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 Je le veux ❅ Elinor&Pyair

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Pyair Lucky
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DATE D'INSCRIPTION : 13/02/2017
MESSAGES : 435

MessageSujet: Je le veux ❅ Elinor&Pyair   Mar 25 Juil - 14:05

Je le veux
Elinor ∞ Pyair
Cela fait maintenant quatre mois que je l'ai demandé en mariage. Je me souviens de ma confusion quand elle s'est levée afin de prendre l'air. Moi j'étais toujours à genoux, bague à la main et je dois avouer avoir ressenti un certain vide. C'est comme si elle me repoussait à nouveau et cela me faisait mal. Seulement je vois bien qu'on ne vit pas une histoire habituelle. Alors qu'on était en train de se disputer quelques minutes avant, c'était bien compliqué qu'elle me dise oui en ce disant que c'est le plus beau jour de sa vie. Je me souviens m'être relevé à mon tour, voulant la chercher en mettant mon orgueil de côté. Elle n'a pas répondu, mais cela ne m'empêchera pas d'être là pour elle qu'elle le veuille ou non. Mais ce qu'elle a dit par la suite est à jamais gravé dans ma mémoire.
- Je le veux, Pyair… Je le veux, je le veux. Je veux être ta femme. Je veux que tu sois mon tout… Je suis désolée… je suis tellement désolée, mais j’ai tellement peur. Peur que tout se termine. Peur qu’il n’y ait plus rien à faire. Peur pour toi et pour ce que tu pourrais devenir… Quoi qu’il advienne, quoi qu’il se passe, je veux que tu saches que je t’aime, Pyair Lucky. Même si demain n'existe pas. Tu seras toujours mon Perdican…
Les choses se sont enchaîné rapidement par la suite de cette nouvelle. Je suppose qu'elle veut aussi profiter que son état de santé soit encore acceptable d'une certaine façon afin de pouvoir célébrer notre mariage de la meilleure façon qu'il soit. J'ai voulu respecter ce qu'elle voulait du mieux que je peux. Il faut dire qu'il paraît que les femmes prévoit ce jour depuis toutes petites. Il se trouve qu'en plus j'ai les moyens de lui offrir le mariage de ses rêves. Mais alors que certaines femmes rêvent d'un mariage digne d'une princesse, beaucoup de monde, des paillettes et un château, Elinor souhaite tout ce qui est de plus simple. Je crois que c'est pour ça que je l'aime aussi. Elle ne voulait pas de grande cérémonie et d'un côté j'étais vraiment heureux. Je ne voulais pas non plus. On a réservé une belle salle malgré tout et j'ai voulu qu'elle porte la robe de ses rêves sans prendre en compte le prix.
La nouvelle de notre mariage a rapidement fait le tour aussi dans les médias. Pyair Lucky allait enfin se marier avec cette femme qui côtoie sa vie depuis longtemps. Beaucoup de journalistes souhaitent assister à la noce par ailleurs si bien que mon manager commence sérieusement à péter un plomb. Seulement je refuse catégoriquement qu'ils soient là. Nous avons engagé un photographe professionnel, juste un. Nous lui avons même fait signer un contrat afin qu'il ne divulgue aucune photo sous peine de représailles judiciaires. Bien sûr, il allait falloir que des photos circulent, nous le savions, mais cela viendra de nous et de personnes d'autres. Je vois bien que cela donne une certaine pression en plus d'être célèbre, mais rien qu'en pensant qu'elle va devenir ma femme, tout disparaît en laissant sur mon visage un sourire impatient.

Et enfin le jour J est arrivé.

