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 Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement - Nataniel

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Isaac S. Rothschild
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MessageSujet: Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement - Nataniel   Ven 9 Juin - 3:21

Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement. Nataniel Brady & Isaac. S. Rothschild
Cette journée commençait comme toutes les autres. Isaac Salomon Rothschild sortait habillé de son complet toujours aussi élégant qu’à son habitude. Ce matin, il décida d’embarquer dans sa voiture Lamborghini jaune. Cette journée avait largement besoin de soleil. La pluie toquait contre le ciment, contre l’asphalte depuis au moins deux heures. Cela en devenait monotone, ennuyant. Isaac y mit donc un peu de couleur comme il savait si bien le faire. Allumant la radio à fond, il souriait …

Enfin, c’était jusqu’au moment où on jouait une chanson d’amour. Grognant de mécontentement après avoir tourné à un coin de rue, Isaac l’éteignit. Et pendant de moult minutes, son sourire disparut. Son humeur broya ce noir si souvent vécu ces derniers mois. Elle ne l’avait pas rappelé. Elle avait quitté la conversation folle de rage puis, plus rien depuis. Isaac soupira désespérément tournant dans le stationnement de l’hôpital arrêtant la Lamborghini à sa place réservée.

- Journée pourrie.

Murmurait-il après avoir couru jusqu’à l’intérieur de l’hôpital. Et dire que précédemment, Isaac appréciait cette journée. Il était heureux. Les mains dans les poches, celle-ci sembla être devenue rapidement morne et sans intérêt. Son esprit était rêveur s’éloignant de la réalité. Il ne pouvait pas arrêter de penser à elle. Pourtant, elle le détestait. C’était clair. Mais ceci lui faisait si mal, tellement mal. Il haïssait tellement l’amour.

Ailleurs, il écouta avec une oreille distraite le discours du directeur de l’hôpital quant à cette séance de bénévolat. Avec toute la volonté que son entreprise lui apportait, Isaac lâcha quelques mots puis, se força un sourire charismatique. Cela faisait des mois qu’il faisait de même et le décès de son grand-père amenait, parfois, une goutte de plus à cette déprime.

- Brady … ?

Il connaissait ce nom prononcé par des infirmières passant non loin. Cela faisait si longtemps toutefois. Si longtemps qu’il n’avait pas vu son ami Nataniel. S’éclipsant de la séance de bénévolat organisée par les Entreprises Rothschild, – de toute manière, son directeur des communications était présent – Isaac allait poser quelques questions sur ce patient Brady. À l’hôpital ? Blessé dans un incendie ? Heureusement pour lui, on lui donna le numéro de la chambre. Isaac en oublia ses autres maux quotidiens alors qu’il montait l’escalier – parce que l’ascenseur était plein à craquer dont certaines fans – songeant ne pas avoir vu Nataniel depuis autant de temps. Il le verrait alors blessé.

- C’est insensé !

Ouvrit-il la porte de ladite chambre d’hôpital à la volée. Son cœur avait battu fort, la culpabilité le rongeait. Nataniel fut son premier véritable ami. C’était avec lui que le jeune adolescent se laissa vraiment aller pour la première fois durant l’année de sa fugue. Il lui avait tout révélé de sa fugue de retour à Los Angeles. Depuis, ils s’étaient revu et revu … Jusqu’à ne plus se voir, car Nataniel disparut au Minnesota.

- Nate ! Mais qu’est-ce qu’il t’es arrivé ? déboulait-il dans la chambre cet air intrigué au visage, mais certainement aussi remplit de peur. Et tu es revenu à L.A. depuis combien de temps ? Tu n’as jamais pensé me dire que tu étais ici ?

Réagit-il au quart de tour dans le simple but d’éliminer cette culpabilité de son cœur. L’impulsivité l’aidait à contrôler ses autres émotions. Il ne savait pas. Il n’avait jamais su et le voir pour la première fois depuis trop longtemps dans un lit d’hôpital blessé lui faisait mal au cœur.

