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 C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]

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Dimitri Cooper
Admin fou-fou
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
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MessageSujet: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Ven 19 Mai - 18:59



Vendredi soir, c’est le weekend. L’instant décisif où l’on doit réfléchir quant au programme de la soirée. Vendredi soir, c’est aussi l’instant où on saura, bien évidemment, si on aura au moins une ou deux gueules de bois, qu’il faudra se lever en étant crevé le lundi matin pour aller au boulot. En l’occurrence, c’est vendredi soir et je suis carrément claqué de la vie. La semaine a été longue, éprouvante. Bosser avec des femmes rend la chose extrêmement fatigante. Et finalement, je suis bien content d’être un mâle. Même si ce soir, je suis crevé. La faute à un weekend d’avant bien trop chargé. J’ai fini, encore une fois, torchon carpette, en compagnie de Zack et autant dire que durant toute la semaine, nous n’avons cessé de proclamer que vendredi serait un soir de repos, sans soirée, sans alcool, sans minettes, sans rien. Juste moi et le canapé. Et finalement, alors que je pensais rester seul au monde, Zack a finalement ramené sa tête de cocker et ses yeux de merlan frit pour qu’on se fasse un boite à boite histoire de décompresser. Et n’allait pas croire que des mecs, en soirée maison, se mettent en pyjama et parlent des potins, des derniers vêtements achetés ou de la dernière série regardée. Bien au contraire. Nous, les hommes, on joue à la play, on boit de la bière et on se commande une bonne pizza. C’est cliché je sais, je sais mais qu’est-ce que c’est bon. Même si pour l’instant, je suis en train de me prendre une tôle de la part de mon ami. Nous jouons à Fifa et depuis, il ne cesse d’enchainer les buts. « Hey oh ! Tu sais qu’on joue au foot là ? C’est pas du hand, hein ! » Je m’exclame fort indigné alors que je viens de me prendre un nouveau but dans la tronche. « C’est pas possible… Tu triches, il y a quelque chose. » j’ajoute d’une voix boudeuse bien que les yeux pétillent trop pour laisser croire que ça m’affecte. A vrai dire, j’ai acheté une ps4 juste pour dire que j’en ai, bien que je ne m’en serve peu. J’ai trop de boulot et pas le temps. A vrai dire, j’ai le temps de rien. « En tout cas, ça fait du bien de se poser un peu. » Je finis par dire à l’attention de mon ami. Et c’est vrai, des bières, de la pizza, que demander de plus ? Il faudrait effectivement le troisième membre faisant partie de notre secte mais ce dernier a disparu, hélas.

Cependant, après moult parties jouées, la pizza mangée et la bière avalée, force est de constater qu’on se retrouve bien vite comme deux glandus, affallés sur le canapé. « On est bien en soirée n’est-ce pas ? » Je finis par dire d’une voix blasée et ensommeillée. Si ça continue, on va se faire le bisou du soir et se souhaiter la bonne nuit. Or, ce n’est pas ce que je souhaite. Je veux rester éveillé. C’est vendredi soir bordel de dieu ! Alors pour éviter de m'endormir, je préfère parler « Franchement, Matt c’est vraiment un crevard ! Il aurait pu ramener son cul, moi je dis. » Tournant la tête, je finis par sourire d’un air malicieux – vous savez le genre de sourires laissant présager le pire ? – et j’ajoute d’une voix bien plus enjouée. « A mon avis, il devient canard ce petit. Il est avec quelqu’un mais il nous le cache pour ne pas qu’on sache ! Je suis certain qu’il doit être tout mielleux, tout niaiseux. » Forcément, les esprits mâles, sur ce genre de suppositions, s’échauffent bien vite. Et finalement, on finit par se motiver à vérifier si effectivement, notre ami Matthew est casé ou non. S’il est effectivement devenu ce qu’on appelle – dans le jargon de notre trio – un canard, un mec soumis, aux petits soins pour sa chérie. C’est de cette façon qu’on se motive vite fait, bien fait et qu’on se rend chez notre ami Matthew. On a conscience qu’on va le déranger, qu’on va l’agacer mais qu’importe ! Dans notre esprit, on se marre déjà bien à l’idée de pouvoir l’embêter. «  Tu paries combien que le canard n’est pas seul ? » Je demande à l’attention de Zack tandis que nous roulons dans les quartiers huppés de Beverly Hills. Le temps d'arriver là où il habite et de garer la voiture, on est bien motivé. En plus, comme on a décidé qu'on devait inspecter la canardisation - paye ton nouveau mot - du p'tit richard, on s'est bien habillé pour l'emmener faire la fête. Bon Ok. C'était pas prévu. Bon Ok, je voulais être pépère et ne pas me mettre la race. Mais je suis faible. ET PIS C'EST LA FAUTE DE ZACK ! M'enfin, on monte jusqu'à l'appartement de Monsieur McGregor après avoir sonné et s'être fait passer pour une livraison urgente. Ça marche toujours. Et lorsqu'il ouvre la porte, je ne trouve rien de mieux à dire d'une voix grave « C'est la danse des canards, motherfucker... »
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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Sam 27 Mai - 19:30

Quand on se mettait la gueule à l’envers, on se dit par la suite « Plus jamais ! ». Il fallait toujours trois cents ans pour s’en remettre... et le boulot n’était pas du genre à attendre ou à se faire tout seul. Ce n’était pas les petites fourmis qui allaient faire en sorte que ses contrats se fassent signer et lorsque ses contrats étaient signés, à lui les bébés chèques à un million de dollars ! Vous croyez que s’il plantait ses chèques, de l’argent poussera après avoir pissé dessus pour arroser ? Ouais, le blond pouvait rêver. Les soirées avec Dimitri lui faisaient peut-être péter deux trois neurones là ! Et pourtant, c’était difficile de ne pas avoir cette envie de ressortir.

