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 Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥

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Venus E. Blossom
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DATE D'INSCRIPTION : 28/09/2016
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MessageSujet: Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥   Mer 24 Mai - 21:48



Christopher & Venus



Tu as beau être de glace, je te fais bouillir.



Et elle continuait de m’argumenter tout un bordel pour que je la laisse sortir ce soir. Il fallait que je le dise en quelle langue pour qu’elle comprenne que c’était un « non » catégorique ? C’est qu’elle était bornée ma fille, elle avait de qui tenir, ceci dit. Elle tenait bien de sa mère. Quand on avait une idée derrière la tête, rien ne pouvait nous la décoller de la caboche, nous nous y attachions comme on s’attachait sentiment à son premier slip. « Mais mamaaaan, s’il te plait ! » répétait-elle sans être fatiguée. Elle a certainement cru qu’à force de répéter ces mêmes mots je céderais. Mais c’était mal me connaître. « Non c’est non. Arrête d’insister, t’uses ta salive inutilement ma bichette. » répondais-je d’un ton des plus calmes, alors qu’intérieurement je bouillais, en tournant délicatement la page de mon magazine. Ah ça, pour faire la femme qui s’en balance les cacahuètes, j’étais douée. Un petit magazine entre mes mains, mon regard plongé dans celui-ci, un air peu attentif… Tout était mis en place pour qu’elle lâche rapidement l’affaire. « Pourquoi tu m’fais ça ? Sérieux ? Je mettrais la table et la débarrasserais pendant un mois si tu acceptes ! » ajoutait-elle avec son petit air de chien battu. Mon dieu, ce qu’elle pouvait me faire rire quand elle faisait ses petits yeux de cocker, elle était tellement mignonne. « Oh, si tu ne le fais pas, ton frère s’en chargera… » répondais-je en tournant une nouvelle page de mon magazine. « Ceci dit, si tu me fais un café, là, je pourrais peut-être reconsidérer la question… » ajoutais-je finalement, accompagné d’un sourire bien malsain dans le coin de la bouche. Manipulations ? Chantages ? Mais noooon, voyons.

***

Elle m’avait usé. Sérieusement, elle m’avait achevée mentalement. Il avait fallut que je sorte prendre l'air. J’étais complètement KO pour le reste de la journée. Il me fallait un café. Un hyper méga giga grand café, genre taille XXL. Tellement grand que je pourrais me noyer dedans. « Un Café Latte Macchiato sans sucre avec une pointe de vanille. » commandais-je une fois que le serveur avait bien daigné ramener son joli petit cul jusqu’à ma table. Et le « bonjour » et le « s’il vous plait », ainsi que le « merci » étaient carrément en option. Non, parce que cette table semblait tellement loin de son comptoir depuis dix minutes que j’ai eu peur de devoir me lever pour aller le demander… Il ne manquait plus que ça. Je me serais levée, ça aurait certainement pour appeler le patron et lui donner une sacrée correction sur l’accueil pitoyable dans ce café. « Excusez-nous Madame, nous n’avons pas de- » Le jeune homme s’arrêta en pleine phrase alors que j’abaissais mes lunettes de soleil afin de lui jeter un noir regard, tandis qu’un de ses collègues lui tapotait sur l’épaule pour lui dire de simplement prendre ma commande et qu’ils s’arrangeraient ensuite. Madame... il m'avait appelé "Madame", je rêve... Et finalement, je l’avais eu mon café. Tant mieux, parce qu’après une dispute avec ma fille, il me fallait bien ça. D’autant plus qu’elle était connue pour savoir bouder un bon moment. J’étais certaine qu’elle ne m’adresserait pas la parole de toute la soirée. M’enfin… Les gosses quoi.