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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement - Nataniel   Ven 9 Juin - 20:28

Ma jolie Daisy venait de quitter ma chambre après m’avoir refait mon pansement. C’est toujours un moment de plaisir de la voir, surtout que nous commençons à bien discuter. J’aime tellement son esprit, c’est… rafraichissant.
Je me sens du coup plutôt bien, là, comme si j’étais un peu shooté. Les médicaments ? Oui, sûrement… Et je sais qu’Otto ne penserait pas pareil, et je sais qu’il a raison, mais je vais quand même continuer de dire que ce sont les médicaments qui me font battre le cœur un peu trop vite et qui me donne cet état second.

Et puis c’est la descente immédiate, dur retour à la réalité, quand mon téléphone vibre et que je vois le nom qui s’affiche sur l’écran. Heureusement, c’est un message, ma « femme » ne m’appelle pas. La dernière personne que j’ai envie de voir, c’est bien elle.

T’es où ?

Voilà, bienvenue dans ma vie. C’est comme ça que Ellis me parle. Pas de bonjour ni de formule de politesse. Et je vais parler le même langage qu’elle.

A l’hôpital
, je réponds illico.

Ca fait déjà presque une semaine que je suis ici, donc pas rentré chez moi. Ma « femme » ne sait même pas que j’ai eu un accident, c’est le comble.

T’es malade ?


Oh, trop d’intérêt pour ma personne, tout d’un coup. Je soupire bruyamment.

Accident au boulot. Je vais rester ici encore plusieurs semaines. Pose-toi la question de savoir si mon épouse viendrait me voir ou pas…


Pas pour l’inciter, mais mon job c’est de faire croire qu’on est véritablement mariés… Malheureusement.

Je vais voir. Quel hôpital et quelle chambre, si jamais ?

Je roule des yeux et je lui donne les informations nécessaires. Pile au moment où j’envoie le message, quelqu’un entre en trombes dans ma chambre, ce qui me fait sursauter. Le bip de la machine à côté de moi trahit à nouveau la rapidité des battements de mon cœur, pris par surprise.

Nate ! Mais qu’est-ce qu’il t’es arrivé ? me demande ce quelqu’un. Je prends quelques secondes pour me remettre de mes émotions et je me relève, le visage désormais détendu.
Isaac ! Hey mec ! Ca fait trop plaisir de te revoir !

Ouh la la ça fait un bail qu’on s’est pas vus, lui et moi. Ca remonte à bien avant mon départ pour le Minnesota, quand j’étais en plein drama Charlie-Maddy-Faut que j’arrête les noms en –ie/-y. Mon vieux pote continue de m’asséner de questions. Et tu es revenu à L.A. depuis combien de temps ? Tu n’as jamais pensé me dire que tu étais ici ?

Wow, je sais pas ce qu’il a mangé ce matin, Isaac, mais wow !
C’est avec un large sourire que j’invite mon vieil ami à s’asseoir auprès de moi. Je me serais bien jeter dans ses bras amicaux, mais je suis toujours coincé sur ce foutu lit, jambe plâtrée, côtes cassées, et hanche douloureuse. Mais je vais pas me plaindre.
Viens, viens, assieds-toi ! Oui, comme tu vois, je suis revenu du pôle nord ! Je suis vraiment désolé, tout s’est enchaîné tellement vite, j’ai pas eu le temps de t’appeler. Ca va faire bientôt deux mois, mais avec le boulot et le fait de reprendre mes marques, je fais mon asocial. Quel piètre ami je suis. Oh la la ça me fait plaisir de te revoir, dis ! Qu’est-ce que tu deviens, toi ? D’ailleurs comment t’as su que j’étais ici ?
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Isaac S. Rothschild
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MessageSujet: Re: Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement - Nataniel   Ven 23 Juin - 3:27

Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement. Nataniel Brady & Isaac. S. Rothschild
Son premier véritable ami, car un homme devait avoir un autre homme en qui il avait confiance. C’était une raison de santé, de bien-être. Joan était son amie d’enfance, pourtant avec Nataniel il pouvait plus se détendre. Tout était plus simple. Avec tous ses déboires amoureux, Isaac se demandait parfois comment les femmes vivaient à parler, parler, parler des maux de l’amour et critiquer leurs ex. Il le savait, c’est tout. Isaac avait ses sources. Il avait eu plusieurs amies dans sa vie après tout.

