Vice et Versa
 
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 Le jour où tout a basculé ♥ Josh

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June H. McGregor
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DATE D'INSCRIPTION : 14/04/2016
MESSAGES : 611

MessageSujet: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Lun 29 Mai - 13:18

Accoudée au bar j’observais avec plaisir mes amies qui se déhanchaient sur la piste de danse. Il était encore tôt et pourtant la fête était bien entamée. Je me fendais en sourire lorsqu’elles osaient me regarder pour essayer de m’attirer vers elle. Oh non, je ne souhaitais absolument pas finir dans le même état que notre future mariée et ses demoiselles d’honneur. Il fallait bien que l’une de nous reste lucide pour pouvoir les ramener à leur chambre lorsqu’elles auront fini de se trémousser comme des folles sur une musique dont j’ignore les hauteurs. Non sérieusement mais qui peut écouter ce bruit infernal ?! Je me pose bien la question mais cela semble suffire au bonheur de mes amies qui continuent leurs bêtises en poussant le vice toujours plus loin. L’une se montre provocante d’une manière très drôle et une autre joue le rôle de l’homme qui l’accoste, elles se sont tellement prises dans leur petit jeu de rôle qu’elles sont mortes de rire et ignore les personnes qui se trouvent autour d’elles et qui les observent tout comme moi à l’instant. Tout le monde riait de bon cœur de les voir et le spectacle qu’elles donnait était effectivement magnifique. Rien n’aurait pu être meilleur que ce merveilleux week-end à Vegas avec elles. J’en étais ravie même si la débauche n’était pas du tout mon point fort. Je n’aimais pas tout ça, la musique trop forte et les gens qui dansent en bousculant les autres n’a jamais été mon faible. J’ai toujours préféré passer une soirée tranquille en regardant un veux film ou en lisant un bon livre. Mais je n’eux pas le temps de penser aux autres choses que j’aurais pu faire ce week-end, mes amies revenaient au galop vers moi et se ruèrent sur le pauvre serveur qui n’eut pas d’autres choix que de leur servir une tournée de plus. Comme les fois précédentes, je repris ce petit cocktail savoureux et tout doux, tout sucré et vraiment agréable et me remit à le siroter tout en les écoutant parler. Elles voulaient tenter leur chance aux jeux maintenant, la danse était devenue bien trop épuisante et il fallait bien tout tester ce week-end ! Nous étions à Vegas après tout !

C’est donc d’un pas décidé que nous avons pris la direction du casino de l’hôtel, bras dessus bras dessous j’essayais tant bien que mal de les suivre, les idées troubles et un peu en vracs ce qui est assez étonnant vu que je n’ai bu qu’un cocktail sans alcool. Enfin … Pitié dite moi que c’était sans alcool ! « Hé Lily, dit, le cocktail de fruit que j’avais, c’était bien sans alcool n’est-ce pas ? » M’enquis-je directement après ma réflexion auprès d’une de mes amies. Celle si me regarda avec de grands yeux avant de se mettre à rire. « Bien sûr que non June ! Je pensais que tu le savais ! » Riait-elle, ce qui fit également rire les autres. Elles me dirent de ne pas m’inquiéter, que ça n’allait pas me tuer de boire un verre de temps en temps alors … Je me suis laissée allée, me laissant guider dans les couloirs pour déboucher dans la grande salle de casino. L’ambiance était plus tamisée, une légère odeur très agréable flottait dans l’air et surtout les bruits des machines et des personnes gagnantes ou perdantes retentissaient de partout. Et, c’est peut-être l’alcool qui parle, cela me plut directement.

Elles commençaient par le traditionnel jeu de roulette tandis que deux trois se lançaient dans le black jack. D’autre recherchait les tables de poker et moi je me suis mise à errer un peu partout en riant avec mes amies et en continuant de boire comme je l’avais commencé sans le savoir. Bon d’accord, après tout quelques verres de temps en temps ne font jamais de mal ! Et puis c’était un cocktail très frais et vraiment bon, il ne pouvait pas être un réel danger pour moi ici.
En tournant entres les machines à sous, j’ai fini par en trouver une qui venait tout juste de se libérer et en petite joueuse que je suis, je me suis laissée tenter en commençant à jouer. La machine voisine se libéra à côté de moi mais je commençais à me laisser prendre dans le jeu, et je relançais, je continuais de jouer et je prenais même plaisir à m’abandonner de cette manière. L’alcool aidant sûrement, je continuais de boire quelques gorgées de temps en temps lorsque je ne relançais pas. Mais lorsqu’un voisin s’assit à la machine proche de la mienne, je ne pus m’empêcher de redresser la tête pour le regarder de haut en bas. Détaillant la personne comme s’il s’agissait d’une personne que je connaissais. Non mais bon sang je le connaissais ! Il s’agissait de mon référent à l’hôpital, celui avec qui je travaillais le plus en vue de ma spécialisation ! Voir un prof en dehors de la classe a toujours été assez drôle, les personnes semblent différentes en dehors de leur lieu de travail. Et bon sang, qu’est-ce que je dois avoir l’air différente avec mes cheveux lâchés sur une jolie petite robe verte entièrement pailletée ! Le bleu de la blouse de l’hôpital doit changer beaucoup de choses car il ne semble pas me voir pour le coup. Et je comptais bien attirer son attention. « Bonsoir monsieur McCarthy ! » Lançais-je sur un ton enjoué tout en me redressant sur mon siège. « J’espère que la soirée vous souris ! » Si seulement j’avais su ce qui allait suivre, jamais je ne lui aurais adressé la parole ce soir-là.
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Mer 31 Mai - 21:06



June & Josh



Le jour où tout a basculé.




▬ LAS VEGAS • OCTOBRE 2016 ▬


« LAS VEGAAAAAS, BABYYYYYYYYYYY ! » crions-nous joyeusement dans la voiture décapotable de Steve qui était au volant de celle-ci. Nous étions excités depuis le départ de Los Angeles il y a de ça cinq heures, et l’exprimions encore en arrivant et voyant le fameux panneau « Welcome to fabulous Las Vegas Nevada ». Là, on entrait dans le game. Là, on entrait dans la surpuissante. Là, on entrait dans un week-end de folie. Un week-end dédié à Spencer, pour son anniversaire. Nous étions quatre dans la bagnole à hurler comme des barges. Le frère de Spenc’, Larry, était également des nôtres pour cette soirée qui s’annonçait démentielle. « Hey les gars, on passe par l’hôtel d’abord ? Il faudrait que je change de chemise, et… » Larry ne put finir sa phrase que Steve le coupait déjà en l’observant dans son rétroviseur après m’avoir jeté un coup d’œil en riant. « Tu plaisantes ? Direct au casino, ouais ! » répondait-il en appuyant un peu plus sur l’accélérateur, criant un peu plus d’excitation. Et puis… Il me semble même que nous n’avions pas prévu de chambre d’hôtel car on se doutait qu’on n’allait pas dormir… Ah si, on l’avait fait, on avait réservé une chambre parce que Larry nous avait bassiné pour qu’on le fasse, prétendant que son frère allait sûrement être épuisé après un long voyage en voiture et une soirée casino à flamber son argent. Qu’il est mignon, je lui aurais bien pincé une joue.

Arrivés devant l’entrée du casino, Steve passait ses clefs de voiture au voiturier pour qu’il aille la garer de lui-même. Ainsi, on savait où on était, c’était le grand luxe. D’autant plus qu’on avait fait les choses en grand, nous avions choisi le casino le plus réputé de Las Vegas. Un casino immense où il existait tout ce que tu pouvais t’imaginer à l’intérieur d’un casino. Tapotant d’un coup entre les omoplates de mes deux acolytes Steve et Spencer pour les faire avancer, nous entrions dans le casino. Cependant, il n’était pas question de commencer à jouer sans avoir trinquer pour fêter dignement l’anniversaire de notre Spencer national ! Un anniversaire comme celui-ci, ses trente piges, se fêter avec « UNE BOUTEILLE DE CHAMPAGNE PAR ICI ! » criais-je au serveur alors qu’on s’installait tranquillement à une table. Mon dieu, les fauteuils étaient tellement confortables… J’avais l’impression de me noyer dedans tellement ils étaient mous. Et ainsi, la bouteille arrivait sous nos yeux alors que je passais sans avoir froid aux yeux ma carte bleue au serveur. Après tout, on n’a pas tous les jours trente ans…


***


J’étais plein comme une huître. A bien y réfléchir, j’avais payé la première bouteille de champagne, puis Steve avait offert la plus grande bouteille de whisky disponible dans le casino, tandis que Larry avait fini par offrir avec force quatre petite bouteilles de panaché. Merci l’ami. Je tanguais, ne marchais plus très droit. Regardant autour de moi, j’avais même perdu mes potes dans la foule. Aucun visage ne me semblait familier dans les parages. Juste un tas d’inconnus qui s’amusait à tourner les roulettes, jouer au bluff avec leurs cartes pourries, ou encore avancer leurs pièces de couleur qui représentaient des centaines de dollars. La folie était reine ici, l’euphorie de circonstances, et la banqueroute bien trop régulière pour certains. Il fallait que je m’assoie. Il fallait que je trouve un siège. Les fauteuils de tout à l’heure me paraissaient si loin… Je ne pouvais les atteindre. « Non mais attends, je n’ai pas encore joué, moi ! » m’exclamais-je à moi-même en pointant le plafond du doigt, laissant s’émaner une bonne haleine de pilier de bar. Il est vrai que je n’avais pas encore tirer une seule carte, fait tourner une seule roulette ou encore jouer à aucune machine à sous de la soirée. J’avais passé ces premières heures à Vegas à boire comme un trou.

