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 The night we met [Alaric&Lou]

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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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DATE D'INSCRIPTION : 16/08/2015
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MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Ven 6 Oct - 20:53

Elle meurt pour lui. C’est une évidence. Ça la prend aux tripes. Ça lui retourne le cœur et l’esprit. Et Lou se sent défaillir à chaque chose. Elle a l’impression d’être prise au piège mais qu’elle s’y engouffre elle-même. Et pourtant, la peur la domine à chaque seconde. Elle a l’impression que si elle venait à trop s’ouvrir, la déception serait cruelle et la chute, douloureuse. L’envie de ne pas souffrir est présente en elle, effleurant chaque millimètre de peaux, la faisant frissonner un peu trop souvent. Ce gars-là, il doit en faire tourner des regards. Et justement, elle s’en méfie. Pourtant, elle l’a connu autrement que par sa beauté. Au contraire, les deux se sont connus à découvert, dans ce qu’ils ont de plus mauvais à partager. La violence. Les insultes. Les coups. Et le peur de trop s’ouvrir et de se tromper. Pourtant, ce soir, durant ce petit repas, Lou découvre une nouvelle facette de sa personnalité, réalise qu’elle peut s’attacher pour ce type bizarre qui ne cesse de déclencher sa colère. Et elle aime ça, autant qu’elle haït cette sensation. Lou croit contrôler mais en réalité, ce n’est qu’une illusion. Elle est foutue, elle le sait. Elle n’arrivera pas à lutter et dans l’aveu étranglée par la peur, elle lui confirme qu’elle ne souhaite pas le voir casé. Elle veut qu’il soit à elle. Entièrement. Sans rien d’autre. Parce qu’elle se promet d’en faire de même pour lui. Dans sa tête, elle sait que tous les humains, qu’elle côtoie, s’effaceront pour ne laisser que Lui, pour qu’ils puissent, ensemble, panser leurs plaies et apaiser toutes ces douleurs. Et apprendre l’amour comme il le lui dit si bien. A ce stade-là, son cœur bat comme un fou furieux et Lou l’observe d’un air grave, les joues rosissant sous l’effet de toutes ces paroles, de tout ce qu’il a envie qu’elle lui donne. Sa rage. Sa violence. Mais aussi ses rires et sourires. Tout ça pour lui, et dans un sens, c’est tout ce que Lou souhaite également. « T’en demande trop là, Princesse. » Finit-elle par dire, fixant la main caressant son poignet. Cette sensation est agréable, elle fait du bien, délivrant de délicieux frissons et il ne caresse que le poignet. Cet homme a un charme hypnotisant et rien que pour lui, elle est prête à tout lui donner comme si c’était écrit, comme si c’était alors la plus parfaite des évidences, « Mais je veux être cette personne-là. » Elle a l’impression que son palpitant va exploser. Mais ce n’est pas grave. La jeune fille découvre les joies d’un cœur qui bat et s’enlise dans les affres de l’amour. Maintenant qu’elle se sait comme prisonnière, elle le suit, peu importe où il décide de l’emmener. Finissant les dernières frites, elle finit par acquiescer à sa proposition de s’en aller. « Allons-nous en ! » Lui dit-elle en se levant. « Et je n’ai pas de couvre feu, mes parents s’en foutent de toute manière. » Bien sûr, sa mère lui fera la réflexion. Un soir de semaine en plus, mais Lou s’en moque. Ce soir est différent, il a un nom : Alaric et c’est suffisant pour aller là où il le souhaite. Lou n’est pas difficile. Elle est juste en train de se transformer en guimauve.

