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 « Scars to your beautiful » Derek & Mia

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Mia Hemingway
Admin terrorisée
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DATE D'INSCRIPTION : 02/06/2016
MESSAGES : 493

MessageSujet: « Scars to your beautiful » Derek & Mia   Ven 14 Juil - 16:29

Le temps guérissait les blessures. Cette phrase était connue, employée mille fois. Combien de fois le commun des mortels s’employait à croire que le temps pouvait être une manière d’avancer, de renier, de faire le deuil. Et surtout d’oublier. Pourtant, cette idée était tronquée. Il ne suffisait pas simplement de contempler l’heure, d’y voir l’écoulement lent des minutes. L’oubli ne pouvait se faire que si l’âme le souhaitait, si elle faisait l’effort pour. Mais si difficile en soi, cette tâche nécessitait tant pour l’orgeuil. Et la volonté pouvait être si molle. Alors les trois quarts du temps, il suffisait de faire semblant. De sourire. De rire. De croire que tout allait bien quand tout allait si mal, de se dire qu’à force de se bercer d’illusions, elle deviendrait réalité, bercée d’un mensonge. Mais si c’était suffisant ? Ne valait-il mieux pas faire avec ?
Mia en doutait. Aujourd’hui, les choses avaient évolué. De sa vie d’avant, il ne lui restait plus rien. L’appartement restait vide, le nom figurant sur la boîte aux lettres lui semblait étranger. Grimes… Il lui paraissait être un fantôme, une relique qu’elle s’efforçait d’oublier. Et pourtant, au fond d’elle, la brune savait qu’elle ne pouvait tirer un trait, que tôt ou tard, il faudrait qu’elle accepte de prendre sur elle, d’arriver à passer outre la douleur, à en faire une force et surtout à assumer l’oubli. Elle devait oublier Raphaël, maintenant qu’elle était heureuse. Son existence paraissait être bien meilleure, beaucoup plus douce. Le sourire était là. Son rire retentissait à nouveau. Et surtout, elle savourait la douceur d’être amoureuse, de sentir son palpitant devenir fou dans sa cage thoracique lorsque la main de Derek la frôlait un peu trop, lorsque ses lèvres s’étiraient pour faire apparaître ce sourire la faisant tant craquer, lorsque le son de sa voix résonnait dans la maison comme la plus belle des mélodies. Et puis, il y avait la personnalité de l’infirmier, il était doux, drôle, attachant. Il était romantique et finalement, Mia avait trouvé un homme qui l’estimait pour ce qu’elle était. Il ne levait jamais la main sur elle. Jamais, il ne proférait des insultes ou la rabaissait. Il était juste parfait.

Et pourtant…
Il n’était pas Raphaël et en ça, Mia se sentait rongée de l’intérieur, comme pris dans l’étau d’un combat qu’elle devait livrer contre elle-même, contre ce qu’elle pouvait ressentir, prise dans les mailles de ce passé se rappelant à elle. Constamment. Inlassablement. C’était sans fin. Et elle avait du mal à faire fi de tout ça. Le plus souvent, elle gardait pour elle. Mia avait appris à garder ses émotions en elle, à rester neutre pour ne pas attiser les soupçons. La vie avec Raphaël avait eu des avantages. Au moins, elle évitait la souffrance, elle évitait les pleurs, elle évitait de penser à son mari en se concentrant sur son couple, se disant que la hanter la nuit pouvait être préférable à y penser de jour. Comme si elle était deux personnes. Celle du passé, la lune une fois levée et celle du présent, une fois le soleil haut dans le ciel. Telle était son existence depuis. Mais elle n’en demeurait pas moins heureuse. Elle avait l’impression de revivre malgré tout. Mais surtout, elle avait sa place. Derek la considérait comme son égale et en ça, c’était amplement suffisant. Elle appréciait cette attention, chérissant ce cœur si doux et si pur que celui de l’homme. D’ailleurs, elle se trouvait en sa compagnie. Ils étaient en train de marcher pour se rendre vers le quartier de Venice Beach. Ils cherchaient une maison. Encore et toujours. Ils prenaient leur temps et c’était bien mieux que de se précipiter. De toute façon, il avait fallu attendre que Mia trouve un travail et finalement, elle avait trouvé dans une petite école en tant qu’assistante dans une classe de maternelle. Lily était grande et de toute façon, Mia était là le matin et le soir pour s’occuper d’elle. Elle travaillait sérieusement à un concours visant à acquérir un diplôme dans la petite enfance. Ainsi, elle pourrait alors travailler dans l’école de façon quotidienne sans craindre de manquer de diplômes dans ce domaine.