« Ah, un siège ! » m’exclamais-je en m’asseyant sur le fauteuil d’une machine à sous. « Et en plus, c’est un siège où je peux jouer ! » … Bravo champion. « Bonsoir monsieur McCarthy ! » D’un bon, je me retournais vers une blonde, une belle blonde, une très belle blonde… Attendez. Je clignais plusieurs fois des yeux. Bordel, c’était June McGregor, une de mes internes. Vas-y Josh, parais clean, sobre. « Oh, salut June, tu m’as fait peur… » la saluais-je en souriant, feintant une sobriété ridicule, passant du vouvoiement habituel de l'hôpital en un tutoiement comme si c'était ma pote. Je sentais le plancher d’un bar, mais peut-être le sentirait-elle pas avec la foule environnante… Je comptais là-dessus. Parce que bon, je suis son supérieur, et je ne devais pas avoir une telle attitude devant elle. Même si nous ne sommes pas à l’hôpital. « J’espère que la soirée vous souris ! » Comment dire que je n’ai pas encore jouer… « Eh bien, on va voir ça tout de suite ! » lui répondais-je en abaissant la manette de la machine à sous, après avoir insérer un jeton que j’avais au préalable échangé à l’accueil. Les images défilaient devant mes yeux, alors que j’espérais que celles qui apparaîtraient seraient toutes identiques pour gagner un peu d’argent et rembourser les frais que j’ai engagés pour ce voyage. La première image s’arrêta alors, tandis que les deux autres tournaient encore. Puis la deuxième. « Oui ! » dis-je en voyant que c’était la même image que la première. Ouais, j’étais à fond et ne calculais même plus l’attitude que je pouvais avoir devant June McGregor. Puis la troisième. « Eh merde. » m’exclamais-je finalement, voyant que j’avais perdu. « Le problème avec ces machines, c’est que ça te donne trop envie de recommencer pour voir si la fois prochaine tu vas gagner… » expliquais-je à la blonde, comme si j’avais fait la découverte du siècle. « Et la tienne ? Elle se passe bien ? Tu as touché le jackpot ? » demandais-je finalement, ne me posant même pas la question du pourquoi elle était là en même temps que moi, comme si c’était normal, comme s’il était tout à fait habituel de rencontrer ses internes dans un casino à cinq heures de route de ta ville résidentielle.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Sam 3 Juin - 15:23

Et c’était Vegas, et c’était la folie et je ne sentais pas le danger qui émanait de mon titulaire. Mes yeux se firent capturés dans les siens en me retrouvant dans l’incapacité de m’en séparer. Je ne sais comment dire pourquoi j’étais aussi heureuse de le voir ici, de pouvoir l’observer dans un décor si différent de celui de l’hôpital. Je me demande aussi comment j’ai pu boire sans m’en rendre compte, mon seuil de tolérance atteignant le niveau zéro je dois certainement avoir un gros coup dans l’aile comme ils disent en boîte de nuit. Mais je me trouve encore incroyablement lucide pour une personne qui a déjà bu plusieurs cocktails alcoolisés sans m’en douter. Josh McCarthy me souriait. Peut-être me remarquait-il un peu plus ici que lorsque nous étions au travail … La petite interne silencieuse qui préfère rester en retrait pour prendre le plus de notes possibles dans sa tête et de cette manière agir de manière efficace lorsqu’il s’agit de passer à la pratique. La fille discrète que l’on découvre le temps de la soirée, dans une belle robe de soirée et avec un coup dans le nez. Je n’étais pas cette fille calme et retirée ce soir, j’étais avec des amies pour faire la fête. Amies perdues depuis un certain temps désormais mais des amies qui sont tout de même présentes. Alors c’était différent, ce n’est pas la même chose. Mais quand mon titulaire me dit que je lui ai fait peur, je réagis d’instinct, pointant un doigt sur moi en prenant une mine outrée. « Moi, faire peur ?! » J’enchéris tout en continuant de garder le sourire. Je n’avais même pas remarqué qu’il ne m’avait pas vouvoyé, que j’étais presque devenue une personne égale à lui aujourd’hui et ça faisait beaucoup de bien de ne pas se sentir diminuée. Ce que j’avais pu remarquer en revanche c’est qu’il était tout aussi sobre que moi : c’est-à-dire le niveau 0 pointé. L’attitude en disait long sur une personne et je pense que la mienne devait également me trahir lâchement, depuis quand June McGregor arrivait à adresser la parole à son titulaire pour lui demander si la chance lui souriait ? Depuis quand est-ce que je pouvais parler de manière ouverte à mon supérieur hiérarchique de l’hôpital comme s’il ne s’agissait qu’un ami que je croisais ? Je m’étonnais et remettais la faute sur la boisson prise.

Pour voir si la chance était de son côté, Josh enclencha la manivelle de sa machine et comme pour l’encourager je me suis même levée de la mienne pour me mettre à côté de lui et voir le résultat. Le premier s’afficha très rapidement, le deuxième se faisant légèrement attendre mais s’aligna le premier. « Bien ! » M’exclamais-je presque en même temps que lui. Le dernier se fit attendre encore plus longtemps, tournant comme un fou comme pour nous narguer et mettre nos nerfs à rudes épreuves et c’était bien joué ! Le résultat décevant de ce petit dernier me fit sourire, Josh était déçu et ça me faisait rire. Il se tourna finalement vers moi pour m’expliquer que le problème c’est que le jeu était casi addictif pour savoir quand est-ce que l’on pouvait gagner, j’hochais de la tête comme j’aurais pu le faire lorsqu’il nous donnait des informations sur un patient au travail. Me rendant compte de mon comportement, je me redressais. Non mais je suis ici pour m’amuser et ne pas travailler ou écouter Josh comme s’il était mon boss de la journée !

Il me consulta alors pour savoir comment se passait ma soirée, mon sourire s’élargit alors que je pensais aux cocktails. « Etonnement bien ! J’ai réussi à confondre des cocktails sans alcools avec ceux avec de l’alcool ! » Et je me mets à rire en pensant à cette grande bêtise que j’avais pu faire depuis le début de la soirée. Plus jamais se fier à la jolie couleur des fruits dedans, c’est traitre et ravageur ! « Mais on ne peut pas dire que la chance est avec moi ! Je n’ai encore rien gagné ! » Je boude comme une petite fille pourrait le faire si l’on ne voulait pas acheter un jouet. Je tentais alors de m’appuyer contre la machine à laquelle Josh était assis, prise d’un léger vertige certainement causé par l’alcool. « Oh et si j’essayais sur la tienne ?! » L’idée me semblait parfaite sur le moment, et qu’on ne me demande absolument pas pourquoi d’ailleurs. Je mettais un jeton et manquais presque de tombé sur les genoux de mon supérieur lorsque je baissais la manivelle. « Oups ! » Riais-je en me redressant, à moitié sur ses genoux. Une fois remise droite et sur mes deux pieds, je fixais les symboles avec impatience. Le premier était déjà fixé et le deuxième suivait de très près en indiquant le même symbole. « Oh oui, aller ! » Je m’emporte alors que le troisième ralentis et se fait de nouveau attendre. Et je n’en crois tout simplement pas mes yeux lorsque le troisième symbole est à l’identique des deux autres et qu’une grande musique émanait de la machine tandis qu’une fois off prononçait le mot ‘Jackpot Jackpot’ encore et encore. « Oh non c’est trop bien j’ai gagné !! » Je m’exclame en regardant Josh. Bon, théoriquement c’est sa machine mais c’est mon jeton et ma main qui ont servis !
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Ven 16 Juin - 2:04



June & Josh



Le jour où tout a basculé.




Las Vegas, ville des plus grands débordements. Ville des casinos, des revues, ainsi que des Elvis Presley et Marilyn Monroe à deux sous version low-cost. Soit, la meilleure des villes pour passer un anniversaire de folie. Il fallait dire que j’avais des potes qui aimaient énormément faire la fête. Nous étions tous célibataires dans la voiture, en quête de nanas aux robes les plus courtes possible, et si on pouvait toucher le jackpot pour rembourser le prix du séjour, ce n’était pas plus mal. Au contraire, c’était une sacrée bonne idée. D’autant plus qu’on n’avait pas lésiné sur les moyens. Il fallait que Spencer passe le meilleur des anniversaires de sa vie. Trente ans, ça se fêtait dignement ! Moi, pour mes trente ans, j’avais eu la chance de partir en Spring Break à Miami avec Steve et Spencer. Oui, toujours la dream team. Bon, là, il n’y avait que Larry qui s’était rajouté, mais on avait rien pu dire puisqu’il était le frère de Spencer et que c’était l’anniversaire de Spencer et…. Vous voyez le topo quoi. Bref. En parlant de mes potes, je crois bien que je les avais complètement perdus. J’errais dans le casino, observais autour de moi. Personne. Aucun visage connu. Pas de Spencer. Pas de Steve. Pas de Larry non plus. S’ils m’avaient abandonné ? Non, ils ne devaient pas être très loin. Mais ma vue était complètement brouillée à cause de l’alcool qu’on avait pu descendre depuis le début de la soirée. Je n'avais pas compté mes verres, mais je crois bien me souvenir que je n’avais pas assez de doigts pour tous les compter. En réalité, je pense même qu’après on n’avait plus de verres, mais on avait carrément les bouteilles. A ce moment-là, il était facile de comprendre que je n’avais plus les yeux en face des trous. Et pourtant ! Alors que je m’étais installé devant une machine à sous afin de jouer un minimum lors de cette soirée. Parce qu’histoire d’être dans un casino, autant jouer un petit peu. Quitte à perdre un peu d’argent, autant tester. Je rencontrais June McGregor, une interne un peu discrète, bien que sérieuse. Il fallait dire que j’appréciais ce dernier point à l’hôpital. La blonde s’affichait outrée. « Non, j’avoue, t’es bien trop mignonne pour faire peur… » répondais-je du tac-o-tac, comme si tout était normal, comme si je parlais à une amie ou à une femme que je venais de rencontrer, prenant mon air naturellement charmeur. Alors qu'il s'agissait bien d'une de mes internes, et que jamais je n'aurais dit une telle chose en temps normal. June était bien différente. Totalement différente. Pas négativement, au contraire. Elle avait les cheveux lâchés, une robe magnifique qui laissait apparaître ses belles jambes fines, du maquillage qu’elle zappait beaucoup trop de fois à l’hôpital. Je devais avouer que je ne pensais pas qu’elle avait autant de potentiel. Là, j’avais en face de moi une vraie femme. Une femme sublimement sublime.