En ce vendredi soir, c’était hors de question de laisser son ami se reposer de sa semaine difficile. En réalité, c’était difficile pour Zack d’être seul. La solitude était un ennemi monstre, et c’était sans parler que Dim était toujours d’une bonne compagnie. Non, ne croyez pas que le blond le prenait comme bouche-trou, loin de là. Hey, il ne fallait pas déconner. Les bons amis étaient souvent là pour venir squatter et c’était ce qu’il fit en débarquant chez l’avocat. Si celui-ci ne voulait pas sortir, autant faire une soirée maison avec bière, pizza et Fifa. Franchement, n’était-ce pas une magnifique devise qu’il fallait graver dans la roche ? « Bière, Pizza, Fifa ! ». Ca envoyait du pâté ! Et ce qui envoyait plus du pâté ? C’était le fait que Zack défonçait Dimitri au jeu. Pas qu’il soit mauvais joueur de base mais presque, alors de défoncer l’avocat l’enchantait.

- C’est ce que je devrais te dire là ! C’est du foot ! Ton gardien sert strictement à rien à part faire le mort là !

C’était à se demander de ce qu’il faisait de ses mains sur la manette. Il n’était pas très habile avec, en tout cas.

- Tu devrais muscler tes doigts à la branlette, tu gagnerais en habilité ! conseillait Zack.

Oui, pour avoir de belles réparties de la sorte, c’était du Zack tout craché. Depuis le temps, Dimitri en était habitué.

- Je ne te le fais pas dire ! approuva le blond.

Se poser de temps en temps comme un caca ne faisait pas mal. Vraiment pas. Il aimait son boulot, il avait ses heures où il faisait son sport mais des moments comme ça où il ne foutait royalement rien : juste son pote, juste une console et la bouffe, c’était ce qu’on appelait le paradis ! Mais les deux énergumènes ne purent s’empêcher d’avoir une belle pensée à leur troisième compère : Matthew. Franchement, celui-là leur manquait. Il manquait beaucoup de choses, ce bouffon ! Selon Dimitri, Matthew s’était fait « canardiser ». Il se faisait tenir les burnes par une petite femelle... Mais ça, il fallait que les deux amis le sachent, ou bien, pour vérifier leur petite théorie, il fallait qu’ils prennent leur ami en flagrant délit ! De ce fait, il fallait partir à l’aventure ! Ce fut alors comme ça qu’ils partirent dans les rues de Los Angeles pour débarquer à l’improviste chez leur ami.

- Si t’as raison, je t’offre une bouteille de tequila, une boite de capotes et des M&M’s.

Quoi ? C’était un pari, non ? En tout cas, ils allaient très vite le savoir puisqu’ils arrivèrent enfin. Après avoir sonné et dit que c’était une livraison urgente, ils purent entrer dans l’immeuble sans problèmes. Voilà ce que c’étaient de bons amis, ça s’incrustait grave ! Enfin devant la porte de ce cher Matthew et lorsque celui-ci ouvrit, les salutations étaient vite fait. En réalité, les salutations n’existaient plus.

- C’est ce qu’on appelle une belle livraison urgente, n’est-ce pas Dim ? lâcha-t-il en tapotant sur l’épaule de son pote. Avoues, t'es content de nous voir ? s'adressa-t-il à Matt avant d'ajouter : Alors ? Par où ça se passe ?

Zack était prêt à entrer comme s’il était chez lui, sans gêne, en mode gros fouineur.
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Dim 28 Mai - 20:30

« Et donc, quelles sont vos expériences en terme d’édition ? » Matthew ne comprenait toujours pas pourquoi c’était lui qui devait se farcir les entretiens pour de simples stagiaires. N’avait-il pas d’autres choses à gérer dans sa vie d’éditeur ? Malgré tout, il mentirait s’il ne prétendait pas qu’il aimait bien tout contrôler. Quitte à devoir s’encombrer d’un ou d’une stagiaire, autant que le candidat passe entre ses filets. Il fallait admettre que le prochain qui passerait après Héloïse avait intérêt à se montrer à la hauteur. Enfin pour l’heure, il voyait plus son labeur comme une punition que son père lui infligeait. Ce dernier n’avait clairement pas dirigé l’affront de son fils en officialisant sa relation avec une simple stagiaire qu’il portait jusqu’ici dans son cœur. Depuis, il parlait à peine à Matthew, se contentant de l’avilir toujours plus de travail et de déposer des dossiers de candidatures sur son bureau. L’auteur n’appréciait pas de se laisser faire de la sorte, mais pour en avoir discuté avec sa petite amie, il jugeait qu’il valait mieux ne rien dire et attendre que sa fureur se tasse. De toute manière, il ne pourrait rien contre eux. Les choses étaient faites ainsi, et il n’était pas en pouvoir de faire cesser leur relation. Ils faisaient donc profil bas. Héloïse avait la chance de ne plus faire partie de l’entreprise avant la rentrée, pouvant profiter de vacances bien mérité. Elle s’enthousiasmait d’ailleurs du prochain voyage qu’ils allaient faire en France. Matthew était parvenu à se dénicher deux semaines au mois de juillet dont il pourrait disposer à sa guise. Il s’était étonné de la facilité avec laquelle il les avait obtenues. Certes, il restait le patron, mais son père ne s’était opposé en aucune façon. Là encore, il soupçonnait que McGregor Senior préfère voir son fils hors du paysage pour quelques temps. Matthew n’allait très certainement pas s’en plaindre. En revanche, ce n’était pas la même pour ces fameux entretiens où aucun ne brillait à ses yeux. Il tapota du bout des doigts sur son bureau, attendant la réponse de cet étudiant hagard. « Euh… je n’en ai pas vraiment. Mais… je distribuais les journaux quand j’étais petit. » L’éditeur haussa les sourcils. Sérieusement ? Quel espèce de gros cons. « Impressionnant. » lâcha Matthew avec froideur, ce qui ne parut pas ébranler le moins du monde le candidat. Il poursuivit courageusement l’entretien, posant d’autres questions où il obtint des réponses aussi pertinentes que s’il s’était adressé à un poulpe handicapé jusqu’à jeter l’éponge. « Merci de votre présence. Nous vous recontacterons ultérieurement. » Allez, casse-toi ! Matthew lui serra poliment la main jusqu’à ce que l’étudiant ne prenne congés. Il lâcha un long soupir de lassitude, s’enfonçant dans son fauteuil. Il attrapa son portable, envoyant un message à Héloïse pour se plaindre des boulets misérables qu’il voyait défiler dans son bureau depuis plusieurs jours. Elle parvint à lui redonner le sourire en lui envoyant une photo de son ordinateur où elle planifiait déjà leur départ pour l’Europe. Il n’eut jamais aussi hâte de partir qu’en cet instant.