Donc, son visage se détendit aussitôt que Nataniel lui souhaita la bienvenue. Il semblait enjoué, heureux et cela bien malgré le plâtre recouvrant sa jambe et la machine à laquelle il était connecté. Tel s’il venait de recevoir un choc électrique, Isaac revit aussitôt sa convalescence à la suite de la chirurgie lui sauvant la vie. Merci Joan. C’était effrayant de se revoir dans ce lit d’hôpital. Devrait-il emmener une bouteille de vodka à Nate comme Noah l’a fait avec lui ? D’un court regard, Isaac se demandait si la petite infirmière boulote et très très forte était encore dans le coin.

Il inspira profondément ne pouvant pas s’empêcher de sourire comme un niais. Aussitôt, Isaac en oublia ses pensées envers elle. Il la laissa loin, loin ... Même la pluie qui tombait encore et toujours à l’extérieur semblait devenir plus colorée, plus belle avec la joie ressentie en ce lieu.

Trop excité de revoir Nataniel, il avait bien plus envie d’apprendre la raison pour laquelle ce dernier ne vint plus le voir. Pourtant, il semblait encore l’apprécier … Non ? Isaac restait effrayé quand même. Était-il important pour Nate ? Ou bien, encore un type comme les autres bon à oublier ? Isaac ne pouvait pas venir s’asseoir. C’était impossible. Il jouait avec sa lèvre inférieure alors que ses poings enfermaient la rambarde en métal cintrant le lit d’hôpital de Nataniel.

Ce dernier lui expliquait alors tout dans un débit que même Isaac avait du mal à suivre. On avait l’impression que les deux hommes étaient aussi excités et joyeux l’un que l’autre. Heureusement, Isaac n’était pas branché sur une machine : cela aurait probablement fait des bip bip bip pour sonner une alarme. Certes … Certes …

- Tu n’avais pas le temps ! Comme mauvais ami, tu es un TRÈS mauvais ami ! Si tu voulais reprendre tes marques, j’aurais pu t’aider ! Tu n’as jamais pensé à moi !

Lâcha-il ne sachant pas s’il devait se mettre en colère. Comme si lui-même aurait eu le temps pour, ce printemps. Avec son cœur saignant abondamment depuis février puis, son accident et le décès de son grand-père, Isaac n’aurait sûrement pas eu le temps. Enfin, il y a aussi eu l’inauguration de la première banque des Entreprises Rothschild. Mais …

En fait de compte, Isaac Salomon Rothschild se sentait terriblement seul face à la douleur, face à l’adversité et les médias dont il faisait encore les frais depuis sa soirée d’investissement au High Club. Oui, c’était une bonne publicité, mais … Il avait besoin de ses amis, tant besoin d’eux. Il soupira, coupable.

- Je suis désolé. Je crois que j’ai trop de frustration refoulée en moi ces temps-ci laissa-il lâchement tomber la tête vers l’arrière. J’étais à une séance de bénévolat organisée par mon entreprise lorsque j’ai entendu deux infirmières parler de Brady.

Il eut un petit sourire en coin ses yeux bleus retrouvant un éclat brillant de malice. Hé oui ! Il ne fallait pas deux secondes pour faire 2 + 2 font 4. Il mit les mains dans ses poches apercevant une bague de mariage à l’annulaire de Nate.

- Et toi ? Apparemment, cela ne va pas trop mal pointait-il du menton vers la bague de son ami. Enfin, hormis ton accident bien sûr pouffa-il de rire le but étant que Nate rigole aussi. Si on ne pouvait plus taquiner son pote.

