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 Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis

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Nekuia Chopin
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DATE D'INSCRIPTION : 27/03/2017
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MessageSujet: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Mar 4 Juil - 0:22

Qui vide son verre vide son cœur
Mickey ∞ Nekuia
Ce soir, c'est la fête. Non seulement je suis en train de faire l'un de mes vernissages records, non seulement en nombre de toiles mais aussi en nombre de ventes, les habituer veulent célébrer mon mariage avec Mickey. Moi qui veux que cela reste assez discret, on n'a pas vraiment pu échapper à cela. Il faut dire que dès que la nouvelle s'est un peu étendu dans le domaine de l'art, j'ai reçu bon nombre de messages pour me féliciter. Et puis célébrer cela en public ne peut être qu'une bonne chose pour les bureaux de l'immigration non ? Oui, j'aurais préféré qu'on soit qu'entre nous, que cela ne se sache pas spécialement, j'aurais préféré qu'on reste sous cette couette à parler d'Haley, ou encore à nous dire des trucs sympa... Cela faisait un moment que je n'avais pas eu de moment aussi intime avec lui. C'est certainement idiot mais, je crois que j'avais besoin de cela, juste pour me rappeler qu'il tient à moi et que l'épouser n'était pas une idée si mauvaise. Ses paroles me reviennent en tête, laissant ainsi un sourire se glisser sur mon visage :

« Tu ne me prives de rien du tout. Ne pense pas que tu as trahi Haley, elle aurait été pour ce mariage. Je le sais. Jamais elle n’aurait accepté que tu retournes en France. Et puis, ainsi tu peux honorer cette promesse. Et pour tout te dire… Ce mariage n'a pas été simple pour moi... Tu te doutes bien de la raison. Mais à aucun moment j’ai pensé faire un retour en arrière à ce sujet. J’étais déterminé à aller jusqu’au bout. Je ne pouvais pas te laisser partir.  »

Alors que je ne voulais pas retourner en France pour ne pas avoir à subir la honte ou alors ramasser mon cœur en miettes, il ne veut pas me laisser partir. J'ai juré de le protéger, à Haley, à lui, à moi aussi d'une certaine manière. Alors que je discute avec des personnes d'une toile en particulier, une toile de Mickey d'ailleurs (le sait-il seulement), mon regard se pose sur lui, un peu plus loin. Il discute aussi, rit et je ne sais pourquoi, mais je le regarde différemment ce soir. Peut-être est-ce dû au fait qu'on est rentré main dans la main, qu'on s'est fait des câlins... On ne s'est pas encore embrassé mais j'en ai terriblement envie... Peut-être est-ce aussi dû au trop d'alcool que je suis en train de boire et qui me monte clairement à la tête. Bon sang, il n'est pas mon véritable mari, il faut que j'arrête de laisser mon esprit vagabonder ainsi. C'est mon meilleur ami, c'est tout...
Bien sûr, tellement que t'attends qu'une chose, c'est qu'il t'embrasse ce soir
Mes pensées m'arrachent un rire sorti de nulle part. Ceux qui m'entourent me regardent étrangement mais je m'en moque.
- C'est incroyable ce choix de couleurs. On pourrait croire que cela ne va pas ensemble, et pourtant si. Il fallait oser, me dis quelqu'un de très sérieux alors que moi j'ai envie de lui rire au nez.
- Je vais vous avouer un secret. J'avais plein de tube à finir, c'est ma toile poubelle de peinture.
La personne semble choquée, et moi je ris à nouveau. Je trouve ça un peu moche de dire que c'est ma toile poubelle alors qu'elle représente Mickey. En vérité il a peut-être raison. Il est l'homme qui fait que j'ose des choses que je n'aurais jamais fait avant... mais je me sens un peu trop sur le brouillard pour penser aussi philosophiquement en cet instant.
- Excusez-moi, je vais retrouver mon mari.
Et voilà de quoi les attendrir et leur faire oublier mon humeur bizarre. Je marche vers lui d'un pas que je veux assuré, mais qui je sens est un peu plus titubant que d'ordinaire. Bon sang y'avait quoi dans ce champagne sérieux ! J'en ai jamais bu un qui me monte autant à la tête. Peut-être aussi parce que je n'ai pas mangé. Je devrais manger tiens !
Sans qu'il ne me voit, je glisse mes mains contre ses hanches pour finalement l'enlacer contre moi. Poitrine contre son dos, je finis par poser mon menton sur son épaule et murmure à son oreille :
- Je rêve d'un hamburger frite...
Je tourne mon visage vers lui en souriant.
- Ca te dirais de m'emmener dîner beau brun ?
Je sais que le vernissage n'est pas fini, mais j'ai fait mon quota d'apparition pour la soirée je pense, on peut partir en prince non ? Et j'ai vraiment faim. Je me permets même de lui faire mon célèbre regard de chat Potté afin qu'il accepte et ne me laisse pas bourrée et en plus affamée.
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Mer 5 Juil - 16:12



Nekiki & Mikiki



Qui vide son verre vide son cœur.



Ce soir, c’était vernissage. Un énième vernissage de Nekuia, dans une belle galerie qui avait fait venir des dizaines et des dizaines de passionnés d’art, comme des novices. Il y avait bien sûr les habitués, ceux qui venaient à chacun de ses vernissages, admiratifs de ses peintures. Puis il y avait les acheteurs, contrastant avec les autres simplement venus observer le talent de Nekuia. Les ventes étaient nombreuses ce soir. Comment appelaient-ils cela ? Des "cadeaux de mariage". A la bonne heure ! Notre petit mariage qui se voulait discret, tellement qu’il avait été fait à Las Vegas et que l’annonce de celui-ci n’avait pas dépassé le cadre familial, arrivait désormais aux oreilles de tous. Et puis, je ne veux pas balancer ou rejeter la faute sur quiconque… Mais c’est de la faute de Miss Chopin ! Forcément, sa notoriété faisait que la nouvelle s’était rependue dans le domaine de l’art. Vous me direz, mes habitués du salon étaient bien au courant de la nouvelle également, et ce, depuis un petit moment déjà. Il faut dire que l’anneau au doigt mettait peut-être la puce à l’oreille. Bizarrement, ça n’étonnait personne que l’on se soit mariés. Comme si c’était normal, logique, comme si tout le monde n’attendait que ça, voire même étonnés que ce n’était pas encore fait. Etait-ce parce que nous habitions ensemble depuis des lustres ? Il fallait dire que, oui, ça rapprochait considérablement. Mais nous n’étions qu’amis… De meilleurs amis, rien de plus… Même si l’envie de la prendre dans mes bras, de l’embrasser, de lui dire que… Wow wow wow, tu déconnes là Mickey ! « Pardon ? » redemandais-je à la personne face à moi, n’ayant absolument rien écouté de ce qu’il me racontait depuis tout à l’heure, l’esprit pensant totalement à autre chose. « Je vous demandais si ce n’était pas trop dur d’être marié à une peintre ? Personnellement, je suis marié à une pianiste. Notre sol est rempli de partitions, j’en retrouve jusqu’au pied de notre lit… » répétait un type aux cheveux grisonnant, certainement ayant été poussé par sa femme à ce vernissage. L’art ne semblait pas être son truc, et il préférait clairement raconter sa vie au premier venu. Et ce premier venu, c’était moi. « Oh non, Nekuia est très ordonnée. Rien ne traîne chez nous. » répondais-je en riant, sachant pertinemment que je racontais n’importe quoi. Nekuia, ordonnée ? La bonne blague ! En réalité, j’aimais accompagner Nekuia à ses vernissages simplement pour jouer un rôle devant les gens qui venaient voir son exposition de peintures. Ainsi, je pouvais jouer au mari parfait, marié à une femme parfaite. C’était un petit moyen de détente qui faisait passer le temps plus vite. Oh, il y avait bien le champagne qui aidait aussi à avancer le temps. D’ailleurs, au passage, excellent champagne ! « Oui, c’est vrai qu’elle semble très organisée. Vous avez bien de la chance ! » répondait-il avec son rire roque. Je ne pouvais m’empêcher de l’accompagner d’un rire joyeux. Un bon rire joyeux, bien fort, sûrement accentué sous l’effet de l’alcool contenu dans le champagne que j’accumulais depuis le début de la réception. Ahlala, s’il savait

