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 « You can’t right all the wrongs in this world by yourself.» + Gabriel ♥

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Naïa Argent
Admin bisounours
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DATE D'INSCRIPTION : 19/09/2015
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MessageSujet: « You can’t right all the wrongs in this world by yourself.» + Gabriel ♥    Ven 30 Juin - 13:02

Je ne savais pas comment appréhender cette journée et j’étais dans tous mes états. Une semaine s’était à peine écoulée depuis que j’avais débuté les répétitions, mais il me semblait que cela faisait une éternité. Goldstein n’avait pas menti quand il avait certifié que le rythme serait soutenu. Je m’en rendais compte de jour en jour. De plus, quelques aléas dans ma semaine l’avait rendue mouvementée et peu plaisante à cause de la visite de ce policier. J’avais caché au mieux le bouleversement qu’une telle venue avait opéré chez moi. Toutefois, l’affaire se révélait sous un tout autre jour puisque Jahia était au courant. Je n’aurai pas pu penser que tout lui raconter soulagerait autant mon cœur. Mais pour l’heure, je m’en tenais là, me nourrissant des entraînements toujours plus éprouvant de Goldstein, des répétitions intenses le reste de la journée et de la frénésie de la tournée. Pour cacher cette souffrance qui me rongeait malgré mon naturel optimiste, je me fondais intégralement dans la musique, me vouant corps et âme dans cette comédie musicale. Cela ne devait pas déplaire à compositeur qui m’avait déjà gratifiée de quelques compliments. J’en ressortais toujours le sourire aux lèvres comme une gamine d’avoir obtenu l’approbation d’une personne qui devenait brusquement aussi importante dans ma vie. Je le maudissais tous les matins quand mon réveil sonnait, et quand nous nous trouvions sur le terrain d’entraînement. A chacune de mes pompes, j’avais envie d’enfoncer mes ongles dans son visage. Je n’étais pas d’un naturel belliqueux, mais j’aurai été capable du pire dès qu’un sourire narquois se dessinait au coin de ses lèvres et que je me prenais une remarque acerbe dont lui seul avait le secret. Dans ces moments-là, je me rappelais les paroles de Bucky qui insistaient sur le fait qu’il faisait cela pour mon bien et celui de la comédie musicale. Il souhaitait une Satine parfaite. J’allais lui offrir. Et je redoublais de ces efforts qui m’épuisaient du levé ou coucher du soleil, m’empêchant de me perdre dans de sombres pensées. Puis dès lors que nous nous retrouvions dans la salle de répétitions et que ses doigts caressaient doucement les touches du piano pour se joindre à ma voix, je ne pouvais m’empêcher de l’adorer. Pour ce génie qu’il était. Pour ce musicien extraordinaire. Pour cet esprit inflexible qui obtiendrait assurément le succès. Et cette grande réussite, j’en ferai aussi partie. Cette idée me grisait au plus haut point, d’autant plus que mon amie Héloïse n’arrêtait pas de multiplier les surnoms pour associer mon nom à celui d’une future star. Une étoile qui éblouirait la foule. Parfois, avant de m’endormir, j’en rêvais. Au fur et à mesure, le rang du casting s’était suffisamment grossi pour que nous puissions débuter la confection des affiches de promotion. Avec bonheur, je retrouvais ma jumelle dans le cadre professionnel. Bien qu’elle ne dise rien, je me berçais de ses regards tendres qu’elle ne pouvait s’empêcher de me jeter parfois. Les affiches promettaient d’être fabuleuses. J’avais tellement hâte…

