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 « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew

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Matthew McGregor
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DATE D'INSCRIPTION : 13/03/2016
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MessageSujet: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Ven 30 Juin - 12:24

Le dossier claqua brusquement sur son bureau. Matthew n’eut pas besoin de relever le visage pour savoir qu’il s’agissait de son père qui –comme d’accoutumé- avait pénétré dans le bureau de son fils sans demander la permission. « Il faudrait que tu te charges rapidement de ce dossier avant de partir. » annonça-t-il froidement. L’auteur prit le temps de terminer la ligne qu’il était en train d’écrire avant de le relever son regard vers son père. Celui-ci l’observait d’un œil froid et sévère. Matthew ne s’en laissa pas décontenancé. Depuis plusieurs semaines déjà, il opérait de cette manière avec son fils. Il n’était pas du genre à s’émouvoir pour si peu, et sûrement pas face à l’irritation visible de son père. Concernant ce qu’il s’était passé à la remise des diplômes d’Héloïse, ni l’un, ni l’autre n’avait abordé le sujet. A quoi bon ? Matthew savait déjà que son père considérait cette relation comme pure folie ; et le père connaissait son fils trop entêté pour ne pas se perdre dans une dispute. Dès lors, il régnait une espèce de guerre froide entre les deux hommes. Ils ne détenaient plus que la barrière du professionnel pour s’accorder un brin de cordialité. Ils avaient à cœur les intérêts de l’entreprise, et un tel sujet ne viendrait pas entacher le devenir de la maison d’édition. Ils n’étaient pas assez fous pour cela. Néanmoins, leurs échanges étaient limités, ainsi que leurs rencontres. Matthew tombait rarement la porte de chez ses parents, mais il savait d’autorité qu’il le ferait encore moins souvent. Il ne s’en plaignait pas véritablement. Il se félicitait même d’avoir renouvelé le contrat d’Héloïse que pour la rentrée prochaine. Il n’aurait pas apprécié qu’elle vive dans une telle ambiance. Pour l’heure, elle profitait pleinement de ses vacances, terminant ses valises pour la France et planifiant leurs projets futurs. Car Matthew n’en démordait pas, il vivrait avec Héloïse d’ici peu. Uniquement ses sœurs étaient au courant pour l’instant et il se gardait bien d’en parler à son père. De toute façon, ils avaient arrêté de parler dans le cadre du personnel. Malgré tout, Matthew avait tenté une fois d’engager la conversation sur Ellana, afin de connaître l’avis et les projets de son père à ce sujet. Il ne sut faire que la sourde oreille, précisant ne pas vouloir parler à un fils qui venait de le trahir. Il le laissa à sa colère et sa bile, s’inquiétant plutôt auprès de sa mère de l’état de sa cadette. Pour l’instant, elle ne savait pas plus ce que le père McGregor avait derrière la tête concernant ses deux enfants, mais elle affirmait qu’il était d’une humeur exécrable. Matthew le devinait sans mal. Il ne digérait rien de ce qu’il s’était passé. Avec son voyage, il espérait que son absence apaiserait le courroux de son père et qu’il serait plus enclin à voir leur relation d’un œil meilleur. Il savait déjà que sa mère œuvrait en ce sens, mais elle se faisait rapidement renvoyer dans les cordes. Avec l’ambiance malsaine qui traînait depuis quelques temps, l’auteur n’était pas mécontent de dire adieu à l’Amérique pour s’envoler vers l’Europe. Lui-même avait besoin de se vider la tête, et surtout, de profiter d’un moment de répit dans les bras de sa belle. Depuis quelques temps, Matthew ne cessait de crouler sous les dossiers dont son père alourdissait le bureau. Par là, il savait très bien qu’il souhaitait se venger d’une quelconque manière. Il aurait été du tempérament de Matthew de ne pas se plier à la vengeance de son père, mais au nom d’un avenir plus propice, il s’y pliait sans rien dire. Il espérait prouver par son entêtement que sa relation avec sa stagiaire n’était aucunement une passade, et encore moins une amourette sans importance, ce qui son père ne croyait pas encore. Peu importe, il saurait remporter la victoire. Malheureusement, il ne se montrait plus très présent. Travaillant tôt, et finissant tard, débordant parfois sur ses week-ends. Toutefois, il avait la chance d’avoir avec lui la petite amie la plus compréhensive du monde. Bien qu’elle rouspète parfois contre cette injustice, elle savait faire la part des choses. Matthew lui assurait que c’était temporaire et qu’il ne valait mieux par s’attirer encore plus les foudres de son père. A la place, il préférait la voir s’extasier des plans qu’elle prévoyait pour la France, s’enthousiasmant de leur programme. Tout ceci lui donnait hâte de partir pour s’éloigner du vacarme de Los Angeles. De plus, il avait assuré à Héloïse qu’il souhaitait, dès leur retour, la présenter à ses parents comme étant officiellement sa petite amie. De cette manière, elle pourrait rencontrer sa mère qui s’affichait comme une alliée, et montrer à son père qu’il ne laisserait pas Héloïse sur le côté comme toutes les autres. Peut-être qu’il saurait ouvrir les yeux. Mais s’il ne l’avait pas fait pour Ellana, il avait peur qu’il en soit de même pour son fils. L’avenir leur dirait.
En tout cas, l’officialisation de leur relation avait au moins motivé la disparition de Jane. Celle-ci n’était plus dans leur paysage depuis un long moment, malgré toutes les menaces qu’elle avait pu proférer. Héloïse et Matthew en étaient soulagés. Leur véritable grand ennemi était le père McGregor, mais le fils ne le craignait pas. Même si sa belle s’inquiétait parfois que cette histoire puisse lui coûter sa place à la maison d’édition et son héritage, il s’en moquait éperdument. Il était prêt à tout perdre pour elle, même son rang et son affaire. Quand bien même, en-dehors de la maison d’édition, il gagnait correctement sa vie en tant qu’auteur de romans, de textes et en travaillant à l’adaptation de ses romans. Même s’il devrait changer de maison d’édition, il ne doutait pas que toutes les grandes éditions de l’Amérique allaient s’arracher son nom. Il ne se faisait aucun souci pour le reste. Il observa donc son père avec détachement, bien que sans malice. Cette attitude ne lui plut pas. « J’espère qu’à ton retour, tu auras entendu raison. » Et ce fut sur ses simples mots, résonnant presque comme une menace, qu’il quitta le bureau. Matthew ne prit pas en considération la portée de ses paroles, préférant se concentrer sur son travail. Il escomptait s’avancer suffisamment jusqu’à son départ demain avec Héloïse pour le France. Il poussa un long soupir désabusé avant de se remettre au travail.

« Si on loupe cet avion, je t’en tendrai pour unique responsable ! » menaça Matthew avec un sourire en coin. Il fallait admettre qu’au niveau du timing, ils étaient légèrement serrés. Ils auraient été parfaitement à l’heure si les adieux entre Panpan et Héloïse ne s’étaient pas éternisés à tel point que le jeune homme avait failli l’assommer pour l’emmener avec lui. Il n’aimait déjà par cette bestiole, mais il refusait que ce soit elle qui leur gâche leurs vacances. Il en avait besoin !! Il avait travaillé toute la nuit et il aspirait à se retrouver tranquillement dans l’avion en route pour la France. De son côté, il s’était assuré qu’Ellana était entre de bonnes mains. Il la trouvait encore fatiguée et amaigrie, sujette à des légers malaises. Il lui avait promis que dès son retour, ils auraient voir le médecin ensemble pour prévoir un traitement adapté, bien que son mal soit le chagrin. Ses sœurs et sa mère sauraient s’occuper d’elle le temps de son voyage. De plus, la blonde l’avait rassuré en lui affirmant qu’il ne devait pas s’en faire. Il était parti sur cette promesse. Quant à la maison d’édition, il s’était résolu à prendre un nouveau stagiaire qui gérerait une partie de ses affaires durant son absence. Il souhaitait être le moins disponible possible pour son travail. Il ne voulait être dérangé qu’en cas d’extrême urgence, et il inspirait une telle peur à sa nouvelle recrue qu’il savait qu’il ne commettrait pas d’impairs. Matthew agrippa un des sacs de sa petite amie pour qu’ils avancent plus vite dans l’aéroport. « Tu as les billets ? » lui demanda-t-il tandis qu’ils passaient la sécurité, se dépouillant dans une caisse de tout ce qui pourrait sonner au passage du rayon. Rapidement, ils furent inspectés et comme rien ne les retenait, ils purent s’engager vers leur hall d’embarquement après avoir consulté l’écran. Ils pressèrent le pas, présentant leurs billets avant de pouvoir embarquer dans l’avion. Quelques minutes plus tard, ils étaient dans l’avion. Il s’en était fallu de peu. Assis confortablement à leurs places en première classe parce qu’il ne faut pas déconner, Matthew jeta un regard faussement courroucé à Héloïse. « Tu vois bien que ce lapin n’apporte que du malheur. Je ne suis pas sûr qu’il va nous suivre. » Bien qu’il en pensait une grande partie, il disait surtout cela pour la taquiner. Il savait que s’il décidait de faire sa vie avec Héloïse, le lapin faisait partie du lot. Hélas. Ils furent bientôt parés au décollage. Ils attachèrent leurs ceintures comme indiqué. Sa main vint saisir cette de sa belle, un sourire apaisé sur le visage. Il se souvenait que la dernière fois qu’ils avaient pris l’avion ensemble, c’était en rentrant du Japon. Leur amour naissait tout juste. Discret et en cachette. Aujourd’hui, il avait éclaté au grand jour. « Du coup, on atterrit à Paris. Quel est le programme après, déjà ? » Il avait laissé les pleins pouvoirs à Héloïse. Il n’avait participé que lorsqu’elle lui demandait conseil. D’une certaine manière, il aurait surtout la surprise. Ainsi que sur sa carte bleue.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Sam 1 Juil - 9:04

« Si on loupe cet avion. Je t’en tiendrai pour unique responsable » La menace de Matthew me pousse enfin à réagir, me rappelant que notre avion nous attend. Mais comment dire adieu à cet être que l’on chérit tant, que l’on sait seul et perdu au milieu de ce vaste monde empli de gens méchants ne voulant que sa peau ? Comment ne pas être triste à l’idée de dire au revoir à mon lapinou d’amour, tandis que je sens ses petites griffes s’agripper au tissu de ma robe alors que je suis occupée à le couvrir de bisous. « Oh mon Panpan, tu vas tellement, tellement, tellement me manquer. Mais promis, je penserai tous les jours à toi. Et je reviendrai très très très vite. » Bien sûr, je ne lui ai pas dit que nous partions pour deux semaines. Panpan est un être tellement sensible… Le connaissant, il serait capable de monter au mur, pour attraper le calendrier mural et le déchirer sous les yeux d’une Lullaby effrayée. Aussi, j’essaye de minimiser au mieux l’angoisse de mon animal de compagnie en me disant qu’il n’a pas trop bien compris que je partais pour une durée assez longue. A moins qu’il ne sache lire les billets… Ce dont je doute. Aussi, je finis par le détacher de moi, ignorant ses petits cris me fendant le cœur. Pour éviter qu’il ne fasse des bêtises, je finis par le mettre dans sa cage, essayant de ne pas trop me poser sur ce regard triste me fixant. Finalement, les adieux sont faits. J’ai déjà dit au revoir à Lulla avant qu’elle ne parte travailler. Et de ce fait, je suis seule avec Matthew. « C’est bon, me voilà toute prête, tortionnaire ! » Néanmoins, mes paroles contrastent avec le sourire figurant sur mon visage. « En plus, nous sommes largement en avance mais je vais prendre cela comme une impatience à t’en aller d’ici. Mais avant ça… Faut que tu fasses un bisou au lapin pour lui dire au revoir. La politesse avant tout… »  Cependant, face à l’air désabusé de Matthew me fixant comme si je venais de lui demander de se pendre, je finis par éclater d’un grand rire avant de me jeter à son cou pour l'embrassant. Une fois les derniers bagages pris, toute tentative de s’attarder dans l’appartement est vaine. Le reste de nos valises est déjà dans le coffre du taxi nous attendant en bas. Et il ne reste que mon sac à prendre et nous voilà partis. Les vacances peuvent commencer. Et autant dire que j’ai hâte. Durant ce temps ayant suivi ma remise des diplômes, j’ai été fort occupée à organiser nos vacances en France. Matthew m’a fait confiance sur l’organisation Et sa carte bleue aussi et de ce fait, le moment attendu est enfin là. J’ai eu l’impression que ça n’arriverait jamais, voyant les jours défiler doucement. En plus, le fait de ne pas travailler n'a pas aidé. J'ai tellement hâte de reprendre le travail quand bien même, je sais que ça sera compliqué. Matthew m'a fait comprendre combien c'était tendu avec son père, qu'il ne cessait de lui donner du travail en masse l'obligeant à travailler tard, et même le weekend. Autant dire que nous avons eu du mal à nous voir. Mais le résultat est là, nous allons pouvoir partir en vacances et j'ai tellement hâte à vrai dire. La France avec mon chéri. Et puis ces vacances sont une première pour nous deux. Ce sont des souvenirs à chérir, des photos à ajouter dans notre livre et nous serons loin de Los Angeles. Souffler un peu après tout cette pression nous fera du bien.