Heureusement, la journée prit fin et Matthew put rentrer chez lui, profitant d’un repos bien mérité. Il aurait aimé qu’Héloïse soit présente, mais dîner de famille oblige, elle était chez son père et ses grands-parents. Elle l’avait bien sûr invité, mais le jeune homme était épuisé, n’ayant aucune envie de tenir la conversation toute la soirée. Certes, l’atmosphère chez les Bennett était détendue et chaleureuse, mais sa fatigue était trop présente. Si bien que lorsqu’il rentra chez lui, il n’eut qu’à jeter ses affaires sur le fauteuil de l’entrée avant d’aller se servir un verre. Il pouvait pleinement se détendre, soulagé à la perspective que ce soit déjà le weekend. Il ne put pourtant pas s’empêcher, après quelques gorgés de whisky, de prendre sa tablette pour checker ses mails de la maison d’édition. Il était en train de répondre à une invitation pour un salon du livre organisé du côté de Santa Monica, quand la sonnette retentit. Ni Rose, ni June n’étaient présentes pour ouvrir. Il s’en chargea lui-même, étonné qu’il puisse s’agir d’une livraison à cette heure. Il ouvrit malgré tout, et quand il vit Dimitri et Zackary sur le seuil de sa porte, il comprit mieux cette histoire de livraison. « Sérieux, les gars… » souffla-t-il, le ton de sa voix trahissant son amusement. Matthew s’appuya contre le battant de sa porte. « Laissez-moi deviner, je sens que vous venez me livrer un bon lot de conneries. » Il s’agissait d’une marque de fabrique chez le trio. Enfin, surtout de la part de Zack et Dimitri. Matthew avait rencontré Dimitri en premier, quelques années auparavant. Il l’avait aidé dans une histoire de procès pour la boîte avant de se faire engager dans une plus grande entreprise. Les deux hommes s’étaient étonnement bien entendus, et réalisant tous les deux leur plaisir pour la fête et les filles, ils avaient fait de nombreuses soirées ensembles. Zackary, fraîchement arrivé à Los Angeles, les avait rejoints bien plus tard. Ils étaient le trio infernal. Toutefois, avec la présence d’Héloïse qui prenait de plus en plus de place dans sa vie, il ne pouvait plus les voir aussi régulièrement, et surtout, participer aux fêtes. « Je suis aux anges. » répondit-il avec sarcasme quand Zack demanda s’il était heureux de les voir. Dans le fond, cela lui faisait toujours plaisir, mais les hommes, ils ne se le disent pas entre eux. Pas besoin d’autant de manières. D’ailleurs, poursuivant ce courant de pensées, les deux gars s’incrustèrent dans son appartement sans permission. « Faites comme chez vous. » lança Matthew en refermant la porte, plus pour lui-même puisque ses amis s’étaient déjà volatilisés dans le salon. Il les rejoignit. En voyant les attitudes étranges, il fronça les sourcils et enfouit ses mains dans ses poches. « Je peux savoir ce que vous cherchez ? Si c’est pour l’alcool, c’est toujours au même endroit. » Ils étaient déjà bourrés ou quoi ? Il s’approcha du bar, allant servir un verre à ses deux comparses, tout en se resservant lui-même. « Et maintenant, je peux savoir ce que vous foutez ici ? » demanda l’éditeur, un léger sourire en coin.
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Dimitri Cooper
Admin fou-fou
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Dim 11 Juin - 10:08