Soudainement, deux bras enchaînaient ma taille. Et une petite tête apparue à côté de la mienne, directement posée sur mon épaule. « Je rêve d'un hamburger frite... » Ça, c’était du Nekuia tout craché. « Ça te dirais de m'emmener dîner beau brun ? » me demandait-elle alors que je tournais légèrement mon regard dans sa direction. Elle avait cette petite moue, cette petite moue de femme voulant faire craquer son homme. Et je devais avouer que… Je craquais. « Excusez-moi, l’estomac de ma femme m’appelle. » dis-je alors, comme un salut, à l’homme qui m’accompagnait jusqu’alors durant la réception du vernissage. Ainsi, je me retournais complètement vers Nekuia. Cela me faisait sourire de penser qu’en public, nous agissions comme un petit couple modèle, un couple de jeunes mariés fous amoureux l’un de l’autre. Ce soir, nous n’avions passé que peu de moments ensemble durant ce vernissage, principalement au début de la soirée seulement, mais nous avions cessés de recevoir foule de compliments au sujet de notre couple, en plus de notre mariage qu’ils pressentaient prometteur. Un mariage prometteur… « Alors, je t’emmène dîner ? » demandais-je à la peintre, accompagné d’un sourire complètement charmé par ses talents d’imitatrice de Chat Potté. Faut dire qu’elle était douée dans maints domaines… « Bon, alors file chercher ton sac à main. Zou ! » ajoutais-je avec une petite fessée, tranquillou bilou, comme si on était à la maison. No judgment, j’avais un coup dans le nez ! « Je t’attends à la voiture. » finissais-je par dire tout en me dirigeant vers la sortie de l’immeuble. Finalement, ça tombait bien. J’avais grave la dalle également.


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Nekuia Chopin
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Mer 5 Juil - 16:55

Qui vide son verre vide son cœur
Mickey ∞ Nekuia
Je n'ai même pas fait attention qu'il était en pleine conversation avec quelqu'un. Tout ce que je voulais, c'est qu'on sorte afin d'aller manger, et puis... C'est agréable de sentir son torse ferme sous mes doigts. Et puis son dos puissant contre ma poitrine alors que ses yeux plongent dans les miens...
Merde Nekuia arrête de divaguer.
Je lui dis alors que j'ai faim, et puis j'aimerais bien qu'il m’emmène dîner. Je pourrais y aller toute seule mais je sais même pas si je serais capable de retrouver le chemin. J'aimerais bien une bière avec mon hamburger, parce que sinon c'est un sacrilège.
Alors que je lui fais mes yeux doux, je vois son léger sourire apparaître sur son visage. Il est tellement à croquer...
- Excusez-moi, l’estomac de ma femme m’appelle.
Sans que je comprenne pourquoi, je souris de plus belle quand il dit ma femme. C'est donc ce que cela fait quand un homme dit fièrement qu'il a choisi une femme et ce pour la vie. Je sais que c'est faux, je sais que ce n'est pas un vrai mariage, mais est-ce mal de trouver ça agréable à entendre ?
Je fais un petit signe à l'homme qui nous fait face, comme pour m'excuser alors que Mickey se retourne totalement vers moi. Il a toujours été aussi grand ? Mes mains sont toujours sur ses hanches alors que j'hausse un sourcil, impatiente de savoir ce qu'il va faire.
- Alors, je t'emmène dîner ?
Je me mordille la lèvre inférieure en hochant la tête. Mes yeux dérivent sur ses lèvres rapidement... quelques secondes... ou plus j'arrive même pas à savoir. Pourquoi j'ai tellement envie qu'il m'embrasse à nouveau, mais je ne dis rien, secoue un peu la tête.
- Bon, alors file chercher ton sac à main. Zou !
La petite fessée a le don de me refroidir je dirais (ou au contraire de m'exciter), je lève les yeux au ciel et lui donne une légère claque.
- T'es un abruti Swan !
- Je t’attends à la voiture.
Je reste immobile alors que je le fixe quitter le vernissage. Pourquoi je reste ainsi à le mater marcher, à regarder son cul aussi... Je pense vraiment que l'alcool me monte à la tête. Depuis quand je pense à Mickey de cette façon franchement. J'ai déjà vu son cul, j'ai déjà vu son torse, alors pourquoi c'est que maintenant que j'en ai envie pour de bon... Est-ce que c'est le fait qu'on soit marié qui fait cela, ou alors l'alcool qui coule dans mes veines ? Je miserais bien sur la seconde option, mais peut-être que dans le fond la première est la plus plausible.
Je salue rapidement les personnes les plus importantes, récupère mon sac et sors pour retrouver Mickey dans la voiture. Une fois à l'intérieur je me tourne vers lui.
- Tu t'es bien amusé ce soir ? C'était pas trop chiant de jouer mon mari ?
J'aimerais qu'il me dise que non, et qu'il ne l'a pas assez joué d'ailleurs... Oh mais merde mais ce champagne il a en plus des vertus aphrodisiaques ou quoi ! RHA !
- Allons manger un hamburger !!!
Je le laisse nous conduire dans l'un des restaurants servant ses burgers préférés (les miens aussi au passage). Je sors rapidement de la voiture et frissonne un peu. Bon sang mais c'est qu'il fait frais ce soir. J'aurais dû prendre une veste franchement, mais par chance, on rentre dans le restaurant. Je m'installe du côté de la fenêtre, j'aime bien laisser mon regard vagabonder sur les gens dehors. Cela m'inspire parfois des toiles, mais mon cerveau commence à s'embrouiller et je ne suis même pas certaine que je me souviendrais de cela demain.
Mains sous le menton, je finis par regarder de nouveau Mickey.
- Avoue, toi aussi tu meurs de faim, je dis en riant.
Je reconnais son regard affamé et cette façon dont il flirte avec le menu.
- J'ai vraiment une faim de loup, je crois que je vais me prendre le supra burger de la mort, des frites et de la bière... Bon sang rien que de dire mon menu je suis en train de saliver, je dis en riant.
Ca tombe bien, la serveuse arrive tout juste et je lui redonne mon menu, de quoi me faire saliver doublement. Je ne sais pas ce qu'il me prend, mais soudainement je lui donne une petite tape aux fesses comme Mickey a fait pour moi dans la galerie.
- Bon, allez ! Filez chercher notre menu. Zou !
Elle me regarde un instant interloqué avant de me faire un clin d’œil. Merde... Je crois que j'ai une touche. Quand elle part, j'explose de rire.
- Ok, déjà je sais pas pourquoi j'ai fait cela, mais en plus je sens que c'est moi qui vais sortir avec un numéro ce soir !
De quoi peut-être nous lancer un petit défis, et on pourrait trouver un truc sympa pour celui qui perdrait, du genre, embrasser l'autre sauvagement...
Ta gueule Nekuia !
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Dim 16 Juil - 18:10



Nekiki & Mikiki



Qui vide son verre vide son cœur.