Cependant, la pression revient au galop parce que j'ai mal jugé l'heure. En vérité, nous ne sommes pas en avance. Bien au contraire. Et je prends donc la menace de Matthew très au sérieux, me disant que je ne tiens pas à être responsable de ces vacances gâchées. « L'avion ne partira pas sans nous. » Je dis au début du trajet. Sauf que dix minutes après, je suis encore plus angoissée « Ils font des rappels. L'avion aura un peu de retard mais ils vont pas laisser des passagers à l'abandon ! En plus, en première classe ! » J'essaye de faire bonne figure, mais dix minutes après, je me ronge les ongles en essayant de ne pas céder à la panique et de soudain hurler au chauffeur d'appuyer sur le champignon. Mais le pompom est décerné à Matthew qui me demande, comme une fleur s'éveillant au printemps, si j'ai les billets. La panique est à son comble. Je cherche pendant quelques secondes dans mon sac, sentant la crise de larmes arriver quand je finis par réaliser que je les tiens déjà en main sous l'œil ahuri de mon petit ami devant se dire que je suis irrécupérable. Mais notre bonne étoile est là. Et finalement, on passe la douane sans problème et nous voici dans la salle d'embarquement. Mais cette fois-ci, on n'attend pas, on entre directement dans l'avion, l'embarquement ayant commencé. On est les retardataires mais finalement nous finissons à l'intérieur du gigantesque appareil. Je m'attends presque à des sifflements et des huées, mais non le personnel est tout sourire et nous installe dans nos sièges, nous demandant meme si on veut du champagne. Est-ce le luxe d'être en première ? Sans doute, mais je refuse toute boisson préférant récupérer de mes émotions. « Mon dieu, j'ai bien cru mourir ... » Je finis par dire en posant ma tête contre l'appuie tête. Comme au Japon, je suis coincée entre le hublot et Matthew mais ça ne me dérange pas, me conférant un intense sentiment de sécurité. Cependant, la sensation de bien être est remplacée par du courroux quand mon petit ami évoque mon lapin. « Tu es cruel avec ce pauvre lapin ! » Je réponds avant de laisser un sourire apparaître sur mon visage tandis que j'ajoute « Et puis, tu crois vraiment que j'ai laissé Panpan à la maison ? En réalité, je ne t'ai pas tout dit mais j'ai loué un autre taxi venu récupérer la cage pour l'amener à l'aéroport et le déposer en soute. Panpan vient avec nouuuus !!   » Je finis par rire doucement, amusée par mes propres bêtises. « Je plaisante mon amour, il va me manquer c'est vrai. Mais nos vacances sont bien plus importantes. » Et je le pense sincèrement. Cette fois-ci, nous pouvons nous comporter comme un vrai couple, sans crainte, ni peur d'être pris sur le fait accompli. Laissant ma main se retrouver dans celle de Matthew, on finit par attendre que l'avion décolle quand mon chéri me questionne au sujet des vacances. « Oooh j'ai tellement planifié des choses ! Tu vas voir, on ne s'ennuiera pas du tout ! » Je souris de plus belle, me sentant de plus en plus impatiente à l'idée d'arriver. « A vrai dire, on ne restera pas qu'à Paris, on va bouger et parcourir de jolis coins visités, il y a longtemps, avec mes parents ! J'espère que ça te plaira. » Je suis d'ailleurs assez intimidée parce que je ne suis pas allée réserver des trucs hors de prix. Par exemple, l'appartement de mes parents étant bien situés dans Paris, j'ai préféré m'en servir plutôt que de dépenser inutilement dans une chambre d'hôtel. D'autant plus que sur Paris, c'est hors de prix et je crois que Matthew n'aurait pas apprécié de dormir dans une chambre moisie par les rats. Et moi non plus d'ailleurs. Posant ma tête sur l'épaule de mon chéri, j'ajoute « De toute façon, tu n'as jamais vraiment visité Paris de ce que j'ai compris, hein ? C'était juste des voyages express pour les affaires ? » Souriant de plus belle, je me blottis un peu plus contre l'amoureuse, heureuse de savourer cette joie inouïe d'être bientôt loin de tout. « Si tu savais combien je suis heureuse de partir avec toi... Nos premières vacances, c'est quelque chose quand même ! » Et puis, on sera loin de l'agitation de Los Angeles, des tentatives de son père à vouloir nous séparer. Aussi, suis-je donc toute excitée d'être ici et le voyage peut donc commencer. Aussi, pour l'instant, tout se passe sans encombre, et le moment est plus propice à la discussion sur tout et n'importe quoi. On a déjà regardé la liste des films à regarder et j'ai constaté avec une grande horreur qu'ils proposaient la suite de Cinquante Nuances de Grey. « Je ne comprends pas comment on peut mettre ce genre de chose dans un lieu tout public ! C'est érotiiique ! » Je pépie d'une voix aiguë faisant arriver une hôtesse qui m'observe d'un drôle d'air et me demande si je souhaite boire quelque chose. Mais je refuse poliment avant de me tasser contre mon siège gêné, essayant de me dire qu'il faut éviter de me faire remarquer. Aussi, je préfère changer de sujet « Ça n'a pas été trop dur hier à la maison d'édition ? » Je finis par demander d'une petite voix à mon petit ami. Je sais combien ça n'a pas été évident à vivre pour lui. Et j'espère sincèrement qu'un séjour en France saura lui apporter tout le réconfort dont il a besoin. J'y crois.
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Dim 2 Juil - 19:34

Plus le temps passait, plus Matthew était conforté dans l’idée qu’il n’aimait pas Panpan. Cette créature de l’enfer n’existait que pour lui rendre la vie infernale. S’il le pouvait, il aurait déjà jeté la bête dans une puits, à moins qu’il ne se montre magnanime en le remettant en liberté. Plusieurs fois, il lui était venu à l’esprit qu’il pourrait le jeter par la fenêtre quand Héloïse se mettait à le câliner durant des heures. On pouvait peut-être le traiter de fou, mais l’auteur jurait que l’animal lui jetait un regard mauvais et belliqueux. Alors l’idée même de rater cet avion qui allait les emporter vers la France, loin des soucis et du travail qui pesaient sur ses épaules à cause du lapin, ça ne le mettait dans de mauvaises dispositions. Il aimait sa petite amie plus que tout au monde, mais il ne supportait pas ses excès de tendresse pour une créature semi-intelligente et sans aucun intérêt. Panpan était d’une inutilité affligeante. Il se gardait bien de partager ses réflexions avec la jeune femme qui prenait généralement le parti de son animal de compagnie. Cela aussi, ça l’agaçait énormément. Ainsi, il ne laissait transparaître ses sentiments que par de longs soupirs désemparés, des regards désabusés et une expression qui en disait plus long que la moindre parole. Par chance, Héloïse avait fini par entendre raison et ils s’étaient pressés vers l’aéroport. Pour une fois, il trouvait la jeune femme très confiante. D’ordinaire, elle était plutôt du genre à camper devant l’aéroport la veille pour être certaine de ne pas louper son vol. Cette fois, c’était différent. Depuis qu’elle avait obtenu son diplôme et que son avenir était tout tracé, elle se montrait bien plus confiante. Certainement l’évolution de leur relation y était pour beaucoup aussi. Il n’y avait guère de choses qu’ils devaient craindre désormais, hormis le courroux du père McGregor. Mais pour l’heure, ce mécontentement se soldait par des heures interminables à passer au bureau pour Matthew. Par chance, ce voyage lui permettait de souffler une bonne fois pour toute. Néanmoins, le naturel ne se chasse pas si aisément, et elle n’eut pas sitôt consulté l’heure qu’elle attesta de leur retard. Le jeune homme apposa le coup de grâce en demandant si elle possédait les billets. Le doute sembla s’emparer d’elle en même temps qu’une angoisse foudroyante. Elle se mit à chercher activement les dits-billets, tandis que l’auteur observait l’objet de sa recherche qui se trouvait déjà entre ses doigts. Mon dieu… Elle perdait la tête ! Il lui adressa un regard entre la consternation et l’incompréhension mais il n’en était plus à se demander ce qui pouvait parfois se passer dans la tête de sa petite brune. Visiblement, sa couleur blonde ne lui avait pas fait que du bien. Mais Matthew l’aimait ainsi, un peu étourdi et rêveuse ; ce qu’il ne savait pas être.

