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 This is my choice ❅ Vee&Pyair

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Pyair Lucky
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DATE D'INSCRIPTION : 13/02/2017
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MessageSujet: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Ven 5 Mai - 0:41

This is my choice
Vee ∞ Pyair
Ce soir je suis autorisé à sortir. Je suis soulagé, vraiment de pouvoir enfin rentrer chez moi et retrouver un semblant de quotidien. Pourtant quelque chose au fond de moi me laisse... Perplexe. Non c'est bien plus que ça, en fait c'est une sensation de léger vide qui m'envahit. Parce que, alors que je sors de l'hôpital je n'ai personne pour m'accueillir si ce n'est les paparazzis qui prennent plaisir à me prendre en photo en train de tituber pour sortir, les journalistes qui me posent des questions auxquelles je n'ai pas envie de répondre. J'entre finalement dans la voiture. Bon ok, il y a le conducteur garde du corps qui est bien là pour venir me chercher. Seulement, alors que tout ce monde m'entoure, je me sens plus seul que jamais.
Je remarque Sam à l'entrée qui me fait un léger signe. Elle est venue me dire que je pouvais sortir et m'a aidé. Je sais qu'elle n'aime pas l'attention qu'on peut porter sur elle, c'est pour ça qu'elle n'apparaît jamais (ou très très rarement) à mes côtés. Un moment la rumeur a couru que j'avais une petite fille, j'ai dû vite expliquer qu'elle était ma filleule, nuance les gars.
Au bout d'une vingtaine de minutes, je monte dans l'ascenseur, appuis sur le bouton et me voilà en train de rentrer chez moi. Je fixe un point invisible sur les portes de l'ascenseur alors qu'un flash me vient en mémoire. Le regard de cette femme en train de sourire, appuyant sur la détente comme si la vie ne valait rien pour elle, prenant ainsi le droit de vie ou de mort sur quelqu'un. Je ferme les yeux un instant, serrant le poing pour essayer de ne pas trop y penser. J'ai eu le temps d'y songer à l'hôpital, mais je crois que le fait de ne pas être seul m'a aidé à ne pas trop me focaliser là-dessus. On m'a tiré dessus... On a voulu me tuer... Et maintenant que je suis seul, en train de rentrer dans mon salon vide de toute compagnie, je me rends compte que je ne vais pas le supporter. Non je ne veux pas être seul ce soir...
Je me souviens alors que j'avais dû annuler un rendez-vous important pour un magazine, tenue par une femme au caractère insupportable. Allez savoir pourquoi, je me dis qu'elle serait parfaite afin de ne pas me laisser seul...

Vee

Salut Vee, j'espère que tu vas bien ? Dis moi, je viens de sortir de l'hôpital et je voudrais me faire pardonner d'avoir dû annuler notre derniez rendez-vous dans ton bureau. Et puis... Je n'ai pas envie d'être seul ce soir... Tu veux bien venir ?
Si tu ne peux pas c'est pas grave, on se trouve une autre date Wink
Ta star préféré.


Une fois le message envoyé, je décide d'aller prendre une douche. Je suis tout de même soulagé de retrouver mes petites habitudes, mes serviettes de bain, mes savons qui marquent en quelque sorte mon odeur. Une fois que je sors je remets en ordre mes bandages, vérifiant de ne pas avoir ouvert mes points. Finalement je décide de me rendre dans mon bar personnel. Je crois que je vais avoir besoin de boire un petit peu, cela peut servir d'antidouleur en quelque sorte non, et puis cela pourrait m'aider à aller un petit mieux et oublier cette mélancolie qui ne m'a pas vraiment quitté depuis qu'on m'a dit que je pouvais rentrer chez moi.
C'est dans ce genre de moment que je ne peux m'empêcher de penser à elle...
Je repense aux moments qu'on a pu vivre ensemble, à la façon dont elle avait de s'occuper de moi quand je retrais d'un tournage physique, de vouloir me mettre des pansements même hello kitty s'il le fallait afin que je ne me vide pas de mon sang durant la nuit. Je repense à ma volonté de tout arrêter pour elle, pour prendre soin d'elle, pour lui prouver qu'elle n'est pas, et ne sera jamais seule. Et puis je repense à la suite, où je me suis donné corps et âme à ma carrière à tel point que je n'avais presque plus une seconde à moi. C'est ce que je voulais. Je ne voulais pas avoir de temps pour me reposer, pour réfléchir, pour penser. Parce que chaque fois que je fermais les yeux, c'est son visage que je voyais. Chaque fois que je commençait à parler comme j'avais l'habitude de le faire, je me rendais compte que j'étais seul. Chaque fois que je me réveillais et me tournais afin de la serrer dans mes bras, comme chaque matin pendant des années, c'est le vide qui m’accueillait.
Ce vide est encore là, et parfois un peu plus, comme ce soir.
Je me demande ce qu'elle fait aujourd'hui, comment elle va... Il m'arrive aussi de me demander si elle est encore de ce monde... Je pourrais me renseigner, facilement bien sûr. J'ai encore le numéro de son frère. Cependant je n'y arrive pas. Parce que si j'apprends qu'elle n'est plus, je crois que je n'y arriverais tout simplement pas à m'en remettre... A avancer, à l'oublier... Je préfère l'ignorance à la douleur... C'est certainement égoïste, mais je crois que c'est une façon à moi de me protéger. Parce qu'elle a brisé mon cœur... Elle m'a brisé moi tout entier aussi d'une certaine manière et même si je ne le montre pas, je suis encore en mille morceaux.
Je laisse finalement mon regard se perdre sur la ville, la nuit tombant doucement. Je bois à la santé des étoiles, êtres vivants et éclairant le chemin des âmes perdues. Faites qu'elles éclairent la mienne, un temps, une nuit seulement... S'il le faut...
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Venus E. Blossom
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DATE D'INSCRIPTION : 28/09/2016
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Dim 7 Mai - 21:10



Pyair & Venus



This is my choice.



Aujourd’hui, je repassais au peigne fin tout le book, le squelette du prochain numéro du magazine. « SAMANTHAAAA ! » hurlais-je de mon bureau jusqu’à ce que mon assistante daigne ramener son petit derrière taille 38 jusqu’à moi. « Demande aux stylistes de revoir tout le photoshoot de la troisième page. Il ne me semble pas que j’avais confirmé ces ceintures bleu céruléen. » lui dis-je, enfin que dis-je… ordonnais-je à l’asperge qui se tenait en face de moi tout en parcourant les pages du book. Et quand je disais « il ne me semble pas », on pouvait le traduire par « je n’ai pas ». En réalité, j’avais bien confirmé pour ce bleu, Samantha le savait, elle aurait pu ouvrir la bouche pour me contredire, mais elle savait que c’était mieux pour elle de se la fermer et acquiescer. Sage fille. T’façon, c’est soit elle se la fermait, soit elle perdait son poste. C’était comme ça ici. Ça entrait et sortait comme dans un moulin. Après tout, il y avait des centaines de nanas qui rêverait d’être à sa place. Travailler chez « her. » et pour THE Venus Blossom se payait cher et ce n’était pas donné au premier venu. Je passais les pages du book où se trouvait tous les articles à valider pour la parution de ce mois. Je relevais doucement le regard. Bordel, elle était encore là la morue ? « Oui ? » lui demandais-je afin de savoir pourquoi elle restait plantée comme un poireau devant moi, encore dans MON bureau. Et la seule chose qu’elle réussit à répondre ? « Oh. Oui, tout de suite Mademoiselle Blossom. » Je rabaissais le regard, pinçant les lèvres en soupirant. Ça devrait déjà être fait ma petite… Mais bon, passons, la sonnerie de mon téléphone portable me distrayait, par chance pour l’assistante. Un message de Pyair. Pyair… Tiens donc ! Celui-ci n’avait pas envie d’être seul ce soir alors qu’il sortait enfin de l’hôpital, et il avait bien entendu pensé à moi pour partager à sa soirée. Quel plaisir, ça faisait longtemps. D’autant plus que l’acteur avait annulé notre dernier rendez-vous. J’aurais pu être rancunière comme je savais si bien l’être, et le renvoyer paitre. J’aurais pu. Mais non.

