal partout. Elle n’est pas bien.

***

Plusieurs jours sont passés après ce combat et la jeune femme n’a pas oublié. Son corps est meurtri, sa tête la lance et elle est encore plus de mauvais poil que jamais. Autant dire qu’il vaut mieux éviter de la faire chier. Elle serait capable de commettre un meurtre. Son père et sa mère ont été effarés de la voir revenir dans un sale état. Bien sûr, elle n’a pas dit s’être battue mais bien d’avoir dévalé un escalier en loupant une marche. C’est moins glorieux mais elle agit dans le seul but de ne pas voir sa liberté être bridée. Aussi, poursuit-elle sa petite vie. Forcément en soirée, ses copains sont affligés de la voir dans cet état, avec une lèvre amochée, des bleus sur les joues, un œil au beurre noir et une arcade pétée. Bien sûr, à ses amis, elle peut raconter son histoire, afin de susciter la fierté et un mélange de craintes. Effectivement, tout aurait pu être grave mais non. Elle est là. Elle est en vie. Et ce connard n’aura rien eu d’autres que quelques pastèques dans la tronche de sa part et son collier. Pourtant, même si elle ne le dit pas, Lou a mal partout. Ses muscles protestent et la douleur finit par être intolérable, elle se décide à sortir du bar où elle se trouve, sur Venice Beach, à deux pas de la mer. Le lieu est peu fréquenté, voir mal famé mais elle s’en fiche, elle veut prendre l’air et va s’asseoir sur un banc, observant et écoutant l’échouement des vagues sur le rivage. Elle se sent bien, la brise caressant son visage meurtri lorsqu’elle entend des pas venir à elle. D’ordinaire la vie des passants lui importent peu mais là, elle relève le regard et qu’elle n’ait pas sa surprise de voir le type en question. « Putain, Princesse ! » S’exclame-t-elle en esquissant un mouvement de recul. Seulement avec les membres en feu, elle ne pourra pas s’enfuir, elle ne pourra pas courir, ni se battre. A vrai dire, Lou est complètement à sa merci, trop éloignée de ses amis pour crier à l’aide. « Tu viens panser tes blessures avec l’eau salée de la mer ? » Raille-t-elle parce que finalement, c’est tout ce qu’il lui reste. Sa seule défense. Lui faire croire que le voir, maintenant, ne lui fait aucunement peur alors qu'en faite, elle se chie dessus et n'est, en aucun cas, capable de se battre. Pas dans cet état.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alaric Winchester
Admin Ours Brun
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 10/09/2016
MESSAGES : 393

MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Mer 12 Juil - 19:02


Né dans la rue et baptisé par la violence dès des premiers pas, il devrait pourtant être paré à toutes les possibilités. Il ne devrait pas être surpris, ni même se laisser surprendre par quiconque. Il les a pourtant longuement observés, ces jeunes riches. Ce ne sont pourtant pas les premiers qu'il prend en grippe. Était-il possible qu'il puisse ne pas tout connaître d'eux ? Était-il possible qu'il est mal jugé ? Face à cette tigresse totalement inconsciente et fêlée, il doit se rendre à l'évidence : il a mal calculé son coup. Il l'a sous-estimée. Pour sa défense, la plupart des femmes se sentent faibles et craintives face à n'importe quelle attaque. Surtout la nuit. Surtout seules. Surtout si tard. Surtout dans des rues désertes. Mais la jeune dévergondée ne semble pas craintive. Elle ne semble pas faible. Elle ne semble pas fragile. Au contraire, elle rétorque. Elle attaque. Elle rend coups pour coups. Elle grogne. Elle griffe. Elle cogne. Elle mord. Elle se défend. Et même s'il est l'objet de sa colère et de sa folie passagère, il doit lui reconnaître du cran comme il en a rarement vu - même chez des hommes. Là où certains et certaines auraient tout donné pour échapper au pire, elle n'abandonnait pas. Quitte à être vulgaire, insultante et irritante. Il n'était absolument pas atteint par ses propos, tout simplement parce qu'il se moquait de ce qu'elle puisse penser de lui, mais il connaissait un certain nombre d'hommes qui n'auraient pas hésité à lui briser des dents à trop mal parler. Pendant plusieurs minutes il ne peut que se contenter de l'observer, fasciné, et être amusé bien qu'agacé. Les petites piques sur sa "mère" et sa vie scolaire font légèrement tilt dans sa tête et, bon sang, il n'aurait pas hésité à lui foutre son poing dans la gueule si elle avait été un homme. Il n'a pas de parent. Il n'a jamais eu de parent. Il n'a personne. Il est seul. Il doit se construire seul. Sans rien. Quand elle a tout. Mais plutôt crevé que de se dévoiler. " T'es plus cinglée que tu n'en as l'air, princesse. T'as plus de couilles que tous mes potes réunis, faut bien l'admettre, et rien que pour ça, je... " mais il n'a pas le temps de terminer, qu'elle le surprend de nouveau en fonçant sur lui. Décidément, il ne comprenait rien aux femmes. Quand il pensait parvenir à les cerner, elles arrivaient encore à lui prouver qu'il n'avait rien compris. S'il préférait ne jamais lever la main sur une femme - et dieu savait que plus d'une l'aurait mérité dans le passé - il ne lui fallut pas plus de 2 secondes avant de considérer la jeune femme comme un adversaire à sa taille. S'il ne frappa pas aussi fort que si elle avait mesuré 2 mètres et pesé 90 kgs, il la sentir encaisser les coups comme une grande. Il avait le dessus, sans surprise, mais elle ne l'avait certainement pas manqué non plus. Il pouvait déjà entendre ses potes rire et se foutre de sa gueule pendant des semaines, voire des mois. Agacé et sincèrement énervé de la situation, il parvint enfin la bloquer. Elle gigotait de plus belle, invaincue. " Tu continues de parler comme si j'avais une mère à insulter, " qu'il lui balance à la gueule pour lui faire comprendre qu'elle s'acharne pour rien. Il était orphelin, quand elle avait ses deux parents. Il était seul, quand elle était entourée. Il était pauvre, quand elle avait tout ce qu'elle désirait. Il n'avait rien à perdre, quand elle avait tout. Il ne peut s'empêcher de rire à l'idée de la tuer. " Tu serais déjà morte. Plusieurs fois, " qu'il rétorque la terrible vérité. " Désolé, mais t'es pas franchement mon genre. Par contre, ta bagnole... " qu'il ose la provoquer avec une petite mimique évocatrice. Mauvais plan. Qui lui permet de reprendre le dessus et de lui péter le nez par-dessus le marché. Il jure. Il crache le sang. Il la maudit. Il la hait. Il l'aperçoit qui court. Qui rentre dans sa voiture. Et qui fait crisser les pneus sur le béton - comme une furie qu'elle est.