Heureusement pour eux, ils parvinrent à respecter leur timing. Il avait fallu qu’ils pressent le pas, que Matthew porte une bonne partie des bagages et qu’ils s’annoncent sans plus tarder à la porte d’embarquement. Comme si l’avion allait les attendre ! Héloïse ne doutait vraiment de rien. Mais après une bonne course dans tout l’aéroport, ils pouvaient souffler dans leurs confortables sièges de première classe. Il déclina le champagne proposé. Aussi tôt ? Ils étaient fous ! Une fois l’émotion redescendue, l’éditeur ne put qu’accuser Panpan d’avoir été la cause de leur coup de chaud. Sans surprise, Héloïse prit immédiatement sa défense, faisant ricaner le jeune homme. Mais quand elle se mit à lui parler du fait qu’elle avait emporté le lapin avec elle en secret, il ne riait plus du tout. Il n’était pas assez idiot pour ne pas comprendre la blague, mais une part de son esprit savait qu’elle était capable de cela. « Si c’est vraiment le cas, je descends de cet avion et tu iras faire la France en amoureux avec ton lapin. » Là aussi, il était très sérieux. Héloïse désamorça le conflit en affirmant que c’était une blague. « Je saurai te le faire oublier. » murmura-t-il chaudement à la jeune fille, guère subtil dans ses intentions. Hors de questions qu’il entende encore prononcer le nom de Panpan durant le voyage. Pour lui aussi, il voulait des vacances ! Enfin, il préféra se concentrer sur le devenir de leurs vacances et le beau programme qu’Héloïse avait peaufiné durant de longues semaines. Elle se montra assez évasive, bien que promettant un séjour inoubliable. Le poète attrapa la main de sa belle, la portant à ses lèvres pour y déposer un baiser tendre. « Je suis sûr que ce sera parfait. Je te fais confiance. Tout ce que j’espère, c’est ne plus entendre parler de la maison d’édition avant longtemps. » Des paroles inédites dans la bouche de Matthew, mais il estimait qu’il le méritait. Il rêvait aussi d’un endroit confortable où se poser, ayant presque passé toute la nuit au bureau. Mais là encore, il faisait confiance à Héloïse. « Oui, c’est vrai. Je ne l’ai jamais vraiment visitée. De temps à autre, je m’échappais pour éviter des réunions d’affaires ronflantes avec mon père quand j’étais enfant, mais je me faisais toujours vite rattraper. Puis avec le temps, tu me connais, je n’ai pas cherché à faire autre chose que travailler. » Bien qu’il se soit souvent rendu à la capitale française, il n’avait jamais eu l’occasion d’en profiter pleinement et il admettait sans honte qu’Héloïse s’y connaissait mieux que lui. Il aurait pu connaître Paris autrement que dans le cadre des affaires puisque c’était là qu’il avait projeté de passer sa lune de miel avec Jane, mais rien ne s’était passé ainsi. Il était content de donner une nouvelle signification à cette ville. Dans les bras d’Héloïse, tout prenait une toute autre dimension qu’il appréciait. De plus, il s’agirait de leurs premières vraies vacances. Jusqu’ici, il ne s’était agi que de déplacements d’affaires qui n’avaient aucun aspect romantique. Sa petite amie affichait son excitation que Matthew partageait avec plus de contenance. Ils finirent par décoller et leur discussion suivit. Matthew s’admettait fatigué. La jeune femme lui proposa un film et tandis qu’ils faisaient défiler la liste, un titre accrocha son regard. « Tiens, ça me rappelle quelque chose. » releva-t-il avec un sourire en coin. Cela suffit à la rendre aussi cramoisie qu’elle ne l’avait été la fois où il l’avait trouvée par accident devant ce film. « Calme-toi, ce n’est pas un porno non plus. » mesura-t-il avec amusement en l’entendant se choquer d’un tel film soit proposé. Elle était si innocente et prude, mais à ses yeux, cela la rendait attendrissante. « Oui, ça va, hormis que je suis crevé. Mais bon, il n’y a pas vraiment le choix. Si on veut qu’il nous lâche un peu, il va falloir faire profil bas le plus possible. » Il caressa tendrement sa main avec un sourire rassurant. « Mais ne t’en fais pas, cela finira par lui passer. De toute manière, il n’a pas d’autre choix que d’accepter. Je ne reviendrai pas sur ma décision. » Il ne laisserait pas tomber Héloïse, pour rien au monde. Si lui en était persuadé, il fallait désormais que son père le comprenne enfin. Mais Matthew ne se faisait pas de soucis pour cela. Il s’inquiétait plus de ce qu’Héloïse serait prête à endurer et durant combien de temps. « Enfin, ne pensons qu’à ce voyage, veux-tu ? » Il voulait en profiter pleinement. Ainsi, sur ses mots, ils poursuivirent le voyage. Ils continuèrent à discuter jusqu’à ce que Matthew ne puisse lutter plus longtemps contre la fatigue qui le gagnait. Il se laissa emporter dans un sommeil réparateur qui lui permit d’écourter considérablement le voyage. De nombreuses heures plus tard, ils débarquaient à la capitale de France.

« Attends, je vais t’aider. » Il prit la valise des mains d’Héloïse, lui laissant à charge un sac. Sortis de l’avion, cela faisait du bien de délasser ses jambes. Il eut un soupir de soulagement. Dehors, la fin de matinée pointait tout juste. Ils venaient d’atterrir à Orly. Une fois dehors, Matthew héla un taxi. Il laissa à Héloïse le soin de donner l’adresse au chauffeur tandis qu’il mettait les affaires dans le coffre. Il rejoignit sa belle sur la banquette arrière. Sa main serra la sienne. « Le mieux serait qu’on dépose directement les affaires à l’hôtel pour ne pas être encombrés. Ensuite, on sortira se promener et manger quelque chose. Qu’en dis-tu ? A moins que tu aies déjà prévu notre journée ? » Il se rendait soudain compte qu’il venait vraiment en parfait touriste. Cette expression prenait tout son sens ici. Il ne savait pas où ils devaient dormir, ni même ce qu’ils devraient faire. Ce serait la découverte totale. Dans un sens, cela lui plaisait énormément. Héloïse lui avait redonné ce goût de l’imprévu.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Lun 3 Juil - 13:53

Cet homme est véritablement susceptible parfois. Voilà ce que je me dis tandis que je fixe Matthew d'un air amusé. La menace de Panpan m'a bien fait rire et pourtant, ce n'est pas le cas pour lui. Quand bien même, il finit par s'adoucir. Bien sûr qu'il est hors de question qu'il soit là ! Mon pauvre petit lapin risquerait de ne pas supporter l'avion et puis, je ne tiens pas à encore entendre ou voir les prémices d'une guerre sans pitié entre lui et Matthew. Je ne les comprendrais jamais tous deux. Qui plus est, je me demande comment ça se passera le jour où l'on vivra ensemble. Est-ce qu'ils vont réussir à s'aimer ou un jour, arrivera où je serai face à leurs cadavres déchiquetés dans une lutte sans pitié ? Je me pose sincèrement la question sans avoir eu de réponse. Ce pugilat est une énigme pour moi. Toutefois, je l'oublie bien vite lorsqu'il s'agit d'évoquer Paris. J'ai hâte de présenter à Matthew chaque coin choisi pour lui. Il y a tant de choses à voir et pourtant, j'ai fait en fonction de ce qu'il aime, de ce qui pourrait lui plaire. Aussi est-ce un énorme défi pour moi, mais je n'ai pas peur. Avec lui, jamais de toute façon. Je ne crains rien, pas même son propre père. Ce n'est pas évident pourtant, et je suis surprise de l'entendre parler d'oublier la Maison d'Edition pendant quelques temps. « Ne t'inquiète pas, j'y veillerai Monsieur je ne prends pas de vacances. » Je finis par lui répondre en déposant un baiser sur sa joue. La curiosité étant là, je ne peux m'empêcher de le questionner au sujet des rapports avec son père mais il n'y a pas eu de nouveau. Il le charge toujours autant de travail et ça m'attriste dans le fond. Je ne comprends pas une telle attitude. Mais on s'accommode et tout comme Matthew, je ne compte pas revenir sur ma décision. Heureusement que désormais, je suis libre de pouvoir me promener dans les rues de la ville à ses côtés, sans crainte d'être reconnue par un collègue de boulot ou autre. Et pourtant, ce détail avec son père me chagrine. J'aurais tellement aimé avoir sa bénédiction. C'est si important pour moi. Après tout, si j'ai rencontré Matthew, c'est bien grâce à son père, à sa confiance. Et désormais, plus rien ne sera comme avant. Heureusement, je sais que notre couple est fort et qu'il tiendra contre tous ceux qui se mettront devant notre chemin. Aussi, quand Matthew propose de se centrer sur nos vacances, je ne peux qu'acquiescer. « Tu as raison, parlons d'autre choses ! » Et la conversation dévie, devenant plus légère. Jusqu'à ce que Matthew n'en puisse plus et finit par s'offrir un peu de sommeil suite à une nuit bien courte. Aussi, je le laisse dormir, contemplant trop souvent ce visage si beau, ce visage à qui sont destinés tous mes sourires, tous mes états d'âmes et qui me le rend si bien. C'est dans ces moments de calme où je le trouve terriblement beau, que j'ai envie d'être présente pour lui, de le protéger en lui offrant de vivre dans ma bulle nébuleuse à mes côtés, où nous avons cette impression de ne partager ce temps qu'en étant ensemble. Et intérieurement, je me dis que le perdre serait la pire chose qui puisse m'arriver, je le vivrais si mal et je tiens tellement à lui, à ce que nous soyons ensemble quoi qu'il arrive. Je sais qu'on y arrivera, on franchira les étapes quoi qu'il arrive. On sera forts.

Mais en attendant, le reste du voyage se passe et se rythme entre quelques films, deux brins de siestes, des repas copieux et des discussions variées. On a pas le temps de s'ennuyer. Et finalement après onze heures de vol, on finit par arriver en fin de matinée à Paris. Le temps de récupérer nos bagages, on finit par entrer dans un taxi à laquelle je donne l'adresse de mes parents. Confortablement installée à l'arrière, ma main greffée à celle de Matthew, je savoure chaque instant, ravi de reconnaître le décor parisien quand bien même, nous sommes du côté de Orly. « Ce n'est pas un hôtel où on va. » Je finis par doucement dire, un peu tendue de sa réaction. « Tu sais, j'ai voulu prendre quelque chose près de tout ce qui est important à voir. Alors, l'appartement de mes parents m'a semblé être le meilleur endroit. C'est situé près de la Tour Eiffel dans un quartier tranquille et résidentiel. Je me dis que ce sera bien mieux que l'hôtel. » Me mettant à rire, j'ajoute : « Je pourrai même t'apporter le petit déjeuner au lit. » Bon d'accord, je le prends par les sentiments mais il faut bien amuser sa Seigneurie. Mais il y a surtout une autre raison m'ayant poussée à choisir cet endroit, que je finis par lui avouer « Et puis, tu vas pouvoir voir quelle était ma vie française quand j'avais tout juste dix-huit ans, ça me tient à coeur... » C'est toute une partie de ma vie ne ressemblant pas à celle de maintenant. Il y avait encore maman. Le taxi nous amène donc jusqu'à l'appartement. J'y suis retournée plusieurs fois avec mon père, avec Molly quand j'avais un peu de temps. Aussi, l'émotion est plus ténue. Nous déchargeons et prenons nos bagages tandis que nous entrons dans l'immeuble à l'architecture chic et ancienne des années parisiennes. Nous montons dans l'ascenseur qui se révèle être un modèle ancien avec les portes et la grille à fermer. « Il n'y a pas ça à Los Angeles. » Je déclare amusée, tandis que la vieille machine nous amène vers l'étage désiré. Nous sortons avant de nous rendre vers la porte que j'ouvre doucement. « Entre. » Et une fois, à l'intérieur, je suis saisi par le silence des lieux autrefois bien animés. Ici, la maison semble dormir n'attendant que le retour de ses maîtres. Et je finis par être prise par la joie de me retrouver ici. Ma main vient naturellement se greffer à celle de Matthew « Viens je te fais visiter ! » Et je lui montre ce grand appartement aux pièces hautes et décoré avec goût. Ma maman était vraiment douée pour ça. Et notamment le salon n'est qu'une vaste bibliothèque remplie de livres divers et variés. Et puis, il y a ce grand cadre où figure cette photo de famille où nous étions tous les quatre. Aussi brune que Molly était blonde, les traits d'aujourd'hui se retrouvent dans ceux de mes parents bien plus jeunes. Et puis, ma maman paraît si jeune, toute souriante se doutant pas qu'elle rejoindrait les anges si vite. « Sur cette photo, on ne dirait pas mais avec ma soeur, on était occupées à se pincer mutuellement les mains. » Et pourtant on était de formidables actrices parce que toutes les deux, nous sourions à pleines dents. Je lui montre les chambres de Molly, de mes parents, la cuisine (oui Matthew va cuisiner bien sûr !) et enfin je lui montre ma chambre. Fort heureusement, ça ne sera pas une chambre de petite fille avec des barbies ou un lit une place. La chambre est lumineuse, spacieuse. Seuls les posters trahissent les goûts d'une autre époque. Quand bien même, il s'agit surtout des séries que je suivais à l'époque. « Ça te convient ? » Je finis par demander d'une petite voix. « Sinon, on peut aller à l'hôtel si tu y tiens. Ça ne me dérange pas du tout... » Je finis par dire.

