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 Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥

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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥   Mer 24 Mai - 15:48



Christopher & Venus



Tu as beau être de glace, je te fais bouillir.



Et elle continuait de m’argumenter tout un bordel pour que je la laisse sortir ce soir. Il fallait que je le dise en quelle langue pour qu’elle comprenne que c’était un « non » catégorique ? C’est qu’elle était bornée ma fille, elle avait de qui tenir, ceci dit. Elle tenait bien de sa mère. Quand on avait une idée derrière la tête, rien ne pouvait nous la décoller de la caboche, nous nous y attachions comme on s’attachait sentiment à son premier slip. « Mais mamaaaan, s’il te plait ! » répétait-elle sans être fatiguée. Elle a certainement cru qu’à force de répéter ces mêmes mots je céderais. Mais c’était mal me connaître. « Non c’est non. Arrête d’insister, t’uses ta salive inutilement ma bichette. » répondais-je d’un ton des plus calmes, alors qu’intérieurement je bouillais, en tournant délicatement la page de mon magazine. Ah ça, pour faire la femme qui s’en balance les cacahuètes, j’étais douée. Un petit magazine entre mes mains, mon regard plongé dans celui-ci, un air peu attentif… Tout était mis en place pour qu’elle lâche rapidement l’affaire. « Pourquoi tu m’fais ça ? Sérieux ? Je mettrais la table et la débarrasserais pendant un mois si tu acceptes ! » ajoutait-elle avec son petit air de chien battu. Mon dieu, ce qu’elle pouvait me faire rire quand elle faisait ses petits yeux de cocker, elle était tellement mignonne. « Oh, si tu ne le fais pas, ton frère s’en chargera… » répondais-je en tournant une nouvelle page de mon magazine. « Ceci dit, si tu me fais un café, là, je pourrais peut-être reconsidérer la question… » ajoutais-je finalement, accompagné d’un sourire bien malsain dans le coin de la bouche. Manipulations ? Chantages ? Mais noooon, voyons.

***

Elle m’avait usé. Sérieusement, elle m’avait achevée mentalement. Il avait fallut que je sorte prendre l'air. J’étais complètement KO pour le reste de la journée. Il me fallait un café. Un hyper méga giga grand café, genre taille XXL. Tellement grand que je pourrais me noyer dedans. « Un Café Latte Macchiato sans sucre avec une pointe de vanille. » commandais-je une fois que le serveur avait bien daigné ramener son joli petit cul jusqu’à ma table. Et le « bonjour » et le « s’il vous plait », ainsi que le « merci » étaient carrément en option. Non, parce que cette table semblait tellement loin de son comptoir depuis dix minutes que j’ai eu peur de devoir me lever pour aller le demander… Il ne manquait plus que ça. Je me serais levée, ça aurait certainement pour appeler le patron et lui donner une sacrée correction sur l’accueil pitoyable dans ce café. « Excusez-nous Madame, nous n’avons pas de- » Le jeune homme s’arrêta en pleine phrase alors que j’abaissais mes lunettes de soleil afin de lui jeter un noir regard, tandis qu’un de ses collègues lui tapotait sur l’épaule pour lui dire de simplement prendre ma commande et qu’ils s’arrangeraient ensuite. Madame... il m'avait appelé "Madame", je rêve... Et finalement, je l’avais eu mon café. Tant mieux, parce qu’après une dispute avec ma fille, il me fallait bien ça. D’autant plus qu’elle était connue pour savoir bouder un bon moment. J’étais certaine qu’elle ne m’adresserait pas la parole de toute la soirée. M’enfin… Les gosses quoi.

