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 C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]

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Team Simba
Dimitri Cooper
Team Simba
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MessageSujet: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Ven 19 Mai - 18:59



Vendredi soir, c’est le weekend. L’instant décisif où l’on doit réfléchir quant au programme de la soirée. Vendredi soir, c’est aussi l’instant où on saura, bien évidemment, si on aura au moins une ou deux gueules de bois, qu’il faudra se lever en étant crevé le lundi matin pour aller au boulot. En l’occurrence, c’est vendredi soir et je suis carrément claqué de la vie. La semaine a été longue, éprouvante. Bosser avec des femmes rend la chose extrêmement fatigante. Et finalement, je suis bien content d’être un mâle. Même si ce soir, je suis crevé. La faute à un weekend d’avant bien trop chargé. J’ai fini, encore une fois, torchon carpette, en compagnie de Zack et autant dire que durant toute la semaine, nous n’avons cessé de proclamer que vendredi serait un soir de repos, sans soirée, sans alcool, sans minettes, sans rien. Juste moi et le canapé. Et finalement, alors que je pensais rester seul au monde, Zack a finalement ramené sa tête de cocker et ses yeux de merlan frit pour qu’on se fasse un boite à boite histoire de décompresser. Et n’allait pas croire que des mecs, en soirée maison, se mettent en pyjama et parlent des potins, des derniers vêtements achetés ou de la dernière série regardée. Bien au contraire. Nous, les hommes, on joue à la play, on boit de la bière et on se commande une bonne pizza. C’est cliché je sais, je sais mais qu’est-ce que c’est bon. Même si pour l’instant, je suis en train de me prendre une tôle de la part de mon ami. Nous jouons à Fifa et depuis, il ne cesse d’enchainer les buts. « Hey oh ! Tu sais qu’on joue au foot là ? C’est pas du hand, hein ! » Je m’exclame fort indigné alors que je viens de me prendre un nouveau but dans la tronche. « C’est pas possible… Tu triches, il y a quelque chose. » j’ajoute d’une voix boudeuse bien que les yeux pétillent trop pour laisser croire que ça m’affecte. A vrai dire, j’ai acheté une ps4 juste pour dire que j’en ai, bien que je ne m’en serve peu. J’ai trop de boulot et pas le temps. A vrai dire, j’ai le temps de rien. « En tout cas, ça fait du bien de se poser un peu. » Je finis par dire à l’attention de mon ami. Et c’est vrai, des bières, de la pizza, que demander de plus ? Il faudrait effectivement le troisième membre faisant partie de notre secte mais ce dernier a disparu, hélas.

Cependant, après moult parties jouées, la pizza mangée et la bière avalée, force est de constater qu’on se retrouve bien vite comme deux glandus, affallés sur le canapé. « On est bien en soirée n’est-ce pas ? » Je finis par dire d’une voix blasée et ensommeillée. Si ça continue, on va se faire le bisou du soir et se souhaiter la bonne nuit. Or, ce n’est pas ce que je souhaite. Je veux rester éveillé. C’est vendredi soir bordel de dieu ! Alors pour éviter de m'endormir, je préfère parler « Franchement, Matt c’est vraiment un crevard ! Il aurait pu ramener son cul, moi je dis. » Tournant la tête, je finis par sourire d’un air malicieux – vous savez le genre de sourires laissant présager le pire ? – et j’ajoute d’une voix bien plus enjouée. « A mon avis, il devient canard ce petit. Il est avec quelqu’un mais il nous le cache pour ne pas qu’on sache ! Je suis certain qu’il doit être tout mielleux, tout niaiseux. » Forcément, les esprits mâles, sur ce genre de suppositions, s’échauffent bien vite. Et finalement, on finit par se motiver à vérifier si effectivement, notre ami Matthew est casé ou non. S’il est effectivement devenu ce qu’on appelle – dans le jargon de notre trio – un canard, un mec soumis, aux petits soins pour sa chérie. C’est de cette façon qu’on se motive vite fait, bien fait et qu’on se rend chez notre ami Matthew. On a conscience qu’on va le déranger, qu’on va l’agacer mais qu’importe ! Dans notre esprit, on se marre déjà bien à l’idée de pouvoir l’embêter. «  Tu paries combien que le canard n’est pas seul ? » Je demande à l’attention de Zack tandis que nous roulons dans les quartiers huppés de Beverly Hills. Le temps d'arriver là où il habite et de garer la voiture, on est bien motivé. En plus, comme on a décidé qu'on devait inspecter la canardisation - paye ton nouveau mot - du p'tit richard, on s'est bien habillé pour l'emmener faire la fête. Bon Ok. C'était pas prévu. Bon Ok, je voulais être pépère et ne pas me mettre la race. Mais je suis faible. ET PIS C'EST LA FAUTE DE ZACK ! M'enfin, on monte jusqu'à l'appartement de Monsieur McGregor après avoir sonné et s'être fait passer pour une livraison urgente. Ça marche toujours. Et lorsqu'il ouvre la porte, je ne trouve rien de mieux à dire d'une voix grave « C'est la danse des canards, motherfucker... »
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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Sam 27 Mai - 19:30

Quand on se mettait la gueule à l’envers, on se dit par la suite « Plus jamais ! ». Il fallait toujours trois cents ans pour s’en remettre... et le boulot n’était pas du genre à attendre ou à se faire tout seul. Ce n’était pas les petites fourmis qui allaient faire en sorte que ses contrats se fassent signer et lorsque ses contrats étaient signés, à lui les bébés chèques à un million de dollars ! Vous croyez que s’il plantait ses chèques, de l’argent poussera après avoir pissé dessus pour arroser ? Ouais, le blond pouvait rêver. Les soirées avec Dimitri lui faisaient peut-être péter deux trois neurones là ! Et pourtant, c’était difficile de ne pas avoir cette envie de ressortir.

En ce vendredi soir, c’était hors de question de laisser son ami se reposer de sa semaine difficile. En réalité, c’était difficile pour Zack d’être seul. La solitude était un ennemi monstre, et c’était sans parler que Dim était toujours d’une bonne compagnie. Non, ne croyez pas que le blond le prenait comme bouche-trou, loin de là. Hey, il ne fallait pas déconner. Les bons amis étaient souvent là pour venir squatter et c’était ce qu’il fit en débarquant chez l’avocat. Si celui-ci ne voulait pas sortir, autant faire une soirée maison avec bière, pizza et Fifa. Franchement, n’était-ce pas une magnifique devise qu’il fallait graver dans la roche ? « Bière, Pizza, Fifa ! ». Ca envoyait du pâté ! Et ce qui envoyait plus du pâté ? C’était le fait que Zack défonçait Dimitri au jeu. Pas qu’il soit mauvais joueur de base mais presque, alors de défoncer l’avocat l’enchantait.

- C’est ce que je devrais te dire là ! C’est du foot ! Ton gardien sert strictement à rien à part faire le mort là !

C’était à se demander de ce qu’il faisait de ses mains sur la manette. Il n’était pas très habile avec, en tout cas.

- Tu devrais muscler tes doigts à la branlette, tu gagnerais en habilité ! conseillait Zack.

Oui, pour avoir de belles réparties de la sorte, c’était du Zack tout craché. Depuis le temps, Dimitri en était habitué.

- Je ne te le fais pas dire ! approuva le blond.

Se poser de temps en temps comme un caca ne faisait pas mal. Vraiment pas. Il aimait son boulot, il avait ses heures où il faisait son sport mais des moments comme ça où il ne foutait royalement rien : juste son pote, juste une console et la bouffe, c’était ce qu’on appelait le paradis ! Mais les deux énergumènes ne purent s’empêcher d’avoir une belle pensée à leur troisième compère : Matthew. Franchement, celui-là leur manquait. Il manquait beaucoup de choses, ce bouffon ! Selon Dimitri, Matthew s’était fait « canardiser ». Il se faisait tenir les burnes par une petite femelle... Mais ça, il fallait que les deux amis le sachent, ou bien, pour vérifier leur petite théorie, il fallait qu’ils prennent leur ami en flagrant délit ! De ce fait, il fallait partir à l’aventure ! Ce fut alors comme ça qu’ils partirent dans les rues de Los Angeles pour débarquer à l’improviste chez leur ami.

- Si t’as raison, je t’offre une bouteille de tequila, une boite de capotes et des M&M’s.

Quoi ? C’était un pari, non ? En tout cas, ils allaient très vite le savoir puisqu’ils arrivèrent enfin. Après avoir sonné et dit que c’était une livraison urgente, ils purent entrer dans l’immeuble sans problèmes. Voilà ce que c’étaient de bons amis, ça s’incrustait grave ! Enfin devant la porte de ce cher Matthew et lorsque celui-ci ouvrit, les salutations étaient vite fait. En réalité, les salutations n’existaient plus.

