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 Girls hit your hallelujah whooooo ! [Naïa&Héloïse]

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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Girls hit your hallelujah whooooo ! [Naïa&Héloïse]   Sam 6 Mai - 17:56

Bruuuuune, je suis bruuuuuneee ! ça y est enfin !! Je suis enfin débarrassée de cette horrible couleur blonde. Et maintenant, je peux à nouveau savourer la joie de me fondre parmi les humains sans avoir à être remarquée, de pouvoir avoir mes merveilleux cheveux bruns et de pouvoir enfin redevenir moi-même. Cette semaine a été, d’autant plus, stressante que j’ai eu une foulée d’examens oraux à faire. Et autant dire que je n’étais pas rassurée de devoir me la jouer blonde pour le coup. Je n’ai rien que contre les blondes d’ailleurs. Mais disons que cette couleur je la laisse à ma sœur, ça lui va bien mieux. Aussi, je ne suis que joie et amour désormais. D’autant plus que ça y est, j’ai fini touuuuus mes examens et que maintenant, il n’y a plus qu’à attendre le résultat. Pour l’instant, je ne stresse pas du tout. Cela ne saurait tarder d’ailleurs. Mais la joie de voir que tout redevient normal est telle que je ne peux me sentir que guillerette. Qui plus est, aujourd’hui, je vais à la plage avec mon amie Naïa. Et ça me fera du bien. C’est important de voir ses copines et de se ressourcer autrement qu’en étant planqué dans un appartement. C’est d’ailleurs ce que j’ai expliqué à mon chéri car bien évidemment, dès que je ne suis plus dans son champ de vision, c’est la fin du monde, le début de l’apocalypse, la fin de la planète Terre. J’ai un amoureux un peu trop possessif, un peu trop jaloux aussi. Mais bon sang, il est tellement cuuuuuute. Ça me fait craquer quand bien même, j’arrive toujours à obtenir un compromis. A grand renfort de bisous et de câlins, j’arrive, parfois, à le faire céder tout en le rassurant quant au fait que je ne compte pas faire de folies. Je vais juste à la plage avec ma copine de musique. Je ne compte pas regarder de garçons, juste papoter et me détendre. J’en ai absolument besoin après tous ces examens, ces oraux, la couleur blonde de mes cheveux et l’accident de Matthew. Aussi, a-t-il fini par abdiquer et de ce fait, c’est toute guillerette que j’ai tout préparé chez moi. On a décidé manger sur la plage. C’est dans une glacière que je suis en train de remplir de sandwich que j’ai préparé ainsi que des petits gâteaux faits avec Lullaby. On a testé une farine sans gluten et autant dire qu’ils ne sont pas mauvais du tout.

Une fois le maillot de bain mis en place, la robe mise, lunettes de soleil sur le nez et chapeau pour me protéger du soleil, j’estime que je suis parée et prête à partir. Aussi, je finis donc dans la voiture, allant récupérer Naïa comme on a convenu. Avec une seule voiture c’est plus pratique pour aller vers Venice Beach. En plus, ma Chouquette étant petite, c’est facile pour trouver une place. Je sors donc de la voiture une fois devant chez elle et immédiatement elle arrive comme si nous étions connectées par télépathie et qu’elle savait que j’étais en train d’arriver. « Naïaaaaaaaa ! Comment vas-tu ?! » Je m’exclame d’une voix ravie tout en la serrant dans mes bras. « Je suis tellement contente de te voir, tu m’as définitivement trop manqué ! » Et passées les embrassades et les formules de politesse, on finit par monter dans la voiture. Je redémarre doucement et on roule tranquillement vers la plage. Il fait un temps radieux et c’est parfait pour une bonne journée à ne rien faire et à se dorer la pilule. « Mon dieu… Mais j’ai l’impression que ça fait une éternité que nous ne nous sommes plus vues ! Le temps passe trop vite, mais avec ces révisions et ces examens, je n’ai plus eu une minute à moi. » Et c’est bien vrai. Tout a été hyper intense, j’ai même suspendu mes cours de piano durant un temps car je ne pouvais plus assumer de tout faire en même temps, j’étais littéralement en train de péter un câble. Aussi, je suis heureuse que tout soit fini. Ça nous permet de pleinement profiter. Et finalement, on finit par arriver à la place où je trouve une place sans aucun mal pour ma petite voiture. Il y a du monde et il fait vraiment chaud. Mais qu’importe, nous sommes trop contentes de passer la journée ensemble.

On se trouve bien une place près de l’eau où on installe nos serviettes et nos sacs. Naïa a même pris un parasol et c’est une excellente idée. Aussi, nous nous occupons à l’installer ce qui n’est pas une mince affaire compte tenu qu’il faut de la force pour le mettre au fond du sable et que nous n’en avons pas vraiment. Mais il finit bien vite par être mis en place. Et finalement, on peut mettre le sac avec la nourriture à l’ombre. Il est alors temps de se déshabiller et d’enlever la robe. Je suis extrêmement mal à l’aise, j’ai l’impression de faire quelque chose de mal, et puis je suis bien trop pudique aussi, est-ce un facteur supplémentaire. Quand bien même, je finis bien vite par être en maillot de bain. Et tandis que je sors ma crème solaire indice un million, je regarde Naïa qui n’a pas vraiment la peau craignant les coups de soleil. « Tu as la peau mate, franchement je t’envie. Toi au moins tu ne deviens pas une écrévisse dès que tu restes un peu trop longtemps au soleil. » Et puis comme je n’ai jamais aimé la plage auparavant, je n’ai jamais pu perfectionné le quelconque bronzage, d’autant plus qu’avec ma peau blanche, je préfère éviter. Aussi, une fois que le moindre centimètre de peau est recouvert de crème solaire, je glisse un sourire radieux à mon amie « Alors qu’est-ce que tu me racontes depuis tout ce temps ? La comédie musicale avance bien ? Monsieur Goldstein n’est pas trop énervant ? » Mais je brûle d’impatience de poser LA question, aussi brûlant d’impatience, j’ajoute précipitamment la voix pleine de malice : « Et avec le Monsieur Sportif ? »


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Naïa Argent
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MessageSujet: Re: Girls hit your hallelujah whooooo ! [Naïa&Héloïse]   Sam 6 Mai - 22:33

« Konan Argent, sors de cette salle de bain immédiatement ! » je m’énerve devant la porte de la fameuse salle de bain. Ce genre de scène se produit très régulièrement sous le toit de la famille Argent, je ne le cache pas. Et généralement, c’est souvent moi qui râle parce que je me fais taxer continuellement la place. Ma vie de petite dernière de la fratrie est si dure… Techniquement, je ne suis pas la dernière puisque nous sommes des triplés, mais dans la hiérarchie Argent, il a été décidé que je serai la plus petite parce que j’étais la dernière à être sortie du ventre de notre mère. Comme je le vous le disais, je me fais toujours taxer ma place depuis la naissance ! Et là, je gueule après mon jumeau qui met cent sept ans à se préparer. Sérieusement, que sont devenus les hommes de notre génération pour mettre plus de temps à se préparer que les femmes ? Ils s’épilent ? Ils se font une liposuccion ? Ils s’admirent dans le miroir ? A vrai dire, je n’ai pas vraiment envie de le savoir. Mais tout ce que je veux, c’est rentrer dans cette saleté de salle de bain pour pouvoir me préparer. J’entends Konan qui chantonne à travers la porte. « Eh je sais que tu m’as entendu ! J’ai rendez-vous avec ma coupine Hélouiz ! Alors ouvre cette porte ! » - « Sérieusement, vous allez à la plage ! En quoi t’as besoin de te préparer ? Tu vas te retrouver pleine de sable de partout en quelques minutes. » Le rustre marque un point, mais je n’ai pas encore dit mon dernier mot. Bien que je ne possède plus d’arguments tangibles, je décide de sévir par la force. Je tambourine à la porte comme une forcenée. « OUUUUUUVRE ! » Et après une minute sans perdre courage, la formation Goldstein m’apprend à ne jamais baisser les bras la porte s’ouvre enfin sur un Konan qui soupire. Je décide d’appliquer ma propre justice en lui ébouriffant ses cheveux gélifiés si parfaits avant de m’enfermer rapidement dans la salle de bain. « Mwahahaha ! » Je suis terriblement diabolique et je ris d’autant plus d’entendre mon frère rouspéter de l’autre côté de la porte. « C’est bien fait pour toi ! » je m’exclame sans remord, m’adonnant à mes ablutions et à mes préparatifs. Malheureusement, je n’ai pas autant de temps que je ne l’aurai voulu. Je me bouge en troisième vitesse pour enfiler mon maillot et ma robe, me coiffer correctement et me brosser les dents. Je cours ensuite dans toute la maison pour préparer mon sac de plage. Je pique même les lunettes de soleil de Sam parce que je ne trouve plus les miennes. Il ne me manque plus que le chapeau, et me voilà enfin prête ! Tout est prêt pour ma petite virée à la plage avec mon amie Héloïse. Il faut dire que cela fait un petit moment que nous ne nous sommes pas vues. Entre ses révisions pour ses examens, et mes répétitions de psychopathe pour la comédie musicale, nous n’avons pas une minute à nous. D’autant plus que la brune devait partager son temps avec un petit-ami assez possessif. Par chance, nous avions trouvé du temps aujourd’hui. Elle avait fini une grosse partie de ses examens, et moi, j’avais gracieusement eu droit à une journée sans répétition. Goldstein me faisait parfois penser à Batman, s’évanouissant dans la nuit sans raison en disant que ce n’était pas la peine de se pointer pour les répétitions. Quel homme étrange.