« Etonnement bien ! J’ai réussi à confondre des cocktails sans alcools avec ceux avec de l’alcool ! » me répondait-elle alors que je lui demandais comment elle allait. Elle riait. Je crois bien que je ne l’avais jamais vue rire. Mon dieu, qu’elle était belle. Et comme un crétin, je rigolais également. Est-ce que c’était réellement comique qu’elle se soit trompée dans les cocktails ? Non, pas vraiment. D’un point de vue médical, le docteur en moi voudrait bien répondre que ce n’était pas très intelligent de sa part, que c’était plutôt dangereux, et je prendrais même certaines dispositions qui me sembleraient nécessaires. Mais le docteur en moi était beaucoup trop bourré pour donner qu’un seul petit conseil moralisateur. Le docteur qui était en moi, un docteur qui avait beaucoup trop abusé de la bouteille, préférait répondre comme un idiot en riant « Ahlala, l’erreur de débutant ! » Et il fallait dire que cette maladresse était carrément craquante. Je ne pouvais la quitter des yeux. J’avais l’impression d’être en face d’une autre personne que June McGregor, la petite gribouilleuse de cahier à queue de cheval de l’hôpital. Je la percevais différemment à présent. Enfin, pour le peu que j’allais me souvenir de ce moment… « Oh et si j’essayais sur la tienne ?! » demanda-t-elle après m’avoir dit qu’elle n’avait encore rien gagné, manquant de tomber par la suite. D’un geste de main, je lui proposais de prendre place et de tenter sa chance. Pensait-elle avoir plus de chance avec ma machine à sous ? Certainement. Il n’y avait pas réellement de logique là-dessous, si l’on regardait cette situation en étant sobre, mais en étant tous les deux saouls, on n’y voyait aucun problème de résonnement. La blonde ne tenait absolument pas sur ses pattes, et préférait alors se poser sur mes genoux. Bon, elle faisait genre que c’était une chute, mais je présentais que ce n’était qu’une excuse. Ouais ouais. Si ça me dérangeait ? Aucunement. En plus, elle avait les cheveux doux, je les sentais contre mon visage. Je jurerais qu’ils sentent la barbe-à-papa à la fraise tagada. Et tellement que ça ne me dérangeait pas, je n’en faisais aucune remarque négative. Bien au contraire. « Ne t’en fais pas, ce n’est pas grave. Installe-toi bien, ne va pas te fouler la cheville, ce serait dommage. » répondais-je accompagné d’un clin d’œil. Pourquoi un tel clin d’œil à son interne ? C’était totalement déplacé, totalement inapproprié. Si j’étais assez lucide pour savoir ça ? Non. Mon esprit était envahi par la fumée d’alcool que j’avais pu boire et je n’avais plus les idées claires. Là, seul accueillir June sur mes genoux comptait, c’était devenu un challenge des plus importants dans ma tête. Et ainsi, la demoiselle jouait sur ma machine à sous. Le suspens était présent. Les images s’affichaient les unes après les autres, prenant beaucoup trop de temps et faisant accélérer les pulsations de nos cœurs alors qu’elles affichaient deux fois la même image. Et la troisième… « Oh non c’est trop bien j’ai gagné !! » m’exclama la victorieuse interne. « Oh mon dieu… OUAAAAAAAAAIS ! » m’écriais-je comme un gamin, comme si j’avais gagné moi-même. Après tout, c’était ma machine, hein, faut pas déconner ! Et dans l’euphorie du moment, accompagné de milliers de confettis, du mot « Jackpot » clignotant sur le haut de la machine, des applaudissements de personnes inconnues qui s’afféraient autour de nous ; je me levais, attrapant June dans les bras pour la soulever et la faire tourner.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Lun 31 Juil - 17:55

Que faire à Vegas si ce n’est faire la fête et boire jusqu’au bout de la nuit, ou danser ou jouer … A vrai dire je n’étais venue pour aucun et j’avais pour but de surveiller mes amies. Le truc c’est que je les ai perdues pour le moment ou bien ont-elles jugés qu’il fallait me laisser seule avec le beau et séduisant mec à qui je tenais compagnie pour le moment. Oh ça pour sûr qu’il était agréable à regarder et qu’il était vraiment adorable. Du moins, il l’est lorsque nous travaillons à l’hôpital. Et puis il n’est pas n’importe qui non plus, c’est un grand chirurgien avec qui j’ai la chance de pouvoir exercer ma pratique. Enfin, en tant que médecin c’est tout, il ne faut pas se méprendre il n’est que mon simple professeur et tout s’arrête là. Mais alors que je m’exclame que j’aimerais essayer sur sa machine et que je me retrouve à vaciller sur mes talons hauts je me demande bien si ce n’est que ça finalement, si je ne serais pas un tout petit peu attirée par le docteur sexy. Une fois assise sur ses genoux je me dis que je pousse bien loin le vice et que cela ne me correspond vraiment pas, que je ne suis pas comme ça … Mais à quoi bon, nous sommes à Vegas il n’y a rien de bien pire qu’il puisse se passer ailleurs ! Je rigole à sa remarque et hausse un sourcil tout en lui répondant. « Essaye donc d’enfiler cette paire de chaussure et de boire quelques verres ensuite, on en reparlera ! » Et je maintien que c’est un véritable exploit que je ne sois pas encore tombée depuis le début de la soirée avec ce genre d’escarpins à mes pieds. Quelle drôle d’idée mes amies ont pu bien avoir de vouloir s’habiller comme les reines de la soirée alors que nous allions, enfin qu’elles devaient boire jusqu’à n’en plus pouvoir tandis que je joue le rôle de la sobre qui essaye de tenir les cheveux de la première qui sombre la tête la première dans les toilettes. C’est vrai que je n’avais pas le bon rôle pour le coup … Mais les choses ont changées à partir du moment où j’ai commencé à prendre le cocktail magique avec alcool alors que je le pensais vide de ce vice. Mais je fini tout de même pas activer la machine à laquelle je viens de m’installer avec ce merveilleux docteur McCarthy sur lequel je venais de m’asseoir délicatement sur le bout des genoux. Je regardais les trois petits symboles s’affichant à l’écran et ce fut l’explosion de joie lorsque les trois s’alignèrent parfaitement sur le même petit dessin, jackpot bon sang jackpot ! Je me suis relevée d’un seul coup en applaudissant moi aussi en regardant les gens aux alentours qui faisaient de même, aucune idée de pourquoi je le faisais aussi mais je le faisais et c’est tout. Puis ce fut Josh qui se leva et il m’attrapa dans ses bras en me faisant tournoyer, ce geste m’aurait valu de devenir rouge comme une pivoine avant mais c’était sans compter sur l’aide de l’alcool. « Il faut ABSOLUMENT fêter ça ! » M’exclamais-je alors avant de laisser l’alcool et la joie du moment parler et de planter mes lèvres sur les siennes juste avant qu’il ne me dépose sur le sol. Avec les confettis et la musique et tous les gens autour on aurait pu croire à une demande en mariage, la bonne blague !

Je rassemblais notre petit pactole dans une boîte prévue pour les jetons et aller ensuite les échangés au bureau non loin de là. De ma main libre, j’attrapais celle de Josh pour l’entrainer lui et notre petit trésor pour l’échanger. Une fois devant le type en question et je lui crie « JACKPOOOT » tout en affichant un joyeux sourire en me tournant vers Josh. « Mais, qu’est-ce qu’on va faire de cet argent ? » Non vraiment, je n’ai aucune idée de ce qu’on peut faire avec cette somme alors que nous sommes ici et que j’ai bu bien trop que pour comprendre la suite des évènements. Le gars nous donne l’équivalent des jetons en argent et je me tourne alors une nouvelle fois vers Josh. « Je sais ce qu’on peut faire ! Et si on leur demandait leur suite la plus chère pour la nuit en se faisant passer pour des emmerdeurs à en mourir et commander du champagne ?! » Franchement, je trouvais mon idée absolument géniale, surtout à l’idée de pouvoir faire chier ceux du room service qui sont toujours super désagréables avec ceux qui ne réservent que des petites chambres dans leur établissement. Je souriais comme une gamine venant de recevoir son cadeau de Noël et qui n’avait qu’une seule hâte : de l’ouvrir et de pouvoir jouer avec toute la nuit. « Oh s’il te plaiiiit dit oui ! Ce ne serait pas drôle si je le faisais toute seule ! » Et franchement, je jure solennellement que mes intentions sont pures et bonnes et non mauvaises malgré le baiser que je lui ai planté il n’y a pas plus de quelques minutes ! C’est même limite si je ne l’avais pas déjà oublié dans la joie du moment même ! En fait non, je n’ai rien oublié du tout mais c’est l’idée que j’aimerais faire passer à mon boss pour qu’il oublie que je l’ai embrassé et que je ne sais absolument plus où me mettre depuis ce premier léger incident de la soirée.
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Dim 13 Aoû - 19:36



June & Josh



Le jour où tout a basculé.




