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 Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même ❅ Matthew&Ellana

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Ellana McGregor
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MessageSujet: Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même ❅ Matthew&Ellana   Jeu 11 Mai - 23:42

Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même
Matthew ∞ Ellana
Cela fait déjà trois jours que je suis arrivée, trois jours que j'ai l'impression d'être totalement perdue. En vérité cela fait plus longtemps que je le suis, depuis que j'ai eu la visite des deux militaires pour m'annoncer la mort de James. Quand j'ai appelé ma mère, elle a montré de la tristesse, chose que je n'aurais jamais retrouvé avec papa. Elle m'a tout de suite dit que je devais les rejoindre à Los Angeles et ne pas rester seule en Angleterre. Sur ce point j'étais complètement d'accord. Papa quant à lui n'a pas perdu le nord et m'a tout de suite rappelé que je devais reprendre le nom de McGregor. Pas le temps de pleurer mon mari car il faut croire que les sentiments sont de trop quand on est des aristocrates. Moi j'ai demandé juste à ne pas vivre avec mes parents. Je crois que même si je vais me rapprocher d'eux, j'ai besoin de rester seule, du moins un temps. Elle m'a dit qu'elle allait s'occuper de cela et je n'ai pas bronché. Je ne suis clairement pas en état de prendre des décisions aussi importantes que de changer toute une vie du jour au lendemain sans aide.
Cela fait trois jours que je suis arrivée et je n'arrive pas à me dire que je suis chez moi. Ma mère a choisi un appartement luxueux à Hollywood, un appartement à son image, pas à la mienne. Cela faisait quatre ans que je vivais dans une maison de campagne avec James, que je vivais plus simplement sans pour autant oublier mes origines et le sang qui coule dans mes veines. Seulement j'aimais ne pas avoir trop et pouvoir garder l'argent pour de plus grands projets comme une chambre de bébé... C'était le futur projet qu'on avait, après le mariage, après l'achat d'une maison, il ne manquait qu'un bébé pour compléter ce tableau. Mais celui-ci ne sera pas, et je me retrouve dorénavant seule. La cuisine a toujours été une échappatoire pour moi, quand je suis en colère, triste, heureuse, en fait peu importe ce qui m'arrivait par le passé, je cuisinais. Mais depuis que j'ai appris sa mort j'ai totalement cessé, j'ai démissionné et me voilà ici. J'ai l'impression que tout est devenu fade, je mange à peine, je dors à peine, je vis à peine...
Je suis devenue l'ombre de moi-même...
Personne n'est au courant de la mort de James, de la disparition de mon mari mis à part mes parents, mais la famille est au courant que je suis arrivée à Los Angeles. Je me demande ce qu'ils doivent penser de tout cela. Peut-être qu'ils se posent beaucoup de questions, ou alors ils s'en moquent et sont tout simplement, bien trop heureux que la famille se réunisse ainsi. Matthew m'a appelé comme il le fait souvent. Il m'a parlé de Los Angeles, de mon arrivée ici rapidement, mais voyant mon manque de réponse il a commencé à me parler d'Héloïse, comme il a l'habitude de le faire depuis quelque temps. Mais si habituellement je l'écoute avec plaisir et adoration, si j'ai toujours hâte de savoir ce qu'ils se passent entre eux, je n'ai pas pu écouter son bonheur pendant que moi je sombre. Je me sens égoïste de penser ainsi, je ne veux pas me montrer aussi mauvaise et je déteste être ingrate, surtout envers ma famille et mon frère... Seulement je ne peux pas... Je ne peux pas entendre son sourire dans sa voix, l'entendre me parler d'amour quand je viens de perdre l'homme de ma vie. Je me sens mourir à petit feu et le bonheur des autres ne fais que me tuer plus rapidement.
Je l'ai donc coupé assez abruptement, chose qui ne me ressemble pas, pour lui dire que je devais débarrasser les cartons avant de lui proposer de venir à la maison. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça parce que je ne suis clairement pas prête à recevoir quelqu'un, seulement je ne voulais pas qu'il trouve mon comportement trop suspect. Résultat le soleil commence à se coucher, les cartons ne sont absolument pas déballés et je suis assise par terre dans le salon. Dos contre le canapé, j'ai ouvert un seul carton afin de trouver une boîte qui m'est chère, celle des lettres de James. J'en saisit une que je commence à lire, tremblant légèrement.