Je suis dans une salle où mon père me regarde avec fierté. Pendant quelques secondes je me mets à fantasmer sur le fait que ma mère soit là, et qu'elle me mène à l'autel. Seulement elle est partie et n'est pas présente pour ce jour unique. A la place, j'ai demandé à l'une des personnes les plus chères à mon cœur d'être à mes côtés, ma meilleure amie Sam. D'ailleurs, elle ouvre la porte et se bloque en me voyant me battre avec mon nœud de cravate. Elle s'approche, fait le nœud rapidement ce qui m'arrache un sourire, et finalement elle pose une main sur mon cœur.
- Là... Tu es parfait.
Finalement nos regards se croisent et mon sourire se fait encore plus grand (comme si cela était possible).
- Tu es nerveux ?
- Bien sûr !
Cela la fait rire mais elle hoche la tête.
- Très bien, comme ça tu éviteras de dire des âneries devant le prêtre.
Je lève les yeux au ciel en souriant avant de redevenir sérieux.
- Merci de faire ça pour moi.
- Je n'aurais manqué ça pour rien au monde... Et puis c'est un honneur Pyair de pouvoir te guider jusqu'à la fin totale de ton célibat. Je suis vraiment heureuse pour toi tu sais.
Je la regarde sans rien dire pendant quelques secondes, ému de la voir aussi sincère, troublée d'une certaine manière, mais montrant tellement son amour pour moi. On s'aime beaucoup tous les deux et je ne sais vraiment pas ce que j'ai fait pour mériter une meilleure amie aussi merveilleuse.
Mon père finit par se lever.
- Je vais me mettre en place, tu devrais en faire autant fils.
Je souris alors qu'il me fait une légère accolade. Nous ne sommes pas du genre tactile, ce qui rend certainement la chose encore plus estimable.
Quelques minutes plus tard, nous voilà derrière la porte avec ma meilleure amie et, lorsque la musique démarre, on marche comme prévu jusqu'à l'autel. De là, je me tourne et suis subjugué par ce que je vois déjà. Il y a tous ceux qui comptent pour nous, les yeux rivés sur moi en attendant le signal de l'entrée de la mariée. Et moi je souris comme jamais, j'ai même l'impression que je vais me déboîter la mâchoire à force de sourire comme ça. Mon cœur bat si vite et j'ai un mal de ventre terrible. Je suis nerveux comme jamais et pourtant, cela n'annonce qu'une bonne nouvelle. Je devrais pourtant avoir l'habitude d'avoir toute cette attention sur moi, mais d'une certaine manière c'est différent. Sur les tapis rouges, il y a une certaine excitation et puis une euphorie qui est un peu plus respectueuse dans cette église. Oui, on pourrait croire que c'est la routine pour moi, mais ça ne l'est clairement pas. On se marie pas tous les jours, ça marche qu'une seule fois, et là, j'ai l'impression que je pourrais vomir tellement je suis flippé, mais tout ce stress semble s'évaporer lorsque je pense au fait que je ne vais pas être seul à l’affût de tous ces regards pendant longtemps.
Non.
Nous allons être deux, nous allons prêter serment et ainsi nous serons toujours deux. Une façon à moi aussi de lui dire encore qu'elle n'est pas seule, qu'elle ne le sera jamais et que je compte la protéger du mieux que je peux. Parce que je l'aime et qu'elle est tout simplement la femme de ma vie.
Quand la musique démarre, tout le monde se tourne vers un même point, celui que je fixe maintenant comme un fou. Je me mordille même la lèvre inférieure nerveusement, joue avec mes doigts en attendant l'arrivée de celle qui va tout éclipser sur son passage. J'ai déjà tellement hâte de devenir son mari que j'en sautillerais presque sur place, mais je me retiens (un peu de classe tout de même.) Finalement, je prends une posture un peu plus élégante, sourire toujours aussi présent aux lèvres alors que j'attends son arrivée.
L'arrivée de celle qui a tout changé dans ma vie, l'arrivée de celle qui m'a montré ce qu'était l'amour, l'arrivée de celle qui fait que chaque jour est beau, celle qui me permet de devenir meilleur. J'attends tout simplement l'arrivée de la femme de ma vie, ma future femme.
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Elinor Goldstein
Admin Mourante
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MessageSujet: Re: Je le veux ❅ Elinor&Pyair   Mar 25 Juil - 18:32

Un mariage.
Le plus beau jour d’une vie.
C’est à cela que croyait Elinor durant les mois qui s’étaient écoulés. Il y avait eu des doutes, des angoisses et des découragements. Une telle décision ne se prenait jamais à la légère. Bien entendu, elle ne remettait jamais en cause les sentiments qu’elle nourrissait pour Pyair. Ils étaient forts, puissants et invincibles. Elle l’aimait plus que toutes autres choses sur cette terre et l’épouser relevait d’un rêve qui devenait réalité. Au fil des semaines, son fiancé avait su apaiser son âme concernant l’avenir. Ils affronteraient la maladie à deux, et quoi qu’il advienne, ils seraient toujours soudés. Quelquefois, la brune retombait dans ses découragements profonds, mais il savait toujours la ramener sur le droit chemin. La rassurer de belles paroles qui lui donnait confiance en ce qui la vie leur réservait encore. Elle finissait par s’apaiser de ses mots, de ses bras et de ses caresses. A ce titre, elle savait qu’il était l’homme de sa vie. Celui qui saurait toujours trouver les bons gestes, les bonnes réactions, les bons mots. Il avait cette manière toute particulière de lui prouver son amour et son soutien, tout en masquant une peur qui les habitait tous les deux. Mais Pyair était fort. Il était courageux. Bien plus qu’elle ne l’était elle-même. Et si cette vie devait être courte, elle serait au moins partagée avec le meilleur homme que cette terre ait pu porter. Il n’avait pas été simple d’en parler tout de suite à sa famille. Leur relation paraissait sans doute un peu neuve pour parler immédiatement d’un mariage. Malgré des doutes sérieux, sa famille avait fini par se réjouir. Gabriel était un heureux d’un mariage pour sa sœur, et ses parents appréciaient que le gendre soit un homme célèbre, bien que le statut de star leur déplaise. Mais Elinor s’en moquait éperdument. En compagnie de sa sœur et de sa belle-sœur, elle planifiait un mariage qui lui semblait irréel. Elle se revoyait parfois, pleurant par terre sur le sol de leur chambre face à des valises éventrées. Elle aurait pu partir ce soir-là, mais la situation s’était renversée d’une manière tout à fait inédite. Pyair l’avait demandé en mariage et elle avait eu la folie idéede dire oui. Était-ce une sage décision ? Elle ne voulait même plus se poser la question. Dès que son fiancé n’était pas dans les parages, il lui montait parfois des angoisses terrassantes où elle était prête à revenir sur ses décisions, à se torturer concernant l’avenir et l’échéance d’une mort possible. Mais il ne lui suffisait que d’entendre le son de sa voix pour que son âme se calme et se conforte dans l’idée qu’elle ne devait pas vivre seule. Si elle le quittait, pour quoi se battrait-elle alors ? Quelles seraient ses raisons de vaincre une maladie si elle ne pouvait rester auprès de lui ? Elle se consolait à ces idées. Parfois, elle en venait à se trouver égoïste. A se figurer qu’elle avait dit oui par peur de la solitude. Elle se trouvait peureuse, couarde. Et durant quatre mois, ce fut une incessante tempête d’incertitudes, et de certitudes. Mais plus que tout, c’était l’amour qui triomphait à chaque fois.
L’enthousiasme du mariage avait fini par la gagner. Bien entendu, elle avait souhaité quelque chose de simple. Elle ne voulait pas que leur union soit gâchée par trop de présences indésirables ou que ce soit pompeux. Au contraire, elle avait opté pour une robe belle et délicate. Rien qui n’était fait de frou-frou ou de trop de tulles. Ce mariage serait à l’image de leur relation : tendre et simple.

