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 « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew

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Team Esméralda
Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Sam 9 Sep - 14:46

La France le révélait à lui-même. Non pas que Matthew était ainsi au naturel si on lui retirait toute la pression qui reposait sur ses épaules, mais il lui arrivait parfois de lâcher prise. Ce phénomène apparaissait souvent quand il se trouvait en compagnie de Dimitri et de Zackary. Il lui arrivait de faire des choses qu’il n’aurait pas apprécié qu’Héloïse puisse savoir. Sinon, elle ne l’aurait plus jamais regardé de la même manière, et cela lui aurait ôté toute crédibilité les prochaines fois où ils se seraient retrouvés au cœur d’une dispute. Mieux valait qu’elle ne soit au courant de rien. Néanmoins, il n’était pas moins en train de glisser sur une pente bien plus euphorique en France. A croire que l’air de la campagne détenait un effet tout particulier sur lui, car il n'arborait plus les attitudes coincées qu’il pouvait avoir pour maintenant son honneur intact. Ce soir, la dignité était au placard et Matthew s’adonnait pleinement à ce jour de bonheur. Merde, c’était son anniversaire quoi ! On ne fêtait pas tous les jours son vingt-neuvième anniversaire. Il comptait en profiter à fond, notamment dans les bras de sa merveilleuse petite amie. Il aurait pu lui en vouloir d’avoir organisé un plan aussi foireux qui les avait menés tout droit dans la vie des paysans de la France profonde, mais il n’y arrivait pas. Malgré ses râleries incessantes de la journée, une petite voix dans sa tête lui intimait qu’il aimait tout particulièrement ce moment. En définitive, ils étaient peut-être brutes de décoffrage, ils lui arrachaient les vertèbres dès qu’ils lui claquaient le dos, leur gnôle rendait sûrement aveugle et il ne comprenait pas un mot de ce qu’ils racontaient, mais les habitants de ce village avaient ce quelque chose d’attachant qui l’empêchait de les détester aussi. Au contraire, il finissait par les apprécier de plus en plus. Par leur trouver un charme bien particulier. Cependant, il apparaissait clair aux yeux de l’éditeur que ce qui se passait dans le village, resterait à jamais dans ce village. Car même s’il ne ressentait aucune honte présentement à se comporter d’une manière aussi champêtre et rurale, il risquait de revenir bien vite sur sa position dès le lendemain lorsqu’il aurait recouvré ses esprits. Pour l’heure, il n’y pensait absolument pas. Il admirait plus que tout la femme radieuse qui se tenait à ses côtés. Ce qui le rendait heureux par-dessus tout, c’était le sourire flamboyant qui trônait sur les lèvres d’Héloïse. Jamais encore, il ne l’avait vue aussi heureuse et sereine. Loin de Los Angeles où la tension résidait malgré tout à cause de la maison d’édition, de l’acharnement de son père et de l’ombre de Jane qui planait toujours sur eux. Ici, ils ne se posaient pas la question de savoir combien de temps il leur restait avant que le téléphone de Matthew ne se mette à sonner pour l’arracher à sa compagnie, ou si la rousse n’allait pas débouler à nouveau dans leur existence. Ils n’y songeaient pas. Ils s’en moquaient éperdument. Et si son père venait à l’appeler maintenant, il y avait fort à parier que le poète se lancerait dans un long discours où il assurerait à son paternel avec le plus grand sérieux qu’il comptait élire domicile dans la campagne française et élever des chèvres avec Héloïse. Rien n’était trop beau ! Heureusement, son père n’allait pas appeler son soir. De toute manière, son portable n’était pas à disposition. Ainsi, le bonheur entier d’Héloïse comptait seul à ses yeux, et il lui semblait que c’était le plus beau cadeau d’anniversaire qu’il pouvait espérer aujourd’hui.

