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 Praying, being alive hurts too much [Dimitri]

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AuteurMessage
Aria E. Cooper
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DATE D'INSCRIPTION : 15/03/2016
MESSAGES : 376

MessageSujet: Praying, being alive hurts too much [Dimitri]   Ven 28 Juil - 20:08

J’étais seule à la maison, assise dans le canapé et le regard dans le vide. J’ai ouvert ma bouche pour hurler, hurler et encore hurler. La douleur était toujours présente, s’intensifiait au fur et à mesure du temps. Elle avait mal, elle pleurait comme jamais. Son bonheur venait d’éclater en simplement quelques mots. « Le cancer est revenu, je suis désolée mademoiselle… » Comment peut-on être si cruel en détruisant la vie d’une personne en quelques secondes. Les larmes coulaient comme un torrent, j’avais l’impression que j’étais condamnée à pleurer pour le reste de ma vie. Je me tenais, pour me retenir de ne pas tomber dans un gouffre sans fond, me retenir à la vie alors qu’une force sombre et puissante voulait m’entraîner vers le plus bas. Cette impression que le mal m’enveloppait dans une couverture douce et moelleuse, me promettait le meilleur, me faisait miroiter le paradis pour ensuite m’envelopper dans une couverture épineuse où le quotidien se résumerait à une douleur virulente. Je connaissais la chanson, l’entourloupe, plus jamais je ne me ferais avoir. La petite fille qui sommeille en moi se rappelle des traitements lourds, des heures à rallonge passées sur ces lits d’hôpitaux à pleurer de douleur, à vouloir rentrer à la maison et courir dans le jardin avec le chien, vivre comme une petite fille normale. « Vivre est ce qui fait le plus mal, mais parfois ça vaut le coup de souffrir pour ensuite profiter de la vie. » Non, je ne savais que trop ce que faisait cette sensation et je refusais de passer encore une fois par ce chemin. Il y avait l’étonnement, la tristesse, le déni… Mais aussi la colère, pourquoi moi ? Pourquoi maintenant, à l’approche de mon mariage ! Merde ! Saloperie de cancer de merde ! Laisse-moi être heureuse, profiter des personnes que j’aime, laisse moi vivre !!! De colère, j’ai lancé un vase à travers le salon. Je devais évacuer ce trop plein et c’est ce pauvre vase qui en a fait les frais. La question qui venait maintenant, comment annoncer la nouvelle à Edward ? Certainement pas avec une banderole et du champagne, hey j’ai le cancer, c’est la fête ! Non, je ne pouvais pas lui dire, ça l’anéantirait. Pour l’instant, j’allais garder ça pour moi, mon petit secret rien qu’à moi. C’était la meilleure chose à faire, n’alarmer personne et faire comme si tout allait bien. Avoir le sourire à toute épreuve et continuer les préparatifs du mariage, s’enthousiasmer des projets futurs et penser à ce qu’on fera dans dix ans. Mais voilà, j’avais une épée de Damoclès sur la tête et le souvenir de cette souffrance constante. J’ai vécu un cauchemar éveillé et le pire dans tout ça, ce n’est pas ma mauvaise santé. C’était la souffrance que je faisais vivre à ma famille. Je me rappelle que trop bien de cette vision de maman et papa dans le petit salon. Papa tenait maman fermement dans ses bras qui pleurait. Les médecins n’avaient pas grand espoir sur mon cas, j’avais apparemment huit mois grand maximum. Et pourtant me voilà aujourd’hui bien vivante –ou presque- à quelques semaines de mon mariage. Et il y avait Dimitri, mon p’tit frère de quelques minutes. Il a morflé pendant cette période et rien qu’à y repenser, je ne veux pas lui infliger ça encore une fois. Je voulais tout abandonner, ne plus revivre la douleur et les séjours interminables à l’hôpital. Mais c’était égoïste de ma part, je ne pensais pas à ma famille, à tout le monde. J’ai repris un peu mes esprits, je regarde mon téléphone, Edward va rentrer dans une heure. Il faut que je range ce bazar et que je reprenne un visage joyeux.

Une semaine après l’annonce, personne n’était au courant. On continuait les préparatifs du mariage comme si de rien n’était. Je ressentais le cancer me bouffer petit à petit, se foutant de moi parce qu’il est plus fort que moi, parce qu’après tout je suis une jeune femme fragile. J’aimerais tellement le rencontrer et lui montrer que j’ai la force de le battre, pour eux, pour ma famille et mon fiancé. J’avais pensé à fuir, le temps de mon traitement et de revenir, tout expliquer à Edward, il va comprendre. Oui voilà mon plan, il faut juste que je prévienne au moins une personne de confiance, Dimitri. Il va comprendre et me supporter dans mon choix, c’est mon jumeau, il n’a pas le choix. J’en profitais d’être au bureau pour lui envoyer un sms : « Salut vieux tas ! Tu te rappelles que tu as une sœur chérie d’amour ? Eh bien elle veut te voir et compter le nombre de rides que tu as gagné ! RDV au café vers 16h ! Et ne sois pas en retard. " Le message est parfait, rien ne change à d’habitude. Je vais le faire boire un peu avant et il me dira oui sans problème. L’heure arrive, je balance mes affaires en vitesse dans mon sac pour éviter des collègues ou Derek. Je suis seule à la table, attendant le frère, un cocktail pour m’occuper les mains. Les gens autours de moi qui riaient aux éclats sans se soucier des problèmes extérieurs, profitant du moment présent. Tout ça me rappelait douloureusement le cancer, tout ce que j’avais la possibilité de perdre. Je buvais ma boisson à la paille comme de l’eau. En trente secondes, j’avais fini mon cocktail. Profiter tant que je le peux, se saouler une dernière fois avant de prendre le traitement. Faire la soirée de l’année, une soirée d’adieu à mon ancienne vie, Dim’ serait partant. Justement le voilà qui arrive, mister bouclette qui entre avec fracas et fait retourner toutes les femmes présentes dans la pièce. Il a toujours eu du succès avec les femmes, même au jardin pour enfants il faisait des ravages. Certainement à cause des bouclettes et de ce regard de malade qu’il a. Je me lève pour l’enlacer et lui faire un bisou baveux, une vieille tradition entre nous. « Combien de femmes sont tombées enceinte après ton passage ? » Il est mon anti-stress, tout est mieux quand il est près de vous, tout paraît plus coloré, plus joyeux. Allez Ariette, ça va aller, il va encaisser le coup.
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