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 Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]

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Nathaniel Brady
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DATE D'INSCRIPTION : 03/02/2016
MESSAGES : 561

MessageSujet: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Sam 12 Aoû 2017 - 19:51

Voilà presque deux mois que j’ai failli y rester, lors de cet accident alors que je sauvais le petit Jason des flammes. Une fracture à la cheville, une hanche démise, des côtes cassées et une embolie pulmonaire plus tard, me voilà sur pieds, enfin presque. Il y a trois jours, on m’a enlevé mon plâtre à la jambe, et l’état de ma cheville est assez moche. Mais je m’en fiche, me voilà LIBRE et c’est tout ce qui compte. Trois jours que je m’efforce à marcher lentement mais sûrement, bien que le poids de mon corps sur ma cheville me fait assez mal, mais qu’est-ce que c’est bon de pouvoir marcher sans rien ! Mes débuts à deux pattes ont été un peu laborieux, aujourd’hui je peux me déplacer, en grimaçant certes, mais partant d’un point A, j’atteins le point B sans encombre. Et je travaille mon équilibre, ce qui n’est pas une mince affaire mais depuis aujourd’hui ça va beaucoup mieux. Je peux même conduire, étant donné que ma voiture est une automatique. Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Ce matin, j’ai appelé Otto et Derek pour voir s’ils étaient tentés pour une petite session surf, ce qui m’a énormément manqué durant ma convalescence. J’ai vraiment besoin de me remettre dans le bain, au sens propre comme figuré. Je sais que Derek a besoin de s’y remettre aussi, après son accident. On est de vrais estropiés et j’ai le sentiment qu’Otto va jouer le mono du club du troisième âge, aujourd’hui.

Moralement, tout va bien, très bien, même. En plus de retrouver ma liberté physique, j’ai retrouvé ma liberté matrimoniale. Ellis est partie depuis une semaine, et je me sens tellement heureux et serein que j’ai envie de fêter la vie tout le temps. D’ailleurs je vais devoir organiser une petite célébration pour fêter mon célibat, comme promis. J’ai rêvé de ce moment durant ces derniers mois, et il est enfin arrivé ! D’ailleurs, pour commencer, je pense que ce soir avec Otto et Derek, je peux apporter mon pack de bières, histoire d’ouvrir les hostilités. On verra si on enchaîne sur un petit barbecue ici. Maintenant que la maison n’est habitée que par moi, je peux inviter qui je veux, quand je veux, sans avoir à faire semblant d’aimer une blonde écervelée alors que clairement, je n’avais qu’une envie : l’étriper. Le silence qui règne entre ces murs me fait un bien fou. Et plus d’affaires qui traînent partout, j’ai retrouvé mes marques. Après cette expérience, je me demande si je suis capable de vivre avec quelqu’un un jour. Et pourtant… Depuis que j’ai quitté l’hôpital, Daisy, mon infirmière, me manque. Je l’ai vue il y a trois jours, lorsque je suis retourné là-bas pour me faire retirer le plâtre. Elle discutait avec un jeune docteur, et elle avait l’air plutôt sous le charme. Je n’ai pas osé demander s’il se passait quelque chose entre eux. Il avait l’air bien sûr de lui et elle, à sa merci. Quand j’ai vu ça, ça m’a remué. Ca m’a fait quelque chose, peut-être bien de la jalousie, je ne sais pas. Mais je me dis que j’ai peut-être toujours une chance avec elle, parce que j’ai réussi à prendre un café avec elle juste après. Et on a parlé, et c’était chouette. Je revois aujourd’hui son regard intense sur moi, et tout cet éventail d’émotions qui passent sur son visage alors qu’on a parlé de plein de choses, notamment de sa peur de l’eau forcément incompatible avec mon amour pour l’océan. Justement, l’excuse m’a été toute donnée pour la revoir et tout faire pour l’aider à vaincre cette peur. Il me faut simplement du temps pour me refaire du muscle à la jambe plâtrée, et je pourrai la revoir au bord de l’océan, en tête à tête. Et rien que cette idée me donne le sourire, et je sens à nouveau mon cœur s’emballer comme la première fois où j’ai posé les yeux sur elle. Cette jolie brune m’a complètement envouté, je l’admets. Alors cette première sortie avec les copains sur nos planches me motive énormément. Il y a un enjeu qui se cache derrière et qui me donne l’envie de me surpasser. Je vais donner mon maximum pour accélérer cette rééducation et être d’aplomb le plus vite possible. Pour moi, mais aussi pour Daisy. De toute façon, c’est ma cousine Caroline qui s’occupe de ma rééducation et je peux vous dire qu’elle est très insistante sur les efforts à fournir pour que la guérison se déroule pour le mieux. Bon et accessoirement elle est ma confidente et connait déjà la situation avec Daisy… Et cette chipie veut absolument qu’on finisse ensemble. Je dois bien avouer que c’est plaisant d’être encouragé comme ça. Mais bon… advienne que pourra, comme on dit !

Après avoir préparé mon sac de surf et chargé ma planche dans mon pick-up, me voilà au volant en direction de notre spot habituel. J’écoute de la musique en repensant à Daisy et à ce docteur. Je pense que les nanas le trouvent beau gosse, et puis bon… il est docteur. Ca veut dire qu’il a quand même un métier qui fait rêver des millions de demoiselles (et de mesdames et de messieurs, d’ailleurs). Et lui, il ne risque pas sa vie à chaque intervention, donc il a un avantage sur moi. Et il travaille avec Daisy et peut la voir quand il veut. Et ça m’agace… Bon allez, il faut que j’arrête de penser à elle. Alors je monte le son de mon poste qui crache de la musique rock et j’accélère un peu, histoire d’arriver en avance comme prévu, car je sens que l’enfilage de combi néoprène va être coton pour moi avec ma jambe. J’espère que tout se passera bien.

