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 Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]

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Nathaniel Brady
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DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 485

MessageSujet: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Sam 12 Aoû - 19:51

Voilà presque deux mois que j’ai failli y rester, lors de cet accident alors que je sauvais le petit Jason des flammes. Une fracture à la cheville, une hanche démise, des côtes cassées et une embolie pulmonaire plus tard, me voilà sur pieds, enfin presque. Il y a trois jours, on m’a enlevé mon plâtre à la jambe, et l’état de ma cheville est assez moche. Mais je m’en fiche, me voilà LIBRE et c’est tout ce qui compte. Trois jours que je m’efforce à marcher lentement mais sûrement, bien que le poids de mon corps sur ma cheville me fait assez mal, mais qu’est-ce que c’est bon de pouvoir marcher sans rien ! Mes débuts à deux pattes ont été un peu laborieux, aujourd’hui je peux me déplacer, en grimaçant certes, mais partant d’un point A, j’atteins le point B sans encombre. Et je travaille mon équilibre, ce qui n’est pas une mince affaire mais depuis aujourd’hui ça va beaucoup mieux. Je peux même conduire, étant donné que ma voiture est une automatique. Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Ce matin, j’ai appelé Otto et Derek pour voir s’ils étaient tentés pour une petite session surf, ce qui m’a énormément manqué durant ma convalescence. J’ai vraiment besoin de me remettre dans le bain, au sens propre comme figuré. Je sais que Derek a besoin de s’y remettre aussi, après son accident. On est de vrais estropiés et j’ai le sentiment qu’Otto va jouer le mono du club du troisième âge, aujourd’hui.

Moralement, tout va bien, très bien, même. En plus de retrouver ma liberté physique, j’ai retrouvé ma liberté matrimoniale. Ellis est partie depuis une semaine, et je me sens tellement heureux et serein que j’ai envie de fêter la vie tout le temps. D’ailleurs je vais devoir organiser une petite célébration pour fêter mon célibat, comme promis. J’ai rêvé de ce moment durant ces derniers mois, et il est enfin arrivé ! D’ailleurs, pour commencer, je pense que ce soir avec Otto et Derek, je peux apporter mon pack de bières, histoire d’ouvrir les hostilités. On verra si on enchaîne sur un petit barbecue ici. Maintenant que la maison n’est habitée que par moi, je peux inviter qui je veux, quand je veux, sans avoir à faire semblant d’aimer une blonde écervelée alors que clairement, je n’avais qu’une envie : l’étriper. Le silence qui règne entre ces murs me fait un bien fou. Et plus d’affaires qui traînent partout, j’ai retrouvé mes marques. Après cette expérience, je me demande si je suis capable de vivre avec quelqu’un un jour. Et pourtant… Depuis que j’ai quitté l’hôpital, Daisy, mon infirmière, me manque. Je l’ai vue il y a trois jours, lorsque je suis retourné là-bas pour me faire retirer le plâtre. Elle discutait avec un jeune docteur, et elle avait l’air plutôt sous le charme. Je n’ai pas osé demander s’il se passait quelque chose entre eux. Il avait l’air bien sûr de lui et elle, à sa merci. Quand j’ai vu ça, ça m’a remué. Ca m’a fait quelque chose, peut-être bien de la jalousie, je ne sais pas. Mais je me dis que j’ai peut-être toujours une chance avec elle, parce que j’ai réussi à prendre un café avec elle juste après. Et on a parlé, et c’était chouette. Je revois aujourd’hui son regard intense sur moi, et tout cet éventail d’émotions qui passent sur son visage alors qu’on a parlé de plein de choses, notamment de sa peur de l’eau forcément incompatible avec mon amour pour l’océan. Justement, l’excuse m’a été toute donnée pour la revoir et tout faire pour l’aider à vaincre cette peur. Il me faut simplement du temps pour me refaire du muscle à la jambe plâtrée, et je pourrai la revoir au bord de l’océan, en tête à tête. Et rien que cette idée me donne le sourire, et je sens à nouveau mon cœur s’emballer comme la première fois où j’ai posé les yeux sur elle. Cette jolie brune m’a complètement envouté, je l’admets. Alors cette première sortie avec les copains sur nos planches me motive énormément. Il y a un enjeu qui se cache derrière et qui me donne l’envie de me surpasser. Je vais donner mon maximum pour accélérer cette rééducation et être d’aplomb le plus vite possible. Pour moi, mais aussi pour Daisy. De toute façon, c’est ma cousine Caroline qui s’occupe de ma rééducation et je peux vous dire qu’elle est très insistante sur les efforts à fournir pour que la guérison se déroule pour le mieux. Bon et accessoirement elle est ma confidente et connait déjà la situation avec Daisy… Et cette chipie veut absolument qu’on finisse ensemble. Je dois bien avouer que c’est plaisant d’être encouragé comme ça. Mais bon… advienne que pourra, comme on dit !