Elle y croyait.
Elle y croyait tellement.
Et ce, jusqu’au dernier jour.

La cérémonie à l’église n’aurait lieu qu’à quatorze heures. Respectant la tradition, les deux mariés étaient séparés la matinée, se préparant de leur côté l’un et l’autre. Elinor s’était levée très tôt ce matin-là, se lavant et enfilant une robe simple avant que les femmes qui devaient l’aider à se préparer soient là. Sa mère était d’ailleurs présente pour superviser les préparatifs. La jeune femme était en train de se faire coiffer et maquiller sous l’œil attentif de Madame Goldstein qui n’hésitait pas à faire quelques commentaires sur la manière dont elles s’y prenaient. La comédienne aurait pu s’en énerver, mais elle se trouvait plutôt amusée. Peu importe à quoi elle ressemblait, l’important était qu’elle devienne Madame Lucky avant la fin de cette journée. Quand tout fut terminé au grand soulagement des demoiselles, Elinor se leva pour s’observer dans la glace. La coiffure était simple mais si élégante. Ses cheveux avaient été bouclés et parsemés de quelques perles. Son maquillage était léger. Tout était parfait. Un sourire s’étira sur les lèvres de la jeune femme. « Tu es magnifique, ma chérie. » s’enthousiasma sa mère avant qu’elle ne soit coupée par une sonnerie de téléphone. Celui d’Elinor. Cette dernière s’empressa de répondre, voyant le numéro de l’hôpital. Elle s’isola pour ne pas que sa mère puisse soupçonner quelque chose. L’échange ne fut pas long, mais elle devait impérativement se rendre à l’hôpital pour passer quelques tests courts. Cela l’embêtait mais ce ne serait que pour la matinée. Elle revint dans le salon, attrapant son sac et un manteau. « Où vas-tu ? » s’enquit sa mère. « Je dois aller quelque part. C’est urgent. Je ne serai pas longue. » Elle ne lui laissa pas plus le temps de répliquer et s’envola de la maison. Une demi-heure plus tard, elle était à l’hôpital, patientant pour être reçue. Un instant, elle hésita à envoyer un message à Pyair pour le prévenir, mais elle ne voulait pas qu’il puisse s’angoisser pour rien. Il ne s’agissait que de tests après tout. Elle fut plutôt alertée par les sanglots d’une personne à côté d’elle. Elle reconnut l’homme de la dernière fois, celui penché au-dessus du lit de cette malade. Le cœur d’Elinor se serra. Elle ne sut trop quoi faire face à un tel chagrin auquel elle ne restait pas indifférente. « Monsieur… vous allez bien ? » Il tourna brusquement la tête vers elle, prenant conscience de sa présence. Il ne semblait pas être un homme à se confier, mais dans la détresse, les barrières tombent. Il secoua négativement la tête, ne pouvant articuler une phrase. « Je… je vous ai vu un jour, ici. Avec une femme qui était malade… C’était votre femme ? » se risqua-t-elle. D’ordinaire, elle ne se montrait jamais aussi curieuse, aussi déplacée, mais tout à coup, elle avait besoin de savoir. « Elle est morte. » annonça-t-il soudain dans une plainte déchirante. Elinor retint son souffle. « Je… je suis désolée… » - « On s’est battu… on s’est battu jusqu’au bout mais ça n’a rien donné. Je pensais qu’on serait assez fort… je pensais que je le serai assez… » Sa détresse lui arrachait le cœur en même temps qu’elle voyait le visage de Pyair se superposer au sien. Tout à coup, il releva un regard d’une terrible souffrance sur elle. Elle crut qu’elle mourrait en même temps que lui. « J’aurai souhaité ne jamais la connaître… » Ce fut comme un coup en plein cœur. Comme si c’était Pyair qui avait prononcé de telles paroles. Comme si les espoirs de toute une vie venaient de s’effondrer. Comme si le courage n’avait aucune valeur. Elinor n’eut rien à répliquer, le souffle coupé, le cœur s’était arrêté de battre, les oreilles bourdonnantes. « Je ne voulais pas vivre cela. » Il enfouit son visage entre ses mains, pleurant de tout son soûl sur un destin injuste.
Est-ce que c’était cela qu’elle désirait offrir à Pyair en mariage ? Etait-ce la vie qu’elle voulait lui donner ?
Non.