Bref, la voiture de mon amie n’est pas sitôt garée oui, je la guette que je sors de la maison avec toutes mes affaires. « Hiiiilouiiiiiz ! » je m’exclame en me jetant dans ses bras. « Haan tu m’avais trop manqué aussi ! Je suis trop heureuse de te revoiiiir ! Je vais super bien et toi ? » Cela faisait tellement du bien, mon dieu ! Et tandis que nous nous approchons de sa voiture, je m’arrête. « Han ! C’est ta voiture ?! Mon dieu, elle est… trop miiiignonne ! » je m’extasie comme une gamine de quatre ans avant de rentrer dans cette dernière. Je me cale dans mon siège passager, constatant à quel point il est confortable. « C’est clair ! Entre tes examens et mes répétitions, ça fait un millénaire qu’on ne s’est pas vue ! Même le professeur Hamilton ne doit plus se souvenir de nous ! » je plaisante alors que nous nous rapprochons de la plage. Aujourd’hui, le temps est radieux. Il fait même un peu trop chaud, mais heureusement, piquer une tête nous rafraîchira. C’est donc armées de nos sacs et du parasol que nous parvenons à la plage. Elle grouille de monde, mais nous arrivons malgré tout à trouver une place assez proche de la mer. « Victoiiire ! » je m’écrie alors que nous sommes parvenus à enfoncer ce fichu parasol dans le sable. J’étends ma serviette et je vais m’y écraser après avoir retiré sans pudeur ma robe. « Cette journée est parfaiiite ! Et ça fait tellement du bien de pouvoir faire bronzette. C’est la première fois que je vais à la plage depuis le début du printemps. Tu te rends compte ? » Le scandale. Je la vois qui se trémousse légèrement pour retirer sa robe. Je glousse. « Eh sois pas pudique, ma Hilouiz. Tu ne pèses pas trois barriques, hein ! » Et finalement, nous nous retrouvons toutes les deux sur nos serviettes. Je me mets uniquement de l’huile de Monoï tandis que ma pote se tartine à côté de moi. « Qu’est-ce que tu fais ? Tu veux que le soleil t’évite ? » je plaisante avant qu’elle ne me dise qu’elle devient rapidement écrevisse. C’est vrai que j’ai de la chance. « C’est l’effet Mali ! » Je lui accorde un clin d’œil avant de me mettre à genoux, me tournant vers elle qui commence à galérer. « Attends, je vais t’en mettre dans le dos. » J’attrape sa crème et je la tartine tandis qu’elle me pose des questions sur mes répétitions. « Oh tu sais, ma vie n’est rythmée que par les répétitions. Tous les matins, ce fou me fait un entraînement de malade. J’ai l’impression de bosser avec le Gordon Ramsey de la musique. » Et cette blague me fait rire. Je referme le pot de crème soleil, en ayant fini avec Héloïse. « En attendant, je dois reconnaître qu’il avait raison. Regarde-moi ces abdos en béton ! » Oui, on les voyait presque. Enfin, pas vraiment, mais j’invite Héloïse à toucher pour qu’elle constate. « Des fois, j’ai plus l’impression de m’entraîner pour les jeux Olympiques. Mais après, même si c’est fatiguant, je suis tellement heureuse de pouvoir jouer Satine. Goldstein est super énervant, mais je pense qu’il veut juste l’excellence et qu’il doit penser que je pourrai lui donner. » Je n’aurai jamais eu ce genre de discours quelques jours auparavant. Sauf que j’avais eu l’occasion de parler avec Bucky qui m’en avait dressé un tableau flatteur, totalement différent de ce que j’imaginais jusqu’alors. « Je pense qu’il ne montre pas l’homme qu’il est véritablement. Un vrai pudique ! » Je préfère songer ainsi, cela le rend bien moins effrayant. Mais d’autant plus énigmatique. Enfin, je me perds ! « Mais je suis tellement fatiguée que la dernière fois, je me suis endormie dans la réserve et j’y suis restée enfermée avant qu’une collègue ne me trouve. Tu te rends compte ?! » Les weekends étaient réservés pour mon travail au bar afin de me faire de l’argent. Héloïse savait cela. « En gros, je suis épuisée, mais je suis contente ! » Je m’apprête à lui demander ce qu’il en est d’elle, mais elle enchaîne sur mon beau sportif. Je rougis instantanément sous son regard insistant. « Hmm je ne sais pas trop encore. Je lui ai dit de passer au bar un weekend. J’attends encore qu’il vienne. » je minaude, toute gênée. J’agite vivement les bras pour éloigner une idée stupide. « Enfin, ce n’est pas la peine de s’emballer ! Si ça se trouve, il n’était pas vraiment intéressé. Ou je me suis montée la tête. » Pourtant, Jahia et Konan s’étaient accordés à dire que ce n’était pas vraiment le cas. « Mais parle-moi de toi !! Comment se sont passés tes examens ? Je suis certaine que tu as géré de la pastèque ! » Je m’étale plus confortablement sur ma serviette. « Puis comment ça se passe avec le président ? Et d’ailleurs, est-ce que notre plan super génial a fonctionné ?! » Le fameux plan élaboré au bar. Pas besoin de rentrer dans les détails, mais je voulais juste savoir si elle était parvenue à éteindre sa colère et tout le reste. Tout à coup, je lève le doigt comme si je venais d’avoir une idée de fou. Je tire un paquet de bonbons de mon sac, je l’ouvre et je le pose entre nous. « Goldstein me tuerait de me voir bouffer des cochonneries, mais tant pis, il n’est pas là ! » je rigole en engouffrant un bonbon dans ma bouche.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Girls hit your hallelujah whooooo ! [Naïa&Héloïse]   Dim 14 Mai - 10:00