« Mon dieu, c’est signé ma star préférée ? C’est Johnny Depp qui m’écrit ? Ah non, ce n’est que toi Pyair... Haha, je rigole ! J’débarque chez toi d’ici une vingtaine de minutes. xoxo. »

Parce que, oui, « xoxo » était une ponctuation indispensable pour toute déesse de la mode qui se respecte. T’es dans le game ou pas chéri. Allez comprendre pourquoi j’acceptais son invitation… D’autant plus que le Pyair Lucky, je ne l’aimais pas plus que ça, voire pas du tout en réalité. Non, il était bien trop… Parfait ? En fait, il était beaucoup trop beau et devait le savoir, il faisait souvent le kéké en sortant des blagues à deux balles, et était bien trop talentueux dans son domaine. Ouais, je n’aimais pas les personnes talentueuses, où est le problème ? Je me levais de mon confortable et gigantesque fauteuil de bureau. Tellement gigantesque que je disparaissais complètement derrière quand je me retournais pour admirer la vue de Los Angeles par les baies vitrées de mon bureau à la décoration sophistiquée, customisé par mes soins les plus délicats. Oui, j’aurais pu devenir décoratrice d’intérieur aussi, mais rédactrice en chef faisait tellement plus classe, vous comprenez. « Je pars. Si quelqu’un veut me joindre, dis simplement que je ne suis PAS joignable jusqu’à demain. » dis-je à mon assistante en sortant de mon bureau et arrivant devant le sien. La demoiselle s’afférait à aller chercher mon manteau et mon sac à main dans le placard situé derrière son bureau, me les donnant dans la seconde qui suivait. Et le « bonne soirée », c’était en option. Merci, cordialement. Et ainsi, je filais, empruntais l’ascenseur en verre du bâtiment jusqu’à l’arrêt dans le parking souterrain.

Garée devant chez Pyair, je me regardais une fois de plus dans mon rétroviseur pour faire une dernière retouche lipstick. Plus c’était rouge, plus c’était sensuel, mieux je me sentais. Le bruit de mes talons aiguilles résonnait dans tout son immeuble, jusqu’à arriver devant sa porte. Porte que je connaissais que trop bien. Parce que j’avais beau le détester, ce n’était pas la première fois que je passais chez lui. Ni la dernière. Mon index vernis se posait délicatement jusqu’à sa sonnette, murmurant d’une voix fluette « Alors chaton, je te manquais ? »


© Ludi.
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Mar 9 Mai - 0:57

This is my choice
Vee ∞ Pyair
Je crois que plus les années avancent, plus la solitude ne me sied pas. Après tout, l'Homme n'est pas fait pour vivre seul, cela a déjà été prouvé à maintes reprises. Bien sûr qu'il existe des personnes qui vivent seul, n'ont jamais de femme/mari, et même si je trouve cela triste, c'est un fait. Et puis ils meurent seuls, point commun avec les autres. Car nous mourrons tous seuls. Et j'aurais pu mourir seul sur ce trottoir alors que cette folle m'a tiré dessus. Le soir, quand je ferme les yeux je ne peux m'empêcher d'entendre à nouveau le coup de feu, je n'arrive pas à oublier la douleur lancinante qui m'a traversé l'épaule. Et puis la peur, celle-ci n'a cessé d'accroître au détriment des battements de mon cœur. Quand je ferme les yeux j'ai l'impression de me sentir happer par le noir sans pouvoir faire quelque chose pour me maintenir à la vie... Cette sensation est terrible, et la seule chose qui m'a permis de bien dormir pour le moment, c'est la morphine que l'on m'a donnée à l'hôpital. Sauf que ce soir je n'aurais pas de morphine. J'ai quelques médicaments pour la douleur mais rien de plus. Et sans même avoir passé une seule nuit tout seul, je me demande juste comment je vais pouvoir faire...
Cela me fait peur dans le fond... Et si je devenais un de ces accro à la morphine, ne pouvant plus me passer de cela, pensant que sans je ne suis qu'une épave... En vérité, je crois que j'ai peur de ce que je pourrais faire si je me retrouve seul...
I can't trust my own mind...
Quand je reçois son sms, je ne peux m'empêcher de rire et croyez-moi, cela me fait un bien fou. Me faire comparer à Jonnhy Deep est vraiment la chose la plus gentille qu'elle m'est dite (même si ce n'est pas vraiment ce qu'elle a fait mais bon, osef). Je suis tout de même heureux de savoir qu'elle va venir me voir et certainement rester avec moi cette nuit.
Je me prépare afin de ne pas trop lui montrer ma faiblesse. Je déteste cela, me montrer faible. Je sais que les filles craquent pour les personnes qui osent montrer leurs sentiments, je n'aime pas cela. C'est certainement idiot, on me dit souvent que je le suis, seulement je n'ose plus m'avancer dans mes sentiments de peur de tomber, même si c'est juste pour montrer que je ne suis pas parfait, indestructible. Je suis tombé déjà bien bas, je refuse de retomber. Ainsi je ne veux pas qu'elle voit mes bleus ou encore mes bandages, du moins pas pour le moments, qui sait après ce que la soirée réserve. Elle verra certainement les points de mon arcade ainsi que mon visage encore un peu tuméfié mais qu'importe. Elle sait ce qui m'est arrivé, elle ne sera pas étonnée je pense. Et puis je crois que ce n'est pas le plus important en cet instant. Je l'ai invité parce que d'un côté ça me fait plaisir de la voir... Bon ok, c'est peut-être aussi que je n'ai juste pas envie d'être seul, même si je dois dîner avec cette femme méprisante et encore plus perfectionniste que moi. Je sais qu'elle va arriver d'ici peu et même si on n'est clairement pas en couple, je ne lui donnerais pas le plaisir de pouvoir critiquer.
J'entends sonner finalement chez moi et je vais ouvrir, souriant à la femme qui me fait face.
- Alors chaton, je te manquais ?
Je lève les yeux au ciel avant de me décaler pour la faire rentrer.
- Manquer est un bien grand mot. Disons que ton joli minois me permet de passer une soirée beaucoup moins ennuyeuse que de me parler à moi-même, bien que je sois vraiment sympa et que j'aime passer du temps avec moi.
Ok je dois vraiment me taire. J'ai presque envie de me gifler de ma bêtise. A la place je secoue la tête et me décale pour pouvoir la laisser rentrer dans mon appartement. Je referme la porte et me dirige naturellement vers le salon.
- Dis moi tu veux boire quelque chose ? J'ai besoin d'un whisky, je murmure avant de me diriger vers ma cuisine américaine.
Je me sers mon verre et finalement commence à boire une gorgée.
- Pas trop déçue que je ne sois pas venue la dernière fois, je demande avec un clin d’œil avant de rire.
Cette soirée commence bien je crois. Je ris, je fais des clins d’œil, franchement ça change de ma déprime précédente.

Spoiler:
 
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Mar 9 Mai - 20:12



Pyair & Venus



This is my choice.