Je gare ma voiture sur la place de parking la plus proche de la plage et me voilà à galérer à enfiler la jambe handicapée dans la combinaison. Rah putain, tu vas rentrer ! je marmonne tout haut alors que deux jolies nanas passent en bikini devant moi et me regardent. Si jamais on peut t’aider… me dit la blonde de façon subjective. Je lève les yeux sur elle et je souris. Autrefois j’aurais pensé préférer qu’elle m’aide à m’enlever la combi plutôt que la mettre, mais ça, c’était avant. Je me contente d’un « merci, ça va aller » et je les congédie.
A force d’acharnement, me voilà fin prêt pour rentrer dans les vagues. J’avance en boitant sur le sable, planche sous le bras, et j’aperçois Derek au loin. Alors je pars le rejoindre. J’aimerais vous dire « je cours » le rejoindre, mais c’est physiquement impossible. Alors me voilà parti vers lui, en clopinant. Le parfum de l’océan remplit mes poumons de son iode et c’est un délice. Le soleil qui se reflète sur la surface ondulée de l’étendue me donne le sourire. Je crois qu’un jour j’écrirai une chanson sur l’océan tellement je l’aime. Hey Derek ! T’es déjà arrivé ! Comment ça va, mon pote ? je fais à mon ami une fois arrivé à son niveau. Je suis vraiment content de le revoir, ça fait un bail. Il est venu me rendre visite à l’hôpital, un peu. Mais je sais qu’avec sa fille, son accident et tout ça, il a d’autres chats à fouetter. C’était vraiment sympa de le voir. T’as l’air en forme, toi, dis-moi ! Je l’envierais presque. Lily est restée à la maison aujourd’hui ? je demande en ne voyant pas sa fille avec lui sur la plage. Il lui est arrivé de venir avec son père et Mia, en plus elle se débrouille comme une chef. Je scrute autour de nous pour voir si Otto est dans les parages. Je scrute également l’océan, des fois qu’il ait pris de l’avance, mais non, il n’est pas encore là. Des nouvelles d’Otto ? je demande, à tout hasard, il a peut-être été pris dans l'un des innombrables embouteillages de la ville.
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Derek Bullock
Admin papa-poule
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Lun 14 Aoû 2017 - 10:31

Cela faisait un sacré moment qu’il rêvait de remonter sur une planche. Avant son agression, il ne passait pas une semaine sans pratiquer son sport favori au moins une fois. Quand Raphaël Grimes avait osé lui tiré deux balles dans le corps – une dans l’épaule et l’autre dans la cuisse – il n’avait pas seulement amoché Derek physiquement et psychologiquement, mais il lui assurait une longue période de convalescence. Loin de l’océan. Loin des vagues. Loin de son univers. Surfer n’était pas seulement un plaisir pour Derek. C’était une échappatoire. C’était son moment. C’était un besoin. C’était vital. Il n’y avait que sur une planche et sur les vagues qu’il pouvait se sentir libre et invincible. Certains trouvaient la paix en écrivant. Certains trouvaient la paix avec la musique. Certains trouvaient la paix en dessinant. Certains trouvaient la paix en randonnant dans les montagnes. Tout le monde avait son petit havre de paix. Derek, lui, il le trouvait sur l’Océan. Oui. Raphaël lui avait pris beaucoup de choses ce jour-là. Avant, Derek ne rêvait jamais – ou ne se souvenait jamais de ses rêves. Avant, Derek n’avait pour seule inquiétude que le bonheur et le bien-être de sa fille. Avant, Derek avait une vie de famille pépère et tranquille – presque trop routinière pour certaines personnes. Avant, Derek adorait son boulot et n’envisageait pas de reconversion. Avant, Derek ne connaissait pas le mot « cauchemar ». Avant, Derek ne connaissait pas le principe d’un « désir de vengeance ». Avant, Derek se contentait de vivre, d’aller bosser, de rentrer cuisiner, d’élever sa fille et de profiter de ses amis. Aujourd’hui, Derek était amoureux d’une femme mariée – l’était-elle toujours ? Ils ne parlaient jamais de Grimes. Aujourd’hui, Derek boitait légèrement, et cela risquait d’être permanent. Aujourd’hui, Derek connaissait la douleur physique. Aujourd’hui, Derek ne s’inquiétait pas seulement du bonheur et du bien-être de sa fille, mais également de cette épée de Damoclès que représentait Raphaël. Aujourd’hui, Derek ne pensait qu’à l’envie de le retrouver, le besoin de le retrouver. Aujourd’hui, Derek imaginait divers scénarios – certains glauques, certains simples – concernant son bourreau. Aujourd’hui, Derek craignait la folie et la violence d’un homme qui ne paierait jamais ses erreurs. Et certainement pas celle de lui avoir tiré dessus. Il avait promis. Il avait promis à Mia qu’il ne le poursuivrait pas. Il l’avait promis parce qu’il l’aimait. Il l’avait promis parce qu’il souhaitait la protéger. Il l’avait promis parce qu’elle méritait une vie paisible et une nouvelle vie à ses côtés. Mais à quel prix ? Les cauchemars ne le quittaient pas, le réveillant en pleine nuit ou au petit matin en sueur et le cœur battant. Ils le réveillaient en panique, le forçant à presque courir dans la chambre de Lily pour s’assurer qu’elle dormait paisiblement et non une arme pointée sur elle. Peut-être n’y penserait-il plus s’il ignorait que Raphaël avait approché sa fille. Mais le fait est qu’il savait. Et cela lui glaçait le sang, le forçant à être plus protecteur encore. Le forçant à garder un œil sur elle plus insistant. Et s’il trouvait le courage de laisser sa fille seule avec Mia, il devait admettre qu’il n’était pas totalement rassuré. Car Mia représentait ce que Grimes désirait et convoitait – du moins quelques semaines plus tôt. Aujourd’hui, il prétendait désirer la laisser libre, désirer la laisser vivre comme elle le méritait. Vraiment ? Après des mois de traque et des mois à vouloir la récupérer coûte que coûte ? Après des mois de violence et de séquestration ? Après avoir causé l’irréparable : attenté à la vie d’un homme innocent ? Derek n’y croyait pas une seconde, et cela l’empêchait de dormir et d’être apaisé.