C’est bien parce que nous sommes amis avec Matthew que nous nous motivons à aller lui rendre visite. C’est vrai qu’il est devenu bizarre ces temps-ci et lui qui d’ordinaire, était toujours prêt pour aller boire un verre quelque part ou se casser le bide dans un restaurant huppé, voilà qu’il est devenu silencieux, inexistant. Bien sûr, dans notre esprit, nous ne pensons pas un seul instant que tout va mal dans sa vie. On l’aurait su sinon. Bien au contraire, ce silence n’est qu’un comportement hautement suspect laissant sous-entendre qu’il n’a plus le temps pour nous mais bien pour quelqu’un d’autre ! Ce qui est encore plus étrange et nécessite donc une visite urgente et imminente. Il est temps de crever l’abcès, de lever le voile sur un secret qu’il doit essayer de sauvegarder à tout prix. Il faut dire qu’entre potes, lorsque l’un d’eux devient canard, c’est presque la honte sur terre et qu’il vaut mieux se la jouer discret. J’ai bien vu avec Luce, j’ai pris cher. Mais je l’ai bien supporté parce que Luce faisait alors partie de notre bande d’amis. Désormais, tout a volé en éclat. Mais ce n’est pas plus mal ainsi. Et je m’amuse toujours. Avec Zack, nous sommes hilares de notre idée de génie et nous finissons par sonner chez le troisième ouistiti nous ouvrant la porte. En matière d’entrée, on a toujours du gout et de l’originalité, le blond attaque directement la partie en demandant si le châtain est content de nous voir. « Je dirais que c’est encore plus qu’urgent, c’est d’ordre mondial ! » Bon en réalité non. Mais nous sommes quasiment sûrs qu’il est en couple, qu’il nous a oublié et il mérite un châtiment. Pourtant, loin d’avoir à nous cacher quelque chose, Matthew se contente de nous sourire, semblant retrouver la connerie de ses deux copains et nous invite à entrer. Forcément, lorsque j’entre, mon œil furète et j’observe de partout dans l’espoir d’y voir un signe quelconque. Genre un rouge à lèvres ou une petite culotte traînant non loin. Non pas que j’imagine que Matthew est crade à ce point. Son appartement est étincelant mais ne sait-on jamais. On va dans le salon et on se pose dans le canapé tandis que j’instaure directement le sujet principal et ce pour quoi, nous sommes venus. « Alors mon petit canaillou, tu nous caches bien ton jeu hein !? » Je l’observe d’un air guoguenard ajoutant « Mais nous te démasquerons bientôt ! J’en suis sûr qu’il l’est vraiment en plus. » J’ajoute en parlant de façon énigmatique. Zack me comprendra. Bien sûr, je ne me laisse pas abattre et prends le verre que me tend Matthew. « Merci mon petit poulet ! »

Le whisky d’ici est toujours succulent et de ce fait, m’installant plus confortablement dans le canapé, j’en profite pour siroter mon petit verre. Je lui laisse un peu de répit avant d’attaquer. On ne va pas perdre du temps. Je veux savoir ! « Et bien dis donc, je t’ai connu plus ravi de nous voir mon tout petit ! » Je finis par dire lorsque le maître de maison nous demande ce que nous foutons ici. « A vrai dire, nous sommes venus enquêter. Tout laisse à croire que tu nous délaisses. Voilà quelques mois que tu n’appelles plus, que tu nous prévois plus rien. Alors certes… On a tous un travail. Mais tu vois, il est vingt et une heures, et tu es à la maison. Et comble du comble ! Tu n’appelles pas ! » J’en profite alors pour lever de façon gracieuse. Et voilà que j’arpente le salon comme le sexy avocat doué que je suis. Il ne me manque plus que la toge tandis que j’énonce toutes les hypothèses émises avec Zack. « Bref, nous sommes là pour te dire que nous ne te voyons plus. Et nous pensons que tu nous caches quelque chose. Quelque chose de honteux. Quelque chose qui remet en cause des accords passés. Quelque chose qui change ta nature. » Levant le bras en l’air comme une diva, j’ajoute d’une voix dramatique « Monsieur Matthew Jean-Philippe, Hervé, Jean-Georges McGregor, nous pensons que vous êtes coupable de haute trahison ! » Buvant une gorgée de mon whisky, j’ajoute d’un air malicieux. « Et sinon, Edward Cullen, elle s’appelle comment ? Elle est jolie au moins ? Elle a de la matière ? » Je me mets à rire et finit par prendre place à côté de Zack, ajoutant d’un air important « Je laisse la parole à mon homologue américain, Monsieur Zackary. Lui aussi a des choses à te dire. » Je souris de plus belle et finit par lâcher la bombe H de la révélation « Nous pensons que tu deviens canard mon petit chameau ! »

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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Mer 5 Juil - 16:16

Les amis, c’était sacré, n’est-ce pas ? Matthew devrait s’attendre à les voir débarquer là, à force de leur poser des lapins (ou des canards, au choix !), et ne plus donner des nouvelles. Un lot de conneries ? Franchement, c’était mal les connaître ! Dim et lui apportaient un max de bonheur, non ? Ils étaient comme de la drogue : indispensable.

- L’accueil est royal, dis donc ! ironisait Zack.

Il sentait le bienvenu ici. Toujours. Oh ça allait, Matthew n’était pas aussi mauvais pour les foutre à la porte. Il les adorait au fond, non ? Il s’ennuierait énormément sans eux. En parlant d’accueil royal, les deux « invités » avaient le droit à leur petit verre d’alcool. Si Matthew se demandait ce qu’ils faisaient là, Dimitri répondit de façon énigmatique mais seul le blondinet le comprenait. Il ne put s’empêcher d’afficher un petit sourire au coin, totalement amusé par la situation. Oui, tout comme Sherlock Holmes avec son cher Watson, ils réussiront à lever le voile sur ce mystère.

- Je sais que tu tiens à tes M&M’s ! lui fit Zack.

Evidement, ils n’avaient pas parié que ça : il y avait les capotes et la bouteille de tequila en jeu. Ce n’était pas la même chose.