« OUAIS TU GÈRES MON AMOUR ! » beugla Matthew de toutes ses forces quand Héloïse eut le pompon en main. L’éditeur était presque aussi déchaîné que sa petite amie, comme s’il jouait sa vie à ces jeux. Pourtant, le prix à gagner n’était pas flamboyant puisqu’il s’agissait bêtement d’un cochon. Vivant qui plus est. Néanmoins, une compétition était une compétition, et Matthew avait toujours été habitué à ressortir vainqueur de la plupart des choses qu’il entreprenait. S’il y avait une chose à savoir sur ce jeune homme : c’est qu’il détestait perdre. Ainsi, il se lança dans la bataille avec une Héloïse tout aussi pugnace que lui. Après tout, n’était-elle pas sa petite fougère qui se battait jusqu’au bout ? Si elle avait survécu à un Matthew McGregor exécrable, elle pouvait survivre à tout. Il le voyait dans la flamme qu’elle mettait à ce combat ardu pour obtenir le dit pompon et courir jusqu’à la ligne d’arrivée. Par chance, la jeune femme était si légère qu’il n’eut aucun mal à regagner la ligne d’arrivée. Première épreuve en poche qu’ils célébrèrent dignement par un baiser enflammé. La seconde épreuve aurait pu paraître bien compliquée, si Matthew ne maîtrisait pas déjà l’art du combat. Comme quoi, même au cœur de la campagne, ça pouvait servir d’être un sale gosse de riche. Il avait déjà eu l’occasion d’apprendre les rudiments de l’escrime, et même si ses adversaires frappaient avec plus de force que lui, ils n’avaient pas son agilité et ses parades. Si bien qu’il ressortit vainqueur de tous ses duels tel un gladiateur romain se battant pour sa vie. L’alcool circulant dans les veines de chacun en grande quantité, les combats parurent sûrement bien plus spectaculaires qu’ils ne l’étaient réellement, mais le résultat restait le même : il était le champion. Que dis-je ! LE PATRON ! Matthew lâcha subitement son bâton pour recevoir une Héloïse qui venait se jeter dans ses bras et capturer ses lèvres. Il lui rendit son baiser avec tout autant d’ardeur avant que Mauricette ne s’en mêle. « C’est qu’c’est pas maint’nant d’faire les bébés ! » Il redéposa sa belle sur terre, plus prêt que jamais à en découdre avec la dernière épreuve. Il posa ses mains sur les épaules d’Héloïse, comme s’il s’apprêtait à lui dire quelque chose de capital. « Sois forte, jeune Bennett. Garde en tête ton lapin en récompense si on gagne ! » lui rappela-t-il, signe qu’il n’était définitivement plus lui-même pour proférer de telles promesses. wesh, t’as vu comme j’suis sympa la gueuse ? Deuxième chance ! La prochaine épreuve se révéla être une sorte de… ouais, il n’y avait pas vraiment de nom, mais un membre de chaque équipe se retrouva les yeux bandés. L’autre partenaire devait donner des indications à son acolyte pour le guider jusqu’au totem et ainsi, la partie était remportée. « T’écoute bien ma voix ! » dit Matthew tandis qu’il mettait correctement le bandeau sur les yeux d’Héloïse. Enfin, ça démarra et l’éditeur se mit à hurler au-dessus de la foule pour la guider jusqu’au fameux trophée. Le brouhaha était terrible, mais ils détenaient pour avantage le fait de parler aussi anglais. De ce fait, il usa de privilège bien à eux pour faire prévaloir ses indications face aux autres. Si bien que la brune se débrouilla comme un chef et qu’elle eut bientôt le totem en main. « OUAIS C’EST MA FEMME CA ! » hurla Matthew comme un malade, trop fier d’être celui que la jeune femme aimait tant. Une fois encore, il eut à peine le temps de dire ouf, qu’une Héloïse sauvage sauta dans ses bras, échangeant un baiser passionné. S’il avait pu se douter une seule seconde le premier jour où ils s’étaient rencontrés, qu’elle aurait une telle attitude avec lui, il ne l’aurait jamais cru. « Tout ce que tu voudras, mon amour ! » affirma-t-il tandis qu’elle lui parlait de mariage, d’enfants, ainsi que de gagner des cochons. D’ailleurs, en parlant de cochon, voilà que Rodolphe était mis en leur possession. Il dut s’arracher aux doux baisers de sa petite amie pour monter sur l’estrade avec elle. Sauf que voilà qu’ils venaient encore tout casser en parlant de buter le fameux cochon. Héloïse se récria aussitôt pour déclarer que le cochon les suivrait en France. Sur le moment, cela parut être une excellente idée à Matthew. Presque autant que les projets de la brune. Elle lui agrippa brusquement la chemise, énonçant des projets de vie campagnarde qui laissèrent un sourire béat sur les lèvres de Matthew. « J’en pense que… c’est une idée de merde ! Non mais sérieusement, tu nous vois tous les deux dans la campagne ? Les bouquins, ici, ils doivent s’en servir pour faire du feu quand il fait trop froid. Puis on est tellement des mauviettes qu’on ne sera jamais capable de buter le moindre animal et on va crever de faim ! Les bestioles, ça fait du bruit et ça pue. Et tu crois vraiment que la boue serait compatible avec mes chaussures ? Je ne te parle même plus de ma Rolex que je ne pourrai plus mettre parce que je serai obligé d’enfoncer mon bras dans le cul des vaches ! Puis tu vas devenir aussi laide et grosse que Mauricette. Tu vas rire gras, et moi, je vais avoir un ventre de la taille de l’Everest. Plus une moustache dégueulasse, et un béret puant le foin. Alors non, c’est non ! » Sauf que ce n’est pas ce qu’il dit. A la place, il afficha une mine émerveillée. « Je pense que… c’est une merveilleuse idée ! Demain, on appelle et on démissionne, mon amour. Vivre à la ville, c’est pour les cons ! » Et leurs déclarations furent acclamées par la moitié du village en liesse. Cette belle victoire valait bien un nouveau coup à boire. Si bien qu’ils se retrouvèrent à descendre de l’estrade pour arroser leur réussite. Désormais, Matthew buvait son verre comme du petit lait, absorbant à merveille le breuvage qui défonçait d’ordinaire. Ils continuèrent à faire la fête, jusqu’à ce que Matthew se rende compte qu’Héloïse n’était plus là. Il se figura qu’elle était allée faire un nouveau tour dans la maison de Mauricette et Didier et partit l’y chercher. « Héloïse ? » Il ne trouva personne dans la maison, s’engageant dans le jardin, puis la grange. « Héloïse, où est-ce que… » - « BÊÊÊÊÊÊH ! » Matthew poussa un hurlement de la mort, complètement paniqué. Il sursauta, fit quelques pas de côté, marcha sans prêter garde sur un râteau qu’il se prit en pleine face. « RHA PUTAIN ! » cria-t-il, se tenant la figure où il s’était pris la mandale de sa vie. Demain, il y avait fort à parier qu’il se retrouverait avec une jolie bosse, et un œil au beurre noir. Le cœur battant encore comme un fou, il s’enfuit de la grange, partant vers un chemin au hasard. Grand bien lui en prit, parce qu’en traversant un champ voisin, il vit une forme juchée en haut de plusieurs fétus de paille. « Héloïse ?! » Il s’approcha, la discernant mieux dans l’éclat de lune. « Qu’est-ce que tu fiches ici ? Comment t'es arrivée là-haut ? » Elle ressemblait à un pauvre chat qui s’était quillée trop haut sur une branche d’arbre. Il se mit à rire comme un couillon de la voir dans une telle situation. Décidément, il n’y avait qu’elle pour faire ce genre de chose. « Allez, saute, je te rattrape ! » Il tendit les bras pour la réceptionner, mais il parvint à peine à l’attraper. Elle lui tomba lourdement dessus et ils s’écrasèrent au sol dans un cri. Quelques secondes plus tard, ils riaient de se retrouver le nez dans le champ. Allongés par terre, la musique et les voix de la fête leur revenaient de manière lointaine. Il caressa tendrement la joue d’Héloïse. Elle était si belle... tellement radieuse et heureux. Matthew se fit la promesse muette de faire un sorte que son bonheur soit toujours semblable à celui-là. « Merci… je crois que c’est le plus bel anniversaire de toute ma vie. » Le plus inattendu en tout cas. Ce qui faisait vraisemblablement son charme. Il se releva, et voulut aider sa belle à en faire de même, mais elle se plaignit d’avoir mal il ne savait trop où. « Allez, on se lève Jeanine. » Il ne lui laissa pas le choix, la soulevant dans ses bras comme une princesse. Néanmoins, il n’alla pas bien loin avec elle, la déposant sur un fétu de paille. Il vint s’asseoir à côté d’elle, la prenant doucement dans ses bras en contemplant le ciel. Ce dernier était éclaboussé d’étoiles. Il se mit à rire doucement. De ces rires apaisés et heureux. « Je crois que la campagne, ce n’est vraiment pas pour nous… »
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Team Simba
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Sam 30 Sep - 8:34