Quelle femme !

***

Il n'aurait eu absolument aucun mal à la retrouver s'il l'avait désiré. Après tout, il connaissait les pires magouilleurs et malfaiteurs de la ville. Mais malgré ses diverses tentatives de vols et de méfaits, il était à un tournant de sa vie, duquel il n'était pas totalement préparé. Encore moins prêt. Dan l'avait recueilli sans rien exiger de lui, mais il n'était pas dupe. Tôt ou tard, il le laisserait tombé, comme tout le monde avant lui. Aussi devait-il penser à sa vie, à lui et et son avenir. Et quand il pensait au futur, il ne voyait rien d'autre qu'un bon pactole lui permettant de finir sur une plage aux Bahamas. Le fric lui ouvrirait plus de portes que ne pouvait le faire Dan ou quiconque. Il n'avait besoin de personne. Il se débrouillait depuis toujours et il n'y avait pas de raison que ça change. Ça ne changerait jamais. Il s'était fait à l'idée. Au diable tous ceux qui osaient le faire espérer. Lui faire croire. Aux possibilités. En attendant, il n'y avait rien de mal à en profiter. Il avait un lit. De quoi manger. C'était suffisant. Et sympa. Dan ne posait jamais de questions. Il ne lui demandait jamais ce qu'il faisait de ses journées, il lui proposait juste de l'aider à quelques travaux au garage. Il ne lui demandait jamais où il allait, juste qu'il ne fasse pas de bruit en rentrant et qu'il pense à donner ses croquettes au chien. Il ne lui demandait pas où il avait eu ces bleus, juste qu'il évite d'apporter ses ennuis à la maison. Ric devait bien l'avouer. Le vieux l'impressionnait. Et plus le temps passait, plus le respect s'installait.

Il aurait pu la retrouver facilement. Mais il avait choisi de ne pas donner suite. Le monde était suffisamment petit pour que leurs chemins se recroisent. Oui. Le monde était définitivement petit, pense-t-il alors qu'il l'aperçoit au loin, assise sur un banc et perdue dans ses pensées. La tentation est trop grande. Pourtant, elle pourrait crier. Elle pourrait lui refaire son numéro de folle échappée de l'asile psychiatrique. Mais il en doutait. Elle l'aurait également facilement retrouvé si elle avait voulu donner suite. Son visage n'était plus inconnu. Sa voix non plus. Le nez encore noir de son coup de tête et la joue encore marquée par ses griffes acérées, il s'installe lentement à ses côtés. Attendant pertinemment qu'elle daigne le regarder. Et le reconnaître. Il doit l'admettre, il adore percevoir la peur dans son mouvement de recul. Comme il apprécie sa répartie. Il ne sourit pas. Il ne rit pas. Il se contente de la regarder, intensément. Comme s'il tentait de sonder son âme ou de lire dans ses pensées. " En fait, " dit-il alors de sa voix grave, " je marchais tranquillement. Quand je t'ai aperçue. Je crois que le destin veut qu'on se fasse un round 2, toi et moi, " qu'il ose plaisanter ouvertement. Nullement gêné de l'avoir agressée quelques jours plus tôt. Leurs blessures se méritaient. " Alors, princesse, " qu'il continue en plantant son regard ténébreux dans le sien, " si je demande gentiment, tu me donnes les clés de ta voiture de luxe ? "