L’accident de Pyair était apparu partout. Que ce soit à la télévision, sur le net ou même dans la presse. D’ailleurs, une personne de l’équipe de « her. » avait fait un petit article là-dessus dans la partie « breaking news ». A la base, les journalistes parlaient avant tout du carambolage qui avait été d’importance majeure. Des tas de bagnoles enfoncées et complètement irréparables, des blessés, une fuite d’essence, du feu… Bref, un grand bordel sans nom qui était apparu aux informations dès le soir-même. Heureusement, ça s’était passé près de l’hôpital à Beverly Hills, non loin également des bureaux du magazine où je travaillais tranquillement pendant que d’autres étaient en train de se faire tirer dessus par une dingue. Comme Pyair. Pyair qui s’était pris une balle dans l’épaule, comme ça, dans le calme le plus total par une dingue. Une dingue qui avait perdu la vie peu de temps après d’ailleurs. Comme quoi… Et si j’avais été au courant de l’accident de Pyair, je ne m’étais même pas déplacée jusqu’à l’hôpital durant sa convalescence. Pourquoi ? Parce qu’on entretien pas ce genre de relation. Nous n’étions pas assez proches pour cela. Nous nous voyons pour le travail, et pour un échange simplement physique de temps en temps, mais rien de plus. Nous ne sommes pas comme ça… On ne peut pas nous qualifier de couple, ni même d’amis. Car, même si l’on passe du temps ensemble quelques fois, je ne peux vraiment pas le piffrer. Ne cherchez pas à comprendre la logique dans tout ça, il n’y en a pas… Juste qu’il est beau comme un dieu et doué au lit, c’est tout ce qu’il fallait pour ce qu’on faisait. Ça suffisait. Tant qu’il fermait sa bouche, tout se passait bien. Puis quand il l’ouvrait, il s’avérait que le jeune homme était un peu trop imbu de sa personne, prétentieux et tout le tintouin. Ouais ouais, c’est comme ça que je le voyais. Mais aussi dingue que cela pouvait paraître, je m’étais précipitée de venir chez lui alors qu’il me demandait de lui porter compagnie car il ne souhaitait pas être seul en rentrant chez lui. Ce que je pouvais parfaitement comprendre. Si j’avais été dans la même situation, je n’aurais certainement pas voulu rentrer dans une maison vide. Mais j’avais la chance d’avoir deux magnifiques enfants qui étaient toujours présents quand je rentrais le soir. Enfin, la quasi-totalité du temps, quand ceux-là ne sortaient pas sans mon accord…

« Manquer est un bien grand mot. Disons que ton joli minois me permet de passer une soirée beaucoup moins ennuyeuse que de me parler à moi-même, bien que je sois vraiment sympa et que j'aime passer du temps avec moi. » … Ah bah il commençait bien lui. Voilà exactement pourquoi je ne l’aimais pas. Il était bien trop bavard, et surtout bavard inutilement puisqu’il disait n’importe quoi, des idioties. Bien sûr que je lui avais manqué. Pourquoi ne l’assumait-il pas ? Et en plus de ça, il me disait que j’étais la roue de secours de sa propre personne ou que j’étais juste un passe-temps lors d’une soirée… Merci bien, il savait parler aux femmes lui. « Je vais juste retenir « ton joli minois me permet de passer une bonne soirée », hm. » dis-je en entrant dans son appartement. Appartement luxueux dont il se vantait bien trop souvent, mais pas autant que le mien. Ce qui était d’ailleurs un sujet de dispute entre nous deux, m’enfin passons. Alors que je m’introduisais dans son séjour et que le jeune homme vers sa cuisine, celui-ci me proposait une collation. Bon sang de bonsoir, bien sûr que oui ! Un whisky ? « Et moi un double ! » Et le « s’il te plait » était en option. Je déposais alors mon sac-à-main sur son canapé et pliais délicatement ma veste pour la déposer sur l’accoudoir. Il suffisait plus que je retire mes talons et ça aurait été peinard. Mais impossible de faire ça devant un homme. Une femme comme moi devait toujours rester chic en toutes circonstances, même avec un mal de pieds incroyable pour avoir marché sur des aiguilles toute la journée. C’était la règle numéro un de toutes ladies. « Pas trop déçue que je ne sois pas venue la dernière fois. » Affreusement pas. « Tu sais comme je n’aime pas quand on me fait faux bond… » répondais-je en m’installant sur son magnifique canapé en cuir. Même si, il faut dire que môsieur semblait avoir une bonne excuse. « J’attends encore que tu te rachètes pour ça… » annonçais-je en souriant, taquinant l’acteur. Parce que s’il me provoquait avec son clin d’œil, je n’allais pas faire des manières non plus et j’allais plutôt pousser, quitte à hyperboliser.


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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Mer 10 Mai - 19:56

This is my choice
Vee ∞ Pyair
Il faut se l'avouer, cette femme est insupportable en vrai. Je sais que ce n'est pas le genre de femme avec qui je sortirais, de toute façon ce n'est clairement pas prévu. Je crois que je préfère la tendresse et la complicité plutôt que l'arrachage de cheveux et la bagarre. Et puis elle est le type de femme qui peut facilement vous faire perdre la tête, et pas seulement dans le bon sens. Talon aiguille, à la pointe de la mode et les ongles parfaits, j'ai presque envie de grogner en la voyant ainsi à ma porte.
De toute façon, nous savons tous les deux que nous rebouchons le temps de quelques heures la solitude que nous connaissons que trop. Le couple n'est pas ce qu'elle recherche non plus, je ne lui ai pas demandé pourquoi et je ne tiens pas à le savoir. Je suis bien content qu'elle ne tente pas de comprendre non plus que j'ai déjà donné mon cœur et que cette personne est partie avec sans même se retourner. Pour ce que j'en sais, elle l'a peut-être même emporté dans la tombe.
Alors qu'elle me demande si elle m'a manqué, je ne peux m'empêcher de la taquiner. Je n'aime pas dire aux gens qu'il me manque, même si c'est le cas. Je ne le dis même pas à ma meilleure amie (Ok je le dis souvent par sms mais bon, on va dire que ça compte pas), alors je vois pas pourquoi je lui dirais à elle.
- Je vais juste retenir « ton joli minois me permet de passer une bonne soirée », hm.
Je lève les yeux au ciel en riant un peu avant de finalement la laisser rentrer. On peut dire au moins qu'elle a de la répartie et je dois avouer que j'adore ça.
Je me dirige finalement vers la cuisine, lui proposant à boire alors que je me sers moi-même un whisky.
- Et moi un double !
On ne peut le nier, elle a une force de caractère. Seules les têtes brûlées boivent du whisky à mes yeux et on en fait clairement partie. Je lui prépare cela et la rejoins sur mon canapé, lui tendant son verre. Je lui demande alors si elle n'est pas trop déçue de mon annulation de rendez-vous avant de prendre une gorgée de la boisson ambrée.
- Tu sais comme je n’aime pas quand on me fait faux bond…
J'hausse un sourcil, sourire aux lèvres. Je sais qu'elle n'aime pas ça, même si mon excuse est clairement valable. Seulement je suis bien heureux qu'elle ne se formalise pas à cela et qu'elle réponde à mon message qui était clairement un sms de détresse. Un peu pathétique, mais j'assume le fait de n'avoir aucune envie d'être seul pour ce premier soir à la maison suite au carambolage, au fait qu'on m'a tiré dessus ou encore à mon coma.
- J’attends encore que tu te rachètes pour ça…
Un léger gémissement grave m'échappe alors que je plisse un peu mes yeux.
- Je saurais me faire pardonner... Je commence par te saouler et après je pourrais te retirer ce que tu appelles des vêtements à la mode... je dis avant de rire, me moquant clairement d'elle.
Je sens que je vais le regretter et qu'elle va certainement me faire un sermon de reine de la mode mais je m'en fous.
- Je peux même commencer en te faisant un massage des pieds si tu le souhaites. Je comprends même pas que tu gardes tes talons à l'intérieur. Tu sais, tu n'as pas à me prouver que tu es classe et sexy, je le sais déjà. Alors tu peux faire tomber ce masque avec moi tu sais.
Je suis presque certain qu'elle va m'envoyer bouler mais au moins les choses sont dites. Si elle veut se mettre à l'aise, et je dis bien cela juste en retirant ses talons aiguilles (parce que je sais que je la verrais jamais en pyjama pilou pilou) et bien elle peut.
- Mais même si on ne fait clairement pas dans les sentiments... Merci d'être venue.
Je lui souris un peu avant de reprendre un semblant de sérieux et de finir mon verre de whisky. Il fait du bien, même à la douleur qui se réveille un peu. Je n'ai plus de morphine et je refuse d'en prendre à nouveau. Je ne deviendrais pas un accro...
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Ven 12 Mai - 18:20