La soirée s’annonçait divine. Nous étions à Vegas, dans un casino, avions bu au moins quatre bonnes bouteilles de champagne et avions déjà dépenser tout un tas d’oseille sans avoir laissé couler une seule larme. Parce que oui, l’échec faisait mal en temps normal. Mais là, nous étions déjà bien trop éméchés pour nous rendre compte de la thune qui avait été engloutie par les différentes machines. Enfin… De leur thune, parce que je n’avais encore déboursé aucun argent de ma poche. Pour le coup, je m’en étais plutôt bien sorti. Peut-être que je m’étais aidé de mon haut quotient intellectuel au bon moment afin de pigeonner mes amis au mieux. Parce qu’en réalité, c’est eux qui raquaient depuis deux bonnes heures, et moi, j’étais juste planté derrière sans toucher une seule carte, machine ou jeton, criant à la victoire alors que les échecs s’accumulent chaque minute. Mais qu’importe, ils arrêteront quand ils auront déboursé tout l’argent sur leur compte. Personnellement, je m’exilais de mon côté. Ou alors, c’est eux qui étaient partis dans l’autre sens. Je ne me souvenais plus comment je m’étais retrouvé seul au milieu des machines à sous, but i don’t care, j’allais jouer mon premier dollar de la soirée. Et au premier coup, je n’avais pas gagné de l’argent, mais de la compagnie. June McGregor, ou l’interne la plus silencieuse, intelligente et magnifique de l’hôpital. Wow, tu déconnes Josh. Mon jugement envers June était carrément obscurci par l’alcool que je devais avoir dans le sang. Après tout, je ne devais pas penser de cette façon, ce n’était que mon interne, rien de plus. Et elle resterait mon interne, c’est tout, c’est dans l’éthique, la morale, le code de l’hôpital, tout ce que tu veux. Nous n’étions pas dans Grey’s Anatomy où tout le monde couche avec tout le monde et ça ne choque personne. Et puis, elle n’était qu’une interne, même pas une chirurgienne accomplie. Du coup, on ne jouait pas dans la même cour, nous n’étions pas dans la même catégorie. Et puis… Pourquoi je pense à ça moi ? Jamais je n’ai envisagé June comme une potentielle conquête ! Ok, elle est belle, même très belle, voire carrément magnifiquement magnifique, mais… Ok ok, c’est l’alcool qui parle. « Essaye donc d’enfiler cette paire de chaussure et de boire quelques verres ensuite, on en reparlera ! » répondait-elle alors qu’elle venait de s’asseoir sur mes genoux d’un élan naturel. Parce que, oui, on aurait pu croire à cet instant que c’était tout à fait normal, que nous étions hyper proches et de bons amis, alors qu’il n’en était rien et que notre relation à présent n’était que professionnelle, d’une interne à son titulaire. Mais il faut dire qu’elle était particulièrement en beauté ce soir, ça lui changeait clairement de la blouse blanche qui la rendait plus que stricte. Et là, sans que vraiment je ne comprenne ce qu’il se passe, l’alignement des trois symboles identiques, la musique et les confettis, les applaudissements, le tournoiement de June dans mes bras… « Il faut ABSOLUMENT fêter ça ! » … Et… Les lèvres de June contre les miennes. Certainement l’euphorie, mais j’arrivais quand même à être surpris, sans que ça n’atteigne mon hystérie du moment. JACKPOT LES GARS !

Si je vous disais que je n’étais pas perturbé par ce baiser des plus furtifs, ce serait mentir. Tout d’abord parce que je me rendais compte que ce n’avait pas du tout été désagréable, alors que j’ai toujours trouvé June McGregor sans grand intérêt. Deuxièmement, parce que la blonde me surprenait, dans un sens des plus positifs, car elle semblait dévergondée, alors que j’avais toujours trouvé qu’elle avait un balai dans le derrière. Oui, je pouvais dire que j’avais plutôt aimé. Ce qui avait le don de me perturbé réellement, alors qu’elle semblait tout à faire normale de son côté, du genre qu’il ne s’est absolument rien passé ou que tout était normal. Et puis, sa main était douce. Ouais, détail important. Détail important parce que ça devait être trop apaisant d’avoir une main aussi douce caressant son torse. Ouais, j’ai des pensées spéciales, et alors ? Je la voyais différemment. J’adorais. « Je sais ce qu’on peut faire ! Et si on leur demandait leur suite la plus chère pour la nuit en se faisant passer pour des emmerdeurs à en mourir et commander du champagne ?! » me dit-elle, m’échappant de mes pensées, alors qu’elle exposait tout l’argent gagné. « Franchement, June… Je ne te pensais pas aussi… » Attirante. « Fun ! » Et il est vrai que c’était une réelle surprise. « Oh s’il te plaiiiit dit oui ! Ce ne serait pas drôle si je le faisais toute seule ! » insistait-elle alors que j’avais déjà pris ma réponse depuis des lustres déjà. « JE SUIS CARRÉMENT POUR, OUAIS ! » criais-je comme un demeuré, surtout dû à tout l’alcool ingurgité, prêt à fêter ça comme il se doit avec la ravissante blonde. Désormais, c’était à moi d’attraper sa douce main, afin de nous diriger ensemble vers le comptoir de l’hôtel. « Bonsoir mon gentilhomme. Nous souhaiterions, la ravissante femme qui m’accompagne et moi-même, votre MEILLEURE chambre. Vous savez, votre plus belle suite, la plus chère, celle que vous avez honte de filer parce que vous hurler à chaque fois que vous voyez le prix exorbitant de celle-ci. Ouais, tu vois, elle, on la veut. » ordonnais-je presque, d’une attitude bien hautaine, au maître d’hôtel, alors que ma main était posée dans le bas du dos de la demoiselle. Et vous voulez que je vous dise ? J’adorais jouer à ça avec elle. « Oui, bien sûr. Le prix de la chambre pour la nuit est de… » - « Tututut, ne perdons pas de temps à parler prix et amenez-nous directement à notre chambre ! » le coupais-je directement. Non, parce que bon, nous n’avons pas que ça à faire.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Mer 16 Aoû - 18:33

Je ne pensais pas qu’il allait marcher dans mon jeu, ni d’ailleurs qu’il partage carrément ma joie ! Le petit truc le plus perturbant du moment c’est que je ne contrôlais absolument plus les évènements qui s’enchainent bien trop vite. Je lui ai sauté dans les bras, il m’a fait tournoyer comme une princesse dans les airs et … Je l’ai embrassé. La belle erreur. Mais il ne semble pas s’en être vraiment rendu compte et tant mieux. Il ne relève rien, ne dit absolument rien et me dit même que je suis fun. Ca veut dire quoi fun ? Que je suis sympa ou bien je suis ennuyeuse et il ne veut pas me l’avouer ? Et pourquoi je stress autant sur l’avis qu’il peut éprouver sur moi ? Non mais ça ne me ressemble absolument pas tout ça … Mais je continue sur ma lancée, j’ai envie de partagée la soirée avec lui tout en usant de l’argent que nous venons de gagner. Le fait est que j’avais aussi perdu mes copines de voyage et que je n’avais pas non plus très envie de me retrouver toute seule et puis c’est toujours bien plus marrant de pouvoir partager des bêtises à deux. Surtout quand on gagne cet argent avec la personne, au moins nous sommes tous les deux dans la même euphorie et la joie est bien mieux communiquée encore ! Et je ne suis qu’une immense boule de joie lorsqu’il finit par accepter mon offre de nous payer la plus belle suite de l’hôtel pour la nuit. Je n’imagine même pas le nombre de personnes complètement dingue ils devaient croiser ici lorsqu’il il y a un jackpot qui tombe ! Et cette fois, c’est lui qui me prend la main pour pouvoir m’entrainer avec lui vers le comptoir de l’hôtel et de prendre un air hautain qui me donnait vraiment envie de rire. Mais je gardais tant bien que mal tout mon sérieux tandis qu’il expliquait avec cette voix vraiment insupportable qu’il prenait des fois lorsqu’il s’énervait sur un des internes au boulot. C’est étonnant mais pour le moment je ne craignais absolument pas cette voix, j’en riais même ! Mais intérieurement sinon il ne serait absolument pas crédible face à l’homme de la réception. Et lorsque celui-ci voulu donner le prix de la chambre, Josh l’interrompit immédiatement pour le faire taire en lui disant de nous y amener tout de suite. Mais non mon Dieu nous allons nous faire passer pour des …des … animaux en manque de sexe ! Oui voilà je l’ai dit ! Dans ma tête mais je l’ai dit ! C’est là que j’interviens pour tenter d’amortir la chose … En espérant amortir quelque chose ! « Et j’espère que les fraises et le champagne seront servi avant que nous arrivions dans la chambre. » Je prenais le même ton hautain que Josh venait d’emprunter plus tôt.

L’homme semble soupirer mais fini par passer un coup de fil et ensuite il se leva tout en prenant les clés de la chambre en question. Je pris le bras de Josh tout en gardant une attitude digne d’une aristocrate dont ma mère pourrait réellement être très fière si elle me voyait à l’instant. Enfin elle serait fière si l’homme était un homme avec un titre et de la richesse ainsi qu’un emploi très respectable, quoi que chirurgien c’est pas mal ! Donc elle serait fière. Je peux monter  dans cette chambre la conscience tranquille. Nous sommes montés dans un ascenseur presque tout de verre ainsi la vue sur la ville qui s’étendait devant nous était vraiment magnifique. J’en avais les yeux brillant tout en contemplant la ville éclairée, resserrant ma prise sur le bras de Josh.  « C’est magnifique… » Je murmure ce qui arracha un sourire au visage de l’homme de la réception. Je repris un air directement hautain pour reprendre à voix plus haute. « Oui, magnifique pour une petite ville avec très peu de moyens. » Je ne pris pas la peine de regarder l’homme mais j’imagine que son petit sourire dû s’effacer très vite. Les portes finirent par s’ouvrir alors que nous sommes arrivés au dernier étage. Il nous ouvrit les portes de notre paradis d’un soir et nous laissa les clés. Je ne pris pas la peine de le remercier et entrais immédiatement pour vérifier que ma demande soit déjà –là et effectivement c’était le cas ! Je me demande bien comment ils ont pu faire. J’avançais ensuite vers les grandes vitres qui semblaient être toute une partie du mur, dont l’une était une porte ouverte sur l’extérieure. Je passais donc la tête en curieuse que je suis. « Oh bon sang Josh vient voir ! On a une terrasse ! » Je hurle presque pour qu’il m’entende de l’intérieur alors que je continuais ma visite. Et puis ce fut l’extase … « IL Y A UN JACUZZI ! » Je hurle une nouvelle fois alors que je regardais le bain à bulles poster dans un coin reculé de la terrasse, qui est vraiment bien aménagée il faut l’admettre, et filait vers l’objet en question. La lumière était tamisée par de petites lanternes tout autour et une autre faible lumière émanait du jacuzzi en lui-même. J’avais déjà oublié le champagne et les fraises … Je revenais ensuite vers l’intérieur de la suite, l’air franchement dépitée. « J’ai oublié de prendre mon bikini … »
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Mer 16 Aoû - 21:03



June & Josh



Le jour où tout a basculé.