Une bonne journée à la plage est tout ce qu'il me faut pour me sentir bien. J'en ai besoin. J'ai envie d'avoir une conversation entre filles. J'ai envie de rire et de dire des bêtises, de faire des blagues sous fond de piano Oui c'est possible de déconner sur ça. Et puis, ça fait tellement longtemps d'ailleurs. Je ne compte plus les jours qui se sont écoulés durant lesquels j'ai eu l'impression de n'appartenir à rien, de ne pas avoir de vie sociale, de ne plus exister. Heureusement que je voyais Matthew mais quand même. Là, aller à la plage c'est la fête à la maison ! Et puis avec Naïa, on s'entend si bien d'ailleurs. Parfois, je me dis qu'elle n'est autre que mon double au féminin parce que nous avons beaucoup de points communs, parce qu'elle adore ce qui est petit et mignon - comme ma Chouquette - ou bien mon lapin. Et puis, quand on se voit, nous sommes trop dans notre bulle bien occupées à piailler gaiement tandis que mon amie me tartine de crème solaire dans le dos. Ça pourrait être sexy et ça attire des regards masculins. Quand bien même, nous ne remarquons bien. « Ah non je n'évite pas le soleil. Mais j'ai la peau très blanche. Je deviens bien vite une écrevisse. Et puis, une fois, je me suis tapée une insolation en m'endormant sur le transat dans le jardin de mes grands-parents. C'était horrible comme j'ai eu mal. » Et Dieu merci, je ne connaissais pas encore Matthew. Parce que mes brûlures ont souvent eu la couleur d'un camion de pompier. Aussi désormais, je fais attention enviant la peau mate de mon amie, déjà enduite de monoi. Elle a vraiment de la chance à vrai dire. Mais je l'aime ma peau couleur de porcelaine. Ça rappelle mon côté français. De ce fait, je fais attention faisant confiance à la main énergique de Naïa se posant sur ma peau. Forcément, la conversation prend vite le chemin des répétitions et de cet entraînement qu'elle subit de la part de Goldstein. Néanmoins, ça semble porter ses fruits et je ris quand elle exhibe ses abdos, m'invitant à les toucher. « Ah ouiiii ! C'est tout dur ! » Je m'exclame innocemment avec un grand sourire. Un bref coup d'oeil à mon propre bidon me rappelle que je ne suis pas une sportive dans l'âme et que de ce fait, la chair est molle et tendre. Mais je m'aime comme ça et puis, je me prends assez souvent des portes dans la figure pour ne pas m'essayer à la course à pieds. Je risquerais de me tuer en passant sous un bus que je n'aurais pas vu. Et puis je crois aussi que mon copain viendrait émettre des réserves. Nous ne sommes pas des sportifs mais des littéraires ! Écoutant mon amie, je suis d'ailleurs surprise de constater que son discours concernant Gabriel Goldstein s'est légèrement modifié. Elle est moins furax contre lui quand bien même ça a l'air toujours intense. Il veut simplement l'excellence. Et il ne fait pas de cadeau. « Tiens ça me rappelle quelqu'un... » Je marmonne avant de sourire à Naïa et de l'encourager un peu plus. « Mais je suis tellement contente pour toi que tu n'abandonnes ! Il faut persévérer, le rêve est au bout de tes doigts ! Et puis, on viendra t'applaudir ! » Et j'y compte bien. J'achèterai mon billet dès que les pré-ventes sortiront, je ferai en sorte d'être dedans pour pouvoir lui faire des coucous. Mon dieu, mais ce sera mon amie sur scène. Ça va être trop la classe à Dallas ! En revanche, le sujet paraît moins gai quand elle évoque le fameux sportif dont elle m'avait appris par sms. Apparemment il n'est pas venu. « Ooooh mais c'est dommage... » J'ajoute avec une petite moue. Bien évidemment, je suis d'avis qu'il ne vaut mieux pas s'emballer mais quand elle m'avait envoyé cet sms, elle avait l'air si sure d'elle. « Il va venir. Peut-être qu'il prépare une compétition ou quelque chose du genre ! » Oui, je suis enthousiaste, je ne comprends pas qu'on puisse foutre un vent à mon amie. Elle est tellement adorable et cute : je l'adore.

Et encore fois, elle me rappelle combien elle pense aux autres quand elle me questionne au sujet de Matthew et de mes examens. « Les examens se sont bien passés. Je suis vraiment contente ! Il y a juste eu un bémol concernant mes oraux. » Je prends une grande inspiration afin d'installer du suspens et de me préparer à raconter le pire moment de ma vie. « Et bien je suis allée chez le coiffeur. Je voulais absolument me faire une belle coiffure, être au top. Et ce gougnafier n'a rien trouvé de mieux que de se tromper dans sa couleur. Au lieu d'avoir un LÉGER éclaircissement, je me suis retrouvée blonde !! » Je secoue la tête dépitée. « Je ne te dis pas comment j'étais au bout de ma vie. J'avais envie de mourir sur le champ. En plus, je voyais bien que Matthew avait envie de rire. » Et je me suis bien venger à jouer la blonde dans toute sa splendeur. Bon sauf pendant les oraux parce que là j'ai essayé de montrer que ma blondeur ne gâchait en rien mon potentiel. Maintenant, reste à voir les résultats. « Et aujourd'hui, le coiffeur m'a tout remis en ordre et je revis. » Je dis en faisant froufrouter ma chevelure légèrement. Le sourire est là et finalement être blonde aura été une expérience singulière. « Et sinon avec Matthew ça va toujours aussi bien... » Et immédiatement, je parle avec des étoiles dans les yeux, toute gaga de mon chéri. Même la voix a changé. « C'est vraiment un homme merveilleux ! Quand bien même, c'est un capricieux, je me suis aperçue de ça récemment. Il cache bien son jeu mais il est tellement tellement tellement mignoooon ! » Et puis comme elle m'a posée une autre question, j'ajoute avec enthousiasme « Et le plan a super bien marché d'ailleurs, il m'a juste mise dans la baignoire avec de l'eau froide. Mais je me suis bien vengée. Enfin... » Mes joues rougissent un peu. « Ça va vraiment bien entre nous. Tu sais qu'il m'a dit qu'avant la fin de l'été, il allait tout dire à son père : notre relation sera enfin officielle. Comme j'ai hâte.. » Et c'est tellement vrai. J'ai hâte de pouvoir être considérée comme sa petite amie, à ne plus être dans l'ombre. Même au boulot, ça va me changer la vie de ne plus m'étrangler quand quelqu'un dira des bêtises au sujet de Matthew. C'est quelque chose dont j'ai hâte. Vraiment... Mais je ne mets pas la pression à mon chéri. Ce serait si injuste et inutile. Maman m'a toujours dit qu'il fallait donner du temps au temps. « Il faudra que je te le présente un jour. Et pas seulement de loin. » Je ris doucement « Tu viendra manger chez moi. Comme ça tu pourras aussi rencontrer ma colocataire. Et le plus important, mon lapin ! J'en suis sure qu'il va t'adorer ! » Là ce n'est plus des étoiles que j'ai dans les yeux mais des cœurs, Panpan mon tendre amour « En plus, il n'aime pas Matthew. Mais Matthew ne l'aime pas en plus. Après il s'étonne qu'il se fasse mordre ! » Je lève les yeux parce que je ne comprends pas ce conflit. Mais bon, je gère comme je peux. « Et la comédie musicale alors ! Tu as déjà rencontré les autres membres de ton groupe ? Et les répétitions ? Oh mon dieu je sens que ça va être grandiose. Je t'imagines déjà en train de chanter Come what may... » Je finis par dire en revenant sur ce sujet, avalant un bonbon avec gourmandise « Et je ne dirai rien à Goldstein au sujet des bonbons, promis ! » En même temps faudrait déjà que je le rencontre ce qui n'arrivera jamais.
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Naïa Argent
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MessageSujet: Re: Girls hit your hallelujah whooooo ! [Naïa&Héloïse]   Sam 27 Mai - 19:22