J’étais venue là pour me détendre. ME DÉTENDRE. Etait-ce trop compliqué ? Apparemment pour certain, c’était quelque chose qu’il ne fallait pas demander… Certains manquaient cruellement de savoir vivre, sérieusement… Ramener sa gamine dans un tel endroit, à une terrasse de café, avec un magasin à la devanture glacée, pour finalement la snober d’une façon déconcertante alors qu’elle demande une glace depuis une bonne dizaine de minutes, si ce n’était plus. Offre-lui une putain de glace, bordel de merde ! Je commençais même à en devenir vulgaire intérieurement… Une chic dame telle que moi ne pouvait pas avoir de tels propos, ce n’était pas digne d’une lady. Mais c’est que ça commençait à me chauffer, me courir sur le haricot là. Au bout d’un moment, j’veux bien être gentille, ne rien dire alors que je n’en pense pas moins sur la façon d’éduquer sa gosse, mais ça commence à bien faire. A un moment, y a des limites ! Et là, je pense qu’il les avait carrément franchies, dans le genre, franchies à pieds joins, pas seulement d’un petit orteil. Ma fille, elle, elle se serait déjà pris deux baffes pour me casser autant les panards. Et ça m’enquiquinait carrément que je me coltine les caprices d’une autre gamine que la mienne après ce qu’il s’était passé un peu plus tôt avec Luna. Je me retournais vers l’homme et sa gueularde de gamine, rouge de rage. « Offrez-lui sa fichue glace, par pitié ! » m’écriais-je d’une voix sèche. Attends, ça va deux secondes la gamine qui geins pendant dix plombes, mais au bout d’un moment, j’en ai ras la capeline !


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥   Lun 29 Mai - 15:50

Le langage commençait à devenir un peu lieux ente Lola et moi. La vie semblait un peu plus douce en dehors de ses crises de nerfs incessantes où elle ne fait que hurler qu’elle veut sa mère. J’avais fini par comprendre quelques mots de français et elle commençait à comprendre quelques mots d’anglais. Petit à petit nous commencions à nous apprivoiser l’un l’autre, avait-elle compris que j’étais son père ? Je n’en savais rien du tout. J’avais tenté de lui expliquer une fois mais je ne suis pas sûr qu’elle est saisi mon message. C’était compliqué de s’entendre sur tous les points et j’avais bien essayé de lui faire avaler quelques légumes mais elle refusait catégoriquement de toucher à tout ce qui était vert. Les fruits passaient mieux, en principal les fraises et les cerises, les pommes passaient mais seulement si elles étaient rouges, oui restons dans la logique de Lola : le vert doit être la couleur du mal contrairement au rouge. Mais bref passons, les choses commençaient à mieux se dérouler et je débutais dans ma carrière de père et je l’appréciais, de temps en temps seulement. J’appréciais encore plus lorsque Lola ne venait pas me trouver lors de mes rares périodes de repos. Je guettais encore les alentours de la maison, passant de temps en temps devant ce qui était autrefois ma maison. La villa de Roxanne semblait complètement désertée et le portail ouvert en disant long sur l’entretenue des lieux. Un soir, m’hasardant plus loin dans la rue, j’avais apprécié la vue des étoiles qui l’englobait. Lola étant gardée, je m’étais aventuré à l’intérieur de cette ancienne demeure. Les belles toiles qui décoraient autrefois les murs avaient été volées, certaines vitres étaient brisées et je me demandais quelle marque était du verre véritablement cassé où des impacts de balles pour savoir si quelqu’un se trouvait encore à l’intérieur. Hé oui, sans surveillance, cette maison était devenue un véritable terrain de jeux pour tous nos ennemis. À la recherche des derniers trésors de la maison je suppose. Mais ce n’était pas ça que je venais rechercher, c’était les souvenirs que je voulais. J’avais donc passé le hall, me remémorant mon entrée lorsque j’avais fait mon retour d’Afrique, la salle à manger, cette fois où une mitraillette avait brisé les fenêtres, je m’étais lancé sur Roxanne pour la protégée, des blessures, des cicatrices, j’en avais gardés quelques marques sur la jambe. Le verre, la brûlure d’une balle qui m’avait frôlée. Cette nuit avec Roxanne avait été différente … Et puis la piscine …