Pyair & Venus



This is my choice.



Qu’avais-je bien à faire de mieux que de venir tenir compagnie à Pyair ce soir ? Rien. Alors son message, appelant clairement à l’aide pour ne pas rester seul, m’avait fait venir dans son appartement dans l’heure qui suivait. Il n’avait pas envie d’être seul, ce qui se comprenait totalement. Se prendre une balle, y survivre après avoir été dans le coma... Je n’osais même pas imaginer ce par quoi il avait pu passer, et clairement, je ne pourrais jamais réellement imaginer toute cette histoire. Histoire ô combien dramatique, d’autant plus qu’il n’avait rien demandé à cette bonne femme qui tenait son flingue pointé droit sur sa personne avant d’appuyer sans scrupule sur la gâchette. Et la seule que je pouvais lui apporter, à défaut de comprendre ce par quoi il est passé, était de passer la soirée avec lui. Ce qui était plutôt assez comique, car nous n’étions pas des amis, des amants à la limite, mais sans sentiments. Nous n’avions jamais été dans une approche amoureuse ou quoique ce soit dans le genre. Non, nous passions du bon temps ensemble de temps en temps et ça nous suffisait amplement. Il ne cherchait pas à se mettre en couple, je ne cherchais pas non plus. La relation dans laquelle nous étions me convenait parfaitement et nous ne souhaitions pas réellement être proche davantage ou plus intime que nous étions déjà. Des relations physiques, sans bavardages inutiles, c’est ainsi que nous évoluions. On s’autorisait toutefois à raconter nos journées, sans pour autant dévier sur nos problèmes du quotidien. Nous n’étions pas du genre à nous plaindre chacun de notre tour autour d’un verre. Mais pour cette fois-ci, il avait tous les droits s’il souhaitait reparler de son accident. Après tout, j’étais là pour ça, pour le soutenir dans la suite de cette dure épreuve.

Whisky en main, j’en buvais une petite gorgée, assise sur le canapé, jambes croisées comme font les vraies dames. Je n’aimais pas qu’on me pose un lapin. Que ce soit au niveau de la vie professionnelle, comme de la vie privée. Là, il s’agissait de notre dernier entretien professionnel qui devait y avoir lieu il y a peu. Une bonne excuse il avait, j’en étais consciente. Mais j’aimais lui rappeler qu’on ne devait pas faire faux bond à une femme dans mon genre, tout en souriant pour le taquiner. Bien sûr que non, je ne lui en voulais pas. Je comprenais parfaitement mais j’aimais répondre de cet air pinçant qui m’allait si bien, tout en lui disant qu’il devait se faire pardonner pour cela. Quand même ! « Je saurais me faire pardonner... Je commence par te saouler et après je pourrais te retirer ce que tu appelles des vêtements à la mode... » Je ne pus m’empêcher de rire à ses mots. Me saouler pour mieux me déshabiller ? C’est donc comme cela qu’il attrapait toutes les nanas dans son plumard ? Superbe technique, digne d’un homme comme lui dites donc. « Mon chéri, ce n’est pas avec ton petit verre que tu vas pouvoir me saouler. Mais il se pourrait que mes vêtements, carrément à la mode, oui, tombent tout seuls… » répondais-je d’un petit sourire en coin. S’il me poussait sur ce terrain, il allait trouver une bonne concurrente. Mais qu’il ne commence pas à me critiquer mes vêtements, car je pourrais bien lui dire tout ce qu’il y a à changer dans ses chiffons qui lui servent de tenue. « Je peux même commencer en te faisant un massage des pieds si tu le souhaites. Je comprends même pas que tu gardes tes talons à l'intérieur. Tu sais, tu n'as pas à me prouver que tu es classe et sexy, je le sais déjà. Alors tu peux faire tomber ce masque avec moi tu sais. » Alors que j’aurais été carrément partante pour un massage des pieds réalisé par le magnifique acteur qu’est Pyair Lucky, ses paroles suivant cette proposition ont eu l’effet d’une douche froide sur moi. Faire tomber ce masque… Par ses mots, il comprenait que je n’étais pas cette femme bien sapée comme jamais à longueur de temps. On ne se connaissait pas plus que ça pourtant, nous n’étions pas assez proches pour qu’il sache ça de moi. Mais il était vrai, qu’en réalité, je n’étais pas cette femme superficielle tout le temps. J’aimais les choses simples : passer du temps avec mes enfants, faire un peu de jardinage dans mon jardin, tenter de cuisiner des petits plats quand je reçois des invités chez moi, comme être démaquillée, sans talons, décoiffée et en pyjama chez moi les rares jours de repos. Et bien que j’avais l’habitude d’en avoir aux pieds, ça n’en restait pas moins une torture en fin de journée. Toute femme qui disait « ça vient avec l’habitude, après c’est comme des chaussons » était une pure menteuse qui se baladait la plupart du temps en ballerines. Mais je ne pouvais clairement pas montrer ce que je considérais comme une faiblesse.

Je reprenais alors plusieurs gorgées de whisky d’un seul coup, jusqu’à ressentir une sensation de brûlure dans toute ma gorge. Alors que j’allais m’apprêtais à lui répondre en reposant mon verre à moitié vide sur sa table basse, me pencher fut une très mauvaise idée. UNE PUTAIN DE MAUVAISE IDÉE ! En effet, me pencher pour déposer le verre eu le mauvais revers de craquer mon pantalon au pire endroit qui soit. Un bruit de déchirure furtif se fit entendre, peut-être pas jusqu’aux oreilles de l’homme qui me faisait face, mais moi j’avais même la petite aération avec. « Mais même si on ne fait clairement pas dans les sentiments... Merci d'être venue. » Bon, il ne devait pas avoir entendu le déchirement de mon vêtement pour me dire ça. Respire Vee. C’est alors que je comprenais pourquoi je sentais autant l’air frais de son salon sur mon postérieur… Je n’avais pas mis de sous-vêtement. Quelle idiote. Forcément, mon slim aurait marqué les plis de celui-ci si j’en avais mis. Bordel… « Pyair, je t’en prie, c’est un vrai plaisir d’avoir été invitée chez toi. » répondais-je en souriant, avant d’ajouter « Je pourrais te demander une petite chose en retour ? » Genre quelque chose d’assez urgent… « Tu aurais un pantalon ou quelque chose dans le genre à me prêter ? » Et ça, ça devait être la demande la plus étrange que j’avais pu lui faire depuis qu’on se connaissait…