Le sable. Le soleil. La mer. Bref, une journée parfaite. Le tout couronné de la présence de ma meilleure amie Hilouiz. Parce que maintenant, je peux le dire. Il s’agit vraiment de ma nouvelle bestie internationale. Pour preuve, je lui dis presque tout. Certes, je suis généralement un moulin à paroles, mais là, c’est encore un peu différent. Je sens qu’on peut se dire les choses et qu’on se comprend. Pas en aussi fort qu’avec ma jumelle, mais ça se rejoint presque. Donc après des jours à trimer auprès de Gabriel, je profite d’un merveilleux jour de répit. Héloïse peut souffler aussi, ayant enfin terminé ses examens. La vie est belle et la journée n’attend plus que nous ! Je suis donc toute excitée, pétrissant mon amie de crème solaire parce que la pauvre a une vraie peau de rousse. A croire qu’elle pourrait brûler au premier rayon. Je prends soin d’en passer de partout où la peau dépasse tandis que nous nous parlons de tout et de rien. Forcément, mon grand sujet de conversation du moment est le grand Goldstein. Je ne démords toujours pas du fait qu’il s’agit d’un véritable psychopathe sadique, toutefois, je modère mon propos. A la lumière de ce que m’a appris Bucky, j’ai réalisé qu’il s’agissait d’un homme plus complexe qu’il n’y paraissait. Il savait reconnaître les talents et les aider à éclore, comme il le faisait actuellement avec la magicienne. Je suppose que ce devait être pareil pour moi. Dommage qu’il se montre si avare de compliments. Un de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Néanmoins, sa manière de procéder me fait maintenant réaliser qu’il cherche à me pousser à l’excellence car il m’en pense capable. Dans le fond, c’est incroyablement gratifiant et c’est ce que j’expose à Héloïse. Ses paroles me font froncer les sourcils. « Ça te rappelle quelqu’un ? Comment ça ? C’est qui ? » Elle ne pouvait pas me balancer juste une phrase comme ça. Il fallait qu’elle aille au bout de sa pensée. Enfin je reste satisfaite de ses encouragements. Je souris, trop contente. « Oh oui, j’espère que tu seras là pour venir me voir. Quel trac n’empêche ! » Je n’imagine même pas ce que ça va être. Surtout que toute ma famille sera fidèle au poste, ainsi que mes amis, bien entendu. Enfin le spectateur qui me fera le plus peur restera Goldstein. Je serai sa Satine, et c’est en particulier vers moi que les critiques vont se tourner. Si je fais une mauvaise interprétation et que Goldstein est descendu dans les critiques par ma faute, je m’en voudrais à vie. Parce qu’au fond de moi, une partie de mon âme brûle de vouloir le rendre fier. Mieux encore, de l’impressionner ! Par revanche ? Peut-être bien. Je n’en suis pas bien sûr. Enfin j’arrête d’y songer quand le sujet dévie sur mon beau Caleb. J’espère encore qu’il va franchir les portes de mon bar, mais je ne mise pas beaucoup d’espoir là-dessus. Nous verrons en temps voulu. Je n’ai pas envie de trop m’emballer, d’autant plus que j’ai beaucoup de choses à gérer dernièrement. Ce n’est peut-être pas le bon moment.

Enfin nous finissons par nous concentrer sur mon amie. Ses examens se sont bien passés apparemment et je suis ravie pour elle. Les oraux ont moins suivi, mais je hausse les épaules. « Oh, ça ne veut rien dire, tu sais. Parfois, le jury fait la gueule, mais à l’intérieur, ils sont époustouflés. Je ne comprends pas d’ailleurs cette manière de faire. C’est idiot de vouloir toujours plus déstabiliser le candidat. Il ne peut pas montrer le meilleur de lui-même parce qu'on stresse trop ! » Comme Goldstein le jour des auditions. Bon, ses commentaires désobligeants avaient fait office de moteur pour moi, mais ce n’est pas une raison pour autant. Je déteste les gens qui agissent pour faire perdre la confiance chez les autres. J’éclate soudain de rire quand elle me parle de sa teinture blonde. Je plaque ma main sur ma bouche, sachant que je n’avais pas le droit de rire à une telle chose. « Pardon, pardon ma Hilouiz. Enfin peu importe. Blonde ou brune, je suis sûre et certaine que tu as assuré. » Je glisse brièvement ma main dans ses cheveux fraîchement bruns. « Ils sont tellement douux ! J’adore. Faudra que tu me dises qui est ton coiffeur ! Quoi que… s’il me loupe ma couleur aussi. » Non, mauvaise idée. J’explose encore de rire avant de me mettre en tailleur pour que nous soyons face à face. Elle me parle de son Matthew, et je l’envie presque d’avoir les yeux plein d’étoiles et la voix emplie d’amour. Je crois que je n’ai jamais été amoureuse de cette manière. J’avais parfois de gros béguin, mais rien d’aussi fort. J’espère que je connaitrais moi aussi une telle relation au jour. Je l’écoute, émerveillée comme si elle était en train de me raconter un conte de fées. « Han le goujat ! » je m’insurge brusquement en entendant parler de cette histoire de baignoire. Heureusement, les femmes sont plus fortes et la vengeance a fait son œuvre. Je tape dans la main d’Héloïse, trop fière de ma petite Padawan. « Ahah j’étais sûre que ça fonctionnerait ! Tu veux que je t’avoue un truc ? J’ai toujours rêvé d’être Jésus afin de pouvoir aussi accomplir des petits miracles par-ci, par-là. C’est vraiment un grand homme. Un modèle, je devrais dire ! Mon prochain challenge, c’est de rendre la vue à un aveugle ! » j’assure avec beaucoup de sérieux. Mais des étoiles reviennent voiler mes yeux quand elle parle d’officialiser leur relation. « Haaan c’est tellement romantique et sexy à la fois. Tu l’imagines, n’ayant aucune peur de se dresser contre son père ? C’est beau ! Quelle chance tu as ! » Je m’extasie sans aucune once de jalousie. Bien au contraire, je suis heureuse pour elle. « Avec grand plaisir ! Je suis certaine que je vais tous les adorer. Enfin, de toute manière, j’aime tout le monde alors bon… » Il est vrai que je ne détestais pas beaucoup de personnes dans ce beau monde. « Pourquoi ton lapin et Matthew ne s’entendent pas ? C’est terriblement dommage. C’est tellement mignon un lapin, en plus ! » Et je suis d’autant plus sûre que son lapin est méga bien élevée. Aucune raison qu’il puisse être détesté. Je sors mes bonbons en catimini tandis qu’Héloïse me noie sous une avalanche de questions. J’enfourne deux-trois bonbons dans ma bouche avant de répondre. « Eh bien j’en ai déjà rencontré quelques-uns mais Goldstein tient énormément à ce qu’on répète que tous les deux au début. Je ne sais pas trop pourquoi, mais il doit avoir sa stratégie. Du coup, je ne chante qu’avec lui. On répète les chansons. Il me demande même mon avis sur ses créations. Tu te rends compte ? Bon après, les trois-quart du temps, je n’ose rien dire. En même temps, son travail est juste parfait. » Je ne pouvais pas montrer hypocrite et prétendre que son travail était mauvais. Comme toujours, c’était du pur génie. « Même si je souffre pas mal, j’aime tellement ce que je fais. Tous les jours, on répète une chanson différente. On la perfectionne. Quelquefois, il me présente au reste de la troupe, mais je ne suis pas sûre qu’elle soit encore complète. Il y a encore des auditions qui se déroulent, je crois. Goldstein est extrêmement tatillon, et s’il ne trouve pas l’interprète parfait, il est capable de continuer à chercher encore et encore. » Elle évoque Come what may… et des étoiles scintillent dans mes prunelles. « Tu n’as pas idée comme j’ai hâte de la chanter ! Pour l’instant, j’ai tout juste vu les ébauches. Goldstein travaille encore dessus. Et comme il s’agit d’une des chansons phares avec El tango de Roxanne, il n’accepte pas la demi-mesure. » Je mange encore un bonbon par gourmandise avant de lâcher un long soupir. « Enfin arrêtons de parler de Goldstein pour un moment. J’ai juste énormément hâte de répéter avec la troupe, de voir les costumes, les décors, la mise en scène. C’est tellement un rêve de gamine qui se réalise ! » C’était même plus que ça. Le rêve de toute ma vie. Je me redresse et je tends la main à Héloïse. « Tu viens, on va se baigner ? Je meuuurs de chaud ! » On s’avance toutes les deux vers la mer, prenant garde aux coquillages, et surtout, aux gens jusqu’à tremper le bout des orteils dans l’eau. « Whaaa bon sang, ce qu’elle est bonne ! » Je m’immerge un peu plus jusqu’à arriver avec l’eau à hauteur du nombril. Je me retourne vers Héloïse qui trainouille derrière. « Allez, viens ! » je m’exclame en l’éclaboussant. « C’est pas à ce rythme-là que tu vas te rafraîchir ! »
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Girls hit your hallelujah whooooo ! [Naïa&Héloïse]   Dim 11 Juin - 10:14

