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 Praying, being alive hurts too much [Dimitri]

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Aria E. Cooper
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DATE D'INSCRIPTION : 15/03/2016
MESSAGES : 399

MessageSujet: Praying, being alive hurts too much [Dimitri]   Ven 28 Juil - 20:08

J’étais seule à la maison, assise dans le canapé et le regard dans le vide. J’ai ouvert ma bouche pour hurler, hurler et encore hurler. La douleur était toujours présente, s’intensifiait au fur et à mesure du temps. Elle avait mal, elle pleurait comme jamais. Son bonheur venait d’éclater en simplement quelques mots. « Le cancer est revenu, je suis désolée mademoiselle… » Comment peut-on être si cruel en détruisant la vie d’une personne en quelques secondes. Les larmes coulaient comme un torrent, j’avais l’impression que j’étais condamnée à pleurer pour le reste de ma vie. Je me tenais, pour me retenir de ne pas tomber dans un gouffre sans fond, me retenir à la vie alors qu’une force sombre et puissante voulait m’entraîner vers le plus bas. Cette impression que le mal m’enveloppait dans une couverture douce et moelleuse, me promettait le meilleur, me faisait miroiter le paradis pour ensuite m’envelopper dans une couverture épineuse où le quotidien se résumerait à une douleur virulente. Je connaissais la chanson, l’entourloupe, plus jamais je ne me ferais avoir. La petite fille qui sommeille en moi se rappelle des traitements lourds, des heures à rallonge passées sur ces lits d’hôpitaux à pleurer de douleur, à vouloir rentrer à la maison et courir dans le jardin avec le chien, vivre comme une petite fille normale. « Vivre est ce qui fait le plus mal, mais parfois ça vaut le coup de souffrir pour ensuite profiter de la vie. » Non, je ne savais que trop ce que faisait cette sensation et je refusais de passer encore une fois par ce chemin. Il y avait l’étonnement, la tristesse, le déni… Mais aussi la colère, pourquoi moi ? Pourquoi maintenant, à l’approche de mon mariage ! Merde ! Saloperie de cancer de merde ! Laisse-moi être heureuse, profiter des personnes que j’aime, laisse moi vivre !!! De colère, j’ai lancé un vase à travers le salon. Je devais évacuer ce trop plein et c’est ce pauvre vase qui en a fait les frais. La question qui venait maintenant, comment annoncer la nouvelle à Edward ? Certainement pas avec une banderole et du champagne, hey j’ai le cancer, c’est la fête ! Non, je ne pouvais pas lui dire, ça l’anéantirait. Pour l’instant, j’allais garder ça pour moi, mon petit secret rien qu’à moi. C’était la meilleure chose à faire, n’alarmer personne et faire comme si tout allait bien. Avoir le sourire à toute épreuve et continuer les préparatifs du mariage, s’enthousiasmer des projets futurs et penser à ce qu’on fera dans dix ans. Mais voilà, j’avais une épée de Damoclès sur la tête et le souvenir de cette souffrance constante. J’ai vécu un cauchemar éveillé et le pire dans tout ça, ce n’est pas ma mauvaise santé. C’était la souffrance que je faisais vivre à ma famille. Je me rappelle que trop bien de cette vision de maman et papa dans le petit salon. Papa tenait maman fermement dans ses bras qui pleurait. Les médecins n’avaient pas grand espoir sur mon cas, j’avais apparemment huit mois grand maximum. Et pourtant me voilà aujourd’hui bien vivante –ou presque- à quelques semaines de mon mariage. Et il y avait Dimitri, mon p’tit frère de quelques minutes. Il a morflé pendant cette période et rien qu’à y repenser, je ne veux pas lui infliger ça encore une fois. Je voulais tout abandonner, ne plus revivre la douleur et les séjours interminables à l’hôpital. Mais c’était égoïste de ma part, je ne pensais pas à ma famille, à tout le monde. J’ai repris un peu mes esprits, je regarde mon téléphone, Edward va rentrer dans une heure. Il faut que je range ce bazar et que je reprenne un visage joyeux.