Pourtant, elle ne s’attend pas à la suite. Si au départ, elle s’amuse qu’il n’ait pas sa voiture pour l’emmener, elle est prête à lui filer les clefs. Elle ne s’attend pas à une telle suite. « Hey ! T’as vu la vierge ?! » Braille t-elle quand il lui prend la main. Bien sûr qu’elle rage pour la forme. Il ne suffit que de voir avec quelle poigne, la jeune fille s’agrippe à la main de l’homme. Il est hors de question qu’il se détache d’elle. Et ils se rendent vers une moto. Et si elle croit qu’il s’agit de la sienne, que nenni. Sous ses yeux, elle le regarde crocheter les fils pour faire démarrer l’enfin. « Mais elle n’est pas… » Mais elle se tait en entendant le bruit du moteur et l’invitation d’Alaric à monter derrière. Elle entend aussi le cri de colère du propriétaire se trouvant non loin et courant dans leur direction. Y aller ou ne pas y aller ? Lou hésite déjà mais lorsqu’elle croise le regard du brun, tout doute s’envole et là voilà qui monte comme une folle. « OOOOON THE ROOOAAAAAD !!!!! » Braille-t-elle alors qu’il met les gaz sans plus attendre. Cheveux dans le vent, la brune éprouve une sensation de liberté totale. Elle se sent merveilleusement bien à croire qu’il en faut peu pour être heureux. Elle rit. Elle s’accroche. Elle hume l’odeur du gel douche et du parfum d’Alaric, elle observe la courbe lisse de son visage qu’elle observe sans rien, un sourire de gaga régnant sur son visage. Ils se sont promis d’être là l’un pour l’autre. Et elle prend pleinement conscience que cet homme est sien, qu’il est là pour elle, qu’elle n’est pas seule. Et c’est suffisant pour qu’elle se sente défaillir d’une telle ivresse. Lou a l’impression d’exister pour la toute première fois. Elle n’est pas une Morland. Elle est la Lou qui appartient à Alaric.

Et ils arrivent bien vite sur sur une plage qu’elle reconnait comme étant celle de Venice Beach. Il finit par arrêter le moteur et Lou se défait de cette emprise, heureuse de retrouver la terre ferme. « Putaaaain ! Comme tu lui as dérobé la moto ! Moi, ça ne m’aurait pas plu ! » Elle est hilare en se souvenant de la tête du vieux motard. « Heureusement, tu n’as pas calé, on aurait été grave dans la merde ! » Elle rit encore, complètement allumée par toute cette adrénaline. Faisant face à Alaric, elle l’observe de ce regard brillant et sûr d’elle, tandis qu’il évoque cette balade comme la première d’une longue lignée. La prochaine fois sur sa moto. Et ce « prochaine fois », il est si beau à ces oreilles. Même quand il la défie de lui dire qu’elle n’a pas apprécié la balade. « C’était nul à chier. J’me suis emmerdée à mourir ! » Qu’elle finit par dire en lui saisissant les poignets afin qu’il ne la frappe pas, l’obligeant à se rapprocher. De toute façon, elle est tellement sur son nuage qu’elle ne sentirait aucune douleur. Elle se sent si bien alors. « Maintenant, tu vas t’en prendre à moi, pas vrai ? » Qu’elle lui dit avec cette même lueur de défi régnant dans son regard chocolat. L’étau de ses mains se défait pour laisser le frôlement délicat du bout de ses doigts caresser l’épiderme rugueux, jusqu’à effleurer ses paumes, et permettre l’entrelacement avec ceux  d’Alaric. C’est beau. C’est bouleversant. Avec le soleil qui est en train de jeter ses derniers rayons à l’horizon. C’est presque un cadre rêvé pour se retrouver seuls. Son cœur bat comme un fou et sans un mot, le regard flamboyant et sûre d’elle-même, Lou finit par se hisser sur la pointe des pieds, venant alors déposer ses lèvres contre celles d’Alaric. Il en faut du cran pour une jeune fille de son âge. Elle a beau avoir seize ans. Lou ne connait rien à l’amour, elle n’a jamais embrassé de garçons dans sa vie, du moins pas comme elle l’embrasse lui. Elle est morte de peur même si ça ne se voit pas. Parce qu’alors, elle découvre en ce moment qu’une personne peut compter dans la vie de quelqu’un, de façon encore plus importante que sa propre existence même.

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Alaric Winchester
Admin Ours Brun
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MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Lun 9 Oct - 18:02