« Elinor, qu’est-ce que tu fais ?! Je ne te comprends pas ! » Sa mère était en train de paniquer en observant d’un œil hagard sa fille. Cette dernière s’activait dans toute la maison à rassembler ses affaires. A ne laisser plus aucune trace de son passage dans cette maison. « Je t’ai dit de ne pas me poser de questions. » - « Allons, ce sont les angoisses du mariage. Tu ne vas pas t’enfuir comme ça et à tout annuler. » Elle ne l’écoutait plus, emballant tout ce qu’elle avait à emballer. Cette fois, elle ne manquerait pas de ce courage qui lui avait fait défaut. Pyair n'aurait pas à subir une telle vie. Elle désirait le sauver d'elle et de lui-même. Sa mère continuait à tenter de lui faire reprendre la raison. Mais la raison, elle venait justement de la récupérer. Tout à coup, Madame Goldstein l’attrapa brusquement par les épaules. « Elinor, bon sang, regarde-moi ! Qu’est-ce qu’il se passe ?! » Jamais encore, elle n’avait vu sa mère ainsi. Chez les Goldstein, tout était dans la retenue. Dans la bienséance. Désormais, elle semblait hors d’elle, animée d’un sentiment maternel qui la poussait à se battre pour comprendre sa fille. Tout à coup, Elinor fondit en larmes. « Je suis malade, maman. » lâcha-t-elle dans un sanglot. Elle se mit soudain à tout lui raconter sous le regard horrifié de sa mère. Cette dernière la prit subitement dans ses bras quand elle eut achevé son récit décousu mais bien réel. « Ma chérie, pourquoi tu ne l’as pas dit… » Elle caressa doucement sa chevelure brune, calmant les sanglots d’Elinor. « Elinor, ce n’est pas à toi de faire ce choix de rester ou non. C’est à lui de le faire. C’est sa décision et il l’a déjà prise. Il veut que tu sois sa femme. Pas un souvenir douloureux. » La brune resserra son étreinte dans les bras de sa mère. « Allez sèche tes larmes. C'est ton mariage aujourd'hui. » Un sourire s’esquissa sur les lèvres de la comédienne, empli de reconnaissance.

Il avait fallu se préparer en toute hâte. L’heure avait tourné à une vitesse folle. Ensembles, elles avaient arrangé sa coiffure et son maquillage de telle sorte que rien n’y paraissait. Tandis qu’elle enfilait sa robe de mariée, sa mère s’était employée à ranger le désordre qu’elle avait pu créer. La touche finale fut quand Madame Goldstein l’aida à poser son voile sur sa tête. Des larmes d’émotions pointèrent à ses yeux. « Tu es magnifique ma petite Elinor… » Tout à coup, quelqu’un frappa vivement à la porte. Elles ouvrirent et son père était là. « Vite, vite. Pressons ! » Et ils se dépêchèrent d’embarquer pour l’église. Ils y arrivèrent en peu de temps mais Elinor crut que le trajet avait duré une éternité. Ses entrailles étaient nouées d’angoisse et d’excitation. Les propos de sa mère l’avaient rassurée, mais l’incertitude fleurissait encore. Elle sortit de la voiture avec l’aide de son père. Aux pieds de l’église, les demoiselles d’honneur attendaient. « C’est le moment ! » Oui, c’était le moment. Elinor stoppa l’allure quand ils furent proches de la porte. Il ne manquait soudain plus que la musique qui s’éleva brusquement. Son cœur se serra dans sa poitrine et une violente envie de faire demi-tour la tenailla. Le bras de son père s’allia au sien et ensembles, ils rentrèrent dans l’église, remontant l’allée. Ses entrailles se tordirent de voir une foule aussi dense dont tous les regards étaient rivés sur eux. Elle sourit cependant en croisant le regard de son frère et de Delilah. Olivia et Mélodie faisaient partie du joli cortège de demoiselles d’honneur. D’ailleurs, c’était Mélodie qui apporterait les alliances. Et puis son regard accrocha celui de Pyair. Et là, elle sut. Elle sut qu’elle ne pourrait jamais faire marche arrière parce qu’elle n’en avait aucune envie. Elle sut qu’il serait l’homme de sa vie, le guerrier qui combattrait à ses côtés. Elle sut qu’il serait cette force et ce courage qu’elle risquait de perdre au fil des années. Elle sut qu’il serait son mari. Peut-être même un jour le père de ses enfants. Elle sut qu’elle l’aimerait toute sa vie et plus longtemps encore. Elle sut que ce serait lui et pas un autre.
Arrivée à l’autel, son père la délaissa au bras de celui qui serait bientôt son mari. Elle lui offrit un sourire resplendissant. A lui, juste à lui. « Vous êtes bien séduisant, Monsieur Lucky. » lui glissa-t-elle discrètement tandis que la musique s’interrompait et que les invités s’asseyaient. Ils durent se tourner vers le prête qui commença sa messe. Une cérémonie qui fut ponctuée des nombreux regards des deux futurs époux et des sourires tendres qu’ils échangeaient l’un et l’autre. L’échanger des consentements eut enfin lieu. Mélodie, dans sa belle robe blanche fleurie, apporta les alliances. Elinor se saisit de la bague destinée à Pyair et prit sa main pour la glisser à son doigts. « Moi, Elinor, je te reçois Pyair comme époux, et je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t’aimer tous les jours de ma vie. » Sa gorge se serra de prononcer un serment si fort et si important à ses yeux. Car la maladie était déjà là. Car les épreuves étaient déjà présentes. Et que les jours qui lui restaient pour l’aimer pourraient être comptés. Ses yeux devinrent brillants de larmes par l’émotion d’une promesse si pure et qui prenait tout son sens aujourd’hui. Elle serait sienne pour toujours. Et si elle devait mourir plus tôt, ce serait dans ses bras aimants.