Cette journée entre filles à la plage me fait le plus grand bien. J’ai l’impression de découvrir la vie et je me rends compte combien toutes ces révisions ont eu raison de moi, du peu de vie sociale que je pouvais avoir. Je n’ai pas cessé de réviser comme une dingue, avec la peur d’échouer alors autant dire que je suis réellement contente de pouvoir enfin passer à autre chose, de me dire que ça y est, les examens sont finis, qu’on ne peut plus revenir en arrière. Désormais, il me faut juste attendre de connaître les résultats, de savoir si j’ai décroché l’excellence ou non. Autant dire que la pression arrive doucement mais sûrement. Pour l’instant, je ne suis pas encore en panique. Je suis encore sur mon nuage à l’idée d’avoir récupéré ma couleur de cheveux habituelle, d’avoir enfin fini les longues heures d’écriture intense et surtout, de ne plus avoir d’oral à présenter. Mais d’ici lundi, je pense que le son de cloche ne sera plus le même. Je vais stresser à mort et il est clair que tant que les résultats ne seront pas arrivés, je serais très angoissée. Fort heureusement, je sais aussi que je ne suis pas seule. Et que je serais soutenue. De ma famille. De mon petit-ami. De mes amis et puis de Naïa, aussi. Son oreille attentive me fait du bien. Et je dois admettre que c’est extrêmement agréable d’avoir une conversation fille, de pouvoir parler de son crush du moment, de sa volonté de devenir Jéus – et elle n’échappe pas à mon regard perplexe même si je ne dis rien, respectant les délires de chacun - de mon petit-ami, de mes examens, de la comédie musicale qu’elle prépare actuellement et de mes déboires capillaires. Je ne peux m’empêcher de pester gentiment lorsque je la vois rire, bien qu’elle se rattrape très vite en évoquant le contact soyeux de mes cheveux. Je ne peux m’empêcher de sourire lorsqu’elle me demande le nom de mon coiffeur avant de se reprendre. Très vite. « Oh tu sais, tu peux y aller. Ça peut arriver quelque fois de faire des étourderies. Bon, c’est moins drôle quand ça tombe sur soi-même ! Mais souvent, nous faisons nous-même des bêtises. Pas plus tard qu’hier, j’ai trouvé le moyen de me prendre deux fois la porte dans la figure en l’espace d’une minute. Je n’avais pas fait attention et elle était fermée. » Bon il est vrai que niveau maladresse, je décroche quelques récompenses si ce n’est que j’ai déclenché un formidable fou rire chez ma coloc. Autant dire qu’elle s’en souviendra. Et forcément, j’ai hâte de présenter Lullaby à Naïa. Ainsi que Matthew et Panpan. C’est important pour moi et si pour Lullaby et Panpan, je sais que tout ira bien, je ne sais ce qu’il en sera de mon chéri. Déjà que j’ai voulu lui présenter Elsa et ça ne s’est pas forcément super bien passé. Le Bellâtre comme elle n’a cessé de l’appeler, ce qui a fort déplu à mon chéri. Il est particulier cela dit et c’est d’une voix blasée que j’en viens à évoquer le conflit opposant mon copain à mon lapin. « Je n’en ai aucune idée, tu sais. Panpan aime bien mordre Matthew mais cela dit, ce n’est qu’un lapin. Alors il mord sans savoir. » Je suis songeuse en disant cela et je pousse ma réflexion un peu plus loin. « Mais même sans parler de ça, je crois que Matthew n’a jamais vraiment aimé mon lapin et ce dernier doit le ressentir. Et de ce fait, je lui dis souvent de faire des câlins à ma petite boule de fourrure mais il refuse. Du coup, j’en suis venue à la conclusion qu’il était cuniculophobe. Il a la phobie des lapins. » Me mordillant la lèvre, j’essaye de garder mon sérieux. Mais c’est peine perdue, mes épaules tremblent et voilà que je me mets franchement à rire. Bon, je sais… Ce n’est pas gentil de me moquer de mon amoureux mais c’est l’effet que ça me fait.Je ne comprendrais jamais cette vieille guerre les opposant.

Heureusement pour Matthew, il ne demeure pas le seul sujet de conversation. Après tant de temps d’absence, nous avons beaucoup de choses à nous dire. Et forcément, nous évoquons la comédie musicale. J’ai tout un tas de questions à poser et c’est le regard brillant, que j’écoute Naïa me parler de son travail avec Gabriel Goldstein, de ce qu’elle fait avec lui, les chansons du Moulin Rouge. Autant dire que je bois ses paroles la trouvant extrêmement chanceuse de pouvoir vivre tout cela. Quelle chance ! Quel destin ! Je suis tellement heureuse pour elle, que mon sourire dépasse mes oreilles. « Quand j’y pense, je me dis que je suis amie avec la Nouvelle Satine. Et dire que dans quelques mois, tu seras, peut-être super célèbre, et pourtant, j’aurais eu l’immense privilège de te connaître dans cet anonymat te définissant actuellement ! » Posant ma main sur son bras, j’ajoute avec chaleur « Promets-moi que même si tu es célèbre, notre amitié continuera, qu’on s’écrira des poèmes et des chansons comme on le fait si bien. » C’est que j’ai besoin de Naïa. Et quand bien même, ces temps-ci, nous n’avons pas trop eu le temps de réviser nos gammes ou de nous voir, son amitié, son caractère enjoué et son insouciance me sont vitales. J’ai l’impression que Naïa est comme moi et me comprend si bien. Nous évoquons ensemble les chansons à chanter et autant dire que je suis toute en admiration pour ce qu’elle fait, quand bien même, je comprends que ça n’a rien d’évident. « J’ai tellement hâte que tu me racontes le jour où tu auras les répétitions avec la troupe entière. Ça sera tellement génial ! »

Et nul doute qu’elle gardera de merveilleux souvenirs à ce sujet. Même si pour l’instant, c’est surtout l’heure de la baignade. Au début, je suis un peu réticente. « Mais l’eau du Pacifique est froide non ? » Néanmoins, comme Naïa s’est déjà levée, j’en fais de même et la suit prudemment tandis qu’elle s’engouffre comme si l’eau était à trente degrés. Or, quand je trempe l’orteil, elle me paraît si froide. « Mais comment tu peux la trouver bonne ? » Bon il faut aussi dire que n’ayant pas l’habitude de me baigner, je suis un peu frileuse sur les bords. M’exhiber en maillot de bain, déjà, n’est pas ma tasse de thé. Alors autant dire que j’ai fait des efforts pour Naïa. Et voilà que cette bougresse se met à m’éclabousser sans scrupule afin de me pousser à entrer dans l’eau plus vite. Forcément, je m’avance comme pour espérer que ça ralentira le flot de ces éclaboussures. Je ne cesse de rire tout en essayant de vainement me protéger en ripostant faiblement. « T’es un vil démon Naïa Argent, tu ne m’as même pas laissé le temps de me tamponner la nuque d’un peu d’eau froide ! » Je déclare en guise de protestation quand bien même, mon visage n’est que le contraire de ce que je peux penser. Quand bien même, me voilà donc tout à fait dans l’eau et passée la première sensation de fraîcheur, je peux apprécier la douce sensation de se baigner. C’est vrai qu’il fait chaud sur le sable. « Bon je dois admettre que finalement, elle est bonne ! » Et ça fait du bien de pouvoir barboter ainsi, de pouvoir parler avec insouciance. « Tu crois qu’on pourra se revoir aux cours de Monsieur Hamilton bientôt ? » Je finis par lui demander tandis que nous continuons à rester dans l’eau, au milieu des remoux « C’est vrai que depuis que je suis entrée en session de révision et d’examens, je n’ai pas eu le temps de retourner aux cours. Mais vu que tu n’y es plus trop non plus… Ce serait trop triste de ne pouvoir avoir les cours ensemble. En même temps, je me dis aussi qu’avec la comédie musicale, tu vas être sacrément occupée et que tu n’auras plus une minute à toi. » Esquissant une petite moue, j’ajoute d’une petite voix « J’aimais bien ces cours ! C’est comme ça qu’on s’est connues d’abord, Mademoiselle « je vais bientôt devenir célèbre » ! »