Il n’avait pas souvenir d’avoir déjà ressenti ça pour quelqu’un – homme ou femme. Il n’avait pas souvenir de s’être déjà senti en parfaite osmose avec quelqu’un, comme si être avec elle était naturel et logique. Évident. Avec Dan, les choses étaient forcément différentes – son père d’adoption ne lui donnait pas l’impression de courir un marathon à chaque fois qu’ils se voyaient. Avec Dan, les choses avaient évolué progressivement, pas à pas. Avec Lou, c’était la vitesse supérieure. Comme s’il avait pris un train en marche, un train qui roulait à mille à l’heure sans arrêt possible. Avec Lou, il avait l’impression de plonger dans un autre univers. Avec Lou, il avait l’impression que tout était possible. Avec Lou, il avait l’impression qu’il pouvait croire à tout. Avec Lou, il avait le sentiment d’avoir trouvé – étrangement – un chez lui. Cette étrange sensation, qui le prenait aux tripes, ne le quittait plus depuis qu’ils s’étaient rencontrés sur ce banc quelques semaines plus tôt. Cette étrange sensation, qui le prenait aux tripes, ne le quittait plus depuis même ce soir où il avait voulu la voler, l’effrayer et lui avait fait du mal. Cette étrange sensation, qui le prenait aux tripes, ne le quittait plus depuis qu’elle s’était livrée devant le punchingball, sans armure, sans masque, sans prétention. Cette étrange sensation, qui le prenait aux tripes, ne le quittait plus depuis qu’elle était revenue et lui avait balancé qu’il lui manquait. Cette étrange sensation, qui le prenait aux tripes, ne le quittait plus depuis qu’elle lui balançait les pires insultes à la gueule. Il n’était pas certain de comment appeler cette sensation, et il n’était pas certain d’avoir envie de réfléchir à la chose. Ce qui était sûr, c’est qu’il appréciait sa compagnie et qu’il appréciait cette étrange sensation. Ce qui était sûr, c’est qu’il n’était pas du genre à s’attacher et à se livrer à quelqu’un – certainement pas aussi vite, aussi facilement – mais qu’il ne semblait pas perturbé et agacé que Lou soit capable de lui donner envie autant de la secouer comme un pruneau que de la prendre dans ses bras et la protéger. Chaque facette de cette fille le fascinait. C’était aussi simple que ça, et parfois la vie pouvait être aussi simple que ça. Jeune, rebelle et indépendant, Alaric n’était pas habitué à accorder de l’importance aux gens – il pouvait compter sur les doigts d’une seule main le peu de personnes qui avaient gagné sa confiance, son amitié et son éternelle reconnaissance. Et Lou était parvenu à rejoindre les autres en un temps record. C’était sans doute stupide. C’était sans doute ridicule. C’était sans doute voué à l’échec. C’était sans doute une erreur. Mais il plongeait la tête la première, sans hésitation. « T’en demande trop là, Princesse. » « Ça n’existe pas, trop, » qu’il rétorque le sourire aux lèvres. Peut-être bien qu’il en demandait trop. Peut-être bien qu’il était intense. Peut-être bien qu’il était extrême. Peut-être bien qu’elle était trop jeune, et lui trop vieux. Peut-être bien qu’ils étaient TROP pas prêts. Mais peu importait. « Mais je veux être cette personne-là. » Sourire. Caresse. « Tant mieux, » qu’il répond simplement d’une voix rauque et douce à la fois. Il n’y a pas grand-chose d’autre à ajouter de toute façon. Le romantisme, ça ne leur ressemble pas. Se dire qu’ils se plaisent, c’est inutile, leurs pouls respectifs parlent pour eux. Se dire qu’ils se plaisent, c’est inutile, leurs regards et leurs sourires respectifs parlent pour eux. Alaric, c’est pas le mec qui va te dire que t’es belle. Alaric, c’est pas le mec qui va t’offrir des fleurs. Alaric, c’est pas le mec qui va t’inviter à manger dans un restaurant chic. Alaric, c’est pas le mec qui va t’écrire des poèmes. Et Lou, c’est pas la fille qui veut entendre des mots d’amour. Lou, c’est pas la fille qui veut entendre à tout bout de champ qu’elle est belle. Lou, c’est pas la fille qui veut des fleurs. Lou, c’est pas la fille qui veut de la poésie. Lou, c’est pas la fille qui veut bouffer dans un cinq étoiles – nul doute qu’elle a déjà goûté. Alaric, c’est le mec qui l’inviterait à manger et la ferait partir en courant pour ne pas payer l’addition. Alaric, c’est le mec qui la pousserait à enfreindre la loi, ne serait-ce que pour apprécier l’adrénaline – cette adrénaline unique et sensationnelle que l’on ressent. Cette liberté. Alaric, c’est le mec qui t’emmène en balade à moto. Alaric, c’est le mec qui t’emmène sur la plage la nuit, pour profiter des étoiles et de la fraicheur de la nuit. Lou, c’est la fille qui n’a pas besoin d’être courtisée à l’ancienne pour être conquise. A eux d’eux, brisés par la vie à leur manière, ils se comprennent. A eux d’eux, brisés par la vie à leur manière, ils se complètent. « Et je n’ai pas de couvre-feu, mes parents s’en foutent de toute manière. » Lui n’a pas de parent pour veiller sur lui. Elle n’a pas de parents pour veiller sur elle. Lui ne les a pas connus, elle semble invisible aux siens. Si cette révélation le chiffonne, il préfère ne pas s’attarder sur le sujet – ils auraient bien le temps de parler de choses qui fâchent et énervent – elle aurait peut-être même le droit de se défouler contre lui. Pour l’instant, ils ont besoin de partir – loin, et vite. Pour l’instant, il a envie d’un petit coup d’adrénaline. Pour l’instant, il a envie de la faire rêver, de l’effrayer et de lui montrer son monde. « Hey ! T’as vu la vierge ?! » Il ne peut que rire devant son air perplexe et quelque peu outré, choquée de le voir capable de voler aussi aisément une simple mobylette. « Allez, grimpe. Oublie un peu tes bonnes manières et tes airs de Princesse. Le côté guerrière et rebelle te rend plus belle encore, » qu’il lui dit pour la convaincre – non sans sincérité. C’était un mauvais garçon, attiré par la mauvaise graine, la liberté et l’insouciance. « OOOOON THE ROOOAAAAAD !!!! » Alors quand elle se lâche et se libère de ces principes qu’on a dû lui inculquer, elle est sexy. Quand elle éclate de rire et s’accroche à lui, libre et heureuse, elle est magnifique. Ça lui va bien, à Lou. Et y a quelque chose qui se passe dans le ventre de Ric’, quelque chose qu’il ne parvient pas à définir. Et y a quelque chose qui se passe dans le cœur de Ric,’ quelque chose qu’il ne parvient pas à définir. Quelque chose qui le rend heureux. Quelque chose qui le fait sourire. Quelque chose qui lui fait peur aussi. Quelque chose d’indéfinissable. Quelque chose d’indescriptible. Quelque chose d’inconnu.