Sans doute est-il poli, ou alors ça lui convient vraiment mais finalement, on reste ici. C'est plus pratique je trouve. Et nous sommes à côté de tous les beaux coins de Paris. Et j'ai déjà hâte de pouvoir lui faire visiter tout ce que j'ai retenu. Mais en attendant « On sort un peu... Oh'u préfères-tu qu'on se repose encore un peu ? » Je finis par lui demander d'une voix tendre, observant son visage pour y déceler le moindre soupçon de fatigue. Mais il a l'air d'aller mieux. Alors me hissant sur la pointe des pieds, je dépose mes lèvres contre les siennes. « Bienvenue en France, Monsieur McGregor..: » Je lui murmure d'une voix tendre. Nos premières vacances... C'est tellement nouveau et nous en avons tellement besoin. Aussi, nous finissons par quitter l'appartement, et ça me fait tout drôle de me trouver dans Paris, dans ces rues familières au parfum de passé. La rue est calme au niveau du passage des voitures mais dans l'ensemble mais il y a surtout du monde piéton. Ce sont les vacances forcément, les touristes sont là. C'est tout naturellement que j'amène Matthew vers le Champ de Mars là où nous avons souvent été avec ma soeur, enfants. Chaque détail a son histoire que je me charge de raconter. « [...]On allait très souvent dans ce jardin. On s'y amusait comme des petits fous. À l'époque, je me souviens que c'était la mode des territoires, chacun avait une parcelle de terrain et personne n'avait le droit de venir sans autorisation. » Attendrie par le souvenir, j'ajoute « Les enfants sont parfois étranges non ? Et pourtant, nous étions si sérieux à cette époque. Le territoire c'était vital. » Il n'a, sans doute, pas connu cela, ayant eu une autre forme d'éducation. Mais une fois adulte, on finit par se rendre compte que ça n'a pas d'importance. Et puis, on est là pour visiter aussi. Car la marche nous amène vers la Tour Eiffel. « Première étape de ta visite parisienne ! J'espère que tu n'as pas le vertige ! » Je finis par dire en me collant contre lui et observant son visage afin d'y détecter la moindre réaction.
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Lun 3 Juil - 20:04

Pour la première fois depuis longtemps, Matthew ne prenait pas l’avion avec lassitude et découragement. Généralement, les voyages étaient synonymes de déplacements d’affaires. Bien sûr, l’éditeur aimait son travail. Il s’y plongeait corps et âme sans jamais soupirer, tout très peu. Néanmoins, effectuer de longues distances seul pour passer plusieurs jours dans un pays étranger avec à la clef un partenariat, il n’était pas toujours enchanté. Ce qui le motivait, c’était le challenge. De plus, il appréciait énormément d’être celui qui gérait et représentait l’aspect international de la boîte. Cette fois-ci, les choses étaient autrement différentes. Tout premièrement, il était plus que satisfait de se rendre à l’aéroport et de prendre ce vol. Il avait même démontré de l’impatience. La présence d’Héloïse était le moteur de cette bonne humeur. Mais plus que tout, il ne s’agissait justement pas d’un déplacement pour les affaires. Le couple s’envolait désormais pour la capitale française afin de passer deux semaines où ils n’entendraient plus parler de la maison d’édition, où le père McGregor ne serait plus un souci, et où ils pourraient profiter d’un doux répit romantique. Certes, il n’était pas encore au courant du programme, mais peu importait tant qu’il se retrouvait avec la femme qu’il aimait. Plus rien ne venait assombrir leur relation désormais qu’ils n’avaient plus à se cacher. Ils étaient devenus plus forts, invincibles et terriblement amoureux. Il vouait une confiance sans faille à Héloïse qui avait tout prévu, tout minutieusement préparé. Pourtant, ce n’était pas dans le genre de Matthew de laisser quelqu’un gérer les choses à sa place. Que ce soit dans le professionnel ou le privé. Mais avec elle, c’était différent. Elle pouvait se targuer d’être l’une des rares personnes derrière laquelle il ne venait pas vérifier le travail. Elle était trop sérieuse et consciencieuse. De plus, il savait qu’elle ne cherchait qu’à leur faire plaire à tous les deux dans ce voyage, souhaitant faire plaisir autant à l’un qu’à l’autre. Et dans l’esprit du poète, si Héloïse était heureuse, alors cela suffisait pleinement à son bonheur. Le vol se passa sur cette douce pensée, enrubannée de la tendresse que se vouaient les deux amants. Enfin, la capitale fut à eux.

Matthew haussa les sourcils quand Héloïse affirma dans le taxi qu’ils ne se rendaient pas dans un hôtel. Où alors ? L’auteur n’en avait strictement aucune idée. Elle éclaircit sa pensée et évoqua l’appartement de ses parents. Il afficha une mine étonnée. « Je ne savais pas que ton père possédait encore cet appartement. » Il savait bien sûr que sa petite amie avait passé de nombreuses années à Paris, mais il ignorait qu’ils y avaient encore un pied-à-terre. Apparemment, le lieu était situé près de la Tour Eiffel. Il sourit quand elle parla de lui apporter le petit-déjeuner. « Voilà qui est intéressant. » nota-t-il en venant déposer un baiser sur sa main. Il n’y voyait aucune objection, bien qu’il s’était attendu plus à un hôtel qu’un appartement. Il se découvrit impatient de voir où sa belle demeurait quand ils ne se connaissaient pas encore et qu’elle n’avait pas rejoint l’Amérique. Sa vie devait être bien différente de celle-là. Déjà, il savait que sa mère était encore présente quand elle se trouvait en France. Il espérait que son souvenir n’hanterait pas trop l’appartement où ils se rendaient.
Le taxi ayant suivi les directives d’Héloïse, ils se retrouvèrent quelques temps plus tard devant une résidence. Payant le taxi et récupérant les affaires, il laissa la jeune femme pénétrer en premier dans l’appartement. Il sentait cette émotion qui le tiraillait légèrement, mais il conserva le silence. Sûrement n’avait-il rien à dire. En tout cas, tout paraissait ancien, mais pas délabré. La brune fit remarquer cette différence avec Los Angeles. « C’est vrai que ça change énormément. Enfin on a aussi nos appartements typiques à Londres. » L’architecture anglaise était plutôt étrange aussi. De plus, il s’agissait surtout de maisons avec cette brique noire et brillante. Il rentra dans l’appartement des Bennett avec cette sensation étrange de pénétrer dans un bout de la vie d’Héloïse. Un lieu intime où tout le monde n’avait pas accès. Il déposa les bagages dans l’entrée, emporté par l’élan d’enthousiasme de sa petite amie qui tenait à tout lui faire visiter. « C’est plutôt sympa. J’aime bien. » Il était sincère. Bien entendu, l’appartement était bien différent de celui qu’il possédait à Los Angeles, mais il n’était pas là pour faire la comparaison. Tout y était décoré avec goût. Le lieu dégageait une chaleur et une tendresse propre aux Bennett. « Ce lieu vous ressemble bien. » Et quand il rentra dans ce salon à la bibliothèque immense, il ne put qu’être grandement impressionné. « Whaou je suppose que tu as dû presque tous les lire. Je t'imagine bien en petit rat de bibliothèque » dit-il dans un rire tandis que son regard s’accrochait à un cadre photo. Il reconnut la frimousse de sa brune, ainsi que le regard malicieux de Molly. Le visage du père lui fut familier avant qu’il ne voie la mère. Une expression douce. Une femme belle et tendre. « Ta mère était très belle. Tu lui ressembles énormément. » Sûrement dans ce petit air rêveur qu’elle affichait sur la photo. Ces genres de regard qu’ont ceux qui préfèrent se dédier au monde de l’imaginaire. Il rit de la remarque d’Héloïse concernant les deux sœurs. « Décidément, la guerre date depuis longtemps ! » Il avait passé trop de repas chez les Bennett pour ne pas se rendre compte que les deux jeunes filles se chamaillaient autant qu’elles savaient se dire qu’elles s’aimaient. Cette relation avait quelque peu dérouté Matthew au départ, car elle était bien différente des relations qu’il entretenait avec ses sœurs. Ou bien que ses sœurs entretenaient entre elles tout court. Il n’avait jamais vu Rose, Ellana ou June venir se moquer les unes des autres. Avec le temps, il s’était rendu compte combien leur relation était solide et intense. Pour clore la visite, ce fut dans la chambre d’Héloïse qu’ils se retrouvèrent. Il ne savait pas à quoi s’attendre. Des posters de partout ? Des coussins lapin ? Un Panpan bis ? Des poupées et une couette de princesse ? Pourtant, il s’agissait d’une décoration très sobre avec une fenêtre qui offrait une lumière diffuse dans toute la pièce. Quelques posters témoignaient encore de son adolescence. Il aurait bien aimé se moquer de ses goûts de l’époque, mais il ignorait à quoi faisaient référence les affiches. « Je suis déçu. Il n’y a pas un portait de Panpan au-dessus de ton lit ? » se moqua-t-il gentiment en venant tendrement l’étreindre par la taille. Les paroles de sa petite amie lui firent secouer négativement la tête. « Non, c’est parfait ici. Ça me convient bien mieux qu’un hôtel, je t’assure. » Il ne mentait même pas pour lui faire plaisir. « Tu en caches d’autres des appartements au bout du monde ? » Sourire sur les lèvres, il vint cueillir un baiser sur celles d’Héloïse.

Ainsi, il fut décidé qu’ils resteraient dans l’appartement. Et aussi, qu’ils allaient partir se balader. Sa sieste dans l’avion lui avait permis de rattraper sa nuit trop courte et il était partant pour arpenter les rues de la capitale. Ils quittèrent l’appartement dès qu’ils eurent déposé les valises dans la chambre. Main dans la main, ils goûtaient à ce vent de liberté dans les rues de Paris. Il se laissait guider à travers la foule dense par sa petite amie jusqu’à ce qu’ils ne se retrouvent dans un grand parc. Il écouta avec attention les petits détails de sa vie d’avant qu’elle dispensait à chaque souvenir qu’il croisait. « C’est plutôt marrant. Je t’imagine en train de défendre ton bout de territoire face aux autres enfants. Tu ne devais pas être commode. J’aurai donné cher pour voir ça. » Il se mit à rire d’imaginer la scène. Une Héloïse pas plus haute que trois pommes, les mains sur les hanches. Il engloba le parc du regard. « C’est étrange. Cet endroit me dit quelque chose. J’ai déjà dû y venir gamin. Je m’enfuyais tellement souvent. » Ce qui lui avait fallu plusieurs corrections jusqu’à ce qu’il s’assagisse. Chez les McGregor, les rébellions ne duraient pas trop longtemps. A mesure qu’ils marchaient, ils se retrouvèrent au pied de la Tour Eiffel. Il eut un sourire. « Oui, forcément. » La grande étape parisienne. « Non, ça va. Je devrais arriver à survivre. » Il prit la main d’Héloïse et la guida vers l’entrée de la Tour. Ensembles, ils commencèrent à monter les marches. « Si j’avais su que tu m’avais amené ici pour me faire faire du sport, je me serai un peu entraîné avant. C'est un message subliminal ? » plaisanta l’auteur tandis qu’ils grimpaient depuis un long moment. Essoufflé, sa main ne quittait pas celle d’Héloïse pour aider à monter toutes les marches. Quitte à le faire, autant aller jusqu’au bout, ils gravirent encore jusqu’à un des points les plus hauts. De là, ils purent admirer tout Paris qui s’étendait sous leurs yeux. La jeune femme s’accouda à la barrière. Il vint l’enserrer contre lui, posant doucement son menton contre son épaule. Ainsi enlacés, ils contemplèrent la vue avec émerveillement. « C’est vraiment magnifique. Heureusement qu’aucun de nous n’a le vertige. » Un silence passa où il la serra plus fort contre lui. « Tu me vas me dire que c’est étrange, mais ce moment me rappelle cette conversation que nous avions eu au Japon. Sur ce pont où je te demandais de garder le secret. » Délicatement, il fit se retourner Héloïse vers lui, admirant son doux visage. Il recala une mèche de ses cheveux derrière son oreille. « Quand je réalise tout ce qu’on a traversé depuis, je trouve ça fou. Ça me paraît proche et si lointain à la fois. Enfin sache que, de tous ces mois à être caché, je ne regrette rien. Pas un seul évènement, bon ou mauvais, car ils nous ont menés à cet instant précis. » Malgré les difficultés qu’il rencontrait et qu’ils risquaient de rencontrer à deux quand elle viendrait travailler avec lui, il ne regrettait rien. Il lui vola un baiser, comme pour sceller cette promesse avant qu’ils ne se décident à quitter la Tour Eiffel.