« Je regarde les étoiles et ça me rappelle la maison, l'été quand on est dans le jardin. Ce qui me rassure d'un côté c'est de me dire que tu regardes ces mêmes étoiles et que pendant quelques instants, même si ce n'est que quelques secondes nous vivons un moment ensemble, même à des milliers de kilomètres... »


Je ne peux m'empêcher de regarder un instant dehors avant de saisir une autre lettre, laissant les larmes couler sur mes joues tout en faisant quand même attention de ne pas abîmer ces biens.

« Je suis fatiguée. Aujourd'hui on a eu une mission difficile et j'ai cru que j'allais y rester. Seulement je ne vais pas me laisser partir comme ça sans me battre. Je t'ai promis que je ferais tout pour te revenir. J'ai hâte de rentrer et de pouvoir te prendre dans mes bras. Je rêve de te serrer contre moi, de sentir ton odeur et de pouvoir te dire à haute voix à quel point je t'aime. J'ai surtout hâte de quitter tout cela pour pouvoir me consacrer à toi, à notre future famille et à notre projet bébé. »


Un léger hoquet de tristesse m'échappe alors que je repose la lettre, fusillant du regard la lettre de sa mort qui trône au-dessus. Mon souffle se fait rapide, je me sens trembler et pleure à nouveau à chaudes larmes. Projet bébé, cela devait être l'un de nos plus beaux projets, un projet dont on parlait souvent dans nos lettres, dans nos appels, dans mon journal aussi, journal qu'il ne lira jamais. Je ne sais combien de temps je reste dans cet état en train de penser à James et à ce bébé qui ne viendra jamais au monde, mais c'est les bruits à la porte qui me sorte de ma torpeur.
Matthew vient d'arriver et je suis dans un état déplorable. J'essuie rapidement mes larmes, me tapote les joues pour me donner des couleurs et ne pas me montrer aussi pâle et me redresse. Un sourire des plus faux sur le visage et je vais ouvrir à mon frère.
- Matthew...
Je le prends dans mes bras rapidement, pas trop longtemps car je sais que si je me laisse aller je vais rechuter et je ne veux pas le faire maintenant... Je retrouve mon frère, ça fait un moment qu'on ne s'est pas vu...
- Tu vas bien, entre ?!
Je ferme la porte derrière lui et me déplace dans le salon.
- Tu veux boire quelque chose. Je vais nous faire du thé !
Je m'échappe ainsi dans la cuisine (même si elle est américaine) et tente de reprendre contenance. Je dois me calmer tout de suite. Nous venons de nous retrouver, cela doit être un moment de joie avec mon frère...
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même ❅ Matthew&Ellana   Mer 24 Mai - 18:52

Matthew y avait à peine cru quand sa mère lui avait annoncé qu’Ellana venait de poser le pied en Amérique. Sûrement avec James d’ailleurs. Il s’était tout d’abord étonné que la jeune femme ne l’ait pas prévenu avant. S’agissait-il d’une surprise ? Il ne le savait pas véritablement. Depuis quelques temps, il fallait admettre qu’ils n’avaient pas eu l’occasion de beaucoup correspondre. Généralement, ils s’envoyaient des SMS, des mails, ou ils s’appelaient. De toutes ses sœurs, Ellana était celle dont il était sûrement la plus proche. Il ne savait pas trop si c’était parce qu’elle était la petite dernière, la plus innocente, ou bien parce qu’elle avait été la seule à s’opposer farouchement à son père au nom de l’amour. Un peu comme lui le faisait actuellement, mais il avait toujours eu ce besoin un peu plus impérieux de la protéger. Il n’avait pas été ravi en apprenant qu’elle ne partirait pas avec eux en Amérique quatre ans auparavant, mais il comprenait sa situation. De la même manière que lui ne se voyait pas rester une seconde de plus en Angleterre après un mariage avorté. Sauf que depuis de longues semaines maintenant, ils n’avaient plus eu vraiment de contacts. Matthew s’en serait plus préoccupé d’ordinaire, mais son quotidien avait été grandement chamboulé ces derniers temps. A commencer par le retour de Jane. Ellana avait toujours juste eu le temps d’être au courant et de s’en scandaliser que ça avait été silence radio. Notamment du côté de Matthew aussi. Il avait été emporté dans une grande tempête et son accident n’avait rien arrangé non plus. Puis il y avait eu le jour de la remise des diplômes, une ambiance chaotique avec son père et tout cela l’avait écarté des projets de la blondinette. Mais quand sa mère l’avait prévenu de son arrivée, il s’était aussitôt emparé de son téléphone pour être certain que tout cela était bien réel. Qu’est-ce qui avait bien pu faire qu’il n’avait pas cerné l’étincelle qui avait quitté la voix de sa sœur ? Son engouement suite à l’officialisation de sa relation avec Héloïse l’avait rendu aveugle ? Au fond de lui, en raccrochant, il avait saisi que quelque chose ne tournait pas rond. Aurait-il pu se douter de l’ampleur de la catastrophe ? Absolument pas. Et c’est pourquoi, il avait prévu de venir rendre visite à sa sœur dans l’insouciance la plus totale.