J’étais venue là pour me détendre. ME DÉTENDRE. Etait-ce trop compliqué ? Apparemment pour certain, c’était quelque chose qu’il ne fallait pas demander… Certains manquaient cruellement de savoir vivre, sérieusement… Ramener sa gamine dans un tel endroit, à une terrasse de café, avec un magasin à la devanture glacée, pour finalement la snober d’une façon déconcertante alors qu’elle demande une glace depuis une bonne dizaine de minutes, si ce n’était plus. Offre-lui une putain de glace, bordel de merde ! Je commençais même à en devenir vulgaire intérieurement… Une chic dame telle que moi ne pouvait pas avoir de tels propos, ce n’était pas digne d’une lady. Mais c’est que ça commençait à me chauffer, me courir sur le haricot là. Au bout d’un moment, j’veux bien être gentille, ne rien dire alors que je n’en pense pas moins sur la façon d’éduquer sa gosse, mais ça commence à bien faire. A un moment, y a des limites ! Et là, je pense qu’il les avait carrément franchies, dans le genre, franchies à pieds joins, pas seulement d’un petit orteil. Ma fille, elle, elle se serait déjà pris deux baffes pour me casser autant les panards. Et ça m’enquiquinait carrément que je me coltine les caprices d’une autre gamine que la mienne après ce qu’il s’était passé un peu plus tôt avec Luna. Je me retournais vers l’homme et sa gueularde de gamine, rouge de rage. « Offrez-lui sa fichue glace, par pitié ! » m’écriais-je d’une voix sèche. Attends, ça va deux secondes la gamine qui geins pendant dix plombes, mais au bout d’un moment, j’en ai ras la capeline !


© Ludi.
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A. Christopher Canovas
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MESSAGES : 218

MessageSujet: Re: Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥   Lun 29 Mai - 21:50

Le langage commençait à devenir un peu lieux ente Lola et moi. La vie semblait un peu plus douce en dehors de ses crises de nerfs incessantes où elle ne fait que hurler qu’elle veut sa mère. J’avais fini par comprendre quelques mots de français et elle commençait à comprendre quelques mots d’anglais. Petit à petit nous commencions à nous apprivoiser l’un l’autre, avait-elle compris que j’étais son père ? Je n’en savais rien du tout. J’avais tenté de lui expliquer une fois mais je ne suis pas sûr qu’elle est saisi mon message. C’était compliqué de s’entendre sur tous les points et j’avais bien essayé de lui faire avaler quelques légumes mais elle refusait catégoriquement de toucher à tout ce qui était vert. Les fruits passaient mieux, en principal les fraises et les cerises, les pommes passaient mais seulement si elles étaient rouges, oui restons dans la logique de Lola : le vert doit être la couleur du mal contrairement au rouge. Mais bref passons, les choses commençaient à mieux se dérouler et je débutais dans ma carrière de père et je l’appréciais, de temps en temps seulement. J’appréciais encore plus lorsque Lola ne venait pas me trouver lors de mes rares périodes de repos. Je guettais encore les alentours de la maison, passant de temps en temps devant ce qui était autrefois ma maison. La villa de Roxanne semblait complètement désertée et le portail ouvert en disant long sur l’entretenue des lieux. Un soir, m’hasardant plus loin dans la rue, j’avais apprécié la vue des étoiles qui l’englobait. Lola étant gardée, je m’étais aventuré à l’intérieur de cette ancienne demeure. Les belles toiles qui décoraient autrefois les murs avaient été volées, certaines vitres étaient brisées et je me demandais quelle marque était du verre véritablement cassé où des impacts de balles pour savoir si quelqu’un se trouvait encore à l’intérieur. Hé oui, sans surveillance, cette maison était devenue un véritable terrain de jeux pour tous nos ennemis. À la recherche des derniers trésors de la maison je suppose. Mais ce n’était pas ça que je venais rechercher, c’était les souvenirs que je voulais. J’avais donc passé le hall, me remémorant mon entrée lorsque j’avais fait mon retour d’Afrique, la salle à manger, cette fois où une mitraillette avait brisé les fenêtres, je m’étais lancé sur Roxanne pour la protégée, des blessures, des cicatrices, j’en avais gardés quelques marques sur la jambe. Le verre, la brûlure d’une balle qui m’avait frôlée. Cette nuit avec Roxanne avait été différente … Et puis la piscine …