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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement - Nataniel   Dim 25 Juin - 16:00

Pour je ne sais quelle raison, mon vieux pote refuse de s’asseoir et sa réaction m’interpelle franchement. Tu n’avais pas le temps ! Comme mauvais ami, tu es un TRÈS mauvais ami ! Si tu voulais reprendre tes marques, j’aurais pu t’aider ! Tu n’as jamais pensé à moi ! J’en reste bouche bée, je ne sais quoi répondre. OK, j’ai pas été le meilleur des amis ces derniers temps, mais je pense que Isaac est un peu à cran, là, pour réagir de la sorte. OK, allez, fais pas ta tête de mule, viens t’asseoir, et raconte-moi un peu ce qui te chagrine. Je te sens un peu à cran, là. Mes yeux le regardent d’un air suspicieux. Isaac et moi on s’aime beaucoup, on s’amuse bien tous les deux, notre amitié remonte à très longtemps quand nous étions ados. Il sait des choses sur moi que certains autres ne savent pas et vice versa. Et s’il me répond comme ça, c’est parce qu’il m’aime et qu’il est mon ami. Et sûrement parce que quelque chose le tracasse. Je suis désolé. Je crois que j’ai trop de frustration refoulée en moi ces temps-ci. Je lui souris amicalement et l’invite encore une fois à venir se détendre dans le merveilleux fauteuil siégeant à côté de mon lit royal. Arf, t’en fais pas, c’est moi qui ai merdé aussi, j’aurais dû t’appeler. Je lui demande alors comment il a su que j’étais ici à l’hôpital. Pas que sa venue ne me déplaise, mais j’en suis surpris. J’étais à une séance de bénévolat organisée par mon entreprise lorsque j’ai entendu deux infirmières parler de Brady. Mmmm OK. Le hasard, donc. Mais ce qui m’intrigue dans ce qu’il dit, c’est que deux infirmières parlaient de moi. Et je me demande si Daisy en faisait partie. Elles ressemblaient à quoi ? Elles ont dit quoi sur moi ? J’ai honte, on dirait un ado qui cherche à savoir si la fille qu’il convoite pense à lui et parle de lui avec ses copines. Je me fais pitié. Et toi ? Apparemment, cela ne va pas trop mal, me dit Isaac en pointant ma main du menton. J’ai horreur des montagnes russes émotionnelles comme ça. Je pense à Daisy et paf, le sujet Ellis me retombe sur le bout du nez. C’est devenu un automatisme, je finis par regarder mon alliance en grimaçant. Enfin, hormis ton accident bien sûr… Et là je me mets à rire, parce que franchement, mon accident n’est rien comparé à Ellis. Eh bien écoute, Isaac, ça va plutôt bien malgré l’accident. En revanche, ça – et là j’agite ma main gauche – c’est un problème bien plus sensible. Et… c’est en grande partie pour ça que je n’ai pas donné de nouvelles depuis le Minnesota. Je n’ai révélé mon secret qu’à peu de personnes, à savoir Charlie et Otto. J’ai pris le parti de laisser ma mère en dehors de ça, mais Isaac mérite la vérité, lui. Et je sais qu’il saura bien la gérer, lui. Tu peux fermer la porte, avant, s’il te plaît ? Je lui demande, histoire qu’on soit tranquilles lors de la révélation. Et je commence mon récit.