Comme un abruti, Matthew s’était dirigé vers le bureau d’Héloïse afin de lui dire qu’il quittait la maison d’édition un tout petit peu plus tôt, mais il se retrouva devant une chaise vite. Quel con. Depuis l’obtention de son diplôme, la demoiselle ne travaillait plus à la maison d’édition. Toutefois, dès la rentrée, elle intégrerait l’entreprise en tant qu’employée officiellement des éditions McGregor. La brune ne tenait plus en place, et Matthew en oubliait qu’elle n’était plus là. Il rebroussa chemin vers son propre bureau. Il serait peut-être temps qu’il songe à remplacer son ancienne stagiaire, question d’arrêter de brasser du vent. Vivement que la fin des vacances d’été arrive afin qu’ils puissent travailler ensemble de nouveau. Pour l’heure, il était un peu déboussolé. Mais heureusement, ils avaient prévu un voyage en France et Héloïse s’occupait déjà de l’organisation de leur petite aventure. Matthew n’avait pas encore négocié des congés avec son père, mais pour l’instant, les deux hommes s’évitaient comme la peste. Il n’avait pas encore digéré l’affront que son fils lui avait fait un peu moins d’une semaine auparavant et ça ne risquait pas de s’arranger. Malgré tout, il pouvait maintenant s’estimer heureux de n’avoir plus aucune nouvelle de Jane.
Une fois à son bureau, il attrapa ses affaires avant d’aller prévenir la secrétaire qu’il quittait la maison d’édition. Il fut bien vite dehors, portant au volant de son nouveau bolide tout reluisant. Maintenant qu’il avait retrouvé l’usage de son bras, il n’avait plus besoin d’être dépendant d’un taxi. Il avait fait l’acquisition d’une perle en terme de mécanique. A côté, la Chouquette de sa petite amie pouvait rentrer au garage. Bref, rentrant l’adresse de sa sœur que sa mère lui avait donnée dans le GPS, il fut rapidement à l’endroit indiqué. Apparemment, elle se trouvait dans un appartement à Hollywood. Il s’étonnait d’une telle extravagance de la part de sa sœur, mais soit. Une fois en face de sa porte, son regard s’égara sur la sonnette et fut d’autant plus surpris de ne voir apparaître que le nom de McGregor. Il fronça les sourcils, sachant pertinemment que sa benjamine avait sacrifié son titre afin de se marier à James. Auraient-ils pu divorcer ? Ce qui aurait expliqué l’absence de son nom et le départ précipité de sa sœur pour les USA. Plus décontenancé que jamais, il sonna à la porte, ne sachant plus à quoi s’attendre. Pourtant, en voyant sa sœur pour la première fois depuis trop longtemps, il ne put empêcher un sourire radieux d’apparaître sur ses lèvres. « Ellana. » Les McGregor n’étaient pas habitués aux grandes effusions, mais il ne s’était jamais formalisé des élans d’affection de sa sœur. Bien au contraire. Il se laissa prendre dans ses bras, la serrant avec cette joie de la retrouver enfin. « Oui, je vais très bien. La journée a été plutôt épuisante, mais je ne pouvais pas ne pas venir te voir maintenant que je sais que tu vis à Los Angeles, petite cachottière. Et toi, comment vas-tu ? » Il rentra à la suite de sa sœur, mais il n’obtint aucune réponse. Comme une anguille, elle s’échappa dans la cuisine, prétextant aller préparer du thé. « D’accord. » Tout à coup, il n’était plus certain de rien du tout. L’attitude d’Ellana le dérangeait sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Il se mit à étudier plus en détail l’appartement. Pour l’instant, ce n’était qu’un grand amas de cartons qui s’entassaient de partout, des affaires éparpillées un peu de partout. Les meubles étaient tout juste posés dans la pièce. Néanmoins, l’appartement était luxueux. Plus au goût de sa mère que de sa cadette. Matthew avait connu la belle maison de campagne d’Ellana, et elle demeurait aux antipodes de cet appartement. « Je suis vraiment content que tu sois venue ici. Tu ne peux pas savoir combien tu m’as manqué. » lui dit-il alors qu’elle préparait le thé dans sa cuisine à l’américaine. Il regarda tout autour de lui, cherchant désespéramment une trace de son mari. « Ellana… où est James ? » Rien ne lui appartenant se trouvait dans la pièce. Tous les cartons étaient annotés avec des affaires pour la blonde. Son regard tomba soudain sur des papiers étalés de partout. Un amas de lettres manuscrites jusqu’à en voir une avec les sigles de l’armée d’Angleterre. Il se pencha pour attraper la lettre, en parcourut quelques lignes. Cela lui suffit pour découvrir l’effroyable vérité. Il releva brusquement les yeux vers sa sœur, chamboulé. « Ellana… est-ce que… est-ce que c’est vrai ? Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?... » demanda-t-il d’une voix désemparée. James Fraser était mort.