Il n'a plus aucune intention de la lui voler, réalise-t-il soudainement. Plus amusé par le hasard des choses. Cela dit... Il aurait vraiment envie de la conduire.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lou Morland
Admin Karaté Kid
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
MESSAGES : 5773

MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Dim 30 Juil - 10:21

Elle adore se battre Lou. La baston ça la connaît. Et fort heureusement, papa Morland lui a dit oui lorsqu’il lui avait demandé ce qu’elle désirait faire comme activité annexe à l’école. A l’époque, il avait dû s’attendre à ce qu’elle lui dise du piano, du théâtre ou une activité de femmelette. Aussi, quelle ne fut la surprise du père lorsque l’enfant avait dit de sa voix enfantine qu’elle voulait faire de la boxe. Ou du krav-maga. Ou du karaté. Sa mère s’est exclamée dans un hurlement digne d’une actrice, effarée à l’idée que son unique fille, sa petite princesse chérie puisse vouloir faire un sport de garçons. Non non, Lou Morland devait faire quelque chose de précieux. Pourtant, la petite fille n’a pas lâché prise à ce moment-là, il était hors de question qu’elle se tape une activité de gonzesse. Elle voulait apprendre à se battre. Et au bout de quelques de négociations, après avoir vanté les mérites du self défense, Lou a été autorisée à pratiquer du karaté. Et du piano. Ça, malheureusement, elle n’a pas pu y déroger. Mais l’avantage, c’est que Lou sait autant jouer du piano en caressant les touches avec douceur que de latter son prof de karaté en utilisant tout un tas de technique apprise. Aussi, elle s’en donne à cœur joie avec ce type. Il est plus fort qu’elle et ses coups font mal. Mais Lou est une fille – si si je vous assure – et elle a, de ce fait, un cerveau machiavélique, usant de toutes les insultes dont elle est capable, apprenant sur le tas que les insultes motherfucker ne servent absolument à rien. Alors, elle utilise la technique du charme. Lui, avoue qu’elle n’est pas son genre. Ça la vexe profondément sur le coup mais ça lui donne suffisamment de force pour lui décocher un violent coup de boule où elle sent le craquement sinistre résonner. Elle a le temps de prendre la fuite, de courir comme elle peut. Malgré la douleur. Malgré les muscles endoloris. Malgré qu’elle n’a pas pu lui trancher la tête comme dans Highlander, c’est dommage, elle aurait aimé recevoir les éclairs. Mais hélas, c’est partie remise. Elle fuit, monte dans sa voiture et craint déjà de se faire remonter les bretelles par ses parents. Ce n’est pas grave, ceci dit, les excuses bidon, ça sert à ça.