Seul le surf pouvait l’apaiser. Seul le surf pouvait lui offrir ce sentiment de liberté et de plénitude. Le surf. Et ses amis, à qui il avait tout raconté. Il avait mis le temps, car il estimait qu’il ne s’agissait pas que de SON histoire, mais également celle de Mia et qu’il devait la respecter. Mais Otto et Nate étaient ses meilleurs potes, et il devait en parler à quelqu’un. Il devait se confier. Il devait en parler – ou il deviendrait fou. Il en avait d’abord parlé à Otto lorsque ce dernier était venu le voir chez lui quelques jours plus tôt. Il en avait parlé à Nate lorsqu’il lui avait rendu visite à l’Hôpital – ce dernier également mal en point mais pour une raison beaucoup plus héroïque que lui. Il devait reconnaitre qu’il se sentait légèrement plus serein et plus « libre » depuis qu’il leur en avait parlé. Mais cela n’effaçait pas tout, malheureusement. « Hey Derek ! T’es déjà arrivé ! Comment ça va, mon pote ? » qu’il entend Nate le saluer. Perdu dans ses pensées et enfilant avec quelques difficultés sa propre combinaison, il lui adressa un sourire chaleureux en signe d’accueil. « Hey, tu n’imagines pas à quel point j’ai attendu ce moment. Je suis arrivé il y a une demi-heure, je n’ai jamais mis autant de temps à enfiler une combinaison – même la première fois de ma vie, j’avais été plus rapide – et je sens que ça va être méga dur… mais j’ai quand même hâte, » qu’il confie à son ami qui, il le sait, partage entièrement cette pensée. Ils seraient tous les deux en difficultés mais étaient tous deux trop passionnés pour se laisser abattre et abandonner la partie. C’était sans doute ridicule et idiot, mais de partager une passion avec ses potes, ça offrait une certaine force mentale et physique. « En forme, je ne sais pas, mais motivé… ça tu peux le dire ! Je crois qu’une journée de plus sans monter sur une planche et je devenais fou, » qu’il rigole en exagérant peut-être un peu ses propos. Ou pas. « Non, elle est restée avec Mia – elles avaient une journée shopping de prévue. Soi-disant pour la maison que l’on vient d’acheter, mais je les soupçonne d’en profiter pour faire les boutiques, » lui dit-il l’air de dire « tu connais les femmes ». « Il m’a envoyé un message il y a cinq minutes pour me dire qu’il partait – en retard, on se demande pourquoi – il ne devrait pas tarder. J’espère, plus vite il sera là, plus vite on sera là, » ajoute-t-il en fixant les vagues qui allaient leur faire honneur aujourd’hui. Il respira un bon coup, plutôt heureux d’être ici. « Et toi, comment tu te sens ? » finit-il par lui demander d’un geste de tête à sa jambe blessée. Il l’avait vu quelques jours après qu’on lui avait retiré le plâtre et s’ils avaient un sacré point commun tous les deux excepté leur amour pour le surf, c’était bien la détermination. La douleur ne les arrêtait pas. « Si les filles restent pour te mater, tu réalises que t’as pas le droit à l’erreur, » qu’il le charrie gentiment en riant. Ce furent les rires légèrement soupirés des dites-demoiselles qui annoncèrent l’arrivée d’Otto, plus que le salut de leur ami qui venait d’arriver. « Et que lui ne va pas se priver de se foutre de notre gueule, » qu’il ajoute en souriant de plus belle.

La journée s’annonçait plutôt bonne, même si tenir sur la planche allait s’avérer un véritable défi.



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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Dim 20 Aoû 2017 - 19:47



« Quatre, trois, deuuux, uuuuuun ! J’arrive ! » Je me mets à courir dans l’escalier de la maison, grimpant les marches quatre à quatre. Puis je me calme en arrivant sur la mezzanine qui donne sur les portes des chambres d’amis. Doucement, j’ouvre la première porte et glisse à l’intérieur de la pièce. Je tire sur la couette posée sur le lit. Rien. Je me mets à quatre pattes, vérifie sous le lit. Personne. Je tourne une fois sur moi-même, attendant un rire étouffé. Toujours rien. Bon, je ressors de la pièce en refermant derrière moi. Et je passe à la suivante, en suivant le même schéma, je vérifie les mêmes choses, mais toujours pas de Kimia. Ca fait une bonne demi-heure qu’on joue à cache-cache dans la maison, et il faut dire qu’elle est plutôt douée dans son genre. J’ai déjà mis dix minutes à la trouver tout à l’heure, alors qu’elle, pour me trouver en à peine une minute, c’était plié. Il faut que je m’inspire d’elle à l’avenir, pour mes prochaines cachettes. C’est fou, on est chez moi et elle connaît mieux les avantages du terrain. Ce devrait être l’inverse. Quoi que tout à l’heure, c’est Guapa qui m’a trahi. J’ai entendu Kimia lui dire de me chercher (et donc tricher ! On cherche tout seul normalement !) et bien évidemment, ma chienne s’est prise au jeu très rapidement et m’a retrouvé en moins de deux. Alors je l’ai mise dans le jardin le temps de reprendre une partie. Je fouille la salle de bains, le dressing, puis je retourne en bas, bredouille. Je me mets à arpenter la cuisine, en ouvrant les placards de rangement, on ne sait jamais ! Cette fille serait assez folle pour se coincer entre les casseroles ! Mais non, ce n’est pas pour cette fois-ci. N’empêche, c’est vraiment bien qu’elle soit prof. Ses horaires sont cool quand elle travaille, et l’été, elle est en vacances, et je peux profiter d’elle et de son temps libre. Bon, toujours de façon chaste, évidemment. Et ça devient très, très compliqué ces derniers temps, j’avoue. Surtout quand elle vient dormir à la maison, qu’elle est super sexy dans son minishort et son t-shirt délavé, qu’elle se colle à moi… Et qu’ensuite elle s’endort, l’air de rien, me laissant dans un état d’excitation assez affolant. Mais je lui pardonne, du moment qu’on se casse à la fin de l’été, tous les deux, je peux être patient. Et frustré.