« Putaaaain ! Comme tu lui as dérobé la moto ! Moi, ça ne m’aurait pas plu ! » Lui non plus, pour sûr. Mais il était passé maître en matière de voler les autres – de petites aux grandes choses. Une mobylette, un jeu d’enfant. La voiture de Lou, il aurait pu l’avoir s’il l’avait VRAIMENT voulu. « Heureusement, tu n’as pas calé, on aurait été grave dans la merde ! » « Parle pour toi. Je cours plutôt vite quand la situation l’exige, » qu’il la taquine – ne sachant pas si elle court tout aussi vite. Cela dit, il a déjà volé. Cela dit, il a déjà couru pour sauver sa peau. « C’était nul à chier. J’me suis emmerdée à mourir ! » Il allait relever les mains pour l’empoigner aux épaules et la forcer à se rapprocher de lui, comme pour la menacer. Mais elle prend les devants et lui retient les poignets, la forçant Elle à se rapprocher dangereusement d’elle. Mais ça ne lui déplait pas du tout. Qu’elle prenne le contrôle ne lui déplait pas du tout, au contraire. C’est excitant, c’est grisant, c’est puissant. Ce sentiment d’être quelqu’un pour une autre personne. Ce sentiment d’être important aux yeux de l’autre. Ce sentiment d’être unique aux yeux de l’autre. Ce sentiment d’appartenir à quelqu’un. Parce qu’il lui appartient, à cet instant. Parce qu’elle lui appartient, à cet instant. Peu importe que ce soit mal. Peu importe que ce soit fatal. Peu importe que ce soit une erreur. « Maintenant, tu vas t’en prendre à moi, pas vrai ? » Vrai. Elle ne pouvait pas être plus dans le vrai. Et s’il a l’impression que son cœur va éclater d’un moment à l’autre. S’il a l’impression que son souffle est coupé et le restera jusqu’à la fin de sa vie. S’il a l’impression que le temps s’est suspendu. S’il a l’impression qu’il n’y a qu’elle, que lui, qu’eux sur cette plage abandonnée éclairée par la lune seulement. Il sent les mains de Lou dans les siennes, et c’est rassurant. Il sent ses longs doigts fins – capables du pire comme du meilleur – lui caresser les paumes. Il sent sa fragilité. Il perçoit sa fragilité. Il perçoit son innocence. Il perçoit tout à travers ce qu’elle lui montre. Elle se livre, silencieusement. Elle s’abandonne, silencieusement. Et cet état de fait le bouleverse bien plus que tout le reste. Jamais personne ne s’était abandonné pour lui, avec lui.