Plus de midi venait de sonner et la faim les prit tous les deux. Ils se retrouvèrent donc dans un restaurant du Champs de Mars. Un verre chacun dans la main, Matthew porta un petit toast. « A notre merveilleux séjour en France ! » Qui promettait de s’embellir de jour en jour. « Dis-moi, c’est prévu qu’on reste toutes les vacances à Paris ou on va bouger ? » demanda-t-il en prenant une gorgée de son verre. Oui, il était complètement largué. En plus, Héloïse avait quand même dû lui glisser quelques informations. Il ne l’avait visiblement pas entendue… Il écoutait attentivement sa petite amie quand une silhouette s’approcha d’eux. L’auteur finit par relever son regard sur elle car elle détenait le sien braqué sur lui. Une jeune fille plutôt mignonne. « Oui ? » Il le voyait déjà à son regard, à sa manière de danser d’un pied sur l’autre, de sourire à la fois de gêne et d’excitation. Elle faisait partie de la race des fans. « Bonjour… vous êtes Matthew McGregor, pas vrai ? Je vous aime tellement, si vous saviez ! » Elle s’était mise à parler en français. D’ordinaire, il comprenait très bien cette langue, mais elle parlait avec un tel débit et une telle excitation qu’il ne fut pas sûr de comprendre. Il jeta un regard interrogateur à Héloïse. La fan en question prit soudain conscience de son étourderie. Elle se rattrapa en parlant dans un anglais encore plus médiocre qui fit rire Matthew sans le vouloir. Elle se mit à déblatérer un flot de propos dont il eut du mal à comprendre le sens, oscillant entre le français et l’anglais. Elle s’adressait parfois plus à Héloïse, ayant compris qu’elle parlait parfaitement les deux langues. Au bout d’un moment où elle ne leur lâchait pas la grappe, il crut bon d’intervenir pour ne pas que cela dure cent-sept ans. « Excusez-moi, c’est très intéressant, mais je suis avec ma fiancée en vacances. J’aimerais bien en profiter. » - « Vous avez une petite-amie ! » s’extasia-t-elle immédiatement, détaillant avec émerveillement Héloïse. Et c'était reparti pour un tour. « Soo cuuute ! » En même temps, elle était conne. Avec qui irait-il d’autre au restaurant à Paris ? Bon OK, ce n’était pas évident mais Matthew voulait être tranquille. Ils parvinrent à s’en tirer avec une photo où la demoiselle insista pour qu’Héloïse apparaisse. L’idée plut à l’éditeur. Après tout, ils n’avaient plus rien à cacher. Après d’autres effusions et beaucoup de merci dit dans toutes les langues, ils furent tranquilles. Matthew soupira de soulagement. « Si j’avais su qu’on connaissait ma tête même ici, j’aurai demandé à partir au Polynésie. » plaisanta-t-il avant d’attraper la main de sa belle Héloïse. « Enfin je suppose que cette photo aura pour don de te rendre encore plus officielle. » Car il n’en doutait pas, la photo allait tourner sur les réseaux sociaux. Oui, Matthew a des blogs de fans
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Mer 5 Juil - 20:15

Finalement, je suis ravie que l'appartement plaise à Matthew et qu'il n'y voie aucune objection à ce que nous dormons là-bas le temps de notre séjour. Il a d'ailleurs beaucoup apprécié cet ancien lieu de vie et autant dire que je suis aux anges. J'avais tellement peur de me vautrer, et de rater le coche. Et pourtant, c'est important pour moi qu'il sache des détails de ma vie, qu'il puisse voir ce qu'était cette Héloïse enfant, vivant avec sa sœur et ses deux parents. J'en suis arrivée à un point que je souhaite lui dévoiler tous les détails de ma vie, qu'il me connaisse entièrement. Et le voir apprécier les lieux met du baume au cœur. Il a l'air conquis, et sa remarque sur l'immense bibliothèque. « Il y a beaucoup d'essais philosophiques appartenant à ma mère. Elle était la seule à lire ce genre de choses. Ça nous semblait si incompréhensible. » Je ris doucement tout en continuant la visite, jusqu'à ma chambre. Matthew semble déçu  de ne pas voir de Panpan, de poster ou autre. Me laissant être attirée par lui dans ses bras, je ne peux m'empêcher de rire à nouveau, sérieuse dans mes réponses « Panpan n'existait pas encore dans ma vie, mais j'ai de très beaux pyjamas encore plus sexy que jamais. » Bien sur c'est ironique. Mais il faisait si froid à Paris l'hiver, que j'avais toujours des trucs épais, rien de glamour à vrai dire. Le climat de Los Angeles m'a permis de ne plus avoir froid comme cela. Qu'importe, j'assume mes goûts vestimentaires et je les aime quand bien même ce n'est pas du goût de Matthew. Mais ce n'est pas le cadet des soucis de ce dernier, préférant me confirmer que tour est parfait pour lui et si je n'ai pas d'appartement caché au bout du monde. Ses propos me font sourire alors que je réponds à ses baisers. « Nous n'avons pas besoin d'appartement au bout du monde... » Je finis par lui murmurer tendrement. À vrai dire nous n'avons plus de raisons de nous enfuir si loin. C'est pourquoi, main dans la main, on arpente le Champ de Mars tandis que je raconte des détails me revenant en mémoire. Entre autre, la guerre des territoires. Apprenant que le lieu semble familier à Matthew, je ne peux m'empêcher de sourire de plus belle « On a dû jouer ensemble, c'est obligé ! Je t'imagine très bien m'avoir volé mon territoire, c'était ce que tous les enfants faisaient. » Ça paraît pitoyable mais ça se passait ainsi. Les enfants n'avaient pas de pitié entre eux. Au contraire. « Ou alors, tu as été le seul à me sauver la vie et je me suis languis de ton départ. » Cette seconde option est bien plus romantique à mes yeux. Pourtant, je n'ai pas souvenir d'avoir rencontré un Matthew enfant. Peut-être que ma mère a pris une photo. Elle passait son temps à nous mitrailler ma soeur et moi. Des albums il y en a des tas.

Nous continuons donc notre avancée jusqu'à la Tour Eiffel si immense et bondée. Je pensais à l'ascenseur mais finalement, l'escalier prend moins de temps d'attente. Aussi, nous choisissons ça sauf que nous sous estimons les marches à gravir. Tenant la main de Matthew, je le suis en essayant de garder mon souffle et mon calme. Mais là chaleur n'aide pas, ni le soleil. Et je m'étrangle de rire face à la remarque de Matthew. Lui pinçant le flanc, je ne peux que rétorquer « C'est vrai que tu as quelques kilos à perdre. » Et je plaisante parce qu'à mes yeux, il est juste magnifique et parfait et s'il y a bien quelqu'un qui devrait se prendre en main, c'est bien moi. Je ne suis pas une athlète. Ma chair est tendre comme un chamallow. Et les abdos ça n'existe pas. Et je souffre de cette montée mais nous finissons par y arriver à bout et enfin le sommet est là. D'abord j'observe le paysage avec émerveillement sentant Matthew se glisser contre mon dos. Je suis tellement heureuse en cet instant. « J'aimerais tant que le temps se fige... » Je souffle. Matthew confirme qu'il trouve ça magnifique avant de me serrer un peu plus fort contre lui. Ses mots me parviennent à l'oreille dans un murmure chaud et protecteur, me faisant sourire et me rappelant de cette fois là. Et je me laisse être retournée pour observer son visage, si lumineux face au soleil, à ce vent balayant ses cheveux, à ce sourire. L'écoutant me parlant, je ne peux qu'être d'accord avec lui. « C'est si loin et si près. On a appris. On en est ressorti plus fort, plus grandi. Le bonheur ne se gagne que dans la difficulté si l'on veut être certain qu'il tiendra contre vents et marées. Et nous avons réussi... » Et répondant à l'appel de ses lèvres, je laisse mes mains se poser sur sa nuque, laissant l'amour et la tendresse m'envahir. Je l'aime... Je l'aime tellement...

Dans cet océan de doux sentiments, je me sens heureuse et béate d'amour pour Matthew tandis que nous finissons par redescendre après avoir pris chaque coin de paysage en photos, des selfies de nous. Et puis, l'appel du ventre a été plus fort que tout. Nous voilà donc en train de revenir vers le Jardin et cherchant un restaurant où nous pouvons manger un peu. C'est que le décalage horaire chamboule mais ce n'est pas si grave dans le fond. Nous finissons par trouver notre bonheur, prenant place l'un en face de l'autre. Nous avons déjà commandé et le vin a été servi. « Normalement, je ne devrais plus boire mais je fais une exception pour toi mon amour ! » Et on trinque heureux d'être ici. Cependant, notre intimité est vite entrecoupée par l'arrivée d'une admiratrice de Matthew. Elle se met à débiter dans un français si rapide que je ne peux que comprendre l'incompréhension de mon petit ami. Cependant, elle semble vite le deviner et se lance dans un anglais approximatif. Souriant, je me contente de siroter une gorgée de mon vin, jusqu'à ce qu'elle me prenne à parti dans la conversation ayant besoin de moi pour l'aider. Mais Au bout d'un moment, Matthew finir par lui faire comprendre qu'il est occupé. De même, le fait qu'il me présente comme sa fiancée achève de me faire rougir assez fortement. Moi ? Sa fiancée ? Mon dieu... J'en ai le coeur qui palpite tellement je trouve ça juste merveilleux. Quand bien même, je ne dis mot, préférant laissant la fan s'extasier et demander une photo où j'y figure. Par réflexe, je me dis que ce n'est pas une bonne idée mais finalement, Matthew y tient et la photo est prise, nous permettant de reprendre un peu de calme. « Une île déserte aurait été parfait ! » Je ris avec lui parce qu'il est vrai qu'on était loin de se douter qu'on le reconnaîtrait ainsi. Mais qu'importe, ce n'est pas important et puis mon petit ami ajoute que l'idée était bonne de m'ajouter sur la photo. Après tout, j'apparaitrai sur les réseaux sociaux ou ces bêtises du genre. « Oh mon dieu... Je vais presque être célèbre. Tu me montreras comment il faudra se la jouer célébrité prétentieuse. Je ne sais pas faire... » Et je ris de plus belle me disant qu'il y un an de cela, j'étais la stagiaire et je ne disposais d'aucun privilège alors que maintenant, je peux savourer des moments pareils avec Matthew.