J’étais ressorti, incapable d’en revoir plus et supposant le danger rôdant encore autour de ces murs. J’étais rentré, avait mis Lola au lit et ne m’était pas couché avant tard dans la nuit. Les souvenirs m’attaquaient de toutes parts, transpercé par la douleur d’avoir tué la mère de ma fille. Mais la vie continue …

Nous faisions une sortie, Lola et moi, aujourd’hui. De un parce que j’aimerais apprendre plus de choses sur elle et de deux j’aimerais savoir ce qu’elle aime et pouvoir lui faire plaisir. Après les combats incessants de ces pleurs, je pouvais au moins lui montrer que je n’étais pas qu’une brute qui la séquestrait dans une maison. Une balade en ville toute innocente, voilà ce à quoi je pensais à la base.
Il s’agissait plus du jeu à vider le portefeuille de son père. Chaque petite chose brillante attirait l’œil de Lola et aussitôt voulait elle une grosse bague ou un beau collier de perle. Bah tiens, on se demande de qui elle tient son amour des bijoux et son bon goût … Je me suis donc battu pour pouvoir lui en offrir une gourmette, possédant son nom, c’est pas ça que les parents font généralement ? Je n’en sais rien mais je pensais faire les bons choix en tout cas c’est donc que je ne devais pas m’éloigner tant que ça du bon chemin parental. Mais lorsque nous sommes arrivés dans le petit café, Lola avait un énorme chocolat chaud doublé de chantilly et copeaux de chocolat devant le nez, celle-ci me tapait les oreilles pour avoir une glace. Deux secondes avant, elle voulait absolument du « chocolat » ça je l’avais bien compris ce mot. C’est alors qu’une femme se tourna vers moi en s’énervant pour que je donne une glace à ma fille. Oh de quoi elle se mêle cette connasse ?! « Vous ne voyez pas qu’elle a déjà quelque chose ? Désolé de faire attention à l’obésité de ma fille. Je le fais pour qu’elle ne finisse pas comme vous. » Voilà et ta gueule connasse ! Loin de là qu’elle soit grosse ou obèse mais ça a généralement l’effet voulu, pour qu’elle se mêle de leur cul et pas de ceux des autres.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥   Jeu 15 Juin - 19:35



Christopher & Venus



Tu as beau être de glace, je te fais bouillir.



Il n’avait fallu que deux minutes pour que la gamine me rende dingue. Deux minutes qui m’avaient paru une éternité. Sans exagération. Bordel, elle était insupportable… Ma fille, elle, elle se serait déjà pris une réflexion, voire une petite main sur sa jolie joue dodue. Oh, ne pensez pas que je suis violente avec mes gosses, hein. Juste qu’une petite baffe leur fait du bien de temps en temps quand ils me pètent trop les ovaires. A croire qu’ils en redemandent d’ailleurs… Bon, ok, je n’avais que très peu de patience, j’avoue. En fait, je n’avais jamais réellement eu de patience. Sûrement quand j’étais gamine, peut-être. Puis comme je suis tombée enceinte très tôt, que j’ai dû entrer dans le monde du travail très tôt, que j’ai souhaité tout faire par moi-même très tôt et m’accomplir en solo… Cela a joué sur ma patience. Mon ambition contrastait beaucoup trop avec tous les ennuis qui m’arrivaient à la chaîne. Trop de problèmes pour si peu de solutions… Heureusement que j’étais débrouillarde et trouver des parades pour palier cela. Et pour trouver des solutions à mes problèmes, il me fallait toujours un café. Alors, revoyons la situation. Problème ? Ma fille, Luna, qui souhaite aller à cette fichue soirée de malheur ce soir, alors que demain elle a école et que je lui ai dit « non » un bon nombre de fois. Solution ? Continuer à dire non ? A chaque fois, quand il s’agissait de mes gamins, j’étais perdue… Je ne savais comment agir, que faire, quelle conclusion tirer à chacune de nos conversations et embrouilles. Parce que, oui, il y en avait beaucoup des embrouilles avec mes enfants. Il arrivait qu’on agisse comme si nous étions les meilleurs amis du monde, pour que la seconde d’après, on se tire les cheveux jusqu’à la mort. Bon, j’exagérais peut-être sur ce point, mais des fois c’était plutôt pas mal, digne d’un combat de coq. Mais je les aimais. Et quand bien même j’avais envie de craquer, de dire « oui » rien que pour voir son magnifique sourire sur son doux visage, j’étais intransigeante. J’avais été élevée de cette façon et reproduisais bien mes parents sur ce point. J’étais intransigeante, parce que le jour où je craquerais la première fois, ce sera la fête du slip et ils penseront que tout est permis par la suite.

