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 « And somehow that makes us, I don’t know, unique. Or maybe even special » + Alaric

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Raphaël Grimes
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
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MessageSujet: « And somehow that makes us, I don’t know, unique. Or maybe even special » + Alaric   Dim 7 Mai - 19:22

« Et maintenant, il faut que tu souffles sur les cartes. Va-s’y. Pas trop fort ! » Retenant un soupir de lassitude, Raphaël s’exécuta malgré tout entre deux gorgées de bière. Visiblement satisfaite d’elle-même, Becca rassembla le paquet de cartes, fit ses petits tours de magie avant de tirer une carte du jeu, la brandissant fièrement sous le nez de son frère. « Alors, c’est ta carte ? » Le motard l’étudia un moment avant de hocher nonchalamment la tête. « Il semblerait que oui. » répondit-il, laconique. Totalement fière d’elle, la blonde s’extasia de joie. Dans ces moments-là, il avait la sensation de la retrouver des années auparavant quand elle lui faisait des démonstrations de magie. Elle n’était pas plus haute que trois pommes, mais elle était déjà terriblement douée. Malgré la lassitude évidente de Raphaël, elle poursuivit ses tours de magie. Elle n’était pas suffisamment bête pour ne pas se rendre compte qu’il s’en tamponnait ouvertement, toutefois, dans un recoin de sa tête, elle devait se dire que cela finirait bien par lui remonter le moral d’une manière ou d’une autre. Il eut droit à encore trois autres tours de magie avant qu’il ne mette le holà. Il avait attendu que sa bière soit terminée pour cela. « Bon, je pense que ça ira pour la magie. » dit-il en faisant mine de se redresser. « Eh non attends ! Je t’ai pas fait le coup du lapin. » Elle attrapa rapidement son chapeau, en faisant surgir brusquement le lapin, Assistant. Oui, il s’agit de son véritable prénom. Il observa longuement la créature qui semblait aussi ennuyé que lui avant de se redresser d’un air décidé. « Je vais juste aller faire un tour. Tu pourras m’en faire d’autre quand je serai rentré. » Ce soir, il regretterait sûrement ces paroles. Mais pas tout de suite. Il s’éclipsa rapidement de l’appartement, emportant avec lui les clefs de sa moto.

Depuis plusieurs semaines maintenant, il vivait auprès de sa sœur Becca. Cela ne lui aurait pas posé plus de problèmes si la jeune femme ne s’était trouvée en colocation avec deux autres demoiselles. Raphaël n’était plus fait pour vivre en communauté, et certainement pas quand cette dernière était purement féminine. De plus, elles étaient toutes excessivement jeunes. A côté, il avait la sensation d’être un vieux squatteur. Le motard détestait cela. Il était un loup solitaire qui appréciait sa tranquillité, de savourer une bonne bière sans que personne ne vienne le faire chier. Ou même qu’il n’y ait un lapin qui traîne dans ses pattes. Plusieurs fois, il avait manqué de l’écraser, frôlant le drame dans la colocation. Il était donc grand temps qu’il mette un terme à tout cela en prenant les choses en main. Il s’était déjà chargé à distance de mettre en vente sa maison de Philadelphie, lui offrant un pécule de départ. Avec la perte de son garage, il fallait admettre que les finances de Raphaël n’étaient pas florissantes. Jusqu’à il n’y a pas longtemps, Judith prenait tout en charge et faisait vivre le couple. Mais désormais qu’il n’avait plus sa femme auprès de lui, il devait gérer les choses par lui-même. Enfin, pourrait-elle aussi voir qu’il avait changé. Il lui fallait donc un travail. Sa pension d’ancien combattant ne suffisait pas non plus. Ainsi, il s’était mis à la recherche d’un emploi depuis un bon moment. Tout ce qu’il connaissait en dehors de la guerre, c’était la mécanique. Quoi que plus naturel que de proposer ses services dans des garages, mais voilà plusieurs fois qu’on lui fermait la porte au nez. Le motard n’était déjà pas enchanté de devoir travailler pour quelqu’un, alors l’avalanche de refus n’était pas pour le mettre dans de bonnes dispositions. Il commençait à arpenter les rues de Los Angeles sans espoir, affirmant un peu plus son aversion pour cette ville. Malgré tout, il comptait y rester pour de bon. Se trouver un job. Un appartement. Il aurait pu se retourner sans ne jamais se retourner, mais sa rencontre avec sa famille l’avait fait changer d’avis. Il avait promis à Becca qu’il resterait avec elle, qu’il serait le frère qu’il aurait dû être et qu’il continuerait à la protéger comme il le faisait autrefois. Raphaël ne tenait pas souvent ses promesses, mais celle-ci lui tenait à cœur. Et c’est bien parce qu’il aimait éperdument sa sœur qu’il se retrouvait à devoir trouver rapidement un job. Il y avait aussi le désir de pouvoir enfin obtenir son indépendance et avoir son propre appartement. Cela allait de soi.

Son périple l’avait déjà mené dans de nombreux garages. Il avait arpenté tout Downtown, Beverly Hills et Venice Beach sans succès. Dans ses recherches d’aujourd’hui, son chemin le guida vers Santa Monica. Il lui semblait que c’était quelque peu reculé, mais à force de croiser plusieurs garages, il se dit que ce n’était pas si mal par ici. Il se hasarda dans plusieurs garages, obtenant toujours les mêmes réponses. Ils réfléchiraient avant de lui donner la moindre information. Pourtant, il suivait les conseils de Becca en emportant avec lui son CV de partout. L’après-midi était déjà bien entamé quand il atterrit au garage d’Alaric. Il observa en tout premier lieu l’endroit qui n’apparaissait pas trop dégueulasse, puis la gueule des gens qui bossaient ici. Finalement, il s’approcha de l’un des gars qui bossait ici. Il était d’une carrure grande et massive. « Hey ! Vous sauriez qui est en charge ici ? Faudrait que je lui parle. » demanda-t-il quand il fut à la hauteur de la personne en plein ouvrage, sans se douter qu’il s’agissait effectivement de la personne qui gérait le garage. « Vous savez s’ils cherchent des gens pour bosser ici ? »
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