Mais passons aux choses plus importantes en s’installant dans le canapé. Dimitri partit dans son petit trip. Dans un autre contexte, Zack imaginait son ami à faire sa petite plaidoirie au sein d’un tribunal. Après tout, les deux amis cherchaient à comprendre ce petit délaissement... Qui savait si ce n’était pas un autre souci qu’une nana ! Zack lâcha un petit rire quand Dim traite littéralement Matthew d’Edward Cullen. Il n’y avait pas mieux comme surnom... ou plutôt il n’y avait pas pire de traiter leur ami de vampire brillant à trois sous.... pas plus qu’énumérer des prénoms à rallonge du siècle dernier.

- Trop aimable, Dim, de me laisser la parole ! fit Zack, avec son petit sourire au coin. Comme notre très cher ami ici présent vient de le dire, on se pose des questions ! Comme tu ne viens plus vraiment à nous, nous avons décidé que c’était nous qui allons venir à toi ... Tu as sûrement une bonne raison pour ce délaissement parce que franchement, nous, deux pauvres âmes innocentes, ne méritons pas ce petit traitement. Mon pauvre cœur ne tiendrait pas.

Dimitri lâcha la petite bombe de ce qu’ils pensaient : Matthew devenait canard. Zack hocha la tête pour démontrer que oui, lui aussi pensait ça. Tous les deux étaient arrivés à cette conclusion.

- Oui, nous sommes arrivés à cette conclusion, très cher... Mais méfies-toi quand même à ce que tu vas répondre car on a parié et Dim me coûte cher.

Non, lui aussi n'était pas chiant quand il s'y mettait.
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Sam 5 Aoû - 22:38

Des amis, Matthew n’en avait pas tout le tour du ventre. Pourtant, son portable était plein à ras-bord de contacts qui l'appelaient régulièrement. Sauf que ce n’était que des relations superficielles, professionnelles où il fallait garder contact pour ce jour où il faudrait demander un service. Les relations de l’auteur n’était faite que comme cela. Hormis avec Zack et Dimitri, ses deux seules amitiés désintéressées. Tous les trois, ils avaient fait quatre-cent coups à sortir ensemble, à boire des coups et à parler de nanas. Oui, parfois, Matthew était un humain comme les autres. Toutefois, depuis quelques mois, il se montrait moins présent auprès du groupe. Il trouvait toujours des excuses pour ne pas sortir en boîte avec eux, ou simplement boire un verre. Il connaissait parfaitement l’enjeu de telles soirées, et s’il ne rechignait pas autrefois à les rejoindre, ce n’était plus la même chanson désormais qu’il était en couple avec Héloïse. Bien entendu, il s’agissait d’une relation secrète qu’il l’empêchait d’en parler à quiconque. Pas même à ses amis. Ce n’était pas qu’il ne leur faisait pas confiance, toutefois, les deux hommes n’étaient pas célèbres pour leur discrétion légendaire. C’était même tout l’inverse. D’ailleurs, il craignait le jour où leurs routes devraient croiser celle d’Héloïse. Ils allaient la traumatiser à coup sûr… Ils n’étaient pas les hommes les plus raffinés du monde, ni les plus discrets. Pourtant, Dimitri était quand même avocat. Matthew s’était toujours demandé comment il se démerdait dans son travail pour être pris au sérieux alors qu’ils avaient vécu des soirées digne d’un Very Bad Trip.

Bref, toujours était-il qu’il ne pourrait pas cacher aussi longtemps la vérité à ses deux amis. A force de cumuler les refus, ils décelaient qu’il y avait anguille sous roche. Par chance, Héloïse n’était pas présente alors qu’ils venaient de débarquer à l’improviste chez lui. Ils faisaient comme chez eux. Comme ils avaient toujours fait. Cela ne le dérangeait pas, en soi. Seulement, leur questionnaire risquait de ne pas lui permettre de se défiler plus longtemps. Matthew était un fin orateur et il savait mentir à dessein, mais à Dimitri et Zackary, il ne pourrait pas leur jouer la comédie trop longtemps. Au premier mensonge, ils le découvriraient d’un seul coup. D’ailleurs, ils semblaient déjà s’en douter et Matthew attendait la question fatidique. Comme à son habitude, Dimitri faisait durer le plaisir. L’éditeur l’écoutait avec un sourire en coin tout en sirotant son verre d’alcool qu’il avait servi à chaque membre du groupe.
Mais l’avocat se montra moins patient à tourner autour du pot sous les yeux rieurs de Zack. L’homme à bouclettes se plut à détailler point par point tous les comportements douteux de l’auteur jusqu’à ce qu’il en vienne à la conclusion. Que Matthew avait une petite amie. Qu’il les trahissait. Et surtout, il devenait canard. Matthew laissa échapper un rire en levant les yeux au ciel comme si une idée absurde venait d’être évoquée. Allons, il n’était pas canard. Il n’en était pas encore à porter des pulls à l’effigie de Panpan. Quoique si, une fois pour Noël. Mais uniquement pour faire plaisir à Héloïse. Ouais bon… Non mais il n’était pas canard !! A entendre toutes les bêtises de ses amis, il ne pouvait pas s’empêcher de rire. Il vint s’asseoir dans un des fauteuils du salon. « Pauvres enfants délaissés. Comme je vous plains ! » plaisanta Matthew tandis qu’ils s’apitoyaient sur leur sort. « Les gars, si je vous manque, il faut juste me le dire. » Sauf que les hommes, ça ne se le dit pas. Ça s’insulte avec panache plutôt que d’exprimer l’ombre d’un sentiment. Cette méthode était plutôt efficace. « Et je ne suis pas canard. » ajouta-t-il pour se protéger avec ce qui allait suivre en terme de révélations. Il pianota pensivement sur l’accoudoir de son fauteuil en se demandant comment il allait y mettre les formes. Il pouvait bien nier, il savait que cela n’y ferait rien. Ils étaient peut-être des abrutis, mais des abrutis perspicaces. Ils le cuisineraient jusqu’à ce qu’il crache le morceau. Autant se lancer directement. « Bon, ne commencez pas à être chiant, mais il y a possiblement quelqu’un. » Qui l’empêchait de venir. Qui faisait qu’il n’appelait plus ses deux acolytes. Qui faisait que sa vie était moins celle d’un parfait débauché. « Elle s’appelle Héloïse. Mais je vous préviens les gars, faut pas en parler. C’est une relation secrète. Personne ne doit être au courant. » Il parla beaucoup plus sérieusement, se redressant légèrement sur son fauteuil et observant à la fois le blond et le brun. Hors de questions qu’ils ne tiennent pas leurs langues ou qu’ils se mettent à avoir des paroles douteuses. Néanmoins, à voir la tête des deux idiots, il paraissait évident qu’ils souhaitaient connaître le fin mot de l’affaire. Pourquoi une relation secrète ? Matthew poussa un soupir désabusé. « C’est ma stagiaire. » Des stagiaires qui étaient passées à la casserole, il en avait eu des tas. Dimitri et Zack en avaient vu passer quelques-unes et ils avaient pu attester de la stupidité de chacune. En revanche, elles avaient de la matière comme pouvait le dire l’avocat. « Mais c’est sérieux cette fois. Elle est… vraiment différente des autres. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui l’ai choisie à la base. » Quelquefois, il se demandait s’il l’aurait choisie si son CV était arrivé sur son bureau. Il aurait aimé dire que oui, mais il n’était pas certain. Surtout avec l’entretien chaotique qu’il avait passé avec elle où elle lui avait raconté sa vie. Il était persuadé qu’elle serait une incompétente doublée d’une étourdie, mais il avait dû revoir son jugement. Il aurait pu ajouter qu’il l’aimait, mais il ne comptait pas encore aborder le sujet avec ses amis. Ils allaient suffisamment se foutre de sa gueule. Il se tassa dans son siège. « Enfin… je ne suis pas canard. J’ai juste une copine. » Et il ne mettait pas de pulls moches !
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Dimitri Cooper
Admin fou-fou
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Sam 12 Aoû - 13:30