Au bout d’un moment, il fallait arrêter de faire chier tout le monde présent sur la terrasse de ce fichu café. Et par « tout le monde », j’entendais « moi ». Alors il fallait qu’il lui offre cette saloperie de glace qu’elle demande depuis tout à l’heure. Parce que bon, l’ignorer, ça va mais ça suffit au bout d’un moment. Quel père indigne d’ignorer les exigences de sa fille… Mais comme j’étais une femme plutôt sympathique, je n’allais pas faire une remarque de la sorte, l’insultant gratuitement. Ce n’était pas mon genre. Alors je préférais simplement lui demander de lui offrir sa fichue glace de malheur, et ainsi, tout le monde serait content ! Sa fille aurait ce qu’elle quémande sans se lasser, et moi, j’aurais la paix que j’étais venue chercher avec mon café. « Vous ne voyez pas qu’elle a déjà quelque chose ? Désolé de faire attention à l’obésité de ma fille. Je le fais pour qu’elle ne finisse pas comme vous. » … Comme … Moi ? « PARDON ? » demandais-je immédiatement au père de cette gamine insupportablement capricieuse et accro à la glace. Alors, moi qui me gardais bien mes insultes pour moi, lui ne se gênait pas pour m’insulter de… Grosse ? Grosse… Moi ? Non mais laissez-moi rire. Là, je peux vous dire que je ne tournais pas seulement la tête dans sa direction, mais je bougeais tout le corps afin de l’avoir bien en face de moi. « Répétez pour voir ?! » lançais-je d’un ton sec. Cherchais-je la bagarre ? Aucunement. Mais je voulais voir s’il avait le cran de répéter ce qu’il venait bien de dire. « Primo, je pense que vous ne savez pas à qui vous avez affaire. » Non, ça c’était sûr de toute façon. A le regarder, on voyait directement qu’on ne venait pas du tout du même monde… Son look approximatif laissait plutôt à désirer. Sa coupe de cheveux était également à revoir. Et il semblait si sombre… Ce mec ne respirait pas la joie, et la tendance de l’été était aux couleurs claires et au sourire Colgate. Tout ce qu’il n’avait pas… Une petite touche florale serait la bienvenue. Mais bon, il ne comprendrait pas un seul mot de ce que je pourrais bien lui dire… « Deuxio, votre gamine n’a qu’à être moins capricieuse. On se demande comment elle a été éduquée… » En plus de me faire chier depuis tout à l’heure à geindre comme personne. C’est vrai quoi ! Qu’elle se taise, merde. Un coup elle veut un chocolat, et la seconde d’après elle veut une glace ? Je veux ci, je veux ça… Mon dieu, qu’elle prenne ce qu’on lui donne, qu’elle remercie, et qu’elle se taise. « Et tertio, JE NE SUIS PAS GROSSE. » Oui, il fallait qu’en même que je souligne ce point, c’était important. « ‘Tain, il n’est pas bien ce type… » ajoutais-je d’une plus petite voix, me parlant à moi-même comme s’il n’était pas juste à côté.


