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 Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James

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James Stewart
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MessageSujet: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Jeu 3 Aoû - 18:31


Jouer, c'est expérimenter le hasard.


Venus & James

Ca allait être mon premier jour en tant que jardinier. Je ne savais pas trop comment cela allait se passer, j'espérais juste que ma cliente soit sympa. Déjà je connaissais son prénom, Venus Blossom. Ca me disait rien, mais bon il fallait juste espérais qu'elle ne soit pas trop chiante. Bon après, j'étais simplement là pour m'occuper de son jardin, mais bon quand même il fallait que les choses se passent au mieux parce que c'était important pour la suite de ma carrière. Si j'aurais besoin d'une recommandation ou quoique ce soit d'autre, il fallait bien que je puisse compter sur elle au besoin. De toute façon, pour l'ambiance c'était bien plus sympa d'avoir de bonne relation avec ces employés. Ce n'était pas comme si j'allais lui raconter ma vie et tout, mais c'était quand même le minimum que je pouvais faire. J'avais déjà perdu mon premier boulot en tant que flic parce que j'avais fait le con, en plus j'avais tellement aimé ce boulot. Alors, ce boulot là, je ne voulais pas le perdre non plus. Depuis que j'étais jeune, j'avais souhaité travailler dans la police et juste parce qu'une pauvre fois - bon en même temps je pouvais comprendre - j'étais arrivé complètement bourré au boulot, on m'avait viré. Oui, je suis un ancien l'alcoolique. A l'époque, j'avais tout perdu et aujourd'hui aussi. A par mon boulot, en fait je n'avais rien d'autre dans ma vie.

J'avais besoin de ce boulot pour pouvoir payer les factures, c'était vital pour moi. Je n'avais pas non plus des milles et des cents de côté, alors il me fallait faire des économies dès maintenant, il n'est pas trop tard, c'était le beau temps quand j'en avais beaucoup plus qu'à présent. Depuis que je n'étais plus avec ma femme, que cette dernière avait demandé le divorce. J'avais commencé à fumer pour me remettre de ça, mais ça ne suffisait pas du tout. Je ne pouvais pas comme ça tourner la page de mon passé. Je voudrais pourtant l'oublier quand j'étais alcoolique, mais c'était bel et bien trop tard pour arrêter de penser à tout ça.

Ca me stressais, le premier jour était la chose la plus importante. On m'avait donné l'adresse de cette femme. Une fois prêt, je décidais donc de m'y rendre en y allant en voiture. Une fois, devant la maison, je restais quelques minutes dans la voiture a regarder l'extérieur. Comme ça, je pouvais voir le travail que j'aurais a y faire dans son jardin. Au bout de quelques minutes plus tard, je sortais donc de la voiture pour me diriger vers l'entrée de la maison. Je sonnais à la porte d'entrée. Elle s'ouvrit sur une jeune femme. "Bon..." Avais-je commençais par dire en reconnaissant la jeune femme qui se tenait devant moi. "Heu... Je suis bien chez Madame Blossom ?" Demandai-je donc pour être sûr. Pitié pour que je me sois trompé d'adresse. C'était avec la femme que j'avais sous les yeux que j'avais trompé la mienne il y a de ça, à peine un an.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Mer 16 Aoû - 20:49



James & Venus



Jouer, c'est expérimenter le hasard.



« A demain maman ! » - « A demain ma chérie, amuse-toi bien ! »

Seule à la maison, je soufflais. L’horloge du four affichait 14h15. Je bénissais les vacances. Pourquoi donc ? Non pas parce que j’étais en vacances. Puisque, c’est un fait, je ne suis décidément jamais en vacances. Mais pour la simple et bonne raison que mes gamins, eux, étaient en vacances. Ainsi, ils étaient tous les jours barrés chez leurs amis, à la plage, au skate-park ou encore au cinéma. Je crois d’ailleurs que, c’est la première fois depuis des mois que j’autorise Luna à sortir. Non pas que j’étais une mère affreuse qui avait son petit préféré, à savoir son fils. Non, loin de là. Mais j’avouais avoir cette surprotection atroce avec ma fille. Simplement, parce que, moi aussi, j’en étais une. En réalité, je ressemblais de plus en plus à ma mère, et ça, ça me faisait peur. Je m’étais toujours dit que jamais je ne deviendrais comme elle, et c’est ce qu’il arrivait petit à petit. L’odeur du café envahissait la pièce, alors que je remuais le liquide de ma petite cuillère en porcelaine, debout, devant la grande baie vitrée de la cuisine américaine, qui illuminait toute la pièce en laissant passer les rayons du soleil.

J’observais une fois de plus la pelouse jaunie de mon jardin. Je soupirais. Moi qui étais une vraie main verte, je n’avais que très peu de temps pour m’occuper de celui-ci et le laissais se dégrader de jour en jour, sous mes yeux désespérés. J’aurais pu prendre du temps pour moi, me détacher un peu plus de mon travail, comme n’arrêtaient pas de me faire remarquer mes deux enfants. Eux qui se sentaient si délaissés, autant que mon jardin qui tirait de plus en plus la gueule, jusqu’à crier « au secours, arrose-moi ». Mais j’étais bien trop bornée, trop maniaque du contrôle. Quand j’étais absente, tout se barrait en un foutoir incroyable. Je ne pouvais m’absenter trop longtemps. Ils étaient si… Incapables. Pourquoi les avais-je employés dans la boîte ? Je me le demandais encore. J’aurais dû tout cesser, leur dire de se débrouiller tout seul, et je me serais enfin occupée de moi-même et de mon potager qui avait grise mine. Au lieu de ça, j’avais fait appel à une boîte. Une boîte qui ferait interagir un jardinier sur ma propriété. C’est qu’en plus, il y avait de la surface. Ce n’était pas un petit jardin de vingt mètres carrés, si vous voyez ce que je veux dire. Ce jardinier allait venir, venir aujourd’hui. Pour une fois, j’avais pris mon après-midi. Je n’allais pas laisser mes roses, mes tulipes et autres variétés de fleurs dans les mains de n’importe qui. Voyons. Je souhaitais un professionnel, un vrai. Et si le type au téléphone m’avait certifié qu’ils n’avaient que de bons jardiniers dans leur boîte, je ne faisais confiance qu’à moi-même et souhaitais voir cela de mes propres yeux.