- C’est ce qu’on appelle une belle livraison urgente, n’est-ce pas Dim ? lâcha-t-il en tapotant sur l’épaule de son pote. Avoues, t'es content de nous voir ? s'adressa-t-il à Matt avant d'ajouter : Alors ? Par où ça se passe ?

Zack était prêt à entrer comme s’il était chez lui, sans gêne, en mode gros fouineur.
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Team Esméralda
Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Dim 28 Mai - 20:30

« Et donc, quelles sont vos expériences en terme d’édition ? » Matthew ne comprenait toujours pas pourquoi c’était lui qui devait se farcir les entretiens pour de simples stagiaires. N’avait-il pas d’autres choses à gérer dans sa vie d’éditeur ? Malgré tout, il mentirait s’il ne prétendait pas qu’il aimait bien tout contrôler. Quitte à devoir s’encombrer d’un ou d’une stagiaire, autant que le candidat passe entre ses filets. Il fallait admettre que le prochain qui passerait après Héloïse avait intérêt à se montrer à la hauteur. Enfin pour l’heure, il voyait plus son labeur comme une punition que son père lui infligeait. Ce dernier n’avait clairement pas dirigé l’affront de son fils en officialisant sa relation avec une simple stagiaire qu’il portait jusqu’ici dans son cœur. Depuis, il parlait à peine à Matthew, se contentant de l’avilir toujours plus de travail et de déposer des dossiers de candidatures sur son bureau. L’auteur n’appréciait pas de se laisser faire de la sorte, mais pour en avoir discuté avec sa petite amie, il jugeait qu’il valait mieux ne rien dire et attendre que sa fureur se tasse. De toute manière, il ne pourrait rien contre eux. Les choses étaient faites ainsi, et il n’était pas en pouvoir de faire cesser leur relation. Ils faisaient donc profil bas. Héloïse avait la chance de ne plus faire partie de l’entreprise avant la rentrée, pouvant profiter de vacances bien mérité. Elle s’enthousiasmait d’ailleurs du prochain voyage qu’ils allaient faire en France. Matthew était parvenu à se dénicher deux semaines au mois de juillet dont il pourrait disposer à sa guise. Il s’était étonné de la facilité avec laquelle il les avait obtenues. Certes, il restait le patron, mais son père ne s’était opposé en aucune façon. Là encore, il soupçonnait que McGregor Senior préfère voir son fils hors du paysage pour quelques temps. Matthew n’allait très certainement pas s’en plaindre. En revanche, ce n’était pas la même pour ces fameux entretiens où aucun ne brillait à ses yeux. Il tapota du bout des doigts sur son bureau, attendant la réponse de cet étudiant hagard. « Euh… je n’en ai pas vraiment. Mais… je distribuais les journaux quand j’étais petit. » L’éditeur haussa les sourcils. Sérieusement ? Quel espèce de gros cons. « Impressionnant. » lâcha Matthew avec froideur, ce qui ne parut pas ébranler le moins du monde le candidat. Il poursuivit courageusement l’entretien, posant d’autres questions où il obtint des réponses aussi pertinentes que s’il s’était adressé à un poulpe handicapé jusqu’à jeter l’éponge. « Merci de votre présence. Nous vous recontacterons ultérieurement. » Allez, casse-toi ! Matthew lui serra poliment la main jusqu’à ce que l’étudiant ne prenne congés. Il lâcha un long soupir de lassitude, s’enfonçant dans son fauteuil. Il attrapa son portable, envoyant un message à Héloïse pour se plaindre des boulets misérables qu’il voyait défiler dans son bureau depuis plusieurs jours. Elle parvint à lui redonner le sourire en lui envoyant une photo de son ordinateur où elle planifiait déjà leur départ pour l’Europe. Il n’eut jamais aussi hâte de partir qu’en cet instant.

Heureusement, la journée prit fin et Matthew put rentrer chez lui, profitant d’un repos bien mérité. Il aurait aimé qu’Héloïse soit présente, mais dîner de famille oblige, elle était chez son père et ses grands-parents. Elle l’avait bien sûr invité, mais le jeune homme était épuisé, n’ayant aucune envie de tenir la conversation toute la soirée. Certes, l’atmosphère chez les Bennett était détendue et chaleureuse, mais sa fatigue était trop présente. Si bien que lorsqu’il rentra chez lui, il n’eut qu’à jeter ses affaires sur le fauteuil de l’entrée avant d’aller se servir un verre. Il pouvait pleinement se détendre, soulagé à la perspective que ce soit déjà le weekend. Il ne put pourtant pas s’empêcher, après quelques gorgés de whisky, de prendre sa tablette pour checker ses mails de la maison d’édition. Il était en train de répondre à une invitation pour un salon du livre organisé du côté de Santa Monica, quand la sonnette retentit. Ni Rose, ni June n’étaient présentes pour ouvrir. Il s’en chargea lui-même, étonné qu’il puisse s’agir d’une livraison à cette heure. Il ouvrit malgré tout, et quand il vit Dimitri et Zackary sur le seuil de sa porte, il comprit mieux cette histoire de livraison. « Sérieux, les gars… » souffla-t-il, le ton de sa voix trahissant son amusement. Matthew s’appuya contre le battant de sa porte. « Laissez-moi deviner, je sens que vous venez me livrer un bon lot de conneries. » Il s’agissait d’une marque de fabrique chez le trio. Enfin, surtout de la part de Zack et Dimitri. Matthew avait rencontré Dimitri en premier, quelques années auparavant. Il l’avait aidé dans une histoire de procès pour la boîte avant de se faire engager dans une plus grande entreprise. Les deux hommes s’étaient étonnement bien entendus, et réalisant tous les deux leur plaisir pour la fête et les filles, ils avaient fait de nombreuses soirées ensembles. Zackary, fraîchement arrivé à Los Angeles, les avait rejoints bien plus tard. Ils étaient le trio infernal. Toutefois, avec la présence d’Héloïse qui prenait de plus en plus de place dans sa vie, il ne pouvait plus les voir aussi régulièrement, et surtout, participer aux fêtes. « Je suis aux anges. » répondit-il avec sarcasme quand Zack demanda s’il était heureux de les voir. Dans le fond, cela lui faisait toujours plaisir, mais les hommes, ils ne se le disent pas entre eux. Pas besoin d’autant de manières. D’ailleurs, poursuivant ce courant de pensées, les deux gars s’incrustèrent dans son appartement sans permission. « Faites comme chez vous. » lança Matthew en refermant la porte, plus pour lui-même puisque ses amis s’étaient déjà volatilisés dans le salon. Il les rejoignit. En voyant les attitudes étranges, il fronça les sourcils et enfouit ses mains dans ses poches. « Je peux savoir ce que vous cherchez ? Si c’est pour l’alcool, c’est toujours au même endroit. » Ils étaient déjà bourrés ou quoi ? Il s’approcha du bar, allant servir un verre à ses deux comparses, tout en se resservant lui-même. « Et maintenant, je peux savoir ce que vous foutez ici ? » demanda l’éditeur, un léger sourire en coin.
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Team Simba
Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Dim 11 Juin - 10:08