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Naïa Argent
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MessageSujet: Re: Girls hit your hallelujah whooooo ! [Naïa&Héloïse]   Ven 30 Juin - 12:51

Le bonheur se résume à une journée à la mer avec ma nouvelle meilleure amie ! OK, peut-être l’une des premières. Ma vie est pathétique. Mais je m’en fous. Je n’ai pas besoin d’avoir des amis tout le tour du ventre. Il me suffit de conserver dans mon entourage des personnes qui comptent. Héloïse en fait partie. Certes, nous nous connaissons que depuis très peu de temps, mais dès le premier jour, le courant est passé entre nous. Je pense que c’est parce que nous sommes incroyablement semblables. Mais avant tout, les mojitos, ça rapproche. Ainsi que cette pinata que nous avons détruite dans les règles de l’art. Un lien indestructible nous liait désormais. J’en étais convaincue ! Nous étions donc tranquillement sur la plage, profitant du soleil en parlant de tout et de rien. Nous passions des sujets concernant les garçons, les études, du boulot, des histoires de filles et j’en passe. Cela était vraiment rafraîchissant d’avoir une telle relation avec d’autres personnes que mes sœurs. Puis j’aimais bien avoir un public différent pour pouvoir me plaindre de Goldstein bien que mon regard ait considérablement changé à son sujet. Il restait malgré tout mon tortionnaire qui m’éprouvait tous les matins avec des entraînements de folie. Enfin pour l’heure, nous parlions de ses déboires capillaires. Je me mis à rire des étourderies qu’elle évoquait pour atténuer celle de son coiffeur. « Ah ça me fait plaisir d’entendre ça. Je suis une véritable catastrophe ambulante moi aussi. Tu sais comment j’ai rencontré Caleb ? Je lui ai renversé son verre dessus en courant dans le bar. Ça fait un peu cliché, mais j’étais vraiment mal ! J’ai trop eu peur qu’il me dispute ou autre. » Mais finalement, ça s’était bien fini puisque nous avions bu un verre ensemble. Comme quoi… La conversation dévia vers la colocation de la brune. Pour ma part, je vivais avec mes jumeaux et une de mes sœurs. C’était donc familial. Quant à Héloïse, elle avait avec elle une amie, une certaine Lullaby et Panpan, son lapin. Malheureusement, cette colocation de choc ne paraissait pas plaire à tout le monde. Je fus étonnée d’entendre que son petit ami n’aimait ni l’un, ni l’autre. Apparemment, Matthew prenait la mouche car il se faisait mordre. « Ce ne doit pas être agréable de se faire mordre… » Je ne prenais pas sa défense, mais malgré tout… J’espère que Panpan ne me mordra pas ! Je me mets à rire d’entendre ce nom de phobie. « La quoi ? La cunicu… c’est quoi ce truc ? Quel nom horrible ! » Je ris de plus belle, le nom étant assez évocateur. « Heureusement que tu as précisé, sinon, j’aurai pensé à autre chose. » Après quelques secondes de réflexion intense, je vois les joues d’Héloïse se tinter de carmin, alimentant mon hilarité. Elle était plus innocente que moi ! « Enfin c’est vraiment dommage. Mais c’est très futé ces bêtes-là. Et très intuitifs aussi. Il doit forcément sentir. » Bon, je n’avais pas d’animaux moi-même et je ne pouvais pas trop témoigner. Néanmoins, dès qu’une petite bête croisait ma route, je ne pouvais pas m’empêcher de m’extasier comme une enfant. Plus tard, quand je serai grande, j’aurai un animal ! Nous terminons dans un grand éclat de rire.

Après un moment, nous finissons par reprendre notre calme. Héloïse semble vivement intéressée par le déroulement dans la comédie musicale. Mon sujet passion ! Je m’applique donc à lui raconter tout ce que je sais et ce que je suis en train de faire en ce moment. Les entraînements deviennent de plus en plus intéressants. J’attendais avec impatience de pouvoir répéter avec toute la troupe. Surtout que nous avions un Christian dans nos rangs ! « Je dois t’avouer que moi-même, je ne suis pas sûre de bien réaliser ce qui est en train de se passer. Des fois, je me réveille en me demandant si c’est un rêve ou non. » je dis, la mine rêveuse et un sourire radieux sur les lèvres. Quand elle me fit promettre de conserver notre amitié intacte malgré ma célébrité, je lui pris les mains avec solennité. « Bien sûr que notre amitié sera la même ! Je resterai la même et tu seras toujours ma grande amie. Je chanterai les chansons que tu m’écriras et tu seras connue comme moi ! » J’attrape son petit doigt avec le mien pour sceller notre promesse. « Pinky swear, ma Hilouiz ! » Sur ce serment, je me mis à lui parler des chansons qui seront interprétés. Goldstein en avait ôtées, modifiées et ajoutées. J’avais autant hâte qu’Héloïse de les interpréter avec la troupe. « Tu n’as pas idée comme j’ai hâte aussi ! Je serai excitée comme une petite puce ! » Et c’était peu dire !

D’ailleurs, toutes ces idées me mettaient dans un tel état d’excitation que je décidais qu’il était grand temps de piquer une tête. Sans aucune crainte, je vais plonger mes petits dans l’océan alors que Héloïse est plus réservée. Je me moque de ses réticences. « Mais nooon ! Elle est super bonne ! » Elle était plus que frileuse, ma parole ! Je m’enfonce un peu plus dans l’eau, l’ayant jusqu’à la taille. Héloïse me rejoint prudente et je ne résiste pas à l’envie de l’éclabousser. Si un premier cri jaillit, il est vite remplacé par nos deux rires. Je me fais traiter de démon et je ris de plus belle. « Depuis que tu m’as vu éclater cette pinata, tu devrais savoir que je n’ai aucune pitié ! » Je pars d’un rire diabolique avant de me plonger dans l’eau jusqu’au épaule. Comme ça fait du bien ! Héloïse se range à mon idée. « Ah tu vois ! » Je me mets à faire tranquillement la planche, laissant mes cheveux s’étaler dans l’eau. Je me redresse quand Héloïse me questionne et me parle des cours d’Hamilton. C’est vrai que nous n’avons pu être très assidues ces derniers temps. Je le regrette autant qu’elle et sa petite moue m’attendrit. Je viens enrouler mes bras autour de son coup brusquement, nous immergeant légèrement. « Oooh ma Hilouiiiz, t’es trop mignonne ! Si t’étais une peluche, je t’apporterai partout avec moi. » Je la lâche pour ne pas que nous noyons. « J’aimerais vraiment pouvoir revenir aux cours de Monsieur Hamilton, mais il faudrait que je demande la permission à Goldstein. D’autant plus qu’avec les répétitions, il m’a dit qu’il pourrait me donner les cours lui-même si j’avais vraiment envie de poursuivre mon entraînement. Donc je ne sais pas trop. C’est vrai qu’avoir Goldstein en professeur de piano… » Héloïse savait tout autant que moi quel pianiste de talent. Je lui adresse une moue mutine. « Je pourrai peut-être me glisser par erreur dans le cours parfois. » Je bats des bras pour nager une brasse en arrière. « Et ne t’en fais pas, pas la peine de Mademoiselle « je vais bientôt devenir célèbre » pour toi, ce sera simplement Na… » Ma phrase se perd dans un cri étouffé. Tout à coup, je me prends un ballon en pleine face. Sonnée quelques secondes, je me noie dans l’eau. Je me débats brusquement, regagnant la surface. « Non mais ça va pas la tête ! Bande de cuniculophobes ! » je braille en cherchant l’auteur du crime. Un groupe d’adolescents, partagé entre le rire et le fait d’être désolé. « Pardon madame. On n’a pas fait exprès ! » Là, je vois rouge. Je me redresse de toute ma petite taille tandis que l’adolescent me surplombe d’une tête. « Madame ? Madame ?!! C’est Mademoiselle je te ferai dire ! Je n’ai pas une tête à être ta mère ! Je suis Satine moi ! » je m’insurge en pointant un doigt accusateur sur son torse. « Espèce de vilain personnage ! » J’attrape le ballon et lui éclate sur la tête. Avec ma force de guêpe, je ne lui fais pas vraiment mais tout de même. Ma main agrippe celle d’Héloïse. « Viens, on s’en va ! » Je la tire avec moi hors de l’eau pour qu’on aille se rasseoir sur nos serviettes. Ma joue me brûle et je sens des larmes pointer au coin de mes yeux. « J’ai mal… » je geins avant de me tourner vers mon amie, solennelle. « Va-s’y… tu peux me le dire. Je suis défigurée, c’est ça ? »
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: Girls hit your hallelujah whooooo ! [Naïa&Héloïse]   Dim 6 Aoû - 19:51