*ding dong*

Il était là. Le jardinier, bien sûr. Je n’attendais personne d’autre aujourd’hui. Ceci dit, cela aurait très bien pu être l’ami de Kyle ou encore un de Luna, mais ils n’étaient pas à la maison à cet instant-même. Non, l’un était parti à la plage avec ses potes, tandis que la seconde était chez une amie. Je laissais ma tasse de café sur le bar de la cuisine pour me diriger vers la porte d’entrée et lui ouvrir. « Bon… Heu... Je suis bien chez Madame Blossom ? » demanda-t-il carrément sonné. Et il n’était pas le seul. Mon regard relevé, je dévisageais ce visage que j’avais déjà vu autrefois. « James ? Hm… Que fais-tu ici ? » demandais-je, alors intriguée. Est-ce que, parce qu’il avait été obsédé de ma personne depuis tout ce temps, il avait essayé de me retrouver depuis une année ? « Je… Je ne m’attendais pas à te voir. A vrai dire, je croyais que c’était le jardinier qui avait sonné… » ajoutais-je ensuite, tentant d’expliquer la surprise sur mon visage.


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James Stewart
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MessageSujet: Re: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Mer 6 Sep - 14:51


Jouer, c'est expérimenter le hasard.


Venus & James

Je venais tout juste de trouver un poste en tant que jardinier et c'était mon premier jour aujourd'hui, j'allais aller chez ma première cliente. Il fallait que j'assure au maximum parce que j'avais besoin de ce boulot pour pouvoir gagner de l'argent, il fallait bien que je vive. Je n'avais pas un passé très glorieux que ce soit professionnellement ou sentimentalement parce qu'à cause de l'alcool, j'avais tout perdu alors maintenant ce travail de jardinier, je voulais absolument le garder. Une fois prêt, j'étais donc monté dans la voiture pour pouvoir me diriger vers la maison de la jeune femme chez qui je devais aller faire le jardinage. Je restais dans la voiture un moment pour pouvoir voir l'étendue du jardin et franchement, il était grand à le voir. Je sortais donc de la voiture et m'avançais jusqu'à la porte d'entrée de la maison de cette Madame Blossom pour pouvoir sonner à la porte. J'eus un choc quand j'ai vu le visage de la jeune femme quand cette dernière m'ouvrit la porte. J'avais fréquenté la jeune femme il y a à peine une ou deux années, on c'était retrouvé dans le même lit et là maintenant, elle était sous mes yeux. Je ne comprenais pas ce qu'est-elle pouvait bien faire ici, c'était elle Madame Blossom où quoi ? Je voyais que cette explication pour le coup pour expliquer sa présence ici, derrière cette porte. Je crois bien qu'elle aussi, elle était choquée de me voir là puisqu'elle me demandait ce que je pouvais bien faire là. J'attendis quelques minutes pour réfléchir à ce que j'allais bien pouvoir lui dire. Puis, elle en vient à me dire qu'elle attendait un jardinier, là pour le coup je comprenais bien que c'était elle ma cliente. Pas de chance. C'était du pur hasard, mais ce n'était pas forcément possible pour le coup, je n'aurais pas pensé la revoir un jour.

Je laissais échapper un soupir. Dans quelle misère on était maintenant ? J'allais devoir me retrouver à travailler comme jardinier dans le jardin de l'une de mes anciennes conquêtes, je ne pense pas que ça serait une grande partie de plaisir pour le coup. "Ah bon ?" Commençai-je par dire sans savoir vraiment quoi dire avant de reprendre. "Heu oui. Hm, c'est moi le jardinier..." Dis-je donc. Je suppose que la jeune femme réagirait comme moi, elle ne serait pas spécialement contente non plus. Ca pouvait se comprendre quand même. "C'est mon premier jour et je commence chez madame Blossom..." Rajoutai-je donc en sortant mon morceau de papier de ma poche pour lui montrer, comme une sorte de preuve. "Désolée, si j'avais su que je tomberai sur toi. Je me serais débrouillé autrement..." Dis-je donc. En fait, je ne savais pas comment j'aurai fait parce que vu que c'est mon premier jour, je devais faire la fine bouche. Je devais accepter ce qu'on me proposait alors bon. Je ne sais pas trop comment cela allait pouvoir se passer, ça serait un peu bizarre comme situation. "Alors, tu veux que je commence par quoi ?" Demandai-je donc à la jeune femme. Après tout, j'étais là pour travailler et c'était elle la cliente, alors à elle de me dire ce que je devais faire. Le client était roi.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Lun 6 Nov - 14:15



James & Venus



Jouer, c'est expérimenter le hasard.