Jackpot. JACKPOT LES GARS ! Ok, ce n’était pas moi qui avait activé la manette et avait réussi à aligner les trois symboles identiques, mais il s’agissait tout de même de la machine que j’avais utilisé et que j’avais chauffé. Oui, c’était très important. Donc c’est comme si cette victoire était la nôtre, à nous deux. Et ça, la petite blonde de McGregor l’avait bien compris sans que je n’aie à faire le mec radin au possible en hurlant à la mort que c’était ma machine et que je l’avais échauffée pour elle, car elle proposait d’elle-même de partager le pactole à deux, en prenant la suite la plus luxueuse et chère de l’hôtel du casino. Mais quelle bonne idée ! Il ne fallait pas me le proposer deux fois pour que je me dirige immédiatement vers le type qui tenait le comptoir de l’hôtel et que je joue au jeu du mec le plus hautain de la planète. Je devais avouer que c’était un don que j’avais naturellement. Il m’arrivait d’ailleurs de l’employer au travail, June ne devait que trop le connaître quand je m’adressais aux petits cons qui faisaient leurs malins en se qualifiant de « docteur mamour ». T’as vraiment l’impression de ressembler à Derek Shepherd avec ta tête de flan ? Sérieusement… Bref. Là, la tête de flan, c’était le gars qui nous faisait face dans son petit uniforme sans aucun pli et sourire d’abruti. Si je le prenais de haut ? Complètement ! Si ça m’amusait ? Assurément ! « Et j’espère que les fraises et le champagne seront servi avant que nous arrivions dans la chambre. » Mais c’est que la McGregor savait également maîtrise le langage hautain, ma foi ! Cette nana me plaisait de plus en plus. D’autant plus que la combinaison fraises et champagne, c’est quand même la base. Elle connait les bases. Mais impossible de montrer un air amusé sur mon visage devant le majordome, je devais rester sérieux. Intérieurement, je riais aux éclats. Le pauvre gars semblait totalement déconcerté mais se contentait de simplement soupirer au téléphone. « Veuillez me suivre, s’il vous plait. »

L’ascenseur donnait tout de suite les bases : luxe, démesure, magnificence. June me faisait hurler de rire en utilisant cet air hautain qui ne lui allait que très peu. Mais elle se donnait la peine, c’était mignon. Elle était carrément mignonne même… D’autant plus avec sa façon de me serrer le bras. Me serrer le bras comme si nous étions proches, alors qu’en réalité elle n’était que mon interne. Mais bizarrement, ce soir, c’était tout autre. Différent. Plaisant. Nous surplombions la ville de Vegas un peu plus à chaque étage. Combien y avait-il d’étage dans cet hôtel ? Un simple coup d’œil vers les boutons me donnait le tournis. Et bien sûr, nous avions notre suite dans les derniers étages afin d’avoir la meilleure vue possible. Nous arrivions donc devant les portes de notre suite pour la nuit. Je n’avais qu’une envie : pousser les portes, hurler comme un gamin, courir partout, prendre des milliers de photos et les poster sur les réseaux sociaux avec pour message « bitch better have my money ». A la place de ça, je restais dans la contenance extérieure la plus totale, n’arborant qu’un très faible sourire face à l’hôte. Hôte qui disparaissait assez rapidement après nous avoir ouvert les portes de notre demeure nocturne. C’est en posant un pied dans la suite que je repensais à mes potes qui m’avaient totalement abandonné, ou que j’avais totalement abandonné, je ne savais plus. Là, je devais clairement passer une meilleure soirée qu’eux. S’ils avaient été avec moi à la place de June McGregor, ça ne se serait pas passé de la même façon. Non. L’un aurait dit « elles sont où les putes comme dans les films ? » dans sa vulgarité la plus complète ; pour que l’autre fume un cigare cubain trouvé dans une petite boite en bois ; alors que le dernier se serait simplement foutu à poil et courrait l’asticot à l’air dans toute la pièce. Finalement, avec June, c’était plus calme. Et, aussi bizarre que ça puisse paraître, je n’avais envie de partager ce moment qu’avec elle. Peut-être parce que cela n’aurait pu être possible si elle n’avait pas été là, qu’on s’était trouvé aux machines à sous et qu’elle avait activé la manette. Ou simplement parce que j’avais envie d’être avec elle à ce moment-là. Juste elle et moi.

« Oh bon sang Josh vient voir ! On a une terrasse ! IL Y A UN JACUZZI ! » hurlait-elle de la terrasse alors que je testais directement le moelleux du matelas avant toute chose. Et le vrai bonheur, c’était de foutre ses pompes sur la couverture sans aucun remord. « UN JACUZZI ? » redemandais-je confirmation juste ensuite, dans l’unique but de savoir si j’avais bien compris avant de me foutre à poil et d’y sauter. « J’ai oublié de prendre mon bikini … » répondu une June des plus attristée en revenant à l’intérieur. Un bikini… Qui avait besoin d’un bikini, sérieusement ? « Tu m’as embrassé tout à l’heure… Nous sommes assez proches pour que tu te mettes nue, non ? » rappelais-je en m’approchant d’elle avec ce petit sourire taquin. Juste histoire de la mettre mal à l’aise, c’est pour moi, ça me fait plaisir. « Ne me dis pas que tu vas te priver de jacuzzi pour ça, voyons… » ajoutais-je d’une petite voix, lui faisant comprendre que ça n’allait pas m’arrêter pour ma part. « Allez, si tu veux, je fermerais les yeux. » assurais-je à la blonde en retirant mes chaussures à l’aide de mes pieds, puis mon tee-shirt en le jetant directement sur le lit, déboutonnant ma ceinture… D’un air serein, je prenais déjà le chemin en direction du bain à remous. « Rejoins-moi, si jamais tu changes d’avis. » finissais-je par dire à l’anglaise, me retournant pour lui adresser un clin d’œil, attrapant au passage la bouteille de champagne pour la prendre avec moi et l'obliger à venir.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Dim 20 Aoû - 13:22

Je suis juste complètement dépitée de ne pas avoir pensé à prendre de maillot pour mon séjour. C’est vrai nous sommes à Vegas et il y a bien des piscines cachées un peu partout non ? J’aurais peut-être pu avoir un jacuzzi aussi dans la chambre que je partage avec une amie et j’aurais aussi été embêtée de ne pas avoir pris de maillot. Je me vois aussi mal téléphoner à la réception de l’hôtel pour leur demander s’ils vendent ce genre de choses dans leur petite boutique. Oh non, je risque de me retrouver avec un deux pièces vulgaires que je ne supporte pas et très moche. Non il fallait que je trouve absolument quelque chose pour pouvoir profiter du bain à bulles et d’être recouverte de quelque chose. Je frémis lorsque Josh évoqua notre baiser au casino … Et mince il n’avait donc pas effacer ce léger et petit épisode de la soirée ! Mais pas question qu’il me voit nue tout de même ! « Je ne viendrais pas nue dans ce jacuzzi ! » Fis-je avec une mine outrée et choquée qui ne m’allait pas vraiment car en l’instant même j’avais plutôt envie de céder à mes pulsions de June la bourrée qui mourrait d’envie de transgresser les règles établies pendant tant d’années par mes parents. Le sourire de mon titulaire me donnait aussi envie de fondre, de craquer et de le rejoindre sur le champ pour me retrouver tout contre lui dans l’eau. Il me tentait, il me tentait bien trop et s’il continuait à insister de la sorte je sentais bien que j’allais le rejoindre immédiatement et sans demander mon reste. Mais mon esprit restait un minimum lucide malgré les effluves d’alcool qui l’embrumait. « Non, non, non ! Je sais très bien que tu ne garderas pas les yeux fermés ! » Tentais-je de me sauver en essayant de toutes mes forces de me convaincre de la chose. Puis il finit par disparaitre sur la terrasse en me disant de le rejoindre si je changeais d’avis … Mon Dieu, s’il savait.