Une semaine après l’annonce, personne n’était au courant. On continuait les préparatifs du mariage comme si de rien n’était. Je ressentais le cancer me bouffer petit à petit, se foutant de moi parce qu’il est plus fort que moi, parce qu’après tout je suis une jeune femme fragile. J’aimerais tellement le rencontrer et lui montrer que j’ai la force de le battre, pour eux, pour ma famille et mon fiancé. J’avais pensé à fuir, le temps de mon traitement et de revenir, tout expliquer à Edward, il va comprendre. Oui voilà mon plan, il faut juste que je prévienne au moins une personne de confiance, Dimitri. Il va comprendre et me supporter dans mon choix, c’est mon jumeau, il n’a pas le choix. J’en profitais d’être au bureau pour lui envoyer un sms : « Salut vieux tas ! Tu te rappelles que tu as une sœur chérie d’amour ? Eh bien elle veut te voir et compter le nombre de rides que tu as gagné ! RDV au café vers 16h ! Et ne sois pas en retard. " Le message est parfait, rien ne change à d’habitude. Je vais le faire boire un peu avant et il me dira oui sans problème. L’heure arrive, je balance mes affaires en vitesse dans mon sac pour éviter des collègues ou Derek. Je suis seule à la table, attendant le frère, un cocktail pour m’occuper les mains. Les gens autours de moi qui riaient aux éclats sans se soucier des problèmes extérieurs, profitant du moment présent. Tout ça me rappelait douloureusement le cancer, tout ce que j’avais la possibilité de perdre. Je buvais ma boisson à la paille comme de l’eau. En trente secondes, j’avais fini mon cocktail. Profiter tant que je le peux, se saouler une dernière fois avant de prendre le traitement. Faire la soirée de l’année, une soirée d’adieu à mon ancienne vie, Dim’ serait partant. Justement le voilà qui arrive, mister bouclette qui entre avec fracas et fait retourner toutes les femmes présentes dans la pièce. Il a toujours eu du succès avec les femmes, même au jardin pour enfants il faisait des ravages. Certainement à cause des bouclettes et de ce regard de malade qu’il a. Je me lève pour l’enlacer et lui faire un bisou baveux, une vieille tradition entre nous. « Combien de femmes sont tombées enceinte après ton passage ? » Il est mon anti-stress, tout est mieux quand il est près de vous, tout paraît plus coloré, plus joyeux. Allez Ariette, ça va aller, il va encaisser le coup.
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Dimitri Cooper
Admin fou-fou
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DATE D'INSCRIPTION : 18/08/2015
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MessageSujet: Re: Praying, being alive hurts too much [Dimitri]   Ven 18 Aoû - 16:51

Assis à une table immense, le costume noir sur chemise blanche est de mise, avec la cravate qui va bien aussi. C'est la tenue réglementaire du travail, être classe comme un ananas. Qui plus est, il y a une réunion importante et tout le gratin de l'entreprise est là. Le directeur. Le sous-directeur. Le sous-sous-directeur. Et plein d'autres collaborateurs. Et puis il y a moi, représentant la partie juridique. C'est qu'un gros contrat est en train d'être préparé et forcément, toute l'équipe est devenue une folie active. On bouge, on bosse, on réfléchit. Il avait fallu que je planche sur toute la partie juridique. Et j'ai du boulot par dessus la tête. Tout comme il faut aussi surveiller les éventuelles assignations pouvant arriver. C'est qu'il y en a pas mal. Et même, je dirais qu'il y en a trop. C'est qu'il faut dire que désormais, le moindre pépin est balancé au tribunal. Les gens s'assignent pour tout et pour rien. Aussi, ai-je été embauché pour éviter qu'il y ait des accusations à tort et à travers. D'autant plus lorsque l'entreprise est un cabinet de finance, que le pognon rend fou les gens. Mais ça me plait, j'aime ça. J'aime ce poste me rendant indispensable. J'aime quand tout le monde m'écoute comme ils le font en ce moment tandis que je détaille les points essentiels de ce que j'ai inscrit, de ce que j'ai fait pour éviter qu'on nous mette en cause. L'auditoire est silencieux, attentif. Et le seul bruit troublant la quiétude des lieux, c'est bien mon téléphone vibrant par l'arrivée d'un message. Mais je demeure imperturbable, continuant de parler, dans ce monologue qu'une personne normale ne pourrait comprendre tant c'est un charabia de jargon juridique, de phrases grandiloquentes et ponctué par ce traditionnel « euuuuuuuuh » qu'on place tous de façon glamour, comme si on était en train de s'écouter parler. Ils adorent ça. Ça les fait kiffer même si ça m'amuse parce que, trop souvent, avec Zack, on ne peut s'empêcher de les imiter. Parce qu'on trouve que ça fait péteux. Et dans le fond, parce que rire c'est bon pour la santé et que nous rigolons pour un rien. Même si pour l'heure, je suis juste super sérieux alors ce que j'arrive au bout de ma tirade, laissant un silence prendre place, un silence où chacun attend l'avis du chef ayant écouté attentivement tout ce que je viens de dire. Ce dernier finit par valider les termes du contrat et je me sens bien plus soulagé. Je n'aurais pas aimé me retaper tout à refaire, à reformuler, d'autant plus que j'ai passé pas mal de temps là-dessus, y compris le weekend et mes soirées. Aussi, le soulagement est grand lorsque le boss confirme que tout est ok, que nous pouvons envoyer le contrat à nos futurs partenaires. Le reste n'est réservé qu'à des poignées de main, futilités polies. Et quand la réunion s'achève enfin, je peux enfin lire le message reçu. C'est ma soeur. Son message me fait sourire parce ma soeur est tellement barrée autant que mon autre soeur Anya. Et que j'adore ces humours. Nous avons le même. Et forcément, je réponds avec grand plaisir à son sms.