James. Bordel, que faisait-il ici, sonnant à ma porte ? Oui, j’étais surprise. Non, je ne pensais pas le revoir. James n’était qu’un type avec qui j’avais passé une nuit, une simple nuit, il y a de ça une bonne année. Une simple rencontre dans un bar, une trinquée, une partie de sexe. Rien de plus simple. Le type, qui enchaînait les verres, semblait avoir besoin de réconfort à cette époque. Si je me souviens bien, c’était sa femme qui l’avait quitté, pour je ne sais plus trop quelle raison. Certainement un adultère ou une connerie dans le genre. Moi, j’avais simplement envie des bras chauds d’un homme. On s’est vite mis d’accord lors de cette soirée. De simples conversations qui ne menaient absolument à rien avaient suffi un petit moment avant qu’on en vienne aux choses concrètes. Bref, rien de plus, juste une nuit. Alors, le revoir devant ma porte d’entrée, oui, c’était plutôt inattendu. Tout de suite, je me suis demandé s’il n’avait pas cherché à me retrouver, qu’il avait mené son enquête pour retrouver mon adresse et tout le bazar. Car, oui, c’était une possibilité. Il aurait pu s’attacher à ma personne lors de cette fameuse nuit et ne plus arriver à m’oublier. Après tout, les hommes qui ne peuvent m’oublier étaient si fréquents… Je reçois régulièrement des sms de mes conquêtes, qui émettent clairement leur envie de me revoir et de partager une nouvelle nuit en ma compagnie. Un, une certaine fois, a même dit qu’il souhaitait fonder une famille avec moi. J’ai ri. J’ai même explosé de rire. Puis j’ai bloqué son numéro après lui avoir expliqué clairement qu’il fallait qu’il oublie cette idée à tout jamais. Etais-je une femme qui souhaitait se poser avec quelqu’un ? Non. Je n’avais jamais eu cette envie. Enfin, sauf Micah qui restait l’exception, mais qui n’était malheureusement plus de ce monde désormais. Depuis cet épisode, plus rien. Plus aucun sentiment amoureux envers aucun homme. De l’attachement, des sentiments forts, mais aucun amour. Ou alors, je prétendais que je n’aimais et n’aimerais plus. Comme pour me forger une carapace, prétendre être une femme forte, solitaire et indépendante. Les hommes, quel sujet des plus épineux. Mais revenons à l’homme qui me faisait face. James. Oui, cette nuit avait été plaisante. Oui, on s’était bien amusé. Mais non, cela ne valait pas de se revoir pour en débattre ensuite. Et certainement pas sous mon porche, alors que tous mes voisins peuvent zyeuter notre surprise doublé d’une incompréhension et d’une gêne mutuelle. Aucun de nous n’était réellement à l’aise face à cette situation, je pouvais le lire dans son regard. Lui-même semblait perturbé. Pourquoi donc ? N’était-ce pas lui qui était venu ici pour me revoir ? Non ? « Hm, c'est moi le jardinier... » Ah merde. Mes yeux s’ouvrirent un peu plus, sous l’effet de la surprise. Je ne m’attendais réellement pas à avoir James comme jardinier. Et lui, ne semblait pas s’attendre également à être mon jardinier. Il expliquait alors que c’était son premier jour et qu’il devait commencer chez Madame Blossom. Moi-même, donc. « Oui, c’est bien moi. Venus Blossom. » confirmais-je alors, tout en me présentant une deuxième fois. Il faut dire que notre première rencontre, les présentations avaient été bâclées, m’étant contentée de dire mon surnom, Vee. Forcément, il ne pouvait pas se douter que cette Venus Blossom pouvait être la Vee d’une nuit. « Désolée, si j'avais su que je tomberai sur toi. Je me serais débrouillé autrement... » s’excusait-il, alors que j’étais davantage étonnée. Il fallait que j’arrête d’être surprise, j’allais être ridée du front à force d’agrandir les yeux et soulever les sourcils. Pourquoi se serait-il débrouillé autrement ? Ne voulait-il pas s’occuper de mon jardin, comme il s’en était occupé l’année précédente ? Oups, ce n’était pas le même jardin, mille excuses. « Pourquoi donc ? Que ce soit mon jardin ou un autre, ça revient au même, non ? » lui demandais-je d’un ton neutre, tentant de le rassurer en faisant comme si de rien n’était, comme si cette ancienne nuit ne changeait rien. Et puis, il était vrai que ça ne changeait absolument rien. Le fait qu’on ait couché ensemble l’année dernière n’allait pas altérer son travail de jardinier, voyons. Ou alors, il aurait les yeux rivés sur ma personne et non sur la pelouse, et là, ce serait problématique. Mais il semblait être déterminé à gérer son premier jour de travail.

« Alors, tu veux que je commence par quoi ? » me demandait-il, hâtif de commencer le travail, ou alors il voulait simplement se professionnel. « Hm. Je devrais d’abord te présenter le jardin, n’est-ce pas ? » lui demandais-je en retour, comme si cela méritait un garden tour. « Vas-y, entre, on va passer par derrière. » sans mauvais jeu de mots. Dans un sens, cela me rassurait que ce soit James. Pourquoi ? Au moins, j’étais convaincue de ne pas être tombé sur un jardinier pervers qui se frotterait l’entre-jambes sur mes pétunias. Oui oui, j’étais convaincue que ça existait. « Si tu as besoin, pendant le travail, tu pourras utiliser l’évier de la cuisine pour te rincer les mains. Enfin, seulement si tu enlèves tes chaussures avant de rentrer, s’il te plait. » lui expliquais-je en lui présentant d’un geste de main où se situait la cuisine alors qu’on traversait le séjour jusqu’à arriver à la baie vitrée qui donnait sur l’autre partie du large jardin de la propriété. Arrivés sur la terrasse, je me retournais vers le jeune homme. « Je suis assez main verte pour tout t’avouer. Je n’aurais pas eu besoin d’un jardinier si j’avais du temps pour moi. Seulement, il semblerait que ce temps, je le passe au travail. J’ai tout juste le temps de m’occuper du jardinier que j’ai créé dans le fond du jardin. Je te demanderais de ne pas y toucher. » expliquais-je tout d’abord, faisant des gestes avec mes mais comme si j’étais à une présentation au travail, défaut professionnel. « Mais James, je ne savais pas que tu aimais le jardinage, tout ça… » ajoutais-je ensuite, penchant légèrement la tête sur un côté pour exprimer ma mécompréhension. Enfin, vous me direz que c’est normal si je ne sais pas ça de lui. Disons que nous n’avions pas vraiment discuté gazon et coquelicot durant notre folle nuit. « Enfin… Ça me surprend de toi, c’est tout. Tu ne semblais pas fou de nature l’année dernière. Tu étais plutôt professionnel des bouteilles d’alcool. Sans t’offenser. » Je me souviens qu’il connaissait toutes les marques d’alcool possibles et inimaginables. Et je ne laisserais pas mon jardin aux mains de n’importe qui, et certainement pas d’un alcoolique, ô combien mignon et sexy soit-il.