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Ellana McGregor
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MessageSujet: Re: Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même ❅ Matthew&Ellana   Dim 28 Mai - 13:19

Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même
Matthew ∞ Ellana
Je n'arrive même pas à lui mentir. Je pourrais parler sans cesse d'un bonheur qui n'est pas, d'une joie qui n'est plus tandis que je viens ici pour une nouvelle vie. Seulement je ne peux pas me résoudre à faire ça. C'est pour cela que quand il me demande si je vais bien, je préfère ne pas répondre plutôt que de lui dire un mensonge en pleine figure. Non ça ne va pas, et tout ce qui me trotte dans la tête est de savoir si seulement un jour ca ira. Je sais que je ne devrais pas penser ainsi, seulement qu'en serait-il si je mettais fin à cette souffrance ? Si seulement pour ne serait-ce que cinq petites minutes, j'arrêtais de souffrir pour approcher d'une quelconque lumière, d'un fantasme tel que j'aurais l'impression qu'il est avec moi. Mais je pense aussi à ceux qui sont encore ici. Je pense à ma famille, à mes sœurs, à mon frère. Je pense à ce que serait leur vie si je venais à disparaître moi aussi. C'est cette pensée et mon arrivée à Los Angeles qui me permettent de ne pas passer à l'acte.
Avant que tous ces sentiments ne me submergent, je m'échappe rapidement, commençant à préparer le thé comme toute bonne Anglaise sait le faire. Depuis combien de temps n'en a-t-il pas eu dans ce pays ? Je ne l'ai pas encore goûté mais je sens que cela ne va pas me plaire. Autant faire le sien dans ces conditions et s'épargner un désagréable moment gustatif.
- Je suis vraiment content que tu sois venue ici. Tu ne peux pas savoir combien tu m’as manqué.
Encore une fois, c'est le silence qui lui répond. Après tout, attend-il vraiment une réponse de ma part ? Du genre : Moi aussi je suis heureuse d'être là ? Non. Non je ne suis pas heureuse d'être là. Je ne suis pas heureuse tout court. Tu m'as beaucoup manqué ? Oui, énormément, seulement j'aurais préféré que tu me manques un peu plus et qu'on se revoie à Noël.
Le silence est de rigueur en cet instant je crois. C'est plus polie que de se laisser éclater en sanglots, c'est toujours ce que maman dit. Une vraie femme ne pleure pas, elle redresse la tête, et ce n'est que dans l'ombre qu'elle se laisse aller. L'eau prête, je prépare les tasses en tournant le dos à mon frère.
- Ellana… où est James ?
J'ai l'impression de sentir tout le poids de cette question se poser sur mes épaules, si bien que je me voute vers le plateau. Mes doigts se crispent et j'ai l'impression d'être happée dans un profond néant. En cet instant j'aimerais lui murmurer qu'il n'est plus, lui dire qu'il est mort, lui crier qu'il ne sera plus jamais avec moi, hurler encore qu'il me manque cruellement et qu'on n'avait nullement le droit de me retirer cet homme si bon. J'ai envie d'envoyer tout valser pour montrer ma colère, ma tristesse, mon désarroi, de frapper tout ce qui me tombe sous la main, la chaise, le bar américain, lui, moi. Peut-être que me faire du mal me prouverait un tant soit peu que je suis encore en vie, moi.
Une nouvelle fois, le silence règne, c'est comme si la question n'avait été entendu, même si c'est flagrant qu'elle reste en suspens sans que je n'ose l'attraper au vol.
- Ellana...
Je récupère le plateau de thé et me tourne finalement vers mon frère qui vient de m'appeler. Seulement, quand je vois la lettre qu'il tient à la main, je perds ce sourire de façade que je venais de me coller sur la figure.
- Est-ce que… est-ce que c’est vrai ?