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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: Je le veux ❅ Elinor&Pyair   Mar 1 Aoû - 20:46

Je le veux
Elinor ∞ Pyair
La musique commence et je peux sentir mon cœur battre au rythme de celle-ci. Je me mordille un peu la lèvre inférieure, je joue avec mes doigts alors que je sautillerais presque d'impatience. Plus que quelques secondes avant qu'elle n'apparaisse dans sa magnifique robe. J'ai fait attention à ne jamais la voir, il paraît que cela porte malheur et je refuse que ce mariage débute sur une telle note.
La musique semble s'envoler, prenant une sonorité tellement spéciale dans l'église. Je n'avais jamais remarqué à quel point cela était beau, clair, presque pur. Mais ce n'est rien comparé à la vision qui s'offre à moi quand elle entre dans mon champ de vision. J'en ai tout simplement le souffle coupé, moi qui la trouvais déjà magnifique, voilà qu'elle est tout simplement parfaite. C'est cela même. Elle est parfaite dans sa robe de mariée, s'avançant vers moi aux bras de son père. Je cligne rapidement des yeux, comme pour être certain de ne pas rêver ce que je suis en train de voir. Mais elle est bien là, plus belle que jamais, s'avançant vers moi d'une manière que je dirais trop lente. Franchement, j'ai presque envie de sauter de ce fichu autel et de courir vers elle afin de l'avoir auprès de moi le plus rapidement possible. Avoir passé un soir sans elle m'a montré à quel point je ne pouvais plus me passer d'elle. J'ai envie d'être auprès d'elle, de prendre soin d'elle, d'être sa force quand elle va mal, son rire quand elle le veut, j'ai envie d'être son tout car je sais que sans elle, je ne serais que l'ombre de moi-même.
Enfin, la voilà assez proche de moi. Je l'observe se séparer du bras de son père alors que celui-ci me regarde, faisant un léger mouvement de tête entendu dans ma direction. Oui, je promets de prendre soin d'elle, mais il ne va aller nul part de toute façon, et le simple fait qu'il m'accorde cette confiance en me confiant sa fille, c'est incroyable à mes yeux.
- Vous êtes bien séduisant, Monsieur Lucky.
Je reporte mon attention sur elle et souris comme un imbécile, ou un enfant le matin de Noël.
- Vous êtes un ange tombé du ciel Mademoiselle Goldstein.
Cliché, mais il n'y a pas d'autres mots pour la définir. Et puis, elle n'est plus mademoiselle Goldstein pour très longtemps. La cérémonie se passe sans accroc, nous ne cessons d'échanger des regards, comme deux enfants terriblement impatients, et nous arrivons à l'échange des alliances. Elinor prend les devants et glisse la bague à mon doigt.
- Moi, Elinor, je te reçois Pyair comme époux, et je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t’aimer tous les jours de ma vie.
Je sens ma gorge se serrer alors que je suis clairement ému et je souris en prenant la bague à mon tour.
- Avant de te prendre pour femme, j'aimerais te faire des promesses... Je sais que cela peut sembler désuet, même Mary Poppins dit que les promesses sont sur le sable, vite faites et vite effacées. Mais voici des promesses que j'aimerais te faire à vie. Je te promets d'être un homme bon, mais cela ne marche que parce que tu es à mes côtés et que tu fais de moi un homme meilleur, je te promets d'être toujours à tes côtés car tu es la femme de ma vie. Je te promets de t'aimer et de te chérir dans les bons comme les mauvais moments. Je te promets de te porter quand tu ne t'en sentiras plus la force et je te promets de te rendre heureuse, car tu es mon bonheur... Ca peut sembler un peu ridicule et trop romantique, mais je crois que s'il y a un jour où je peux l'être, c'est bien aujourd'hui.
Je saisis finalement la bague en souriant grandement.
- Moi, Pyair, je te reçois Elinor comme épouse, et je promets de te rester fidèle, dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t’aimer tous les jours de ma vie.
Je la glisse finalement à son doigt et le prête dit que je peux embrasser la marier. Je ne me fais pas prier, prends son visage entre mes deux mains et pose mes lèvres sur les siennes de la manière la plus tendre et amoureuse possible. Je me recule à peine et pose mon front contre le sien.
- Madame Lucky... Tu fais de moi l'homme le plus heureux du monde...
Et c'est peu dire.
Je glisse finalement ma main dans la sienne alors que tout le monde applaudit. Maintenant on va pouvoir sortir de l'église, aller dans cette salle que je lui ai réservé afin de faire la fête. Car c'est bel et bien un jour de fête. Et moi, je ne cesse de la regarder et de sourire. Je crois en fait que je ne pourrais jamais cesser de sourire à partir d'aujourd'hui.
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Elinor Goldstein
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MessageSujet: Re: Je le veux ❅ Elinor&Pyair   Dim 20 Aoû - 22:21

« Vous êtes un ange tombé du ciel Mademoiselle Goldstein. » Ils étaient finalement arrivés. A ce moment qu’Elinor avait tant redouté. A ce rendez-vous où elle n’avait failli jamais se rendre parce qu’elle s’était montrée trop lâche. L’aurait-elle été plus si elle ne s’était pas montrée ? Qu’est-ce qui était le plus courageux dans cette histoire ; renoncer à l’être aimé en croyant lui offrir une vie meilleure ? Ou bien en lui donnant la chance de prouver qu’à deux, ils seront plus forts ? Elinor avait ce désir de croire que rester auprès de Pyair était la décision la plus courageuse qu’elle pourrait prendre dans sa vie. Il lui avait fallu un effort colossal pour ne pas faire demi-tour, pour ne pas s’enfuir afin d’offrir un avenir moins sombre à l’homme qu’elle aimait. Il lui donnait son amour éternel, son soutien et son nom, mais que lui donnait-elle en retour hormis une maladie et des années de souffrance à traverser ? Elle refusait qu’il puisse gâcher sa vie pour elle, ou laisser le cancer prendre le dessus sur sa carrière. Avant de rentrer dans cette église, elle était encore pétrie de doutes qui l’assaillaient avec la force d’une armée. Mais il avait suffi que son regard croise celui de Pyair pour comprendre qu’elle faisait le bon choix. Dans ses prunelles, elle n’y cernait pas le doute. Dans la tendresse de ses yeux, elle n’y voyait pas un avenir incertain, ni même assombri par la maladie et le découragement. Au contraire, elle y voyait un avenir radieux où ils seraient plus forts à deux, où le bonheur saurait vaincre le malheur qui s’était abattu sur eux sans prévenir. Elle y voyait une épreuve à franchir qui les rendrait plus unis encore. Elle ne voyait pas de défaite dans ses yeux, mais juste une immense victoire.
Et aujourd’hui, elle n’avait pas peur de devenir Madame Lucky. Au contraire, ce n’était que le prolongement du rêve qu’il vivait. La suite d’une idylle merveilleuse où ils seraient main dans la main jusqu’à la fin. Quoi qu’il puisse advenir, et même si elle n’était plus assez forte pour tenir debout, elle savait que son bras sera toujours là pour la retenir. Et lorsqu’elle prononça ses vœux de mariage, ils possédèrent une intensité toute particulière. Ils étaient sa vérité à elle. Celle qu’elle l’aimerait quoi qu’il advienne car il était l’homme de sa vie, celui qu’elle avait choisi pour affronter son épreuve. Et elle l’aimerait toujours pour cela. Pour ce qu’il saura lui donner sans réserve et qu’elle lui rendra au centuple.