Il faut dire qu'entre mon travail, le sien ainsi que les préparatifs de son mariage, on a peu d'occasion de se voir. À vrai dire, la préparation de ces noces m'importe peu. Comme j'ai dit à ma soeur, le plus important, c'est qu'on mange bien, qu'elle évite de faire un buffet parce que c'est trop looser, qu'il vaut mieux bien manger. Et aussi, bien boire. Autant dire que ce mariage va être une bonne manière de s'éclater, de revoir les cousins et les cousines, tout comme de vérifier si dans la famille d'Edward, les jeunes filles sont célibataires ou non. Je veux de la viande fraîche et ma soeur le sait. Tout comme elle sait que je ne suis plus avec Luce. On l'a bien vu lors du dernier repas de  Noël. Bonjour l'ambiance ! Mais depuis, les choses ont changé et Luce a allègrement collé ses seins contre les vitres de ma sublime voiture. Mais ce n'est qu'un détail. Et depuis, je ne sais pas comment je pourrais définir mon état d'esprit. Disons que je suis détendu de voir ma soeur. Et quand c'est 15h30, je finis par quitter le bureau comme un prince, me rendant au lieu du rendez-vous par Aria. J'arrive avec cinq minutes de retard et je suis fier de moi parce qu'avec le boulot, c'est souvent pire. Et je repère bien vite l'objet de ma visite. « ARIETTE ! » Je hurle soudain faisant sursauter la moitié du bar. Nous nous prenons dans les bras et embrassons comme à chaque fois. Je constate qu'elle a déjà avalé son premier verre d'alcool - IL N'EST QUE SEIZE HEURES NOM DE ZEUS - et qu'elle n'a pas perdu de sa superbe. Je me mets à rire comme un damné « Des tas ma soeur ! Des tas ! C'est bien simple, je vais devoir vendre la voiture pour payer les pensions ! D'ailleurs, ça te dirait de devenir la marraine de Rodolphus ?! » Hilare, je prends place quand un serveur m'accoste bien vite pour prendre ma commande. Je lui demande un mojito parce que tant qu'à faire, autant boire en compagnie de ma sista. D'ailleurs, c'est happy hour en plus ? « Alors la future mariée ! Que racontes-tu à Tonton ? Tu vas bien au moins ? Regarde moi toutes ces cernes ! Faut arrêter de préparer les mariages ! Je te l'avais bien dit que c'était une organisation de malheur, à moins de se marier sur une plage des caraïbes avec un barbecue et des corona. C'est le rêve ! » Vous l'avez compris, je ne veux pas me marier. Je m'estime trop jeune pour l'être. « Et comment va Eduardo de la Pampa ? Il a toujours cet air fragile sur le visage ? » Je demande en pouffant de rire. Je me souviens encore quand il ne s'était pas remis avec Aria, qu'il était agressif parce que je côtoyais son amie Luce, maintenant, il me mange dans la main, fufufufu.
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Aria E. Cooper
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MessageSujet: Re: Praying, being alive hurts too much [Dimitri]   Dim 24 Sep - 12:16

L’alcool… Il a toujours été là quand j’en avais le plus besoin. Eh oui, chez les aristos on sait boire. Quand j’ai été voir ailleurs pendant qu’Edward était en mission et qu’il m’a vu en pleine faute, allez hop c’était la thérapie bouteille. Quand on m’a refusé un poste dans un super journal, on se jette sur la première bouteille de vodka. L’annonce du retour fracassant du cancer, thérapie de la bouteille encore une fois. Lui et moi, on a vraiment une affinité particulière, comme une sorte d’histoire d’amour destructrice. Et en cette fin d’après-midi, je compte vider les réserves du bar avant d’affronter la tornade qui m’attend à la maison. Dimitri sera là pour m’accompagner dans cette débauche, je peux toujours compter sur lui pour être mon partenaire de beuverie. On foutra tellement la merde que les videurs seront obligés de nous virer, mais après tout on ne peut rien refuser à une cancéreuse. Je m’imagine déjà la plus grosse cuite de ma vie, la dernière cuite avant le cercueil, ouais ça me paraît pas mal.