Nekuia avait le don d’interrompre des conversations, hautement importantes soient-elles, sans qu’on ne lui en veuille une seconde. Je ne dirais pas qu’elle m’a sauvé d’un long monologue de l’homme aux cheveux poivre et sel à propos de sa pianiste de femme qui était bordélique au possible, mais presque. Finalement, j’avais échappé à une discussion pour le moins inintéressantes. Alors que clairement, quand on parlait de Nekuia, c’était vachement plus intéressant. A vrai dire, Nekuia était l’un de mes sujets de conversations préférés. Ce soit, je n’avais fait que parler d’elle, vantant ses mérites, son talent et n’arrêtant pas de répéter que c’est une femme formidable et que je suis fier de m’être marié à elle. Ouais ouais, je n’avais pas répété de dire ça, le croyez-vous ? Ce soir, Nekuia apparaissait comme la femme parfaite. En même temps, elle est la femme parfaite… Et sa bouille tellement attendrissante ne pouvait pas dire le contraire. C’est dingue comme, quand elle avait faim, elle devenait si mignonne. Elle qui était toujours aussi bourrine, s’adoucissait quand son estomac criait famine. Et c’est avec élégance que je saluais mon vieux copilote de vernissage pour me retourner vers ma femme. Ma femme, j’aimais tellement dire ça… C’est alors que je lui disais d’aller chercher son sac-à-main pour ensuite partir. Bien sûr, c’était accompagné d’un geste tout à fait affectueux. Une petite fessée toute mignonne. Il manquerait plus que je n’ai pas le droit de donner une petite fessée à ma femme ! Oh oui, ma femme… Et bam, je me reprenais le revers. Du Nekuia Chopin comme je l’aime. Tellement belle quand elle est en colère

Assis dans la voiture, ceintures de sécurité attachée, j’attendais que Nekuia daigne poser son postérieur – et quel postérieur ! – à mes côtés. Elle devait certainement être en train de remercier les personnes venues à son vernissage, taper quelques accolades, et tout le bazar. Pendant que moi, en gentil mari, je l’attendais patiemment dans la voiture pour emmener Madame dîner, parce qu’elle n’était qu’un ventre sur pattes. A peine je la voyais arriver vers la voiture que je démarrais celle-ci pour lui faire une petite feinte, une fois qu’elle arrivait à hauteur de la portière afin d’entrer. Je m’attendais à ce qu’elle gueule comme une sauvageonne, mais la voir courir quelques mètres derrière la voiture était quand même fichtrement plaisant, et ça en valait le coup. « Tu t'es bien amusé ce soir ? C'était pas trop chiant de jouer mon mari ? » me demanda-t-elle, une fois dans la voiture et mes conneries arrêtées. « Tu plaisantes ? J’adore. Ça m’éclate trop ! » répondais-je avec enthousiasme, comme si c’était le meilleur des loisirs. Bon, ok, ma réaction était un peu trop exagérée, mais j’aimais vraiment ça. Ça m’amusait. Jouer au petit couple parfait était un vrai passe-temps agréable, d’autant plus quand on connaissait l’envers du décor. « Après, la soirée devait être plus sympa pour toi que pour moi. Après tout, c’était TA soirée. Moi j’faisais simplement l’accompagnateur sexy de l’artiste. Mais j’ai noyé mon chagrin dans le champagne, c’était le bon point de la soirée ça. » ajoutais-je ensuite en parlant de la soirée que j’avais pu passer. Personnellement, je n’avais été au centre de l’attention que parce que j’étais le mari de la peintre. Puis après, c’était passé. De toute façon, ils n’étaient pas tous venus pour nous féliciter, mais bel et bien pour regarder les ouvres de Madame Chopin. Sinon, j’étais un peu le pilier de bar pendant ces soirées. J’faisais la discut’ au barman, enchaînais les verres tout le long de la soirée, et souriais quand certains acheteurs potentiels imposaient leurs points de vue sur telle ou telle toile, proposant des hypothèses sur la nature de l’œuvre ou que sais-je. J’avais beau être marié à une peintre, je ne comprenais absolument rien à l’art. Pour moi, il n’y avait que deux options : soit c’est beau, soit c’est moche. Je ne connaissais pas le « On ressent l’âme de l’artiste dans cette toile. C’est si… Puissant. » qu’avait pu me sortir une femme avec un chignon tiré à quatre épingles lors de cette soirée. Personnellement, je n’y voyais que des traits de peinture dans tous les sens, mais le résultat était assez réussi pour que je m’y intéresse deux secondes.

Face à face au restaurant, je louchais clairement sur la carte du menu. « Ouais, j’ai grave la dalle. Genre… J’pourrais manger un hippopotame quoi. » répondais-je en riant, alors qu’en vrai, je pensais sincèrement ce que je disais. J’avais grave la dalle et pouvais manger n’importe quoi qui passerait devant ma bouche. Y compris Nekuia. Je ne savais pas si c’était sa magnifique tenue portée ce soir pour son vernissage qui la rendait d’autant plus séduisante, mais elle rayonnait ce soir. Et alors que Nekuia commandait auprès de la serveuse, j’étais complètement fasciné par les traits de son cou qu’elle dévoilait alors qu’elle tournait la tête. J’y déposerais bien mes lèvres. Je secouais la tête alors que la serveuse me demandait à mon tour ma commande. « Euh… La même chose. » répondais-je, totalement perturbé par mes pensées. Et soudainement, Nekuia pétait un câble en donnant une fessée, digne de celle que je lui avais donné un peu plus tôt, à la serveuse. Je ne pouvais m’empêcher de rire comme un abruti, la félicitant même de ce geste. « Ok, déjà je sais pas pourquoi j'ai fait cela, mais en plus je sens que c'est moi qui vais sortir avec un numéro ce soir ! » disait-elle, tranquillou bilou, genre c’est normal de dire de telles choses à son mari. Là, vous voyez, j’avais arrêté de rire. Je ne sais pourquoi, mais ce soir, j’étais particulièrement sensible à ce genre de chose. Ce soir, je ressentais que Nekuia était ma femme. Certes, elle l’était, c’était un fait depuis Las Vegas. Mais là, c’était différent. C’est comme si elle l’était vraiment. Ce soir, je ressentais ce qu’un mari ressentait dans ce genre de situation. J’avais cruellement envie d’embrouiller la serveuse qui avait osé faire un clin d’œil à ma femme. Mais impossible. Pas devant Nekuia. Je ne savais même plus si c’est que les sentiments que je ressentais pour elle depuis quelques mois prenaient le dessus, ne pouvant plus rester silencieux dans leur coin. Ou alors, si c’était dû à l’abus du champagne durant ce vernissage. Après tout, j’en avais bu combien ? … Six ? Sept ? Ouais, j’avais peut-être eu la main lourde. « Impossible que ce soit toi. Tu sais bien que je gagnerais si on les comptait. » dis-je d’un ton des plus naturels, voire un petit peu hautain toutefois, avant que la serveuse se ramène tout d’abord avec nos bières. Parce que le meilleur moyen d’éponger l’alcool du champagne, c’est de poursuivre avec de la bière… C’est bien connu ! « Je veux bien avouer que tu es une belle femme, attirante à souhait et tout le tralala… Mais tu ne ferais pas le poids face à mon corps d’Apollon et mon sourire à tomber par terre, si ? » ajoutais-je finalement, me jetant carrément des fleurs comme jamais.


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Nekuia Chopin
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Mer 19 Juil - 21:24