Il a déjà connu des femmes. Il en a déjà embrassé un certain nombre. Il a déjà couché avec un certain nombre. Mais jamais aucune n’avait été innocente. Jamais aucune n’avait été sauvage. Jamais aucune n’avait été Lou. La voir se hausser pour venir chercher ses lèvres – SES LÈVRES – lui coupe le souffle un instant. C’est qu’elle a du cran, Lou. C’est qu’elle jure comme un bonhomme, elle parle comme un bonhomme et elle a des tendances psychopathes. Mais elle l’embrasse comme une femme. Elle l’embrasse comme une première fois. Elle prend un risque. Elle saute dans le vide. Elle plonge, sans hésiter. Elle tremble. Elle frissonne. Il le sent. Et si l’envie de la prendre dans ses bras et d’approfondir ce baiser timide et délicat le prend aux tripes, il résiste et il prend son temps. C’est doux. C’est tendre. Le silence n’est brisé que par les vagues qui s’échouent derrière eux. Elle finit par reculer légèrement, mais leurs souffles sont encore mêlés l’un à l’autre. « Oui. Je vais m’en prendre à toi, » qu’il finit par lui dire doucement. « Mais je te promets d’être gentil, » qu’il conclut avant de sourire et de reprendre ses lèvres plus passionnément. Baiser auquel elle répond et s’abandonne, sans regret, sans hésitation. Alors cette fois, il ose. Cette fois, il l’entoure de ses bras. Cette fois, il la tient fermement. Cette fois, ses mains plonges dans sa chevelure. Cette fois, il goûte à ses lèvres et cette bouche rebelle comme il en a longtemps rêvé. Cette fois, il laisse libre court à son envie d’elle. Et quand il la sent trembler et frissonner plus que de raisons, quand il la sent perdre le contrôle, il abandonne ses lèvres pour poser son front sur le sien. Parce que si c’est pas un mec romantique, ni l’homme d’une seule femme, c’est un mec respectueux. « Mouais, » qu’il dit finalement au bout de quelques secondes, une fois que son cœur parvient à reprendre un rythme plus régulier. « C’était pas mal, » qu’il dit d’un air détaché pour la faire enrager. Ce qui marche à la perfection, car elle lui assène un coup magistral dans l’abdomen, coup qu’il parvient à anticiper suffisamment pour ne pas être plier en deux. Il rit de sa fureur et de sa rage avant de la coincer entre le muret et lui. « Tellement pas mal que j’ai envie de recommencer, Princesse, » qu’il achève en se penchant pour l’embrasser de nouveau – mais elle recule. Il recommence, mais elle tourne la tête. Il recommence, mais elle tourne de l’autre côté. Vraiment ? Il pose ses lèvres dans son cou – puisqu’elle ne lui laisse pas le choix, et le mordille légèrement, appréciant son odeur et la douceur de sa peau, qui contraste avec son caractère de feu. Ses mains serrent les siennes comme si sa vie en dépendait, et elle se fait plus molle et plus réceptive entre ses bras. « Tu vois, là j’ai le cœur qui va exploser. T’es la seule à avoir cet effet-là, » qu’il lui dit, sincèrement, contrastant avec sa blague vaseuse quelques secondes plus tôt. « La seule à l’avoir jamais eu, » qu’il lui confie. Parce que c’est vrai. Parce que c’est réel.


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Lou Morland
Admin Karaté Kid
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MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Mer 1 Nov - 10:38