Le masque tombe autant que cette force qui me tenait encore debout. Le plateau échappe de mes mains et éclate en mille morceaux sur le sol. Un flashback de moi, quelques jours plus tôt en train de jeter un miroir éclatant de cette même façon me revient en mémoire. Je me suis moi-même souvent posée cette question depuis quelques temps. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que je ne suis pas en train de vivre un véritable cauchemar, que je vais me réveiller auprès de James et que je serais la femme la plus heureuse au monde. À la place, j'éclate totalement. Mon cœur vole en éclat, mes larmes éclatent en sanglots, mon corps se dérobe sous moi. Je me retrouve à genoux parmi tous les tas de verres me représentant métaphoriquement en cet instant. Je ne fais même pas attention au thè brûlant sur le sol qui a formé une petite flaque. À la place, je pleure comme un enfant lorsqu'il perd son doudou, comme quand maman refuse d'acheter une sucette alors qu'on a été sage, comme lorsqu'on vit notre premier échec amoureux, comme quand on apprend une nouvelle grave. Je pleure comme une veuve venant de perdre l'homme de sa vie. Je fais quoi moi, sans l'homme de ma vie... À quoi me sert-elle s'il n'est pas là pour la remplir de joie, de bonheur, de ses rires ou encore de sa manière de me protéger.
Et je montre tout cela en même temps à mon frère qui était heureux de me revoir et qui maintenant doit bien le regretter...
- Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?...
Je porte une main à ma bouche alors que je retiens mes hoquets de pleure. Les larmes, elles, ne cessent de couler.
- Que pouvais-je dire... Que je suis la pire des femmes qui soit ?.. Ils sont venus à la maison... M'ont tendu cette lettre en me souhaitant leurs condoléances... Mais j'en ai rien à foutre de leurs condoléances... J'ai toujours cru qu'un lien spécial nous unissait... Et pourtant quand il est mort... Je n'ai rien senti... Pendant qu'il était en train de donner son dernier souffle, moi je devais rire avec quelqu'un, cuisiner en vivant ma passion, pleurer devant un film émouvant... Mais pas un seul instant je n'ai senti qu'il n'allait pas bien... Quelle femme je suis hein... Il a donné sa vie pour son pays mais moi... Il m'avait donné sa promesse aussi... Il m'avait promis de prendre soin de moi et de m'aimer... Mais maintenant qui va le faire... Qui va m'aimer dans la richesse ou la pauvreté, la santé ou la maladie... Qui va me relever alors que je suis en chute libre sans lui...
Je fixe un point dans le vide alors que je me recroqueville sur moi-même. Je ne me suis jamais aussi seule que durant cet instant où j'ai dit à voix haute ce que je pensais si bas depuis la réception de cette lettre. Je n'étais pas là pour lui quand il a eu le plus besoin de moi, car moi aussi j'avais promis de le protéger et de l'aimer... Et pour ça, je m'en voudrais toujours...
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même ❅ Matthew&Ellana   Dim 28 Mai - 20:30

Matthew ne pouvait être plus heureux de retrouver sa sœur. Pour la toute première fois, sa famille entière serait réunie à Los Angeles. Un an auparavant, il aurait été contrit d’un tel constat. Il détestait l’Amérique depuis qu’il y avait posé les pieds, et son unique désir était de rebrousser chemin en Angleterre aussi vite que possible. Toutefois, ses espoirs n’étaient faits que de chimères, puisqu’il était censé être le digne successeur des éditions McGregor. Il était tout particulièrement en charge de la maison d’édition qui se développait présentement aux Etats-Unis. Les affaires étaient florissantes, et Matthew ne pouvait pas prétexter de mauvaises affaires. Mais sa rencontre avec Héloïse avait su tout changer. Il ne savait pas vraiment pas quel sortilège, mais la jeune femme était parvenue à lui faire aimer le pays. Pourtant, l’Amérique n’avait pas changé d’un pouce. Les habitants de Los Angeles étaient toujours les mêmes. Les rues étaient intactes. Mais ce petit brin de femme avait réussi l’impossible. Elle avait redonné la vue à l’auteur, lui faisant percevoir son monde sous un jour nouveau. Il s’agissait d’une des raisons qui le faisait tant aimer Héloïse. Désormais, celui qui voudrait le déraciner de Los Angeles n’était pas né. Seule Ellana lui manquait en Amérique, et il regrettait de l’avoir laissée à l’autre bout de l’océan. Une douce amertume malgré tout car elle vivait l’idylle avec son époux. Leur combat avait été dur pour faire triompher leur amour, mais c’était