***

Cependant, elle ne s’attend pas à revoir le type. Encore moins qu’il vienne s’asseoir à côté d’elle. Si Lou avait été prise en train de manger un burrito, elle l’aurait immédiatement recraché de surprise. Non mais il fout quoi lui ? Le mouvement de recul a été plus fort qu’elle. Stoïque. Elle aurait dû rester stoïque. Mais non, il a fallu qu’elle bouge. Et il a dû le remarquer. Il a l’air assez content de lui ce gougnafier. Alors, elle raille. C’est tout ce qu’elle peut faire. Elle attend la mort avec élégance, elle sait qu’il va lui faire la peau. Alors autant user de bagout encore une fois. Le « princesse » ressort à l’attention du type. Ça lui va bien de l’appeler ainsi et puis, elle l’attaque au niveau de ses blessures, de son nez ayant pris un sacré coup. Elle est satisfaites Lou. Elle s’est battue comme une diablesse. Ils sont donc assis l’un à côté de l’autre, tandis qu’il explique qu’il marchait tranquillement et qu’il l’a aperçue. « Mais quel magnifique hasard chaton ! » S’exclama-t-elle avec un rictus méprisant. Sinon, elle est carrément dans la merde. Elle ne peut s’enfuir qu’en courant sur les mains, tellement ses jambes crient et protestent depuis quelques jours déjà. Le round 2. Elle ne se sent pas prête du tout, ok ? Seulement, elle préférerait se faire arracher toutes les dents sans anesthésie plutôt que de l’avouer. Il est hors de question. De toute façon, elle s’insurge déjà lorsqu’il l’appelle princesse, demandant si elle est prête à lui filer ses clefs de voiture. La voilà qui pivote, oubliant ses côtes endolories : « ARRÊTE DE M’AAARRRGHH… » Braille-t-elle en se tenant une côté, se pliant légèrement et gémissant ensuite « Bobo… » Dans la posture de son corps, elle s’est voutée, sa tête étant appuyée sur le bras du type. C’est qu’elle peut paraître mignonne ainsi. Mais là, c’est douloureux, elle s’est tournée trop vite et putain, ça l’énerve. « Je… Ne te passerai pas mes clefs de voiture !!! » Finit-elle par dire en relevant un regard noir vers le gars et en se redressant doucement comme si elle était âgée de quatre-vingt-dix ans. « Et je continuerai à me battre… Jusqu’à la mort ! » Finit-elle par dire. Elle n’abandonnera pas. Jamais. D’ailleurs, elle en profite pour secouer légèrement la tête tout en essayant de reprendre une posture adéquate pour que concorde les mots s’ensuivant « Je te montrerai comment meurt une reine, idiot ! » Elle pousse un soupir blasé. Non mais cette situation ça l’agace profondément. Elle n’aurait pas cru imaginer se retrouver ainsi. C’est là qu’elle se rend compte qu’elle se croit un peu trop souvent invincible, qu’elle aurait dû rester entourée de monde plutôt que de s’adonner au plaisir solitaire de s’asseoir sur un banc dans un quartier qui craint la nuit. « Ty serais un sacré enfoiré de t’en prendre à une nana blessée. Tu n’as pas lésiné tes coups Princesse ! » Finit-elle par dire, tout en jetant un œil à côté d’elle. Peut-être que si elle s’enfuit en claudiquant ? Mauvaise idée. Le mieux est d’attendre qu’un passant arrive et qu’elle hurle mais l’allée est déserte, putain ! ça la soule et le premier qu’elle rencontre, il se peut qu’elle le morde plutôt qu’elle réclame son aide. Pour l’instant, elle se contente de le faire parler afin de gagner du temps. Il ne lui reste que ça. Parler. « Et sinon, tu t’appelles comment sac à chiasse ? » Demande-t-elle d’un ton mi-curieux, mi-méprisant. Sa présence ne lui déplaît pas pour ainsi dire. « Moi c’est Lou, mais tu peux m’appeler Dieu ou Maître. C’est comme tu veux ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alaric Winchester
Admin Ours Brun
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 10/09/2016
MESSAGES : 393

MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Lun 7 Aoû - 15:46