Lou est heureuse. Elle se sent être comme un phénix, renaissant de ses cendres et découvrant qu’il est possible de croire en autrui. Que cette personne existe dans ce monde, qu’elle lui est destinée. Aurait-elle pu croire qu’elle prendrait le visage d’un homme ayant voulu la braquer ? Non, jamais. Personne ne peut croire à cette éventualité si tordue. Et pourtant, c’est le cas. Elle découvre qu’il est possible de trouver son alter ego en cet homme, celui qui sait lui faire connaître tant de sensations, passant du sentiment le plus négatif au plus positif. De la haine à un coeur battant un peu trop fort. Lou se sent être sereine. Elle a peur mais elle se sent invincible. Et alors que le manque d’expérience parle pour elle, qu’elle paraît être nulle dans le domaine, elle prend les devants, osant déposer un baiser sur ses lèvres, se hissant sur la pointe des pieds. Elle ne fuit pas. Elle s’affirme. Elle ne se dérobe pas. Elle se sent alors être une reine dans ce monde, être la personne de quelqu’un. Et ça n’a pas de prix à ses yeux. Lorsqu’elle se détache de lui, Lou retrouve face à elle ce visage qu’elle croit haïr. Tourner les talons pourrait être une bonne idée et pourtant, ses jambes sont en plomb. Elle n’arriverait pas à s’en aller. Et puis, de toute façon, il ne lui en laisse pas le choix. Il prend la parole et les quelques mots lui provoquent déjà des frissons. Ça, et juste après, elle est traversée par des frissons la parcourant intensément. Lou se sent si aimée alors. C’est indescriptible. Comment peut-elle penser à de l’amour alors qu’il s’agit de leur troisième rencontre, que les deux premières n’ont pas été les plus tendres ? Et pourtant, ça lui paraît si évident. Ainsi, c’est ça ce sentiment... Elle le découvre sous un nouveau jour... Sous un angle qu’elle ne connaît pas, se laissant être enlacée comme jamais personne ne l’à prise dans ses bras. Une étreinte. Un souffle brûlant rejoignant un autre. Et un baiser d’une rare intensité. Si elle s’écoutait, Lou se mettrait à pleurer. Parce qu’elle est émue, parce que son coeur est semblable à celui d’un nounours en chocolat. Ses mains s’agrippent dans le dos de l’homme, osant se tenir au tissu, raffermissant la proximité de cet échange indécent. Mais au delà de cela, sous ce soleil couchant, l’instant est si romantique. Lorsque leurs lèvres se séparent, Lou est ensorcelée. Elle observe Alaric en souriant doucement, timidement. Point de moqueries dans le regard. Point de remarques acerbes.

C’est juste lui qui rompt la magie en évoquant leur baiser comme étant « pas mal ». La réaction est instantanée. Le sourire disparaît pour laisser place à une expression choquée. Oui, elle est outrée. « Pas mal !? » Qu’elle répète en le fixant d’un air ne laissant rien présager de bon. Pourtant, il sourit. Il se moque c’est certainement ça. Pourtant, Lou se sent atteinte dans sa fierté. Alors qu’elle est en train de lui offrir son coeur, elle ne peut croire qu’il agisse ainsi. Et le geste part aussitôt, il l’évite au mieux mais elle n’y va pas à fond non plus. Après tout, elle n’y va pas aussi fort qu’elle le voudrait. Pourtant, elle sourit, ne pouvant résister indéfiniment au charge ravageur de l’homme, la bloquant contre ce muret. Elle fond en se sentant en colère. Elle essaye de bouder en esquivant l’assaut de ses lèvres en ne sachant qu’elle ne résistera pas trop longtemps. Pourtant, son visage se tourne et se retourne pour éviter le contact avec sa bouche tentatrice. Pourtant, il insiste finissant ainsi sa course folle dans son cou, enflammant le cœur et étouffant l’esprit de tout sentiment négatif. Les mots qu’ils prononcent sont forts. Ils sont purs. Elle se sent rougir et à la fois être terriblement faible. Elle ne peut pas lutter. « Espèce de con... » Qu’elle murmure, le souffle tendre. « J’y veillerai avec le plus grand soin. Parce que je sais qu’il est aussi fragile que le mien, parce que je t’attendais depuis si longtemps... » Ses mains finissent par se poser sur le visage, qu’elle caresse doucement  avant de l’embrasser avec fougue, scellant cette promesse d’être là, l’un pour l’autre, de refermer les plaies et d’être heureux. Tout simplement.

***

La vie a changé pour elle. Depuis combien de temps sort-elle avec Alaric ? Lou dira qu’elle n’en sait rien, qu’elle n’est pas niaise, que compter les jours c’est pour les connes complètement stupides. Et pourtant, en son for intérieur, elle sait que ça fait un mois, trois jours, six heures et trois minutes. Elle est folle de lui, tait ses déclarations d’amour mais ne lui dit pas moins des je t’aime enflammés en venant l’enlacer avec force comme si elle tenait à lui briser les côtes. A lui seul, il a changé sa façon d’être. Un peu adoucie mais pas moins démone. Elle l’emmerde parce qu’elle aime ça, qu’il en fait de même et que se chercher, c’est mieux que tout. Mieux que la vie même. Lou a fait d’Alaric, le dieu de son existence, la quête du Graal, la paix suprême. Elle a arrêté de sécher les cours. Elle a envie d’être quelqu’un de bien pour lui, essayant de donner le meilleur d’elle-même. Ça demande un effort important parce qu’elle n’est pas habituée à tout ça. Et pourtant, elle attend le bon moment pour s’offrir à lui, pour se donner entièrement. En attendant, elle a pris de nouvelles habitudes avec lui. Comme par exemple de le rejoindre à son entraînement et de l’observer faire. Le spectacle est beau pour se rincer l’œil entre deux devoirs qu’elle effectue, assise dans un coin. Le coup d’œil est discret mais fréquent. À chaque fois, elle a ce même sentiment de fierté : c’est son homme. Le sien et personne ne lui prendra. Possessive vous avez dit ? Carrément. Les réactions à l’excès sont maîtrisées avec soin par la jeune fille. C’est bien simple. La moindre nana qui approche, Lou la bouffe mais heureusement, ici, il n’y a que des hommes. Et un endroit dont elle se sent être chez elle. Lorsque les deux hommes s’octroient une pause, Lou pose alors ses devoirs, avançant vers le ring. « T’es mou ce soir, princesse. T’aurais pu esquiver plein de coups ! » Faisant claquer sa langue, elle finit par sourire et ajoute d’une voix taquine « Je crois que le fait de ne plus se battre ensemble, t’a complètement ramolli les muscles. Faut peut être que je te remontre la technique. Vieillirais-tu mon amour ? » Dit-elle en exhibant son biceps musclé. Toujours le taquiner, c’est le B-A-BA du couple Morlanchester.
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Alaric Winchester
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MessageSujet: Re: The night we met [Alaric&Lou]   Mar 14 Nov - 17:22