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James Stewart
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MessageSujet: Re: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Sam 6 Jan - 16:00


Jouer, c'est expérimenter le hasard.


Venus & James

Whouah, je ne m'étais pas attendu à cela en me réveillant ce matin. Être face à la femme que j'avais connue, enfin connaître était un bien grand mot pour ce qu'il s'était passé, ça faisait bizarre. C'était étrange comme situation, comme pour l'un que pour l'autre, je suppose. On devait être autant mal à l'aise que l'autre. Je ne savais même plus quoi dire à présent. Je préférai quand même demander si j'étais bien chez Venus Blossom, après tout peut-être que j'avais fait erreur et que j'étais dans une maison voisine de celle de ma vraie cliente. La brune me confirmait donc bien que j'étais au bon endroit. Je lui disais donc que j'étais le jardinier qui viendrait chez elle tant qu'elle en aurait besoin. Au fond de moi, j'aurais peut-être voulu que mettre trompé de maison. Cela aurait peut-être été plus simple de me dire que je ne connaissais pas la propriétaire des lieux de base, mais bon, ça se serait si on avait toujours ce qu'on veut dans la vie. Malheureusement ce n'était pas le cas, du moins pour cette fois. C'est vrai qu'au final, ça ne changeait pas grand chose. Après tout, c'était simplement de son jardin que j'allais m'occuper. Du coup, je ne sais pas vraiment pourquoi mais je m'excusais auprès de la jeune femme sachant que si j'avais su que c'était chez elle que j'allais venir, j'aurais probablement envoyé un collègue à ma place. Au moins, c'est sûr que ça nous aurait évité ce genre de surprise, mais bon, ce n'était pas non plus catastrophique. "Oui, c'est vrai. Mais bon, ça nous aurait évité ce genre de surprise." Dis-je donc à la jeune femme. C'est vrai que notre passif ne m'empêchait pas de faire mon travail correctement, comme chez n'importe quelle autres clientes.

Je demandais donc naturellement à la jeune femme par où elle voulait que je commence. Après tout c'était tout à fait normal que je lui demande, c'était son jardin donc c'est logique. Me présenter le jardin ? Whouah c'est vrai qu'il était grand, comme le reste de sa maison d'ailleurs ou devrais-je plutôt appeler cela une villa vu la taille. C'était immense. Je me demandais d'ailleurs si elle arrivait à s'y retrouver, de temps en temps, si elle ne se perdait pas dans sa propre villa. Qui ne voudrait pas vivre là-dedans en même temps. Imaginer mon petit appart' à côté, ce n'était pas grand chose. Sa villa devait être mille fois plus grande que mon chez moi. "Très bien. Je te suis." Dis-je donc à la brune. Après tout je ne connaissais pas du tout les lieux, je me demandais moi-même si j'allais arriver à m'y retrouver. Ça n'allait pas être facile tout ça. Je suivais donc la jeune femme à l'intérieur de la maison. Whouah effectivement, c'était immense. C'était très beau, bien décoré. Connaissant un petit peu la jeune femme, je me doutais qu'elle devait faire les choses bien, aucune poussière ça c'était certain. Elle devait d'ailleurs probablement avoir une femme de ménage pour s'occuper de tout ça. "Très bien, madame." Dis-je donc à la brune avec un léger sourire avant qu'elle m'explique la suite.

On arrivait donc à l'extérieur quelques minutes plus tard, je crois que je n'avais jamais vu un autant grand jardin. Je me disais au moins que j'aurais toujours du boulot chez elle, c'était certain. Qui l'aurait cru que cette fille là était du genre main verte, à s'occuper d'un potager. Ça ne pouvait que me faire sourire davantage. "Pas de problème, je ne toucherais pas à ton potager." Lui dis-je donc. Si elle voulait sans occuper toute seule, c'était comme elle voulait. Moi le jardinage ? Effectivement, si on me l'avait dit il y a quelques années, je n'y aurais sûrement pas cru. Mais il fallait bien vivre de quelque chose, les factures n'allaient pas se payer toute seule. Il fallait bien travailler pour ça. "Eh bien, moi non plus. Mais finalement, ça me plait bien." Lui expliquai-je donc. Je m'étais déjà entraîné avant d'être embauché ici quand même et fallait croire que ça m'avait bien plu, sinon je ne serais pas là. Parler d'alcool, alors déjà de un elle m'offensait un petit peu quand même, mais c'était une autre époque tout ça. "Tu sais en un an, il s'en est passé des choses..." Commençai-je donc par lui dire avant de reprendre. "Je ne touche plus à la moindre bouteille d'alcool à présent. C'était une autre époque. Te voilà devant un nouveau James." Rajoutai-je donc avec un petit rire. C'était comme ça que je le ressentais du moins.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Ven 12 Jan - 15:43



James & Venus



Jouer, c'est expérimenter le hasard.



Quand il s’agissait de déléguer le travail de mon jardin à quelqu’un d’autre, je voulais que ce soit le meilleur qui s’en occupe. Quelle fut ma surprise quand j’ai vu que le jardinier en question était James, je ne vous le fais pas dire. Je m’attendais à voir un homme totalement inconnu au bataillon. Puis, j’espérais secrètement, j’avoue, tomber sur un bel hispanique au teint halé similaire au jardinier de Gabrielle Solis dans Desperate Housewives. Mon idole à jamais. A la place, je m’étais retrouvée avec un blanc-bec blondinet, pas désagréable à la vue pour autant, à qui j’avais goûté il y a un an de ça. Oui, la nuit avec lui avait été un réel délice, mais je n’avais pas souhaité le revoir après ça. Il n’avait s’agit que d’un coup d’un soir. Mais le destin avait souhaité le remettre sur ma route. Je tentais toutefois de cacher ma surprise en insistant sur le fait que ce soit mon jardin ou un autre, ça revenait au même pour lui. Toutefois, la vision de m’occuper de mon potager un jour de repos, avec lui s’occupant de mes pétunias avait le don de me faire intérieurement rire. Je poursuivais donc par une visite du jardin en question. Juste histoire qu’il se familiarise avec les lieux avant de commencer à travailler. Bien sûr, il allait de soi que je regarderais d’un œil minutieux le travail effectué par ses mains. Je ne laissais pas mon jardin dans les mains de n’importe qui. James, au moins, je le connaissais. Mais ce n’est pas parce que je le connaissais (enfin, "connaissait" est un bien grand mot), que j’allais y aller doucement avec lui pour autant. Non, j’allais être sèche et directe, comme à ma grande habitude. J’allais le diriger comme si c’était l’un de mes employés à Her. Je ne ferais aucun cadeau, quitte à lui dire que son travail c’est n’importe quoi et que je demande un nouveau jardinier. Et au pire, si ça ne lui convient pas non plus de travailler pour moi, il n’aura qu’à se plaindre auprès de sa boîte et soit il sera viré, soit il changera de domicile, mais il fera l’impasse sur le magnifique jardin qu’est le mien.