J'ai l'impression que si je ne gagne pas cette épreuve, je vais mourir sur le champ. Peut-être parce que Matthew vient de me dire que si je gagne, il m'offrirait un deuxième lapin. Et je sens combien l'enjeu est de taille à mes yeux. Il faut que je sois forte. Il faut que je gagne. Il faut que je pense à mon futur lapin. Je l'imagine déjà. Je le vois en train de se blottir contre moi. Même Matthew est présent dans mes songes. Il prendrait alors le lapin dans ses bras, tout en riant et rejetant la tête en arrière et il ferait des tas de câlins au lapinou. Je suis sûre que ça le réconcilierait avec sa phobie. Panpan l'accepterait également et tout serait parfait. Déjà mes yeux sont emplis d'étoiles au moment où il me dit ça. Je suis super heureuse et encore plus motivée à gagner. Hors de question que l'une des villageoises me pique mon trophée. Il est à moi. C'est notre victoire. Je ne sais même plus ce que l'on doit gagner à vrai dire. Je vois juste le deuxième lapin et la promesse de Matthew. L'alcool de cerises me donne la force et je m'élance en beuglant quand le top départ est donné même si j'ai les yeux bandés. Ce n'est pas grave. Je fonce. Je plonge. Je percute. J'écoute. Et je finis par remporter le trophée nous assurant une victoire et la remise de la récompense. Si je n'avais pas été inhibée, je crois que j'aurais été mortifiée de me voir obtenir un cochon. Après tout que vais-je en faire ? Dans mon appartement, il n'y a pas de place et je ne pense pas qu'Anne soit d'accord. Et puis avec Matthew, on aimerait emménager ensemble un jour ou l'autre. Mais la cerise de Mauricette rend le monde beau et gentil. Je n'ai aucune crainte de l'avenir et l'idée de vivre à la campagne me semble mieux que tout. Je l'expose à mon citadin de luxe de petit ami qui, à ma grande surprise, semble motivé à tout plaquer et à tourner la page de notre vie américaine. Dès lors, comme pour la promesse de Pinpin, les étoiles brillent à nouveau dans mes yeux. Je pousse un cri aigu avant de lever nos mains en l'air en signe de victoire et en beuglant « Et on va avoir un deuxieme lapiiiiiiin !!! » Je suis trop heureuse. C'est la fête à la maison ! Tout est merveilleux et au delà de mes espérances ! Que puis-je espèrer de mieux ? Je vis un rêve éveillé et voir Matthew aussi heureux me conforte dans l'idée que ce qui nous est arrivé, est le destin mais il nous a offert une belle opportunité de célébrer son anniversaire de façon ... originale.

Et la fête se poursuit. Elle paraît sans fin mais je dois admettre que ces villageois ont le sens de la fête. Ça m'amuse. Jusqu'à ce que je me décide à aller chercher mon portable afin de prendre des photos avec histoire d'immortaliser les moments. Cependant, dans cette nuit noire bordée d'étoiles, je n'y vois même pas un beignet. Et il me semble que les escaliers de chez Didier et Mauricette sont anormalement grands et pleins de foin. Ce que je ne comprends pas. Ou si, mais trop tard. Ce n'est lorsque j'arrive en haut de la pile que je me rends compte que je ne suis pas allée dans la maison mais bien dans le champ, que désormais, le vertige est là et je n'ose pas redescendre. Cependant, au lieu de paniquer, j'en ris. C'est drôle comme situation et j'espère que quelqu'un viendra m'aider. Je cris à l'aide mais en dehors de Chouquette la biquette, il n'y a personne qui vient. Enfin sauf Matthew au bout d'un long moment. Mes yeux reconnaissent sa silhouette au lieu avec la rolex qui brille. Je l'entends même rager parce qu'il s'est visiblement mangé quelque chose. Ça déclenche mes rires que je camoufle pour ne pas qu'il pense que je moque de lui. Si j'avais eu un éclat d'intelligence, je me serai dit qu'au contraire, il devrait me remarquer pour qu'il puisse me sauver. Mais hélas, je ne fais rien de tel, je ne veux juste pas qu'il se moque de moi. Cependant, il me remarque bien vite. « Je suis coincée ... » Je finis par dire d'une petite voix face à sa tête étonnée. Il doit se demander quelle personne peut être aussi étrange pour faire une chose pareille, me questionnant sur le pourquoi du comment. « Je voulais prendre mon appareil photo... Mais je crois que j'ai trop bu. » Je finis par dire en me mettant franchement à rire. Rien ne me fait peur en ce moment là. Pas même d'être ridicule. Ou de sauter lorsqu'il me le demande. Ce que je fais sans broncher parce que c'est Matthew et que je le suivrais les yeux fermés. « Bon à trois je saute. » Je finis par en commençant le décompte et en finissant par sauter. Mon chéri me réceptionne mais mon poids l'entraîne par terre et nous échouons comme deux sardines. Je n'en peux plus de rire mais alors je suis tellement heureuse. C'est crevant comme sensation, ça prend aux tripes, ça fait du bien de se lâcher ainsi. Je l'observe attendrie me dire qu'il passe le meilleur anniversaire de sa vie et je suis vraiment heureuse qu'il dise cela. Surtout quand à la base, ce n'était pas ce qui était prévu. « C'est parce que nous sommes juste toi et moi. Alors tout devient plus beau... » Je murmure avant de soupirer « Mais j'ai mal au dos ainsi. » Et puis la position n'est pas confortable non plus. Alors on se redresse avant de finir par s'asseoir sur un bloc de paille. Sous le ciel étoilé de la nuit. C'est si beau, si paisible quand bien même je ne peux qu'être d'accord avec Matthew. La campagne ce n'est pas pour nous. « Tu as bien raison... » Je finis par dire avec un rire amusé. « Mais au moins, nous aurons passé un bon moment à jouer à Didier et Mauricette. Tu faisais un très beau fermier avec ta fourche. » Et le râteau mais ça on va éviter de le dire. Il risquerait de mal le prendre. « De toute façon, tous ces moments avec toi sont merveilleux, toi qui rend mon monde si beau. » Posant ma tête sur son épaule, j'apprécie ce moment rien qu'à nous. Si doux et émouvant. Je suis alors plus que jamais sereine.