J’étais ressorti, incapable d’en revoir plus et supposant le danger rôdant encore autour de ces murs. J’étais rentré, avait mis Lola au lit et ne m’était pas couché avant tard dans la nuit. Les souvenirs m’attaquaient de toutes parts, transpercé par la douleur d’avoir tué la mère de ma fille. Mais la vie continue …

Nous faisions une sortie, Lola et moi, aujourd’hui. De un parce que j’aimerais apprendre plus de choses sur elle et de deux j’aimerais savoir ce qu’elle aime et pouvoir lui faire plaisir. Après les combats incessants de ces pleurs, je pouvais au moins lui montrer que je n’étais pas qu’une brute qui la séquestrait dans une maison. Une balade en ville toute innocente, voilà ce à quoi je pensais à la base.
Il s’agissait plus du jeu à vider le portefeuille de son père. Chaque petite chose brillante attirait l’œil de Lola et aussitôt voulait elle une grosse bague ou un beau collier de perle. Bah tiens, on se demande de qui elle tient son amour des bijoux et son bon goût … Je me suis donc battu pour pouvoir lui en offrir une gourmette, possédant son nom, c’est pas ça que les parents font généralement ? Je n’en sais rien mais je pensais faire les bons choix en tout cas c’est donc que je ne devais pas m’éloigner tant que ça du bon chemin parental. Mais lorsque nous sommes arrivés dans le petit café, Lola avait un énorme chocolat chaud doublé de chantilly et copeaux de chocolat devant le nez, celle-ci me tapait les oreilles pour avoir une glace. Deux secondes avant, elle voulait absolument du « chocolat » ça je l’avais bien compris ce mot. C’est alors qu’une femme se tourna vers moi en s’énervant pour que je donne une glace à ma fille. Oh de quoi elle se mêle cette connasse ?! « Vous ne voyez pas qu’elle a déjà quelque chose ? Désolé de faire attention à l’obésité de ma fille. Je le fais pour qu’elle ne finisse pas comme vous. » Voilà et ta gueule connasse ! Loin de là qu’elle soit grosse ou obèse mais ça a généralement l’effet voulu, pour qu’elle se mêle de leur cul et pas de ceux des autres.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥   Ven 16 Juin - 1:35



Christopher & Venus



Tu as beau être de glace, je te fais bouillir.



Il n’avait fallu que deux minutes pour que la gamine me rende dingue. Deux minutes qui m’avaient paru une éternité. Sans exagération. Bordel, elle était insupportable… Ma fille, elle, elle se serait déjà pris une réflexion, voire une petite main sur sa jolie joue dodue. Oh, ne pensez pas que je suis violente avec mes gosses, hein. Juste qu’une petite baffe leur fait du bien de temps en temps quand ils me pètent trop les ovaires. A croire qu’ils en redemandent d’ailleurs… Bon, ok, je n’avais que très peu de patience, j’avoue. En fait, je n’avais jamais réellement eu de patience. Sûrement quand j’étais gamine, peut-être. Puis comme je suis tombée enceinte très tôt, que j’ai dû entrer dans le monde du travail très tôt, que j’ai souhaité tout faire par moi-même très tôt et m’accomplir en solo… Cela a joué sur ma patience. Mon ambition contrastait beaucoup trop avec tous les ennuis qui m’arrivaient à la chaîne. Trop de problèmes pour si peu de solutions… Heureusement que j’étais débrouillarde et trouver des parades pour palier cela. Et pour trouver des solutions à mes problèmes, il me fallait toujours un café. Alors, revoyons la situation. Problème ? Ma fille, Luna, qui souhaite aller à cette fichue soirée de malheur ce soir, alors que demain elle a école et que je lui ai dit « non » un bon nombre de fois. Solution ? Continuer à dire non ? A chaque fois, quand il s’agissait de mes gamins, j’étais perdue… Je ne savais comment agir, que faire, quelle conclusion tirer à chacune de nos conversations et embrouilles. Parce que, oui, il y en avait beaucoup des embrouilles avec mes enfants. Il arrivait qu’on agisse comme si nous étions les meilleurs amis du monde, pour que la seconde d’après, on se tire les cheveux jusqu’à la mort. Bon, j’exagérais peut-être sur ce point, mais des fois c’était plutôt pas mal, digne d’un combat de coq. Mais je les aimais. Et quand bien même j’avais envie de craquer, de dire « oui » rien que pour voir son magnifique sourire sur son doux visage, j’étais intransigeante. J’avais été élevée de cette façon et reproduisais bien mes parents sur ce point. J’étais intransigeante, parce que le jour où je craquerais la première fois, ce sera la fête du slip et ils penseront que tout est permis par la suite.