Quand on parle du loup, le voilà qui arrive comme un beau gosse dans un film. Il ne manque plus que le ralenti et le ventilo pour faire bouger ses bouclettes dans tous les sens et on a l’entrée parfaite. Mon frère est un bel homme, il le sait et en joue comme pas permis. Les Cooper savent charmer et font des dégâts n’importe où ils passent, pas de notre faute si on est tellement beau ! Comme d’habitude, il m’écrase à moitié quand il me fait un câlin, je plains sa future copine, il va finir par la tuer s’il l’enlace comme ça ! « Tu vas finir par m’étouffer si tu continues à me serrer aussi fort. » Dis-je en riant. J’aime sa bonne humeur, rien que sa présence m’aide à ne plus penser à la maladie. Et il sait toujours quoi dire pour faire rire son public. Je vous le dis, il a raté sa vocation ! « Il va falloir penser à la vasectomie si tu ne veux pas devenir pauvre ! Rodolphus ? T’étais bourré quand t’as donné ce prénom à ton gosse ? Il part mal avec ce prénom. » Il commence fort le frère avec un mojito, bon je regarde mon verre vide et je ne suis pas mieux que lui. Une vodka redbull à seize heures…. Ce n’est pas commun, mais je peux abattre la carte du cancer, elle marche à tous les coups, testé et approuvé.

Son enthousiasme est beau à voir, il parle du mariage, de ce que je devrais faire pour qu’il soit réussi et pour qu’il vienne. « Pourquoi pas pizzas et bière pour tout le monde ? Avec le domaine que l’on a choisi, ça va le faire ! Et j’ai pensé à toi, le vin coulera à flot. Une cuite au vin, c’est pas la classe ? » Sa connerie est contagieuse, je m’imagine le mariage à la bonne franquette avec ma magnifique robe de mariée et une bouteille de bière à la main en train de participer à un concours de rot. Notre famille serait choquée et partirait disant que nous ne faisons pas honneur à nos parents, qu’ils doivent être déçus de nous. En même temps, avec un père tué par notre mère et celle-ci qui est en prison, il est difficile de les décevoir. Je trouve même que l’on s’en est bien sorti. Il continue de parler, pire qu’une fille celui-là ! Mais sa bonne humeur, c’est trop d’un coup. « J’ai le cancer. Tumeur au cerveau, comme la dernière fois. » Le secret vient d’exploser, j’attends nerveusement sa réaction en sirotant ma nouvelle vodka-redbull. Oui Dim, mon mariage est compromis parce qu’Edward n’est pas encore au courant et je ne compte pas le lui dire tout de suite, dis moi que mon plan est d’enfer et que tu vas me soutenir, ainsi qu’Anya.
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Dimitri Cooper
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MessageSujet: Re: Praying, being alive hurts too much [Dimitri]   Mer 4 Oct - 16:50