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥   Jeu 3 Aoû - 15:04

Je peux comprendre que les agissements de ma fille énervent certains et certaines mais je n’ai pas de conseils à recevoir d’une femme frustrée et aigrie. Et aussitôt qu’elle m’adresse la parole je la rabroue directement. Les demoiselles aigries et chiantes je connais, j’ai eu ma dose avec Roxanne et ces petites crises de nerfs, ça en vient même à me manquer maintenant en réalité. J’avais presque envie de l’entendre dire qu’elle allait me tuer, qu’elle en avait marre de moi … Je suis peut-être maso sur les bords mais je pense qu’il est normal qu’elle me manque vu qu’elle est tout de même la mère de ma petite fille cachée … De cette douce enfant qui ne comprends presque pas un traitre de mot de ce que je lui dis et qui est déjà bien trop âgée pour que j’arrive à l’amadouer. Ce qui est énervant c’est que d’autres personnes la comprennent bien mieux que moi, son propre père. Par le simple fait de parler une autre langue ils s’entendent bien mieux avec ma fille. Mais depuis que la femme s’est énervée en se retournant vers nous, Lola s’est calmée mais je me permets aussi de la rassurée d’un sourire tandis que l’autre semble complètement outrée, choquée et aussi vexée. Je dis ce dernier mot car de la manière où elle me répond je ne peux m’empêcher d’éclater de rire. Le propre du féminin, dire à une femme qu’elle est grosse histoire de l’emmerder où de souligner certaines choses. Je la regarde alors droit dans les yeux sans ciller tout en essayant de ne plus éclater de rire. « Mais voyons, je n’ai fait que dire que je ne voulais pas qu’elle devienne comme vous. » Et maintenant, mesdames et messieurs, voici l’art de détourner le sujet en un rien de temps et comment rendre une femme encore plus furieuse, laissez donc le maitre vous montrer l’art de la manipulation des choses. Et même si elle vient me dire que je ne sais pas à qui j’ai à faire je m’en moque bien. Sait-elle que j’ai tué plus d’hommes qu’un de ces satanés flics qui parcourent nos rues pour les maintenir ‘en sécurité’ ? Non, bien entendu qu’elle ne le sait pas. Elle ne sait pas non plus que je suis toujours armé. Je la laisse donc enchainé son speech sur l’éducation de Lola, mais si seulement elle savait que je ne l’ai que depuis quelques petits mois ! Je continue de la regarder avec la même expression amusée. Riant lorsqu’elle s’exclame qu’elle n’est pas grosse et qu’elle finit par me maudire tout bas.

C’est alors que je repris la parole tout en continuant de me moquer d’elle. « Mais je n’ai jamais dit ça. » Souriais-je en me moquant ouvertement tout en gardant un œil sur Lola qui nous observait avec un grand sourire elle aussi. « Je voulais juste dire, que je ne voulais pas que ma fille devienne aussi capricieuse et ingrate que vous. Et encore, je pèse mes mots. » Je soulignais mes paroles d’un sourire radieux puis me désintéressait totalement d’elle pour me concentrer de nouveau sur ma fille et lui expliquer l’art et la manière du maniement d’une cuillère pour mélanger un minimum la chantilly de son chocolat chaud et non de ne pas la manger avec les doigts. Ce qui me vaut de sortir un mouchoir de ma poche pour essayer d’essuyer ses petits doigts tout collant de crème mais qui la rend vraiment heureuse. Pour une fois qu’elle oublie sa mère, ce n’est pas plus mal. Mais sachant que notre voisine à la table à côté fulminait dans sa barbe, je lui adressais une nouvelle fois la parole mais sans prendre la peine de me tourner vers elle. « Vous devriez vous mêler de vos affaires. Vous ne savez pas non plus qui je suis. » Ma voix n’était plus celle qui était amusée, j’étais même un peu trop agacé par son comportement et par le ton de sa voix, une vraie connasse en somme. Chiante et exubérante, j’en venais à regretter les petits moments que je partageais avec Roxanne alors que nous étions en train de fumer un joint au bord de la piscine le tout mélanger à une faible dose d’alcool. Je comprenais bien maintenant pourquoi elle m’avait envoyé gérer les affaires en Afrique aussi longtemps, il lui avait fallu trouver un plan pour notre fille sans que personne ne soit au courant de rien.
Mais c’était sans compter sur ma très chère petite fille, qui trouva très drôle de reprendre de la chantilly quasi fondue dans le chocolat pour le projeter sur la femme agaçante en question. Petite vengeance personnelle pour avoir crié sur son père ? C’est probable, mais ce serait également la première fois que nous sommes d’accord sur quelque chose et je ne peux absolument pas la contre dire. « Lola, tu ne peux pas faire ça ! » J’essaye de garder mon sérieux mais c’est carrément impossible alors que le chocolat/chantilly coule le long de son haut alors que sa tête n’exprime rien de bon.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥   Mar 15 Aoû - 18:22