Mais pour l’instant, c’était surtout la chasse à la maison de leurs rêves. Et c’était peu évident. Soit le quartier ne convenait pas, soit la maison ne répondait pas à leurs attentes. Aussi, les visites s’étaient écoulées et aujourd’hui, il y en avait une nouvelle. Marchant à côté de son petit-ami, la brune souriait, les cheveux volant dans la brise du volant. « J’espère de tout cœur qu’elle correspondra. J’ai remarqué bien trop souvent que leurs photos sont trompeuses. » Et du fait d’avoir été agent immobilier, Mia ne se laissait pas avoir facilement. Bien au contraire, elle avait l’œil, repérant les défauts, l’exposition et tout ce qu’un professionnel omettait de dire pour favoriser l’achat. Cependant, avec elle, ça marchait peu et à force le constat était là : les visites s’enchaînaient sans de réels coups de cœur. « D’après ce qui était indiqué dans l’annonce, normalement, elle a l’air vraiment bien. J’espère juste que le quartier te plaira. » Dit-elle tandis qu’ils étaient dans Venice Beach, rejoignant l’agent immobilier. La jeune femme avait appris du quartier qu’il était assez réputé, en dehors de la nuit. Mais cela concernait le bord de mer uniquement et Mia avait veillé à ne pas trop être près, surtout quand Derek travaillait de nuit. Il ne valait mieux pas qu’il se fasse agressé ou autre. Il avait suffisamment eu son quota de malchance pour ne pas encore plus s’enfoncer. « Tu as des amis à toi vivant dans ce quartier ? » Demanda-t-elle en le fixant. La ville était grande mais finalement, les rencontres se faisaient et les retrouvailles également. Il n’y avait que les montagnes qui ne se croisaient pas après tout. « J’ai lu pas mal de choses sur ce quartier d’ailleurs. Et il a l’air assez bien mine de rien. Ceci étant dit, je ne connaissais pas assez Los Angeles pour clairement te dire ce que j’en pense. » Souriant à l’homme, Mia vint se blottir doucement contre lui, appréciant l’odeur de son parfum l’envahissant tandis qu’elle ajouta d’une voix apaisée « Je m’en remettrai complètement à toi sur cette partie de la ville. »


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Derek Bullock
Admin papa-poule
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MESSAGES : 512

MessageSujet: Re: « Scars to your beautiful » Derek & Mia   Ven 14 Juil - 23:27

Une main douce. Une main chaude. Une main tendre. Une main qui semblait faite pour la sienne. Un regard. Un sourire. Elle était parfaite. Parfaite pour lui. Pour eux. Elle était un rayon de soleil. Un espoir. Un rêve. Un miracle. Elle avait connu l'obscurité. La douleur. L'humiliation. La haine. La peur. La colère. Elle avait perdu confiance. En elle. En l'humanité et plus particulièrement en l'homme. Elle avait parcouru du chemin depuis cette sombre époque, et même si elle avait encore beaucoup à surmonter et à apprendre, elle avait déjà fait énormément de progrès. Il ne pouvait que le constater. Elle ne tremblait plus quand Il approchait sa main de la sienne. Elle ne reculait plus instinctivement quand il l'approchait pour l'embrasser sur le front. Elle lui accordait une confiance aveugle et sincère, franche et infinie. Et s'il se sentait chanceux et heureux quand il l'avait compris, depuis quelques jours il se sentait malhonnête, ne méritant aucunement son affection et sa confiance. Elle avait déjà connu tellement de malheurs. Elle avait déjà connu tellement de maux. Elle avait déjà fait confiance dans le passé, pour se bercer d'illusions par la suite. Elle avait traversé tant d'obstacles et d'épreuves. Il était meurtri de l'intérieur à l'idée d'être capable de rajouter une blessure à son âme et à son coeur. Cela lui semblait impossible et inimaginable. Pourtant, chaque fois qu'il pensait à Angie - ou entre autre à Nekuia - il se sentait fautif et coupable. Pourquoi ? N'avait-il pas le droit de penser à sa femme, mère de sa fille et décédée trop brutalement ? N'était-ce pas naturel et normal qu'il pense à elle ? Il était certain que Mia comprendrait. Il était même certain qu'elle comprendrait qu'il puisse l'aimer jusqu'à la fin de sa vie. Elle lui avait été enlevée par le destin, tragique, et non par la fatalité d'un amour qui se fane au fil des années. Il n'y avait rien de comparable entre ce qu'ils avaient vécu l'un et l'autre, excepté le fait qu'ils avaient perdu quelqu'un qu'ils avaient aimé. L'un avec l'autre, ils apprenaient pas à pas à revivre. À croire. A être heureux. A aimer. Et bon sang qu'il l'aimait ! Il lui suffisait de la regarder. De voir son sourire. D'entendre son rire. De voir son amour dans son regard. De la voir en parfaite osmose avec sa fille. De la voir pleine de projets. Pleine d'espoir en leur avenir. Il l'aimait et il ne désirait rien d'autre que son bonheur.