Après avoir préparé mon sac de surf et chargé ma planche dans mon pick-up, me voilà au volant en direction de notre spot habituel. J’écoute de la musique en repensant à Daisy et à ce docteur. Je pense que les nanas le trouvent beau gosse, et puis bon… il est docteur. Ca veut dire qu’il a quand même un métier qui fait rêver des millions de demoiselles (et de mesdames et de messieurs, d’ailleurs). Et lui, il ne risque pas sa vie à chaque intervention, donc il a un avantage sur moi. Et il travaille avec Daisy et peut la voir quand il veut. Et ça m’agace… Bon allez, il faut que j’arrête de penser à elle. Alors je monte le son de mon poste qui crache de la musique rock et j’accélère un peu, histoire d’arriver en avance comme prévu, car je sens que l’enfilage de combi néoprène va être coton pour moi avec ma jambe. J’espère que tout se passera bien.

Je gare ma voiture sur la place de parking la plus proche de la plage et me voilà à galérer à enfiler la jambe handicapée dans la combinaison. Rah putain, tu vas rentrer ! je marmonne tout haut alors que deux jolies nanas passent en bikini devant moi et me regardent. Si jamais on peut t’aider… me dit la blonde de façon subjective. Je lève les yeux sur elle et je souris. Autrefois j’aurais pensé préférer qu’elle m’aide à m’enlever la combi plutôt que la mettre, mais ça, c’était avant. Je me contente d’un « merci, ça va aller » et je les congédie.
A force d’acharnement, me voilà fin prêt pour rentrer dans les vagues. J’avance en boitant sur le sable, planche sous le bras, et j’aperçois Derek au loin. Alors je pars le rejoindre. J’aimerais vous dire « je cours » le rejoindre, mais c’est physiquement impossible. Alors me voilà parti vers lui, en clopinant. Le parfum de l’océan remplit mes poumons de son iode et c’est un délice. Le soleil qui se reflète sur la surface ondulée de l’étendue me donne le sourire. Je crois qu’un jour j’écrirai une chanson sur l’océan tellement je l’aime. Hey Derek ! T’es déjà arrivé ! Comment ça va, mon pote ? je fais à mon ami une fois arrivé à son niveau. Je suis vraiment content de le revoir, ça fait un bail. Il est venu me rendre visite à l’hôpital, un peu. Mais je sais qu’avec sa fille, son accident et tout ça, il a d’autres chats à fouetter. C’était vraiment sympa de le voir. T’as l’air en forme, toi, dis-moi ! Je l’envierais presque. Lily est restée à la maison aujourd’hui ? je demande en ne voyant pas sa fille avec lui sur la plage. Il lui est arrivé de venir avec son père et Mia, en plus elle se débrouille comme une chef. Je scrute autour de nous pour voir si Otto est dans les parages. Je scrute également l’océan, des fois qu’il ait pris de l’avance, mais non, il n’est pas encore là. Des nouvelles d’Otto ? je demande, à tout hasard, il a peut-être été pris dans l'un des innombrables embouteillages de la ville.
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Derek Bullock
Admin papa-poule
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DATE D'INSCRIPTION : 08/02/2016
MESSAGES : 640

MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Lun 14 Aoû - 10:31

Cela faisait un sacré moment qu’il rêvait de remonter sur une planche. Avant son agression, il ne passait pas une semaine sans pratiquer son sport favori au moins une fois. Quand Raphaël Grimes avait osé lui tiré deux balles dans le corps – une dans l’épaule et l’autre dans la cuisse – il n’avait pas seulement amoché Derek physiquement et psychologiquement, mais il lui assurait une longue période de convalescence. Loin de l’océan. Loin des vagues. Loin de son univers. Surfer n’était pas seulement un plaisir pour Derek. C’était une échappatoire. C’était son moment. C’était un besoin. C’était vital. Il n’y avait que sur une planche et sur les vagues qu’il pouvait se sentir libre et invincible. Certains trouvaient la paix en écrivant. Certains trouvaient la paix avec la musique. Certains trouvaient la paix en dessinant. Certains trouvaient la paix en randonnant dans les montagnes. Tout le monde avait son petit havre de paix. Derek, lui, il le trouvait sur l’Océan. Oui. Raphaël lui avait pris beaucoup de choses ce jour-là. Avant, Derek ne rêvait jamais – ou ne se souvenait jamais de ses rêves. Avant, Derek n’avait pour seule inquiétude que le bonheur et le bien-être de sa fille. Avant, Derek avait une vie de famille pépère et tranquille – presque trop routinière pour certaines personnes. Avant, Derek adorait son boulot et n’envisageait pas de reconversion. Avant, Derek ne connaissait pas le mot « cauchemar ». Avant, Derek ne connaissait pas le principe d’un « désir de vengeance ». Avant, Derek se contentait de vivre, d’aller bosser, de rentrer cuisiner, d’élever sa fille et de profiter de ses amis. Aujourd’hui, Derek était amoureux d’une femme mariée – l’était-elle toujours ? Ils ne parlaient jamais de Grimes. Aujourd’hui, Derek boitait légèrement, et cela risquait d’être permanent. Aujourd’hui, Derek connaissait la douleur physique. Aujourd’hui, Derek ne s’inquiétait pas seulement du bonheur et du bien-être de sa fille, mais également de cette épée de Damoclès que représentait Raphaël. Aujourd’hui, Derek ne pensait qu’à l’envie de le retrouver, le besoin de le retrouver. Aujourd’hui, Derek imaginait divers scénarios – certains glauques, certains simples – concernant son bourreau. Aujourd’hui, Derek craignait la folie et la violence d’un homme qui ne paierait jamais ses erreurs. Et certainement pas celle de lui avoir tiré dessus. Il avait promis. Il avait promis à Mia qu’il ne le poursuivrait pas. Il l’avait promis parce qu’il l’aimait. Il l’avait promis parce qu’il souhaitait la protéger. Il l’avait promis parce qu’elle méritait une vie paisible et une nouvelle vie à ses côtés. Mais à quel prix ? Les cauchemars ne le quittaient pas, le réveillant en pleine nuit ou au petit matin en sueur et le cœur battant. Ils le réveillaient en panique, le forçant à presque courir dans la chambre de Lily pour s’assurer qu’elle dormait paisiblement et non une arme pointée sur elle. Peut-être n’y penserait-il plus s’il ignorait que Raphaël avait approché sa fille. Mais le fait est qu’il savait. Et cela lui glaçait le sang, le forçant à être plus protecteur encore. Le forçant à garder un œil sur elle plus insistant. Et s’il trouvait le courage de laisser sa fille seule avec Mia, il devait admettre qu’il n’était pas totalement rassuré. Car Mia représentait ce que Grimes désirait et convoitait – du moins quelques semaines plus tôt. Aujourd’hui, il prétendait désirer la laisser libre, désirer la laisser vivre comme elle le méritait. Vraiment ? Après des mois de traque et des mois à vouloir la récupérer coûte que coûte ? Après des mois de violence et de séquestration ? Après avoir causé l’irréparable : attenté à la vie d’un homme innocent ? Derek n’y croyait pas une seconde, et cela l’empêchait de dormir et d’être apaisé.