Etre heureux était un concept nouveau pour Alaric. Tellement qu’il se demandait si cela était normal. Si cela allait durer. Etre heureux était un concept qu’il avait cherché pendant longtemps gamin, qu’il avait abandonné il y a un moment adolescent. Etre heureux était un concept qu’il ne maîtrisait pas du tout. Etre heureux était un concept auquel il avait du mal à s’habituer. Il marchait à tâtons. Il marchait à l’aveugle. Il avançait pas à pas. Il n’y avait rien de simple dans sa relation avec Lou, non seulement parce qu’elle était unique en son genre mais également et surtout parce qu’ils étaient tous deux abîmés par la vie et leur passé. Et parallèlement, c’est ce qui rendait leur relation passionnante et explosive. C’est ce qui les rendait plus forts. C’est ce qui les rendait heureux. Il était possessif. Il était jaloux. Il était brutal dans sa façon de l’aimer. Il respirait la force et l’incertitude. Elle était tout aussi possessive et jalouse, et n’hésitait pas à sortir les griffes – que ce soit envers celles qui osaient l’approcher ou envers lui pour oser leur adresser un sourire ou le moindre geste douteux. Il avait beau ne voir qu’elle, ne penser qu’à elle, rien ne pouvait empêcher la tigresse de s’enflammer. Mais loin d’être terrifié et choqué par son attitude, il adorait la voir perdre le contrôle. Il adorait la voir si possessive envers lui. A ses yeux, il n’y avait pas meilleure façon de lui prouver son attachement, son amour et la promesse qu’elle ne le quitterait pas. Et il n’agissait pas différemment avec elle, car à ses yeux il n’y avait pas meilleure façon de lui prouver son attachement, son amour et la promesse qu’il ne la quitterait pas. Ils ne se disaient pas « je t’aime ». Ils ne se lançaient pas des mots d’amour. Ils ne s’écrivaient pas des poèmes. Ils ne se projetaient pas dans l’avenir, à s’imaginer dans une maison avec une famille à eux. Ils étaient jeunes. Insouciants. Libres. Rebelles. Ils profitaient de l’instant présent. Ils profitaient de l’un, de l’autre. Ils se chamaillaient. Ils s’envoyaient des pics à tout va. Ils se moquaient de l’un et de l’autre. C’était l’amour vache. Mais c’était l’amour véritable – celui qui dévaste tout sur son passage et qui vous fait faire des choses que vous ne vous croyez pas capables de faire. Oui, il aurait décroché la lune si elle le lui demandait – en ronchonnant et en lui disant clairement qu’elle lui cassait les burnes. Mais il le ferait. Oui, il aurait été prêt à voler pour elle – certes, c’était un jeu d’enfants pour lui mais il ne le faisait jamais pour personne d’autre que lui-même. Alors il le ferait, pour elle. Ils n’avaient pas besoin de se rassurer mutuellement par des mots, ils n’avaient qu’à se regarder et sourire pour se comprendre. Leur histoire n’avait rien de poétique, et pourtant elle était unique.