Et là, je ne la trouve pas, elle n’est pas non plus dans la salle de bains, elle n’est pas dans le salon… Soudain une idée me traverse l’esprit. Peut-être qu’elle se déplace en même temps. Genre là, elle est retournée à l’étage en catimini ! Je ne vais pas m’en sortir. Guapa fait la débile derrière la baie vitrée, elle saute dans tous les sens, langue dehors en aboyant dès qu’elle le peut. Je sors la voir, peut-être que je devrais aussi lui demander de chercher Kimia. Après tout, elle sait qui c’est, et à présent elle connaît très bien son odeur. Dès qu’elle s’aperçoit que je sors, elle se met à tourner en rond sur elle-même. Je la caresse pour la calmer et la voilà qui me tourne autour, en continuant de sauter de temps en temps. « Qu’est-ce qui te met dans cet état ?! » Dis donc. Kimi ne serait-elle pas finalement planquée derrière les buissons du jardin ? Je commence à me diriger vers la haie au fond du jardin, mais Guapa se met à aboyer et reste sur place. Chaud, froid, apparemment je me dirigeais vers le froid. Je reviens sur mes pas, et je la vois courir le long de la maison, je la suis en trottinant derrière elle et je suis obligé de rire lorsque je vois Kimia, dans la piscine, les bras croisés sur le bord, la tête posée dessus qui attent patiemment. « Ouuuh toi ! » Elle se met à rire puis coule sous l’eau avant de ressortir la tête pour me dire : « T’es tellement nul à ce jeu ! » Je retire mon t-shirt, pose mon short dans le même temps et cours en caleçon pour faire une énorme bombe dans la piscine. Elle va voir ce que je vais lui faire ! Je nage dans sa direction et la vois nager dans la direction opposée, mais je suis plus rapide et arrive à saisir sa cheville, je la retiens dans sa fuite, et la tire en agrippant mon autre main à sa hanche. « Je suis quoi ? » je demande à moitié mort de rire, en entendant ses hurlements de fille. Elle finit par laisser tomber, ne lutte plus et enroule ses bras autour de mon cou, déposant un baiser sur mes lèvres, avant de me regarder d’un air malicieux et me dire : « Tu es probablement en retard pour retrouver les garçons. » OH PUTAIN ! Le surf ! Nate et Derek !

Je me dépêche sur la route, après avoir chargé ma planche sur ma nouvelle voiture : une vieille Porsche avec une galerie dessus. Tout pour bien faire ! A un feu, j’en profite pour répondre à Derek qui m’a demandé quand je comptais arriver. Je préviens que j’ai un très léger retard. De toute façon, faut qu’ils s’échauffent les deux vieux, ils n’ont plus la santé ! Bon je déconne, et je les charrie autant que possible, mais j’aurais préféré les voir en pleine forme. Mais bon, ça aurait pu être pire. Alors on se contente de la situation actuelle et de leur état faiblard ! Je me réjouis d’avance en apercevant l’océan, enfin ! Je me gare, sors la combinaison, et l’enfile en moins de deux, en sautillant sur place pour me sentir mieux une fois à l’intérieur. Ca comprime tellement ! Une fois les jambes passées, je laisse le haut traîner, m’avançant, planche sous le bras, sur la plage. Je repère les copains à une centaine de mètres de là, et je commence à trottiner vers eux, trop heureux de pouvoir enfin rejouer dans les vagues en leur compagnie. « Salut les éclopééés ! » je me mets à gueuler, le sourire me fendant le visage en deux. Deux blondes se pavanent sur une serviette alors que je m’approche des gars, et je leur adresse à peine un regard. Ma nana, elle surfe, elle fait pas que parfaire son bronzage. Potiches !
« … Et que lui ne va pas se priver de se foutre de notre gueule » Je leur envoie un grand sourire, avant d’ajouter : « Qu’est-ce que tu dis ? Moi, me foutre de vous deux, non, c’est pas mon genre. » Je pose ma planche sur le sable et jette un coup d’œil aux belles vagues qui viennent s’échouer sur la plage. Je me tourne vers mes potes, tout sourire, toujours. « Bon alors, qu’on mette les choses au clair : je suis pas arrivé en retard, je vous ai laissé le temps de vous échauffer, et j’espère que vous êtes prêts. » Je m’étire en me hissant sur la pointe des pieds. « Ok, j’avoue, c’est la faute de Kimia. Elle a dormi à la maison, elle arrêtait pas de me dire ce matin « oh non, ne pars pas, laisse tomber les garçons, reste avec moi et mon corps de rêve.. » Et j’ai dit non. Vous voyez comme je vous aime, hein ! » Je dis en prenant un air sérieux et les menaçant de mon index tendu vers eux, si l’un d’eux décide de ne pas me croire, ou me traiter de menteur.  « Alors ! Première leçon, allongez-vous sur la planche, pas d’histoire ! Je ne veux rien entendre, on reprend depuis le début ! » Et pour me marrer, je me jette à plat ventre sur ma planche, posée sur le sable, en bougeant mes bras comme si j’étais réellement en train de ramer pour m’avancer au-delà des vagues.