Ce moment avec Naïa me semble, tout simplement, parfait ! Tout est parfait que ce soit le soleil, la plage, le fait de pouvoir papoter, de parler – sans aucune forme de retenue – de mon amoureux, de nos vies. C’est une journée entre filles dont j’ai terriblement besoin. D’autant plus, après ma dispute avec Matthew. Bien sûr, ça a fini par s’arranger mais finalement, on s’est mis dans des états pour si peu alors que nous aurions pu ne pas nous prendre la tête. Mais il faut croire que nous sommes le couple le plus ordinaire du monde. Et de ce fait, nous pouvons nous aimer à la folie et nous disputer parce qu’il n’a pas mis le sel sur la table. Bon en l’occurrence, c’était une voiture neuve. Une Porsche et je me dis, qu’il y a deux ans encore, jamais je n’aurais cru que cela m’arriverait. Me disputer avec mon copain, pour une voiture de luxe. Il est vrai que nous appartenons à deux mondes différents, mais ça ne nous empêche pas de nous aimer très fort. Et je ne peux que souhaiter à mon amie, Naïa, de vivre une belle histoire d’amour avec son Caleb. A condition qu’il revienne la voir… Mais pour l’heure, nous espérons et surtout, nous profitons, occupée à raconter nos déboires, la préparation de la comédie musicale ou bien de la phobie des lapins de l’amoureux. Tout comme on se promet de rester amies et ça, ça fait chaud au cœur. « Je serais toujours là pour toi Mademoiselle Satine ! Je t’en fais la promesse ! » J’ajoute sur un ton solennel pendant que nos auriculaires se lient entre eux. C’est vraiment génial d’avoir une amie comme Naïa. Elle vit dans le monde des bisounours comme moi et entre nos petits cœurs mous, nous ne pouvons que nous entendre.

Enfin… Jusqu’à ce que nous entrions dans l’eau.
A vrai dire, je ne suis pas prête à être aspergée de l’eau. Et l’excuse de mon amie me semble être nulle, quoi que, j’en ris, essayant de retrouver mon sérieux. Ce n’est pas gagné. « Attends ! Tu ne peux mouiller que le monde extérieur, pas moi ! La victoire de la pinata doit, justement, nous faire garder une ligne de conduite ir-ré-pro-cha-ble l’une envers l’autre. » Je me tais, puis finissant par sourire, j’asperge mon amie déjà mouillée « Vengeance ! » Je m’exclame en riant, avant d’ajouter que finalement, j’aime la température de l’eau. D’ailleurs, nous nageons et c’est assez agréable même. Ensemble, nous sommes deux vraies pipelettes et on ne s’arrête jamais une minute. Toutefois, je ne peux m’empêcher d’être inquiète, c’est vrai que je tiens beaucoup à elle. Ce petit bout de femme a fait irruption dans ma vie et immédiatement le courant est passé entre nous. C’est un lien, une relation que je ne tiens pas à voir disparaître. Et de ce fait, ma petite voix rappelle combien je ne veux pas perdre cette amitié, combien elle est précieuse à mes yeux, que j’aimerais revenir à l’époque où nous étions ensemble aux cours de Monsieur Hamilton. Lorsqu’elle vient vers moi pour me serrer dans ses bras, je me sens toute intimidée mais apprécie ce contact. « Je serais super envahissante comme peluche ! » Je finis par dire avec un petit rire. Cependant, ma joie se terre un peu lorsqu’elle finit par avouer que le temps lui manque, qu’il faut sans doute demander l’autorisation à Monsieur Goldstein, qu’en gros, cela risquerait d’être compliqué. Mais je comprends et cela dit, je ne peux qu’approuver la possibilité de réviser ses cours de piano avec THE pianiste en vogue. Autant dire que je comprends qu’on puisse privilégier ce genre de cours. C’est carrément plus accrocheur. Néanmoins, je partage l’idée qu’elle puisse venir se glisser dans un des cours. « Ce serait tellement bien je trouve ! » Finis-je par dire avec un grand sourire.

Mais il finit bien vite par disparaître lorsqu’un ballon vient heurter la tête de Naïa. Je pousse un petit glapissement et me rue vers mon amie en train de se noyer dans l’eau. « Naïa !!! » Je m’exclame tandis qu’elle se redresse tant bien que mal. Fusillant du regard le groupe de jeunes hilares, je ne peux que leur en vouloir. « Tu n’as pas eu trop mal ? » Je finis par demander d’une petite voix tandis que je la fixe d’un regard inquiet. Je ne voudrais pas qu’elle ait subi une blessure ou autre. Mais elle s’énerve bien vite tandis que l’un s’excuse. Sa colère me fait sourire parce qu’effectivement, elle s’est fait appeler Madame. Et puis, je n’aime pas le conflit alors, je l’apaise comme je peux « Ce n’est rien ma belle, calme toi… » Mais visiblement non, car soudain, Naïa prend le ballon et le balance sur le jeune se le prenant en pleine tête mais n’ayant pas eu vraiment mal. Il doit avoir la tête dure. De toute façon, je ne maîtrise plus rien quand mon amie me saisit la même et m’emmène de force sur la plage. Elle me dit avoir mal. Et je la comprends, quoi que je la trouve mignonne à me demander si elle est défigurée ou non. « Attends je regarde. » Et je prends tout mon temps. Puis j’ouvre la glacière afin de sortir une petite bouteille d’eau. « Tu es rouge mais pose ça sur ta joue et ça va passer. Je te rassure, tu n’es pas défigurée. Tu es jolie comme un cœur et vises très bien ! » Je lui souris doucement, pour la calmer un peu – j’aime pas la violence d’abord – et ne pas gâcher la journée à la plage. « Tu veux peut-être manger un bout ? J’ai amené de la pastèque. » Enfin, j’espère qu’elle se sent bien et pas trop sonnée. Je ne voudrais pas qu’elle souffre trop. « A moins que tu ne préfères qu’on aille en pharmacie chercher de quoi te soulager ? Je pense que ces jeunes ne voulaient pas te viser. Ils ont mal choisi leur cible dans le feu de l’action, mais d’ici demain, tu n’auras plus rien et tu seras au top ! » Je finis par dire en riant. « Sinon, si tu as encore mal, ce soir je t’amène Panpan pour un bisou magique. » A ce moment-là, mon téléphone se met à vibrer et j’entreprends de lire le message envoyé par mon amoureux. « Cet homme me fascinera toujours à être froid pour masquer le fait qu’il est inquiet lorsque je suis loin de lui. Que peut-il m’arriver à part un ballon violent ? Et encore, tu l’as pris pour moi ! » Enfin, j’espère que le rouge de sa joue disparaîtra demain soir, à moins qu’elle n’ait cours… Mais c’est dimanche. « Tu n’as pas des répétitions demain, au moins ? »

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Naïa Argent
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MessageSujet: Re: Girls hit your hallelujah whooooo ! [Naïa&Héloïse]   Dim 20 Aoû - 20:55

