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 Tu étais mon frère, maintenant tu es mort [Ft Chris]

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Jazmin F. Canovas
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DATE D'INSCRIPTION : 15/05/2016
MESSAGES : 113

MessageSujet: Tu étais mon frère, maintenant tu es mort [Ft Chris]   Mar 2 Mai - 15:07

Je lui ai envoyé un sms, il devait me retrouver à l’endroit de la dernière fois, là où il m’a dit qu’on devait arrêter de se voir. Je ne pouvais pas passer à côté de ce que j’ai vécu à cause de lui. Il a mis mes enfants en danger et je ne pouvais pas passer ça, même s’il est mon frère. Je l’attendais, je tournais en rond. Il n’était pas encore l’heure que je m’impatientais déjà, je rageais de devoir l’attendre, lui. Comment peut-on faire ça à sa propre famille ? Celle qu’on dit soit disant aimer plus que tout ? C’est impossible ! Je ne pouvais pas ne rien dire au boulot, mais il reste mon frère et je ne pourrais pas avoir sur la conscience de le mettre en prison. Il y resterait toute sa vie, je lui détruirais les minces chances d’avoir une vie rangée. Mais pour l’instant, je suis beaucoup trop en colère contre lui pour être indulgente. Le mot ‘colère’ est bien trop faible pour exprimer ce que je ressens réellement. Il a intérêt à venir ou je le retrouve et il va amèrement regretter.
Je repense à mon kidnapping, à cet ours qui m’a gardé chez lui, qui ne m’a pas fait de mal, à cette fille qu’il voulait avoir rien que pour lui. Je savais que Chris baignait dans des affaires louches, mais je ne m’attendais pas à ça. J’entendis au loin une voiture qui s’avançait, au fur et à mesure qu’elle se rapprochait, je reconnaissais la sienne. La poussière devenait dense au niveau des roues, des petits cailloux volaient. Pour moi, il représentait cet idéal que je m’étais construit après l’avoir retrouvé qui part en éclat. Idéal qui ne pourra plus jamais existé.

Il s’avançait vers moi, et d’un coup, certainement sous le coup de l’impulsion, je me suis jetée sur lui. Je l’ai poussé aussi fort que possible, je lui hurlais dessus. J’étais tellement en colère contre lui que j’en pleurais. « Comment tu as pu me faire ça ! Putain mais merde ! Je suis ta sœur ! Tu m’as mis en danger comme tu as mis mes enfants en danger ! Tu ne peux pas savoir à quel point je te hais, tu m’as tellement déçu. Et ne dis pas que tu m’avais prévenu ou je te tue. Tu me déçois tellement… » Je reprenais mon souffle, il en a profité pour se relever et faire quelques pas vers moi, sauf que je reculais à chaque fois. « Comment as-tu pu tomber aussi bas ? Maman et papa ne nous ont pas élevé comme ça ! Tu fais honte à toute la famille ! Qu’est-ce qu’ils vont dire en apprenant ça ? Mais tu me fous dans une merde pas possible Chris ! » Les larmes continuaient de couler, aucun moyen de les arrêter. Je venais de perdre mon grand frère et rien ne pouvait me le ramener. Un deuil différent de celui que j’ai dû faire la première fois quand il est parti comme un voleur. Je me souviendrais toujours de papa et maman, de comment ils ont réagi quand il n’a plus donné de nouvelles, ils le pensaient mort, comme tout le monde. Ils se retenaient au moindre indice qui prouvait qu’il était encore vivant. Sauf qu’il n’y avait rien. Ils se raccrochaient au fait que je m’engageais dans le FBI pour le traquer et le retrouver.
« Je devrais te dénoncer, te ramener devant mon supérieur et te foutre en prison ! Si je te couvre et qu’on le découvre, je suis aussi morte que toi et je ruine l’avenir de mes gosses ! T’as été égoïste sur le coup ! Et ne reviens pas me dire qu’on aurait jamais dû se revoir, parce que tu as commencé cette merde quand tu as décidé que tu étais mort pour nous.. » Je hurlais, je ne savais plus parler normalement surtout avec lui. A vrai dire, je ne me reconnaissais plus. Je savais me mettre en colère quand il le fallait, mais là, je ne ressemblais plus à moi. Il m’avait fait traverser tellement d’épreuves que la furie qui sommeillait en moi était en train de sortir. Je pleurais et je hurlais, je me sentais pathétique, mais je ne pouvais pas réagir autrement. Il me faisait ressentir ça, lui, mon frère qui devait me protéger, il m’a mis en danger, moi et ma famille. « Tu n’es plus mon frère. »