***

« Non non je vous assure... Nous n'avons pas besoin de pâté. Et ne vous inquiétez pas pour le cochon. Vous nous enverrez des photos de lui pour nous montrer comment il se porte. » Voilà ce que je réponds à un Didier et une Mauricette nous faisant leurs adieux. Nous avons enfin pu mettre de l'essence dans notre voiture grâce a l'intervention de Jean-Yves. Ce dernier est venu nous trouver directement dans notre chambre à huit heures du matin en braillant comme un putois alors que nous étions en train de décuver dormir paisiblement, prêts pour une grasse matinée après une soirée ayant pris fin très tard dans la nuit. Il m'a fait hurler de peur et dans ma précipitation, j'ai repoussé Matthew de toutes mes forces le faisant tomber du lit et déclenchant les cris de tous les animaux de la ferme, réveillant le village ainsi que la terre entière. Bref, un réveil chaotique. Mais il a fallu se lever, décliner poliment l'invitation de Mauricette à manger son foie de volaille macéré dans du porto pour le petit déjeuner. Le plus important était de partir. Retrouver la pleine civilisation. Des gens normaux même s'ils sont adorables. Je suis crevée. J'ai la gueule de bois. Et j'avoue avoir mal vécu l'intrusion de Jean-Yves, aussi suis-je légèrement tendue du string et désireuse de m'en aller au plus vite. Et c'est ainsi qu'une fois les valises chargées, le plein d'essence fait, la Rolex de Matthew à son poignet, nous pouvons partir après avoir salué tout le monde. Et le voyage peut reprendre. On the road again ! Ça me déride un peu « C'était quand même bien.. » Je finis par dire avec un petit rire. « Mais la suite sera encore mieux. » Et je rêve déjà de cet hôtel quatre étoiles, de ses draps tout frais, dans ce lit gigantesque et de la chambre. J'ai quand même hâte que l'on arrive et que l'on puisse profiter et se reposer. Voir rattraper la nuit de sommeil avortée. « Si tu es fatigué, je peux prendre le relais si tu veux. » Je propose parce que je sais qu'il a autant peu dormi que moi, quand bien même, j'insiste pour que l'on fasse des pauses et qu'on fasse le plein dès que l'essence diminue de moitié. Je ne tiens pas à ce que l'on tombe en panne à nouveau. NON MERCI ! Et la route se poursuit sans encombres. Nous arrivons bien vite sur des routes montagneuses, et la destination apparaît bien vite. « Tadaaaaaaaam !! » Je m'exclame en sortant de la voiture toute excitée parce que ça à carrément plus de gueule que la maison de nos amis fermiers. Là un voiturier vient nous prendre les clefs de la voiture. Il regarde la voiture bizarrement mais ne tient aucun commentaire. Il n'a pas intérêt de toute façon ou je le plaque contre le capot et lui refait sa vie Est-ce Dark Héloïse ? Ma main se glissant dans celle de Matthew, on se rend vers la réception où je lui chuchote « Avec un jour de retard, je te ramène dans ton monde ! »

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Team Esméralda
Matthew McGregor
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Mer 11 Oct - 21:14

Matthew n’était plus tout à fait lui-même. Du moins, il ne ressemblait plus à l’image de l’homme qu’il présentait chaque jour à la face du monde. N’importe qui connaissant un minimum l’éditeur aurait hurlé à l’usurpation d’identité en le voyant s’agiter, hurlant et bourré, en train de se lancer dans une compétition extraordinaire pour obtenir un cochon. L’enjeu n’avait rien de glorieux, mais Matthew détestait perdre. Le premier prix aurait pu être un cure dents mâchouillé qu’il se serait sûrement lancé avec la même passion dans la bataille. Certes, avec de l’alcool dans le sang, mais tout de même. Son ambition ne reconnaissait que la victoire et la première place. Et ce qu’il désirait, il le posséda. Héloïse s’était révélée être une coéquipière de choc. Pleine de ressources, vive d’esprit, pugnace et réactive. Si bien que lorsqu’elle proposa qu’ils restent à jamais dans la campagne française pour élever des chèvres et confectionner des saucissons végétariens, cela lui apparut comme étant la meilleure idée du monde. Il était à deux doigts d’appeler son père pour l’informer de cette grande nouvelle, mais il fut incapable de faire le calcul concernant le décalage horaire. Fallait-il enlever ou ajouter dix heures ? Et était-ce bien dix heures de décalage horaire ? Il se perdit dans tant de calculs sans queue ni tête que son esprit abandonna l’idée même de joindre son père. Il ferait cela demain ! Cette résolution le sauva d’une grande honte. Amen. Cependant, il n’était pas sauvé d’une autre idée ridicule qui venait de germer dans son esprit. Un deuxième lapin. Un deuxième lapin. UN DEUXIÈME LAPIN BORDEL ! Pourquoi avoir promis une telle chose ?! Son inconscient se révoltait, mais ce soir, Matthew n’était pas connecté avec son inconscient. Ce soir, il était bête et simplet. La perspective d’une autre boule de poils à la maison amenait un sourire sur les lèvres de l’éditeur. Il était content… ce gros con !

« Héloïse ! » Il ne la trouvait pas. Il n’avait suffi que de quelques minutes pour qu’il la perde de vue, un peu comme quand on perd son enfant dans un grand supermarché. Adieu p’tite merde. Néanmoins, après un nombre incalculable d’obstacles, des péripéties merveilleuses et des aventures dangereuses, Matthew parvint à trouver sa belle en haut d’une colonne de fétus de paille. Sur le moment, cette vision ne le choqua guère. Il se contenta de rire en l’entendant dire qu’elle était coincée, tout cela parce qu’elle avait voulu prendre une photo. Il n’était pas certain de pouvoir monter auprès d’elle pour l’aider à se déloger de son perchoir, si bien qu’il lui offrit de sauter et de la récupérer au vol. Une fois encore, sur le moment, cela lui parut être une fichtrement bonne idée ! Sa belle sauta. Il ouvrit grand les bras, mais quelques secondes plus tard, ils étaient étalés dans le champ, riant aux éclats. Son hilarité était si naturelle qu’elle lui en faisait mal au ventre. Cette sensation, il ne l’avait pas ressentie depuis si longtemps. Il ne se souvenait même plus de la dernière fois, comme une relique oubliée. L’âme envahie de tendresse, il affirma à Héloïse qu’il s’agissait du plus bel anniversaire de sa vie. Il n’était pas comparable à aucun autre. Unique et surprenant. Précieux et rare. Et effectivement parce qu’ils n’étaient que tous les deux et qu’aucune barrière ne pouvait les séparer. Ils finirent pas se redresser, la position n’étant pas des plus confortables. Ils se partirent s’asseoir sur de la paille, contemplant l’éclat parfait de la lune blême. Il lui fallait admettre que la campagne avait ce quelque chose de magique et de singulier. Néanmoins, une telle vie n’était pas faite pour eux. Matthew en convint dans un rire, écoutant avec attention ce que pouvait lui dire Héloïse. Ses paroles le touchèrent. Il se pencha vers elle, venant dérober un tendre baiser sur ses lèvres. « Tu me rends vivant. » lui murmura-t-il. Il ne pouvait pas en dire plus. Depuis qu’il la connaissait, il n’était plus le même homme. Il se sentait heureux, amoureux et vivant. Tout n’était qu’un bonheur pur et intense qu’il ne voulait jamais perdre.