La chose qui était au moins bien, du fait que je connaissais déjà James, c’est que les présentations avaient déjà été faites. Enfin, rapidement. Après tout, il n’avait eu que mon pseudonyme l’année dernière. Là, il avait mon nom complet. En réalité, je crois même qu’il ne savait même pas ce que je faisais dans la vie. Nous étions certainement passé directement à l’étape du lit, le principal ayant été dit. Monsieur buvait pour oublier, ou je ne sais plus pour quelle raison exactement, mais je m’en tapais bien le coquillard. Moi, en revanche, je savais qu’il était flic à l’époque. Il avait même dû me montrer son insigne, et c’est ça qui avait dû me plaire, me taper un flic. Je parlais d’un tact absent, exprimant clairement que je me souviens de lui comme un buveur affirmé. « Tu sais en un an, il s'en est passé des choses… Je ne touche plus à la moindre bouteille d'alcool à présent. C'était une autre époque. Te voilà devant un nouveau James. » répondait-il sur la défensive. Loin de moi l’envie de le rebaisser, l’offenser ou lui rappeler de mauvais souvenirs. « Eh bien, c’est une très bonne chose. Félicitations. » dis-je sincèrement. Il avait donc préféré laisser tomber la bouteille pour se mettre au jardinage, un bon revirement de situation. « Mais du coup, tu as cessé d’exercer en tant que policier ? Si je me souviens bien, c’est ce que tu étais, flic, non ? » lui demandais-je, présentant un semblant d’intérêt pour sa personne. Mon dieu, je m’étonnais moi-même. Il aurait s’agit de quelqu’un d’autre, je lui aurais certainement dit de se mettre au travail dans la seconde, mais j’avais, je ne sais pourquoi, envie de savoir ce qu’était devenu ce brave homme. Après tout, nous avions échangé quelque chose ensemble : une folle nuit après plusieurs verres consommés ensemble. « Comme tu l’as si bien dit, il s’en est passé des choses en un an… Je repère que tu n’as plus d’alliance. » finissais-je par dire en zieutant sur son annulaire avec un léger sourire taquin. Est-ce que ça me faisait sourire de penser qu’il avait divorcé par ma faute ? Non, mais c’était assez cocasse tout de même. Et ça, je m’en rappelais, de cette alliance. Je me souviens qu’à l’époque, comme si je parlais d’un truc datant d’il y a une décennie, je n’avais pas osé faire la remarque, même en ayant vu l’anneau autour de son doigt, car je pensais qu’il avait simplement besoin d’une nuit d’écart. Oui, j’étais comme ça moi. La fidélité des autres, je m’en tapais. Moi, ce qui m’intéressait, c’était de prendre mon pied. Que ce soit avec un homme marié, ou non. L’amour, de toute façon, ça ne rimait à rien. Ils finissaient tous par partir d’une manière ou d’une autre. « Enfin… Tu n’es pas obligé de répondre, tu sais. » assurais-je au jeune homme. Parce qu’au final, ce n’était pas mes affaires et il n’avait peut-être pas envie d’en parler ou d’épiloguer sur le sujet. Il était venu pour bosser et certainement pas pour faire la causette sur ses amours passés.


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James Stewart
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MessageSujet: Re: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Lun 12 Mar - 17:27


Jouer, c'est expérimenter le hasard.


Venus & James

Si je m'étais attendu à cela en me réveillant ce matin, je ne l'aurais très probablement pas cru. Pas du tout en fait. Mais bon au moins, je préfère tomber sur quelqu'un que je connais, enfin connais était un bien grand mot, que je connais à minimum plutôt. C'était peut-être plus approprié. Je vais visiter le jardin avec la jeune femme qui m'explique le travail que j'aurais à faire et que je n'aurais pas à faire, surtout pas toucher au potager, sinon je sens bien que je pourrais le regretter pour longtemps. Je voulais quand même faire les choses bien, tout de même. Puisqu'elle avait l'air d'avoir envie de savoir, je racontais donc à la jeune femme que je n'étais en quelque sorte plus l'homme qu'elle avait connu l'année passée. C'est sûr que j'avais changé du tout au tout, plus de femme, plus de boulot, plus alcoolique, c'était comme si je renaissais. Ça faisait déjà plusieurs mois que j'avais totalement changés de vie, et ce n'était pas plus mal, bien au contraire. Je lui expliquais donc que j'avais totalement abandonné la bouteille, ça faisait bien longtemps que je n'avais plus touché à un verre. D'ailleurs la jeune femme m'en félicitais, ce qui ne pouvait que me faire sourire davantage. "Oui, effectivement. Merci." Répondis-je donc à la jeune femme. C'est vrai que ce n'était pas la peine de se mettre dans des états comme j'avais bien pu le faire autrefois.