Seul le surf pouvait l’apaiser. Seul le surf pouvait lui offrir ce sentiment de liberté et de plénitude. Le surf. Et ses amis, à qui il avait tout raconté. Il avait mis le temps, car il estimait qu’il ne s’agissait pas que de SON histoire, mais également celle de Mia et qu’il devait la respecter. Mais Otto et Nate étaient ses meilleurs potes, et il devait en parler à quelqu’un. Il devait se confier. Il devait en parler – ou il deviendrait fou. Il en avait d’abord parlé à Otto lorsque ce dernier était venu le voir chez lui quelques jours plus tôt. Il en avait parlé à Nate lorsqu’il lui avait rendu visite à l’Hôpital – ce dernier également mal en point mais pour une raison beaucoup plus héroïque que lui. Il devait reconnaitre qu’il se sentait légèrement plus serein et plus « libre » depuis qu’il leur en avait parlé. Mais cela n’effaçait pas tout, malheureusement. « Hey Derek ! T’es déjà arrivé ! Comment ça va, mon pote ? » qu’il entend Nate le saluer. Perdu dans ses pensées et enfilant avec quelques difficultés sa propre combinaison, il lui adressa un sourire chaleureux en signe d’accueil. « Hey, tu n’imagines pas à quel point j’ai attendu ce moment. Je suis arrivé il y a une demi-heure, je n’ai jamais mis autant de temps à enfiler une combinaison – même la première fois de ma vie, j’avais été plus rapide – et je sens que ça va être méga dur… mais j’ai quand même hâte, » qu’il confie à son ami qui, il le sait, partage entièrement cette pensée. Ils seraient tous les deux en difficultés mais étaient tous deux trop passionnés pour se laisser abattre et abandonner la partie. C’était sans doute ridicule et idiot, mais de partager une passion avec ses potes, ça offrait une certaine force mentale et physique. « En forme, je ne sais pas, mais motivé… ça tu peux le dire ! Je crois qu’une journée de plus sans monter sur une planche et je devenais fou, » qu’il rigole en exagérant peut-être un peu ses propos. Ou pas. « Non, elle est restée avec Mia – elles avaient une journée shopping de prévue. Soi-disant pour la maison que l’on vient d’acheter, mais je les soupçonne d’en profiter pour faire les boutiques, » lui dit-il l’air de dire « tu connais les femmes ». « Il m’a envoyé un message il y a cinq minutes pour me dire qu’il partait – en retard, on se demande pourquoi – il ne devrait pas tarder. J’espère, plus vite il sera là, plus vite on sera là, » ajoute-t-il en fixant les vagues qui allaient leur faire honneur aujourd’hui. Il respira un bon coup, plutôt heureux d’être ici. « Et toi, comment tu te sens ? » finit-il par lui demander d’un geste de tête à sa jambe blessée. Il l’avait vu quelques jours après qu’on lui avait retiré le plâtre et s’ils avaient un sacré point commun tous les deux excepté leur amour pour le surf, c’était bien la détermination. La douleur ne les arrêtait pas. « Si les filles restent pour te mater, tu réalises que t’as pas le droit à l’erreur, » qu’il le charrie gentiment en riant. Ce furent les rires légèrement soupirés des dites-demoiselles qui annoncèrent l’arrivée d’Otto, plus que le salut de leur ami qui venait d’arriver. « Et que lui ne va pas se priver de se foutre de notre gueule, » qu’il ajoute en souriant de plus belle.

La journée s’annonçait plutôt bonne, même si tenir sur la planche allait s’avérer un véritable défi.



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