Qui vide son verre vide son cœur
Mickey ∞ Nekuia
Nous venons enfin de quitter l'exposition et je ne peux m'empêcher de lui demander s'il s'est amusé. Je sais qu'il est là aussi pour sauver les apparences en jouant mon mari, mais j'ai pas envie d'être un fardeau (plus que ce que je pourrais l'être).
- Tu plaisantes ? J’adore. Ça m’éclate trop !
Son enthousiasme m'arrache un rire sincère. Ok, il est vraiment parfait cet homme...
- Après, la soirée devait être plus sympa pour toi que pour moi. Après tout, c’était TA soirée.
Je secoue la tête.
- On peut pas vraiment dire que c'était MA soirée Monsieur Swan. Ce n'est pas ma première exposition alors des soirées comme ça j'en ai souvent... Sans vouloir me vanter... Tu vois, MA soirée c'est sensé être le mariage, mais je crois qu'Elvis nous a volé la vedette, je dis en riant.
Je suis d'excellente humeur, et puis c'est comme si ce soir on était plus proche que jamais.
-  Moi j’faisais simplement l’accompagnateur sexy de l’artiste. Mais j’ai noyé mon chagrin dans le champagne, c’était le bon point de la soirée ça.
- Allons noyer notre chagrin ensemble en allant manger un bon burger. Et si t'es sage, je te ferais un gros câlin
, je dis avant de lui faire un clin d'oeil.
Je crois que j'aimerais bien lui faire un câlin... Et pourquoi pas un câlin qui pourrait devenir super cochon... NON le cochon sera seulement dans le hamburger et nul part ailleurs Nekuia...
Pfff s'il a bu du champagne, est-ce que celui-ci lui monte à la tête autant qu'à la mienne ?
Peut-être mais il doit pas penser ainsi... même si je me souviens de sa façon de me prendre dans ses bras après notre lancé de vêtement stupide. Et puis on était tellement bien tous les deux sous la couette, lui à me dire qu'il ne pouvait pas me laisser partir... Je ne veux pas qu'il me laisse partir, non je veux qu'il me retienne en me serrant fort, comme si j'étais la personne la plus précieuse au monde...
Oh merde Nekuia, tu t'aventures dans de dangereuses pensées non seulement dépressives, mais allant à l'encontre du code de l'amitié du meilleur ami/colocataire !
On s'installe finalement au restaurant, ne cessant de dire l'un après l'autre qu'on crève de faim. On commence à parler avec cette voix un peu pâteuse, typique des personnes qui ont un peu trop d'alcool dans le sang. Et alors que je commande le burger de la mort, Monsieur fait pareil, vraiment aucune originalité dit donc.
D'ailleurs niveau originalité, je fais fort en donnant une tape à la demoiselle qui nous sert sans véritablement savoir pourquoi. Mais alors que je m'attends à ce qu'on se fasse virer mais il se trouve que la jeune demoiselle à apprécier. Oh ba ça, si je m'attendais. Me voilà bien amusée par la situation, j'ai presque envie d'éclater de rire, mais je garde mon sérieux pour dire à Mickey que je risque d'avoir un numéro ce soir au contraire de lui. Je ne sais pas pourquoi, mais au fond de moi j'espère lui inspirer de la jalousie.
- Impossible que ce soit toi. Tu sais bien que je gagnerais si on les comptait.
J'hausse un sourcil en posant ma main sous mon menton.
- Vraiment ?
- Je veux bien avouer que tu es une belle femme, attirante à souhait et tout le tralala… Mais tu ne ferais pas le poids face à mon corps d’Apollon et mon sourire à tomber par terre, si ?
Je me redresse afin de me pencher sur la table, laissant clairement voir mon décolleté, je penche légèrement la tête et me mordille légèrement la lèvre inférieure.
- Oh je ne doute pas de tes charmes, mais ce soir je crois avoir des avantages.
Regard droit dans ses yeux, je suis tellement penchée vers lui que nos nez se touchent presque. Mon souffle se fait un peu plus rapide alors que là, je n'ai qu'une envie, c'est qu'il m'embrasse. Et pourquoi pas qu'il me renverse sur la table pour faire absolument ce qu'il veut de moi...
- Seulement... Je crois que j'ai déjà le numéro de la personne dont j'ai vraiment envie...
Attendez... J'AI VRAIMENT DIT CA ?! Seulement, je ne sais pas si c'est l'alcool ou ma fierté qui parle, mais je reste là, penchée vers lui sans reculer d'un seul pas. Si je fais ça, il va me prendre pour une faible mais aussi se poser encore plus de question, enfin je crois... Je n'arrive pas à croire que je viens de dire cela à voix haute... Mais il va peut-être pas comprendre que je parle de lui aussi... Ouais... Il va rien comprendre... Ou alors il va comprendre et... Oh oui laissez moi fantasmer ne serait-ce que quelques secondes avant la possible déception.
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Mer 16 Aoû - 0:26



Nekiki & Mikiki



Qui vide son verre vide son cœur.



En fait, j’adorais jouer les maris aimants. J’adorais jouer ce rôle avec elle en tant que femme. Bien sûr, il ne fallait pas que je m’enlève de la tête que ce n’était que pour sauver les apparences, jouer au petit couple pour que tout le monde croit en notre histoire et qu’il ne pense pas qu’on s’est marié uniquement dans le but que Nekuia reste sur la terre américaine. Parce que, oui, si elle n’avait pas reçu cette lettre, jamais nous ne nous serions retrouvés dans une telle situation. Jamais nous ne nous serions mariés. Et tout aurait été normal, dans notre petit quotidien habituel, avec le statut de meilleurs amis prônant. « Tu vois, MA soirée c'est censé être le mariage, mais je crois qu'Elvis nous a volé la vedette. » disait Nekuia en riant, alors que je ne pouvais m’empêcher de la suivre. Il fallait dire qu’elle avait raison, Elvis nous avait bien volé la vedette. Le plus surprenant, c’est que la plupart, voire la totalité d’ailleurs, des personnes à qui j’ai annoncé mon mariage avec Nekuia n’ont pas été surpris du tout et était persuadés qu’on finirait mariés un de ces quatre, que ce n’était qu’une question de temps. Certains prenaient d’ailleurs la liberté de me dire que ça se voyait dans mon regard, qu’on voyait que je l’aimais depuis tellement de temps… Mon dieu, ils ne savaient pas de quoi ils parlaient. Ou alors, c’était cramé à des kilomètres sans que je m’en rende moi-même compte. Quelque uns ont eu l’audace de prononcer le prénom d’Haley, prétextant qu’il n’y avait que Nekuia pour la succéder et l’égaler. Ce à quoi, je restais muet comme une carpe, ne sachant pas trouver mes mots pour leur dire qu’ils étaient plutôt gonflés de me dire ça. Mais il fallait toujours prétendre que j’étais totalement amoureux de Nekuia, que j’étais ravi d’être son mari, mais également prétendre que j’oubliais Haley indirectement. « Allons noyer notre chagrin ensemble en allant manger un bon burger. Et si t'es sage, je te ferais un gros câlin. » finissait par dire Nekuia accompagné d’un clin d’œil qui avait pour réaction de me faire accélérer le pas comme un crétin. Parce que oui, ce n’était pas pour le bon burger qu’elle présentait, mais bien pour le gros câlin. Parce que, bon, il était évident que je serais sage. Comme toujours !

Installé dans le restaurant, la commande déjà passée, Nekuia s’était déjà mise la serveuse dans la poche. Un clin d’œil ? Ça alors ! Nekuia aurait elle aussi le droit à un gros câlin de la part de la serveuse si elle est sage ? C’est ça ? C’est un code ? Ouais, j’étais jaloux. Un peu. Carrément même. Pas jaloux parce que ce n’est pas à moi que s’adressait le clin d’œil. Non, j’m’en tapais la coquillette de la serveuse. En plus, elle était moche et avait un uniforme immonde, en plus d’avoir des cheveux pourris sans coupe, façon Cro-Magnon. ET JE M’EN TAPE QU’ELLE AIT LES CHEVEUX ATTACHÉS ET QUE JE NE PEUX PAS VOIR SOUS SA CASQUETTE, ILS SONT MOCHES, C’EST TOUT. J’étais jaloux parce que Nekuia s’en vanter, que j’avais l’impression qu’elle aimait bien, et donc moi, je n’aimais pas du tout ça. Elle ne devait aimer que mes clins d’œil, voyons. Déjà qu’elle lui avait tripoté les fesses dans le plus grand des calmes, je ne sais quelle mouche a pu la piquer. Mais je ne répondais pas, enfin du moins, pas sur cette nana et le numéro qu’elle pourrait décrocher ; mais bel et bien sur le fait du challenge proposé. Parce que, oui, je déterminais immédiatement quand Nekuia cherchait la bagarre. Elle devait pourtant savoir que c’est moi qui décrocherait le plus de numéros si on jouait, ça coulait de source… « Oh je ne doute pas de tes charmes, mais ce soir je crois avoir des avantages. » répondait la brune en se penchant sur la table, montrant clairement son décolleté alors que je plongeais mon regard dedans, comme si une force invisible m’attirait. J’avais l’impression que le dîner était déjà servi sur la table. « Effectivement, de sacrés avantages. » avouais-je sans me rendre compte que je parlais à voix haute, les yeux complètement rivés sur ces dits avantages. Je ne pouvais pas faire de même en sortant ce que j’avais entre les jambes pour le poser également sur la table, ce serait plutôt mal vu et je me ferais certainement viré du restaurant. Et pourtant, c’était bel et bien mon groooos avantage, bien que la peintre en doutait. Tss. D’ailleurs, en parlant de mon gros avantage, il fallait que je le contienne là. D’autant plus quand la française s’approchait doucement mais toujours plus dangereusement de moi, nos visages si… près. Est-ce qu’on avait déjà été aussi proches ? Le jour de notre mariage, lors du baiser des mariés… J’avais envie de faire la même chose. J’avais envie de l’embrasser, tellement que mon cœur battait à tout rompre, tandis que son souffle caressait mon visage. « Seulement... Je crois que j'ai déjà le numéro de la personne dont j'ai vraiment envie... » …… Wait. What ? « Nekuia… » l’appelais-je d’une voix douce aux allures charmeuses, chose très rare car généralement j’optais pour un petit "Nekiki" ou un autre surnom pourri dans le style "mini crotte" ou bien "vieille mégère". Attention, là, ça sentait le sérieux ! « J’espère que tu parles bien de moi. » ajoutais-je toujours sur le même ton, ne quittant pas son regard. « J’espère que je suis la personne dont tu as vraiment envie. » Ouais ouais, elle parlait du numéro, mais mon cerveau alcoolisé préférait se concentrer sur la fin de sa phrase uniquement. « Parce que pour moi, t’es le seul numéro de portable que j’ai en favori dans mon téléphone. » Paye ton romantisme.