mal connaître l’entêtement des McGregor. De plus, Ellana n’avait pas été seule dans sa lutte. Elle avait obtenu le soutien de son frère, et plus discrètement, l’appui de sa mère aussi. Tout cela était pour la bonne cause. La situation durait déjà depuis plusieurs années. Mais jamais, en aucune façon, Matthew n’aurait cru que sa sœur cadette vendrait poser ses valises à Los Angeles avec son mari. Aurait-il renoncé à sa carrière de militaire pour venir s’installer avec elle ? Cette venue était pleine de mystère, et il ne faisait que s’épaissir à mesure qu’il se rapprochait de sa sœur. Pourquoi n’y avait-il pas le nom de James sur la boîte aux lettres ? Ellana n’avait fait jurer de reprendre son nom de jeune fille qu’en cas de séparation. Aurait-elle divorcé ? A ce stade, tandis que sa cadette préparait le thé, Matthew s’en voulait de ne pas s’être montré plus disponible ces dernières semaines. Il en venait même à se refaire la discussion qu’il avait eu téléphone avec sa mère. En y repensant, il ne se souvenait pas avoir décelé un enthousiasme débordant de la part de cette dernière à l’annonce de l’arrivée d’Ellana. Comment avait-il pu passer à côté de quelque chose comme ça ? Son esprit carburait à mille à l’heure pour parvenir à démêler le fond du problème. De ce qu’il voyait de l’appartement, les cartons avaient été faits à la va-vite et étaient marqués uniquement du nom d’Ellana. Immédiatement, l’auteur soupçonna un divorce. L’attitude fermé et silencieuse de sa sœur rendant la supposition plus crédible. Du moins, il n’osait pas songer à autre chose. Jusqu’à ce que…

« Est-ce que… est-ce que c’est vrai ? » Un frisson parcourut la colonne vertébrale de Matthew. Il osait à peine y croire. Pourtant, rien dans cette lettre qu’il tenait ne pouvait venir contredire ce qui était arrivé. James Fraser était mort lors d'une mission. En relevant son regard du papier, son regard croisa celui de sa sœur. Un mélange de désarroi, de torpeur, mais surtout, un chagrin immense qui vint lui ravager le visage. Le plateau qui glissa des mains. Tout le service s’éclata au sol dans un grand fracas. « Ellana ! » s’écria-t-il alors qu’elle s’écroulait parterre. Il s’élança auprès d’elle pour la soutenir. Prostrée, elle ne s’exprimait que par de longs sanglots se transformant parfois en plaintes déchirantes. Comment avait-il pu se montrer aussi idiot pour ne pas comprendre ce qui était en train de se passer ? Il s’en voulait subitement d’avoir passé autant de jours à vivre tranquillement sa vie sans savoir que sa sœur traversait l’un des pires moments de son existence. Et il n’avait pu être là. Sa mère était donc au courant ? Pourquoi n’avait-elle rien dit non plus ? Il n’arrivait pourtant pas à être en colère, bien trop ému par la douleur de sa cadette. « Pourquoi tu ne me l’as pas dit ?... » Il aurait pu se montrer présent. Il aurait pu venir avec elle à l’enterrement. Il aurait pu l’aider à faire ses bagages, à trouver une maison qui lui correspondait plus, à faire le voyage jusqu’ici. Il aurait pu l’aider à surmonter tout cela. Il chercha à la serrer tout contre lui, venant poser ses mains sur ses épaules tremblantes. Elle se mit soudain à débiter un flot de paroles toutes plus déchirantes les unes que les autres. Le cœur de Matthew sombra dans sa poitrine, totalement impuissant à ce qui était en train de se jouer devant ses yeux. « Qui va me relever alors que je suis en chute libre sans lui… » Qui… Matthew ne pouvait s’empêcher de penser à lui-même, à s’il venait à perdre Héloïse. Elle n’était peut-être que sa petite amie, mais il la voyait déjà comme son épouse, la future femme de ses enfants. Parviendrait-il à se relever si elle venait à disparaître de son paysage ? Certainement pas. Il ne pourrait jamais encaisser une telle douleur. Malgré tout, il ne pouvait pas laisser sa sœur dans une telle détresse. « Moi. Moi je serai là pour te relever. » Il joignit même le geste à cette promesse. Il l’aida à se redresser, la guidant jusqu’au canapé pour l’asseoir. Sa main saisit la sienne. « Je sais que tu crois que tu es seule, mais tu ne l’es pas, Ellana. Je vais prendre soin de toi et je vais t’aider… Tu n’as pas à traverser tout cela toute seule. Ella, regarde-moi. » Il prit son visage en coupe pour venir effacer ses larmes de ce visage qu’il aimait tant voir rire et sourire. « Tu aurais dû me le dire dès le début… Je serai venu à Londres pour toi. Je t’aurai aidé. Tu n’aurais pas eu à faire cela toute seule… » Il s’en voulait principalement à lui d’avoir été si aveugle. Il la rapprocha de lui, venant la prendre dans ses bras pour la serrer de toutes ses forces. « Tu n’as pas à t’en vouloir. James savait depuis le début dans quoi il s’engageait en intégrant l’armée. Il a sacrifié sa vie pour son pays parce qu’il le voulait, parce qu’il se battait pour ça. Tu n’aurais rien pu faire, Ella… Et le plus beau cadeau que tu aies pu lui donner, c’est de l'avoir aimé du plus profond de ton cœur tout le temps de votre mariage… même s’il était trop court. Même si c’est injuste. Tu as tenu tes promesses jusqu’au bout. » Il caressa doucement sa chevelure blonde. « Ce n’est pas ta faute, Ella… »