Pourquoi ? Pourquoi diable pensait-il à elle ? Pourquoi attendait-il avec impatience de retourner à la galerie, récupérer son tableau et la voir ? Pourquoi était-il habité par tant d'émotions contradictoires ? Il aurait aimé pouvoir expliquer à Mia ce qui lui arrivait. Il aurait aimé pouvoir lui confier son désarroi et ses doutes. Pourquoi ne le faisait-il pas ? Pour la protéger ? Pour ne pas l'inquiéter ? Pour ne pas lui faire de peine inutilement ? Était-ce lâche ? Il savait au fond de lui que Nekuia - Angie - ne lui correspondait pas. Il savait que ce flot d'émotions partirait aussi vite qu'il était apparu. Il savait qu'il n'aimait pas la jeune artiste. Il savait qu'il ne la connaissait pas. Il savait qu'elle n'était pas sa femme. Mais quelque part dans sa tête, il ressentait le besoin de la voir. Le besoin de lui parler. Le besoin de savoir. Quelque part, il avait compris qu'il n'avait pas entièrement fait le deuil de sa femme. Et en cela, il était gêné et mal à l'aise envers Mia. Et quand il la voyait si joyeuse, si excitée à l'idée de visiter leur possible future maison, son cœur fondait comme neige au soleil et l'amour qu'il ressentait n'en était que décuplé. Il en était chaque fois étonné et agréablement surpris. " Je ne connais pas trop le quartier - que ce que l'on entend dire et faut reconnaître qu'on n'entend pas forcément des choses sympathiques, " dit-il en grimaçant. " Mais comme partout ailleurs j'ai envie de dire, " continue-t-il sur sa lancée. Après tout, n'avait-il pas été victime d'une attaque quelques semaines plus tôt en plein centre d'un quartier résidentiel plutôt tranquille ? " Puis, les vagues à proximité... Ça ne peut être que parfait à mes yeux. Et je serai pas étonné que tu y ai pensé en décidant de visiter cette maison, " sourit-il en se plaçant face à elle, sans cesser de marcher - à reculons pour lui, en avançant pour elle. Souriant et l'enlaçant, il lui offrir un léger baiser rempli de promesses. Le monstre au fond de lui grinçai des dents. Lui répétant inlassablement qu'il n'était pas digne de ses baisers. " Mais quoiqu'il arrive, on ne choisira que celle qui nous convienne à tous les deux. Sur tous les points. Sans doute. Sans hésitation. Deal ? " La bonne blague, Derek. La bonne blague. Te voilà rempli de doutes et de malaise et tu exiges qu'elle n'en ai pas ? " Oui je connais quelques personnes qui vivent par ici ou pas loin en tout cas. C'est grand, mais finalement pas assez pour s'y perdre. La journée, c'est animé et il y a pleins de choses à faire. La nuit par contre... mais encore une fois, " dit-il en se tournant vers elle, " comme partout ailleurs. J'aimerais que Lily puisse rester dans son école, histoire de ne pas trop la bousculer. Et c'est pas si loin d'ici. D'ailleurs, à bien y réfléchir... tu n'as cherché que dans des coins proches de son école, " réalise-t-il soudainement. Et cette idée le touchait plus que tout le reste. Il lui donna un baiser plus fougueux, rempli de cet amour qu'elle méritait et qu'il éprouvait. Dans ces moments, il ne voyait qu'elle et ne pensait qu'à elle. " Je t'aime. Peu importe où on vit. Tant qu'on est ensemble, " se contente-t-il de lui dire avant de grimper les marches qui menaient à leur possible future maison. Il n'avait pas souhaité voir les photos et n'avait pas eu envie d'être influencée par les propose de la jeune femme. Il voulait la surprise. Le coup de coeur. Le vrai. Comme celui qu'il avait eu avec elle. La maison semblait immense vue de dehors. Les murs étaient parsemés d'herbes et de fleurs, rendant le tout chaleureux et coloré. La première impression était donc bonne. La porte était en bois, mais de ce bois solide qui semblait invincible. Deux fenêtres de chaque côté de la porte étaient actuellement fermées. " Je ne sais pas toi... mais j'ai hâte de voir l'intérieur, " car il avait l'étrange sensation que cette fois, elle avait trouvé la perle rare. Comme elle.

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