Aussi étonnant que cela paraissait – et il était le premier surpris – elle le fascinait. Elle l’amusait. Beaucoup. Il ne pouvait s’empêcher de l’observer, dans chaque mimique. Dans chaque geste. Dans chaque réplique. Elle était extraordinaire, et ce fut tout ce qu’il put penser. Elle était blessée – et il se fouettait intérieurement d’être à l’origine de ces blessures, même si elle l’avait forcé à user de ses poings – mais elle usait de des mots aussi habilement qu’elle avait utilisé ses griffes et ses jambes l’autre soir. Elle ne semblait pas prête à abdiquer. Elle ne semblait pas prête à se soumettre. Elle ne semblait pas prête à abandonner. Et bien que cela l’eut arrangé, il devait admettre que c’était extraordinairement fascinant à voir. Jusque-là, il n’avait rencontré que des personnes craintives, tellement qu’elles abandonnaient toutes leurs biens tant que cela leur permettait de ne pas avoir mal. Mais la jeune étudiante excentrique ? Non. Elle se moquait bien d’avoir mal, tant qu’elle ne lui offrait pas ce qui le satisferait. Elle se moquait bien de souffrir, tant qu’elle ne cédait pas. Elle se moquait bien qu’il recommence à user de ses poings sur elle, tant qu’il ne repartait pas avec le sourire aux lèvres et les clés de sa bagnole. Et ça, il ne pouvait que l’admirer. Il n’était pas là pour la frapper de nouveau – même si l’idée pouvait le démanger quand elle le titillait de ces petits surnoms stupides et de son regard provocateur. Il n’était pas là pour véritablement terminer le travail – même si l’idée de repartir au volant d’une superbe caisse de riche était alléchante. Le hasard l’avait placé sur sa route, et le hasard faisait bien les choses : n’avait-il pas droit de rigoler un peu ? N’avait-il pas droit de l’effrayer un peu ? N’avait-il pas droit d’une revanche ? Un peu ? Beaucoup ? Après tout, elle lui avait pété le nez – les couleurs violettes en étaient la preuve – et il pouvait exhiber quelques coups de griffes bien placés également. Alors il l’observa. Longuement. Alors, il l’écouta. Longuement. Jouer la forte. Jouer la guerrière. Jouer le sarcasme. Jouer les tigresses. Il la laissa l’appeler « chaton », et il la laissa s’appuyer contre lui quand la douleur se rappela à elle – et à lui, car même s’il rêvait de la remettre à sa place en la secouant de tous les côtés, il détestait l’idée d’être à l’origine de ce mal-là. Il s’empêcha de rire lorsqu’elle lui dit qu’elle allait lui montrer comment mourrait une reine – rien que ça ? – et il se mordit l’intérieur des joues lorsqu’elle admit qu’il n’avait pas lésiné ses coups et qu’il devrait avoir honte de frapper une femme blessée. A chacune de ses attaques, il aurait pu rétorquer avec joie et avec autant de sarcasme dans la voix, mais il avait préféré jouer la carte du silence et de l’attention – parce que c’était fascinant à voir. « Pour une gonzesse qui a peur de recevoir de nouveaux coups, t’as la langue bien pendue, princesse, » qu’il finit par lui dire après qu’elle l’eut appelé – osé l’appeler ! – sac à chiasse. « Détends-toi et sors-nous ce truc raide que t’as dans l’cul, tu veux, » qu’il lui balance tout aussi naturellement et crument – ils l’étaient plus à un détail près. « J’suis pas là pour te fracasser le crâne ou de défigurer – ce serait tellement dommage d’abîmer cette gueule de princesse, pas vrai ? Alors, Princesse – parce que tu peux toujours rêver, jamais – JAMAIS – tu ne m’entendras t’appeler autrement, puisque tu refuses de me donner les clés de ta caisse de luxe que tu pourrais retrouver en un claquement de doigts, » dit-il en claquant les dits-doigts, « viens donc me payer un coup à boire, » dit-il en se relevant et lui tendant une main, tel un gentleman qu’il n’était pas. D’ailleurs, une fois qu’elle l’eut prise ce n’est sans aucune délicatesse qu’il la fit se lever – rappelant à l’ordre la douleur sourde de ses côtes. Il sourit. Oui. Il sourit. Il aime qu’elle ait mal. « Et si jamais tu oses me rappeler sac à chiasse ou tout autre nom de merdes dans ce goût-là, je te fous la gueule dans les chiottes, ok ? C’est le seul trône digne de toi, Princesse, » qu’il lui dit avec un sourire en coin – plus amusé qu’agacé à présent.