C’est bien parce que nous sommes amis avec Matthew que nous nous motivons à aller lui rendre visite. C’est vrai qu’il est devenu bizarre ces temps-ci et lui qui d’ordinaire, était toujours prêt pour aller boire un verre quelque part ou se casser le bide dans un restaurant huppé, voilà qu’il est devenu silencieux, inexistant. Bien sûr, dans notre esprit, nous ne pensons pas un seul instant que tout va mal dans sa vie. On l’aurait su sinon. Bien au contraire, ce silence n’est qu’un comportement hautement suspect laissant sous-entendre qu’il n’a plus le temps pour nous mais bien pour quelqu’un d’autre ! Ce qui est encore plus étrange et nécessite donc une visite urgente et imminente. Il est temps de crever l’abcès, de lever le voile sur un secret qu’il doit essayer de sauvegarder à tout prix. Il faut dire qu’entre potes, lorsque l’un d’eux devient canard, c’est presque la honte sur terre et qu’il vaut mieux se la jouer discret. J’ai bien vu avec Luce, j’ai pris cher. Mais je l’ai bien supporté parce que Luce faisait alors partie de notre bande d’amis. Désormais, tout a volé en éclat. Mais ce n’est pas plus mal ainsi. Et je m’amuse toujours. Avec Zack, nous sommes hilares de notre idée de génie et nous finissons par sonner chez le troisième ouistiti nous ouvrant la porte. En matière d’entrée, on a toujours du gout et de l’originalité, le blond attaque directement la partie en demandant si le châtain est content de nous voir. « Je dirais que c’est encore plus qu’urgent, c’est d’ordre mondial ! » Bon en réalité non. Mais nous sommes quasiment sûrs qu’il est en couple, qu’il nous a oublié et il mérite un châtiment. Pourtant, loin d’avoir à nous cacher quelque chose, Matthew se contente de nous sourire, semblant retrouver la connerie de ses deux copains et nous invite à entrer. Forcément, lorsque j’entre, mon œil furète et j’observe de partout dans l’espoir d’y voir un signe quelconque. Genre un rouge à lèvres ou une petite culotte traînant non loin. Non pas que j’imagine que Matthew est crade à ce point. Son appartement est étincelant mais ne sait-on jamais. On va dans le salon et on se pose dans le canapé tandis que j’instaure directement le sujet principal et ce pour quoi, nous sommes venus. « Alors mon petit canaillou, tu nous caches bien ton jeu hein !? » Je l’observe d’un air guoguenard ajoutant « Mais nous te démasquerons bientôt ! J’en suis sûr qu’il l’est vraiment en plus. » J’ajoute en parlant de façon énigmatique. Zack me comprendra. Bien sûr, je ne me laisse pas abattre et prends le verre que me tend Matthew. « Merci mon petit poulet ! »

Le whisky d’ici est toujours succulent et de ce fait, m’installant plus confortablement dans le canapé, j’en profite pour siroter mon petit verre. Je lui laisse un peu de répit avant d’attaquer. On ne va pas perdre du temps. Je veux savoir ! « Et bien dis donc, je t’ai connu plus ravi de nous voir mon tout petit ! » Je finis par dire lorsque le maître de maison nous demande ce que nous foutons ici. « A vrai dire, nous sommes venus enquêter. Tout laisse à croire que tu nous délaisses. Voilà quelques mois que tu n’appelles plus, que tu nous prévois plus rien. Alors certes… On a tous un travail. Mais tu vois, il est vingt et une heures, et tu es à la maison. Et comble du comble ! Tu n’appelles pas ! » J’en profite alors pour lever de façon gracieuse. Et voilà que j’arpente le salon comme le sexy avocat doué que je suis. Il ne me manque plus que la toge tandis que j’énonce toutes les hypothèses émises avec Zack. « Bref, nous sommes là pour te dire que nous ne te voyons plus. Et nous pensons que tu nous caches quelque chose. Quelque chose de honteux. Quelque chose qui remet en cause des accords passés. Quelque chose qui change ta nature. » Levant le bras en l’air comme une diva, j’ajoute d’une voix dramatique « Monsieur Matthew Jean-Philippe, Hervé, Jean-Georges McGregor, nous pensons que vous êtes coupable de haute trahison ! » Buvant une gorgée de mon whisky, j’ajoute d’un air malicieux. « Et sinon, Edward Cullen, elle s’appelle comment ? Elle est jolie au moins ? Elle a de la matière ? » Je me mets à rire et finit par prendre place à côté de Zack, ajoutant d’un air important « Je laisse la parole à mon homologue américain, Monsieur Zackary. Lui aussi a des choses à te dire. » Je souris de plus belle et finit par lâcher la bombe H de la révélation « Nous pensons que tu deviens canard mon petit chameau ! »

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Team Esméralda
Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Mer 5 Juil - 16:16

Les amis, c’était sacré, n’est-ce pas ? Matthew devrait s’attendre à les voir débarquer là, à force de leur poser des lapins (ou des canards, au choix !), et ne plus donner des nouvelles. Un lot de conneries ? Franchement, c’était mal les connaître ! Dim et lui apportaient un max de bonheur, non ? Ils étaient comme de la drogue : indispensable.

- L’accueil est royal, dis donc ! ironisait Zack.

Il sentait le bienvenu ici. Toujours. Oh ça allait, Matthew n’était pas aussi mauvais pour les foutre à la porte. Il les adorait au fond, non ? Il s’ennuierait énormément sans eux. En parlant d’accueil royal, les deux « invités » avaient le droit à leur petit verre d’alcool. Si Matthew se demandait ce qu’ils faisaient là, Dimitri répondit de façon énigmatique mais seul le blondinet le comprenait. Il ne put s’empêcher d’afficher un petit sourire au coin, totalement amusé par la situation. Oui, tout comme Sherlock Holmes avec son cher Watson, ils réussiront à lever le voile sur ce mystère.

- Je sais que tu tiens à tes M&M’s ! lui fit Zack.

Evidement, ils n’avaient pas parié que ça : il y avait les capotes et la bouteille de tequila en jeu. Ce n’était pas la même chose.

Mais passons aux choses plus importantes en s’installant dans le canapé. Dimitri partit dans son petit trip. Dans un autre contexte, Zack imaginait son ami à faire sa petite plaidoirie au sein d’un tribunal. Après tout, les deux amis cherchaient à comprendre ce petit délaissement... Qui savait si ce n’était pas un autre souci qu’une nana ! Zack lâcha un petit rire quand Dim traite littéralement Matthew d’Edward Cullen. Il n’y avait pas mieux comme surnom... ou plutôt il n’y avait pas pire de traiter leur ami de vampire brillant à trois sous.... pas plus qu’énumérer des prénoms à rallonge du siècle dernier.

- Trop aimable, Dim, de me laisser la parole ! fit Zack, avec son petit sourire au coin. Comme notre très cher ami ici présent vient de le dire, on se pose des questions ! Comme tu ne viens plus vraiment à nous, nous avons décidé que c’était nous qui allons venir à toi ... Tu as sûrement une bonne raison pour ce délaissement parce que franchement, nous, deux pauvres âmes innocentes, ne méritons pas ce petit traitement. Mon pauvre cœur ne tiendrait pas.

Dimitri lâcha la petite bombe de ce qu’ils pensaient : Matthew devenait canard. Zack hocha la tête pour démontrer que oui, lui aussi pensait ça. Tous les deux étaient arrivés à cette conclusion.

- Oui, nous sommes arrivés à cette conclusion, très cher... Mais méfies-toi quand même à ce que tu vas répondre car on a parié et Dim me coûte cher.

Non, lui aussi n'était pas chiant quand il s'y mettait.
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Team Esméralda
Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Sam 5 Aoû - 22:38

Des amis, Matthew n’en avait pas tout le tour du ventre. Pourtant, son portable était plein à ras-bord de contacts qui l'appelaient régulièrement. Sauf que ce n’était que des relations superficielles, professionnelles où il fallait garder contact pour ce jour où il faudrait demander un service. Les relations de l’auteur n’était faite que comme cela. Hormis avec Zack et Dimitri, ses deux seules amitiés désintéressées. Tous les trois, ils avaient fait quatre-cent coups à sortir ensemble, à boire des coups et à parler de nanas. Oui, parfois, Matthew était un humain comme les autres. Toutefois, depuis quelques mois, il se montrait moins présent auprès du groupe. Il trouvait toujours des excuses pour ne pas sortir en boîte avec eux, ou simplement boire un verre. Il connaissait parfaitement l’enjeu de telles soirées, et s’il ne rechignait pas autrefois à les rejoindre, ce n’était plus la même chanson désormais qu’il était en couple avec Héloïse. Bien entendu, il s’agissait d’une relation secrète qu’il l’empêchait d’en parler à quiconque. Pas même à ses amis. Ce n’était pas qu’il ne leur faisait pas confiance, toutefois, les deux hommes n’étaient pas célèbres pour leur discrétion légendaire. C’était même tout l’inverse. D’ailleurs, il craignait le jour où leurs routes devraient croiser celle d’Héloïse. Ils allaient la traumatiser à coup sûr… Ils n’étaient pas les hommes les plus raffinés du monde, ni les plus discrets. Pourtant, Dimitri était quand même avocat. Matthew s’était toujours demandé comment il se démerdait dans son travail pour être pris au sérieux alors qu’ils avaient vécu des soirées digne d’un Very Bad Trip.