Je t’ai pas appelé parce que j’ai une femme à gérer, et c’est pas vraiment un cadeau. Ce mariage est faux. Enfin on a mis en scène tout ça, parce que Ellis – ma femme, donc – est sous la protection du FBI. Tu te rappelles de Gabriel, mon cousin ? Celui qui est agent à Minneapolis. Longue histoire, mon pote… Mais en gros, j’ai fini par dire oui alors qu’il me proposait de jouer le mari d’une nana pour la protéger, comme elle a témoigné contre un gros trafiquant de drogues qui a été coffré pour meurtre. Il m’a dit qu’elle était canon, tu me connais, j’ai pas pu résister… Et cette faiblesse me perdra, je te jure ! Je roule des yeux en repensant à ces deux mois chaotiques avec Ellis, mon fardeau. Alors me revoilà à Los Angeles, loin du Minnesota, pour protéger Ellis. Ca me rendait service parce que L.A. me manquait grave. Et en plus de ça, nouvelle caserne à gérer, nouvelles responsabilités… J’ai évité un maximum de gens pour pas avoir à présenter Ellis. Je suis vraiment désolé… Et là je me racle la gorge. Il est évidemment bien clair que tout ça doit absolument rester entre nous, faut pas rigoler avec ces trucs, je voudrais pas que ça te retombe dessus. Et je me mets à sourire en repensant à l’annonce que mon cousin m’a fait hier au téléphone. Mais t’inquiète, je vais pouvoir reprendre ma vie normalement très bientôt, Ellis va être transférée ailleurs. On va enfin pouvoir divorcer ! Putain, et ça, ça me met tellement en joie ! Bon, assez parlé de moi, et toi alors ? Je regarde sa main à laquelle il n’y a aucune alliance. Je vois que t’es toujours libre comme l’air, toi ! Tu t’es pas trouvé une Ellis ? je demande alors. En lui souhaitant évidemment que, si c’est le cas, sa Ellis ne soit pas aussi chiante que la mienne.
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Isaac S. Rothschild
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MessageSujet: Re: Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement - Nataniel   Mer 28 Juin - 3:10

Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement. Nataniel Brady & Isaac. S. Rothschild
Pendant un moment, Isaac s’était demandé dans un petit sourire peinant à ne pas devenir un fou rire idiot, le pourquoi du comment Nataniel cherchait tant à savoir à quoi ressemblait les deux infirmières. Qui ? Quoi ? Comment ? Où ? Pourquoi ? Il n’avait quand même pas eu le béguin pour une petite grosse qui semblait avoir dans la quarantaine et une grande mince pincée dans la soixantaine, légèrement anorexique ?

Certes, Isaac avait perdu à nouveau tout sourire lorsque Nataniel regardait machinalement sa bague de mariage puis, spécifiant un problème … Plus sensible.

Isaac l’observait dans les yeux, sérieux. Non, notre homme ne lâcherait plus le morceau maintenant. Sa curiosité était piquée et il pensait même que son pote avait fait une grosse erreur. Est-ce que ta femme est une véritable bitch comme l’était Viviane avec moi songeait-il tout en ressentant sa mâchoire se tendre par la pensée de ce seul nom ? Il alla donc jusqu’à la porte de la chambre tout en jetant un coup d’œil machinal dans le couloir. Tournant lentement la poignée, il avait enclenché la porte avec peu de bruit.

- Alors maintenant raconte-moi Nate.

S’empressait-il de revenir près du lit tout en claquant ses mains ensemble. Il stipulait, ainsi, être prêt à écouter l’histoire de Nate. Et heureusement, Isaac avait eu la décence de suivre les conseils de son ami et de s’asseoir dans le fauteuil. Il n’avait jamais entendu parlé d’un fouillis pareil et … Causé par le FBI, par le gouvernement en plus ! Il devait avoir des yeux gros comme ceux d’un poisson rouge. Il avait dû arrêter de respirer quelques instants, effrayé par les révélations, car ses poumons inspirèrent avec délice à la fin du récit de son ami.

- PUTAIN ! Merde ! Pourquoi ton cousin ne l’a pas fait lui-même ? Il est policier ! Ou le FBI ! Ce sont les fédéraux quand même !

Isaac laissa retomber mollement et durement les bras contre ses cuisses dans un bruit mât et un soupir de frustration. Son regard se baissa et il joua nerveusement avec ses doigts. Il n’avait jamais été cynique, mais là il haïssait le gouvernement incapable de se protéger ou le faire pour un citoyen américain. C’était horrible, inhumain. Comment on traitait les citoyens dans ce pays ! Il était en colère et il ne pouvait rien faire, hormis se plaindre … Hormis se réjouir qu’au moins cette mascarade aurait assez durée. Normalement, son rôle de PDG lui donnait un très grand pouvoir ...