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Nekuia Chopin
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Dim 20 Aoû - 22:26

Qui vide son verre vide son cœur
Mickey ∞ Nekuia
Je ne sais pas vraiment ce qu'il se passe entre nous ce soir, mais c'est clairement différent. Je pense que l'alcool que j'ai dans le sang et cette sorte d'atmosphère dans mon cerveau n'aide pas vraiment. Me souviendrais-je seulement de tout cela au petit matin... je sais même pas ! Mais le fait est que Mickey est différent ce soir. Pas en lui-même, mais pour moi. Combien de fois on s'est fait des câlins, pas plus tard que la dernière fois sous la couette après une bataille de jeté de vêtements. Combien de fois il a vu mon cul alors que je courrais dans ma chambre pour pouvoir allée chercher mes vêtements. Combien de fois je l'ai vu torse nu, et aussi ses fesses des fois et croyez-moi, le spectacle en vaut le détour. Et si d'habitude j'en profitais sans plus, ce soir j'ai envie de le voir à nouveau torse nu, de le toucher et pourquoi pas le mordre (ouais je sais, faut pas juger). Et puis cette façon dont il a de regarder la serveuse. Ce n'est pas comme d'habitude quand il essaye de la draguer avec son sourire charmeur. Là il est clairement en train de la dévisager avec un regard de tueur. Il ne l'aime pas, et je ne sais pas pourquoi j'imagine que c'est parce qu'elle m'a dragué (et que je lui ai rendu l'appareil il faut avouer). Et puis il me cherche quand même en me disant qu'il allait avoir plus de numéros... C'est certain mais c'est énervant. Quand un homme demande des numéros aux filles ça dérange pas tant que cela, mais dès qu'une fille le fait ça devient une pute. Vraiment n'importe quoi ! Et puis ce soir, la seule jolie fille du restaurant semble en pincer plus pour moi, du coup je me dis qu'en fait je pourrais le battre ! Je lui avoue même que je crois clairement avoir des avantages alors que je me retrouve penché vers lui au-dessus de la table. Je suis alors son regard qui plonge dans mon décolleté et hausse un sourcil avant de sourire, légèrement amusée. Je me permets même de serrer mes bras contre moi, faisant remonter un peu plus ma poitrine.
- Effectivement, de sacrés avantages.
Je me retiens de rire, victorieuse pour le coup face à ses dires. Je décide alors d'aller plus loin, lui avouant que j'ai déjà le numéro de la personne dont j'ai vraiment envie (et clairement, sans alcool dans le sang, je n'aurais jamais dit cela).
- Nekuia...
Sa voix est un murmure et je ferme les yeux un instant, comme pour graver en moi cette façon de dire mon prénom. J'ai tout connu avec sa voix, la colère avec mon surnom de merde, l'amusement (toujours avec le surnom de merde), la gentillesse, la douceur, l'attention, mais jamais cette envie que je sens en cet instant.
- J’espère que tu parles bien de moi.
Je rouvre les yeux, plongeant mon regard dans les siens... C'est ça, plonger est le bon mot, parce que je suis clairement en train de me noyer dans ce vert alors que ses lèvres pulpeuses n'appellent que moi.
- J’espère que je suis la personne dont tu as vraiment envie. 
Oui... Oui tu es cette personne Mickey, seulement je me retrouvais incapable de dire le moindre mot en cet instant, comme hypnotisée et attendant qu'il en dise toujours plus.
- Parce que pour moi, t’es le seul numéro de portable que j’ai en favori dans mon téléphone.
Je cligne des yeux rapidement avant de rire sincèrement, un peu trop fort certainement. Cela semble idiot ce qu'il dit, mais je peux clairement sentir mon cœur battre plus vite. Je redeviens un peu sérieuse, toujours penchée sur cette foutue table qui nous sépare. Je regrette presque qu'on ne se soit pas mis l'un à côté de l'autre. D'une main je viens la glisser sur sa joue, caressant sa barbe naissante, cette virilité qui le rend tellement sexy.
- Tu es le seul numéro que je ne filtre pas, je souffle avant de poser mes lèvres contre les siennes.
Je m'entends même gémir tant j'attendais ça... Depuis quand déjà ? Oh je me souviens pas ! J'aime ses lèvres pulpeuses, j'aime sentir le goût de l'alcool dessus, sentir son odeur aussi m'enivrer alors que je prolonge le baiser le plus possible. Tant pis si je meurs étouffée, ca sera la plus belle mort du monde ! Saoul, et embrassé par l'homme qu'on aime le plus au monde sur cette planète (et partout ailleurs).
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Ven 22 Sep - 2:17



Nekiki & Mikiki



Qui vide son verre vide son cœur.



Ce soir, il faisait chaud. Ce soir, l’alcool avait coulé à flot. Ce soir, tout était différent. Tandis que, ce soir, Nekuia ne me laissait clairement indifférent. Elle ne m’avait jamais laissé indifférent pour être totalement honnête, mais il y avait quelque chose en plus aujourd’hui. Une ambiance sensuelle, une voix charmeuse, des gestes évocateurs… C’est comme si c’était le bon jour. Le bon jour pour se rapprocher davantage. Pourquoi donc aujourd’hui ? Tout simplement parce que je ne savais pas si je serais pleinement conscient de ce que j’aurais accompli le lendemain. Si je l’embrasse et qu’elle me rejette… Je n’aurais qu’à dire que c’était l’alcool. Si je l’embrasse, qu’elle ne me rejette pas, eh bien… J’espérerais juste m’en souvenir ! De toute façon, c’était ce soir. Oui, ce soir était un grand soir ! Attendez… Pourquoi voulais-je autant l’embrasser ce soir ? Mon dieu, l’alcool me rendait complètement euphorique, d’autant plus quand elle était dans cette tenue, qu’elle était si… Elle. Et elle, elle se permettait de flirter avec une serveuse devant mon nez. Devant le nez de son MARI. Je lui remontre l’alliance qu’elle porte à son annulaire ou ce n’est pas la peine ? J’étais jaloux. Ouais, complètement jaloux comme un pou. Et le pire, c’est que je feintais en prétextant pouvoir récolter le plus de numéros de téléphones qu’elle. Je m’en moquais complètement des autres numéros, je ne voulais qu’elle. Elle seule. Cela faisait un moment que j’avais pris conscience qu’elle était plus qu’une amie à mes yeux. Certes, elle était ma meilleure amie, mais c’était plus encore. La voir avec d’autres hommes m’énervait, la voir les fesses à l’air en courant dans sa chambre m’excitait, la penser s’éloigner de moi pour repartir en France m’effrayait… Je pensais souvent à elle, beaucoup plus qu’auparavant. Je me trouvais plus attentif envers elle, tout en agissant naturellement. Car, au final, je ne finissais toujours pas l’appeler d’un surnom ridicule en rigolant comme un abruti, histoire de cacher les apparences. Les apparences comme quoi je tombais complètement amoureux de ma meilleure amie. Je tombais totalement amoureux de ma femme… Il faut dire qu’elle avait ces yeux accrocheurs, ce sourire ravissant, ce rire joyeux, ce parfum enivrant, cette voix douce de camionneur, et ces lèvres sur lesquelles on voulait se plaquer sans ne jamais se décrocher. Puis cette poitrine. Cette poitrine qu’elle n’avait pas peur de déposer juste sous mes yeux ce soir, à cette table de restaurant. Cette poitrine dans laquelle j’aimerais m’étouffer, mourir heureux au milieu de ses airbags. Finesse, bonsoir. C’était comme un appel, une alerte. Ne fais pas de gaffe Mickey, ne lui saute pas dessus. Si ça se trouve, elle te teste. Réfléchissais-je beaucoup trop ? Certainement. D’autant plus que ce n’était ni l’heure, ni le lieu, ni le moment de trop réfléchir.