Comme chaque soir après son entraînement, ou presque, elle était venue. Plus d’un mois maintenant qu’ils se fréquentaient et se supportaient – avec affection et conneries – et il ne se lassait pas de la voir venir pour lui. Pour Lui. Plus le temps passait, plus elle s’imposait. Plus le temps passait, plus elle prenait sa place. Plus le temps passait, plus il en était accroc. Et plus le temps passait, plus il la désirait. Il allait devenir fou, pensait-il souvent, mais il était hors de question pour lui de lui forcer la main. Hors de question de prendre quelque chose qu’elle ne serait pas prête à lui offrir. Alors, il patientait. Calmement. Difficilement. Douloureusement. Mais il patientait. Si cela n’était pas une preuve d’amour, rien ne pouvait l’être ! Et parce qu’il pense à elle, parce qu’il est frustré, parce qu’il est tendu, parce qu’il est préoccupé, elle lui balance sa connerie quand il fait une pause dans son entrainement. « T’es mou ce soir, princesse. T’aurais pu esquiver plein de coups ! » qu’elle lui balance, taquine, tandis qu’il la rejoignait. Comme à chaque fois, son parfum envahit son espace personnel et lui donne faim d’elle. Comme chaque fois, sa bouche taquine et moqueuse lui donne envie de la mordre et de la goûter. Comme chaque fois, son regard espiègle lui donne envie de lui montrer s’il est mou. « Je crois que le fait de ne plus se battre ensemble, t’a complètement ramolli les muscles. » Il hausse les sourcils en souriant légèrement. S’ils ne se battent plus comme le premier soir de leur rencontre, ils n’hésitent jamais à se chamailler au point de sortir les griffes pour elle, les crocs pour lui. Oui, leur relation était violente. Brutale. Passionnelle. Et c’était ce dont ils avaient besoin. C’était ce qui les rendait plus forts. C’était ce qui les définissait. « Faut peut-être que je te remontre la technique. Vieillirais-tu mon amour ? » qu’elle se moque encore, fière d’elle et souriant jusqu’aux oreilles. Elle a de la chance d’être en bas pendant qu’il est sur le ring, sans cela elle serait déjà sur son épaule à hurler et le frapper comme si sa vie en dépendait. D’ailleurs, finalement ce n’est pas un projet absurde et impossible. Le voilà qui descend pour mieux lui faire face. Elle recule en tressaillant légèrement mais en ne perdant jamais son sourire et son espièglerie. Non, Lou elle connait Ric. Lou, elle sait sur quel bouton appuyer pour le faire réagir. Et Lou, elle adore quand il réagit. Elle aime cet effet qu’elle a sur lui. Et il mentirait s’il osait dire qu’il n’aimait pas cet effet qu’il a sur elle. « Tu sais que tu finis toujours par regretter de me chercher comme ça, » qu’il dit simplement avant de la soulever aussi aisément que si elle avait été une plume. Elle crie, elle tape comme il l’avait anticipé mais il rigole et il marche jusqu’au vestiaire – vide à cette heure. Il finit par la déposer et elle n’a pas le temps de se rebeller de nouveau qu’il la plaque contre un casier et s’empare de sa bouche avidement. Il n’y a pas de tendresse dans ce baiser, mais il y a de la passion. Une soif d’elle. Un désir puissant. « Si j’osais, je te prouverais que je suis tout sauf mou ce soir, ma belle, » qu’il lui sourit en coin – la classe version Winchester. Il se montre cependant plus tendre et ses bras l’entourent comme pour l’empêcher de disparaitre et de partir. Il a conscience qu’il est sans doute TROP, mais il ne sait pas être autrement. « J’ai l’appart’ pour moi tout seul ce soir, » qu’il lui annonce alors en plantant son regard dans le sien. « Reste avec moi, » qu’il lui demande doucement. « On se goinfre de pizzas et on regarde n’importe quelles conneries à la télé’ toute la nuit si tu veux. Ou encore, je peux enfin t’emmener faire une balade sur MA moto, » qu’il lui propose amusé. « Ou alors, tu peux encore m'aider à me perfectionner pour ce match que je fois absolument gagner dans un mois, » qu'il lui dit en référence à ce match qui pourrait le propulser sur le podium et faire de sa carrière quelque chose de grandiose. Oh, il adorerait avoir d’autres plans – notamment sous la couette – mais encore une fois, il ne ferait jamais le premier pas tant qu’elle ne serait pas prête. « Je t’accompagnerai demain matin où tu veux, » qu’il finit par lui dire pour la convaincre de passer la nuit avec lui. Après tout, ses parents ne sauraient sans doute pas qu’elle ne rentrerait pas.

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The night we met [Alaric&Lou]
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