Ce furent ses vœux qui l’émurent le plus. Tandis que leurs mains étaient étroitement liées, ses doigts s’accrochèrent plus à lui. Il lui faisait des promesses au-delà de ce qu’elle pouvait lui demander. Ses yeux s’emplirent de larmes, mais elle fit un effort surhumain pour qu’elles ne dévalent pas ses joues, ou ne viennent pas gâcher son maquillage. En soi, elle s’en moquait éperdument, mais les médias aimeraient beaucoup moins, ainsi que sa famille qui appréciait de conserver les apparences. Les alliances furent échangées sous la bénédiction du prêtre, achevant de faire d’eux un mari et une femme unis pour la vie. Un baiser scella définitivement leur union, échangé avec une intensité et une tendresse nouvelle. « Et tu fais de moi la plus heureuse de femme, Monsieur Lucky. » lui murmura-t-elle, la gorge serrée par l’émotion. Elle se sentait revivre au travers de toutes ces promesses qui n’étaient pas faites dans le sable. Ces dernières étaient inscrites dans le marbre.

Le bras d’Elinor se glissa autour de celui de Pyair, et ensemble, ils remontèrent l’allée sous les applaudissements et les sourires de tous les invités. Le regard de la comédienne croisa momentanément celui de sa mère. Elle lui accorda une expression emplie de reconnaissance. Où serait-elle si elle n’était pas intervenue ? Sûrement loin. Bien trop loin. Et elle aurait laissé un cœur brisé devant l’autel. Elle n’avait pu s’y résoudre. Une fois hors de l’église, ils ne purent échapper aux flashs qui fusaient de toutes parts. Pyair s’était montré strict sur l’intimité de ce mariage, mais il en fallait plus pour dissuader un journaliste. Malgré tout, rien ne pouvait entacher leur bonheur. Ils furent accueillis sous une nuée de pétales qui valsèrent et virevoltèrent de tous les côtés. Un sourire éclatant sur les lèvres, ils ne se firent pas tant prier que ça pour les photos avant de se réfugier dans la limousine pour les amener à l’endroit où se trouvait la salle. Juste tous les deux, Elinor vint se blottir tout contre celui qui était désormais son mari. Elle s’apaisa à cette pensée, mais les images de ce matin ne s’ôtaient pas de son esprit. Elle retrouva un air grave tandis qu’elle jouait pensivement avec la main de Pyair qui détenait sa bague de mariage. « Pyair… je… j’ai failli ne pas venir. » avoua-t-elle d’une voix faible et nouée par l’émotion. « J’ai dû aller à l’hôpital ce matin… j’y ai croisé un homme. Il venait de perdre sa femme… » Elle se redressa mieux pour être face à son mari, plongeant son regard dans le sien. « Il disait qu’il pensait qu’il serait suffisamment fort mais que ça n’avait pas suffi. Il souhaitait ne jamais l’avoir connue. Qu’il n’aurait jamais voulu vivre cela… » Ses lèvres se pincèrent, mais une larme n’échappa pas à ses efforts. Son front se posa contre celui de Pyair. « Est-ce que tu vas le regretter un jour, Pyair ? Est-ce que tu vas souhaiter ne jamais m’avoir connue… » demanda-t-elle d’une voix brisée, presque tremblante.
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: Je le veux ❅ Elinor&Pyair   Mar 29 Aoû - 15:29