« Tu es le seul numéro que je ne filtre pas. » Puis ses lèvres contre les miennes. Un saut de battements de cœur. De la surprise. De l’envie. Du plaisir. J’avais trouvé le meilleur endroit sur Terre : c’était contre elle, contre ses lèvres. Et là, je ne réfléchissais plus. Les interrogations, les questionnements et autres prises de tête inutiles avaient pris la fuite pour la soirée. Je ne me retenais plus. Je ne me retenais plus de passer ma main dans sa nuque pour rapprocher un peu plus son visage du mien. Je ne me retenais plus d’approfondir le baiser, faisant clairement de ce moment un moment unique. Je ne me retenais plus de rien. Et je maudissais cette table qui nous séparait. Je la maudissais à tout jamais. Je maudissais d’ailleurs tout cet endroit. Je maudissais cette serveuse qui devait rager de son comptoir en commandant nos hamburgers au chef. Je maudissais la grand-mère qui nous regardait par-dessus son bouquin dans le fond du restaurant, nous trouvant totalement indécent de s’embrasser de la sorte dans un endroit public. Que voulez-vous, j’embrasse ma femme, tout simplement ! Et il fallait dire que j’adorais ça. Finalement, ce n’était qu’un échange normal pour un couple marié. Il fallait que je me calme. Il fallait réellement que je me calme, sinon la catastrophe inappropriée en lieu public allait arriver. Je m’écartais difficilement de Nekuia, léchant discrètement mes lèvres après m’être détaché des siennes, sentant encore ce goût alcoolisé régnant sur sa bouche. « Je… » commençais-je à exprimer, ne sachant clairement pas où ma phrase allait mener. « Wow. » finissais-je par exclamer, manquant clairement de mot à cet instant. J’étais perdu, complètement déboussolé. Est-ce que, elle aussi, ressentait-elle quelque chose pour moi ? Ou était-elle juste complètement ivre morte jusqu’à embrasser n’importe qui ? Il fallait dire que nous n’avions pas lésiné sur l’alcool ce soir, mais était-ce la seule raison de ce baiser ? « Tu… T’es sûre que t’as faim ? » demandais-je subitement, ayant désormais pour seule faim : elle, que j’avais clairement envie de dévorer d’une seule bouchée. Classe. « Tu ne veux pas prendre à emporter ? Genre, rentrer, bouffer à l’appart, que tous les deux… tout ça, tout ça… »


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Nekuia Chopin
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Ven 22 Sep - 13:22

Qui vide son verre vide son cœur
Mickey ∞ Nekuia
Bien.
Je ne me suis jamais sentie aussi bien depuis si longtemps. Alors que je suis penchée sur la table de ce fichu restaurant, je gémis de plaisir quand je sens que Mickey répond à mon baiser. Il ne me rejette pas, il ne me pousse pas pour me demander ce que je fais. Il embrasse la femme qu'il a épousée, bon sang il embrasse sa femme, j'embrasse mon mari. Et c'est si bon de sentir cette sensation, de sentir cette envie naître en lui. Ma peau frissonne au contact de sa main sur ma nuque, chaque passage, chaque caresse de ses doigts laisse une ligne de feu et je n'ai absolument pas envie que cela s'arrête.
Pourtant il arrive un moment où nous sommes à bout de souffle et quand je me recule un peu, je ne peux m'empêcher de sourire, victorieuse quand je le vois se lécher les lèvres. Ca me donne envie de l'embrasser à nouveau. En fait, la position au-dessus de la table me fait chier, j'aimerais qu'on soit sur le canapé et qu'il me prenne contre lui. J'ai envie de sentir la chaleur de son corps contre le mien pendant qu'il me serre contre son cœur. J'ai envie de trouver cette intimité que nous n'avons pas, car notre mariage n'est pas conventionnel et que nous sommes un couple. Et si je voulais plus, et si j'avais envie de bien plus.
Je finis par m’asseoir à nouveau, glissant ma main dans la sienne. L'alcool me fait oser des choses avec lui, mais je ne sais pas s'il se rend compte à quel point je me sens vulnérable. Je le regarde droit dans les yeux, me mordillant la lèvre inférieure alors que j'ai envie de l'embrasser, encore.
- Je... Wow.
Je souris grandement, me rendant compte que lui aussi semble aussi chamboulé que moi. C'est comme si on se demandait pourquoi on avait perdu autant de temps avant de profiter de notre mariage à fond (parce que c'est pas un véritable mariage...)
- Tu... T'es sûre que t'as faim ?
Je penche un peu la tête, pas certaine de comprendre avant de rire.
- Et bien je t'ai kidnappé de la soirée pour qu'on mange oui, c'est bien cela.
Faut dire que je l'ai presque supplié de m'emmener manger quelque part.
- Tu ne veux pas prendre à emporter ? Genre, rentrer, bouffer à l’appart, que tous les deux… tout ça, tout ça…
Je reste silencieuse un moment avant de sourire à nouveau.
- Prenons à emporter, j'aimerais beaucoup sentir tes mains de nouveau sur moi, et cette table m'emmerde particulièrement pour le faire.
Je me redresse et marche rapidement vers le comptoir.
- On prendra à emporter !
La serveuse ronchonne un peu mais moi j'ai toujours un terrible sourire niais sur le visage. En vérité, notre commande est déjà prête, en sac et je paye l'addition (oui je suis comme ça), avant de revenir vers Mickey, sac à la main.
- Rentrons vite, je murmure avant de me mettre sur la pointe des pieds et murmurer à son oreille, pendant que c'est encore chaud.
Un bisou dans sa nuque et je me dirige vers la sortie. Je me permets même de déhancher mes petites fesses, je m'amuse de la situation et je dois admettre que je suis assez fière de réussir à marcher avec ses putains de talons aiguilles. J'arrive finalement à la voiture et une fois à l'intérieure, je ne peux m'empêcher de poser ma main sur sa cuisse. C'est le genre de truc que l'on fait en couple, et que nous n'avons jamais fait ensemble. Je ne sais pas pourquoi ce soir semble tourner une page dans notre histoire. Est-ce qu'il fallait vraiment qu'on boive autant d'alcool pour qu'enfin on se lâche et peut-être qu'on se dise les choses ?
Tête en arrière, j'ai toujours ce petit sourire aux lèvres alors que je laisse ma main caresser sa cuisse doucement, dans un geste, certes, sensuel, mais aussi presque naturel. Je finis par tourner ma tête pour le regarder alors qu'il conduit.
- Tu veux faire quoi une fois rentré, je demande, souhaitant savoir ce qui trotte dans sa tête.
Moi je sais que je veux manger, mais j'ai aussi envie de trouver une certaine intimité entre nous. Depuis que je l'ai embrassé, depuis qu'il a répondu à mon baisé, j'ai cette boule au ventre qui ne me quitte pas vraiment. Ce n'est pas quelque chose de négatif, bien au contraire, c'est une sensation délicieuse qui ne me quitte pas.
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Jeu 5 Oct - 15:28



Nekiki & Mikiki



Qui vide son verre vide son cœur.