Notre repas se poursuit et je découvre combien nous sommes totalement différents en étant éloigné de tout. Par exemple, nous n’évoquons jamais le travail, à vrai dire, nous n’y pensons pas. Nous sommes bien occupés à parler de notre enfance, de l’avenir que nous entrevoyons. J’en arrive même à lui dire que j’ai un peu cherché des appartements mais qu’il faudra qu’on le fasse ensemble. Et c’est tellement libérateur. Cette fois-ci, il n’y a plus besoin de craindre le regard d’autrui, nous profitons en étant heureux. Et l’après-midi se poursuit dans cette bulle tandis que nous entreprenons de visiter la Capitale, en arpentant des rues pleines de monde. Ça ne change pas de Los Angeles mais c’est différent malgré tout, c’est français. Et j’entreprends de faire gouter à Matthew des tas de mets qu’il ne peut connaître parce qu’en Angleterre ou aux USA, ça n’est pas monnaie courante. « Tu aimes ? » Je finis par lui demander alors que nous sommes dans une boutique d’un traiteur, occupé à nous faire gouter du saucisson artisanal sur une tranche de vraie pain (avec le gluten, Matthew est le seul gouteur dans cette histoire). Et puis la magie continue encore et encore. A vrai dire, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une journée sans fin, que nous avons une énergie inépuisable. Et quand nous rentrons à l’appartement pour nous reposer un peu, prendre une douche, je me dirige vers mon chéri, entrelace mes doigts dans les siens avant de venir me blottir contre lui. « Si tu te sens en forme pour ce soir… Alors l’aventure continue… » Je dépose un baiser furtif sur ses lèvres, souriant de plus belle… « Si tu veux savoir l’endroit… Il te suffit juste de te rappeler ces quelques paroles d’une chanson bien connue… » Pouffant légèrement de rire, je me mets à chantonner doucement « These rocks don’t lose their shape… Diamond are a girl’s best friend.. »

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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Jeu 6 Juil - 19:33

Malgré la fatigue que les avait menacés, le début de ce voyage se passait sous les meilleurs augures. A cause de son travail et parce qu’il faisait confiance à Héloïse, Matthew découvrait en totalité ce qui allait en retourner de ce voyage. De plus, ce n’était pas vraiment sa tasse de thé de prévoir l’organisation d’une escapade de deux semaines à l’étranger. Sa petite amie, à l’inverse, en était ravie et enchantée. Finalement, la formule était convenue à tous les deux et ils profitaient d’un doux répit dans la capitale de l’amour. Le jeune homme découvrait avec curiosité et tendresse la vie de celle dont il était éperdument amoureux. En passant par son adolescence où Panpan n’existait heureusement pas. Était-elle plus sexy à cette époque dans ses goûts vestimentaires ? Elle avait l’air de laisser planer le doute, mais Matthew n’y croyait pas une seule seconde. Et ils en arrivaient même jusqu’à sa tendre enfance qui avait été rythmée par les guerres de territoires. Grâce à la photo qu’il avait vue de sa brune enfant, il pouvait s’imaginer sans problème la gamine défendre sa terre, les poings sur les hanches et les joues échauffées. Un rire le prit de se figurer une telle scène aussi ridicule qu’amusante. Avec les années, elle avait dû transformer cette hargne dont elle faisait preuve en une détermination sans faille. Car si elle avait pu supporter le difficile Matthew McGregor et pousser l’audace jusqu’à en tomber amoureuse, c’était bien qu’elle était d’une volonté indéfectible. Du moins, l’auteur aimait à le croire. « Te voler ton territoire ? Qu’est-ce que j’en aurai fait ? Non, non. Tu m’aurais accueillie sur tes terres car tu aurais reconnu ma suprématie. » Un rire fusa d’entre ses lèvres quand il se fit rabrouer par Héloïse pour son attitude hautaine dont il aimait parfois jouer. Il n’était pas ignorant de la réputation qu’il se traînait et qu’il assumait pleinement. Et même si ça paraissait difficile à croire qu’il puisse faire pire que l’original, il aimait bien grossir un peu le trait. Ne serait-ce que pour vous voir l’expression offusquée de sa brune qui s’empressait aussitôt de le remettre à sa place. Il en riait davantage de voir sa bouche s’ouvrir grand d’indignation.

Ils laissèrent leurs enfantillages pour poursuivre leur visite de Paris. Forcément, ils atterrirent aux pieds de la Tour Eiffel qu’ils décidèrent de grimper par les escaliers pour s’épargner le monde. L’effort en valait la peine puisque la vue était imprenable sur la capitale. Ils se gorgèrent du calme que cette scène magique leur procurait. Au soleil couchant, ce spectacle devait être encore plus beau. Mais pour l’heure, Matthew songeait à ce Japon qui avait vu naître leur amour, mais aussi leur secret. Tout paraissait si loin, mais si proche à la fois. Presque une année, mais tout était passé à une vitesse effroyable. Néanmoins, il ne regrettait rien de ce qu’il s’était passé, sachant que n’importe quelle autre décision aurait pu les amener ailleurs qu’au sommet de la Tour Eiffel. Ils étaient victorieux. Contre toutes attentes et contre la morale de certains, ils étaient enfin ensemble et l’amour avait su triompher. Leur victoire leur procurait un sentiment de sérénité que Matthew n’avait encore jamais goûté. Pas même avec Jane quand il la croyait aussi éperdue d’amour qu’il ne l’était pour elle. Quelque chose était autrement différent dans leur relation et c’était tout ce qui en faisait la saveur. Leur balade se termina dans un restaurant car la faim se fit sentir. Le décalage horaire risquait d’être éprouvant mais ils avaient deux semaines pour en faire leur affaire. Malheureusement, il n’y avait pas que ça qui était à prendre en compte. La célébrité de Matthew était plus étendue qu’il ne le pensait et une admiratrice retint son attention un peu trop longtemps à son goût jusqu’à ce qu’il ne décide d’y mettre un terme. Il lui fut si naturel de présenter Héloïse comme sa fiancée qu’il s’étonna presque de la voir autant rougir. Après tout, ce serait sûrement la suite logique de leur histoire. Mais pas encore. Pas tout de suite. Même s’il vivait une idylle avec sa stagiaire, il n’était pas encore prêt à se jeter dans un nouveau mariage quand le premier avait aussi mal terminé. Pourtant, il savait qu’elle ne serait pas celle qui partirait pour un autre homme, mais il n’y songeait pas. Quand ils se retrouvèrent seuls, Héloïse proposa une île déserte pour se protéger du monde extérieur. Il rit en prenant une gorgée de son verre. Quoi qu’il advienne, une telle photo risquait de faire le tour des réseaux et une bonne partie de la planète apprendrait pour sa relation avec la brune. Loin de s’en formaliser, il en était plutôt fier et heureux. Et si la photo arrivait jusque devant les yeux de son père, c’était encore mieux ! « Une célébrité prétentieuse ? Comment oses-tu ? On m’a toujours dit que j’étais terriblement beau, mais pas prétentieux. » Ouais, rien que ça. Monsieur ne se mouchait pas du coude. Heureusement, il plaisantait. Enfin… presque.

L’après-midi suivit son cours avec de nouvelles visites de la capitale une fois le repas englouti. Au milieu de leurs pérégrinations, la discussion ne s’arrêtait jamais. Dessinant le passé, mais aussi un futur dont ils tenaient le crayon tous les deux. L’avenir s’écrirait à deux. Matthew en était convaincu, jugeant irréel qu’il puisse un jour être séparé de sa petite amie d’une manière ou d’une autre. Il ne pourrait y avoir qu’elle. Pour la première fois, ses pensées ne se dirigèrent non plus pas vers le travail. Ce fut tout l’inverse et ne pas penser à la maison d’édition lui fit un bien fou. Il se détendait totalement, ne cherchant même plus son portable dans sa poche pour vérifier un éventuel appel. Qu’ils se démerdent après tout ! Ainsi, ils se baladaient l’esprit léger. Et la France ne serait rien sans sa gastronomie. Héloïse, en fine connaisseuse, insista pour lui faire connaître un bon nombre de met de son pays natal. Déjà, il goûtait ce bon pain dont les Français se vantaient. Il fallait l’admettre, ça n’avait rien à voir avec ce qui était vendu ou servi en Amérique. Quant à la charcuterie… c’était tout simplement délicieux ! Matthew ne dérogeait pas à la règle des hommes qui aimaient surtout la viande et il se régalait chez un traiteur artisanal de la capitale. Cela faisait boutique paysanne, mais le tout avait son charme. « J’adore. Faudra vraiment ramener de la bouffe d’ici chez nous. » Car bientôt, ils auraient un chez eux. Un appartement qui serait leur foyer où personne ne pourrait venir les déranger. Matthew avait promis qu’il se pencherait un peu plus sur la question des appartements avec elle dès leur retour. En tout cas, dans leurs valises se trouveraient des spécialités françaises, l’Anglais n’en démordait pas.

Matthew poussa un grand soupir de soulagement en venant s’écraser dans le canapé du salon. La journée était terminée. Ils venaient de rentrer à l’appartement et l’auteur devait admettre qu’un tel lieu était plus accueillant qu’une chambre d’hôtel. Ils purent prendre une bonne douche et se changer. Il s’accorda un moment de répit tandis que sa petite amie se préparait avant qu’elle ne vienne tendrement glisser ses doigts dans les siens. Il l’attira contre lui, se sentant déjà grisé par sa présence. Son parfum. La douceur de sa peau. La chaleur de son corps blotti contre le sien. « Ah oui ? Quel genre d’aventure ? » Il pensait sûrement à quelque chose de bien différent, se laissant porter par l’attitude enjôleuse de la brunette. Il voulut prolonger le baiser, mais elle se déroba habilement à lui. Il fronça les sourcils quand il se fut agi d’une chanson. Il ne trouva la réponse que dans les paroles de la chanson qu’Héloïse se mit à fredonner. « Le Moulin Rouge ? » devina-t-il avec surprise et enthousiasme. Oui, il connaissait la comédie musicale et il l’adorait. Les chansons de ce film n’avaient aucun secret pour lui. « Je ne pensais pas vraiment à cela, mais je dois admettre que tu commences fort. » En même temps, il risquait de ne pas y rester durant les deux semaines et il fallait en profiter à fond. Le jeune homme ramena la taille de la jeune fille contre lui, venant capturer ses lèvres avec gourmandise. Il eut furieusement envie d’elle mais il fut se faire violence car l’heure était plus propice au départ qu’aux câlins. Il s'habilla plus présentablement et ils s’envolèrent donc pour le Moulin Rouge avec une Héloïse qui agita fièrement les billets devant lui. Il attrapa sa main, la guidant hors de la résidence pour héler un taxi dans la rue. Une fois à l’intérieur, direction le 9ème arrondissement. « Décidément, ces vacances sont de mieux en mieux. J’espère vraiment une promenade à dos d’éléphants pour la fin du séjour. » s’amusa-t-il en prenant la main de sa belle pour y déposer un baiser. Il lui venait soudain un agréable sentiment d’allégresse. Matthew tendit la main à Héloïse pour sortir du taxi une fois qu’ils furent arrivés. Sa belle robe du soir voleta légèrement dans la brise d’été. « Aurais-je oublié de mentionner que tu es splendide ce soir, Miss Bennett ? » dit-il en français avec son petit accent. Juste pour la faire craquer. Sa main se glissa autour de sa taille, la rapprochant de lui pour déposer un baiser sur ses lèvres. Serrés l’un contre l’autre, ils pénétrèrent dans le Moulin Rouge en présentant les billets. Ils furent accompagnés et placés autour d’une table ronde faite pour deux. L’intérieur de la salle était immense. Certainement une centaine de tables étaient disposées autour d’une grande scène. Tout en ce lieu respirait l’ambiance des cabarets parisiens. Une coupe de champagne leur fut amenée à l’un et à l’autre. Cadeau de la maison. Ils trinquèrent tous les deux à cette nouvelle soirée. « Au début d’un bel avenir. » murmura-t-il en prenant une gorgée de son verre. Il lui lança ensuite un regard malicieux. « Et comme dernière surprise de la journée, tu as prévu d’être le dernier numéro du show ? » Il riait encore de se l’imaginer sur cette scène, appliquant les mêmes chorégraphies que les danseuses et agitant son jupon de tous les côtés. Et d’un autre côté, cette idée ne lui déplaisait pas complètement. A condition qu’il soit le seul spectateur, bien entendu.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Ven 7 Juil - 13:58