Mes yeux n’étaient que haine. Le regarder autrement ? Impossible. J’avais tellement de questions qui se bousculaient dans ma tête, savoir pourquoi il s’est empêtré dans ce merdier pas possible, alors qu’il y avait clairement d’autres options, pourquoi a-t-il choisi l’option de la violence et du meurtre ? Nous somme à présent deux opposés, deux aimants qui ne peuvent plus faire un.
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A. Christopher Canovas
Admin soumis
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DATE D'INSCRIPTION : 11/02/2016
MESSAGES : 218

MessageSujet: Re: Tu étais mon frère, maintenant tu es mort [Ft Chris]   Jeu 25 Mai - 12:44

J’avais redouté ce moment autant que j’avais redouté une confrontation avec Roxanne. Mais je devais y aller, je ne pouvais tout simplement pas ignorer le message de ma sœur qui me donnait rendez-vous au même endroit que la dernière fois, avant qu’elle soit enlevée par Nikolaj, qu’elle soit séquestrée par ce crétin et que tout me pousse  à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour la libérée. Oh si tu savais petite sœur ce que j’ai fait … J’ai tué Roxanne, ma patronne, et j’ai découvert par la suite une petite fille dont j’avais ignoré l’existence. J’avais tué sa mère en tuant Roxanne, j’avais détruit tout avenir de la mère avec sa fille lorsque j’ai appuyé sur la détente … Et ça faisait mal, ça faisait toujours aussi mal alors que je regardais Lola dormir paisiblement. Il lui avait fallu du temps avant de retrouver cet air calme et pouvoir passer une nuit complète sans avoir un seul cauchemar ou avoir un sommeil trop agité. Non, maintenant elle semblait plus calme, on commençait doucement à s’apprivoiser l’un et l’autre même si c’était bien compliqué. Je n’avais jamais eu ce rôle et elle ne comprenait toujours pas qui je devais être pour elle. Roxanne n’aura certainement pas dû lui parler de moi, cette petite fille devait ignorer mon existence tout comme moi je ne savais pas qu’elle était cachée de l’autre côté du monde. Protégée de notre folie, elle ne risquait rien là-bas. Le danger devait être un doux mystère pour elle, l’innocence brillait dans ses yeux bleus, cette couleur dans laquelle je retrouvais le parfait miroir des miens. Je la regardais encore un moment dormir puis la confiait aux bons soins d’une baby-sitter que j’avais trouvé au pied levé. Je pense lui avoir fait assez peur pour qu’elle comprenne qu’elle n’avait pas intérêt à faire le moindre écart de conduite dans ma propre maison. La pauvre gamine était une voisine dont j’avais fait la connaissance en parlant avec ses parents un jour, oui oui, Christopher Canovas à des voisins et parle avec … Si ça ne relève pas de l’imaginaire tout de même, c’est hallucinant de se dire qu’il y a encore quelques mois je tuais des gens au bon vouloir d’une patronne sans pitié.