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Lun 28 Aoû 2017 - 18:09

Comme ça me fait plaisir de le revoir, ce bon vieux Derek ! C’est marrant, en très peu de temps, il a pris une place énorme dans mon cercle d’amis. Avec Otto, on forme un sacré trio, je me sens super bien quand je suis avec eux. Hey, tu n’imagines pas à quel point j’ai attendu ce moment. Je suis arrivé il y a une demi-heure, je n’ai jamais mis autant de temps à enfiler une combinaison – même la première fois de ma vie, j’avais été plus rapide – et je sens que ça va être méga dur… mais j’ai quand même hâte. Je peux pas m’empêcher de rigoler à sa petite plainte au sujet de la combinaison. M’en parle pas, j’ai trop galéré à enfiler la mienne, ça m’a fait un mal de chien ! Mais en contrepartie, les demoiselles là-bas ont proposé de m’aider, alors bon, je vais pas me plaindre, je termine en plaisantant et en montrant du menton les jolies filles pas très loin de nous. Et pareil, j’ai super hâte, mais je sais pas toi, moi j’ai quand même une petite appréhension. Je marche à peine sans béquilles alors je crois que pour toi, ce sera fingers in the nose. Parce que lui, il a l’air en bien meilleure forme, et c’est ce que je lui dis. En forme, je ne sais pas, mais motivé… ça tu peux le dire ! Je crois qu’une journée de plus sans monter sur une planche et je devenais fou. Et moi donc. Ouais, ça fait un bail que t’as pas touché une planche de surf. Quand je déprimais à l’hosto, je fermais les yeux, et je m’imaginais sur ma planche, à Hawaï. Trop le kiff ! J’ai vraiment hâte d’y retourner cette année ! Chaque année, je me paie un voyage à Hawaï. En fait, j’ai rencontré un local de là-bas qui est devenu mon ami. Et on fait des échanges de maison. La sienne est perdue au milieu de nulle part mais j’adore ça, ça dépayse franchement. Lui, il est content de mettre les pieds sur le continent, mais je sais qu’il est toujours heureux de retourner sur son archipel. Et comme je le comprends ! C’est magnifique là-bas, si seulement je pouvais m’installer là-bas, ce serait un peu mon rêve. Et devinez qui vient en partie de là-bas ? Daisy ! J’ai fini par lui poser la question sur ses origines. Elle est tellement magnifique et exotique, je me suis toujours demandé d’où elle venait. Et son père est hawaïen, figurez-vous ! Forcément que je tombe amoureux d’elle ! Elle est tout ce que j’aime et me vend du rêve dès que je pose les yeux sur elle. Je suis sacrément atteint, bien plus que je ne l’avais imaginé. Vous m’auriez vu après le tête à tête que j’ai eu avec elle à la cafétéria, quand je suis allé faire retirer mon plâtre, j’étais complètement excité. Un regain d’espoir m’avait envahi, et finalement, je suis plein de détermination à la séduire. Je sais que si je n’essaie pas, je le regretterai. Mais je sais aussi que je dois y aller mollo avec elle, par rapport à son passé. J’ai cru comprendre qu’elle avait eu une histoire plutôt difficile et je ne veux absolument pas faire l’imbécile avec elle.
Je finis par demander à Derek des nouvelles de sa fille, comme elle n’est pas là avec nous. Non, elle est restée avec Mia – elles avaient une journée shopping de prévue. Soi-disant pour la maison que l’on vient d’acheter, mais je les soupçonne d’en profiter pour faire les boutiques. Je tourne la tête immédiatement vers lui. Ah ça y est ! Vous l’avez achetée ! Je savais qu’ils avaient le projet d’acheter une maison ensemble, mais avec mes deux mois à l’hôpital, pas facile de suivre les histoires et les grandes nouvelles comme ça. Félicitations alors ! Vous l’avez trouvée où finalement ? Et question cruciale : c’est pour quand la crémaillère ? Si tu crois que tu vas passer au travers, tu te mets le doigt dans l’œil, Der. Je rigole et je suis tout joyeux à l’idée de faire la fête avec les copains. Otto aussi nous doit une fiesta, puisqu’il va se tailler en Allemagne avec sa dulcinée, quant à moi, ce week-end, je fête mon célibat ! Ellis est ENFIN partie ! Je suis d’une humeur, mais laisse tomber ! je termine tout joyeux. J’espère que t’es là ! Mia aussi, elle est la bienvenue. Lily peut venir, mais je pense qu’elle a peut-être pas envie de voir des adultes alcoolisés… Je l’invite par politesse, mais je sais que c’est pas trop l’endroit rêvé pour une petite fille. Ma mère peut la garder, si tu veux, elle sera ravie de s’en occuper, si t’es en rade de baby-sitter. Ma mère adore les enfants. Il m’informe qu’Otto aura du retard, c’est ce que je pensais, alors on continue nos retrouvailles à deux. Et toi, comment tu te sens ? Je souris, encore un peu sur mon nuage de bonheur post-tête à tête avec Daisy. Ca va impec. Je travaille bien la cheville, Caro, tu sais, c’est ma cousine kiné, elle me fait travailler à fond. Elle sait que je