Christopher & Venus



Tu as beau être de glace, je te fais bouillir.



C’était à se demander si cette gamine avait été éduquée. Je l’aurais eu avec moi, elle filerait droit. Déjà, elle n’aurait jamais hurlé de la sorte, telle une réelle capricieuse, enfant pourrie gâtée à qui on offre tout. Secondement, elle aurait eu ce que je lui aurais commandé et rien d’autre, se tenant aussi sage qu’une image, bien à carreaux. « Mais voyons, je n’ai fait que dire que je ne voulais pas qu’elle devienne comme vous. » Ok, je comprenais mieux. Forcément, si elle a été éduquée par un satané type comme celui-ci avec aucun chic, aucun tact pour parler aux femmes, et n’arrivant pas à aligner une phrase sans insulter la personne en face, cette gamine était perdue. J’étais complètement décontenancée et entrais dans une rage folle. Ainsi je me faisais la petite règle de trois. Le principe ? Énoncer trois choses, reproches ou remarques, en un minimum de temps pour faire comprendre à la personne en face quel idiot c’est. Sérieusement… Qu’est-ce qu’il ne clochait pas à l’intérieur de ce type ? Il ne devait vraiment pas savoir à qui il s’adressait. Je n’étais pas n’importe qui. Mon regard s’attarda sur tout le long de son corps, de ses chaussures à sa coupe de cheveux. Bon, c’est sûr que vu sa dégaine, il ne devait clairement pas savoir qui j’étais. La mode devait être un mot inconnu pour lui, error 404.