Je le veux
Elinor ∞ Pyair
C'est sous une pluie de pétales de rose que nous sortons de l'église, ensemble, main dans la main. Je ne cesse de sourire, je salue un peu le monde qui nous entoure, même les paparazzis qui n'ont pas pu s'empêcher de venir. Mais qu'importe, aujourd'hui rien ne peut me faire défaire ce sourire. Je suis l'homme le plus heureux du monde, et à mes côtés se trouve la femme la plus merveilleuse du monde ! Dans sa robe blanche, elle est tellement belle. Elle est mon ange tombé du ciel, me permettant d'être chaque jour un homme plus bon, un homme meilleur. Et elle m'a choisi moi, pour devenir l'homme de sa vie. Je comprends maintenant pourquoi tout le monde parle du plus beau jour de sa vie.
Une fois dans la limousine, elle vient se blottir contre moi et ma main fait des petits cercles sur sa paume, naturellement. Je regarde un peu l'extérieur, un peu elle, un peu la limousine entre fascination et émerveillement. J'ai déjà été dans des limousines, mais c'est spécial. Parce qu'aujourd'hui j'y suis avec ma femme !
- Pyair… je… j’ai failli ne pas venir.
Sa voix me tire de ma rêverie et je me tourne vers elle, prenant une mine un peu plus grave.
- Ne pas... Venir ? Pourquoi, je demande soudainement inquiet.
- J’ai dû aller à l’hôpital ce matin…
A l'hôpital ?! Je suis de plus en plus inquiet, mais je n'ai pas le temps de poser une nouvelle question qu'elle continue de parler. Je décide de ne pas l'interrompre, je sens qu'elle a besoin de me dire ce qu'elle me dit.
- J'y ai croisé un homme. Il venait de perdre sa femme… Il disait qu’il pensait qu’il serait suffisamment fort mais que ça n’avait pas suffi. Il souhaitait ne jamais l’avoir connue. Qu’il n’aurait jamais voulu vivre cela…
Je sens ma main libre se serrer en poing. Comment un homme peut-il penser ça en parlant d'une femme qui vient de mourir, de sa femme en plus ! Bien sûr qu'on ne veut jamais vivre la mort d'un être cher, mais de là à souhaiter ne jamais l'avoir connu... Mon cœur se serre alors que je plonge mon regard dans celui d'Elinor. Il ne faut pas qu'elle pense ça... Je ne suis pas cet homme bon sang !
- Est-ce que tu vas le regretter un jour, Pyair ? Est-ce que tu vas souhaiter ne jamais m’avoir connue…
Mais bien sûr que cela trotte dans sa tête. Elle a déjà voulu partir quand le soir où je l'ai demandé en mariage. Je me tourne pour être à mon tour un peu plus en face d'elle alors que je serre sa main. Mon autre viens se glisser sur sa joue, caressant sa peau délicatement.
- Cela va être très dur... Je le sais... Mais le plus dur serait de ne pas t'avoir dans ma vie. Elinor, je t'aime tellement, comme je n'ai jamais aimé quelqu'un... Tu sais ce qu'il se passera ce jour-là ? Je remercierais le ciel de m'avoir permis de connaître cet amour, d'avoir rencontré une femme douce, tendre, aimante, une femme qui fait de moi quelqu'un de meilleur chaque jour. Je le remercierais de t'avoir mis sur mon chemin et de m'avoir permis de vivre le plus longtemps possible à tes côtés... Mais le plus important est qu'aujourd'hui, je te remercie d'être venue, d'être devenue ma femme et de faire de moi l'homme le plus heureux... Pour rien au monde je voudrais d'une vie où tu n'as pas été une seule fois à mes côtés...
Je pose mon front contre le sien sans la quitter des yeux avant de finalement l'embrasser. Pas un baiser tendre, mais un baiser où je mets tous mes sentiments. Un baiser langoureux, amoureux, pressant aussi d'une certaine manière. Une façon d'argumenter mes paroles peut-être. Bon sang... Que ferais-je sans cette femme à mes côtés.

Au bout d'une dizaine de minutes, nous arrivons à la salle de réception. Quelque chose de simple (même si tout le monde ne peut pas se payer cet endroit, je l'admets). Je ne lâche pas la main d'Elinor, non seulement pour la rassurer, mais aussi parce que je n'en ai absolument aucune envie. Les invités ont eu l'adresse mais nous sommes les premiers à arriver dans cette salle de rêve. Je regarde rapidement Elinor avant d'ouvrir la porte, nous laissant découvrir la salle. Nous avons organisé le mariage, et pourtant voir tout ceci devenir concret c'est presque magique. On rentre ensemble et je laisse mon regard aller de droite à gauche. Des tables rondes, en rond, laissant un rond en son centre pour la piste de danse. Au fond, une table droite plus grande, notre table. Je ris en m’avançant, tirant doucement sur son bras pour qu'elle m'accompagne. Je me tourne alors vers elle, glisse ma main contre le creux de ses reins et l'approche de moi. Je commence à bouger à peine, de léger mouvement de hanche alors que j’entame un petit slow. Il n'y a pas de musique, mais ce n'est pas grave. Alors je me mets à fredonner une chanson qui, je pense est parfaite pour l'occasion...
-  you're lovely, with your smile so warm
And your cheeks so soft
There is nothing for me but to love you
And the way you look tonight.

Je lui souris tendrement, continuant de chanter doucement pour elle, pour nous tout simplement, profitant de ce premier instant en tant que mari et femme, seule alors que les invités sont Dieu sait où, cherchant à se garer. Mais qu'importe, on est bien trop occupé pour s'en soucier.  
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Elinor Goldstein
Admin Mourante
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MESSAGES : 493