veux récupérer le plus vite possible, et là je tente le surf, mais je suis pas convaincu d’être assez rétabli pour en faire. Je sens que je vais souffrir… Je tiens à peine debout en marchant alors l’équilibre sur la board va être assez compliqué à obtenir. Mais on verra. Rien que d’être dans l’eau, je crois que ça va me faire vachement de bien. Et puis sinon, avec le départ d’Ellis, c’est le pied ! Tu peux pas savoir comment c’est génial, j’ai l’impression de retrouver ma liberté ! Et puis y a Daisy, tu sais, ma belle infirmière – Derek était venu me voir à l’hôpital, alors il l’a rencontrée – je vais la revoir bientôt hors contexte hôpital, ça me fait super plaisir. Et un sourire se dessine sur mes lèvres en pensant à elle. Si les filles restent pour te mater, tu réalises que t’as pas le droit à l’erreur, me charrie-t-il, ce à quoi je hausse les épaules. A vrai dire, je m’en fiche un peu, d’elles. Et que lui ne va pas se priver de se foutre de notre gueule, j’entends les nanas d’à côté glousser et ça me rend curieux de les voir reluquer notre ami qui est en train d’arriver. Il a l’air tout content, ça fait plaisir à voir. Salut les éclopééés ! Non mais il se croit où ? Qu’est-ce que tu dis ? Moi, me foutre de vous deux, non, c’est pas mon genre. J’explose de rire, et je viens faire une accolade à mon pote. Oh t’inquiète, on se vengera au bon moment ! je lui fais, espiègle. Bon alors, qu’on mette les choses au clair : je suis pas arrivé en retard, je vous ai laissé le temps de vous échauffer, et j’espère que vous êtes prêts. On le regarde faire ses étirements avant de rentrer dans le bain. Ok, j’avoue, c’est la faute de Kimia. Elle a dormi à la maison, elle arrêtait pas de me dire ce matin « oh non, ne pars pas, laisse tomber les garçons, reste avec moi et mon corps de rêve.. » Et j’ai dit non. Vous voyez comme je vous aime, hein ! Je suis à nouveau mort de rire et heureux d’être là avec mes deux potes, à plaisanter. Putain ça m’a trop manqué, ça, les mecs ! je pense tout haut, le sourire aux lèvres. Je vais quand même appeler Kimi tout à l’heure pour être sûr que ta version est la bonne, je glisse à Otto, à moitié en rigolant. Mais je vois qu’il a envie de faire le pitre encore un peu, alors il enchaine en se prenant pour notre prof de surf. Alors ! Première leçon, allongez-vous sur la planche, pas d’histoire ! Je ne veux rien entendre, on reprend depuis le début ! Je souris à Otto, et d’un signal à Derek pour l’inviter à me suivre, je commence à marcher vers l’eau, laissant Otto comme un con sur sa planche à ramer sur le sable. Entraine-toi à ça, t’as raison, et quand tu seras prêt, tu pourras nous rejoindre. Par contre, il va falloir que tu enfiles un gilet de sauvetage, mon garçon. Ta maman nous a bien dit que tu n’étais pas encore complètement à l’aise dans l’eau. Planche sous le bras, cheville faible, je m’élance vers les vagues à quelques mètres de nous. Et quel bonheur ! Mais quel bonheur ! Et aïe ça tire dans la cheville, mais la douleur passera. Lorsque l’eau atteint le bon niveau, je m’allonge sur ma planche et je commence à ramer. Je sais que mes deux acolytes ne sont pas très loin de moi. Les rayons du soleil en face de nous m’incitent à ramer encore, comme si je pouvais m’approcher de l’astre doré. Pour le moment, ramer est facile. Le premier piqué canard arrive et ça se complique déjà pour moi, étant donné que je dois tenir ma planche avec les pieds. Je serre les dents lorsque la douleur fulgurante me saisit, et ma tête sort enfin de l’eau et ma position redevient agréable. Les autres piqués canard m’ont fait la même chose, mais je m’habitue et je finis par m’arrêter, pour me poser assis, les pieds dans l’océan. Je prends une grande inspiration pour profiter de cet instant et je ferme les yeux, face au soleil, réchauffé par ses rayons. Et je me dis que j’ai de la chance d’être là, toujours vivant, passant un bon moment avec mes deux potes. J’ai frôlé la mort par deux fois en moins de deux mois et je suis toujours là, et j’ai l’impression que l’avenir me tend les bras. L’optimisme m’a envahi au fil des semaines et depuis le départ d’Ellis et l’espoir qu’un jour je puisse être avec Daisy, j’ai envie de dévorer la vie. Otto et Derek m’ont rejoint et je fais mes invitations officielles pour ma fête de ce week-end. Otto, je disais à Derek avant que t’arrives que j’organisais une teuf samedi pour fêter mon divorce, tu viendras avec Kimi, j’espère !? Et invitez qui vous voulez, j’ai envie de bien célébrer ça, j’ai besoin de me dépenser, les mecs. J’ai l’impression d’avoir été emprisonné dans ma vie et dans mon corps pendant trop longtemps. J’ai une telle soif de liberté que la perspective de me saouler à la fête et de me laisser complètement aller m’enchante.