Bref, toujours était-il qu’il ne pourrait pas cacher aussi longtemps la vérité à ses deux amis. A force de cumuler les refus, ils décelaient qu’il y avait anguille sous roche. Par chance, Héloïse n’était pas présente alors qu’ils venaient de débarquer à l’improviste chez lui. Ils faisaient comme chez eux. Comme ils avaient toujours fait. Cela ne le dérangeait pas, en soi. Seulement, leur questionnaire risquait de ne pas lui permettre de se défiler plus longtemps. Matthew était un fin orateur et il savait mentir à dessein, mais à Dimitri et Zackary, il ne pourrait pas leur jouer la comédie trop longtemps. Au premier mensonge, ils le découvriraient d’un seul coup. D’ailleurs, ils semblaient déjà s’en douter et Matthew attendait la question fatidique. Comme à son habitude, Dimitri faisait durer le plaisir. L’éditeur l’écoutait avec un sourire en coin tout en sirotant son verre d’alcool qu’il avait servi à chaque membre du groupe.
Mais l’avocat se montra moins patient à tourner autour du pot sous les yeux rieurs de Zack. L’homme à bouclettes se plut à détailler point par point tous les comportements douteux de l’auteur jusqu’à ce qu’il en vienne à la conclusion. Que Matthew avait une petite amie. Qu’il les trahissait. Et surtout, il devenait canard. Matthew laissa échapper un rire en levant les yeux au ciel comme si une idée absurde venait d’être évoquée. Allons, il n’était pas canard. Il n’en était pas encore à porter des pulls à l’effigie de Panpan. Quoique si, une fois pour Noël. Mais uniquement pour faire plaisir à Héloïse. Ouais bon… Non mais il n’était pas canard !! A entendre toutes les bêtises de ses amis, il ne pouvait pas s’empêcher de rire. Il vint s’asseoir dans un des fauteuils du salon. « Pauvres enfants délaissés. Comme je vous plains ! » plaisanta Matthew tandis qu’ils s’apitoyaient sur leur sort. « Les gars, si je vous manque, il faut juste me le dire. » Sauf que les hommes, ça ne se le dit pas. Ça s’insulte avec panache plutôt que d’exprimer l’ombre d’un sentiment. Cette méthode était plutôt efficace. « Et je ne suis pas canard. » ajouta-t-il pour se protéger avec ce qui allait suivre en terme de révélations. Il pianota pensivement sur l’accoudoir de son fauteuil en se demandant comment il allait y mettre les formes. Il pouvait bien nier, il savait que cela n’y ferait rien. Ils étaient peut-être des abrutis, mais des abrutis perspicaces. Ils le cuisineraient jusqu’à ce qu’il crache le morceau. Autant se lancer directement. « Bon, ne commencez pas à être chiant, mais il y a possiblement quelqu’un. » Qui l’empêchait de venir. Qui faisait qu’il n’appelait plus ses deux acolytes. Qui faisait que sa vie était moins celle d’un parfait débauché. « Elle s’appelle Héloïse. Mais je vous préviens les gars, faut pas en parler. C’est une relation secrète. Personne ne doit être au courant. » Il parla beaucoup plus sérieusement, se redressant légèrement sur son fauteuil et observant à la fois le blond et le brun. Hors de questions qu’ils ne tiennent pas leurs langues ou qu’ils se mettent à avoir des paroles douteuses. Néanmoins, à voir la tête des deux idiots, il paraissait évident qu’ils souhaitaient connaître le fin mot de l’affaire. Pourquoi une relation secrète ? Matthew poussa un soupir désabusé. « C’est ma stagiaire. » Des stagiaires qui étaient passées à la casserole, il en avait eu des tas. Dimitri et Zack en avaient vu passer quelques-unes et ils avaient pu attester de la stupidité de chacune. En revanche, elles avaient de la matière comme pouvait le dire l’avocat. « Mais c’est sérieux cette fois. Elle est… vraiment différente des autres. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui l’ai choisie à la base. » Quelquefois, il se demandait s’il l’aurait choisie si son CV était arrivé sur son bureau. Il aurait aimé dire que oui, mais il n’était pas certain. Surtout avec l’entretien chaotique qu’il avait passé avec elle où elle lui avait raconté sa vie. Il était persuadé qu’elle serait une incompétente doublée d’une étourdie, mais il avait dû revoir son jugement. Il aurait pu ajouter qu’il l’aimait, mais il ne comptait pas encore aborder le sujet avec ses amis. Ils allaient suffisamment se foutre de sa gueule. Il se tassa dans son siège. « Enfin… je ne suis pas canard. J’ai juste une copine. » Et il ne mettait pas de pulls moches !
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Team Simba
Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Sam 12 Aoû - 13:30

Franchement, quand je vois ce qu’il se passe dans le film Very Bad Trip et quand je vois ce que nous avons vécu, je dois admettre que tout ce qui se passe dans le film n’est que du pipi de chat. En excluant tout ce qui est illégal, nous en avons fait des conneries tous les trois. Je ne compte plus les nombres de fois où nous sommes allés dans des soirées finissant en énorme beuverie, qu’il fallait rentrer ivre mort à la maison. Trop souvent, je me suis demandé comment on faisait pour ne pas se faire choper par les flics, pour ne pas tuer quelqu’un en bagnole, et surtout comment on faisait pour atteindre la porte d’entrée d’une de nos maisons, d’arriver à ouvrir la porte en trouvant LA clef qui ouvrirait alors la serrure. Vraiment, je me demande, je m’interroge. Et finalement, je me dis que nous avons, simplement, eu une bonne étoile. Mais maintenant, les choses semblent changer. Et sous couvert qu’il est peut-être plus vieux, ou chef d’entreprise, voilà que Matthew nous lâche petit à petit à notre grand désarroi. C’est triste après tout. On pourrait lui trouver une excuse ou ce canard pourrait nous la donner. Mais NON ! Il ne dit rien. Il est silencieux, muet et de ce fait, le voir est la seule solution, le seul moyen de le prendre sur le fait et de chercher à comprendre pourquoi notre meilleur ami est devenu distant. Peut-être est-il mort ? Heureusement non, et il me sert un verre de Whisky tandis qu’avec Zack, nous lui faisons part de notre point de vue, de tous les indices ayant été trouvé pour pouvoir lui faire comprendre par A+B que oui, cet homme a quelqu’un dans sa vie, qu’il n’est devenu qu’un vague canard tout juste bon à répondre aux moindres de ses désirs, à courir dans tous les sens lorsqu’elle le lui demande. Et ça, les amis. C’est de la tristesse absolue puisqu’il n’est plus là. Et Zack et moi, pour avoir expérimenter l’amour, on sait que c’est nuuuuul. Que rien est mieux que de faire la fête et de vivre comme un électron libre.

Cependant, nos craintes se révèlent fondées même si au début, Matthew nous démontre le contraire, nous raillant quant au fait que sa face peut, éventuellement, nous manquer « Bien sûr que tu nous manques face de cul ! Zack ne te le dis pas, mais il dort, tous les soirs, avec un t-shirt que tu as oublié chez lui ! L’amitié, c’est comme les plantes, faut l’arroser, sinon ELLES MEURENT ! » Et le voilà d’ailleurs qui se défend encore de ne pas être canard, tandis qu’il prend place dans un fauteuil à côté du canapé où nous sommes. L’accusé face aux accusateurs. On l’observe, jusqu’à ce qu’il crache le morceau. Il n’aurait pas tenu dix minutes de toute façon. Et effectivement, la bombe est bien vite lâchée. Matthew McGregor a quelqu’un dans sa vie. Quelqu’un répondant au doux prénom d’Héloïse. Voilà déjà qu’un sourire s’étire sur mes lèvres. Déjà parce que c’est une immense victoire concernant le pari et d’autre part, parce que je suis sincèrement heureux pour mon ami. Rien ne me fait plus plaisir de le savoir qu’il est avec quelqu’un. Cependant, lorsqu’il déclare qu’il s’agit d’une relation secrète, je ne peux m’empêcher de rire « Oh toi, je sens que tu te tapes de la femme mariée ! T’as pas honte petit canasson ?! » Mais la chute arrive bien vite et finalement, Matthew avoue qu’il s’agit de sa stagiaire. Genre comme toutes les autres stagiaires bonnasses qu’il a fréquenté auparavant, dont il détaillait les récits affolants de ce qu’il se passait dans cette maison d’édition ? « Une stagiaire… » Je déclare d’un ton mieilleux. De mieux en mieux tout ça. Je sens qu’il va bien vite regretter de nous l’avoir dit mais il continue dans sa lancée expliquant que tout est différent avec cette fille. Je reconnais bien les yeux brillants de l’amour même s’il confirme qu’il n’est pas canard mais qu’il a une copine. « Un homme transi d’amour pour une stagiaire et qui ne sort plus… » Je marque une pause pour siroter avec classe une gorgée de mon verre. « Appelle ça comme tu veux … Mais tu es un lover mon petit. D’ailleurs ! » Et je lève le doigt comme si j’étais en plein procès. « La seule façon de le savoir, c’est si tu l’as traité comme toutes les autres stagiaires ou bien si c’est vraiment de l’amuuuur. » Et donc de la canardisation.