Quelques minutes plus tard, les voilà assis l’un en face de l’autre à siroter leurs boissons respectives. Il y a quelque chose d’étrange dans le fait de partager un coup à boire avec une femme qui vous a rendu coups pour coups. Il y a quelque chose d’étrange à se retrouver dans un lieu public avec la personne qu’on a tenté de volé et qu’on a quelque peu agressé. Il y a quelque chose d’étrange à l’observer les yeux lançant des éclairs. « Si t’avais les yeux revolver, Princesse, tu m’aurais déjà tué plusieurs fois. Je vais vraiment finir par croire que tu es qu’une petite fille pourrie gâtée, pas contente parce qu’on lui a confisqué son jouet fétiche… allez, fais-moi un sourire. Un vrai, » dit-il quand elle lui en adresse un digne d’un film d’horreur. « Hum. C’est moi qui t’ai pété la moitié de la dent, ou bien… ? » demande-t-il avant de rire en la voyant presque affolée à l’idée d’être si « défigurée ». Ils étaient partis pour se faire la guerre dans la joie et la bonne humeur pendant un long moment – et l’idée ne lui paraissait pas si mal en fin de compte.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lou Morland
Admin Karaté Kid
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
MESSAGES : 5773

MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Dim 20 Aoû - 20:41

Si on devait résumer Lou en un seul mot, ce serait psychopathe. A croire qu’elle a été adoptée mais elle ne ressemble en rien au standing que le nom impose. La faute à des parents ayant été trop laxistes avec elle. Ils lui ont laissé faire ce qu’elle voulait, depuis toute petite. Quand ils auraient dû la recadrer, ils se sont contentés de la regarder avec des yeux emplis de fierté et d’amour face à l’enfant, meilleure actrice de sa génération. Ils ont préféré croire leur fille plutôt que la préceptrice lorsqu’un conflit les opposaient toutes les deux – et en général, elle finissait renvoyée sur le champ. Ça, allié à un amour du combat, à un entraînement acharné et une absence de peur de ce fait… Oui, on peut dire que Lou est une psychopathe, qu’elle ne ressemble en rien aux gens normaux, surtout, quand il s’agit de gens censés avoir une éducation, un train de vie aisée. Bien sûr, elle ne manque jamais de le montrer. Lou adore montrer qu’elle est riche. Voiture tapageuse, marques sur les vêtements, et surtout l’attitude de la richou qu’on aime détester. Mais sinon, elle a un bon fond. Mais genre, vraiment tout au fond. Même qu’elle n’est pas si invincible parce qu’elle a compris que désormais, la merde l’enlise, qu’elle devrait se méfier de ce gars. Lou n’est plus en état de se battre et il ne lui reste que la parole. Juste ça pour gagner du temps. C’est pas terrible. Mais c’est tout ce qu’elle a. « Je n’ai pas peur d’abord. » La voix est détachée et elle le fixe d’un air meurtrier lorsqu’il lui conseille de se détendre, confirmant qu’il n’est pas là pour lui casser la gueule, et que jamais, il ne cessera de l’appeler Princesse. Du moins, tant que les clefs de voiture n’auront pas changé de propriétaire. Levant les yeux au ciel, elle ne peut s’empêcher d’ajouter d’une voix blasée. « Appelle-moi donc Princesse et cours toujours, tête de cul ! » Se contente-t-elle de dire d’une voix reprenant un peu contenance. Non mais c’est qu’il ne va pas la faire chier indéfiniment non plus ?! Il ne peut pas dégager ?! Il faut croire que non. Il souhaite même qu’elle lui paye un coup à boire. A ses mots, elle s’étrangle à moitié déjà parce qu’elle le trouve culotté de lui demander de payer un verre et d’autre part, elle a tu une réplique cinglante car finalement, il lui offre la possibilité de s’enfuir en retournant dans un bar bondé. Aussi, saisit-elle sa main sans broncher, en dehors d’une réplique acerbe « Maintenant, tu te fais inviter par des filles. T’es tombé bien bas sac à chiaaaaaiiiieuuuuuuh ! » Rouspète-t-elle au moment où il tire sur son bras, réveillant les membres endoloris. Visiblement, il n’aime pas son surnom. Et il la menace de représailles. « T’as tellement une gueule de paumé que tu dois chier dehors, alors je suis surprise que tu saches ce que sont des chiottes, sac à fientes !! » Et là, elle prend un air innocent ajoutant d’une voix sarcastique « Quoi ? Tu as dit que je ne devais pas dire sac à chiasses ! Pas le reste ! »
Elle le sait, elle est insupportable

***

Et pourtant, c’est face à son pire ennemi qu’elle se trouve, en train de boire un verre, ne pouvant s’empêcher de le fusiller du regard, par moment. C’est drôle, tout autour, les gens s’amusent et elle se contente de l’observer avec une envie de meurtre, qu’il remarque forcément. Il ne peut s’empêcher de demander un sourire qu’elle lui rend de façon ironique. Et là, il ne manque pas une seconde pour lui faire peur lorsqu’il évoque un bout de dent manquante. « Tu mens ! » Dit-elle tout en venant vérifier les dires. Elle vient de se faire avoir, car tout est encore en place. « Ça t’amuse espèce d’enclume !? » Lui crache-t-elle à la figure. Lou, c’est vraiment le genre à s’énerver pour un rien, et à rentrer dans le jeu de la provocation. Sans doute, est-elle un peu naïve. Néanmoins, elle préfère secouer sa chevelure brune avec classe avant d’aspirer un peu de cocktail par le biais de sa paille. « Bon, tu ne m’as toujours pas dit comment tu t’appelais ! Je vais vraiment finir par croire que tu t’appelles Jean-Rodolphe ou alors que tu t’appelles Janice ? Remarque… ça te va comme un gant. » Et pour montrer sa bonne foi, et parce qu’elle ne compte pas passer sa soirée à le dévisager, elle ajoute alors « Je m’appelle Lou. » Ajoute-t-elle d’une voix prétentieuse. « Et arrête de me dévisager, je sais que tu rêves grave de sortir avec une fille dans mon genre. Mais que veux-tu, Princesse, on ne mélange pas les torchons et les serviettes. » Et elle boit au goulot de sa paille dans un bruit de succion se voulant classe tandis qu’elle le fixe d’un œil ironique. « Bon, parle-moi de toi maintenant. Tu fais dans la vie, à part agresser les gens ? » Ouais parce qu’il faut pas oublier que c’est ainsi qu’ils se sont rencontrés.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alaric Winchester
Admin Ours Brun
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 10/09/2016
MESSAGES : 393

MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Hier à 7:42


Tout était préparé. Tout était anticipé. Comme sa son habitude. Il n'était pas extrêmement fier de voler son prochain, mais avait-il le choix pour survivre ? Certes, les familles d'accueil auxquelles il avait eu l'occasion de grandir - un bien grand mot - auraient pu l'aider à survivre. Sans voler. Sans violence. Sans partir à la dérive. Si seulement elles étaient parvenues à le comprendre. A l'entendre. A lui montrer qu'il méritait. Qu'il en valait la peine. Mais Alaric était un jeune garçon qui n'accordait pas sa confiance aussi facilement. Il n'était pas un jeune garçon qui se laissait apprivoiser aisément. Il n'était pas le jeune bambin que toute famille rêvait d'accueillir dans leur foyer. Et Alaric avait été maintes fois déçu. Maintes fois abandonné. Il traînait alors avec les mauvaises personnes. Les mauvaises têtes. Les délinquants. La mauvaise graine. On lui avait appris comment voler sans se faire attraper. Et si de plus vieux que lui avaient proposé de lui offrir une place dans leur rang s'il bossait pour eux, il n'avait jamais accepté, n'accordant sa confiance qu'en lui-même. Il avait volé des personnes au hasard au début. Dans la rue. Dans les transports en commun. Dans les cuisines des restaurants ou fast food. Bientôt les familles lui avaient fermé la porte au nez, ne désirant pas un gamin qui leur apporte des problèmes. Et s'il en avait souffert de ce rejet, il l'avait accueilli à bras ouverts car cela rimait avec indépendance. Quelque part, il avait bien cherché à être rejeté. Mais cette idée lui était alors impossible d'accepter. Il préférait penser qu'on l'abandonnait. Lâchement. Il préférait croire qu'il n'en valait pas la peine aux yeux du monde entier, car après tout il n'en valait vraiment pas la peine. Il avait été laissé à la naissance. Il n'avait été désiré par aucune famille. Il ne trouvait sa place nulle part. Alors il devait bien être arrivé sur cette planète par erreur. Voler était devenu une nécessité. Un besoin. La seule activité pour laquelle il se trouvait un talent inné. Et un moyen de survivre digne de lui. Mais Il ne volait plus dans les transports. Il ne volait plus les personnes qu'il croisait au hasard. Quel mal pouvait-il y avoir à voler un riche ? N'aurait-il pas juste à claquer des doigts pour retrouver ce qu'il perdait ? Voler un riche était moins grave, c'était ainsi qu'il se convainquait lui-même. Il ne faisait rien de bien méchant. Rien d'irréparable. Il avait déjà volé des riches. Simple comme bonjour, sans doute parce qu'ils s'imaginaient intouchables et inébranlables. Et cette nuit, cette nuit il avait jeté son dévolu sur Elle. Pourquoi ? Pourquoi pas ses amis ? Non. Elle semblait plus riche encore. Plus capricieuse. Plus gosse de riche. Alors il avait patienté. Il avait attendu. Et il l'avait approchée tandis qu'elle sortait, seule, pour rejoindre sa voiture. " Donne-moi ton sac et tes clés, " qu'il la menaça de sa voix rauque et neutre. On en lâchait ses affaires pour moins que ça encore parfois. Souvent. Effrayée, elle recula contre le mur du bâtiment qu'elle venait de quitter, hésitant à faire demi-tour et appeler à l'aide. Normal. Instinctif. Mais il lui barra le chemin avant qu'elle n'ai pu esquisser le moindre mouvement. " J'ai dit, ton sac. Tes clés. Tout de suite. " Il avait travaillé son regard de serial killer un nombre incalculable de fois pour savoir qu'il faisait son effet. Qu'il ne lui ferait aucun réel mal, lui seul le savait. Elle, elle devait avoir peur. Elle devait le craindre. Elle devait imaginer qu'il serait capable de tout. Du pire. Alors, la panique dans le regard et la peur dans la voix, elle lui tendis son sac. " Les clés sont dedans, " qu'elle dit d'une voix tremblante. " Prenez ce que vous voulez, ne me faite pas de mal, " qu'elle supplia dans un léger sanglot. Il prit le sac et lui adressa un dernier regard avant de lui tourner le dos et repartir avec son butin.

***

Du moins était-ce ainsi que cela devait se passer. Du moins était-ce ainsi qu'elle aurait dû réagir. Du moins était-ce ainsi qu'il avait imaginé et anticipé la scène. Mais il n'avait eu affaire à une petite fille de riche comme les autres. Il n'avait pas eu affaire à une petite écervelée, trop craintive pour sa vie. Lou était sans nul doute la fille la plus déjantée et la plus tarée qu'il n'ai jamais rencontrée. Et pourtant, il en avait rencontré des pas mal atteintes. La folie, il connaissait. Mais la jeune femme parvenait encore à le surprendre, ce qui n'était pas une mince affaire. " Maintenant, tu te fais inviter par des filles. T’es tombé bien bas sac à chiaaaaaiiiieuuuuuuh ! " qu'elle le malmène encore et toujours, qu'elle rétorque encore et toujours, qu'elle l'insulte encore et toujours. " T’as tellement une gueule de paumé que tu dois chier dehors, alors je suis surprise que tu saches ce que sont des chiottes, sac à fientes !! " Pourquoi ne se sent-il pas du tout offensé ? Pourquoi ses piques le font-ils sourire ? Pourquoi cela l'amuse-t-il ? Il l'ignore, mais c'est le cas. Il ne parvient pas à prendre la mouche face à ses insultes et ses injures. Au contraire. Il trouve ça presque charmant. " Quoi ? Tu as dit que je ne devais pas dire sac à chiasses ! Pas le reste ! " Comme si elle se serait abstenue de le traiter de quoique ce soit s'il le lui demandait. Il se contente de la regarder, un demi-sourire aux lèvres. Pas menaçant du tout. Pas menaçant pour un sou. Mais ils n'en sont plus là, n'est-ce pas ? " Une si jolie bouche pour de vilains mots, " qu'il ironise malgré tout. " Ça fait mauvais genre, même pour toi Princesse. Les rôles sont inversés, on dirait. JE devrais t'appeler sac à chiasse et merdeuse à papa. TU devrais m'appeler ton Maître et ton Dieu. Après tout, j'aurais toujours le dessus sur toi - quoique ça dépend dans quelle position on se situe, " qu'il continue de la provoquer et de la charrier, non sans un regard équivoque laissant sous-entendre pas mal de choses. C'est qu'elle n'était pas dégueulasse à regarder la Princesse.