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Derek Bullock
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Mer 30 Aoû 2017 - 20:09


Ils n’avaient pas eu l’occasion de se réunir tous les trois depuis des mois – entre l’agression de Derek, le futur départ d’Otto à organiser et l’accident plutôt grave de Nate, la vie était parfois dure ! Ils avaient chacun eu une vie mouvementée, pour des raisons différentes, et s’ils étaient parvenus à se tenir au courant de ce qui se passait dans les vies des uns et des autres, ils n’avaient pas réalisé à quel point le temps passait vite et à quel point ça manquait de ne pas se voir ainsi. Derek le ressentait d’autant plus maintenant, il avait le sentiment de retomber sur ses pattes, d’être à sa place, de se retrouver. S’il avait une énorme boule d’amour parfois qui le submergeait pour sa fille – et même pour Mia – à cet instant il en avait une énorme pour ses deux potes qui lui apportaient bien plus qu’ils ne le sauraient jamais. Il n’avait pas à le dire, ils savaient tous les trois ce qu’il en était – contrairement aux femmes qui avaient quasiment chaque fois un besoin inconditionnel d’exprimer leurs sentiments à tout va – mais ça faisait leur charme. « M’en parle pas, j’ai trop galéré à enfiler la mienne, ça m’a fait un mal de chien ! Mais en contrepartie, les demoiselles là-bas ont proposé de m’aider, alors bon, je vais pas me plaindre. Et pareil, j’ai super hâte, mais je sais pas toi, moi j’ai quand même une petite appréhension. Je marche à peine sans béquilles alors je crois que pour toi, ce sera fingers in the nose, » que lui dit son ami toujours sourire néanmoins. Ils le savent tous les deux, la partie n’est pas gagnée et ils vont avoir l’impression sans doute de n’avoir jamais surfé de leur vie jusque-là. « Et tu ne les as pas laissé faire ? » qu’il lui lance en haussant un sourcil surpris et sceptique. Nate était un sacré tombeur, et bien qu’il ait un certain respect pour les femmes, Derek est habitué à le voir les aimer toutes, sans exception. S’attacher et tomber amoureux, il le sait, il a assez donné et assez perdu. S’il arrive à comprendre son attitude, ils ne sont pas fait pareil car Derek est plutôt solitaire et du genre à ne pas profiter de la gente féminine – cela dit, il a une petite fille à charge aussi, ça aide à calmer les ardeurs. « Ne parle pas trop vite quand même… je boite seulement et j’arrive à me tenir debout, mais mon épaule… » qu’il explique en grimaçant, car son épaule lui cause bien plus de souci que sa cuisse. « Je sens que je vais galérer juste pour me mettre debout sur ma planche. Vous allez me voir surfer sur les fesses et je vais en entendre parler des jours et des semaines entières, » qu’il rigole néanmoins car si les situations étaient inversées, il en ferait autant avec ses potes. Il y avait certains mots, certaines choses que l’on ne pouvait faire qu’avec un certain nombre de personnes restreints. Nate et Otto en faisaient indéniablement partie. « Ouais, ça fait un bail que t’as pas touché une planche de surf. Quand je déprimais à l’hosto, je fermais les yeux, et je m’imaginais sur ma planche, à Hawaï. Trop le kiff ! J’ai vraiment hâte d’y retourner cette année ! » Ils se comprenaient tellement, surtout quand on était privés pendant aussi longtemps de ce qui pouvait nous rendre heureux. Mia comprenait à sa manière, mais elle ne pouvait pas vraiment comprendre – seuls des passionnés de surf pouvaient comprendre. « Quand tu déprimais à l’hosto ? Avec des infirmières à ta disposition et aux petits soins ? » qu’il le taquine un peu avant de lui donne un léger coup d’épaule pour rire. « L’Hôpital, c’est sans doute l’endroit le plus déprimant au monde, même si on fait tout pour que tu sois bien et que ça ne soit pas trop difficile – quoi, faut bien que je défende un peu mon lieu de travail, » qu’il rit encore. « Mais je préfère largement porter la blouse blanche plutôt que d’être cloué dans un lit à les voir défiler, » qu’il compatit pour son ami. Lui-même était resté plusieurs semaines dans ce lit, à déprimer et à accumuler cauchemars quant à son agresseur. Il n’en avait parlé qu’à Otto pour l’instant, lorsqu’il était venu la semaine dernière le voir. Mais Nate était au courant aussi, ils s’étaient parlés au téléphone dans la foulée. Mais il n’était pas encore capable d’en parler à Mia – la principale concernée. Et il savait déjà que ses amis lui conseilleraient de le faire, surtout qu’ils venaient de s’engager dans quelque chose d’important. « Ah ça y est ! Vous l’avez achetée ! » Il l’avait achetée, oui, car ils n’étaient pas mariés. C’était un peu compliqué à ce niveau-là, car ils ne parlaient pas de Raphaël et du divorce… officiellement, elle ne lui appartenait donc pas. Officiellement, ils ne pouvaient pas acheter de maison ensemble. Ils l’avaient donc mise à son nom à lui, et ils aviseraient au fil du temps. Elle l’avait plutôt bien accepté, tant qu’ils étaient ensemble, c’était tout ce qu’il comptait. « On a signé il y a cinq jours environ, » qu’il lui dit tout sourire. « A quinze minutes à pieds de l'océan, en hauteur loin du quartier chaud de Venice Beach, dans une maison ultra-lumineuse, associant l’ancien et le moderne. J’avoue que Mia nous a trouvé le meilleur endroit au monde pour y vivre. Lily adore et ça lui permet de rester dans son école – je tenais quand même pas à la faire changer, elle a eu suffisamment de changements ces derniers années, » qu’il explique naturellement avec le déménagement de Chicago à Los Angeles. Plus la perte de sa maman. « Félicitations alors ! Vous l’avez trouvée où finalement ? Et question cruciale : c’est pour quand la crémaillère ? Si tu crois que tu vas passer au travers, tu te mets le doigt dans l’œil, Der. Otto aussi nous doit une fiesta, puisqu’il va