Et dans ce même élan de promotion, aujourd’hui devait se tenir la première conférence de presse attachée à la réalisation de la comédie musicale. J’avais été convié par Goldstein et je me serai mal vue lui refuser, d’autant plus que Damien y serait. Satine ne pouvait être séparée de son Christian. J’étais soulagée de m’entendre aussi bien avec mon compagnon de scène. J’avais eu l’occasion d’entendre sa voix plusieurs fois, si loin de celle d’Ewan McGregor. Bien que je voue un culte à cet acteur, je devais admettre que le choix de Goldstein était brillant. Ce serait un nouveau Christian qui saurait bouleverser son public. Damien était tellement intense. Nous serions donc trois : Goldstein, Damien et moi. J’en étais morte de trouille. J’avais à peine dormi, m’imaginant mille scénarios catastrophiques. J’étais connue pour être une maladroite, une fille qui parlait trop et s’embourbait dans ses paroles. Je craignais qu’avec la pression, je ne réponde mal aux questions et passe pour une sotte. Goldstein ne me le permettrait pas et je me ferai casser les dents dans un couloir. D’autant plus qu’il y aurait des journalistes, des photographes et peut-être même des caméras. La moindre bévue serait enregistrée. Je souhaitais être célèbre, mais pas pour mes bêtises, mais bien mon talent. Je ne voulais rien gâcher.
J’avais eu du mal à cacher mon soulagement quand Goldstein avait décidé que nous nous rejoindrions tous les trois au Conservatoire pour en partir ensemble. Je n’aurai su dire pourquoi, mais ça me soulageait. J’étais bien trop en avance que je me rendis à l’école. On aurait sûrement pu prédire que j’allais être en retard, passant un temps infini devant ma garde-robe pour choisir de la tenue adéquate. Sauf que ce petit manège, je l’avais déjà effectué hier. Héloïse était venue faire un tour par chez-moi en fin d’après-midi et nous avions débattu longuement sur le vêtement qu’il me faudrait. Rien de guindé, mais il ne fallait pas non plus que je me traîne en pantoufle. Tandis que nous effectuions ce choix terrible et que je jouais à Pretty Woman devant elle, elle me racontait avec des étoiles dans les yeux l’officialisation de son histoire avec Matthew. Je ne pouvais m’empêcher de ponctuer chacune de ses phrases de petits cris attendris. Ils étaient définitivement trop mignons tous les deux et je rêvais d’une histoire semblable. J’étais plus qu’heureuse pour elle et je lui fis promettre de me ramener un petit souvenir de France. Finalement, nous avions opté pour une belle robe blanche. Simple mais élégante qui s’arrêtait juste au-dessus de mes genoux. J’avais décidé de laisser mes cheveux libres afin de rester naturelle au possible. Le matin, je partais donc apprêtée de la sorte pour le Conservatoire. Dans les couloirs, il n’y eut que le silence qui me répondit. En même temps, j’étais définitivement trop en avance, rongée par le stress. Néanmoins, les murs de ce qui était devenu mon domaine me réconfortaient. Je m’enfonçais du côté de l’aile où je venais répéter tous les jours quand une mélodie se fit entendre. Laissant mes pas être guidés vers la salle de musique, les notes s’amplifièrent jusqu’à ce que je reconnaisse la main qui jouait ce morceau. J’avais entendu Goldstein jouer trop souvent du piano pour ne pas reconnaître sa manière intense et mélancolique de faire vibrer les cordes de l’instrument. Discrète, je me glissai dans la salle. Goldstein était de dos à moi, si bien que je me retrouvai à le contempler comme une semaine auparavant. Il dégageait cette aura touchante qu’il ne détenait que lorsqu’il se mettait au piano. Comme si, dès lors, il s’abandonnait totalement à la musique. Sans frontière. Sans faux semblants. Sans masque. Ainsi, je l’aimais. Je n’eus le courage de m’avancer que lorsque la mélodie cessa. Pourtant, mon cœur hurlait qu’il ne voulait ne pas qu’elle s’arrête. « Je vois que je ne suis pas la seule à m’être préparée trop tôt. Bonjour Monsieur Goldstein. » je dis avec un petit sourire en coin en rentrant dans son champ de vision. « C’était beau ce que vous jouiez… une nouvelle composition ? » Il risquait de comprendre que je connaissais trop bien tout son registre musical pour remarquer que ce morceau m’était inconnu. Je rougis légèrement. Je mis à tordre négligemment mes doigts. « Je crois que j’ai un peu le trac… concernant tout à l’heure. Vous avez dû tellement en faire, ce doit être un jeu d’enfant pour vous. » Il n’était pas un homme à se laisser facilement décontenancé et les caméras ne devaient pas l’effrayer. A vrai dire, c’était lui qui effrayait la caméra avec son regard noir et froid. « Ça va consister en quoi en juste ? Question que je ne dise pas de bêtises. » Parfois, il y avait des choses à ne pas révéler. J’aurai honte de faire du tort à la comédie musicale. Avant que Damien n’arrive, j’espérais encore quelques conseils.
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Gabriel Goldstein
Admin pas aimable
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DATE D'INSCRIPTION : 19/09/2015
MESSAGES : 1041