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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Lun 15 Mai - 21:36

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Vee ∞ Pyair
J'aime ce jeu entre nous parce qu'il est clair. On n'est certainement pas un couple et on ne recherche pas ça. Avec elle je n'ai pas peur d'avoir de mauvaise surprise et de lui briser le cœur. En plus c'est génial parce qu'on a des reparties qui me plaisent, je pense que cela lui plaît aussi. On pourrait croire que j'ai un côté maso un peu flippant, en vrai j'aime juste les femmes qui savent ce qu'elles veulent et qui ont du caractère. Si au début c'était juste du flirt, il reste un fond de séduction entre nous, même quand on s'engueule au boulot. Parce qu'il faut le dire c'est une chieuse et moi j'adore la rendre dingue alors qu'elle essaye de faire bien son travail. Il faut dire que si d'habitude je me montre sympa et surtout que je fais tout pour ne pas embêter les gens, avec elle je prends un malin plaisir à la rendre dingue. On pourrait me traiter de sadique mais bon, c'est un de mes seuls moments où je peux rire en faisant le con (bon j'en ai beaucoup de moment comme ça mais chut).
Finalement je la taquine en lui disant que pour me faire pardonner je compte bien lui donner de l'alcool et lui enlever ce surplus de vêtements qu'elle porte.
- Mon chéri, ce n’est pas avec ton petit verre que tu vas pouvoir me saouler. Mais il se pourrait que mes vêtements, carrément à la mode, oui, tombent tout seuls…
Je ne peux m'empêcher de rire.
- J'aimerais bien voir ça tient.
C'est vrai quoi, voir une femme sexy faire un strip-tease encore plus sexy, aucun homme ne peut dire non. Finalement je la taquine à nouveau avec ses talons. Elle n'a pas besoin de jouer aux patronnes difficiles, reine de la mode avec moi. Elle peut se montrer plus calme ou comme je lui ai dit, faire tomber ce masque avec moi. Seulement quand je dis ça je sens que j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas. C'est comme si elle ne comprenait pas ce que je voulais dire, ou alors qu'elle ne pensait pas que je le verrais. Seulement je suis un acteur aussi. Il y a les moments où je sors et je dois être parfait en quelque sorte, j'ai une image que je dois garder la plus nette à la maison. Et puis il y a les moments où je traîne à la maison, où je pète, où je chante comme une casserole et danse sous ma douche. Même si on ne fait pas partie du même univers, nous partageons le même monde de strass et du paraître en quelque sorte.
Je l'observe boire son whisky comme si elle reprenait une contenance. Je ne dis rien, je ne montre rien non plus. Que ce soit l'une ou l'autre réaction je ne veux pas la mettre mal à l'aise. Du coup je me permets de la remercier d'être venue. Après tout elle aurait très bien pu dire non et ne pas répondre à mon petit appel de détresse.
- Pyair, je t’en prie, c’est un vrai plaisir d’avoir été invitée chez toi. Je pourrais te demander une petite chose en retour ?
Je fronce les sourcils avant d'hocher la tête.
- Bien sûr.
- Tu aurais un pantalon ou quelque chose dans le genre à me prêter ?
Je cligne un instant des yeux sans comprendre... Euh...
- Je pensais que tu voulais retirer tes vêtements, pas m'en voler, je dis avant de rire.
Je me pince un peu les lèvres, ne comprenant pas vraiment ce qu'il se passe avant de me redresser. Je grimace légèrement mais je ne veux pas lui montrer. Enfin je dis ça mais elle voit déjà à mon visage que ce n'est pas la forme. Je dois avouer que je stress un peu quand on va retirer nos vêtements (si on les retire après tout c'est pas une obligation, mais ça à l'air bien partie). Je vais dans ma chambre, prends un de mes joggings où elle devrait se sentir à l'aise. En même temps elle est toute menue et je suis un peu plus bâti. Je reviens dans le salon en lui tendant le fameux Graal.
- Tiens voilà pour toi. Tu sais où est la salle de bain, ou alors tu peux te changer devant moi, je dis avant de me rasseoir sur le canapé.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Mer 24 Mai - 18:25



Pyair & Venus



This is my choice.



Il me le fallait. Absolument. « Jane, bon sang ! Tu l’as eu ? » demandais-je à mon assistante de l’époque. Je dis « de l’époque » car elle avait mis les voiles peu de temps après ça, prétextant beaucoup trop de pression sur ses épaules qu’elle ne pouvait gérer… Faiblarde. « Ecoute, il me le faut absolument pour le mois de Juin. Il vient de recevoir un Oscar. Ce n’est quand même pas si compliqué de trouver le numéro de son agent, si ? » demandais-je en m’énervant un peu plus, soupirant au possible pour que la petite assistante comprenne qu’elle était incompétente et qu’elle serait renvoyée sans négociation si elle ne dégotait pas Pyair Lucky, l’acteur en vogue, pour le prochain numéro. Il était L’HOMME à suivre ces derniers, l’homme à avoir dans son émission télévisée, comme guest dans les émissions de radio, ou encore dans les magazines. Et de toute façon, quand je souhaitais quelque chose, je l’optenais de toutes les façons possibles. Si Jane ne trouvait pas ce fichu numéro, je pouvais être sûre de le trouver dans la seconde où je prendrais cette affaire en main, mais j’étais bien trop occupée à gérer le reste du magazine pour m’attarder sur cette petite tâche. «Mademoiselle Blossom ! » s’écriait Jane alors que je faisais les cent pas dans mon bureau, lisant un article après sa première écriture afin de voir ce qu’il y avait à modifier. Je relevais alors mon regard vers la demoiselle après avoir fini de lire ce dit article. « J’ai le numéro de son agent ! » ajoutait-elle avec son large sourire qui lui donnait un air complètement idiot. « Alors, qu’attends-tu ? Dis-moi ce qu’il a dit. » répondais-je alors, attendant le fin mot de l’histoire. Après tout, je m’en tapais complètement la coquillette qu’elle ait réussi à trouver son numéro, je me doutais bien qu’on finirait par le trouver. Le visage de la blonde se blanchi à nouveau. « Je… Euh… Je l’appelle tout de suite. » Je levais les yeux en soupirant. Bordel, qu’avais-je fait pour avoir une équipe comme ça ? Oh, elle était bien mignonne, bien sapée et savait m’écouter pour faire ce que je lui demandais. Mais qu’est-ce qu’elle était bête… Pourquoi l’avais-je engagée déjà ? Ah oui, c’était la petite-fille d’un producteur de cinéma que j’avais croisé lors d’une soirée mondaine. Forcément, la gamine voulait travailler dans la mode. Et je ne pouvais rien refuser à cet homme de forte influence. De toute façon, elle ne resterait pas longtemps… Sauf si elle amène Pyair Lucky au magazine, là, j’y réfléchirais à deux fois.