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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Lun 14 Aoû - 14:18

Comment Matt osait-il à les appeler ? Des pauvres enfants délaissés ? Bien sûr que oui, ils étaient des pauvres enfants délaissés et mal-aimés. Tout ce qu’ils souhaitaient était de revoir cette bonne vieille tête de macaque à leur puta*n de soirée. Hey ! Ils étaient amis, des frères, alors oui, Dim et Zack avaient tout à fait la permission de venir s’imposer chez leur grand ami qui se faisait tant désiré. Cela dit, Dimitri n’en rata pas une avec cette histoire de tee-shirt... L’avocat voulait l’achever ? Zack lui lança un regard surpris avant d’être amusé.

- Dis donc, tu nous en caches des choses, la bouclette ! lâcha-t-il.

Qu’est-ce qu’il en savait s’il portait des tee-shirts la nuit ? Sauf si Dimitri parlait pour lui, effectivement...

- Et les capotes, c’est pour quoi ? demanda-t-il à l’intention de son ami brun, curieux.

Et oui, ils avaient parié aussi des capotes alors prends ça dans la gueule ! Dans tous les cas, Zack ne voulait pas savoir ce qu’il faisait avec le tee-shirt et les capotes. Le blondinet redonna son attention sur Matthew.

- Par contre, je suis d’accord sur son histoire d’arrosage ! approuva-t-il en hochant la tête plusieurs fois.

Il n’empêche que c’était assez tendancieux quand on savait que les deux loustiques avaient déjà eu un délire sur les belles plantes à arroser. Ca serait presque à tourner gay... mais aucuns risques. Ils n’étaient absolument pas de ce bord-là. Quand un transgenre était déjà venu les côtoyer, c’était difficile de ne pas imaginer la nénette avec l’équipement entre les jambes. Affreux !

Enfin, Matthew commença à cracher le morceau. ENFIN ! Leur pote avait bel et bien quelqu’un ...

- Hallelujah !
s’écria Zack.

Mais ça voulait dire que Dimitri avait gagné son pari !

- Pt*n, en fait, t’as vraiment un cul bourré de nouilles, toi !

Une chance de cocue celui-là ! Enfin s’il avait vraiment de la chance dans leur pari, la relation de Matthew était tendancieuse. C’était quoi cette histoire de relation secrète là ? Il s’agissait d’une relation interdite ? Et quoi encore ?

- Arrêtes ! Peut-être qu’il se tape une cougar ! commentait-il en tapant son coude contre Dim.

En fait, même pas. Il s’agissait de la stagiaire. Une petite jeunette en somme ! Loupé ! Zack ferait peut-être mauvais détective.

- C’est vrai ! Ca serait dommage si ce n’est qu’une stagiaire qui ne passe que sous le bureau.

Dommage ? Ou pas... Car si c’était vraiment sérieux, leur ami s’était vraiment bien fait canardiser.

- Racontes-nous ! C'est quand qu'on la rencontre ? fit Zack, s’installant confortablement dans le canapé, posant ses bras sur le dossier de ce dernier.
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Dim 1 Oct - 13:21

Aux premiers abords, personne ne pouvait véritablement se douter que Matthew vivait parfois une vie de dépravé. Au travail et en public, il s’affichait comme un homme froid et prétentieux. Il passait aux yeux du monde pour un être impassible, intransigeant et carrément coincé dans une certaine mesure. Auprès de ses employés, il suscitait la crainte ; auprès de ses pairs, il suscitait le respect. Mais pour Dimitri et Zackary ? Rien de tout cela. Ce serait même carrément le contraire puisqu’ils ne loupaient pas une occasion pour venir l’emmerder et pour se foutre de sa gueule. En dépit des saloperies qu’ils s’envoyaient à la gueule et de la lourdeur de ces deux mecs, Matthew les considérait comme de véritables amis car ils possédaient ce privilège de connaître un McGregor dans sa version la plus humaine qui soit. C’est-à-dire, à faire la fête, à se bourrer la gueule, à faire et dire de la merde, à emballer des filles, et à se retrouver le lendemain matin avec ses amis dans une chambre d’hôtel complètement saccagée avec une chèvre qui broutait la moquette. Oui, cela arrivait. Matthew pouvait être un petit foufou dans sa tête, surtout quand l’alcool lui était bien trop monté à la tête. Et sûrement parce que la bêtise des deux autres lui attaquait le cerveau. Néanmoins, il ne regrettait pas toutes ces heures de débauche masculine car il n’avait jamais autant ri qu’avec eux. Ses deux partners in crime.

Hélas, voilà quelques temps que l’auteur les avait délaissés tous les deux pour une brunette au minois bien plus attrayant. Depuis qu’Héloïse avait débarqué dans sa vie, il n’avait pas trop fait d’entorse au sacrosaint règlement du Brocode instauré entre les trois acolytes. C’était sans compter sur la Japon… Dès lors que l’éditeur s’était lancé dans sa relation secrète avec sa stagiaire, il n’y a plus eu de place pour Dim et Zack. Plusieurs fois, il avait déserté des soirées pour retrouver sa belle brune, ou simplement, il n’était pas venu, préférant une soirée tranquille avec elle. Bien loin de se douter du phénomène de canardisation récente qui était en train de se produire sur lui, il n’avait aucun scrupule à éconduire ses amis. Lui qui, autrefois, était à l’initiative de nombreuses soirées et leurs grandes virées du weekend dans d’autres villes qui accueilleraient leur débauche, il ne donnait plus signe de vie.
Visiblement, ils n’avaient pas pu le supporter plus longtemps puisqu’ils venaient de tomber sa porte avec fracas. Dans le fond, cela était plutôt attendrissant de les voir réclamer sa présence sous les monceaux de conneries qu’ils pouvaient débiter à la minute. « Vous êtes adorables tous les deux. Vous ne pouvez définitivement pas vivre sans moi. » Néanmoins, il se félicitait qu’Héloïse ne soit pas là ce soir, ou encore June. Parce qu’il les connaissait les deux lascars. Ils n’auraient pas su se tenir, et pire encore, s’ils avaient commencé à avoir des vues sur sa sœur, il aurait fait un massacre. Matthew les adorait d’une amitié bien masculine, mais s’il y avait une chose avec laquelle il ne déconnait pas, c’était le sujet des sœurs. Personne ne devait y toucher. Tout comme il ne se serait pas permis d’aborder une des deux sœurs de Dimitri. Pour Zack, il ne lui en connaissait pas encore. Bref, la question ne se posait heureusement pas parce qu’ils n’étaient que tous les trois.

Faisant appel à une logique irréfutable, Dimitri et Zackary ne furent pas longs à démontrer par a+b de la tangente du cosinus de 0 par x et multiplié par la racine de 12 que Matthew était en couple et qu’il était devenu canard. S’il devait plaider coupable pour la première accusation, il se récriait contre le phénomène du canard. Il n’était pas canard ! Les décisions, c’était lui qui les prenait dans le couple. De plus, il n’en était pas encore à porter des pulls Panpan, à créer des apéros mignons et à jouer avec son lapin. Bientôt, bientôt Il en vint donc à avouer qu’il vivait actuellement une relation cachée. Dimitri soupçonna immédiatement une femme mariée tandis que Zack évoqua une cougar. Matthew ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. C’était plus simple et plus compliqué à la fois. « Non rien avoir ! Attendez, j’ai une morale quand même ! » Une morale qui le poussait à sortir avec une stagiaire. Quoique non, pas une stagiaire. SA stagiaire. Il finit par lâcher le morceau. Il le regretta aussitôt en voyant les yeux de ses amis s’illuminer d’intérêt. Mais un intérêt malsain bien sûr. Une lueur qui ne voulait rien dire de bon. « J’aurai jamais dû dire ça… » murmura Matthew pour lui-même tel un Hagrid repentant. Il vint s’avachir dans un des fauteuils du salon, prenant une gorgée de son verre. « Elle ne passe pas sous le bur… putain, vous êtes chiants ! » se récria-t-il, songeant à préserver un minimum l’honneur de sa demoiselle au cœur de cette conversation virile. Expliquer à Ellana qu’il était amoureux et qu’il pensait qu’Héloïse était la bonne, c’était une chose. Agir de la même façon avec ses amis… c’était admettre ses faiblesses en premier. Parce que pour le coup, les deux autres, ils n’étaient pas prêts d’être en couple. Il se redressa sur son fauteuil, pointant un doigt menaçant quand Zack évoqua une éventuelle rencontre. « Ah non, mais vous, vous ne la rencontrez pas ! C’est justement parce qu’elle est différente des autres qu’il ne faut pas qu’elle vous voie. Rien qu’à voir vos tronches d’abrutis, elle va fuir direct ! » Il se reposa contre le dossier plus confortablement, prenant une autre gorgée. « Non puis… elle est aussi différente… dans le genre, on va dire. Rien avoir avec les autres imbéciles que vous avez pu croiser auparavant. » Elle, elle était belle, drôle, intelligente, timide, maladroite, réservée et délicate. Elle allait être terrifiée par ces deux monstres. « Et je suis sérieux, pas un mot à personne ! » Intérieurement, il rouspétait de les voir se moquer de lui. Le pire, c’était d’être traité de canard. Son honneur de McGregor en prenait en coup. « Ça n’est pas être canard que de vouloir passer du temps avec sa copine. Vous pourriez peut-être le comprendre si vous aussi, vous cherchiez une relation stable au lieu de sauter tout ce qu’il bouge. » En ces termes, il ne plaidait vraiment pas sa cause. Ils allaient se foutre encore plus de sa gueule. D’autant que c’était de la mauvaise foi. Cette relation stable, il ne l’avait pas cherchée. Elle lui était tombée sur le coin du nez sans crier garde.
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Dim 22 Oct - 8:20