Ces vacances sont merveilleuses. Nous en sommes qu’au premier jour et pourtant, j’ai l’impression d’avoir quitté Los Angeles depuis un mois. Loin de tout, j’en oublie ce que nous avons traversé, les derniers émois de ces semaines passées allant de la révélation de notre histoire d’amour en passant par l’ignorance du père de Matthew envers son propre fils. A Paris, j’ai l’impression d’y avoir laissé nos identités, que nous sommes juste Matthew et Héloïse. Rien de plus. Rien de moins. Et c’est si agréable. Je suis apaisée et ne cesse jamais de rire. Surtout quand je demande comment être une célébrité prétentieuse. Mes joues sont toujours aussi rouge d’avoir été présentée comme sa fiancée. Après tout, ce n’est pas anodin. Il aurait très bien pu dire que j’étais sa copine. Mais là, il est clair que si ça venait à apparaître sur les réseaux sociaux comme Matthew l’entend, ça voudrait donc dire que son père risquerait d’apprendre que nous allons nous marier ? Doux Jésus. J’espère qu’il ne frôlera pas la crise cardiaque si ce n’est que son fils semble très content de lui. Ça ne semble pas l’avoir mis dans tous ses états. Et de nature docile, je m’adapte donc sans sourciller. De toute façon, il est évident qu’un jour ou l’autre, je savourerai la joie de m’unir à lui, de pouvoir devenir un jour sa femme. Je crois que ce jour-là, j’aurai l’impression d’avoir tout gagné, que nous pourrons plus jamais être séparé par qui que ce soit en dehors de la mort. Ou d’un divorce. Mais ça, c’est impossible. Je l’aime tellement qu’à l’heure actuelle, et pour toujours, il ne pourra y avoir que lui. Et à jamais, lui. Même quand il se rebiffe quant au fait d’être accusé de prétentieux, lui qui se trouve si beau. « Mais je ne dis pas le contraire, Monsieur Je-suis-célèbre. Tu es très beau et je ne cesse jamais de le penser. Mais tes chevilles sont bien trop enflées cher enfant. » L’observant d’un air mutin, j’ajoute « Monsieur McGregor, je vous prierai de descendre de votre tabouret. » C’est comme si, ici, nous étions sur un pied d’égalité, ne souffrant d’aucune crainte d’être découvert, du reproche. C’est comme si nous étions retournés au Japon. Le sentiment de liberté s’est amplifié au fur et à mesure que les sentiments ont pris leur place. Fort et pur. L’amour ça se construit à deux.

Et je suis ravie de faire découvrir la France à Matthew, lui faisant découvrir des mets et saveurs qu’ils ne connaissaient pas avant. Pour moi, c’est un peu la redécouverte de mon enfance, des  gouts au parfum d’oubli, que le temps a sauvegardé dans un coin de ma mémoire. Telle la Madeleine de Proust, je m’éveille à ce passé, me rappelant des détails tendres que je peux lui rappeler avec une sincérité touchante. Nous sommes tellement heureux. Mon petit-ami me paraît métamorphosé, ayant moins de retenue, plus d’enthousiasme. Il est déjà prêt à revenir avec une valise entière de produits français, que l’on pourra manger chez nous. Comme pour le terme « fiancée » mon cœur s’emballe encore plus et je me sens rougir quand bien même, ça me paraît plus concret de vivre avec lui, que de me marier. « Je ne sais pas si on peut commander des produits du terroir. Peut—être que si mais ça doit être horriblement cher sans doute. » Prenant un autre morceau de saucisson, je lui pose délicatement entre ses lèvres, l’observant avec tendresse « Tiens, goute celui-là, c’est du saucisson aux cèpes. Il est savoureux je trouve. » Et la journée continue dans cette magie que l’on partage si bien. Le téléphone ne sonne pas une seule fois – bon d’accord, tout le monde dort à cette heure-ci – mais c’est agréable. Comme au Japon, le décalage horaire nous sauve un peu. Et c’est exténué que nous rentrons nous reposer avant que la suite ne reprenne. Emmener Matthew au Moulin Rouge m’a semblé être une idée géniale, d’autant plus que je n’avais jamais été, auparavant. Mes parents ont toujours trouvé cela trop affriolant pour mes dix-huit ans et mon air candide. La frustration a toujours été terrible, d’autant plus que je suis une fan du Moulin Rouge. Et puis, par la suite, lorsque je suis revenue en France accompagnée de Molly, j’ai toujours ressenti comme une gêne à m’y rendre seule. De la peur aussi. Or là, je serai avec mon petit ami et rien ne pourra m’effrayer. Si ce n’est que j’espère que ce cadeau lui plaira. Car là, les billets n’ont pas été pris avec la carte de crédit de Matt mais bien, la mienne. Et j’espère que ce cadeau lui plaira. Le voir deviner la chanson sans aucune difficulté me conforte dans le choix du lieu. Et quand il me questionne sur le Moulin Rouge, je suis plus que jamais enthousiaste « Ouiiiiii ! On va en prendre plein les yeux ! » L’excitation est à son comble et j’ai tellement hâte d’être dans le 9ème, de pouvoir voir un spectacle tout en m’imprégnant du décor du film. La remarque de Matthew me fait relever un sourcil « Tu t’attendais à quoi ? » Je demande avec de grands yeux innocents, me laissant être attiré par lui. Lorsqu’il m’embrasse, je sens comme des papillons me voler dans le ventre, jusqu’à me détacher avec un sourire en coin. « On devrait y aller ou on va être en retard… » Il y a des spectacles à plusieurs heures mais je n’ai pas pris le dernier en me disant qu’on serait trop fracassé pour tenir aussi longtemps. De ce fait, nous prenons bien vite un taxi après avoir quitté l’appartement et nous être changés. Une fois arrivés, je me laisse aider par Matthew afin de m’extirper du taxi. Et c’est là qu’il me dit que je suis ravissante… Mais en français. Avec cet accent. Mon dieu. Je lui sauterai presque dessus tellement, je le trouve encore plus sexy que jamais. « J’adore quand tu me parles en français. Cet accent anglais me donne tellement des idées fort peu catholiques. » Bon heureusement que je ne lui ai pas répondu en français, sinon le videur nous aurait regardé avec un drôle d’air. Il prend nos billets et nous invite à entrer dans les lieux. On nous installe et du champagne nous est servi. Je suis en admiration devant la beauté des lieux encore vide de musique. Ça nous laisse le temps de pouvoir trinquer et de savourer notre coupe. « A nous. » Je lui réponds simplement, toute souriante, buvant une petite gorgée quand Matthew émit l’idée d’une dernière surprise, demandant si je vais danser pour le dernier show. Forcément, surprise, je m’étouffe dans le verre, reprenant contenance tandis que je le fixe d’un air stupéfait « Mais je ne sais pas bien danser. En plus, danser aussi peu vêtue… Doux Jésus… Je ne pourrai jamais faire une telle chose ! » Je finis par dire en secouant la tête. Et mes craintes se confirment quand le spectacle arrive peu après. La musique arrive et le show commence. Cependant, je constate bien vite que les danseuses sont très peu vêtues. Il y a très peu de vêtements, beaucoup de brillants. Et surtout, les seins sont dénudés à la vue de tous. « Mais elles ont oublié leur soutien-gorge ! » Je m’exclame dans un chuchotement angoissé à mon petit ami. J’ai presque envie de me fermer les yeux tant je trouve ça osé. Je pensais qu’elles seraient habillées comme dans le film, pas de cette façon. Néanmoins, le spectacle est beau, quand bien même, je ne peux m’empêcher de secouer la tête et d’ajouter, dépitée « Les hommes doivent être contents. » Bah forcément, ils peuvent voir des femmes presque nues. Et ça me choque. Cependant, le charme des danses, des lumières et de la musique finissent bien vite par m’enthousiasmer. Et je finis bien vite par m’émerveiller en oubliant qu’on voit trop de seins et de fesses. C’est le Moulin Rouge.

Lorsque le spectacle est fini, on en profite pour aller grignoter un bout avant de rentrer à l’appartement en taxi. Autant dire que nous sommes esquintés, harassés par le transport, la visite de Paris. Et demain, nous attend un programme tout autant chargé. On se reposera bien sûr. Mais pas tout de suite même si actuellement, je ne rêve que de m’endormir. Le trajet est plus rapide et finalement, nous arrivons dans l’appartement. Me changeant dans la salle de bain, j’ouvre alors ma valise et cherche mon pyjama. Mais je ne les trouve pas. « J’aurais juré les avoir pris… » Je murmure alors, seule dans la pièce. A vrai dire, je repère bien vite un paquet avec un mot portant l’écriture de ma sœur qui dit « Tu me remercieras. (Et Matthew aussi) » Ayant un mauvais pressentiment, j’ouvre le paquet et là, c’est un défilé de nuisettes en dentelle, en flanelle. Très … osés… Trop osés d’ailleurs. J’en sors un, le tenant à deux doigts comme si j’allais me brûler, constatant que c’est presque bon pour aller danser au Moulin Rouge. J’ai envie de tuer ma sœur mais aussi loin, je n’ai d’autre choix que garder ma colère pour moi. Je ne vais pas dormir toute nue quand même ! Alors, je n’ai d’autre choix que de l’enfiler et c’est… court. C’est court de partout. C’est décolleté, j’ai l’impression de n’avoir rien sur moi. Je n’ai même pas de pull qui pourrait couvrir ça. J’ai rien et je n’ai d’autres solutions que d’aller me jeter dans la gueule du loup de Matthew. Et je vais lui raconter quoi ? Lui dire que c’est un coup de ma sœur ? Il va me rire au nez. Et je n’ai pas envie d’être ridicule. C’est donc rouge comme une tomate, l’air détaché que je sors de la salle de bain pour me rendre dans ma chambre, retrouvant mon chéri. Essayant de ne pas regarder sa réaction, je me contente de dire en seule réponse «  J’avais envie de changer un peu. » Alors qu’en vérité, non non et non, j’aime mes pyjamas. J’ai même acheté un pyjama licorne trop cute bon sang ! Le pire c’est quand je m’allonge à côté de Matthew, j’ai l’impression que tout remonte. Et je n’en puis plus, finissant par lui dire la vérité « En vérité, ma sœur m’a fait un sale coup. Elle a échangé tout ce que j’avais pris par ça… Elle a dû faire ça en venant me dire au revoir, et moi… Je n’ai vu que du feu.. » Un sourire finit par apparaître sur mon visage tandis que je ris franchement, me couvrant le visage « Je te jure que quand on rentrera, je vais tuer ma sœur ! C’est de la trahison enfin… J’espère, au moins, que tu aimes… » Et j'espère bien qu'il aime, sinon je le tue !
Bien plus tard dans la nuit, alors que nous sommes endormis, blottis l’un contre l’autre, un bruit résonne dans la chambre. Bien distinct, reconnaissable d’entre mille car il sonne à côté de nous. Le portable de Matthew s’est allumé et alors que je m’extirpe d’un sommeil bienfaiteur, je me redresse pour voir le téléphone posé sur la table de chevet. « Maison d’Edition » apparaît alors tandis que ça vibre, que ça sonne et que ça nous réveille tout à fait. Fronçant les sourcils,  je ne peux m’empêcher de pester doucement « Ils ne sont pas au courant que tu es en vacances ? » Je finis par dire, faisant mon calcul dans ma tête, qu’entre le décalage horaire, le J+1 de l’arrivée en France, nous sommes donc arrivés Dimanche, que nous sommes dans la nuit de dimanche à lundi, que de ce fait, il ne peut y avoir qu’une seule personne capable de nous appeler à un jour pareil. Son père. Posant ma main sur son poignet, je murmure doucement. « Ne réponds pas…Toi aussi, tu as le droit déconnecter un peu… » Venant me blottir contre lui, j’espère de tout mon cœur qu’il ne répondra, sentant mon cœur battre un peu plus fort. Je prends ce coup de téléphone comme une menace destinée à nous pourrir la vie. « S’il te plait… »
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Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Lun 24 Juil - 16:42