L’eau faisait un bien fou tandis que le soleil nous tapait dessus. Depuis que l’été s’était bien installé, je rêvais constamment de vivre dans l’eau. Il faisait bien trop chaud pour travailler. Heureusement que les locaux du Conservatoire possédaient la climatisation, sinon, je serai morte avant. Bien que je soupçonne que Goldstein aurait mis son grain de sel dans l’histoire bien avant. Monsieur avait certaines exigences quand il devait se mettre à travailler et personne n’était assez fou pour le contredire dans ses décisions. Toutefois, si je me jette dans l’eau sans souci, ce n’est pas le cas d’Héloïse. Elle se tient toujours à hauteur de cuisses, osant à peine avancer. Pourquoi ne pas forcer les choses ? Alors je me mets l’asperger d’eau pour la forcer à venir plus rapidement dans la mer. Si au départ elle se montre offusquée, la riposte de sa part arriva bien vite. Je criai entre mes rires pour échapper à ses éclaboussures. « Traîtresse ! » Néanmoins, mon entreprise n’était pas vaine puisqu’elle admit que la température était à son convenance. Ce passage d’adaptation dans l’eau passé, nous ne cessons de parler telles de pipelettes. Dans le fond, on ne se connait pas depuis très longtemps. Notre rencontre s’était faite durant les cours de piano du professeur Hamilton, mais nous nous étions entendues immédiatement, comme si cette amitié coulait de source. Il n’y a eu aucune attente, aucune gêne et aucune adaptation à avoir avant de s’envoyer régulièrement des messages, à s’appeler de temps en temps, à se prendre dans les bras dès que nous nous rencontrions et à rire de tout et de rien. Notamment depuis la soirée mojito où nous avons compris que nous posséderions toujours une relation hors du commun. On ne défonce pas des pinatas avec n’importe qui ! Puis à mesure que nous discutions, on s’était rendu compte que nous aimions les mêmes choses, que nous avions les mêmes goûts et les mêmes centres d’intérêt. Et bien que nous ne nous voyons plus autant qu’avant à cause des répétitions et que Goldstein me monopolise –disons les choses telles qu’elles sont- je sais que notre relation restera intacte. Nous n’avons plus besoin des cours de Monsieur Hamilton pour nous voir. Et j’en viens à plaisanter sur le fait qu’elle restera toujours ma petite peluche que je prendrai dans mes bras. « Oh ouiii ! Sois envahissante ! » je dis en éclatant de rire. Néanmoins, je ne perds pas l’idée de venir m’immiscer quelquefois dans les cours de mon ancien professeur de piano. Avec un peu de chance, Goldstein pourrait m’accorder ce privilège !

Je suis toute fière de mes plans quand un ballon vient violement heurter ma tête. D’ordinaire, je suis une enfant calme et douce, mais là, ça a le don de me mettre dans tous mes états. Surtout quand on se moque de moi et que des enfants gloussent dans mon dos. Je deviens une Naïa sauvage prête à détruite tout ce qui bouge sur mon passage. La voix d’Héloïse m’astreint à me calmer, mais je ne trouve de répit qu’en envoyant le ballon dans la tronche des enfants en retour. Là, nous pouvons sortir de l’eau et je me retrouve les fesses sur ma serviette, la mine basse et ma main sur la joue. Et si j’étais défigurée ?! Que ça ne pouvait pas se réparer ? Que j’ai une marque à vie et que je sois renvoyée de la comédie musicale ? Cette simple idée me donne les larmes aux yeux. A moins que ce soit la douleur lancinante, toujours est-il que je me tourne vers ma meilleure amie pour lui demander si les dégâts ne sont pas trop importants. Je retire ma main pour la laisser attester de l’ampleur de la chose. Apparemment, une joue rouge est seulement à déplorer. Je reste aussi jolie qu’avant. « C’est vrai ? » je demande comme une petite fille avec un sourire attendrie. « Oh merci. T’es trop parfaite toi. » Je prends la bouteille d’eau fraîche pour la coller contre ma joue. « Une faim de loup ! » je réponds quand elle me demande si j’ai faim. Moi, j’ai toujours la dalle. La bouffe, c’est ma vie ! J’affiche une moue boudeuse à Héloïse quand elle prend le parti des enfants, mais je dois me ranger à son avis. « Oui, c’est bien vrai. Ils n’ont pas dû faire exprès. Je me suis peut-être, légèrement emportée. » Pour ne pas dire que je m’étais transformée en Godzilla décimant tout sur son passage. « Je ne t’ai pas trop fait peur au moins ? » Je rigole après avoir dédaigné l’idée d’aller à la pharmacie. Je survivrai ! « Haaan ne me dis pas ça ! Je risquerai de faire semblant juste pour avoir un petit bisou doux de Panpan. » je glousse. Son lapin est tellement mignon. Un ange sur terre ! Quelquefois, elle me parlait de l’aversion de son petit ami pour cette créature adorable. Comment faisait-il ? C’était si étrange. D’ailleurs, quand on parle du loup, le voilà qui envoie un message à mon amie. « Qu’est-ce qu’il dit ? » je demande en voyant sa mine étrange. Elle se met à rouspéter après son Matthew et je glousse tout en croquant un bout dans mon morceau de pastèque qu’elle m’a tendu. « Dis-lui que je suis là pour te protéger. Je suis ton chevalier servant ! » Je mets d’ailleurs mes bras façon Wonder Woman pour lui montrer les muscles qui sont apparus depuis mes entraînements avec Goldstein. « Regarde ? Je pourrai faire une prise de judo à un mammouth maintenant ! » Je pourrai à peine rivaliser avec une chaussette, mais ma maman m’a toujours dit de croire en mes rêves. Malgré tout, je suis quand même fière de mes muscles acquis. Je lâche un long soupir. « Hélas non ! Les moments de répit avec un Goldstein tyrannique sont plutôt courts. Demain, c’est le retour à la mine pour chanter jusqu’au couché du soleil ! » Je grossis énormément le trait, mais ça me fait beaucoup rire. Tout à coup, une idée me revient en tête et je manque d’avaler ma bouchée de travers. J’essuie du revers de ma main le jus de pastèque qui coule sur mon menton. « Au fait, je ne t’ai pas raconté ! Le weekend dernier, j’étais tellement crevée que je me suis endormie dans la réserve du bar et j’y suis restée enfermée ! » Une expérience horrible où j’avais attaqué la porte à coup de citrons, mais passons. « Heureusement, mon collègue m’a aidée à sortir et j’ai pu prendre ma pause. D’ailleurs, elle est restée avec moi parce que j’étais au bord des larmes. Et je me suis excitée à lui raconter combien j’étais fatiguée et que Goldstein était un tyran sadique et frustré. J’ai dit de ces horreurs ! » Des choses qui pourraient choquer une Héloïse et une Naïa qui sont fleurs bleues et barbe à papa. « Et alors que je pensais être encore plus au fond du trou, ma collègue m’avoue qu’elle le connaît Goldstein ! J’ai eu tellement peur. J’ai cru que c’était une fille de sa famille et qu’elle allait me dénoncer. Tu imagines ? Il m’aurait trucidée sur place ! Mais il s’agissait de sa petite protégée. Il l’aide à faire décoller sa carrière dans la magie. Lui qui aide des gens… je n’y crois tellement pas ! Et pire ! Il fait des brunchs ! » je m’exclame, comme si je venais d’annoncer que Goldstein pouvait se travestir en femme de temps en temps. « Enfin ça s’est plutôt bien fini puisqu’elle m’a dit que si Goldstein me donnait ma chance, c’est qu’il jugeait que j’en valais la peine. » Je ne peux pas m’empêcher de sourire un peu de contentement en le disant à haute voix. Je me sentais tellement privilégiée tout à coup. Une fois ma pastèque terminée, je viens m’allonger sur ma serviette. « Et toi alors ? Une fois, tu m’as dit que tu aimais écrire et tu voulais publier des romans. » Je me mets sur le ventre, posant mon menton sur mes mains pour l’écouter comme une enfant. « Qu’est-ce que tu écris ? Des histoires d’amour ? Tu me ferais lire ? Tu crois que ton amoureux pourrait te publier ? Ce serait tellement le rêve !! » Autant profiter des relations, d’autant plus que j’étais persuadée que ma meilleure amie avait un talent fou.
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