***

Finalement, cette petite sotte l’avait amené. Enfin, c’est après un grand moment de séduction que l’acteur avait bien voulu poser pour le magazine. Il ne manquait plus que ça, qu’il refuse… On ne refusait rien à Venus Blossom. Et il semblerait que Venus Blossom ne puisse rien refuser à Pyair Lucky également, se précipitant carrément chez lui quand il appelle de la compagnie pour sa sortie d’hôpital. Rien n’avait finalement changé entre nous. Pyair restait Pyair, l’acteur énervant tant il souhaite faire l’homme inaccessible. Car oui, je n’oubliais que notre dernier rendez-vous avait été planté par sa non-présence. Bon, certes il avait une bonne excuse, mais ça me faisait un trou dans mon planning qui était pourtant si chargé et réglé comme celui d’un ministre. Mais je craquais toutefois devant sa bouille, bien qu’abimée par son accident, il ne perdait en aucun cas son charme. Mais je craquais tellement que mon pantalon en faisait de même alors que je me penchais pour déposer mon verre sur la table basse en verre. Merde. Lui dire que j’avais opté pour un pantalon trop serré qui avait craqué d’un coup ? Non, c’était beaucoup trop embarrassant… J’allais devoir instaurer un nouveau régime dans mon alimentation. Si je craquais un jean, ce n’était pas anodin : j’avais pris du poids. Et ça, je le refusais catégoriquement, j’allais prendre des mesures drastiques. Je demandais alors, mine de rien, à Pyair s’il n’avait pas un pantalon à me prêter. « Je pensais que tu voulais retirer tes vêtements, pas m'en voler. » Sa réponse de l’acteur me valut un joyeux rire. Mais quel humour… Un rire cachant une certaine gêne, peut-être. Alors que le brun se levait pour aller me chercher… Un Jogging. UN JOGGING. Genre, j’ai une tronche à porter des joggings ? Je me pinçais les lèvres, hésitant entre rire et pleurer, puis attrapais le jogging en question. Après tout, je n’avais pas le choix, je n’allais pas rester avec mon trou au derrière. J’en ai déjà un constamment, pas besoin d’un deuxième. #lablaguepasdrôlebonsoir. « Tu sais où est la salle de bain, ou alors tu peux te changer devant moi. » ajoutait-il après m’avoir légué le jogging. S’attendait-il à un strip-tease de ma part ? Bon, ceci dit, il avait déjà tout vu de moi, de mon corps. Je retirais alors finalement ces talons qui massacraient mes pieds, alors que je refusais catégoriquement de les retirer il y a de ça seulement quelques minutes. Après tout, peut-être qu’il fantasme sur les pieds… Qui sait. Ou alors, il voulait me voler mes chaussures… Je comprends, des Jimmy Choo, c’est tentant, mais je ne suis pas persuadée que ce soit sa pointure… Je me levais alors finalement de ce canapé pour commencer à retirer tout doucement mon jean slim, plongeant mon regard dans les yeux bleus de l’acteur, ajoutant à cela un petit sourire plein de malice sur mon visage. « Pourquoi m’as-tu fait venir jusqu’à chez toi Pyair ? » demandais-je finalement, sortant de mon silence. « Est-ce que tu voulais simplement partager un bon whisky ? Ou avais-tu d’autres idées en tête ? » ajoutais-je finalement, ne détachant pas son regard et maintenant mon rictus malin. « Non, parce que tu sais… Je ne suis obligée d’enfiler ce jogging. » Hideux, en passant, que je posais sur le rebord du canapé. « Peut-être que je demandais simplement ça pour trouver une excuse afin de me mettre nue. » dis-je finalement, maintenant constamment son regard alors que je feintais de me rapprocher doucement de lui, me penchant dangereusement, mais ce, pour finalement attraper uniquement mon verre de whisky. Me redressant, j’avalais une nouvelle gorgée. « Ceci dit, c’est un très bon whisky. » Puis je ramenais une nouvelle fois le verre jusqu’à mes lèvres. « Oh, mince alors… » dis-je soudainement alors que du whisky coulait sur mon menton, retombant même sur mon petit haut haute couture. Il fallait vraiment que ce soit Pyair pour que je gâche un tel haut d’une grande marque avec du whisky… « Je ne sais vraiment pas boire… » ajoutais-je, haussant légèrement les épaules en souriant. « Décidément, il va me falloir également un tee-shirt… »


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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Jeu 25 Mai - 23:45

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Je dois avouer que je ne lui ai pas apporté mon pantalon le plus classe. Pour vous expliquer, je pense franchement qu'elle sera plus à l'aise dans un de mes joggings que dans mes jeans ou encore mes pantalons de smokings. Au moins, le jogging elle peut l'ajuster à sa taille, et je sais pas pourquoi mais je sens que ce sera absolument sexy sur elle tandis que sur moi... Et bien c'est pour faire du sport quoi. Mais les femmes ont se don de rendre les vêtements pour hommes beaucoup plus sexy, c'est un super pouvoir qu'elles ne doivent pas négliger (d'ailleurs, elles le savent et n'hésitent pas à en jouer !) Mais alors que je lui dis qu'elle sait où se trouve la salle de bain afin de se changer, je l'observe retirer ses talons avec attentions. Je plisse un peu les sourcils en la regardant droit dans les yeux. Elle qui ne semblait pas vouloir retirer ses talons, je crois qu'elle assimile ça à un côté sexy de la femme. Je ne peux dire le contraire, seulement regarder cette femme devenir plus petite, mais en même temps plus vraie, me touche. Elle se redresse et commence à faire descendre son jean. Je la regarde faire avant de regarder de nouveau son visage.
- Pourquoi m’as-tu fait venir jusqu’à chez toi Pyair ?
- Je crois que tu sais pourquoi...
Même si je voulais aussi une présence mais que je pense que l'avouer ne serait pas une bonne chose. Je crois que ce serait une bonne manière de faire retomber cette chaleur qui est en train de monter entre nous.
- Est-ce que tu voulais simplement partager un bon whisky ? Ou avais-tu d’autres idées en tête ? Non, parce que tu sais… Je ne suis obligée d’enfiler ce jogging.
Je me mordille la lèvre inférieure en ne la quittant pas des yeux. Non elle n'est pas obligée, mais je me demande bien pourquoi elle m'a demandé de lui prêter un pantalon si ce n'est pour le mettre. Mais je ne vais certainement pas me plaindre de cela, elle est bien plus belle dans son plus simple appareil que dans mon jogging. Oui, il faut savoir que la femme nue annule le fait que la femme dans le jogging d'un homme est sexy... La femme nue surpasse tout en matière de sexy.
- Peut-être que je demandais simplement ça pour trouver une excuse afin de me mettre nue.
Elle s'approche de moi et je me redresse un peu alors que j'avale ma salive. Je crois que je n'arrive tout simplement à rien dire. Elle est en train de m'hypnotiser en ondulant doucement son corps, elle se penche vers moi, me cherche, me titille mais elle fini par prendre le verre de whisky.
- Ceci dit, c’est un très bon whisky. Oh, mince alors…
Je vois le liquide couler doucement sur son menton et je prends une grande inspiration pour garder mon calme.
- Je ne sais vraiment pas boire… Décidément, il va me falloir également un tee-shirt…
Je grogne un peu en me penchant un peu plus. J'agrippe le bas de son T-shirt et l'attire vers moi doucement.
- Je ne te prêterais aucun de mes T-shirt, je dis en secouant la tête.
Je glisse ma main sur sa hanche, l'attirant vers moi afin qu'elle se retrouve à califourchon sur moi. Ma main libre glisse contre sa nuque alors que je me penche afin d'embrasser son menton. Je peux ainsi sentir le goût du whisky avant de laisser mes lèvres glisser dans son cou. Au bout de quelques secondes je me recule et glisse mon nez contre le sien.
- Tu es une femme fatale et tu le sais... C'est laid de jouer ainsi avec moi, je dis en souriant d'une voix rauque.
C'est vil surtout, mais aucun homme ne peut vraiment résister quand on joue ainsi avec eux... Du moins aucun homme célibataire (car je tiens à dire que je suis fidèle (parce que c'est vrai)). Sans lui laisser vraiment le temps de répondre, je vais finalement capturer ses lèvres avec envie, laissant un nouveau grognement monter dans ma gorge. En tout cas une chose est certain, elle a réussi à me donner incroyablement envie d'elle, maintenant.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Ven 16 Juin - 1:31



Pyair & Venus



This is my choice.