***

Elle se sentait tout à coup plus à l'aise. Pas étonnant puisqu'ils se trouvaient dans un lieu public, plutôt rempli de monde, et qu'à tout moment elle pouvait être libre. Il trouvait inutile de lui dire que de toute manière, il ne comptait en faire sa prisonnière. Voir son regard défilé tout autour d'elle, à la recherche de la première échappatoire possible, était amusant. " T'emmerder au possible ? Oui, ça m'amuse énormément. Plus que je ne l'aurais cru d'ailleurs, " qu'il lui dit en souriant. " Bon, tu ne m’as toujours pas dit comment tu t’appelais ! Je vais vraiment finir par croire que tu t’appelles Jean-Rodolphe ou alors que tu t’appelles Janice ? Remarque… ça te va comme un gant. " Il hausse un sourcil, l'air de dire "sérieusement ?" et finit par secouer la tête, désespéré par tant de conneries. " Je m'appelle Alaric. Mais tu peux m'appeler Mon Dieu ou Mon Maître, à ta guise. Les deux sonneraient bien dans cette petite bouche de Princesse, " qu'il ajoute en avalant une gorgée de son poison, sans la quitter des yeux. " Et arrête de me dévisager, je sais que tu rêves grave de sortir avec une fille dans mon genre. Mais que veux-tu, Princesse, on ne mélange pas les torchons et les serviettes, " qu'elle lui balance à la gueule. Il manque de s'étouffer en éclatant de rire. " Princesse, ne prends pas tes rêves pour la réalité. Je ne te regarde pas en espérant secrètement que tu me sautes dessus et qu'on s'envoie en l'air sur cette table, " bien que si, il y pensait fortement. C'était un homme après tout. " J'essaie de comprendre comment j'ai pu manquer ce caractère de merde que tu as. Habituellement, je suis plutôt bon pour cerner les gens. Surtout ceux que je vole, " qu'il ajoute sans aucune gêne. Ils n'en sont plus là, n'est-ce pas ? Il est un voleur, elle une emmerdeuse de fille de riche. Acceptons les choses telles qu'elles sont. " Tiens donc, tu veux que je te parle de moi maintenant ? Ne sais-tu déjà pas tout ? T'as l'air d'avoir la science infuse, non ? " qu'il la charrie de nouveau, sarcastique. " Tiens, jouons à un jeu. Tu devines qui je suis, ce que je fais. Je devine qui tu es et ce que tu fais. D'après toi, que ferait l'homme qui a tenté de te voler dans la vie ? " A vrai dire, il s'intéressait vraiment à l'idée qu'elle pouvait avoir de lui. Elles étaient si souvent fausses en général. " Toi par exemple... tu es la vraie fille à papa. Tu as vraiment besoin de juste claquer des doigts pour obtenir ce que tu veux. Tu n'as jamais manqué de rien, et tu n'en as pas honte, " et il respectait cela, elle avait bien raison. " T'es étudiante - t'as toi, 19-20 ans ? " qu'il demande à tout hasard. " Je ne sais pas ce que tu étudies, mais j'ai bien envie de miser sur l'Art. L'Art d'être une emmerdeuse. L'Art d'être une Princesse qui parle comme un marchand de poissons, " qu'il continue d'énumérer en riant dès qu'elle réagit. Au quart de tour. Bordel qu'il adorait ça. Finalement, elle était bien plus fascinante et intéressante qu'il ne l'aurait cru.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
The night we met [Alaric&Lou]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les Orks d'Alaric - surtout du Goff
» Wednesday Night Raw # 60
» Perfect night ♪
» Snow Night [F, Clan de Glace]
» Monday Night Raw #46 - Carte

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: J'ignore de le savoir :: Des fois, t’as pas un peu envie de pas rien faire ? :: Flashback-