Mais le traire, le fourbe, il prit la bouteille de champagne avec lui lors de son escapade vers le jacuzzi ! Moi qui était déjà prête à lui dire que la bouteille était restée avec moi à l’intérieur et attendait également d’avoir un bikini ou tout autre maillot de bain pour pouvoir se joindre à notre petite fête privée ! Je soupirais. « Traitre ! Tu as oublié les fraises ! » Criais-je de l’intérieur de la pièce en donnant un coup de pied dans le vide comme le ferais une petite fille dans une situation sans issue. Je boudais vraiment, d’une part d’avoir été bête de ne pas avoir pris de vêtement de bain et aussi parce que je mourrais d’envie de me retrouver dans les bulles en compagnie de Josh et de la bouteille de champagne que j’avais commandé. Parce que oui, il s’agissait de ma commande et non pas de la sienne ! Je soupirais en regardant autour de moi. Il est vrai que la suite était vraiment magnifique et la vue imprenable. Mais … Mais oui ! Je suis dans un hôtel étoilé et dans une pièce qui est l’une des plus belles suites de l’hôtel ! Je frappais des mains, heureuse d’avoir enfin trouvé une solution à mon problème. Je filais alors dans la salle de bain de la chambre, grande baignoire magnifique qui me donnait envie de prendre un bon bain chaud, toute de marbre et je me sentais presque comme une princesse … Tout cela m’éloigne de ce que je cherche. Je regardais alors derrière la porte et bingo ! « C’est trop génial ! » Je m’exclame en prenant l’un des deux peignoirs entre les mains. Ni une ni deux, mes vêtements furent empilé soigneusement au bord d’une petite étagère, soutien et culotte retirés également je n’en avais pas de rechange dans l’immédiat de la chambre. J’enfilais alors le peignoir en veillant à bien le nouer à la taille et qu’on ne puisse pas voir ma poitrine. Une fois assurée que tout allait bien, je filais vers la terrasse.

« Regarde ! J’ai trouvé une solution ! » Fis-je à Josh fière de mon invention tout en me rendant dans le bain à bulles. Je prenais soin de faire attention à ce que les mouvements de l’eau ne fasse pas remonter les bas du peignoir plus haut que le bas de mes cuisses. Et pour tout dire, je suis vraiment fière du résultat ! Malgré le regard désespéré de Josh. Mais … Mais d’ailleurs, lui non plus n’a pas de maillot ! Choquée je me tourne vers lui, n’osant absolument pas jeter un coup d’œil sous l’eau et dans sa direction. « Dit moi que toi aussi tu as trouvé une solution bizarre et que tu portes quelque chose … » J’osais à peine respirée tant j’étais mal à l’aise. Il me fallait de l’alcool et très vite ! Je me servis un verre de cette merveilleuse bouteille de champagne et la bu d’un trait. Bon sang, le lot d’erreurs que j’aurais pu faire lors de cette soirée !
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Lun 21 Aoû - 18:46



June & Josh



Le jour où tout a basculé.




Finalement, avoir été abandonné ou avoir abandonné mes potes, n’était pas une si mauvaise chose. Je ne savais pas si c’était l’alcool qui changeait la perception des choses, qui me faisait parler à June d’une manière complètement différente d’habituellement. Car, était-ce une façon de parler à son interne, comme je le faisais depuis que je l’avais croisée ? Non, aucunement. Mais tout semblait différent à Las Vegas. Déjà, nous n’étions pas à Los Angeles, et encore moins dans l’hôpital où nous travaillions. Des changements majeurs qui changeaient les choses du tout au tout. La situation, le contexte, nos dialogues, nos contacts… Rien n’était pareil. J’apercevais, à Las Vegas, une June plus dévergondée qu’elle ne le paraissait à l’hôpital. Mais voilà que la prude que je connaissais que trop bien faisait son retour. « Je ne viendrais pas nue dans ce jacuzzi ! » Eh merde. Pas que j’avais spécialement envie de la voir nue, hein… Ou… Quoique. Je verrais bien ce qu’il se cachait sous cette blouse de l’hôpital, ou bien sa petite robe du moment. « Non, non, non ! Je sais très bien que tu ne garderas pas les yeux fermés ! » ajoutait-elle, offusquée, tandis que je me contentais de hausser les épaules en souriant, accompagné d’un « Peut-être que oui, peut-être que non… » J’étais d’humeur joueur ce soir. Ce n’était pas ces dernières paroles qui allaient la réconforter dans sa démarche de venir me rejoindre, mais je tentais toutefois en lui disant qu’elle pouvait me rejoindre si jamais l’envie lui prenait. Jamais je ne me serais permis de parler de cette façon à l’hôpital. Mon dieu, non. Mais l’alcool avait cet effet de rapprocher les gens en une fraction de seconde. Rapprocher un titulaire de son interne, en l’occurrence. J’étais toujours très professionnel, m’exprimant dans un langage soutenu, ne faisant aucun faux-pas, aucune animosité ou ambiguïté avec un collègue ou patient. Rien. Et là, d’un point de vue extérieur, ouais, ça pouvait porter à confusion. On aurait dit deux proches personnes qui se connaissaient depuis toujours, mais pas au point de prendre leur bain ensemble, puisque la demoiselle semblait réticente à cette idée.

Moi, ce n’était pas le manquement de maillot de bain qui m’arrêtait. Je filais directement vers le jacuzzi sans me poser de question, retirant mes vêtements les uns après les autres jusqu’à finir complètement nu comme un ver. Trempage de petit orteil, température idéale. Petit mouillage de nuque, réflex de médecin. J’y entrais d’un coup après avoir déposé la bouteille de champagne sur le sol, m’ayant servi un verre au préalable, posé sur le rebord du jacuzzi. « Allez McGregor, ramène-toi ! » hurlais-je en direct du bain à remous qui donnait une vue imprenable sur la ville, brillant de mille feux grâce à toutes ses lumières, ses néons et autres projecteurs colorés. Il ne me fallait qu’une petite gorgée de champagne pour comprendre que cette soirée était terriblement géniale. Là, je me sentais carrément dans mon élément. Ouais, j’ai des goûts de luxe, que voulez-vous. Je sirotais, en l’absence de June, quelques flopées de bulles. Et si elle râle parce que j’ai commencé à boire sans elle, elle n’avait qu’à se magner le fion et pas péter un scandale parce que MADAME n’a pas pris son maillot de bain. Elle n’avait qu’à y rentrer les fesses à l’air et ne pas poser de questions. J’vous jure, les femmes… D’autant plus une femme comme June, si… Prude, calme, timide… Tellement de choses qui ne m’attiraient aucunement. Mais bon, elle n’était pas trop mal, donc ça rattrapait le reste. « Regarde ! J’ai trouvé une solution ! » s’exclamait-elle en réapparaissant d’un seul coup devant le jacuzzi, après avoir crié au scandale que les fraises avaient été laissées à l’intérieur. Un peignoir… Je rêve ou elle portait bien un peignoir ? Mon dieu… Cette nana était vraiment étrange. « Elle est toute pétée ta solution, tu ne vas pas être confortable en plus de ne pas avoir toutes les petites bulles directement sur ta peau… » m’outrais-je, en buvant une énième gorgée de champagne. Sacrilège, elle plombait carrément l’effet d’un bain à remous. Enfin, elle faisait ce qu’elle voulait, mais c’était juste dommage. Et puis, c’était également dommage que je ne puisse pas me rincer l’œil le temps d’une micro-seconde…

Nous étions enfin tous les deux dans le jacuzzi, et un moment de gêne s’installa pour l’interne. Car, si elle avait un peignoir, ce n’était pas mon cas. Je n’avais pas de maillot de bain non plus. A quoi bon ? Au moins, je ressentais directement les petites bulles partout où il fallait, si vous voyez ce que je veux dire. Ça me rendait tout chose. « Heureusement que tu ne te sois pas spécialisée en andrologie si tu es gênée comme ça… » dis-je en riant, montant toutefois les yeux au ciel. Ou bien en gynécologie ou proctologie, ça revenait au même, elle n’aurait pas supporté la petite. Une façon de dire que non, je n’avais aucune solution miracle ou étrange cachée sous l’eau. Juste mon anatomie qui prenait l’air, enfin, l’eau. Mais voir cette gêne m’amusait. Elle m’amusait tellement que je me rapprochais tout doucement de l’anglaise, passant mon bras par-dessus ses épaules et lui adressant un regard charmeur. « Ne me dis pas que tu n’as jamais été confrontée au loup, quand même… » Juste histoire d’enfoncer un peu plus la blonde dans sa gêne. Si elle rougit, j’estimerais que j’ai gagné. « Une si jolie femme que toi… » ajoutais-je en caressant du bout de mes doigts sa nuque. Il était clair que, à ce moment-même, le travail était bien loin et l’alcool un peu trop présent.


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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Jeu 24 Aoû - 16:35

IL est choqué lorsque je me ramène avec mon peignoir sur le dos. Il voudrait même que je le retire pour être soit disant plus à l’aise ! Non mais il se met le doigt dans l’œil lui ! Mais l’histoire des petites bulles partout sur ma peau me fait carrément frissonner et pour tout avouer je n’imagine pas que les petites bulles sur ma peau. Oh non, mon Dieu voilà que je commence à penser à faire des choses avec Josh ! Non mais sérieusement June il est grand temps de se reprendre ! Mais comme une bêtise en entraine une autre, parlons-en bien sûr ! Voilà que lui, il ne porte pas de maillot. Mais oui, il se retrouve complètement nu dans un jacuzzi avec une fille qu’il connait à peine et il n’est absolument pas gêné de se retrouver sans aucuns vêtements devant moi. « Ma solution est parfaite et tu aurais dû en trouver une aussi ! » Je râle alors que je tiens mes yeux vers le haut et ne surtout pas regarder vers les fameuses petites bulles qui vont partout tout partout ! Ce garçon est complètement malade ! On ne se met pas complètement nu avec une fille qu’on connait à peine ! Je vais devoir le répéter combien de fois dans ma tête pour qu’il le comprenne ? Non, tout devient logique rien que d’y penser vu que je ne prononce pas ses mots à voix haute. Peut-être parce que je suis un tout petit peu curieuse ? Vraiment rien qu’un tout petit peu alors. Mais je ne baisse pas les yeux pour autant, je suis polie moi. Et je suis une McGregor aussi, on en fait pas ce genre de choses dans ma famille. Enfin, personne ne portant mon nom ne se serait retrouver dans une situation pareil, j’en suis certaine.