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Ellana McGregor
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MessageSujet: Re: Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même ❅ Matthew&Ellana   Lun 29 Mai - 10:39

Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même
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On se demande toujours comment on survit à une tristesse. Cela passe par des petits instants quand on est petit, se demandant si on va se remettre de la tristesse qui suit les mots blessants d'un parent. On le fait, on en sort plus fort et on grandit. La tristesse d'un amour à sens unique, se rendre compte qu'aux yeux de cette personne importante nous ne sommes pas aussi important. Et puis il y a la tristesse de rater son examen, de savoir qu'on a eu une note qui nous permet pas de poursuivre son rêve, on se retrouve alors déçue, triste, en colère. Je n'ai jamais connu ses tristesses. Même si mes parents étaient parfois difficiles avec moi, je ressentais plutôt de la honte, parfois de l'embarras, ou alors je riais aux éclats. Cela avait le don de rendre mon père fou, mais je riais que plus fort. J'ai réussi mes examens haut la main, et c'est certainement ça qui a permis à mon père de se radoucir quand j'ai décidé de partir en école de cuisine. Si j'ai eu des chagrins amoureux, j'ai toujours su relativiser en me disant que je trouverais mieux, que si on venait à se séparer c'était afin de finir dans les bras d'une personne qu'on aimerait plus encore.
Cependant, il arrive que le destin décide de tout faire basculer. Car si avant je dédramatisais mes ruptures, ce que je vis en ce moment n'est clairement plus de cet ordre-là. J'ai fini dans les bras d'un homme que j'aime par-dessus tout. Comment utiliser le passé alors que mon cœur ne bat que pour lui, même s'il n'est plus. Il bat en sa mémoire, il bat en son amour, il bat pour que le monde se souvienne que James Fraser a existé et pour lui rappeler à quel point cet homme était bon.
Je me demande comment je vais survivre à cette tristesse.
Car elle est la plus grande que j'ai jamais connue, elle est celle qui ravage tout sur son passage. Quand j'y pense, je sens ma respiration se couper, mon regard s'embuer, mon corps se dérober sous moi. Elle ne me quitte jamais. Quand je me réveille elle m'écrase si bien que je n'ai nulle volonté de me lever. Quand la journée passe, elle me suit telle une ombre s'accrochant à moi, me susurrant des mots doux et réconfortants si bien que le soir, je la serre dans mes bras avant de m'endormir, les joues encore humides.
Je me demande si je vais survivre à cette tristesse.
Car plus les jours passent, plus elle grandit, remplissant le trou béant qu'a laissé l'absence de James dans ma vie. Pourtant je sais que je ne dois pas penser ainsi, je sais aussi que je dois me battre pour ma famille. Seulement je suis tellement fatiguée que je me demande si au bout d'un moment j'arriverais à ouvrir les yeux le matin, si mon corps voudra sortir du lit, si mon cœur voudra battre encore un petit peu sans éclater.
Et alors que j'avoue à Matthew à quel point je me sens honteuse, alors que je dis à voix haute qu'il n'est plus, je le sens se briser un peu plus. Je suis par terre me moquant de l'eau chaude, me moquant des bouts de verre, me moquant de ce qui m'entoure si ce n'est mon frère. Il est proche de moi, j'ai l'impression de ressentir sa chaleur alors que j'ai si froid. Un frisson n'hésite pas à me parcourir comme pour me conforter dans cette sensation. Un froid qui ne risque pas de me quitter de sitôt. Et alors que ce flot de tristesse m'assaille, je ne peux m'empêcher de me demander qui va pouvoir me relever. Car la seule personne dans mon cœur à pouvoir le faire est James, mais il n'est plus là pour le faire...
- Moi. Moi je serai là pour te relever.