« Mais je n’ai jamais dit ça. Je voulais juste dire, que je ne voulais pas que ma fille devienne aussi capricieuse et ingrate que vous. Et encore, je pèse mes mots. » reprit-il après que j’ai fini ma crise avant de gentiment l’insulter. Lui, LUI, alors LUI, il n’insultait pas gentiment. Pas gentiment du tout ! « Capricieuse et ingrate ? » répétais-je, me retournant à nouveau vers l’enfoiré posté à la table derrière la mienne, ayant peur d’avoir bien entendu ce que j’avais entendu. Et il retournait avec son insupportable de gamine, future obèse, comme si de rien n’était. « Hey ! Vous vous prenez pour qui pour me parler de la sorte ? » lui demandais-je, totalement outrée et choquée de ce que je venais d’entendre. Jamais on ne m’avait parlé ainsi, ô grand jamais ! « Vous devriez vous mêler de vos affaires. Vous ne savez pas non plus qui je suis. » Non mais il ne va pas commencer à me dire ce que je dois faire en plus ! « C’est devenu mes affaires à partir du moment où votre agaçante de fille a commencé à empoisonné l’atmosphère avec son envie de glace ! » répondais-je alors du tac-o-tac, étant toutefois bien ravie que cette enfant ne comprenne pas tout l’anglais, se cantonnant du français. Après tout, ce n’était pas de la faute de cette fillette si elle avait un tel père… Et puis, que voulait-il dire par « vous ne savez pas non plus qui je suis » ? Bluffait-il ? Certainement. Il devait sûrement être un charcutier, un facteur ou une connerie du genre qui n’impressionnait guère. « Est-ce des menaces ? Votre "vous ne savez pas non plus qui je suis" qui ne ferais même pas peur à une mouche ? » ajoutais-je, encore plus énervée par ce qu’il se produisait alors que j’étais simplement venue ici pour me délecter d’un café. Ahurissant. Quand j’allais raconter ce qu’il s’était passé à Caleb, il n’allait pas me croire ! Moi-même, je ne me croirais pas. Qu’un homme m’agresse sans que je n’aie absolument rien fait, hormis boire tranquillement mon café… Sérieusement. Je préférais ne même plus discuter avec lui. Après tout, pourquoi insister avec des causes perdues ? Je me retournais vers mon café, les détachant de mon regard, ce qui n’était clairement pas plus mal, pour m’apercevoir que le liquide couleur caramel était presque complètement froid. Bordel de flûte de zut… Tout ça à cause de l’autre imbécile !

Une éclaboussure. Un regard sur mon chemisier. Une tâche ressemblant à ce qui semblait être de la chantilly ou alors du chocolat. Un effroi. Un regard en direction de gamine au large sourire. Un père semblant être amusé par la situation. Et un « Lola, tu ne peux pas faire ça ! » qui sonnait tellement faux… Dites-moi que je rêve ! J’vous jure, dites-moi que je fais un cauchemar et que je vais bientôt me réveiller. Non, parce que ce n’était décidément par ma journée, et il ne valait pas mieux se mettre en travers de mon chemin aujourd’hui. Et eux, ces deux-là, le duo de choc, c’étaient clairement des bâtons dans mes roues. Je me levais, colérique, de ma chaise. « Vous avez vu ce que votre fille a fait ? Ça vous fait rire ? » hurlais-je au père de la saleté de gamine. « Alors, vous allez faire quoi maintenant ? Une chose est sûre, déjà, vous allez me payer de pressing. » Oui, c’était obligé. Un chemisier haute couture en soie de la collection Printemps-Été 2017 de marque, ça allait coûter la peau du derrière. « Et puis, vous allez me payer un autre café. Celui que j’ai est froid, par VOTRE faute. » Et peut-être qu’après ça, je passerais outre cette atrocité sur mon chemisier le temps d’un café. Bordel, je haïssais le monde entier pour la journée.


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A. Christopher Canovas
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MessageSujet: Re: Tu as beau être de glace, je te fais bouillir. | ft. Chris ♥   Hier à 12:55

Et je la laissais débiter son venin à une vitesse étourdissante tandis que je continuais de sourire pour l’agacer encore plus. Je trouve ça étonnement marrant et j’adore la mettre hors d’elle. Les filles de son genre se permettent bien des choses qu’elles ne devraient pas surtout se croire supérieure à toute autre personne se trouvant dans la même pièce qu’elle. Ce sont des personnes étonnement débile dans le fond ou alors elle cache une intelligence rare que l’on trouve dans quelques rares cobayes de laboratoire. Mais ce qui est encore plus énervant, c’est qu’elle ne comprend pas qui je suis. C’est qu’elle ne sait absolument pas qui je pourrais être tout simplement parce que nous n’avons jamais côtoyé le même monde. Elle vit dans son luxe affreux empli de mondanité et je vis dans un monde où il n’y a que la puissance de l’autre qui fonctionne, dans la crainte d’être éliminé. Du moins, je faisais encore partie de ce monde-là il y a quelques mois. Si seulement cette dinde à côté de Lola et moi pouvait comprendre que de peur qu’un membre de ma famille soit mal traité j’ai réussi à tuer la mère de ma famille. Pour atteindre quelqu’un et l’emmener au plus offrant … J’avais tué Roxanne pour donner Sasha en échange de ma sœur et pour rien au monde je ne ferais le chemin inverse. Même si la situation avec Jaz semble être peine perdue, même si tout semble complètement dingue en ce moment. Mais je me moque bien de ce que cette femme peut dire, je sais très bien qu’au moindre mouvement ou parole me touchant de trop près j’étais capable de l’éliminée et de disparaitre aussitôt dans la nature. Le seul souci est que je ne veux pas que Lola voit la cruauté du monde maintenant ou du moins pas tout de suite.