Franchement, quand je vois ce qu’il se passe dans le film Very Bad Trip et quand je vois ce que nous avons vécu, je dois admettre que tout ce qui se passe dans le film n’est que du pipi de chat. En excluant tout ce qui est illégal, nous en avons fait des conneries tous les trois. Je ne compte plus les nombres de fois où nous sommes allés dans des soirées finissant en énorme beuverie, qu’il fallait rentrer ivre mort à la maison. Trop souvent, je me suis demandé comment on faisait pour ne pas se faire choper par les flics, pour ne pas tuer quelqu’un en bagnole, et surtout comment on faisait pour atteindre la porte d’entrée d’une de nos maisons, d’arriver à ouvrir la porte en trouvant LA clef qui ouvrirait alors la serrure. Vraiment, je me demande, je m’interroge. Et finalement, je me dis que nous avons, simplement, eu une bonne étoile. Mais maintenant, les choses semblent changer. Et sous couvert qu’il est peut-être plus vieux, ou chef d’entreprise, voilà que Matthew nous lâche petit à petit à notre grand désarroi. C’est triste après tout. On pourrait lui trouver une excuse ou ce canard pourrait nous la donner. Mais NON ! Il ne dit rien. Il est silencieux, muet et de ce fait, le voir est la seule solution, le seul moyen de le prendre sur le fait et de chercher à comprendre pourquoi notre meilleur ami est devenu distant. Peut-être est-il mort ? Heureusement non, et il me sert un verre de Whisky tandis qu’avec Zack, nous lui faisons part de notre point de vue, de tous les indices ayant été trouvé pour pouvoir lui faire comprendre par A+B que oui, cet homme a quelqu’un dans sa vie, qu’il n’est devenu qu’un vague canard tout juste bon à répondre aux moindres de ses désirs, à courir dans tous les sens lorsqu’elle le lui demande. Et ça, les amis. C’est de la tristesse absolue puisqu’il n’est plus là. Et Zack et moi, pour avoir expérimenter l’amour, on sait que c’est nuuuuul. Que rien est mieux que de faire la fête et de vivre comme un électron libre.

Cependant, nos craintes se révèlent fondées même si au début, Matthew nous démontre le contraire, nous raillant quant au fait que sa face peut, éventuellement, nous manquer « Bien sûr que tu nous manques face de cul ! Zack ne te le dis pas, mais il dort, tous les soirs, avec un t-shirt que tu as oublié chez lui ! L’amitié, c’est comme les plantes, faut l’arroser, sinon ELLES MEURENT ! » Et le voilà d’ailleurs qui se défend encore de ne pas être canard, tandis qu’il prend place dans un fauteuil à côté du canapé où nous sommes. L’accusé face aux accusateurs. On l’observe, jusqu’à ce qu’il crache le morceau. Il n’aurait pas tenu dix minutes de toute façon. Et effectivement, la bombe est bien vite lâchée. Matthew McGregor a quelqu’un dans sa vie. Quelqu’un répondant au doux prénom d’Héloïse. Voilà déjà qu’un sourire s’étire sur mes lèvres. Déjà parce que c’est une immense victoire concernant le pari et d’autre part, parce que je suis sincèrement heureux pour mon ami. Rien ne me fait plus plaisir de le savoir qu’il est avec quelqu’un. Cependant, lorsqu’il déclare qu’il s’agit d’une relation secrète, je ne peux m’empêcher de rire « Oh toi, je sens que tu te tapes de la femme mariée ! T’as pas honte petit canasson ?! » Mais la chute arrive bien vite et finalement, Matthew avoue qu’il s’agit de sa stagiaire. Genre comme toutes les autres stagiaires bonnasses qu’il a fréquenté auparavant, dont il détaillait les récits affolants de ce qu’il se passait dans cette maison d’édition ? « Une stagiaire… » Je déclare d’un ton mieilleux. De mieux en mieux tout ça. Je sens qu’il va bien vite regretter de nous l’avoir dit mais il continue dans sa lancée expliquant que tout est différent avec cette fille. Je reconnais bien les yeux brillants de l’amour même s’il confirme qu’il n’est pas canard mais qu’il a une copine. « Un homme transi d’amour pour une stagiaire et qui ne sort plus… » Je marque une pause pour siroter avec classe une gorgée de mon verre. « Appelle ça comme tu veux … Mais tu es un lover mon petit. D’ailleurs ! » Et je lève le doigt comme si j’étais en plein procès. « La seule façon de le savoir, c’est si tu l’as traité comme toutes les autres stagiaires ou bien si c’est vraiment de l’amuuuur. » Et donc de la canardisation.