En plein dans le mille ! Nous avons vu juste. Enfin bon, j’ai vu juste parce que j’ai lancé le pari et que de ce fait, je viens de le gagner haut la main ! Matthew est bien en train de se faire canardiser comme jamais. Et peu importe ce qu’il racontera, je peux juste m’avouer content d’avoir deviné la vérité. Il faut dire que c’est facile quand même ! Parce que bon, on en a connu des soirées de folie tous les trois. Et de ne plus rien faire en partouze, seulement de se retrouver à deux, ça a fini par mettre la puce à l’oreille. On ne me la fait pas à moi. Et Matthew pourra dire ce qu’il veut mais toutes les excuses ne remplaceront pas le fait indéniable que je sais, qu’il sait, que nous savons, que vous, public, vous savez aussi. Ce mec est devenu canard. Et pas qu’un peu. Voilà qu’il est fait mention d’une stagiaire. Et si au départ, je m’imagine la petite innocente salement attrapée sur le bureau. Il semble que ce soit autrement. Et c’est muni d’un sourire victorieux que j’écoute Matthew expliquer ce qu’il en est. C’est différent selon lui. Et pour moi, ça veut tout dire surtout quand il affirme que jamais nous ne la verrons. « Et oh ! On se calme Roméo ! On sait bien se tenir quand même. De plus, on va devoir venir à la maison d’édition pour que tu nous édites notre prochain ouvrage « comment éviter la canardisation en dix leçons » un livre écrit par Dimitri et Zackary, 30 dollars cette bible, hein chaton ?! Check Bro ! » Je finis par dire en faisant un high five avec Zackary pour confirmer cela. Je bois une gorgée de whisky et me cale un peu plus contre le siège, observant l’objet délictuel de notre visite, avec un air amusé. Ce petit kiki est amoureux ! Malgré que je le charrie, je suis vraiment content pour lui et je tiens à le lui faire part. À ma manière.  « Elle doit être extrêmement jolie si elle t’a fait chavirer le coeur ! » Je me contente de dire avec un petit rire élégant. « Pourtant, j’ai ouï entendre que la stagiaire c’est bien mais c’est temporaire ! Mots prononcés par le principal accusé d’ailleurs. A l’époque, c’était aussi le grand sujet de crises de rire quand il évoquait ses anecdotes de bureau. Le métier d’éditeur c’est quand même super crade. De toute façon, dès qu’il y a un bureau, ça part en couille alors... Et je ne suis pas en train de songer à mon aventure corporelle avec Venus mais genre pas du tout ! Ceci dit, l’interrogatoire n’est pas fini et ce gland semble bien décidé à ne pas lâcher de précieuses informations tout autant que je ne compte pas lui lâcher la grappe. Et Zackary aussi, les capotes ont été gagnées mais quand même, on n’a pas souvent l’occasion d’embêter ce seigneur. Et encore plus maintenant. Il est tout mignon lorsqu’il nous demande de ne rien répéter.  « Allongé sur mon lit de mort, je ne dirai rien, je te le promets ! » Je déclare d’une voix solennelle. 

Bien sûr, je suis du même avis de Zackounet, je veux rencontrer aussi cette jeune demoiselle ayant réussi à faire chavirer le cœur de notre artiste ! Je veux voir ce qu’elle a plus que toutes ces stagiaires dont nous avons pu observer les photos. Elles ont toujours été sophistiquées et assez bonnes, question de voir si notre ami a pété une durite ou non. Cependant, notre surprise est grande lorsqu’il nous avoue que non, on ne la verra pas. « Genre, t’as peur qu’on ne se tienne pas bien ? Zackary chéri, tu entends ça ? Je suis outré… OUTRÈ !! » Sachant surtout que lorsque ça arrive, la canardisation, ça commence toujours ainsi. On la cache. Et puis on nie. Ce qui est le cas de notre seigneur. D’ailleurs, il se justifie de combien elle est différente, blablablabla. Qu’il veut passer du temps avec elle, et qu’il n’est pas canard. Je fais alors mine de tousser comme si un chat venait de s’engouffrer dans ma gorge. « Quand on est canard, la première chose que l’on fait, en général, c’est de nier les faits et de préserver sa copine. » Je ris à nouveau, en secouant ma bouclette. Putain, j’ai l’impression d’être un acteur dans les feux de l’amour et qui va devoir avouer qui est le coupable ayant vidé le tube de dentifrice. « Et peut-on savoir ce qu’elle a de différent. Bon sang, nous sommes tes potes ! Arrête de faire ton salaud et dis nous la vérité. » Je finis par lui sourire sincèrement. « On te charrie, mais tu sais, moi je suis content pour toi si tu es tombé sur quelqu’un qui te correspond ! A ton avis, Zackounet, elle est comment, blonde avec des gros seins et un joli petit cul non ? » Que je demande en prenant l’avis de mon bro, non canardisé. Je ne peux hélas plus rien pour le nouveau coincoin de la fratrie.

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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Mer 1 Nov - 18:58

Non mais franchement, Dimitri et Zackary étaient en droit de tout savoir sur ce qu’il pouvait se passer dans la vie de leur ami, n’est-ce pas ? Il était passé où le trio qu’ils formaient ? Le Boysband que les filles adulaient ? Si l’un quittait le navire, ce n’était plus pareil. Il manquait quelqu’un. Il manquait quelque chose... et franchement, Matthew ratait plein de trucs, plein de délires, et c’était inconcevable.

Alors évidemment, Matthew devint la grande victime de leur interrogatoire. C’était un passage obligé. Il devait tout leur dire. Tout. Vraiment tout. Il ne pouvait plus rien leur cacher. Rien de rien. Leur amitié ne comptait pas du beurre, non ? Non mais... Surtout lorsqu’il y avait une minette dans le coin. Alors, désormais, il fallait prénom, âge, adresse, groupe sanguin, couleur préféré, ce qu’elle préfère en sous-vêtements, ses couleurs ainsi que sa taille de bonnet... Tout était important !

Sérieusement et sincèrement, Zack était heureux pour son ami. Vraiment. Il avait trouvé chaussure à son pied. Quelque part, il l’enviait un peu, car Zack souhaitait qu’Arizona revienne dans sa vie, qu’elle et lui puissent redevenir le couple complice qu’ils avaient été. Il aurait dû mal à reconnaître devant ses amis qu’il avait pu jouer au con, sept ans plus tôt, en se carapatant ailleurs sans justification, sans un mot. Rien. Nada. Enfin basta, c’était Matthew qui était le centre de leur attention. Le blondinet qu’il était était curieux de pouvoir rencontrer cette demoiselle qui faisait tourner la tête de leur ami, et comprendre en quoi elle était captivante.

- Je suis sûr qu’on aurait un succès monstre ! Bientôt ce film sera par la suite sur les écrans. Il y a un bon filon ! approuvait Zack, répondant en même temps au high five de Dimitri.

Ecrire un livre était un magnifique projet et pour sûr, ils en gagneront des millions. Ils vivaient déjà bien tous les deux et ils pouvaient relativement gagner mieux leur vie. Franchement, l’avocat et lui faisaient deux bons compères. Tous deux avaient de la connerie à revendre, et ils le vivaient plutôt bien. Ils continuaient à jouer les enquêteurs car Matthew en disait soit trop ou pas assez. Et il n’y en avait jamais assez à leur goût.