J'avais pourtant bien aimé mon métier de flic, mais après ce que j'avais fait, ce n'était même pas la peine d'avoir voulu essayer de rester. Bon maintenant j'étais totalement clean, mais bon je ne pouvais pas revenir en arrière sur ce qu'il s'était passé. "Oui j'étais flic, mais effectivement j'ai totalement arrêté." Expliquai-je donc à la jeune femme. Bon je n'allais pas rentrer dans les détails du pourquoi du comment je n'étais plus flic, mais oui la police était bel et bien terminé pour moi. Être jardinier me plaisais bien, alors il n'y avait pas besoin de chercher midi à quatorze heures pour le moment. D'ailleurs en parlant de mon métier, je viens de penser que je ne savais même pas ce que la jeune femme faisait elle dans la vie. Pour être prise comme ça, je pense que ça devait quelque chose avec de grandes responsabilités, mais au final je n'en avais aucune idée. "Et au fait, je ne sais même pas ce que tu fais toi, comme métier ?" Demandai-je donc à la jeune femme, tant qu'à faire. Maintenant je serais. D'ailleurs c'était quelques minutes plus tard que la jeune femme fit la remarque sur mon alliance qui n'était plus à mon doigt. Ça faisait bien longtemps maintenant que je ne l'a porté plus. Je mis quelques secondes avant de reprendre. "Ah ça, oui. Effectivement, j'ai divorcé comme tu peux le constater..." Commençai-je donc par dire en me pinçant la lèvre avant de reprendre. "On va dire qu'à cause de l'alcool, j'ai réussi à perdre beaucoup de choses dont mon métier et ma femme." Dis-je donc pour que la jeune femme est le fin mot de l'histoire. J'avais bien fait le con à l'époque, oui c'était le cas de le dire, et j'avais perdu pas mal de choses sur mon passage, mais bon je ne m'étais pas perdu moi-même alors c'est le principal je pense. Je ne pouvais pas tomber plus bas que je ne l'étais déjà. "Et toi ? Pas de mari ?" Pas que je voulais remettre le couvert ou quoique ce soit, non ce n'était pas le but, mais juste histoire de savoir ce qui se passait dans la vie de la jeune femme. Après tout j'allais travailler ici pendant pas mal de temps si tout se passe bien, donc bon.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Dim 18 Mar - 18:42



James & Venus



Jouer, c'est expérimenter le hasard.



Si je n’étais pas tombée sur James, je peux vous assurer que le jardinier serait déjà au travail. Mais je connaissais les bonnes manières et lorsqu’on se retrouvait face à face avec quelqu’un que l’on connait, il fallait tout de même créer une discussion. Vous savez, les bases qui ne servent absolument à rien hormis de se donner bonne consciente en se disant qu’on est quand même une personne sympathique et polie. La bonne blague. Et même moi, Venus Blossom, je n’y échappais pas. Ainsi, je m’intéressais à la vie de mon nouveau jardinier. Bien sûr, ne pensez pas par là que je faisais semblant de m’y intéresser, car cela m’intéresser réellement. Je ne prenais jamais de nouvelles des hommes avec qui j’avais pu coucher, mais je savais leur adresser un sourire quand je les revoyais. Et si le jeune homme me laissait penser qu’il avait changé depuis la dernière fois qu’on s’était vu, j’étais fortement curieuse de savoir à quelle échelle. Le fait qu’il ait lâcher la bouteille eu le don de me décrocher un sourire. Un sourire car je l’avais rencontré dans un bar et qu’il sentait l’alcool à des kilomètres à la ronde. Mais soit, tout le monde pouvait changer. Le meilleur du changement restait quand même à venir. « Oui j'étais flic, mais effectivement j'ai totalement arrêté. » Dommage. Il perdait un point. L’uniforme de policier avait toujours cet effet aphrodisiaque menant à des envies érotiques. J’en baverais presque… Presque. Le jeune homme me retirait alors de mes vilaines pensées en me demandant ce que je faisais dans la vie. J’aurais pu lui répondre que je pratiquais toujours le même métier que la dernière fois, mais je n’avais absolument rien énoncé sur ma vie. Il ne savait rien de moi. Déjà qu’il ne connaissait pas mon prénom, mais uniquement mon surnom, il ne savait pas ce que je faisais dans ma vie, si j’avais un homme, des enfants… Rien de tout ça. Mon intérieur ne laissait rien paraître pour autant. Pas de tee-shirt d’homme, pas d’enfants à la maison pour hurler à la mort qu’il veut sortir en semaine. Absolument rien. « Rédactrice dans un magazine. » répondais-je simplement, m’étonnant moi-même. La plupart du temps, je n’hésitais pas à donner le nom de mon poste en entier, précisant également que je suis comme la directrice du magazine. Plus ça épatait les autres, plus je me sentais au-dessus, mieux j’étais. Face à James, je ne souhaitais pas trop en dire. Les circonstances dans lesquelles nous nous étions rencontrées étaient différentes de toutes les autres rencontres, celles où tu apprends à connaître avant de coucher ensemble. Avec James, ça avait été l’inverse. Ainsi, je ne souhaitais pas trop en dire. Je préférais garder le mystère. Et si j’avais réussi à garder un mystère intact jusqu’à aujourd’hui, ne l’ayant plus revu depuis, les masques tombaient désormais. Quitte à trop en dire. « Enfin, j’imagine que tu n’es pas trop magazine de mode, donc tu ne connaitrais pas. » ajoutais-je ensuite d’un ton sarcastique. Comprendre par là qu’il est totalement inutile d’en parler plus longtemps. Qu’il ne fasse pas semblant de s’y intéresser, je ne lui demande rien.