***

La tête grosse comme une barrique, Matthew faisait un effort colossal pour ne pas hurler à tout le monde de fermer sa gueule. La voix de crécelle de Mauricette et le timbre rocailleux de Didier martelaient son crâne avec violence. Tout cela n’était cependant rien en comparaison de la voix de stentor de Jean-Yves qui s’était pointé de bon matin dans la chambre du couple pour leur hurler que la voiture était prête. Héloïse avait poussé un cri terrible, éjectant au passage l’éditeur du lit. Maintenant, il avait mal au cul d’être tombé sur ses fesses. Il n’avait pas non plus été enchanté de se rendre compte qu’un immense cocard bordait son œil gauche, vestige de l’attaque du râteau. Définitivement : la campagne, ce n’était pas pour lui du tout ! Bien qu’il appréciait ses hôtes imprévus, il ne rêvait que de partir pour quitter le chant assourdissant du coq, cette odeur écœurante de pâté et d’oignons. Son confort lui manquait. La civilisation lui manquait. Son luxe lui manquait. Ils s’accordèrent un petit-déjeuner où ils ne bouffèrent que du pain avec du beurre avant de filer à la douche. Héloïse et Matthew n’avaient pas besoin de se parler pour comprendre que, l’un et l’autre, désirait partir au plus vite. Ainsi, après avoir remercié très chaleureusement leurs hôtes et les avoir convaincus qu’ils pourraient prendre soin du cochon à leur place, ils s’en allèrent avec Jean-Yves. Ce dernier les conduisit à leur voiture. Ils embarquèrent les bagages et prirent la route. « Bon dieu, je n’en pouvais plus… » laissa échapper Matthew dans un soupir tandis qu’ils venaient de reprendre la route. Le plein était fait, la route n’attendait qu’eux et leur nouvelle destination n’était plus si loin. Son crâne lui faisait mal, ainsi que son œil, mais au soulagement d’être parti, il était un peu plus détendu. Notamment quand sa petite amie évoqua le fait que cette soirée était tout de même bien. Un sourire s’étala sur les lèvres du jeune homme. « Oui, c’est vrai que c’était quand même bien… » concéda-t-il. « Mais ce qui s’est passé en France, reste en France Mademoiselle Bennett ! » Inutile de ruiner sa réputation. La route lui sembla désespéramment longue, mais il ne laissa pas Héloïse prendre le volant malgré son offre. Aucune histoire d’orgueil, c’était surtout pour qu’elle puisse se reposer. Dans le fond, les lendemains avec la gueule de bois, il y était habitué avec ses deux acolytes. Héloïse un peu moins, puisqu’elle ne buvait que très peu. Quelques heures plus tard et quelques montagnes après, ils se trouvèrent enfin au lieu qui aurait dû les accueillir la veille. L’endroit n’avait rien à voir avec le village d’hier. Au contraire, cet endroit puait la classe, le luxe et le raffinement. « J’adore. » Simple et sobre, mais désespéramment honnête. La voiture fut prise par le voiturier. Matthew lui jeta un regard condescendant rendu encore plus menaçant par son cocard si jamais il lui venait à l’idée de juger de l’allure de leur voiture, puis ils se dirigèrent vers l’accueil. Le jeune homme déposa un baiser sur le front de sa petite amie. « Tu ne peux pas t’imaginer comme je suis heureux. » Le bonheur à l’état pur. A la réception, Héloïse annonça son nom et ils furent conduits dans la chambre qui leur était attribuée. Il fallut expliquer ce malheureux retard, mais tant que l’argent était là, ils disaient oui à tout. Dix minutes plus tard, ils étaient dans leur chambre, les bagages montés par le personnel. Ils se retrouvèrent dans cette luxueuse chambre. « C’est magnifique, mon amour. Vraiment, merci. » Il l’embrassa passionnément avant de la soulever dans ses bras comme une princesse. « Tu sais ce que j’ai envie de faire maintenant ? » Il la guida vers le lit, la jetant dedans avant de s’allonger à côté d’elle. « Dormir ! Allez, viens-là. » Le lit était une pure merveille et son sommeil était trop pesant pour qu’il ne lui obéisse pas. Héloïse lovée tendrement dans ses bras, il s’endormit avec elle, poursuivant cette nuit tristement écourtée. Ça faisait vraiment du bien de se retrouver enfin dans son monde…

***

Ils se réveillèrent quelques heures plus tard. Midi était passé et la faim se rappelait à eux avec force. Même s’ils n’étaient pas très frais, il fallait reconnaître qu’ils avaient meilleure mine et qu’ils étaient plus reposés. Un bon repas aurait de quoi leur faire du bien. Ils descendirent au restaurant de l’hôtel. Ici, aucune violence, aucun animal égorgé devant leurs yeux. Ils commandèrent, Matthew demanda un bon magret, et surtout, de l’eau ! Puis il s’attarda sur le paysage magnifique. Ils se trouvaient en terrasse. Le lieu était des plus atypiques et merveilleux. Du haut d’une colline, la vue donnait sur une mer bleue et limpide. « C’est vraiment magnifique. Comment tu as fait pour trouver cet endroit ? » demanda-t-il tandis qu’on venait leur verser de l’eau. Pour la première fois, il trinqua sans pudeur à l’eau. Ça aiderait sûrement sa tête à aller mieux. « Il y a des choses de prévues pour cet après-midi ? Autrement, je te propose d’aller nous prélasser sur la plage. Je crois que nous en avons bien besoin ! » Puis ils étaient en vacances quand même !
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Team Simba
Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Sam 28 Oct - 8:03