- Tu nous connais. Franchement. Nous sommes muets comme des carpes ! lâchait Zack, faussement outré. On lui fait honte, Dim. C’est honteux !

Zack mit sa main sur le cœur et posa son regard sur Matthew.

- Tu me fends le cœur.

Dans une autre vie, Zack et Dim feraient de bons acteurs à jouer les choqués de la vie.

- Cela dit, on tient à avoir des places VIP pour ton futur mariage ! avança Zack avant de lui faire un clin d’œil.

Non mais sérieusement, Dimitri et Zackary étaient les deux plus forts pour garder un secret... Bon... Ok. Ce n’était pas toujours très vrai. Ils étaient capables de tenir et d’être discrets... Mais pas pour le moment. Le fait de charrier leur ami était bien trop tentant. Zack souhaitait continuer à en rire. C’était tellement drôle de pouvoir le faire chier. Matthew, amoureux ? Ca valait vraiment le coup d’œil, quoi. Zack ne l’avait jamais vu en couple ou amoureux auparavant. C’était bien la première fois.

- Franchement, oui, nous sommes tes potes, les premiers amours de ta vie ! Tu ne vas pas t’amuser à nous exclure ? ajoutait Zack.

Zack disait cela mais il y avait une Barbie qui trainait chez lui, une Barbie dont il se fichait éperdument, en plus. Certes, de l’extérieur, ils formaient un couple mais le blondinet n’en était pas amoureux. Loin de là. Barbie n’était pas Arizona.

- On veut être présent pour tous les bons moments de la vie !

C’était vrai quoi ! Il suffisait d’une petite place dans la vie. Une copine prenait du temps, certes... mais ils étaient également amis, non ? On n’oubliait jamais les amis, non mais ! Eux, au moins, seront toujours là en cas de coups durs !

- Hum. Je l’imagine plus... rousse ? Avec un joli petit C, ou peut-être un D ! répondit Zack à Dimitri en mimant la forme de la poitrine. Et qui sait si la coquine est beaucoup plus dans la dentelle, ajoutait le blondinet. J’espère qu’elle n’est pas déjà là en train de se cacher d’ailleurs ?

Zack était prêt à se lever de son siège et retourner les lieux pour la trouver. Elle trainait peut-être dans la chambre ou dans un placard.

- Héloïse ? cria-t-il. Sors de ta cachette !
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Jeu 16 Nov - 20:23

Dimitri et Zackary n’étaient que deux idiots, mais ce qu’il fallait savoir, c’était que Matthew était le troisième mousquetaire de cette équipe de choc. Des soirées dépravées, ils en avaient passé ; parfois sans s’en souvenir. L’éditeur aurait pu continuer à être ce jeune homme volage si sa route n’avait pas croisé celle d’Héloïse. Il lui était venu de nouvelles aspirations. Il désirait être en couple, se stabiliser dans une relation exclusive et ne se dédier qu’à une seule femme. Il en venait même à regretter de s’être perdu dans toutes ces relations sans lendemain. #canard. Il avait un nouveau rêve : c’était Héloïse. Néanmoins, il n’était pas certain que ses amis puissent comprendre cela. Zackary et Dimitri n’étaient pas très connus pour entretenir des relations bien longues. Un instant, ils avaient cru que l’avocat serait ensorcelé par sa belle Luce et deviendrait le premier canard de leur bande, mais ce ne fut pas le cas. Du coup, Matthew était le canard de l’équipe. Et puisque ses amis restaient aussi terribles, il ne voulait surtout pas qu’ils puissent rencontrer sa petite amie. Ils allaient la traumatiser et se tenir comme des abrutis. Et pire que tout, ils pourraient laisser filer que Matthew était comme eux jusqu’à il n’y a pas si longtemps que cela. « Le jour où je vous édite, c’est que je serai définitivement sur la paille. » Et puis quoi encore ?! Risquer d’éditer de la merde, de bousiller l’image de l’entreprise et de perdre de l’argent ?! Jamais de la vie. Matthew était fidèle en amitié, mais il n’était pas inconscient, surtout quand cela concernait la maison d’édition. En tout cas, l’élan de colère passionné qu’eut le jeune homme parvint à leur faire comprendre qu’il ne blaguait pas et qu’Héloïse n’était pas comme les autres. Elle était précieuse et il ne voulait pas risquer de la perdre. A leur manière, Zack et Dim lui firent comprendre qu’ils étaient contents pour lui. Il se détendit légèrement. « Oui, elle est très belle. » dit-il en réprimant un sourire qui l’aurait fait passer pour un abruti fini. « Elle ne va pas rester stagiaire bien longtemps. Je lui ai fait signer un CDI. Elle démarre en septembre. » Grande première qui achèverait de leur faire comprendre que sa stagiaire n’était définitivement pas comme les autres. Généralement, quand il apprenait à ses amis qu’il s’était de nouveau tapé une de ses stagiaires à la cervelle de crevette pardon douce Crevette, après une bonne rigolade, ils élaboraient des plans pour virer la fameuse stagiaire. Parce qu’il n’aimait pas les garder. Les conquêtes, c’était monstrueusement collant, surtout quand il était le boss. Matthew n’était pas entièrement malhonnête. Il ne promettait rien aux jeunes demoiselles qui le charmaient ou qu’il charmait, mais elles se faisaient souvent des plans sur la comète, pensant être les premières à avoir conquis l’éditeur. Elles tombaient de bien haut en comprenant qu’elles n’étaient qu’un nom parmi tant d’autres dans liste étendue. Aujourd’hui, ce ne serait plus le cas, mais il ne voulait pas qu’Héloïse puisse avoir connaissance de ce travers-là. Il fit promettre à ses amis de ne rien dire. Ils jurèrent donc. Matthew parut satisfait.

Cela ne changeait rien au fait qu’ils voulaient la rencontrer. Matthew se récria de nouveau contre cette idée. Immédiatement, ils montèrent sur leurs grands chevaux et jouèrent les outrés. Il leva les yeux au ciel, exaspéré par leurs idioties. De nouveau, la théorie du canard revint sur le tapis. « Faudra le mériter pour venir au mariage. » Il savait qu’il allait se prendre de nouvelles réactions choquées, mais pour le coup, ça l’amusait. « Admettez que vous êtes assez effrayants. Héloïse est une petite créature fragile. » expliqua Matthew qui ne faisait que dire la vérité, même si elle n’était pas forcément très bien amenée. Toutefois, il connaissait sa petite amie. Elle serait impressionnée quoi qu’il advienne, tout comme pouvait l’être face à une feuille de papier. « Je ne vous exclus pas voyons ! J’attends que vous vous soyez assagis. Ce n’est pas du tout pareil ! » En résumé, ils ne la rencontreraient jamais. Matthew se leva pour aller resservir les verres déjà vides du trio. En même temps, ils se mirent à faire des pronostics sur l’apparence de la jeune femme. Heureusement qu’il n’était pas d’un naturel à rougir, comme cela aurait certainement été le cas. Mon dieu, s’ils savaient qu’Héloïse était plus pyjama en pilou avec des oreilles de lapin plutôt qu’en dentelle et sexytude. Là, ils allaient se foutre entièrement de sa gueule. Quand Zackary hurla dans l’appartement, il attrapa un coussin et lui éclata sur la tronche. « La ferme, elle n’est pas là ! » Quelle bande d’abrutis ces deux-là ! Il se réinstalla sur le canapé avec eux. Il fit tourner le liquide ambré dans son verre en réfléchissant à ce qu’il pourrait leur dire. « Quand je vous dis qu’elle est différente, c’est qu’elle est… vraiment différente des autres filles que j’ai pu fréquenter auparavant. » Voire même à l’opposé total de son genre. Elle était même aux antipodes de Jane. « Elle est brune, de longs cheveux, des yeux sombres. Ne comptez pas sur moi pour vous donner ses mensurations ! » Hors de question qu’ils se mettent à fantasmer sur quoi que ce soit. Parce que même si Héloïse était complexée, elle n’y avait pas de raison puisqu’elle était remarquablement bien foutue. « En vrai, elle est assez discrète. La première fois que je l’ai rencontrée, j’ai cru que c’était une véritable attardée. En plus, mon père me l’avait filée dans les pattes, persuadée qu’elle ne serait jamais mon genre. Au départ, c’était plutôt le cas. » Pas qu’elle était moche, bien entendu. Mais elle était bien plus sérieuse et coincée pour se laisser avoir par un séducteur. Sauf qu’il s’était tout de suite agit d’amour. « Mais je ne sais pas… elle a vraiment quelque chose de différent. Elle est spéciale. Ce n’est pas une greluche ou une simple d’esprit. En vérité, je ne sais pas encore ce qui m’a fait tomber amoureux d’elle. C’est venu comme ça, c’est tout. Sans crier garde. » Il esquissa un léger sourire. « Je crois que c’est parce qu’elle m’a souvent tenu tête. Puis c’est une sacrée bosseuse. Elle a du talent. » Il osa relever son regard vers ses amis. Jusqu’ici, il le gardait obstinément fixé sur son verre. « Allez-y, je vous en prie. Foutez-vous de moi maintenant ! »
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Ven 24 Nov - 17:12