Comme avec Anya, je suis très complice avec ma sœur. Et je suis content qu’elle ait pris l’initiative de venir à Los Angeles. C’est bien mieux quand je peux avoir ma famille près de moi. Il est vrai qu’Anya a eu son temps où seuls les podiums l’intéressaient. Mais elle aussi se trouve ici et ce n’est déjà pas mal. Nous vivons ainsi par notre excentricité à tous les trois. La faute à une enfance de merde et des parents trop cons. Forcément, notre caractère s’est forgé dans la folie et dans la volonté de ne jamais nous faire marcher sur les pieds. Ainsi, un Cooper qui a la classe sait qu’il doit faire une entrée bruyante en entrant dans le bar, qu’il doit commencer de l’alcool alors que ce n’est pas l’heure et raconter de la merde à outrance. Ce que je fais avec le sourire, tout satisfait de retrouver ma sœur adorée. Bien entendu, sa répartie me fait déjà rire et comme d’habitude, je plonge dedans. L’allusion à la vasectomie m’arrache un rire assez bruyant parce que je dois admettre que le choix du prénom du pseudo enfant est à chier quand même. « Que veux-tu ! Il lui fallait un nom classe, qui en jette. Mais la mère est tarée alors voilà… » Que je rassure tout le monde ! Je n’ai pas d’enfant hein qui s’appelle Rodolphus. Je n’en ai pas tout court. J’ai déjà moi et c’est amplement suffisant. Et mes sœurs aussi. Je n’ai besoin de rien d’autre pour aller bien. Et c’est donc tout content que je peux savourer une petite session cocktail avec ma sœur chérie. Voilà une éternité et forcément, j’ai pas mal de choses à lui raconter. Et j’en suis sûr qu’elle aussi. Et naturellement, je la questionne au sujet de son mariage. Le bonheur de ma sœur est capitale et je vous laisse imaginer ma tronche lorsqu’elle m’a fait croire que j’étais sa demoiselle d’honneur avec Anya et que je devais porter une robe. Heureusement c’était une blague et je me contente très bien du rôle du témoin. Vous savez celui qui est encore plus regardé que le marié parce qu’il est beau, parce qu’il a de l’humour et parce que mes bouclettes sont trop classes ! Vous voyez ? Et bien c’est moi ! Et je tiens ce rôle très au sérieux questionnant ma sœur sur l’organisation. A vrai dire, je trouve qu’un mariage sur la plage serait la meilleure chose à faire. Je ne sais pas ce qu’il en est d’Aria, si elle a tenu à faire quelque chose à l’anglaise ou bien si elle fait quelque chose de plus simple. Quoi qu’il en soit, l’idée d’une pizza bière pour un mariage me paraît être comme la meilleure idée du monde. « Je trouve cette idée tout simplement merveilleuse ! » J’annonce à ma sœur avec un grand sourire. « Et puis même, un mariage sur fond de vin. Ce serait encore mieux. » Bien entendu, je ne promets rien de mon état, je finirais sans doute ivre mort au fond de la piscine mais ce n’est pas grave, ce mariage sera comme un souvenir indélébile d’un instant parfait où ma sœur aura été la plus belle, la plus souriante, la plus merveilleuse des sœurs.

Et déjà je m’emballe, m’extasiant sur son idée. Cependant, je finis bien vite par voir ma bonne humeur partir. C’est con mais il suffit de rien. Quelques mots à vrai dire. Et quand Aria dit « tumeur au cerveau » je n’ai pu que me taire, devenant étrangement silencieux et reposant mon verre sur la table. « T’es sérieuse ? » Je finis par demander en fronçant les sourcils, ma bonne humeur s’envolant en un instant. Il faut dire que si on rit de tout, tout ne nous fait pas rire. Et en l’occurrence, parce que je sais qu’elle a vécu la maladie de façon terrible, je ne peux accepter l’idée que ma sœur me raconte des salades. « Comme… » Je déglutis difficilement. « Comme la dernière fois ? » Mes entrailles se tordent de façon affreuse. Et je ne sais que dire. C’est terrible après tout. Comment peut-on vivre de façon insouciante en sachant que ma sœur est à nouveau malade. Que la maladie qu’elle avait vaincu est revenu ? Je ne crois pas qu’il y ait de solutions. « Oh Ariette. » Ma main vient prendre la sienne tout doucement et cette fois-ci, je ne suis point en train de rire. Je la regarde juste d’un air empli de compassion pour ce qu’elle traverse, pour ce que cette connasse de maladie lui fait. Et surtout parce que je sais qu’elle a besoin de savoir qu’elle n’est pas seule. « Tu vas être forte ma sœur. Comme la première fois. Cette maladie on va la vaincre encore et toujours. Et tu verras qu’elle sera bien vite un vilain souvenir. S’il y a besoin, je pourrais t’amener à tes rendez-vous médicaux. Mais en tout cas tu n’es pas seule. Anya et moi serons là. Et puis, tu auras Edward aussi. Il sera là pour te soutenir. » C’est tellement difficile dans ces instants-là, on a envie d’être fort alors qu’en réalité, on a juste envie de s’effondrer, de se mettre à pleurer même. « Est-ce que tu as déjà vu un cancerologue ? Il t’a plus ou moins expliquer si tu dois juste faire de la chimio ou bien te faire opérer ? » Forcément, il y a aussi la question du mariage et je sais combien c’est important pour elle. Tout à coup, je suis vide.

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