Nous avons passé de merveilleux moments à la campagne. Je suis quand même contente d’avoir dit au revoir à Mauricette et Didier. Je n’en pouvais plus. Même s’ils ont été adorables avec nous, que leur soirée a été magique. Cependant, l’alcool de cerise et le manque d’heures de sommeil a eu raison de moi. Je suis au bout de ma vie. Et j’ai hâte de poursuivre notre voyage, d’aller à la prochaine destination. Malgré cela, je n’en garde pas moins de bons souvenirs, du cochon gagné, de notre ténacité dans les jeux, et puis tous les animaux de la ferme -bien sur l’égorgement du poulet est, en aucun cas, un souvenir heureux. Mais le reste. J’ai des étoiles dans les yeux ! Je me dis que ces vacances sont pleines de surprises et de rebondissements. Je ne sais pas si on en aura d’autre mais tout ce que je souhaite, c’est ne pas être en panne avec la voiture ou de nous retrouver dans une situation compliquée. Je veux que que tout se passe au mieux. Et visiblement Matthew est du même avis, aussi heureux que moi de partir. D’autant plus, que Didier lui claque un peu trop le dos encore et qu’au vu de sa tête, il va définitivement tuer quelqu’un. Heureusement, nous finissons bien vite dans la voiture, emplie d’essence, sentant un peu le foin mais ce n’est pas grave. On peut donc repartir et même si nous sommes cuits, je finis bien vite par retrouver mon enthousiasme. J’ai trop hâte d’amener Matthew vers la prochaine destination : le sud de la France. La mer. Le soleil. Et loin des champs. On a quelques heures de route. Cependant, le trajet passe vite. Et finalement, nous finissons par arriver à l’hôtel, un truc de riche que j’ai cherché sur internet en comparant et en questionnant mon père. Il m’a confirmé que cette ville était très bien et qu’il fallait donc qu’on y aille. Aussi nous y voilà et je crois avoir vu juste. Mon chéri a l’air tout simplement enchanté. Sa mine paraît réjouie et le fait qu’il aime me ravit encore plus. « Je suis tellement contente ! Ça va être le jour et la nuit au vu de notre précédente « chambre d’hôtel » ! » Je lui dis tandis que nous entrons dans le hall d’accueil. On prend notre réservation et je crains, durant quelques temps, qu’on nous ai enlevé notre chambre vu que nous n’étions pas là hier soir. Heureusement, Matthew le souci facilement et nous avons la joie d’avoir nos clefs. Et on nous mène à la chambre qui est magnifique. Vue sur la mer d’ailleurs. La clim et pas d’odeur de ferme. C’est luxueux et je suis presque intimidée. Pas du tout à ma place, pourtant voir mon chéri heureux me fait oublier cela. Je me laisse être soulevée dans ses bras et portée dans le lit, prêt à une sieste d’enfer. Parce qu’entre nous, on s’est levé tôt, on a roulé et nous sommes au bout de notre vie. On a bien besoin de dormir. Riant tandis que j’atterris sur le lit, je ne peux qu’être d’accord avec lui. « Je trouve l’idée fabuleuse. Dormons ! » Et sur ces mots, je viens me blottir contre lui, plongeant ainsi dans les bras de Morphée.

***

Cette sieste me fait du bien et je finis par me réveiller en ayant faim, mais en étant en pleine forme. Une petite douche me charge de nous réveiller, et après nous nous rendons au restaurant de l’hôtel. C’est magnifique et je me laisse tenter par du magret de canard ignorant le plat du jour se révélant être du lapin. Mon dieu mais quelle horreur ! Je suis tout simplement choquée mais je me garde de tout commentaire. Je préfère trinquer à l’eau avec l’amoureux. « Haha mystèèère !! Je m’y rendais souvent avec mon amant français ! » Bien sur je raconte des bêtises « À vrai dire, mon père m’a conseillé l’endroit. Il a toujours entendu de bonnes choses au sujet de cet hôtel. » Mon regard se perd devant l’étendue d’eau turquoise « Et il a raison, c’est incroyablement romantique... » Et il doit y avoir des tas de choses à faire. Néanmoins, je trouve que l’idée d’aller à la mer est une bonne idée. Parce qu entre nous soit dit, le Pacifique est glacée toute l’année. À part faire du surf, c’est difficile de se baigner. Enfin, j’y suis allée avec Naïa. Mais elle était froide ! Alors, j’ai hâte d’essayer la Méditerranée. Aussi, quand nous finissons par terminer notre repas. On remonte vite fait dans la chambre afin de se changer, d’enfiler nos maillots. Je découvre avec horreur que Molly a encore frappé. Mon mignon petit maillot une pièce avec le petit lapin tout mignon dessus a disparu... À la place - Fermez les yeux ! - je me retrouve avec un maillot deux pièces me dévoilant un peu trop. « Molly... Je... vais... te... tuer... » Je dicte à voix basse en écrivant un sms à ma sœur, habillée de mon nouveau maillot honteux, dans la salle de bain, tandis que Matthew m’attend dans la chambre pour que l’on aille à la plage privée de l’hôtel. Je ne sais pas quelle solution je peux avoir. Je ne peux pas prétexter une soudaine envie de visiter les alentours. On est éreinté de la route et du manque d’heures de sommeil. Aussi, n’ai-je le choix que de me draper d’un paréo et de sortir, dépitée. « Ma soeur a encore frappé... » Finis-je par dire d’une petite voix. Mon dieu, mais quand cela cessera-t-il ? Fort heureusement, le paysage de la mer s’offre à nous et c’est tout simplement magnifique. On prend place sur deux transats que l’on nous donne. Et je suis ravie d’être si près de l’eau avant que l’angoisse ne reprenne. Il me faut me mettre en maillot de bain. Et je le fais en ayant l’impression que tous les regards sont braqués sur moi. Enfin jusqu’à ce que je remarque que la femme d’à côté, est vêtue d’un string, et bronze les seins à l’air. Offusquée, je m’installe en ayant du mal à dissimuler mon air choqué. « Les gens sont sans gêne... » Je chuchote à mon chéri déjà installé. La vue de son torse me ravit jusqu’à ce que je me souvienne d’un détail super important. « Doux Jésus, il faut que tu te mettes de la crème !! Avec ta peau de British, tu vas cramer direct et ressembler à une écrevisse ! » Souriant, j’ajoute d’une voix sensuelle « Je peux te la mettre si tu veux... » Et c’est juste trop génial de pouvoir laisser mes petites mains glisser sur sa peau douce. J’en souris de ravissement, allant jusqu’à dessiner un petit coeur et tout. Comment ça, c’est niais ! Et une fois que nous sommes protégés du soleil, je peux alors proposer que nous testions l’eau. Si au départ, je m’attends à trouver une eau aussi froide qu’à Los Angeles, ce n’est pas le cas. Et je me retrouve vite à nager avec délice dans cette eau si merveilleusement bonne. Rejointe par Matthew, je finis bien vite par m’agripper à son cou, enfouissant mon nez dans son cou. « On est bien mieux ici, pas vrai ? » Je finis par murmure songeant à Didier et Mauricette mais également, les États-Unis. Il n’y a pas à dire mais pas un seul coup de fil ne vient perturber nos vacances et c’est juste le pied, le bonheur, l’extase absolu.
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Mar 14 Nov - 20:27