Il nous fait quoi ce Matthew hein ? Je vous jure, à voir sa façon de faire, je me dis que Zack et moi, on est trop gentil. On lui accorde trop de clémence alors que l’on devrait s’offusquer de voir comment il se comporte avec nous. C’est vrai quoi ? Depuis quand un pote cache t-il ses histoires amoureuses de la sorte ? heureusement que nos soupçons se sont révélés fondés parce que notre ami est canard jusqu’au cou même s’il ne veut pas l’avouer, y compris publier le projet de notre livre sur comment « éviter la canardisation » Je suis dans le même état que le blond se disant avoir le cœur fendu « J’approuve les paroles de Monsieur Larson. Tu es un goujat Matthew ! » Et un beau canard qui ne s’assume pas. Le problème aussi, c’est qu’il nous connaît trop bien. Et quand bien même, le ton de notre voix est dramatique, les sourires se masquent difficilement. Et le whisky servi est très bon. On est en train de se faire avoir par les sentiments. Et on devrait être plus fort que ça. Aussi, fort heureusement pour nous, nous nous reprenons bien vite. Surtout quand l’heureux amoureux nous livre des détails sur cette fameuse petite amie qu’il ne compte absolument pas nous présenter. De ce fait, il devient plus facile de l’imaginer. Zack l’imagine d’une façon, moi d’une autre. On expose nos points de vue devant l’éditeur : j’espère qu’il comprendra très vite que cela ne sert à rien de nous mentir plus que cela. Nous avons un tel degré de confiance en nous, qu’on serait capable de venir à son travail rien que pour voir la bête. Après tout, c’est normal de savoir avec qui sort notre ami. « Excellente analyse mon cher. » Je réponds à Zack, l’imaginant rousse. Pourquoi pas ! Elles sont belles les rousses en plus. « Une rousse avec une peau très blanche, pour lui donner ce petit côté « créature fragile » Enfin, je dois admettre que dit comme ça, Matt, tu passes pour le pédophile de service ! » Et le mieux serait de la voir en vrai. Bien sûr, je me redresse quand le blond entreprend d’appeler Héloïse en espérant qu’elle apparaître en mode « coucou c’est moi » mais en dehors de se prendre un coussin dans la figure, nous n’avons pas le loisir de la rencontrer. Au contraire, le fait que nous soyons tenaces sur le sujet, permet à Matthew de se rendre compte qu’il ne pourra pas nous mentir indéfiniment. « Et bien et bien… Enfin tu nous expliques ! » Tandis qu’il évoque cette stagiaire auquel il ne croyait guère. Le récit est mignon, j’ai presque l’impression de lire une love romance à la Danielle Steel – oui je connais cet auteur – et je dois admettre que la façon dont Matthew le raconte est fort touchante. C’est tout mignon. C’est tout plein d’amour et apparemment, ce n’est pas une rafale de vent qu’il s’est pris en pleine tronche. Mais bien une porte blindée s’envolant par la force d’un ouragan. Il est tout amoureux de sa belle visiblement et quand bien même, on se moque, c’est assez touchant. Ça me rappelle l’époque où j’étais amoureux de Luce, ou même de ce que Zack a vécu avec Arizona. C’est le genre d’amour qui terrasse tout le temps. Quand le couple fonctionne… Quand le couple se rompt. Il est là. Il mange la tête. Il occupe l’esprit. Il rend canard à fond même quand on refuse de l’admettre. Et finalement, à force d’insister, Matthew finit par se livrer, nous expliquant que cette Héloïse est tout simplement différente, qu’il en est amoureux. Aaaaah enfin il ose évoquer ce mot, surtout qu’elle est bien différente de ce qu’il a toujours ramené lors de nos nombreuses soirées. Et puis de la façon dont il en parle, ça ne donne qu’une seule envie. Se foutre de sa gueule déjà. Mais SURTOUT ! « Bon et si tu nous la montrais ? Ne serait-ce qu’en photo ? J’aimerais bien voir à quoi peut bien ressembler une fille capable de te faire tourner la tête. Parce qu’une brune, c’est vague ! » Je me mets à rire ajoutant de plus belle « Et même si on la rencontre un jour, je te promets que je saurais me tenir voyons ! Enfin Zack, je ne sais pas s’il arrivera à se tenir correctement parce qu’il n’a aucune éducation ce garçon. Mais on sera gentiiiil » Je lève alors mon verre en direction de Matthew, rempli à nouveau par ce dernier et ajoute « Mais c’est beau de te voir être canard ! Tu es plus calme et moins excité même si tu n’appelles plus trop… T’es un enfoiré quand même, cela dit. Mais on te pardonne. C’est si bon de te voir devenir un loveur soumis ! » Parce que ouais le canard est soumis à sa copine. C’est la règle numéro un de la canardisation.

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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Lun 4 Déc - 11:39

Enfin, Dimitri et Zack allaient avoir de plus en plus d’informations en ce qui concernait cette Héloïse ! Ils méritaient ça, bordel ! Ils méritaient d’avoir des informations car c’était à ses risques et périls, sinon, puisqu’ils étaient bien capables de se bouger pour enquêter d’eux-mêmes en mode Batman & Robin ou en Minus & Cortex, tentant de conquérir le monde.

- C’est qu’il serait capable de la demander en mariage un jour ! releva Zack.

Hey ! Si Zack venait de râler qu’il souhaitait être présent à son mariage en mode VIP, Matthew ne contredisait absolument pas. C’était qu’il comptait bien l’épouser un jouer. Sa relation avec elle était vachement sérieuse. Beaucoup trop sérieuse.

- A moins que la demande soit déjà faite ! ajouta-t-il suspicieux.

Pour la rencontrer un jour, il se pourrait bien qu’ils puissent courir, ou bien devraient-ils attendre qu’ils se soient assagis ? Mais ils étaient toujours sages, voyons ! Comment pouvait-il avoir honte de ses deux meilleurs potes, quoi !

- Au moins, elle sera vaccinée et ne pourra pas voir pire dans ce cas ! relativisa Zack.

Encore un peu, en présentant à Héloïse à eux, c’était comme si Matthew allait imaginer qu’il la balançait dans la cage aux lions, alors que pas du tout, quoi ! Il ne pourrait la protéger de tout.

- Peut-être qu’elle a déjà vu pire ! Elle n’a rien à craindre, franchement !

Pas avec eux. Non. Pas avec eux. Et d’ailleurs, elle pouvait sortir de sa cachette et se montrer. Zack l’appelait alors. Il espérait qu’elle soit déjà là et qu’elle se montre. Toute suite. C’était souvent comme ça : deux amis qui débarquent sans crier gare et la petite amie est quelque part, cachée dans la chambre ou dans un placard. Résultat ? Tout ce qu’il récoltait était un méchant coussin dans la figure. Enfoiré !

Comme Dimitri, Zack avait soif d’informations. La description que Matthew leur en faisait était très vague. Trop vague. Une photographie serait bien plus concret. Ils pourraient enfin mettre un prénom sur un visage, à défaut de la voir en vrai. Si Dimitri promettait de bien se tenir lorsqu’il la verra un jour, il ne promettait pas en ce qui le concernait, lui !

- Hey ! râla-t-il en lui tapant l’épaule. Tu mérites une belle tarte, toi !

Matthew ouvrait le bal en leur disant qu’ils pouvaient se moquer royalement de lui. Comme le disait Dimitri, réellement, même s’ils jouaient tous les deux au con, ils étaient vraiment heureux pour leur ami. Dans le fond, Zackary était bien content de ne pas être le premier à se faire canardiser ainsi. Bon, il l’avait été pendant sept longues années. Sa plus longue relation. Et qui savait s’il n’était pas parti comme un lâche, il serait encore avec elle et qui savait, il serait déjà marié avec elle et aurait déjà des enfants. C’était connu qu’avec des Si, on pouvait mettre Paris en bouteille... et qui savait s’il avait choisi cette voie-là, il aurait connu les deux énergumènes présents dans cette pièce.

- On a donc quelque chose à fêter ce soir alors ! On le fête en boite ? demandait Zack, taquin.
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C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]
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