Était-ce l’alcool qui coulait dans mes veines qui me rendait aussi intrépide ? J’étais plein d’ambition. Après ce baiser avec Nekuia, c’est comme si le monde s’ouvrait à moi. J’avais envie de me marier avec elle (même si techniquement c’était déjà fait), avoir une tripotée de gosses, acheter un food-truc, vendre des hamburgers toute la journée à ses côtés, devenir milliardaire de la sorte… Ouais, d’accord. Ce discours était légèrement erroné avec tout le champagne que j’avais pu avaler lors du vernissage. Il faut dire que les vernissages étaient les événements idéaux pour picoler à l’œil. Puis, il fallait bien ça pour jouer au faux mari modèle de la miss Chopin. C’était devenu un gros travail. Sourire à des "artistes", serrer des dizaines de mains, passer mon bras autour de la taille de Nekuia et déposer quelques baisers sur ses tempes pour faire genre que je suis trop amoureux de ma femme, mais surtout afin d’avoir des conversations étendues sur un sujet qui ne m’intéressait que très peu. La chance était qu’il s’agissait des peintures de ma chère et tendre, ce qui facilitait grandement les choses. Ainsi, j’avais vu leur évolution, pour la plupart, avant que Nekuia me vire de sa pièce secrète. Quelle rabat-joie… Elle qui ne me laisse même pas rester plus de cinq minutes à la regarder peintre. Simplement parce que madame a peur que je renverse ma tasse de café sur l’une de ses toiles. Excusez-moi si elles n’ont rien à faire étendues sur la bâche qui recouvre le sol, voyons. Sérieusement, quel bordel. Bref, je m’égare. Le gros bordel là, c’est celui qui s’instaurait dans ma tête à cet instant-même. Pourquoi m’avait-elle embrassé ? était une question qui me passait complètement au-dessus de la tête, et pourtant, elle était plutôt de circonstance et j’en serais certainement heureux d’en connaître la réponse. Mais qu’importe. Je ne réfléchissais plus, et préférais agir. Et pour agir, il fallait clairement virer de cet endroit. Le regard aguicheur de la serveuse en direction de Nekuia ne me plaisait guère, pour dire. Moi, jaloux ? Pff, non, vraiment pas. « Et bien je t'ai kidnappé de la soirée pour qu'on mange oui, c'est bien cela. » Un soupir. Un long, trop long, soupir. Je devais afficher une mine grisée, complètement désappointé par cette réponse que je n’aurais voulu ouïr. Il faut dire que là, la nourriture, j’aurais préféré la zapper pour la soirée. Mais non, madame était un ventre sur pattes. Il faut dire qu’elle aurait répondu le contraire, cela m’aurait bien étonné. Elle avait fait un caprice pour un hamburger, impossible qu’elle fasse l’impasse dessus après. Madame était têtue, carrément bornée même. Mais c’est comme ça que je l’aimais. Enfin… L’appréciais. Enfin… Vous avez compris. Ais-je droit de dire que je l’aime, puisqu’il s’agit de ma femme ? Ouais, ok, techniquement il s’agit d’un mariage pour qu’elle ne s’achète pas de billet, aller uniquement, direction la France, certes. Mais ça compte un peu, non ? J’avais déjà réfléchi à tout ça, dans mon lit, en admirant le plafond. Finalement, ma réflexion ne m’avait mené nulle part. Mais là, on pouvait directement être mené jusqu’à l’appartement afin d’être en intimité, juste nous deux. Je n’étais pas trop pour m’exhiber devant tout le monde. #mytho. Non, en vrai, avec une femme comme ça, je montrerais plutôt deux fois qu’une à tout le monde qu’elle m’appartient, j’avoue.

Un sourire. Une acceptation. Mon dieu, j’avais gagné. Et que prétendait-elle ? Que la table l’embêtait particulièrement pour sentir à nouveau mes mains sur elle… ? « Rentrons vite, pendant que c'est encore chaud. » Cette femme me rendait complètement fou. Je ne savais pas ce qui était le plus chaud. Le plat, ou bien moi. D’un signe de main, je lui proposais de passer. « Alors direction la voiture ! Après toi. » Et ça, c’était mon petit bonus. Juste histoire de pouvoir admirer son postérieur si je me place derrière elle. Une stratégie intelligente pour un homme intelligent, me direz-vous, et je vous répondrais certainement que je sais. Cette femme avait le don de me mettre dans tous mes états. Depuis ce baiser, depuis cet échange, depuis ce partage… Je n’avais qu’une envie : le refaire. Tout de suite. Maintenant. J’avais envie de jeter la nourriture par terre, la plaquer contre la portière de la voiture et l’embrasser à nouveau. L’embrasser avec une passion torride qui m’habitait, passer ma main dans sa chevelure, tandis que l’autre caresserait le creux de ses reins à travers sa robe qui épousait son corps à merveille. Au lieu de tout ça, de toute cette fougue, je me contentais de monter à bord de la voiture, position pilote. Et là, si on se faisait contrôler, je peux vous dire que notre soirée pleine de passion serait totalement annulée. Le taux d’alcool que j’avais nous aurait ferait déchanter rapidement. Mais qu’importe, je prenais le risque. Je vivais dans le danger, juste si c’était le risque à prendre pour me retrouver à l’appartement avec Nekuia et continuer ce que nous avions commencé dans le restaurant. Un frisson parcourait mon corps, partant de ma cuisse, en remontant mon échine. Le souffle coupé. La main de Nekuia sur ma cuisse. J’avais envie de donner un bon coup de frein et… Un nouveau film bouillant, ardent, traverser mon esprit. « Tu veux faire quoi une fois rentré. » Je lâchais la route des yeux quelques secondes afin de regarder Nekuia. Faire l’amour jusqu’à l’aurore. Elle était belle. Très belle. Magnifique, dirais-je même. Tout était différent ce soir. Elle était différente, je le sentais. « J’sais pas.. J’hésite entre une belotte ou se refaire une bataille de fringues dans le couloir. Où va ta préférence ? » demandais-je sérieusement avant d’éclater de rire comme un abruti, me trouvant extrêmement drôle. Certainement que répondre de telles imbécillités permettaient de contourner la question, ne sachant que répondre, perturbé par cette soirée et tout ce qu’il se passait. « Enfin, en toute honnêteté… » Vas-y Mickey, vas-y franco. On est plus à ça près. T’inquiète, demain tu ne te souviendras plus du râteau que tu vas te prendre. « J’avais pensé à quelque chose. Après manger, bien sûr. Mais pas sûr que ça te plaise… Comme un dessert, en quelques sortes. »


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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Dim 8 Oct - 21:46

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Je me dirige vers la voiture alors que je sens clairement son regard sur moi. Le fait de me faire passer avant n'est certainement pas anodin, j'en suis parfaitement consciente, et je roule un peu plus de mes hanches afin qu'il n'en rate absolument aucune miette. J'ai envie de le faire baver et je dois avouer jouer de mes formes pour tenter de le charmer un peu plus ce soir. Je me cale même à la porte de la voiture le temps qu'il trouve ces clés. Une fois cela fait, je m'installe rapidement alors qu'il fait la même chose. Il démarre la voiture et je dois avouer que le chemin me semble plus long qu'à l’accoutumé. Je regarde à l'extérieur, laissant ma main caresser sa cuisse alors que je finis par tourner la tête vers lui. Je crois que parler fera passer le temps plus vite. Je lui demande alors ce qu'il veut faire une fois rentré chez nous. Il faut dire que ce baiser est un sacré prologue pour la suite, mais j'ai envie d'entendre sa voix le dire.
- J’sais pas.. J’hésite entre une belotte ou se refaire une bataille de fringues dans le couloir.
Je ne peux m'empêcher de pouffer (ouais, le genre de truc qui m'arrive jamais) de rire alors que je lève les yeux au ciel. C'est vrai que cette bataille de vêtement était épique, digne des plus grandes batailles. Je crois que j'ai perdu, mais je l'avouerais jamais ! Et j'avais bien aimé la fin, sous la couette alors qu'il me serrait contre lui, alors qu'on se consolait, ensemble.
- Où va ta préférence ?
Je réfléchis sérieusement à sa question, certainement trop sérieusement et mon taux d'alcoolémie ne m'aide clairement pas. Je ne le lâche pas des yeux alors que je soupire un peu.
- Je veux juste que tu prennes soin de moi...
Je ne sais pas d'où je sors ça, j'ai certainement l'air pathétique mais je me mordille un peu la lèvre inférieure et détourne le regard. Je crois que je viens de dire tout haut ce que je pensais tout bas depuis si longtemps. J'ai envie que quelqu'un prenne soin de moi. Je sais qu'il le fait, il l'a prouvé en se mariant avec moi. Seulement j'ai envie de plus. J'ai envie la nuit qu'il me serre contre lui, qu'il me regarde comme si j'étais la chose la plus précieuse au monde, je peux sentir ses mains me chercher quand je ne suis pas là, avoir de petites attentions... Je veux quelqu'un qui s'occupe de moi car je n'y arrive plus toute seule...
- J’avais pensé à quelque chose. Après manger, bien sûr. Mais pas sûr que ça te plaise… Comme un dessert, en quelques sortes.
Nous retrouvons en quelque sorte notre petit jeu et cela me fait sourire.
- Tu sais quoi, on a un micro-onde et on pourra toujours réchauffer ces fichus plats... J'ai très envie de goûter au dessert, je murmure alors qu'il s'arrête à un feu rouge.
C'est le moment idéal pour moi afin de me pencher et de glisser mes lèvres dans son cou. Encore une fois je reste dans la tendresse, non seulement parce que j'en ai besoin mais aussi parce que je crois que si je fais plus, il ne va jamais redémarrer et les personnes derrières nous ne risquent pas d'être contente.
On finit par arriver devant la porte de l'appartement et je glisse la clé dans la porte (après de multiples tentatives...) Je ferme les yeux un instant, j'espère qu'il va poser ses mains sur moi, j'aimerais sentir de la tendresse comme j'ai pu lui demander dans la voiture, j'aimerais des choses que je ne devrais pas souhaiter et qui, pourtant, compte beaucoup pour moi.
Je rentre dans l'appartement, retire mes talons non sans lâcher un léger soupir de soulagement. Je commençais clairement à avoir les pieds en compote. Je pose sur le comptoir de la cuisine notre nourriture et reste là encore un instant. Je dois ressembler à quelqu'un de pathétique, à attendre qu'il fasse le premier pas. On pourrait croire que je suis du genre dominatrice, et je le suis certainement parfois. Seulement quand il s'agit d'amour, je suis une véritable daube. L'alcool pourrait m'aider, mais ce soir il a décidé de me rendre plus vulnérable que jamais...
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Mickey Swan
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MessageSujet: Re: Qui vide son verre vide son cœur ❅ Les kikis   Mer 8 Nov - 11:27