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Zackary P. Larson
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Lun 14 Aoû - 14:18

Comment Matt osait-il à les appeler ? Des pauvres enfants délaissés ? Bien sûr que oui, ils étaient des pauvres enfants délaissés et mal-aimés. Tout ce qu’ils souhaitaient était de revoir cette bonne vieille tête de macaque à leur puta*n de soirée. Hey ! Ils étaient amis, des frères, alors oui, Dim et Zack avaient tout à fait la permission de venir s’imposer chez leur grand ami qui se faisait tant désiré. Cela dit, Dimitri n’en rata pas une avec cette histoire de tee-shirt... L’avocat voulait l’achever ? Zack lui lança un regard surpris avant d’être amusé.

- Dis donc, tu nous en caches des choses, la bouclette ! lâcha-t-il.

Qu’est-ce qu’il en savait s’il portait des tee-shirts la nuit ? Sauf si Dimitri parlait pour lui, effectivement...

- Et les capotes, c’est pour quoi ? demanda-t-il à l’intention de son ami brun, curieux.

Et oui, ils avaient parié aussi des capotes alors prends ça dans la gueule ! Dans tous les cas, Zack ne voulait pas savoir ce qu’il faisait avec le tee-shirt et les capotes. Le blondinet redonna son attention sur Matthew.

- Par contre, je suis d’accord sur son histoire d’arrosage ! approuva-t-il en hochant la tête plusieurs fois.

Il n’empêche que c’était assez tendancieux quand on savait que les deux loustiques avaient déjà eu un délire sur les belles plantes à arroser. Ca serait presque à tourner gay... mais aucuns risques. Ils n’étaient absolument pas de ce bord-là. Quand un transgenre était déjà venu les côtoyer, c’était difficile de ne pas imaginer la nénette avec l’équipement entre les jambes. Affreux !

Enfin, Matthew commença à cracher le morceau. ENFIN ! Leur pote avait bel et bien quelqu’un ...

- Hallelujah !
s’écria Zack.

Mais ça voulait dire que Dimitri avait gagné son pari !

- Pt*n, en fait, t’as vraiment un cul bourré de nouilles, toi !

Une chance de cocue celui-là ! Enfin s’il avait vraiment de la chance dans leur pari, la relation de Matthew était tendancieuse. C’était quoi cette histoire de relation secrète là ? Il s’agissait d’une relation interdite ? Et quoi encore ?

- Arrêtes ! Peut-être qu’il se tape une cougar ! commentait-il en tapant son coude contre Dim.

En fait, même pas. Il s’agissait de la stagiaire. Une petite jeunette en somme ! Loupé ! Zack ferait peut-être mauvais détective.

- C’est vrai ! Ca serait dommage si ce n’est qu’une stagiaire qui ne passe que sous le bureau.

Dommage ? Ou pas... Car si c’était vraiment sérieux, leur ami s’était vraiment bien fait canardiser.

- Racontes-nous ! C'est quand qu'on la rencontre ? fit Zack, s’installant confortablement dans le canapé, posant ses bras sur le dossier de ce dernier.
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: C'est la danse des canards, Motherfucker ! [Zack&Matt&Dim]   Dim 1 Oct - 13:21

Aux premiers abords, personne ne pouvait véritablement se douter que Matthew vivait parfois une vie de dépravé. Au travail et en public, il s’affichait comme un homme froid et prétentieux. Il passait aux yeux du monde pour un être impassible, intransigeant et carrément coincé dans une certaine mesure. Auprès de ses employés, il suscitait la crainte ; auprès de ses pairs, il suscitait le respect. Mais pour Dimitri et Zackary ? Rien de tout cela. Ce serait même carrément le contraire puisqu’ils ne loupaient pas une occasion pour venir l’emmerder et pour se foutre de sa gueule. En dépit des saloperies qu’ils s’envoyaient à la gueule et de la lourdeur de ces deux mecs, Matthew les considérait comme de véritables amis car ils possédaient ce privilège de connaître un McGregor dans sa version la plus humaine qui soit. C’est-à-dire, à faire la fête, à se bourrer la gueule, à faire et dire de la merde, à emballer des filles, et à se retrouver le lendemain matin avec ses amis dans une chambre d’hôtel complètement saccagée avec une chèvre qui broutait la moquette. Oui, cela arrivait. Matthew pouvait être un petit foufou dans sa tête, surtout quand l’alcool lui était bien trop monté à la tête. Et sûrement parce que la bêtise des deux autres lui attaquait le cerveau. Néanmoins, il ne regrettait pas toutes ces heures de débauche masculine car il n’avait jamais autant ri qu’avec eux. Ses deux partners in crime.