MessageSujet: Re: Je le veux ❅ Elinor&Pyair   Jeu 5 Oct - 21:02

Elle avait failli partir. Elle avait failli s’en aller à quelques heures du mariage. Fuir sans jamais se retourner. Disparaître à jamais de la vie de l’homme qu’elle aimait le plus au monde. Ainsi, elle pensait qu’elle aurait pu le sauver d’une certaine manière. De la maladie, de trop lourdes épreuves, d’un avenir sombre et d’elle-même. Elle aurait su se montrer assez courageuse pour se sacrifier au nom de cet amour. Pyair ne devait pas gâcher sa vie et sa carrière pour elle. Si sa maladie empêchait Elinor de poursuivre ses rêves, elle souhaitait que son fiancé réalise tout ce qu’il désirait. Qu’il soit cette star qu’il désirait être. Qu’il devienne cet acteur terriblement populaire grâce à son talent, à son ambition et à sa hargne. Que serait-il arrivé alors si elle était partie ? Que serait devenue sa vie à elle ? Elle aurait fait un sorte qu’il ne puisse jamais la retrouver, qu’ils ne se recroisent jamais. Elle serait obstinément restée sur les planches du théâtre pour ne pas le recroiser derrière l’écran des caméras. Elle aurait actionné sa vie autour du fait que Pyair puisse se reconstruire, réaliser ses rêves et décider d’aimer à nouveau. Elle y aurait cru jusqu’au bout.
Et pourtant, elle n’était pas partie. Au tout dernier moment, quelque chose l’avait enracinée à ce choix de vie. Elle était restée malgré tout. Elle s’était présentée à son mariage, échangeant ses vœux avec Pyair. Elle avait promis de l’aimer jusqu’à la fin, de la suivre dans le malheur comme dans le bonheur. Ces paroles prenaient une valeur toute particulière dans leurs bouches. Ils se comprenaient. Ils partageaient un secret qui les lierait jusqu’à la fin. Pourtant, le doute ne départait pas d’elle. Elle ne remettrait jamais en question sa décision et son amour. Elle était heureuse et fière de devenir la femme de Pyair dont elle était désespéramment amoureuse. Depuis le jour où leurs regards s’étaient croisés, ils ne s’étaient plus jamais quittés. Elle l’avait aimé ce jour-là et elle l’aimerait encore jusqu’à la fin. En serait-il pareil de lui ? Supporterait-il l’épreuve de la maladie ? Pourrait-il supporter de la perdre et de faire face à un chagrin immense ? Serait-il un jour comme cet homme à l’hôpital, regrettant d’avoir rencontré sa femme ? Toutes ces convictions qu’il détenait aujourd’hui, les posséderait-il toujours demain ? Elinor n’aimait pas douter de lui, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de se poser la question. Aussi, une fois qu’ils furent seuls dans la voiture les menant à la salle de réception, elle ne cacha pas ce qu’il s’était passé ce matin. Sûrement était-ce un peu cruel, mais ils étaient mari et femme. Ils ne devaient plus rien se cacher.

Ses prunelles démunies plongèrent dans les siennes pour cerner l’ombre d’un doute. Mais il n’y en aucune. Tout n’est que douceur chez lui tandis qu’il serre sa main et caresse sa joue. Tous ces mots qu’il prononça, elle avait besoin de les entendre. Les larmes vinrent border les paupières de la jeune femme mais elle les retint autant qu’elle put. Des larmes d’émotion et de joie mélangées. Elle l’aimait. Elle l’aimait tellement. Ses lèvres se lièrent tendrement aux siennes, puis avec plus de passion encore. A la ferveur de son baiser, elle pouvait sentir toute cette force qu’il saurait avoir pour l’avenir, cette confiance et cet amour. Désormais, elle n’avait plus peur.

***

Ils arrivèrent enfin dans la salle de réception. Personne n’était encore arrivé dans ce cadre simple et bien plus intime que tous les autres mariages de star de Los Angeles. Ce mariage leur ressemblait en tout point. La main de Pyair était étroitement vissée dans la sienne, comme s’il voulait lui prouver qu’il serait à jamais là. Quand ils rentrèrent dans la salle, toutes les tables étaient dressées, ainsi que celle des mariés. Tout était magnifique. Les décorations étaient très épurées, très florales. La piste de danse était dégagée. D’ailleurs, son mari la guida vers cet espace vide. Il n’y avait qu’eux deux. Seuls au monde, savourant leur amour et leur bonheur. Sa main glissa dans la sienne et il la rapprocha de lui. La poitrine de la jeune femme s’embrasa. Elle lui sourit tendrement. « Il n’y a pas de musique, Monsieur Lucky. Etes-vous au courant ? » Mais peu importait. La musique, il la créa lui-même en se mettant à chanter. Elle ferma les yeux et posa sa tête contre son épaule, se berçant au rythme de ses pas et à la douceur de sa voix. « Moi aussi, je ne regretterai rien. » murmura-t-elle au creux de son oreille. Elle ne regrettait pas ce jour où sa route avait croisé la sienne, où elle était tombée amoureuse de cet homme exceptionnel et d’avoir accepté le jour où il lui avait demandé d’être sa femme.

Les invités étaient arrivés. La soirée avait démarré, puis elle s’était orchestrée autour du vin d’honneur, des discours des témoins, du repas, puis de la danse. Elinor vivait avec émotion chaque seconde de cette journée si précieuse. Chaque mot, chaque geste, chaque regard détenait une signification toute particulière. Il semblait que tout le monde partageait ce bonheur authentique. Elle en oubliait l’ombre noire qui flottait au-dessus d’elle en dansant dans les bras de Pyair, de son père, de Gabriel, et de son beau-père. Le reste de la soirée se déroula comme un rêve jusqu’à que la nuit soit suffisamment avancée pour que tout le monde s’en aille. « C’est passé tellement vite… » souffla Elinor dans les bras de son mari alors qu’ils rentraient chez eux. Une demi-heure plus tard, ils étaient enfin chez eux. Elinor riait doucement, tentant de ne pas s’empêtrer dans sa robe. Elle vint se pendre au cou de Pyair. « Et dîtes-moi mon cher mari, nous n’avons pas encore parlé de notre voyage de noce… Votre épouse est mécontente. » fit-elle mine d’être courroucée en déposant des baisers sur ses lèvres, son visage, dans son cou.
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