Nekiki & Mikiki



Qui vide son verre vide son cœur.



Nekuia avait un don. Ce don de me faire sentir bien avec quelqu’un, de me sentir intéressant, drôle, voire même carrément important. Elle avait ce don de transformer tout ce qu’elle touche en de l’or, et pas seulement au niveau d’une toile de peinture. Non, elle avait un don. Egalement ce don de me faire penser qu’elle était la femme la plus parfaite du monde. Je lui dirais ça, elle serait bien trop fière, alors je préférais me taire et le penser secrètement. Elle était comme un rayon de soleil, un coquelicot dans un champ de marguerites. Une personne si importante et nécessaire à notre vie, qu’il était clairement impossible d’imaginer notre vie sans. Je ne voyais pas ma vie sans Nekuia. En réalité, je ne l’avais jamais imaginé sans, depuis notre rencontre, il y a de ça plusieurs années. Elle avait toujours eu sa place dans mes pensées, comme dans mon avenir. Elle apparaissait, quoi qu’il en soit. Toujours dans ce rôle de meilleure amie incroyable, qui restait à mes côtés depuis tout ce temps, sans se lasser. Et pourtant, elle avait de quoi se lasser. Je n’étais pas un très bon colocataire, elle affirmait que j’avais un humour des plus pourris, un ami loyal mais pas quand il s’agit de bouffe… Ouais, je laissais plutôt à désirer, en fait. Mais elle restait. Elle restait depuis le début. Elle avait toujours été là, à mes côtés. C’était spécial, mais ce soir, je ne la voyais pas comme ma meilleure amie. Vous voyez, la meilleure amie, c’est la femme intouchable. Celle qui est à nos côtés, mais qu’on ne peut pas atteindre, qu’on ne peut pas toucher, comme si la friendzone était irrémédiablement entre nous. Ce qui était clairement le cas, en y réfléchissant bien. Car, malgré tout, s’il se passait quelque chose avec Nekuia, c’était bizarre. Enfin… Bizarre, mais en même temps, naturel. Comme notre mariage. C’était très étrange, mais en même temps, à bien y réfléchir, ça m’avait semblé comme la chose à faire. Pas seulement vis-à-vis de son avis d’expulsion, mais c’est comme si j’étais enfin en accord avec moi-même. Etrange, n’est-ce pas ? Quoiqu’il en soit, ce soir, je ne la considérais pas comme ma meilleure amie. Ni même comme ma femme, car je l’appelais uniquement ainsi pour rigoler de la situation comique à laquelle nous avions fait face. Mais ce soir, je la voyais comme une femme. Une femme à part entière. Une femme dont j’avais envie.

Sa main posée sur ma cuisse me rendait tout chose. En temps normal, je me serais demandé à quoi elle jouait. Avait-elle trop bu ? Pourquoi fait-elle donc ça ? Mais dans un état d’alcoolémie dans lequel j’étais, je ne pensais même pas à ses choses-là. Je déglutissais, sous l’effet de la surprise et de la gêne, mais rien de plus. Je n’allais pas me poser cinquante-mille question. Je n’avais qu’une envie, en réalité, c’est qu’elle relève un peu plus sa main... Quoi ? Nous étions trop tôt dans la soirée pour dire ce genre de chose ? Alors, quand elle me demandait ce que je souhaitais faire en arrivant, mon cerveau avait déjà tracé toute la soirée. On rentrerait, on dînerait (puisque madame a toujours la dalle), et on irait se faire un battle de scrabble dans le pieu se montrer combien on s’aime. Oui, c’était réellement ce que je voulais. Sans passer par quatre chemins, j’avais envie d’elle. Je réalisais que j’avais toujours eu envie d’elle. Enfin, du moins, depuis un bon moment déjà. Mais nous nous étions tellement contenus dans cette relation de meilleurs amis, qu’aucune approche autre n’était envisageable, sous peine de rompre toute cette merveilleuse amitié. Vous voyez le bazar ? Mais ce soir, tout semblait possible. Surtout depuis qu’elle avait posé cette main sur ma cuisse. Ainsi, je me laissais aller à faire une petite allusion à un dessert des plus originaux. « Tu sais quoi, on a un micro-onde et on pourra toujours réchauffer ces fichus plats... J'ai très envie de goûter au dessert. » Je peux vous dire que, là, étrangement, mon pied appuyait un peu plus fortement sur la pédale d’accélération. Elle savait donner envie.

Nous étions arrivés à bon port, et entiers. Parfait. Saoul, mais toujours bon conducteur. Un vrai champion, quoi. #jetédefleurs De mes yeux, c’est comme si nous étions arrivés, avions monté les marches des escaliers sans aucune difficulté, avions ouvert la porte à la première tentative, et nous étions rentrés sans mal. La vérité était certainement tout autre, mais soit. Nous étions enfin chez nous. J’avais beau de pas avoir de talons, j’avais la manie incroyable de recopier les gens quand j’étais bourré, et ainsi, je retirais mes chaussures comme si c’étaient les talons de Nekuia. Au moins, j’étais plus à l’aise et faisait la poussière du sol avec mes chaussettes. Elle qui se plaint tellement que je ne fais pas le ménage… Quelle mauvaise foi ! Elle était belle dans sa robe, déposant de façon sexy nos plats sur la table. A une heure aussi tardive, et un taux d’alcool aussi élevé, tout semblait sexy en provenance de Nekuia, ne cherchez pas. J’avais envie d’elle. Il était temps de passer au dessert, directement. Je m’approchais de Nekuia. Sans hésiter une seule seconde, je passais ma main dans sa nuque, approchant subitement son visage du mien pour l’embrasser. Tendrement, bien que sauvagement. Ce baiser était un parfait oxymore. Je la reculais doucement, jusqu’à ce qu’elle vienne être plaquée contre le mur blanc de l’appartement. Un mur neutre qui sera finalement imprégné du souvenir d’une bonne soirée. Ma main libre, elle, venait se plaçait sur la cuisse de la brune, à l’endroit même où s’arrêtait sa jolie robe de cocktail, là où sa peau était directement en contact avec ma paume. Peu à peu, je remontais ma main, au fur et à mesure, remontait alors sa robe. C’est comme cela que je saurais. Je saurais si nous sommes sur la même longueur d’ondes ce soir, ou non.


© Ludi.
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