Hélas, voilà quelques temps que l’auteur les avait délaissés tous les deux pour une brunette au minois bien plus attrayant. Depuis qu’Héloïse avait débarqué dans sa vie, il n’avait pas trop fait d’entorse au sacrosaint règlement du Brocode instauré entre les trois acolytes. C’était sans compter sur la Japon… Dès lors que l’éditeur s’était lancé dans sa relation secrète avec sa stagiaire, il n’y a plus eu de place pour Dim et Zack. Plusieurs fois, il avait déserté des soirées pour retrouver sa belle brune, ou simplement, il n’était pas venu, préférant une soirée tranquille avec elle. Bien loin de se douter du phénomène de canardisation récente qui était en train de se produire sur lui, il n’avait aucun scrupule à éconduire ses amis. Lui qui, autrefois, était à l’initiative de nombreuses soirées et leurs grandes virées du weekend dans d’autres villes qui accueilleraient leur débauche, il ne donnait plus signe de vie.
Visiblement, ils n’avaient pas pu le supporter plus longtemps puisqu’ils venaient de tomber sa porte avec fracas. Dans le fond, cela était plutôt attendrissant de les voir réclamer sa présence sous les monceaux de conneries qu’ils pouvaient débiter à la minute. « Vous êtes adorables tous les deux. Vous ne pouvez définitivement pas vivre sans moi. » Néanmoins, il se félicitait qu’Héloïse ne soit pas là ce soir, ou encore June. Parce qu’il les connaissait les deux lascars. Ils n’auraient pas su se tenir, et pire encore, s’ils avaient commencé à avoir des vues sur sa sœur, il aurait fait un massacre. Matthew les adorait d’une amitié bien masculine, mais s’il y avait une chose avec laquelle il ne déconnait pas, c’était le sujet des sœurs. Personne ne devait y toucher. Tout comme il ne se serait pas permis d’aborder une des deux sœurs de Dimitri. Pour Zack, il ne lui en connaissait pas encore. Bref, la question ne se posait heureusement pas parce qu’ils n’étaient que tous les trois.

Faisant appel à une logique irréfutable, Dimitri et Zackary ne furent pas longs à démontrer par a+b de la tangente du cosinus de 0 par x et multiplié par la racine de 12 que Matthew était en couple et qu’il était devenu canard. S’il devait plaider coupable pour la première accusation, il se récriait contre le phénomène du canard. Il n’était pas canard ! Les décisions, c’était lui qui les prenait dans le couple. De plus, il n’en était pas encore à porter des pulls Panpan, à créer des apéros mignons et à jouer avec son lapin. Bientôt, bientôt Il en vint donc à avouer qu’il vivait actuellement une relation cachée. Dimitri soupçonna immédiatement une femme mariée tandis que Zack évoqua une cougar. Matthew ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel. C’était plus simple et plus compliqué à la fois. « Non rien avoir ! Attendez, j’ai une morale quand même ! » Une morale qui le poussait à sortir avec une stagiaire. Quoique non, pas une stagiaire. SA stagiaire. Il finit par lâcher le morceau. Il le regretta aussitôt en voyant les yeux de ses amis s’illuminer d’intérêt. Mais un intérêt malsain bien sûr. Une lueur qui ne voulait rien dire de bon. « J’aurai jamais dû dire ça… » murmura Matthew pour lui-même tel un Hagrid repentant. Il vint s’avachir dans un des fauteuils du salon, prenant une gorgée de son verre. « Elle ne passe pas sous le bur… putain, vous êtes chiants ! » se récria-t-il, songeant à préserver un minimum l’honneur de sa demoiselle au cœur de cette conversation virile. Expliquer à Ellana qu’il était amoureux et qu’il pensait qu’Héloïse était la bonne, c’était une chose. Agir de la même façon avec ses amis… c’était admettre ses faiblesses en premier. Parce que pour le coup, les deux autres, ils n’étaient pas prêts d’être en couple. Il se redressa sur son fauteuil, pointant un doigt menaçant quand Zack évoqua une éventuelle rencontre. « Ah non, mais vous, vous ne la rencontrez pas ! C’est justement parce qu’elle est différente des autres qu’il ne faut pas qu’elle vous voie. Rien qu’à voir vos tronches d’abrutis, elle va fuir direct ! » Il se reposa contre le dossier plus confortablement, prenant une autre gorgée. « Non puis… elle est aussi différente… dans le genre, on va dire. Rien avoir avec les autres imbéciles que vous avez pu croiser auparavant. » Elle, elle était belle, drôle, intelligente, timide, maladroite, réservée et délicate. Elle allait être terrifiée par ces deux monstres. « Et je suis sérieux, pas un mot à personne ! » Intérieurement, il rouspétait de les voir se moquer de lui. Le pire, c’était d’être traité de canard. Son honneur de McGregor en prenait en coup. « Ça n’est pas être canard que de vouloir passer du temps avec sa copine. Vous pourriez peut-être le comprendre si vous aussi, vous cherchiez une relation stable au lieu de sauter tout ce qu’il bouge. » En ces termes, il ne plaidait vraiment pas sa cause. Ils allaient se foutre encore plus de sa gueule. D’autant que c’était de la mauvaise foi. Cette relation stable, il ne l’avait pas cherchée. Elle lui était tombée sur le coin du nez sans crier garde.
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