Matthew n’était pas malheureux d’avoir quitté la campagne. Le monde des bouseux, c’était sympa cinq minutes, mais il appréciait trop le confort de sa vie. D’autant plus qu’il revenait tout cabossé à la civilisation. Il s’était pris un joli râteau sur la gueule qui lui avait laissé un merveilleux souvenir à l’œil. Toutefois, Héloïse l’avait projeté dans un univers qu’il connaissait si bien. Au cœur du sud de la France, il profitait d’un soleil lumineux, d’un temps agréable, de draps divinement duveteux dans lesquels il n’hésita pas à se plonger avec sa petite amie pour terminer leur nuit. Hier soir, ils avaient fini la soirée bien alcoolisés, réveillés aux aurores par un coq bruyant et un Jean-Yves guère discret. De plus, Héloïse l’avait foutu au sol par un mouvement de panique. La-bonne-matinée. Ils s’étaient donc reposés dans les bras l’un de l’autre, profitant de cette béatitude qui les enrobait depuis qu’ils étaient en voyage. Matthew n’était pas très habitué à prendre sa valise pour voyager pour son plaisir. D’ordinaire, il ne partait que dans un cadre strictement professionnel. Cette fois-ci, il s’était envolé pour prendre du bon temps au bras de sa petite amie, découvrant la France sous un tout nouveau jour. Il aurait pu se montrer d’autant plus stressé d’être si loin de la maison d’édition, mais en définitive, il appréciait de pouvoir décrocher quelques jours. Il avait perdu ce réflexe d’attraper son téléphone pour vérifier ses mails, ses appels, ses messages… tant pis pour le reste de l’entreprise, au diable son assistant et son père. Il ne le consultait que le matin en sortant du lit. Après, du reste de la journée, il le gardait enfoui dans sa poche en mode silencieux. Ainsi, il revivait ! De la même manière qu’il se sentait renaître en engloutissant un repas bien mérité. Après le repos, ils s’étaient lavés avant d’aller se restaurer tranquillement. D’ailleurs, Matthew était émerveillé par la splendeur des lieux. Quand Héloïse évoqua un amant, il lui lança un regard méchant et jaloux. Même s’il se doutait qu’elle plaisantait, il n’appréciait pas du tout. Il était le premier, merde ! La version de son père lui plut beaucoup plus. Il se replongea dans la contemplation du paysage et de cette mer si limpide. Cela lui donna l’envie de profiter de la plage durant l’après-midi. Oui, Matthew McGregor allait se foutre en maillot.

Ainsi, après le repas, ils partirent se changer. Matthew avait enfilé rapidement le sien, un long short et attendait Héloïse dans la chambre. Quand il la retrouva, elle était drapée de son paréo et il ne comprit pas le rouge à ses joues. Qu’avait encore faire Molly ? Il ne comprit véritablement que lorsqu’ils se retrouvèrent sur la plage et qu’elle retira son paréo. Matthew ne se fit pas prier pour la reluquer avec insistance, un sourire en coin. « Je l’aime de plus en plus ta sœur. » dit-il, sachant qu’il ne ferait qu’aggraver la gêne de sa petite amie. Néanmoins, les regards qui se tournaient vers elle ne lui plaisaient pas véritablement. D’où se permettaient-ils de la mater ?! Il lança un regard noir à un homme dont le regard s’égarait vers elle. Il détourna immédiatement les yeux. la classe McGregor Il se trouva choqué à l’égal d’Héloïse de la nudité de certains seins. Non pas par pudeur, mais bien parce que certains appartenaient à de vieilles dames. « Oui, je veux bien. Je préférerai autant éviter de terminer avec des coups de soleil en plus de ma tronche d’évadé de prison. » Il fallait admettre qu’il ne faisait pas forcément bonne figure. Ainsi, il se laissa mettre de la crème sur le corps en toute confiance, faisant de même avec Héloïse. « Tu n’as pas la peau plus mate que moi pour une Française. » se moqua-t-il gentiment. Quelques minutes plus tard, ils se retrouvaient dans l’eau. « Bon sang qu’elle est bonne. » s’extasia l’éditeur avant de tendre les bras pour y recevoir Héloïse. Etreints l’un contre l’autre, Matthew était apaisé. « Je ne voudrais pas être ailleurs. » L’Amérique lui semblait bien lointaine, de même que leur soirée campagnarde. Il ne voulait même plus repartir d’ici. Il se mit à déposer des baisers dans le cou d’Héloïse. « Tu sais quoi, quand on sera bien vieux et tout rabougris, on viendra s’installer en France, au soleil et près de la mer. Nous y passerons nos derniers jours. » rêva-t-il d’un ton amusé. Il l’embrassa tendrement. « Il faudra m’aider à parfaire mon français. Surtout mon accent. » Il s’exprima dans la langue maternelle de sa belle, sachant quel effet cela provoquait chez elle. De nouveau, il lui vola un baiser avant de les immerger tous les deux sous l’eau. En revenant à la surface, il partit d’un grand éclat de rire en voyant la mine déconfite de sa petite amie. « Si tu voyais ta tête ! » Il l’attrapa par la taille pour l’attirer à lui, l’emprisonnant dans ses bras pour l’embrasser encore et encore pour faire taire ses protestations. « Je t’aime… » murmura-t-il, lui répétant encore et encore… comme un besoin viscéral, comme si tout pouvait s’arrêter à tout moment.

Un peu après, ils avaient quitté l’eau pour aller bronzer tranquillement sur leur serviette. Héloïse insista pour lui remettre de la crème. Il se laissa faire, non sans lever les yeux au ciel. Ils passèrent un long moment à lézarder ainsi. Matthew observait par intermittence la plage autour d’eux. Quelque chose attira son regard. « Qu’est-ce que c’est que ça ? » Il pointa du doigt l’objet de son interrogation. Héloïse lui répondit et il fut aussitôt séduit. Le paddle. « Dis, tu ne voudrais pas en faire ? Ça pourrait être amusant ! » Puis voir sa petite amie tenter de tenir sur une planche, ça n’avait pas de prix.
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MessageSujet: Re: « I want to spend my lifetime loving you » ♥ Héloïse & Matthew   Ven 24 Nov - 17:10