Ce voyage à Paris se révélait bien plus paradisiaque qu’il n’aurait pu le penser. Pour la toute première fois depuis des mois, et même depuis des années, Matthew profitait d’un véritable moment de paix. D’une existence où la maison d’édition n’avait plus sa place. Pour la première fois, il décidait d’accueillir pleinement autre chose dans son cœur que l’ambition qu’il nourrissait pour son entreprise. Il n’aurait jamais pu penser éprouver cela, ou même s’imaginer agir de la sorte. Jusqu’ici, l’idée même de laisser la chaise de son bureau vide lui était inconcevable. Il fallait qu’il travaille. Il fallait qu’il pense à autre chose qu’au passé et à l’avenir. Aujourd’hui, il n’avait plus peur. Et ce miracle, il le devait à Héloïse qui savait redonner une saveur à l’existence, qui teintait sa vie de mille couleurs plus chatoyantes les unes que les autres. Mais sans artifices, sans étourdissement. Elle usait de sa simplicité et de sa tendresse comme elle savait si bien le faire pour recréer un monde fait de douceur où l’auteur ne craignait pas de se plonger. Ici, à Paris, dans le sillage de celle qu’il aimait plus que tout au monde, Matthew était heureux.
Il avait même le désir d’emporter un bout de la France avec lui quand ils seraient de retour à Los Angeles. Peu importait le prix pour lui, il ne cessait de s’enthousiasmer un peu plus pour la gastronomie française. Déjà, il se rappelait combien il avait aimé manger dans ce restaurant où il s’était trouvé la première fois avec Héloïse. Mais là, cela dépassait le niveau de ce qu’il avait déjà connu. « On en fera venir quand même. Je ne vais plus pouvoir m’en passer là. » répondit Matthew à la rétorque de sa petite amie qui craignait que cela soit trop cher. Mais rien n’était suffisamment grand pour ne pas exaucer les caprices de Monsieur McGregor. Après tout, quitte à avoir de l’argent, autant qu’il soit dépensé et qu’il serve. De cette manière, il aidait l’économie mondiale. CQFD. Leur tour en ville s’acheva finalement et ils regagnèrent l’appartement d’Héloïse. Matthew profita d’un instant de répit avant que sa belle ne lui fasse comprendre que cette soirée était loin d’être terminée. Si au départ, il songea plus à une soirée entre amoureux pour se retrouver pleinement, il fut malgré tout heureux d’apprendre qu’ils allaient se diriger vers le Moulin Rouge. L’innocence d’Héloïse ne cessa de la surprendre. Quelquefois, il se demandait si elle ne le faisait pas exprès, mais tout ceci était dit avec tellement de naturel qu’il avait fini par rejeter l’idée. Cette enfant était définitivement naïve. « Tu ne vois vraiment pas ? » demanda-t-il d’une voix chaude et intense avant de l’attirer à lui. Des gestes étaient parfois plus évocateurs que des mots. Sa bouche captura la sienne, mais guère pour longtemps. L’heure tournait et il lui faudrait ranger ses envies de la poche.

« Vraiment ? Des idées pas catholiques ? » Ils venaient tout juste d’arriver devant le Moulin Rouge et Matthew s’était permis de glisser quelques mots en français pour noter la tenue exquise de sa petite amie. Certes, il était certain de son effet, mais les propos d’Héloïse le firent rire autant qu’elles lui plurent. « Il faudra que tu me parles de tout cela plus en détail alors. » lui murmura-t-il à l’oreille tandis qu’ils rentraient dans le bâtiment après avoir présenté les billets. Ils ne tardèrent pas à être placés à une table non loin de la scène. Le cadre était typiquement celui d’un cabaret français. Le jeune auteur appréciait énormément. Du champagne leur fut apporté et ils trinquèrent à cette soirée qui s’annonçait merveilleuse, et à des vacances qui commençaient en beauté. De tout cœur, il espérait que les deux semaines restantes seraient tout autant paradisiaques.
Il se retint de rire en la voyant s’étouffer dans son verre quand il proposa qu’elle fasse la dernière partie du spectacle. Dans son esprit, il se mit à imaginer Héloïse dans la tenue du French cancan en train de lever la jambe de tous les côtés. Il ne savait pas encore si c’était comique ou étrangement excitant. « Pourtant, tu ne dansais pas trop mal à la fête de ton université. » Certes, ce n’était pas vraiment la danse des cabarets, mais elle ne pouvait pas prétendre ne pas savoir danser. Enfin de toute manière, il était évident qu’elle ne pourrait pas monter sur scène. Et tant mieux d’ailleurs, puisqu’il n’aurait pas supporté que quiconque la regarde. A moins qu’il ne fasse sortir toute la salle, bien entendu. psychopathe Les lumières se tamisèrent brusquement et la musique s’éleva. Le spectacle débutait tout juste. Mais à peine les filles entrèrent sur scène qu’il entendit Héloïse étouffait un jappement choqué. Il haussa les sourcils, toujours plus surpris de l’innocence presque Marie-Thérèsienne de sa petite amie. « Evidemment qu’elles sont ainsi. Tu t’attendais à quoi ? A la parade de Winny l’Ourson ? » se moqua ouvertement Matthew en éclatant de rire. Mon dieu, elle vivait dans un monde de conte de fées et de bisounours. « Les femmes aussi doivent aimer. » lui glissa-t-il juste pour le plaisir de la choquer un peu plus. De voir ses joues s’embrasser et sa mine être déconfite, il en riait davantage. Néanmoins, tout comme lui, elle se laissa bien vite emporter par la magie du spectacle. Quand il serait de retour en France, il pourrait bien faire râler Dimitri et Zackary d’avoir vu autant de fesses et de seins en une seule soirée.

De retour à l’appartement après avoir mangé un bout quelque part, la musique bourdonnait encore aux oreilles de Matthew. Le spectacle avait été grandiose, et heureusement, même Héloïse y avait pris du plaisir. Ce fut à ce moment-là que Matthew sentit véritablement la fatigue de leur voyage et de cette journée bien remplie. Il n’aspirait plus qu’à une chose : dormir. Et même les idées fort peu catholiques de sa petite amie ne paraissaient plus aussi attrayantes que tout à l’heure. Matthew fut rapidement en pyjama, allant s’éteindre sur le lit. Il attrapa son portable par réflexe, et pour la première fois depuis leur arrivée en France, il se risqua à vérifier si la maison d’édition n’avait pas eu besoin de lui ou qu’une affaire urgente n’était pas en cours. Apparemment, rien de grave. Il avait uniquement reçu quelques mails qu’il transféra à son stagiaire actuel avec pour mission de s’en charger. Hors de questions qu’il réponde à quoi que ce soit. Il se contenta simplement de répondre de lui-même à des gens importants ou à des personnes qui n’avaient rien à voir avec la maison d’édition. « J’avais envie de changer un peu. » Changer quoi ? Il n’avait pas entendu Héloïse arriver, comme si elle était devenue une petite souris. Il releva le nez de son téléphone pour… tomber sur une demoiselle en nuisette ?! Un instant, il se demanda si c’était la bonne petite amie qui avait franchi le seuil de cette porte. « Waaah… » souffla-t-il. Bêtement. « Je dois admettre que j'apprécie grandement le changement. » Il n’avait jamais vu Héloïse ainsi, mais il savait déjà qu’il aimait cela bien plus que ses pyjamas sans forme et anti-sexy. Comment faisait-il pour avoir envie d’elle dans ses tenues ridicules ? Là, pour le coup, ça changeait totalement la donne. Toutefois, quelque chose clochait puisqu’elle n’avait pas l’attitude sexy qui allait avec. En vérité, si elle avait pu se cacher dans un trou, elle l’aurait fait. Elle vint s’allonger à côté de lui. Il observa d’un œil appréciateur le tissu remonter le long de ses cuisses. « Héloïse ? » Oui, parce que ça allait bien deux secondes, mais il n’y croyait pas vraiment à sa théorie. C’est là qu’elle lui déballa toute la machination de sa sœur Molly. Il se mit à rire d’entendre une telle histoire à laquelle il avait goût. Décidément, il l’aimait beaucoup cette sœur Bennett. « Cela reste plutôt une jolie trahison. » dit-il avant de se rapprocher d’elle pour venir enlacer sa taille. Il la ramena contre lui, tous les sens en ébullition. « J’aime bien plus que cela. » Et il le lui prouva… ardemment.
Blottis l’un contre l’autre, il crut d’abord que c’était un rêve avant d’entendre distinctement la sonnerie du téléphone. Matthew grogna de mécontentement. Si c’était son stagiaire, il reviendrait en Amérique pour le tuer et jeter son corps à la mer avant de revenir à Paris pour terminer ses vacances. Un aller-retour, vite fait, bien fait. Mais lorsqu’il vit qu’il s’agissait d’un appel qui venait tout droit de la maison d’édition et que le jour ne correspondait pas à un moment où l’entreprise était ouverte, il sut qu’il ne pouvait s’agir que de son père. « Ce ne sont pas eux qui m’appellent. » souffla-t-il de dépit à sa petite amie. Son doigt allait se poser sur « répondre » quand la main délicate d’Héloïse se posa sur son poignet. Il fronça les sourcils avant qu’elle ne lui dise qu’elle ne souhaitait pas qu’il réponde. Il tourna son visage avec elle, observant sa mine de supplique. Que faire ? Il regarda à nouveau cet écran qui réclamait cet appel. Si son père l’appelait, ce ne pouvait être que pour le contrarier. Avait-il vu la photo ? A moins que cela ne soit à cause d’une de ses sœurs ? Non, si cela avait été le cas, il aurait été prévenu en premier par ses mères ou ses sœurs. Ce ne pouvait être rien de grave. Poussant un soupir impuissant, il déclina l’appel avant d’éteindre définitivement son portable. « OK, je déconnecte. » Il retourna s’enfouir dans les draps, venant serrer la taille d’Héloïse tout contre lui avant que le sommeil ne les rattrape tous les deux.

Totalement reposé, Matthew s’extirpa de son sommeil avec une sensation de plénitude qu’il redécouvrait. Décliner ce coup de téléphone était sûrement la meilleure chose qu’il pouvait faire. Il chercha la chaleur du corps d’Héloïse à côté de lui, mais ne la trouva pas. C’est alors qu’il entendit du bruit dans la cuisine. Il sortit des draps, rejoignant sa petite amie dans la cuisine. Il fut ravi de voir un merveilleux petit déjeuner présenté sur la table. Et d’autant plus ravi de constater que la nuisette existait encore. « Bonjour sexy nuisette. » Il vint déposer un baiser sur ses lèvres, enlaçant sa taille avec tendresse. « Dis donc, c’est bien mieux qu’à l’hôtel. » Décidemment, venir dans cet appartement était bien plus qu’une bonne idée. Il ne cesserait de féliciter cette initiative. Ils prirent donc leur petit déjeuner tranquillement, profitant simplement d’être ensemble avant d’aller se préparer. Loin de Los Angeles, tout paraissait plus naturel et paisible. Même Héloïse semblait quelque peu différente ici. Peut-être un peu plus confiante d’évoluer dans les paysages de son enfance. Quoi qu’il en soit, elle était radieuse.
De nouveau, ce fut une journée de visite dans la capitale. Il fallait bien sûr plusieurs jours pour pouvoir en faire un peu le tour. Ce matin, il s’agissait du musée du Louvres. Le grand débat fut de savoir ce qui devait être vu en priorité. Après tout, ce musée ne se faisait pas en un jour. Matthew s’admit principalement intéressé par la partie égyptienne, ainsi que les sculptures de la romanité. « Et toi, qu’est-ce que tu veux faire ? » s’enquit le jeune homme, tandis qu’ils étaient tous les deux penchés sur le plan. Elle donna son avis et il fut décidé qu’ils débuteraient avec l’art romain. Après un bon nombre d’escaliers à monter et de couloirs à parcourir, ils furent sur place. Matthew glissa sa main autour de la taille de sa belle alors qu’ils déambulaient. « La plupart de ces sculptures sont des nues, j’espère que ça ne te choque pas trop. Est-ce que tu veux te cacher les yeux et je te guide ? » se moqua gentiment l’auteur auprès d’Héloïse. Il allait se faire frapper mais il s’en foutait.
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« I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew
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