Mais c’est qu’il se moque de moi en plus, je boude en me mettant dos à lui et croisant fermement les bras devant moi. « Je ne suis pas gênée ! C’est juste une question de principes. » Je râle tout en restant mais je suis bien incapable de résister bien longtemps et me retourne dans la demi-seconde suivante avec un grand sourire aux lèvres. « Tu ne pourras pas te vanter de m’avoir vue complètement nue dans un jacuzzi ! » Je me sens un petit peu plus victorieuse sur le coup et aussi très fière de moi et de cette idée de génie.

Bien entendu, c’est sans compter sur l’enthousiasme de Josh ! Car le voilà qui se rapprocher doucement de moi et sa question … Oh mon Dieu cette question ! Comment peut-il oser ? Je me mets à rougir instantanément et je portais directement mes mains à mon visage en le sentant roussir. « Non mais ce n’est pas une question appropriée ! » Je suis outrée, choquée et tout un tas d’autres mots que je ne trouve pas sur le moment. Mais en complément de tous ces jolis mots que je peux sortir, je me sens également frissonnée à l’idée qu’il se rapproche de moi et que sa peau frôle la mienne. « J’ai déjà eu quelqu’un, juste un, c’est tout. » Ah oui, voilà pourquoi je ne parle généralement jamais de ma vie amoureuse avec des personnes qui sont bien trop qualifiés sur le sujet. Josh étant une personne qualifiée sur le sujet. Il va très certainement se moquer de moi voir pire. Mais alors que mes mains restent fixées sur le rouge de mes joues, la ceinture du peignoir en profite pour se faire la belle. Bien entendu je ne remarque rien, je ne remarque rien du tout jusqu’à ce que je sente les fameuses petites bulles un peu trop fortes sur ma peau. C’est sûrement parce que je ne sais plus où me mettre alors que Josh caresse ma nuque du bout de ses doigts. Je vois bien où il veut en venir et moi aussi je dois avouer que j’en ai envie.

C’est alors que je sentis les fameuses petites bulles exercées une pression un peu plus forte sur ma peau, je suis donc bien obligée de baisser les yeux vers l’eau, de pouvoir vérifier en un seul coup d’œil qu’effectivement Josh ne porte rien du tout mais aussi de remarquer enfin que mon peignoir s’ouvre pour laisser une vue vertigineuse sur ma poitrine. Mes mains agrippèrent directement les deux côtés pour le refermer et le tenir fermement autour de moi. « Il va falloir commander plus de champagne, vraiment beaucoup plus de champagne ! » Je garde le peignoir fermé d’une main, l’autre prenant ma coupe de champagne pour en vider le contenu d’un trait.
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Mer 27 Sep - 4:11



June & Josh



Le jour où tout a basculé.




Cette soirée était étrange. Très étrange. Tout en étant carrément démente. Je devais avouer que j’appréciais clairement ma soirée. Il faut dire que je me retrouvais tout de même au dernier étage de l’hôtel du casino, dans la plus grande suite possible qu’ils proposent, avec jacuzzi, champagne et fraises. Que demander de plus ? Certainement des gonzesses. Beaucoup de gonzesses. Une qui me déposerait carrément les fraises directement dans ma bouche, une autre qui porterait ma coupe de champagne et l’autre qui me tiendrait compagnie dans le jacuzzi en se pliant à tous mes ordres. Ouais, le plaisir total. On peut rêver, non ? Au lieu, en rouvrant les yeux, me réveillant de mon rêve, j’apercevais June McGregor et son peignoir. Mon dieu… Cette fille était carrément spéciale, très étrange. Quelle personne, normalement constituée, aurait eu cette idée complètement stupide d’enfiler un peignoir dans un jacuzzi ? Quelle prude. June McGregor était le synonyme exact des femmes incompatibles avec ma personne. Nous n’étions pas du même monde, nous n’avions pas les mêmes centres d’intérêts ou que sais-je. Elle devait certainement être portée musées et piano à queue, tandis que j’étais plutôt festivals et football. Et finalement, on se retrouvait tous les deux, ensemble, dans un bain à remous, après avoir touché le jackpot sur une machine à sous. La soirée avait tout de même de sacrés points positifs. J’aurais préféré être accompagné d’une Salma Hayek ou d’une Charlize Theron, mais soit. On fait avec ce qu’on a. Puis bon, ça va, en toute objectivité, elle n’était pas mal. Elle était juste très bizarre, mais on en enlève ça, qu’elle n’ouvre pas la bouche et tout ça, franchement ça passe. « Je ne suis pas gênée ! C’est juste une question de principes. » Quelle menteuse ! Bien sûr qu’elle est gênée, c’est flagrant. C’est aussi visible que le nez au milieu de la figure. Mais bon, je vais être gentleman pour ne pas plus la gêner et me contenterais de rebondir sur la fin de sa phrase. « Oh, excusez-moi, Mademoiselle a des principes. » Gentleman mais pas trop, elle était beaucoup trop drôle pour que je ne la taille pas sur ce point. Elle faisait tellement penser à Lisa dans La Petite Maison dans la Prairie. On aurait dit qu’elle vivait au seizième siècle, avec beaucoup trop de principes qui la bridait clairement. « Laisse-moi rire… Me vanter de t’avoir vue nue ? » Elle a cru qu’elle était Eva Mendes ou quoi ? Je laissais s’échapper un rire joyeux, hilare de l’entendre dire de telles choses. Puis je cessais tout de suite de rire, préférant me rapprocher d’elle, la taquinant en caressant sa nuque.

J’aimais jouer avec elle. Pas un jeu malsain ou réellement méchant, non. Juste jouer à la chercher, voir où elle peut aller, voir ce qui la gêne, ce qu’elle apprécie… Elle était si drôle à voir dans son peignoir. Peignoir qui commençait tranquillement à se faire la malle, laissant apparaître sa peau qu’elle espérant tant cacher. Si je comptais lui dire ? Aucunement. Sinon ce n’était pas drôle. A la place, je préférais la taquiner avec des questions gênantes qui avaient l’effet espérer. La blonde était si mignonne quand elle rougissait. Ouais, elle était plutôt craquante et avait la chance de me faire décrocher un sourire. Un sourire qui s’accentuait alors que mon regard s’arrêtait sur l’image de son sein prenant les bulles du jacuzzi. A ce moment-là, je ne pouvais plus regarder autre chose que ce bout de chair qui s’était détaché de l’emprise d’un peignoir plus qu’inutile. « Juste un ? » demandais-je confirmation, prenant note de cette information. « C’est peu… » ajoutais-je ensuite d’une petite voix dans mon coin, alors que je réfléchissais au nombre de conquêtes que j’avais déjà pu bien avoir. Je n’avais pas assez de doigts sur mes mains, ni d’orteils sur mes pieds. Nous étions tellement différents tous les deux… Mais bon, elle avait toutefois du potentiel pour me plaire. Disons que ce bout de poitrine y jouait beaucoup, j’avoue. Disons aussi que ce soir, j’étais chaud bouillant et que j’avais envie de fêter dignement ma sortie à Vegas. Et s’il fallait que ce soit avec June McGregor, ça me convenait également, aucun jugement de valeur. J’avalais une nouvelle coupe de champagne d’une traite, alors que j’avais déjà beaucoup trop bu depuis le début de la soirée. Tellement que je n’avais aucune idée de l’heure qu’il pouvait bien être et que je m’en fichais éperdument. La soirée était loin d’être terminée, de toute façon. Et d’un coup, l’interne s’excitait, réajustant son peignoir qu’elle avait annoncé comme l’idée du siècle et qui n’était finalement qu’un problème. « Il va falloir commander plus de champagne, vraiment beaucoup plus de champagne ! » Je ne pouvais m’empêcher d’exploser de rire, un bon rire joyeux. « Rhooo, c’est bon ! Ce n’était qu’un bout de sein. Je prétendrais n’avoir rien vu si tu préfères. » dis-je en riant, voyant l’embarras de l’anglaise sur son visage. « Tandis que toi, tu en as bien profité pour te rincer l’œil… Je t’ai vue McGregor. » ajoutais-je en lui adressant un sourire en coin, doublé d’un clin d’œil. Certainement que chez elle, quand on voyait un petit bout de téton, on devait directement passer à l’autel pour s’enfiler les alliances. Déjà, elle devait avoir péché pour avoir fait du sexe avant le mariage avec son Gus d’avant là. Elle me faisait décidément trop rire. « Mais finalement, si tu veux que je te dise, je ne pensais pas que tu en avais autant sous ta blouse à l’hôpital. » dis-je, sortant cette phrase dans le plus grand des calmes, entre le fromage et le dessert, comme si c’était normal. On mettra ça sous le coup de l’alcool, hein.