MessageSujet: Re: « You can’t right all the wrongs in this world by yourself.» + Gabriel ♥    Jeu 20 Juil - 16:28

Comme bon nombre de matin, il était venu assez tôt au Conservatoire. Mélodie le tirait toujours du lit de façon fort matinale. En effet, l’enfant était fréquemment levée aux aurores, profitant du calme de la maisonnée, du sommeil de Delilah pour venir réveiller en douceur son père à coup de baisers et de câlins. Le petit-déjeuner était partagé entre eux, où se fondaient l’odeur du café et du pain de mie de grillé dont la petite raffolait. Cet instant n’appartenait qu’à eux où l’enfant n’était occupée qu’à raconter ses rêves et ses cauchemars face à un papa attentif, ne perdant pas une miette de ce que disait sa progéniture. La petite était intarissable en matière de sujet de conversation. Tout était prétexte à une conversation. Et le père ne pouvait qu’aller dans ce sens, fou amoureux de sa petite fille, agissant avec cet instinct de conservation afin de garder chaque détail sacré de vie passée avec sa petite. Tout pouvait arriver et si vite hélas… C’était l’épée de Damoclès trônant au-dessus de la tête de la petite famille. Il s’efforçait, cependant, de ne pas trop y penser. Et fort heureusement pour lui, il y arrivait plutôt bien. De toute façon, Mélodie était dotée d’une énergie inépuisable. Car, comme à chaque fois, lorsque les petits pains étaient engloutis, elle connaissait la suite de ce matin à l’aube. Sa petite main se glissait dans celle de son père pour l’amenait dans la salle de musique où trônait fièrement son piano à queue. Ça aussi, c’était leur rituel et assis côté à côté, Mélodie collée contre son père, Gabriel jouait pour elle, choisissant les partitions choisis par les délicates mains de la petite fille. Et dans ce monde semé de peur et d’espoir, il oubliait tout en sa compagnie, se perdant dans la douceur de ce confort de roi dans laquelle les Goldstein vivaient. Heureux en surface, craintifs en profondeur. Mais ça, il l’oubliait quand la mélodie emplissait l’air, que tout semblait devenir plus beau. Mélodie était capable de lui faire cet effet. Et quand bien plus tard, il finissait au Conservatoire, lorsqu’il prenait place sur le tabouret, lorsque ses mains se posaient sur le clavier et lançaient quelques notes pures, Gabriel s’apercevait combien tout était différent de la maison, loin de sa fille et de sa femme. Et pourtant, il se laissait envahir par la musique, par la délicate et fragile sonorité résonnant dans l’air, écorchant les murs et son âme tel le musicien meurtri qu’il était, doux au fond de lui. C’était un peu comme s’il ne se révélait que lorsqu’il était temps de faire usage de son talent, de laisser les doigts s’enfoncer agilement dans les touches.