Pas assez apparemment … Pas assez pour aider son ami … Et c’était ce qui lui fit se mordiller la lèvre inférieure avec ferveur.

Puis, Nate changea de sujet. Isaac sursauta tellement la douleur à son estomac lui fit mal. Libre comme l’air. Il sourit tristement redescendant la tête vers le bas ne voulant pas faire face à son ami.

- Mouais … Tu sais. Pour ma part, je crois que je ferais mieux de ne plus songer à l’amour pour le restant de mes jours. On est bien mieux comme cela.

Eut-il un petit sourire en coin alors qu’un souffle sarcastique sortit d’entre ses lèvres. Il en hocha négativement de la tête. Bien égoïste de penser que son problème était pire par rapport à celui de Nate. Certes, l’amour lui faisait si mal. Elle lui faisait mal.

- Tu te rappelles de Viviane, ma fiancée à l’université qui m’a trahi pour me voler l’entreprise ? Eh bien … Il se mordilla la lèvre inférieure sans rien dire pour les cinq à 10 prochaines secondes. Je dois dire que cette fois, c’est moi qui a tout gâché … Je n’arrive pas à l’oublier. Merde. Elle reste scotchée dans ma tête comme un parasite. J’ai tout gâché et à la Saint-Valentin en plus. Je suis le pire des crétins. Elle me déteste et je n’arrive pas à passer à autre chose. J’ai tout essayé. J’ai même couché avec une autre femme, mais rien.

Son ton monotone fut presque robotique puis, il en devint dépressif. Ce ton ralentissait plus Isaac parlait et plus sa mémoire lui rapportait des images vives de Tea Samuels. Il dut déglutir pour éviter la boule qui se formait dans sa gorge, les yeux dans ceux de Nataniel. Bon sens que cela faisait du bien ! C’était si bon de laisser aller qu’on pensait être un psychopathe ! Après tout, ne l’avait-elle pas traité comme tel à leur toute première rencontre ?

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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Une amitié comme cela, cela ne se brise pas aussi facilement - Nataniel   Jeu 3 Aoû - 18:47

Frustré. Mon pote ne répond même pas à ma question sur les infirmières qui parlaient de moi et je ne saurai donc pas si Daisy en faisait partie et si elle parle de moi en tant que « patient préféré » (dans mes rêves) auprès de ses collègues. Je soupire, plein de déception. Mais j’enchaîne avec mon récit sur mon faux mariage. A la fin, je note la réaction d’Isaac qui est encore une fois bien marquée. Il est définitivement à cran, ce petit. PUTAIN ! Merde ! Pourquoi ton cousin ne l’a pas fait lui-même ? Il est policier ! Ou le FBI ! Ce sont les fédéraux quand même ! Je souris en guise de réponse. Mon cousin a d’autres chats à fouetter que de jouer les petits maris. Ellis avait besoin de changer de ville, et j’avais besoin de rentrer, le timing était parfait. Tu sais… aider les autres a toujours fait partie de moi. Je pensais que ça se passerait bien, au final c’est le grand désastre avec Ellis, mais si quelque part j’ai pu l’aider à rester hors du radar – même si elle n’y met absolument pas du sien – j’en suis heureux. Et puis comme je t’ai dit, c’est bientôt terminé, tout ça. J’attends le coup de fil de Gab et je serai à nouveau célibataire ! Et je retrouve mon sourire, avec une petite idée derrière la tête. Et je ne peux pas m’en empêcher, après m’être éclairci la gorge, je repose la question à Iz concernant le bavardage de couloir à mon sujet. Et donc… les infirmières ont dit quoi sur moi ?