Ces vacances nous offrent un gout de paradis. Je suis définitivement contente de pouvoir profiter de ces quelques jours en compagnie de Matthew, qui plus est dans le sud de la France, loin de l’agitation parisienne ou du vacarme incessant de la campagne. Dans cet hôtel luxueux, je remarque bien vite comment mon chéri reprend gout à la vie dans son élément. Il est un peu comme ce tournesol se tournant vers le soleil et cherchant sa chaleur. La métaphore m’amuse grandement mais je me garde de la lui partager, il risquerait de se vexer et puis de toute façon, je n’ai pas cœur à chercher une quelconque dispute. Au contraire, loin des Etats-Unis, je savoure la joie d’un repos bien mérité, d’un repas fort appétissant avant d’aller piquer une tête dans la mer. Bien sûr, je ne manque pas de vriller Matthew d’un regard noir lorsqu’il évoque son affection pour ma sœur « Ma sœur est un vil démon ! » Finis-je par lui dire d’une voix buté et me tortillant pour faire en sorte que mon paréo couvre l’objet de la honte. Non mais sérieusement, ma sœur a un véritable souci dans sa tête ! Je ne comprends pas pourquoi elle s’acharne à vouloir me rendre sexy ! Je suis très bien comme je suis pourtant Bon pas tant que ça en vrai. Mais quand même ! Il était très mignon mon petit maillot choisi, alors que là… j’ai l’impression d’être indécente même si quelques minutes après, quand il faut se redresser pour mettre de la crème sur la peau de Matthew, j’oublie bien vite que le maillot exhibe fièrement ma peau laiteuse. Je n’ai jamais l’occasion d’être en maillot à Los Angeles. Autant dire que là, c’est différent et je pense que mon chéri pense la même chose. Sa remarque concernant son état me fait rire, tout comme le fait qu’il relève que je suis incroyablement blanche pour une française. « Je suis une parisienne avant tout, je ne me baignais jamais auparavant. » Finissant par poser de la crème sur le visage de mon bien aimé, je finis par appliquer une traînée de crème sur son nez « Et même avec ton œil au beurre noir, tu restes quand même beau… On dirait presque tu es un réchappé de prison ! Mais tu n’en demeures pas moins beau… » Riant doucement, je finis par me redresser bien désireuse d’aller faire trempette. L’esprit des vacances reprend le dessus et après s’être protégés du soleil, nous allons donc profiter un peu de l’eau se révélant être plus que délicieuse. C’est si bon et encore plus quand je retrouve les bras de mon amoureux. Je partage son avis n’ayant pas forcément envie de repartir non plus. La France c’est mon foyer de toujours, qui plus est, de le faire découvrir à celui que j’aime. Attendrie, je l’écoute proposer qu’une fois vieux, on revienne ici, vivant nos derniers instants sur ce bord de mer, sous ce soleil merveilleux. Je trouve l’idée plus que romantique, acquiesçant vivement « Je suis d’accord avec cette idée. Nous aurons une petite maison et puis, nous aurons tous nos arrières petits-enfants pour les vacances d’été. » Entre deux baisers, je ne peux que fondre lorsqu’il me parle en français. Avec cet accent bien à lui, c’est tout pour me faire craquer un peu plus jusqu’à ce que je m’apprête à le reprendre sur la prononciation mais il ne m’en laisse pas le choix car tout à coup, il nous immerge complètement dans l’eau. Quand on remonte, j’ai bu la tasse et n’en mène pas large « Maiis ! Ce n’est pas gentiiiil ! » Je proteste tandis qu’il se moque de moi. Presque outrée, je vais pour l’éclabousser un peu mais il finit par faire taire toutes formes de réticences à coups de baisers. « Tu es vil. » Je finis par dire avec un sourire en coin, me voulant être sévère mais en étant surtout faible. « Mais tu as de la chance… Je t’aime aussi… » Je finis par lui dire avant de finir par répondre à l’appel de ses lèvres. Je ne sais pas vraiment s’il a de la chance. A vrai dire, chaque jour, je me dis que j’ai de la chance de l’avoir.
Dans un autre monde, nous n’aurions jamais pu être ensemble.

Et pourtant, en ce jour, nous sommes tous les deux, heureux et amoureux, profitant du soleil, de la mer et … du paddle que me propose de faire Matthew. Au début, je suis un peu mitigée devant cette planche où les gens se tiennent debout et pagaient. Je ne sais pas si je dois faire confiance à mon équilibre ou non. Pourtant, enhardie par l’idée de faire une véritable activité de vacancière, on se dirige vers le petit stand où il est possible de louer deux planches pour chacun. Une fois que nos instruments sont mis à l’eau, on peut se lancer. Prenant exemple sur d’autres vacanciers, je monte vaillamment sur ma planche, me retrouvant à genoux dessus. « Je crois que c’est comme ça… » Je regarde Matthew, guère rassurée de mes exploits. « Maintenant, il faut se mettre debout. Ce n’est pas gagné. » Je finis par dire, me rendant compte que la planche tremble vachement dans l’eau. Tout est question de se lever je pense. Et je reste toujours dans cette position fort peu flatteuse. Relevant le regard, je me rends compte que Matthew est déjà debout. « C’est vraiment la première fois que tu essaies ? » Mon regard est accusateur, devant tant de perfection. Non parce qu’il ne lui manque que le verre de brandy et le tour est joué. Alors que moi, bon ben… Faut se lancer. Alors, inspirant un grand coup, je finis par me redresser avant de me retrouver debout et de me rendre compte que tout est si précaire. Ça tremble dans tous les sens. « Mais… Je vais tomber !! » Je m’exclame même si ce n’est pas le cas et qu’au bout de trois secondes et trois millièmes de seconde debout, je finis par lever mes bras en signe de victoire, poussant un petit cri de satisfaction me sentant, tout à coup, super forte. « OuiiiiiiiiAAAAAAAAAAAH !!! » Ma victoire devient vite échec lorsque je penche sur le côté et que je plonge tête la première dans l’eau. Ressortant en toussant, je lève le regard penaud vers mon chéri. « C’est trop dur… » Qui plus est, quand ce dernier semble n’avoir qu’une seule envie : rire de tout soul. « Et ne rigole pas toi !!! » Je rétorque en lui donnant un coup de rame dans les fesses destiné à le voir perdre l’équilibre. Bon d’accord, je n’y suis pas allée assez fort. Mais la seconde fois est la bonne et c’est ravie que je le vois tomber dans l’eau. « Oups, j’ai fait une fausse manipulation. » Je fanfaronne avec un air innocent avant de remonter sur ma planche mais de rester à genoux. « ça t’apprendra à te moquer de moi, Mcgregor !!! » Je finis par dire en commençant à l’éclabousser d’eau. Et puis, je crois aussi qu’il est temps pour moi de prendre la fuite avant que ce dernier ne rétorque pour se venger. En attendant, je savoure ce moment que de devoir prendre la fuite pour lui échapper, de tomber à nouveau, de rire tout mon soul parce que finalement, les deux touristes occupés à se faire chuter mutuellement, c’est nous.
C’est le paradis.

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