Mais j’ai pris le volant de ma nouvelle voiture, rien à voir avec cette belle mustang que je possédais à l’époque, elle a rendu son dernier souffle dans ce carambolage, le jour de la mort de Roxanne. Sur ma route, je passais en revue tout ce que ma sœur pourrait me dire, tout ce qu’elle allait pouvoir me cracher au visage comme un venin puissant. Je ne m’attends pas à des paroles d’amour et de remerciements pour l’avoir libérée. C’est à cause de moi si elle s’était retrouvée en mauvaise position et je n’avais cas accepté qu’elle soit en colère ou dans une rage folle. J’ai coupé le moteur tout en la regardant, rien de bon ne dansait dans ses yeux, mais c’était ma sœur et je devais y aller. A peine quelques pas fait, qu’elle commença à hurler, me poussait, je lui prenais calmement les mains pour la repousser tout en gardant cette expression neutre que je gardais pourtant pour les fois où, avec Roxanne, on devait rencontrer l’un de nos clients. J’accusais le coup, les paroles, la haine qu’elle éprouvait, elle parlait de maman et de papa, de notre famille si belle et si pleine d’amour et de tendresse. Non, j’avais plongé le jour où j’ai su que la femme de ma vie avait été tuée par un gang, d’une balle perdue faisait de cette innocente une victime collatérale dont ils se foutaient royalement. « Tu ne t’ais donc jamais demander pourquoi tu n’avais plus de nouvelles Jaz ? Tu es intelligente, je sais que tu avais des doutes. » Je ne préférais pas prendre en considération les paroles qu’elle me jetait au visage, je ne voulais pas entendre ce qu’elle disait tout simplement parce que je savais qu’elle était énervée à propos des derniers évènements. La voir pleurer était déjà une épreuve assez dure. « Jazmin, ma femme é été tuée à cause d’une balle perdue dans un règlement de compte où elle n’avait aucun rôle et je n’étais pas là ! Putain je n’étais pas là ! Alors j’ai juré de les retrouver, de les tuer tous … Jusque maintenant trop peu on payer sa mort mais je continuerais à les traquer, jusqu’au dernier, jusqu’à ma mort. » Ma voix était forte, dure et je ne me laissais pas rabaisser par ce que Jazmin disait. Mais je comprenais sa rage, son incompréhension et aussi comment elle devait réagir. J’accusais coup par coup, me brûlant à l’intérieur, sans pouvoir lui dire que, moi aussi, j’avais des enfants. Ou plutôt une petite fille dont la vie me semblait être quelque chose de suffisant pour essayer de survivre à nouveau, de garder la tête hors de l’eau et de me battre pour elle et non pas pour moi. « Jaz, tu ne pourras jamais avoir suffisamment de preuves contre moi, personne n’en aura jamais car tous ceux qui auraient pu témoigner sont morts. Voilà pourquoi je ne voulais plus te voir, voilà pourquoi tu devais te tenir loin de moi, voilà pourquoi je suis parti sans donner de nouvelles pour vous protéger. Tu imagines si l’un d’eux avait trouvé toute ma famille ?! Il y aura eu des morts, et pas que du côté des ‘méchants’. Plusieurs otages, plusieurs vies et donc en prendre une pour faire avancer les choses plus vite aurait été un jeu d’enfants pour eux. Alors non, je ne me trouve pas égoïste, même si ce n’est certainement pas ce que tu veux entendre. » Je restais dur et froid, distant de ma sœur qui ne pouvait même plus parler normalement mais hurlait toujours de toutes ses forces. Mais après ces derniers mots, cette dernière phrase qui m’a transpercée le cœur de toutes les manières qu’elle pouvait, ça faisait mal, c’était bien joué aussi et je l’avais bien mérité. Mais au lieu de la ramener vers moi, de lui dire ce qu’elle voulait entendre, je devais encore l’éloigner. Car malgré la mort de Roxanne le danger rôde toujours, je suis toujours en vie et même si je fais mon possible pour ma fille, je ne pourrais pas le faire pour deux personnes. Une fois que mon aplomb est revenue, une fois que je me senti assez fort pour parler et donner le dernier coup de grâce à ma sœur, ma petite sœur, celle que je protégerais toujours. « Très bien Jazmin, tu fais le bon choix. » Je restais de glace face à elle.

Mon cœur n’en pouvait plus, j’étais à bout de souffle intérieurement mais n’en montrais rien. Comme j’en avais l’habitude, la personne neutre et froide restait là. Je n’avais apparemment plus rien à faire ici, auprès d’elle … Mais il fallait que je lui dise, il fallait que je lui parle encore un peu. « Tes enfants ne risquaient rien durant ton absence, ils étaient sous protection. Je me suis chargé de tout. Quant à ma ‘patronne’ je l’ai tuée avant que tu sois délivrée. » Je ne savais pas si je devais parler de Lola ou non, de cette petite française dont je suis le père. Je m’approchais d’elle, posant une main sur son épaule et déposant un baiser sur son front, comme j’avais l’habitude de le faire lorsque nous étions gamins et que je cherchais à la rassurer. Puis je fis demi-tour pour retourner vers ma voiture, lançant une fois le dos tourné : « Moi aussi j’ai une fille, mais je ne l’ai su qu’après la mort de Roxanne. Oui, je suis le monstre qui a tué sa mère. » Et pour la première fois depuis bien longtemps une larme perla au coin de mon œil, la statue de glace commençait à fondre et je repris la route avant que Jazmin ne comprenne que j’étais totalement effondré à l’intérieur.
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