Et si je n’avais pas envie d’enfiler ce jogging. Et si, finalement, je n’en avais pas besoin. Et si c’était une demande en l’air, une demande sans réellement de finalité. Et si c’était seulement une parade, une excuse, pour faire avancer la situation. Un jogging, hors de question que mes jambes s’habillent d’un tel vêtement. Me proposer une telle chose était mal me connaître. Mais Pyair était mignon, Pyair était beau, Pyair était sexy, alors je ne lui en voulais aucunement. Et puis, s’il m’avait proposé une telle chose, peut-être que lui aussi avait la même intention derrière la tête, sachant à l’avance que je ne le porterais pas. Il était malin, après tout, c’était probable. De plus, alors que je lui demandais pourquoi il m’avait invitée chez lui, celui répondait par un mystérieux « Je crois que tu sais pourquoi... », ce qui avait le don de me faire sourire, j'espérais bien qu'il allait me dire une telle chose, voyant immédiatement à quoi il faisait référence. En fait, il était une des rares personnes qui pouvaient me décrocher facilement un rictus, ce qui était assez rare en règle générale. Et pourtant, qu’est-ce que je me persuadais de le détester… Je me persuadais de le détester alors que je m’efforçais de le tenter. Le tenter à se lever et franchir une nouvelle fois cette barrière de simple amitié. Parce que, même si on se disait seulement amis, il y avait peut-être un peu plus que ça. Non pas de l’amour, aucun sentiment amoureux n’étaient apparus de mon côté, comme du sien, mais ce n’était pas une simple amitié où on se serait simplement arrêté à partager un bon whisky. Non, ça irait plus loin. Je le savais. Il le savait. Mais nous restions silencieux. Silencieux jusqu’à ce que l’un de nous deux cèdent face au silence pour passer la fameuse frontière. Et il semblerait que cette personne fut moi. A vrai dire, comme j’étais déjà en petite culotte devant Pyair, je me disais que c’était le bon moment pour le provoquer. Dire de belles phrases qui donnent envie, m’approchant dangereusement de l’homme pour finalement me rediriger vers mon verre de whisky afin qu’il sente qu’il a un minimum de concurrence. Puis, là, il fallait tout jouer. Feintant boire comme une idiote, je me renversais la boisson ambrée le long de mon menton, jusqu’à ce que celui-ci ne tombe sur mon petit haut. C’était un sacrifice nécessaire. Il ne manquait pas plus qu’à demander inutilement un tee-shirt. Inutilement, car je savais que c’était déjà dans la poche. Ça se lisait sur son regard, cette façon de se mordre la lèvre inférieure, le son quand il avale sa salive. « Je ne te prêterais aucun de mes T-shirt. » répondait-il en me tirant doucement vers lui après avoir agrippé mon tee-shirt. Bingo. Là-dessus, on se comprenait parfaitement. On avait souvent des différends, mais jamais sur le plan séduction, et plus si affinités. Sachant qu’il y avait toujours affinités.

Finalement, nous nous comprenions, nous nous entendions parfaitement sur ce point-là. Il n’y avait plus besoin de parler, tout semblait si clair. Sa main qui se posait sur ma hanche m’amenait rapidement à l’installer sur lui à califourchon, alors que l’autre remontait vers ma nuque. Je frissonnais en passant mes deux mains autour de son cou. Il avait un tel effet sur moi… Un souffle chaud sortait de ma bouche alors qu’il se débarrassait à sa façon du whisky qui restait sur mon menton ou encore dans mon cou. Pyair avait un talent. Il excellait là où certains échouaient lamentablement. Même après un accident, il gérait à la perfection. Il n’avait en rien perdu de son charme ou encore de ses capacités à me mettre en condition pour ce qui allait suivre. Alors que toutes ses fans rêveraient certainement d’être à ma place, je n’avais jamais réellement demandé à avoir ce rôle d’amante occasionnelle. Ça c’était fait, comme ça, simplement. Et c’était finalement parce qu’on ne pouvait pas s’encadrer que ça rendait la chose encore plus magique, plus sauvage, plus intense. « Tu es une femme fatale et tu le sais... C'est laid de jouer ainsi avec moi. » Un nouveau sourire apparaissait sur mon visage. Quel compliment. Il fallait avouer que c’était un jeu que j’adorais pratiquer. Je jouais de la faiblesse des hommes, en profitais, puis les rappelais à l’occasion. Aucune attache, que du bon temps. « Ne viens pas me dire que ça te dé- » … plait. Je n’avais même pas eu le temps de répondre complètement à ses paroles, que l’acteur s’était déjà emparé de mes lèvres. Et si, en temps normal je ne supportais absolument pas qu’on me coupe la parole, c’était actuellement plaisant, surtout d’une façon aussi savoureuse. Je répondais à son baiser, presque sauvagement, alors qu’une de mes mains remontait dans sa chevelure pour en attraper une poignée sans trop serrée. Je n’étais pas le genre de nana à faire dans la demi-mesure. Je savais ce que je voulais. Et là, ce que je voulais, c’était Pyair. Maintenant. Tout de suite. « On va dans ta chambre ou tu préfères rester ici ? » demandais-je à l’acteur après m’être difficilement séparé de ses lèvres, bien trop prématurément pour ma part. Je demandais, mais quelle pièce avait encore épargnée par nos ébats ? Certainement aucune, alors peu m’importait. En temps normal, je n’aurais même pas posé la question, je l’aurais certainement immédiatement déshabillé. Mais après un tel accident, je préférais demander, il avait peut-être besoin du petit confort d’un lit, après tout…


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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Ven 16 Juin - 23:54