C’était ce qu’il était en train de faire d’ailleurs. S’envoler. Loin du Conservatoire. Il avait du temps de toute façon. Avec les réveils à l’aube de sa fille, Gabriel avait le temps de se préparer par la suite et de finalement, monter dans sa voiture et foncer au Conservatoire lorsque Mélodie finissait par se lasser de lui, allant retrouver la chaleur des bras de sa mère. Il pouvait alors délaisser son rôle de père pour n’être que celui du musicien-compositeur qu’il était en créant cette comédie musicale. Rôle lui tenant à cœur, d’autant plus, qu’aujourd’hui, était un jour particulier. Il y avait les toutes premières conférences de presse et les journalistes avaient été nombreux à se noter comme présent. Forcément, les questions fuseraient de part et d’autre. Sur la pièce, sur la liste des comédiens, chanteurs à dévoiler. Il s’y était préparé avant de s’octroyer un petit peu de répit en jouant quelques musiques n’ayant rien à voir avec la Comédie musicale, de sa propre composition personnelle. Cette musique-là s’appelait « Delilah » et il y régnait comme une pointe de nostalgie et de regret. Douce, mélancolique et si triste. Tel le musicien déchu, il s’y perdait jusqu’à ce que le morceau se termina, qu’il reprit contenance et posa ses pieds sur terre s’apercevant qu’il n’était plus seul. « Ah bonjour Naïa, je suis content de vous voir. C’est tôt, c’est vrai mais l’agitation n’est pas un atout quand il s’agit de se concentrer. » Dit-il en se relevant de son siège et en s’approchant d’elle. Souriante, cette fille n’en demeurait pas moins un vent de fraîcheur bien qu’il aimait plus la martyriser qu’autre chose. C’était pour son bien qu’il se disait. Mais l’endurcir lui semblait être la meilleure des solutions, d’autant plus qu’elle allait faire face à bien pire qu’un Gabriel Goldstein. Bien qu’il ne cessait de lui expliquer de tout cela, il savait qu’elle ne fera son apprentissage que dans le tas. Comme lui. Comme Delilah. Comme tous ses artistes ayant compris que la gloire ne se gagnait pas dans la facilité. Surtout dans leur milieu. Cependant, il se garda de la mettre en garde, de toute façon, Satine était bien plus enthousiaste sur ce qu’il venait de jouer. « C’est un morceau que vous n’entendrez pas sur Youtube. » Il se mit à sourire, mystérieux. « C’est une composition personnelle. » Il ne comptait pas parler de la personne ayant permis cette inspiration, Gabriel était assez réservé sur sa vie privée. Il changea donc bien vite de sujet : « Prête pour tout à l’heure ? » Demanda-t-il avec un sourire en coin, s’asseyant sur une des chaises faisant face à la scène où il avait joué. Elle avait le trac et c’était compréhensible, elle semblait croire qu’il serait à l’aise. Et forcément, les questions fusèrent. « N’ayez aucune crainte, Naïa. Tout se passera bien. Comme je vous l’ai déjà dit, il faut que vous acceptiez l’idée qu’en face de vous, ces journalistes ne seront pas vos amis, qu’ils vous testeront avant de vous aimer. Soyez naturelle.  » Il eut un nouveau sourire et ajoute « Si ça peut vous aider, quand je me trouve en face d’eux, je me dis que ces gens, en face de moi, ne sont rien d’autre que des fouines, qu’ils n’auront jamais ma gloire… ça aide. » Même si ça paraît un peu péteux. Mais il s’en moque. Il a fait fi des journalistes et de leurs comportements trop souvent scandaleux. « Ensuite, ils vont principalement me poser des questions. A vous, ils vont certainement vous poser des questions comme « pourquoi le Moulin Rouge ? », pourquoi « postuler en tant que Satine », vous voyez ? Ils ne vous connaissent pas encore. » Et de ce fait, elle devrait encore être protégée, le temps d’avoir plus confiance en son talent, en ce qu’elle savait faire. « Voulez-vous que nous nous échauffons un peu avant de nous rendre à la conférence ? Pas de pompe cette fois-ci.. » Finit-il par dire précipitamment en voyant la lueur dans son regard. « Juste votre voix et le piano, d’accord ? »

***

Après le temps d’une pause musicale, il avait été temps de quitter le Conservatoire. Il avait apprêté son chauffeur et il était monté à l’arrière avec Naïa en sa compagnie. Le trajet se passait calmement. Sans accroche, si ce n’était que Gabriel, de temps en temps, évoquait ce qu’il faisait concernant la Comédie musicale, sur les nouvelles embauches, sur les commandes, sur les photos que prendrait bientôt la sœur de cette dernière. Rien de bien intéressant pour un public lambda, mais pour Naïa, c’était autre chose. Elle était cette Satine qui se fondrai, bientôt, dans ce décor qu’il imaginait depuis un moment. Il n’avait pas forcément envie que la conversation ne se ramollisse. Dans une voiture, il appréciait peu les silences. Mélodie se chargeait toujours d’apporter un peu de vie dans cet habitacle. Il trouvait d’ailleurs une des figurines de sa fille coincée dans un rangement se trouvant à ses côtés. Et inconsciemment, il fit jouer l’objet entre ses doigts tandis qu’il était curieux au sujet de sa partenaire. Il n’avait jamais vraiment eu le temps de se parler. « Et sinon, Naïa, la chanson a t-elle toujours fait partie de votre vie ou bien est-ce une passion découverte tardivement ? Personnellement, j’ai toujours été convaincu qu’on ne devenait pas artiste en un claquement de doigt, on a cela dans le sang. Un peu comme votre sœur avec la photographie. » Finit-il par dire, vantant les mérites de Jahia, tout particulièrement douée.

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