A la place, je préférais détourner le sujet sur l’absence de son alliance. Hormis son sourire charmeur, des yeux captivants, son corps musclés et ses petites fesses bombées, j’avais tout de même réussi à me rendre compte qu’il portait une alliance à l’époque. Pas que ça me fasse quoique ce soit, je n’en avais que faire, mais j’appréciais tout de même de le savoir. Juste pour savoir s’il pourrait potentiellement penser à une autre femme pendant l’acte et s’arrêter net par remord. Ce n’était, bien sûr, jamais arrivé, mais je préférais prévoir un hypothétique retournement de situation. Ainsi, je faisais plus attention avec ces hommes-là. « Ah ça, oui. Effectivement, j'ai divorcé comme tu peux le constater… On va dire qu'à cause de l'alcool, j'ai réussi à perdre beaucoup de choses dont mon métier et ma femme. » répondait-il d’un air gêné. « Oh, je vois. » dis-je simplement, ne préférant pas m’étaler sur le sujet. S’il n’était plus avec sa femme, je préférais croire que ce soit à cause de l’alcool plutôt qu’à moi. Ayant déjà tenter l’expérience, avoir couché avec un homme marié et une femme qui le découvre, je préférais m’abstenir de le savoir. Une femme trompée et en colère était plutôt effrayante, à vrai dire. Mais en soit, personnellement, je n’en avais absolument rien à faire. Chaque histoire d’amour se termine tôt ou tard, peu importe la raison. « Et toi ? Pas de mari ? » me demanda-t-il, comme ça, dans le plus grand des calmes. J’aurais été en train de boire, j’aurais certainement recraché toute ma boisson. « Pardon ? » répliquais-je automatiquement. Avait-il pensé d’un coup qu’on avait élevé les porcs ensemble ? Il allait un peu trop loin pour le coup. Mes lèvres se pincèrent, prenant un air plus sérieux, plus strict. La récréation était terminée. Ceci dit, s’il existait un homme, il le verrait certainement passer dans la villa. Mais jamais de mari, ô grand jamais. Cela reviendrait à se mettre la corde au cou. Qu’est-ce que j’irais me faire chier avec un homme ? Ils sont tous idiots, infidèles, menteurs, manipulateurs. La preuve, ils trompent leur femme comme James avait pu le faire l’année précédente. « Deux enfants, c’est amplement suffisant. » expliquais-je alors, évitant le sujet du mari pour ne pas passer pour une vieille fille qui finirait sa vie seule, sans même un chat parce qu’elle ne le supportera pas avec ses miaulements. Le silence, il n’y avait rien de meilleur. « Un fils et une fille que tu verras certainement de temps en temps dans la maison. Il y aura peut-être même moyen que tu entendes la musique qu’ils mettent à fond, comme s’ils étaient seuls sur Terre. Autant te prévenir. » ajoutais-je ensuite, assumant même de rire un petit peu, me déridant légèrement face à James. « D’ailleurs, je tiens également à préciser qu’il faudra que tu me vouvoies devant eux. C’est plus… Professionnel. » Mais surtout pour ne pas dire qu’on se connaît parce qu’on a déjà partagé une nuit ayant provoqué un divorce.


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James Stewart
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MessageSujet: Re: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Dim 25 Mar - 19:47


Jouer, c'est expérimenter le hasard.


Venus & James

J'expliquai donc à la jeune femme que maintenant je ne travaillais plus dans la police. D'ailleurs en parlant de métier, je ne savais même pas ce que la jeune femme faisait dans la vie. On s'était à peine connu il y a un an de ça, et c'est vrai qu'on n'avait pas eu beaucoup le temps de faire connaissance. On avait simplement fait ça, comme ça. Alors je ne connaissais rien de la vie de Venus en vrai, d'ailleurs à la base je ne connaissais même son vrai prénom. Si je ne me retrouvais pas à travailler pour elle dans son jardin, j'en aurais toujours aucune idée de son prénom. Je lui demandais donc ce qu'elle faisait dans la vie, après tout ça m'intéressait. Du moins, jusqu'à ce qu'elle m'explique qu'elle travaille dans la mode. On ne pouvait pas dire que c'était quelque chose qui m'intéresse des masses ça, effectivement. Mais elle avait un bon poste, ça c'était certain. Au moins de ce côté là, je comprenais maintenant pourquoi elle avait une aussi grande villa. Ce qui n'était pas du tout mon cas. Moi qui vivais dans un petit appartement, la jeune femme serait bien surprise si elle voyait ça. "Effectivement la mode n'est pas trop mon truc, mais tu as un très bon poste." Pouvais-je m'empêcher de dire à la jeune femme. Etant un mec, ce n'était pas trop étonnant que la mode ne soit pas un domaine qui m'intéresse, mais là c'est sûr que rédactrice, elle avait franchement un bon poste.

La jeune femme avait remarqué que je ne portais plus mon alliance. Effectivement depuis notre dernière rencontre, il s'en était passé des choses, ce que je vis d'ailleurs remarquer à la brune puisqu'elle me posait la question. Ce n'était pas une histoire que je racontais à n'importe qui et qui était facile à raconter, je n'allais pas rentrer dans les détails avec la jeune femme. Certainement pas, elle n'avait pas à savoir certaine chose, et puis après tout qu'est-ce que ça pourrait lui faire. Je ne sais même pas finalement pourtant je m'étais mis à boire à l'époque, il n'y avait pas de raison à cet alcoolisme qui était arrivé dans ma vie. Je ne comprends pas, et puis bon maintenant que j'en étais sorti, ça n'avait plus d'importance. Il fallait mieux que je passe à autre chose, tout simplement. Ça ne servait à rien de se prendre la tête avec ce genre de choses. J'avais été tout de même un peu gêné en lui expliquant la chose, du moins en lui expliquant le minimum que je pouvais raconter à quelqu'un que je connaissais à peine. Pour éviter de continuer à parler de mon passé, je demandais donc à la jeune femme si elle, elle s'était mariée. Simplement histoire de changer de sujet, et puis par la même occasion, ça pourrait me permettre d'en savoir plus sur la jeune femme qui se trouvait en face de moi. Peut-être que je n'aurais pas dû poser la question. Après tout, ça ne me regardait pas. C'était juste histoire de parler, mais bon. Elle n'avait pas l'air de vouloir en parler elle non plus. Peut-être qu'elle avait vécu quelque chose de douloureux dans le passé, alors bon autant ne plus poser de questions. Après tout, c'était ici pour travailler et rien d'autre. La brune me disait tout de même qu'elle avait deux enfants. Whouah, le choc. Si je m'étais attendu à ça venant d'elle, je ne l'aurais très probablement pas cru du tout. "Deux enfants, whouah. Effectivement, c'est déjà bien." Dis-je donc avant de reprendre. "Et ils ont quels âges ?" Demandai-je donc. Après tout comme je m'occuperai du jardin, peut-être bien que je pourrais tomber sur eux, donc ça je pense que c'était utile à demander.