Je parle ensuite de lui, parce que je veux savoir où il en est de son côté. Vu son état, quelque chose le tracasse et j’aimerais savoir quoi, si jamais je peux faire quelque chose pour lui. Il est tellement à cran qu’il a les traits tirés et a même sursauté. Ce n’est pas un comportement que je lui connais, c’est vraiment étrange. Lui qui d’habitude est très sûr de lui, tellement qu’il peut même en être détestable, mais seulement quand on ne le connait pas. Mouais … Tu sais. Pour ma part, je crois que je ferais mieux de ne plus songer à l’amour pour le restant de mes jours. On est bien mieux comme cela. Mes lèvres s’étirent lentement dans un sourire amusé, mon regard braqué sur lui. Ah ! C’est donc ça ! Comment s’appelle celle qui occupe tes pensées et te mène la vie dure ? Je me demande si Isaac a retrouvé l’amour depuis tout ce temps. Alors qu’il est plein de pouvoir et plutôt séduisant (de mon avis d’homme), je l’aurais imaginé avec toute une ribambelle de nanas qui lui courent après, mais non, Isaac n’est pas comme moi, pas un homme à femmes. C’est très louable de sa part, je n’ai jamais su comment il faisait pour résister à la tentation. Perso, une jolie nana, j’ai tout de suite envie de la croquer. Tu te rappelles de Viviane, ma fiancée à l’université qui m’a trahi pour me voler l’entreprise ? Eh bien … J’ai un geste de recul. Viviane ? Nooon, il se serait remis avec ? C’est quoi cette histoire ? Les yeux froncés, j’attends avec impatience la suite de sa réponse qu’il met du temps à sortir. Je dois dire que cette fois, c’est moi qui ai tout gâché … Je n’arrive pas à l’oublier. Merde. Elle reste scotchée dans ma tête comme un parasite. J’ai tout gâché et à la Saint-Valentin en plus. Je suis le pire des crétins. Elle me déteste et je n’arrive pas à passer à autre chose. J’ai tout essayé. J’ai même couché avec une autre femme, mais rien. Je reste un peu surpris par ces révélations. Mais je comprends pas comment il a pu se remettre avec elle, après ce qu’elle lui a fait. Mec, elle t’a trompé ! Comment tu fais pour rester coincé sur elle comme ça ? Je comprends même pas pourquoi t’es ressorti avec ! Mon ton est légèrement monté. Ce m’agace que mon pote se mette dans une situation pareille. Man up !!! « Parasite », c’est bien le mot, Isaac… Me voilà un peu énervé, j’ai envie qu’il se reprenne. Il s’est passé quoi exactement, cette fois ? Pourquoi tu penses avoir tout gâché ? Et puis me reviennent ses paroles « j’ai même couché avec une autre femme », et ça, c’est surprenant. Je le savais encore accroché à son ex et je savais que ça le bloquait pour construire une autre relation, mais là, il a fait un sacré pas en avant. Peut-être que finalement d’être retourné voir Viviane lui aura ouvert les yeux. Mais vu ce qu’il dit sur elle, c’est moins sûr… Et attends… t’as couché avec quelqu’un d’autre ? T’es sérieux là ? La bonne nouvelle de tout son discours. Faut surtout pas t’arrêter là, il y a autour de toi plein de femmes qui ne souhaitent qu’une chose, et tu devrais en profiter. Profiter de la vie ! On s’en fout de la Viviane, elle a clairement loupé le coche, NEXT !!! Tu mérites tellement de trouver ta petite perle rare, en plus. Tu vois, ça m’énerve quand tu me dis que t’es encore accroché à elle. Elle le mérite tellement pas… Je marque une petite pause, réfléchissant à comment je peux bien l’aider. Daisy a peut-être des collègues sympa à te présenter… je me mets à songer à elle, le sourire venant immédiatement se poser sur mes lèvres. Euh Daisy c’est mon infirmière. Elle est… adorable. Et je me tais pour ne pas me trahir de trop. Elle a sûrement des copines aussi adorables qu’elle qui voudraient bien te rencontrer.
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