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Il faut avouer que cette femme sait clairement comme s'y prendre avec les hommes. Même si je suis une célébrité, je reste un être faible face à une femme aussi sûre d'elle. Parce que c'est ça le secret. Ce qui fait littéralement craquer et d'avoir en face de soi une femme si sûre d'elle qu'elle sait qu'elle peut avoir le monde. Ce qui est certain c'est que je craque totalement quand je la vois me regarder ainsi. Elle s'approche de moi comme un félin et je suis clairement la proie. Je ne vais pas me plaindre, loin de là. Je n'ai pas envie d'avoir quelqu'un en face de moi d'intimidé, de complètement submerger par le fait que je sois célèbre. Cela complique parfois ma vie sexuel mais bon, je n'ai pas à me plaindre non plus.
Alors qu'elle se trouve à califourchon sur moi, je ne peux m'empêcher de glisser ses mains sur sa peau, comme pour lui montrer que moi aussi je peux être prédateur. De toute façon, la séduction est un jeu entre le prédateur et la proie, où chacun joue ces deux rôles à des moments précis. Je sens qu'elle apprécie à la façon dont sa peau frissonne sous la caresse de mes doigts, ou encore à son regard qui semble s'assombrir sous l'envie. Je ne peux m'empêcher de lui faire remarquer que c'est vil de jouer avec moi ainsi, même si elle est certaine que j'adore ça. D'ailleurs elle commence même à me le dire mais je ne lui laisse pas le temps de finir. J'ai trop envie d'elle pour continuer à parler. Je crois qu'on a dépassé le stade du dialogue pour passer à celui du physique. Elle répond d'ailleurs à mon baiser avec autant d'envie et d'impatience que moi. Je sens ses mains agripper ma chevelure et cela me fait grogner légèrement. Quand elle quitte mes lèvres, cette fois c'est une plainte qui m'échappe. Je suis sur le point de lui demander pourquoi elle arrête mais elle me coupe l'herbe sous le pied.
- On va dans ta chambre ou tu préfères rester ici ?
Je cligne doucement des yeux avant de sourire. Je ne m'attendais vraiment pas à ce qu'elle me pose cette question. Même si on se gueule dessus comme des imbéciles, même si on couche ensemble que pour se faire du bien, elle pense au fait que je suis blessé. Je ne peux m'empêcher d'être touché par sa démarche, même si ouais, on aime se crêper le chignon. Je me mets à réfléchir vraiment. Il est vrai que cette position n'est pas des plus avantageuses pour mes côtes.
- Il vaudrait mieux aller dans le lit si cela ne te dérange pas.
Là, je dois avouer que j'adorerais pouvoir la porter contre moi, lui montrer ma force et mon envie, mais je ne pense pas que j'en suis capable. Je la fais se redresser en fronçant le nez mais je garde contact avec elle, ma main dans la sienne. Je marche rapidement vers ma chambre et me tourne finalement vers elle. Elle est belle et totalement nue alors que je porte encore tous mes vêtements.
- On n'est pas vraiment à égalité, je dis en souriant.
Je me recule légèrement et retire mon T-shirt, non sans grimacer légèrement. Je fais tout pour qu'elle ne le remarque pas, ce serait dommage de gâcher ce moment à cause de mes blessures. J'espère qu'elle n'y fera pas trop attention d'ailleurs, même si les bandages n'aident pas vraiment à cela. Je me mordille la lèvre inférieure, un peu intimidé. Si je n'ai pas honte de mon corps d'habitude, je me sens un peu vulnérable en cet instant. Je dois vraiment me ressaisir parce que sinon elle va clairement ne pas aimer ce soir et elle ne viendra plus.
- Le seul truc... C'est que je préférerais la position de l'amazone afin de me ménager, je dis avant de faire un clin d’œil.
Je pense pas que cela la gêne mais je préfère autant la prévenir. Et puis cela nous permet d'explorer de nouvelles choses il faut le voir comme ça. On n'aime tous les deux l'aventures et les défis, je viens de lui en lancer un. Être le moins sollicité possible afin de ne pas me péter une autre côte.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: This is my choice ❅ Vee&Pyair   Hier à 18:44



Pyair & Venus



This is my choice.



J’aurais pu. J’aurais pu tomber complètement sous son charme, comme toutes les groupies qui hurlaient son nom à chacune de ses apparitions en public. J’aurais même pu tomber totalement amoureuse d’un homme aussi beau et brillant que lui, qui avait également un portefeuille digne du mien. J’aurais pu. J’aurais pu s’il n’était pas narcissique, imbu de sa personne à se regarder le nombril constamment. S’il n’était pas aussi hautain, répétant sans cesse son statut d’acteur célèbre et tendance. Bon, ok, j’en rajoute peut-être un peu. Il n’était pas forcément comme ça. Du moins pas aussi poussé, et pas tout le temps. Il faisait souvent le malin, certes, mais il savait se faire pardonner. Juste que je n’aimais pas. Personne. Considérée comme ayant un "cœur de pierre" par certaines, j’avais quand même l’homme avec lequel elles trompaient leur mari dans leurs rêves, de temps en temps dans mon lit. Et avec ça, je pouvais bien leur rire au nez. Mais j’étais bien trop chic, elles m’enviaient simplement. Le plus drôle dans cette histoire ? C’est que Pyair m’insupportait. Il avait beau se définir comme sérieux derrière la caméra, devant un appareil photo ça avait été tout autre. Moi qui avais suivi la séance photo, la première fois où il est venu à ❝her.❞, ça avait été plutôt folklorique et il fallait s’accrocher pour avoir de bons clichés. Je crois que c’est, d’ailleurs, avec cela que je me suis butté sur l’idée que je ne pouvais pas l’encadrer. Sauf dans un lit. Parce que, ouais, ça c’est plutôt cool. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais je hais la personne, c’est encore mieux. Serais-je masochiste ?

La température grimpait encore et encore. J’avais beau être nue, j’étais en feu. Il me le fallait tout de suite, maintenant, dans la seconde. Cependant, j’étais bien consciente qu’il revenait juste de l’hôpital suite à une blessure plutôt grave, voire même carrément importante. Il s’était quand même pris une balle. Une putain de balle ! Ce n’était pas rien. Et j’avoue que cet esprit guerrier qui survit à une blessure par balle, même si elle n’avait pas touché d’organe vital, était fichtrement excitant. Ça lui donnait encore plus de charme. « Il vaudrait mieux aller dans le lit si cela ne te dérange pas. » me répondait-il alors que je lui avais proposé de se diriger dans la chambre pour le ménager un peu. Je l’aurais bien fait à même le canapé, ça ne m’aurait dérangé aucunement. Mais il était devenu fragile le petit, la moindre secousse trop violente pouvait ouvrir ses points de suture restants et le faire retourner à l’hôpital. Ce qui n’était clairement pas envisageable ce soir, c’était hors de question. Déjà, je n’avais pas envie de passer ma soirée à l’hôpital. Puis si on se faisait choper par un paparazzi, la moindre photo de nous ensemble serait reporté dans la presse le lendemain. Oui, je pensais déjà à ça. Prévoyante la Blossom. Je me relevais alors de l’acteur afin qu’il puisse se relever à son tour. Et ça, ce n’était déjà pas une mince affaire.

Main dans la main, nous nous dirigions vers la chambre de Pyair. Vu de loin, cette scène pouvait semblait tellement mignonne. Comme un petit couple amoureux qui ne peut quitter la main de l’autre afin d’aller dans la chambre et se prouver leur amour. La bonne blague. Arrivés dans la chambre, Pyair faisait une remarque des plus pertinentes. « On n'est pas vraiment à égalité. » J’acquiesçais d’un geste de tête. Bravo Captain Obvious. Je m’allongeais alors sur le lit, posant ma tête dans ma main en le regardant se retirer son tee-shirt. On pouvait alors traduire ça par : le meilleur spectacle possible, Pyair Lucky dans son meilleur rôle. « Tu sais que tu es carrément sexy avec tes blessures de guerre ? » dis-je naturellement, sans manquer d’utiliser une petite voix sensuelle en le dévorant du regard. On voyait aux marques et bandages sur son corps qu’il avait souffert. Les semaines passées à l’hôpital n’avaient pas dû être une partie de plaisir. Mais, même si je pensais totalement ce que je venais de dire, je le disais également pour le rassurer. S’il n’était pas au mieux de sa forme ? Qu’importe. Je m’en fichais totalement. Je me relevais alors que Pyair prévenait qu’il souhaiterait être ménagé en utilisant la position de l’amazone. Il me fit décrocher un petit rire, ce qui valut une petite taquinerie de ma part « Dis surtout que tu veux en faire le moins possible. » Ou mieux encore, qu’il aime être dominé. « Ne t’en fais pas, je vais bien m’occuper de toi. » ajoutais-je ensuite d’une plus petite voix, amenant les mains au niveau de sa ceinture pour la retirer, ainsi qu’enlever ce qui venait par la suite. « Tout en douceur… » finissais-je par dire en chuchotant dans le creux de son oreille avant de déposer un baiser dans le cou.


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