Mais voilà que ma glorieuse fille comprend à quel point cette femme est chiante avec moi et la voilà renversant sa boisson sur les vêtements que je suppose être de marque de cette grossière créature et je ne peux m’empêcher de ricaner. La situation est hilarante et Lola rit également. Bon sang, j’aime l’entendre rire. C’est doux et enchanteur d’entendre ce son sortir de sa bouche alors que je croyais que seuls les cris pouvaient passer ses lèvres. Pour peu, je pourrais me croire avec Roxanne qui ne donnait que des ordres froids, durs mais lorsqu’elle se laissait gagner par l’abandon d’elle-même, elle avait aussi ce rire, ce sourire, cet éclat dans le regard que je retrouvais dans les yeux de notre fille malgré le bleu océan qui me caractérisait. Je n’aurais jamais pensé m’attendrir autant pour cet enfant mais il faut croire qu’il en est autrement. « Oui, j’ai très bien vu. » Répondis-je sans relever les yeux sur elle tant l’intensité que j’avais décelé dans les yeux de ma fille m’aveuglait. Mais l’autre conne hurlait presque tous ses mots et cela me dérangeait vraiment beaucoup. Elle voulait que je lui paye le pressing ? Soit. De l’argent, j’en ai en veux-tu en voilà et ce n’est pas ça qui peut manquer chez moi. J’ai alors prit mon portefeuille dans une poche intérieure de ma veste, me penchant suffisamment pour que mon geste soit visible de cette arrogante chose. Je laissais entrevoir le manche du fusil qui ne me quittait jamais dans un geste si rapide que cette femme aurait certainement cru rêver. Mais la menace, bien que non prononcée, était bien-là. « Tenez. » Je lui jetais au visage 200 dollars. En me relevant et remettant plus discrètement le carré de cuir dans sa poche intérieure. Je pris alors la main de Lola dans la mienne. Pour une fois elle accepta sans dire un mot de plus, peut-être que cette chieuse venait de lui faire peur et qu’elle se raccrochait à moi. Bon signe en tout cas.

« Gardez surtout la monnaie. » Dis-je ironiquement avec un large sourire tandis que je me déplaçais vers la sortie. Mais en sortant, en repensant à l’incident qui vient de se produire, je compris une petite chose : cette connasse comprenait ce que ma fille disait. Ma voiture étant garée juste en face, j’installais Lola à l’intérieur, l’occupant avec les derniers achats effectués, une poupée et une voiture, ça devrait suffire pour l’instant. Puis, appuyé contre ma voiture, j’attendis que cette sauvage sorte du café. Ses vêtements étant tâchés, elle ne devrait d’ailleurs pas tardé. J’attendis, un pied contre la roue et les bras croisés. Et lorsqu’elle sortit, je ne lui laissais même pas le temps de réfléchir. « Vous avez compris ce que disais ma fille. » Prononçais-je immédiatement lorsqu’elle arriva à ma hauteur. « Dite-lui que sa mère est partie, pour très longtemps, et qu’elle ne reviendra peut-être pas. » C’était faux, elle ne reviendra jamais mais je ne pouvais pas tout dire à cette petite fille. « Je vous paierais s’il le faut. Elle ne me comprend pas. »
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