Il me redresse et je dois avouer que je ne fais pas trop d'efforts pour l'aider. J'aimerais me montrer plus forte, être plus coopérative, seulement je ressens cette apesanteur qui m'attire vers le bas, vers lui maintenant sous terre. Sur le canapé, je sens sa main dans la mienne, une chaleur dans mon hiver, une lueur dans mon obscurité.
- Je sais que tu crois que tu es seule, mais tu ne l’es pas, Ellana. Je vais prendre soin de toi et je vais t’aider… Tu n’as pas à traverser tout cela toute seule. Ella, regarde-moi. 
Je ne redresse pas tout de suite la tête de peur de ce que je pourrais voir dans son regard. C'est ses mains autours de mon visage qui me font relever les yeux vers lui.
- Tu aurais dû me le dire dès le début… Je serai venu à Londres pour toi. Je t’aurai aidé. Tu n’aurais pas eu à faire cela toute seule…
J'hausse mes épaules comme pour lui signifier que je ne sais pas. Je ne voulais le dire à personne, je n'y arrivais pas...
- Le dire... Rends la chose trop réel... Je l'ai dit à maman et ça a été une torture... Je ne suis pas prête à le dire à voix haute... Aux autres...
Je pense à mes sœurs qui ne sont pas au courant elles non plus. Je ne peux pas aller à un repas de famille annoncer que mon mari a péri... Je peux à peine le dire à voix haute. Je ne l'ai pas dit à Matthew. L'emploi du passé est déjà si compliqué, je ne peux pas...
- Tu n’as pas à t’en vouloir. James savait depuis le début dans quoi il s’engageait en intégrant l’armée. Il a sacrifié sa vie pour son pays parce qu’il le voulait, parce qu’il se battait pour ça. Tu n’aurais rien pu faire, Ella… Et le plus beau cadeau que tu aies pu lui donner, c’est de l'avoir aimé du plus profond de ton cœur tout le temps de votre mariage… même s’il était trop court. Même si c’est injuste. Tu as tenu tes promesses jusqu’au bout. Ce n'est pas de ta faute, Ella...
Je me mordille la lèvre inférieure. Si ma crise de larmes est passée, quelques larmes glissent sur ma joue, rappel continuel de ma tristesse. Je détourne mon regard pour fixer un point invisible.
- Tu aurais dû le voir... A l'enterrement... Il portait son costume militaire qui lui saillait si bien... Il était robuste, fort, beau... Et il semblait si paisible les yeux fermés... Pendant quelques secondes j'ai même cru qu'il allait ouvrir les yeux et m'embrasser à nouveau. Je lui ai parlé aussi... Dit des choses qu'on ne se disait qu'entre nous... Comme si cela pouvait lui permettre de se réveiller... Mais rien ne s'est passé. Quand j'ai glissé ma main dans la sienne je n'ai ressenti que le froid glacial de son absence de vie... Ce froid ne m'a jamais quitté depuis...
Je me recroqueville sur moi-même, un peu honteuse.
- Je sais que ce n'est pas ma faute... Tu sais il voulait quitter l'armée... C'était sa dernière mission jusqu'en septembre et il rentrait... Il me revenait pour ne plus me quitter... On avait même prévu d'avoir un bébé... Un petit Fraser qui aurait couru dans le jardin, jouant avec son père pendant que je prépare un bon petit plat.
Je souris tristement, ayant cette vision juste devant moi, voyant ce petit enfant aux grands yeux bleus comme son père courir, rire aux éclats pendant que son père essaye de l'attraper.
- Mais aujourd'hui cette vision a totalement disparu... Laissant place aux larmes, au froid, au malheur... Je ne suis pas prête à vivre tout cela Matthew... je murmure soudainement prise de panique... Je ne peux pas le faire... Chaque jour depuis que je sais, je tente de me dire que tout finira par s'arranger... Seulement je sais que je me mens, et je crois que c'est encore pire...
Je me mordille à nouveau la lèvre inférieure, nerveuse. J'en dis beaucoup trop, je ne devrais pas dire tout cela à mon frère. Que doit-il penser d'entendre tout cela à voix haute maintenant alors que je me ressasse tout cela dans ma tête non-stop depuis plus de deux semaines. J'avais une vision du futur nette, ordinaire mais je n'en demandais pas plus. La vie m'a arraché cela, et maintenant mon futur semble peine perdue...
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Si tu te sens seule, je serais ton ombre. Si tu veux pleurer, je serais ton épaule. Si tu veux être heureuse je serais ton sourire. Si tu as besoin d'un frère, je n'aurais qu'à être moi-même ❅ Matthew&Ellana
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