Au bout d’un moment, il fallait arrêter de faire chier tout le monde présent sur la terrasse de ce fichu café. Et par « tout le monde », j’entendais « moi ». Alors il fallait qu’il lui offre cette saloperie de glace qu’elle demande depuis tout à l’heure. Parce que bon, l’ignorer, ça va mais ça suffit au bout d’un moment. Quel père indigne d’ignorer les exigences de sa fille… Mais comme j’étais une femme plutôt sympathique, je n’allais pas faire une remarque de la sorte, l’insultant gratuitement. Ce n’était pas mon genre. Alors je préférais simplement lui demander de lui offrir sa fichue glace de malheur, et ainsi, tout le monde serait content ! Sa fille aurait ce qu’elle quémande sans se lasser, et moi, j’aurais la paix que j’étais venue chercher avec mon café. « Vous ne voyez pas qu’elle a déjà quelque chose ? Désolé de faire attention à l’obésité de ma fille. Je le fais pour qu’elle ne finisse pas comme vous. » … Comme … Moi ? « PARDON ? » demandais-je immédiatement au père de cette gamine insupportablement capricieuse et accro à la glace. Alors, moi qui me gardais bien mes insultes pour moi, lui ne se gênait pas pour m’insulter de… Grosse ? Grosse… Moi ? Non mais laissez-moi rire. Là, je peux vous dire que je ne tournais pas seulement la tête dans sa direction, mais je bougeais tout le corps afin de l’avoir bien en face de moi. « Répétez pour voir ?! » lançais-je d’un ton sec. Cherchais-je la bagarre ? Aucunement. Mais je voulais voir s’il avait le cran de répéter ce qu’il venait bien de dire. « Primo, je pense que vous ne savez pas à qui vous avez affaire. » Non, ça c’était sûr de toute façon. A le regarder, on voyait directement qu’on ne venait pas du tout du même monde… Son look approximatif laissait plutôt à désirer. Sa coupe de cheveux était également à revoir. Et il semblait si sombre… Ce mec ne respirait pas la joie, et la tendance de l’été était aux couleurs claires et au sourire Colgate. Tout ce qu’il n’avait pas… Une petite touche florale serait la bienvenue. Mais bon, il ne comprendrait pas un seul mot de ce que je pourrais bien lui dire… « Deuxio, votre gamine n’a qu’à être moins capricieuse. On se demande comment elle a été éduquée… » En plus de me faire chier depuis tout à l’heure à geindre comme personne. C’est vrai quoi ! Qu’elle se taise, merde. Un coup elle veut un chocolat, et la seconde d’après elle veut une glace ? Je veux ci, je veux ça… Mon dieu, qu’elle prenne ce qu’on lui donne, qu’elle remercie, et qu’elle se taise. « Et tertio, JE NE SUIS PAS GROSSE. » Oui, il fallait qu’en même que je souligne ce point, c’était important. « ‘Tain, il n’est pas bien ce type… » ajoutais-je d’une plus petite voix, me parlant à moi-même comme s’il n’était pas juste à côté.


© Ludi.
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