La jeune femme m'expliquai donc que c'était une fille et un garçon et qu'ils se pourraient bien j'entende de la musique à fond. Ça les gosses, ils étaient tous les mêmes. J'avoue qu'étant ado, c'était aussi comme ça que j'avais été donc bon, je ne pouvais pas leur jeter la pierre. "Ah oui, d'accord. Pas de problème, ça c'est les ados." Dis-je donc à la jeune femme avec un léger sourire en coin. Après tout, ils étaient bien tous les mêmes. La jeune femme m'expliquai donc qu'il fallait que je la vouvoies devant ses enfants. Oui effectivement, c'était beaucoup plus approprié pour le coup. J'étais totalement d'accord avec elle. Il ne fallait pas que ses enfants ce doute de quelque chose de bizarre entre leur mère et moi. "Oh oui, bien sûr. Tu as raison." Effectivement, ça serait beaucoup plus professionnel pour le coup. Ça serait largement préférable. "Ça fait longtemps que vous habitez ici ?" Demandai-je donc. A vrai dire, je ne sais même pas pourquoi je venais de poser cette question, juste pour y connaître sa réponse. Mais qu'est-ce que ça changerait à mon travail, rien effectivement.
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Venus E. Blossom
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MessageSujet: Re: Jouer, c'est expérimenter le hasard ft. Vee&James   Ven 13 Avr - 19:29



James & Venus



Jouer, c'est expérimenter le hasard.



La conversation se devait plus intime, rentrant dans les détails de la vie de l'autre. Si j'avais bien remarqué que son alliance n'était plus à son doigt, il me confirmait qu'il s'était passé maintes choses durant cette année. Nous n'entrions pourtant pas dans les détails, préférant garder un certain mystère, un certain jardin secret. Et pour cause, de connaissance de bar ayant fini dans le lit, nous nous retrouvions à être employeur et employé. Ainsi, une certaine distance était de rigueur entre nous deux. Cependant, la surprise fut présente quand le jeune homme me demandait si je n'avais pas de mari. Je l'avais pris comme une impolitesse, mais c'était plutôt normal comme question au final. Juste que je m'indignais d'un rien, certainement vexée de comprendre que j'étais assez vieille pour être déjà mariée. Je n'en voyais simplement pas l'intérêt. Déjà, d'avoir un homme dans ma vie. Mais mieux encore, je ne voyais aucun intérêt au mariage. Ce n'était qu'un bout de papier sans intérêt dont on pouvait largement se passer. Au pire, juste un mariage avec un homme assez blindé pour garder son fric une fois qu'il aura trépassé. Et encore, je m'en moquais avec le compte en banque que j'avais déjà. Soit, le mariage ne serait qu'un simple moyen pour mon homme de pouvoir me prendre mes biens au cas où le mariage viendrait à être rompu. Est-ce que j'envisageais toujours le pire ? Seulement sur ce point-ci, oui.

Je préférais esquiver la question, annonçant plutôt que j'avais deux enfants. Toute maman fière de ses enfants en parlait pendant des heures à quiconque souhaitait bien l'entendre. James, lui, il se devait simplement d'enregistrer l'information car il allait travailler dans notre domicile. Il serait finalement amené à rencontrer Athéna et Kyle, se baladant dans le séjour de la maison, donnant vue sur le jardin où serait James. « Deux enfants, whouah. Effectivement, c'est déjà bien. Et ils ont quels âges ? » me demandait-il, certain pour faire croire qu'il s'y intéresse. « Vingt-et-un an, les deux. » répondais-je simplement, avant d'ajouter que j'avais un fils et une fille, précisant qu'il se pouvait qu'il entende de la musique dans la villa. Certes, les murs étaient bien isolés, mais ils adoraient en faire profiter les autres en laissant leur porte ouverte. Des amours. Cependant, il fallait directement mettre les points sur les I et les barres sur les T. James devrait me vouvoyer devant mes enfants. Il pouvait très bien me tutoyer lorsque nous étions entre nous, je n'y voyais aucun problème ; mais il ne fallait pas que mes enfants pensent que nous sommes proches ou quoique ce soit dans le genre. Surtout que techniquement, nous ne l'étions aucunement. Nous avions juste passé une nuit ensemble, sans avoir pris le temps de se connaître. C'est tout. Ni plus, ni moins. « Oh oui, bien sûr. Tu as raison. » répondait-il, tandis que je souriais face à sa compréhension. De toute façon, il était obligé d'être d'accord avec moi. Et soit dit en passant également, j'avais toujours raison.

« Ça fait longtemps que vous habitez ici ? » me demandait-il ensuite, changeant de conversation. Décidément, il n'était pas apte à bosser pour le moment, préférant plutôt papoter avec sa patronne. « Quelques années déjà. J'ai toujours voulu habiter à Beverly Hills, c'était un de mes rêves en emménageant à Los Angeles. » confessais-je, sans réellement savoir pourquoi. Généralement, je n'étais pas aussi bavarde, mais je ne savais pourquoi James avait le don de me débrider. Personnellement, je me fichais pas mal d'où il résidait. « Bon, eh bien je pense en avoir assez dit sur moi pour que tu puisses t'occuper de mes fleurs. Honnêtement, je suis ravie que ce soit toi mon jardinier. Au moins, je connais la personne qui s'occupe de mon jardin et je ne suis pas tombée sur un psychopathe. Sait-on jamais. » Enfin, dire que je le connais était un bien fort mot, je ne le connaissais que très peu. Et surtout que c'était grâce à ce qu'il m'avait dit aujourd'hui que je le connaissais un peu. Sinon, notre conversation d'il y a un an avait été bien brève. « James. » l’appelais-je en souriant, lui tendant ma main, comme pour conclure l'accord qu'il travaille pour moi.


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