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June H. McGregor
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Dim 1 Oct - 9:56

Et il continue de se moquer de moi bien évidemment mais je fais en sorte d’ignorer tout ce qu’il peut bien me dire pour profiter du champagne et de notre merveilleuse suite des plus chère que nous avons pu avoir ce soir. J’ignore toutes ses remarques auxquelles je ne tourne même pas la tête, je prends juste soin de lui répondre qu’effectivement je ne collectionnais pas les conquêtes et que j’étais plutôt le genre de fille qui ne possédait peut-être pas beaucoup d’expérience dans le domaine. Mais bon sang me voilà en train de parler de ça avec Josh ! Champagne, j’ai vraiment besoin de bien plus de champagne pour affronter toutes les conneries que j’enchaine encore et encore sans vraiment m’en rendre compte. Car dans la suite des erreurs non programmée, vient la fuite de mon peignoir qui avait jugé non nécessaire de rester bien en place autour de moi et qui en révélait bien trop sur mon corps. D’accord nous sommes tous les deux médecins et nous avons tous les deux déjà vu l’anatomie mais dans le contexte actuel il n’y avait rien de neutre dans tout ce que nous étions en train de faire. Et ce dont je tentais vainement de me protéger d’ailleurs car je ne suis pas indifférente sous son charme, sous son sourire surtout qui éclate à chaque fois que je fais quelque chose de travers ou d’idiot. Comme lorsque je remets mon peignoir autour de moi rapidement pour rougir aussitôt telle une magnifique tomate prête à être cueilli. Il rit également lorsque je suggère de commander bien plus de champagne encore pour affronter la sourire et étonnement je ne peux que lui rendre son sourire et me mettre à rire à mon tour. Il faut avouer que malgré la situation quelque peu tendue il arrive à me mettre bien plus à l’aise que ce que je ne pense. Et l’incident fut vite effacer quand il me dit n’avoir rien vu du tout. « Si tu n’avais rien vu, tu ne te serais pas senti obligé de le préciser. » Je souris alors que le rouge me monte aux joues, me rendant compte que je n’étais pas du tout tranquille lorsque je parle du sujet. Mais sa deuxième remarque me fit piqué directement au rouge, je me suis fait remarquée …

« Non, non, non je n’ai absolument rien vu de vraiment intéressait ! » Je mens, je mens très mal même parce que l’alcool n’est vraiment pas quelque chose d’aidant lorsqu’on se retrouve obligé de protéger nos intérêts. « Impossible d’avoir été vue de toute manière, car je suis une experte en discrétion. » Je réplique aussitôt ma première phrase prononcée. J’essaye d’avoir le dessus sur mon léger malaise de parler d’un sujet que je n’aborde que très peu voir même jamais. C’est un peu le genre de discussion proscrite chez les McGregor … On ne parle pas de ça, c’est déplacé ! Mais tout semble permis aujourd’hui et Josh enchaine sur le sujet en prétendant ne jamais avoir pensé que j’en avais autant sous ma chemise. Les joues au rouge à nouveau, un léger sourire au coin des lèvres, je ne sais que répliquer à l’instant et je laisse un petit silence s’installer avant d’oser lui répondre d’une voix assurée grâce au champagne ingurgité. « Si tu veux tout savoir, je ne pensais pas non plus que la marchandise serait aussi intéressante de ton côté. » Je n’ose pas le regarder, je me sens capable de tout après avoir dit ça, une sorte d’adrénaline coulant dans mes veines à pleine puissance. On remerciera l’alcool plus tard aussi.

Je regarde le peignoir, une nouvelle fois il ne m’obéit pas et fini par remonter pour laisser entrevoir ma peau. Je soupire en regardant Josh, il avait bien raison c’était une idée carrément stupide. « Bon, après tout … Nous sommes médecins, pas vrai ? » Je tente de me rassurer tant bien que mal pour ce que je m’apprête à faire, faisant glisser mes bras hors de l’habit détrempé que je porte pour l’enlever complètement tout en laissant mon corps se dévoiler alors que je le lance par terre. Rougissant une nouvelle fois en me rendant compte que la compagnie masculine avec laquelle je me trouve peut m’observer avec trop de facilité à présent. Mais après tout, je m’en moque. Josh a dû en voir bien d’autre que moi avant. Malgré tout je porte un bras pour cacher ma poitrine, simple petit réflexe tandis que je croise les jambes tenter de me cacher un peu plus encore de cette nudité. Le seul nouveau petit souci que je peux avoir ce sont ces fameuses petites bulles qui viennent de partout et me picotent absolument partout et qui me chatouille un peu trop. « Tu as raison, ce n’est pas désagréable au final … » Je murmure alors que j’ose enfin lever les yeux vers lui pour affronter son regard. « Je pense … Je pense que nous allons passer une merveilleuse soirée. » Ce que j’ai en tête à ce moment précis ? Pas grand-chose de vraiment catholique que ma famille approuverait après. J’ai juste envie de pouvoir l’embrasser une fois, de voir ce que ça peut faire d’embrasser Josh McCarthy le grand chirurgien …
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Josh McCarthy
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MessageSujet: Re: Le jour où tout a basculé ♥ Josh   Jeu 16 Nov - 18:41



June & Josh



Le jour où tout a basculé.




June McGregor me faisait beaucoup trop rire. Elle qui semblait si timide, si rangée, si pudique… Face à un homme comme moi, c’était plutôt comique dans le jacuzzi, amenant à des situations plutôt cocasse. Elle qui avait tant traîner à se ramener à mes côtés afin de profiter des petites bulles, elle était revenue munie d’un peignoir. D’un peignoir, sérieusement. Elle m’impressionnait. Elle m’impressionnait dans le sens qu’elle avait de l’imagination, de la ressource, mais également de l’espoir (parce que bon, faut pas se mentir, mais son idée elle était mauvaise d’avance). Mais elle m’impressionnait également dans le sens où je la trouvais plus attachante. Dans le genre qu’elle était mignonne, et qu’elle arrivait à me faire rire. Et une femme avec de l’humour est une femme qui me plait. Certes, c’était un peu de l’humour contre elle, dans le sens qu’elle ne cherchait pas à provoquer des rires, mais tout de même. Et puis, elle était si différente d’à l’hôpital… Oui, elle me faisait craquer, j’avoue. D’autant plus quand son extraordinaire peignoir, aka la solution miracle, se faisait la malle. Celui décidait clairement de l’effeuiller de manière totalement divine, sans même qu’elle ne s’en rende compte, mais en attirant considérablement mon regard vers sa peau mise à nue. Un délice pour les yeux. Devais-je lui dire ? Oh non, elle qui était si fière de sa trouvaille, je ne voulais pas casser toute fierté. Cependant, je ne manquais pas une miette du spectacle. Après tout, je restais un homme. Et que ce soit June McGregor ou une autre femme, j’aurais eu le regard rivé dessus, pour ne pas se mentir. Mais c’était surtout sa tête à cette découverte qui était magique, une vraie perle, une pépite. Ces joues rosies, ce regard pointé vers une aide invisible qui ne semblait pas lui tendre la main, cette gêne presque palpable. Elle était excellente, parfaite. Et je ne pouvais cacher la risibilité de cette situation des plus cocasses. Dans un élan de bonté, je m’impressionnais à vouloir la rassurer. Maladroitement, certainement, mais toutefois avec bon cœur. Ainsi, je pouvais très bien prétendre n’avoir absolument rien vu, si ça la dérangeait tant que ça. « Si tu n’avais rien vu, tu ne te serais pas senti obligé de le préciser. » Dommage, ça ne fonctionnait pas comme technique. « Oups. » m’exclamais-je mécaniquement en posant ma main devant ma bouche. Mais plutôt que de s’arrêter à cela, autant lui dire qu’elle aussi n’a pas hésité à regarder entre les bulles pour voir ce qu’il m’appartenait. Juste histoire de voir si elle assumait, qu’elle était gênée, ou autre. Cette femme m’impressionnait et valait toute mon attention. Et au lieu de ça, que faisait-elle ? Elle niait clairement les faits ? Prétendant qu’elle était experte en discrétion… Mon œil, ouais ! Je l’avais clairement vu loucher sur mon entre-jambe, on ne me la fera pas à moi ! D’autant plus qu’après elle avait relevé la tête, expression de choc. Tellement risible. « Si tu veux tout savoir, je ne pensais pas non plus que la marchandise serait aussi intéressante de ton côté. » … What ? C’était bien June McGregor qui avait dit ça ? Rêvais-je ? Non, à priori, non. J’en étais choqué, tellement que mon regard s’était tourné immédiatement vers elle, les yeux écarquillés sans savoir quoi répondre. C’est qu’elle m’avait clairement coupé le sifflet. Si je m’attendais à ce que la McGregor sorte de telles paroles ? Oh non, aucunement. Je ne la connaissais pas comme ça. Elle se dévergondait, mais à mon plus grand plaisir.

« Bon, après tout … Nous sommes médecins, pas vrai ? » demanda-t-elle d’un coup, tandis que je la regardais, hochant la tête « Bien sûr ! », sans réellement comprendre où elle voulait en venir. Ouais, sur le coup, je ne faisais aucunement référence à mes paroles précédentes. Et que faisait-elle la seconde d’après ? Elle retirait le tissu qui l’enveloppait, maladroitement certes, depuis qu’elle fut était rentrée dans le jacuzzi. A savoir, le fameux peignoir. Bizarrement, je détournais le regard, ne sachant plus où me mettre. Mon dieu, elle me mettait presque mal-à-l’aise. Ou alors, elle me mettait au contraire, beaucoup trop à l’aise. Si vous voyez ce que je veux dire… Je laissais s’échapper mon regard vers l’interne, devenant à mon tour presque gêné. Quel retournement de situation affolant ! Et voilà qu’elle disait que ce n’était pas désagréable… Forcément que ce n’était pas désagréable. Je dirais même que c’est plutôt carrément agréable ! D’autant plus avec une superbe femme nue à ses côtés. « Je pense … Je pense que nous allons passer une merveilleuse soirée. » Mon dieu, je sentais son regard sur moi. Elle me regardait, je pouvais le sentir. Fait pas ta tapette Josh, regarde-la aussi ! Je tournais alors mon regard vers la blonde, tentant de la regarder directement dans les yeux, et non plus bas. Bordel, elle était belle. Nue, avant tout, mais belle. J’avalais une nouvelle coupe de champagne d’une traite, préalablement remplie, avant de redéposer ma coupe, sans même quitter son regard. Il faisait chaud, très chaud, presque trop chaud. Et dans la chaleur de cet instant, je me rapprochais de l’anglaise. Tranquillement, sans brusquer. Tout en passant lentement un bras derrière sa nuque, caressant doucement celle-ci. « Oh oui, une très bonne soirée. » Est-ce que j’aurais eu autant de désir pour June sans tout ce champagne bu ? Qui sait. Mais à l’heure qu’il était, je n’avais envie que d’une chose… C’était de l’embrasser. J’approchais dangereusement mon visage du sien, jusqu’à venir plaquer mes lèvres contre sa bouche. Allait-elle me rejeter ? Oh, au pire, je prétendrais que c’est le champagne qui me donne des ailes !


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