se tailler en Allemagne avec sa dulcinée, quant à moi, ce week-end, je fête mon célibat ! Ellis est ENFIN partie ! Je suis d’une humeur, mais laisse tomber ! » Derek ne peut s’empêcher de rire devant tant d’enthousiasme de la part de son pote, sa bonne humeur, son humour bon sang ça lui avait manqué ! Pourquoi avaient-ils attendu autant de temps pour passer un moment ensemble – grâce à eux il n’aurait pas eu autant de pensées négatives. Ils l’auraient reboosté, ils l’auraient soulevé et l’auraient secoué pour qu’il réagisse. Peut-être n’était-il pas trop tard pour ça… mais à l’heure actuelle, il préférait garder le sourire et profiter de l’instant présent, de la bonne humeur et de leurs retrouvailles avec l’océan. « La crémaillère, compte sur Lily et Mia pour organiser ça – ça sera sans doute moins intense que ta soirée de célibat, mais… promis c’est dans nos plans une fois qu’on sera bien installés. Otto qui se barre en Allemagne… je sais pas toi, mais j’ai un petit pincement au cœur quand même, même si c’est que temporaire. Imagine qu’il tombe amoureux de la ville et ne revienne pas, » qu’il lance d’un coup en laissant un instant le silence planer, le temps que cette idée fasse son petit bonhomme de chemin. Avant de regarder Nate et de hocher la tête négativement. « Impossible, » qu’il dit simplement. « Quand tu dis qu’elle est partie, elle est PARTIE ? Genre, de ta vie ? Genre, divorce et liberté ? » qu’il lui demande pour bien apprécier la chose. Depuis qu’il connait les circonstances de ce mariage fictif, il ne voyait plus Ellis comme la femme qui pouvait rendre heureux son ami – mais comme celle qui lui faisait vivre un enfer. Impossible d’adhérer et d’apprécier dans ces cas-là. « Alors là, compte-sur moi pour fêter ça, » qu’il lui dit en riant de bon cœur. « J’espère que t’es là ! Mia aussi, elle est la bienvenue. Lily peut venir, mais je pense qu’elle a peut-être pas envie de voir des adultes alcoolisés… » Il pense surtout que Derek n’a pas envie que sa fille voit des adultes alcoolisés. « Ma fille voit Otto et toi comme ses héros – alors qu’avant j’étais le seul, » qu’il lance comme un faux reproche. Au fond, il est méga content que sa fille adore ses amis, et vice et versa. « Ma mère peut la garder, si tu veux, elle sera ravie de s’en occuper, si t’es en rade de baby-sitter. » A vrai dire, il l’était. Mia était la baby-sitter de Lily depuis près d’un an maintenant, ou presque. A présent, elle avait des projets de vie et elle n’était plus la baby-sitter. Elle était bien plus. « Si elle en serait ravie, je pense que Lily le serait aussi. Elle adore ta mère, » qu’il ajoute naturellement. Lily était d’une nature joyeuse, spontanée et il était difficile de ne pas l’aimer, comme il était difficile pour la petite fille de 10 ans de ne pas aimer une personne. Elle adorait tout le monde… « Parce que j’imagine que tu n’as pas envie que ta mère voit son fils trop alcoolisé… et surtout entouré de belles femmes, » qu’il lui lance avec humour. Le célibat, Nate le fêterait bien volontiers, non ? D’ailleurs, il lui apporte quelques dernières nouvelles croustillantes. « Ca va impec. Je travaille bien la cheville, Caro, tu sais, c’est ma cousine kiné, elle me fait travailler à fond. Elle sait que je veux récupérer le plus vite possible, et là je tente le surf, mais je suis pas convaincu d’être assez rétabli pour en faire. Je sens que je vais souffrir… Je tiens à peine debout en marchant alors l’équilibre sur la board va être assez compliqué à obtenir. Mais on verra. Rien que d’être dans l’eau, je crois que ça va me faire vachement de bien, » qu’il lui raconte et que Derek écoute attentivement tout en terminant de fermer sa combinaison – car oui, il est lent avec son épaule douloureuse. « Et puis sinon, avec le départ d’Ellis, c’est le pied ! Tu peux pas savoir comment c’est génial, j’ai l’impression de retrouver ma liberté ! Et puis y a Daisy, tu sais, ma belle infirmière » qu’il lui dit avec le sourire. Il pourrait dire également « les étoiles pleins les yeux » mais ça perdrait de sa virilité et ça faisait bizarre de dire ça pour un homme – surtout pour Nate. Il n’était pas encore sûr de ce qu’il pensait de la belle Daisy. Il la connaissait évidemment, ils bossaient ensemble depuis son arrivée à l’Hôpital près de deux ans maintenant. Ils ne se voyaient pas non plus tous les jours, car Derek changeait souvent de service, mais ils se connaissaient suffisamment pour échanger quelques cafés à la salle de pose, parler de tout et de rien et pour que Daisy connaisse également Lily. « Je vais la revoir bientôt hors contexte hôpital, ça me fait super plaisir. » Pas besoin de le dire, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Qui était-il pour juger son coup de cœur ? Personne, lui-même avait eu le sien pour sa baby-sitter et il l’avait eu plutôt rapidement. Le premier jour, à bien y penser. « J’ai l’impression que la belle infirmière a plus d’effet que les jolies demoiselles prêtes à t’aider à enfiler ta combi’, » qu’il lui dit le sourire en coin. « C’est à cause de toi que Daisy esquive un peu nos discussions alors, » qu’il rajoute faussement outré. « Elle doit pas oser me parler de toi, de peur de dire un truc de travers ou un truc que tu pourrais chercher à me faire répéter, » qu’il termine en riant légèrement. La vérité était plutôt que Derek ne reprendrait le boulot que d’ici deux jours. Il n’avait pas eu l’occasion de revoir la belle infirmière encore. « Et vous allez faire quoi, hors contexte hôpital ? Si ce n’est pas indiscret, » qu’il ajoute avec un léger sourire, l’air de dire « même si c’est indiscret, vas-y dis moi tout ». Mais le trio se complète d’un coup avec l’arrivée du retardataire, et la journée peut réellement commencer. « Salut les éclopééés ! Qu’est-ce que tu dis ? Moi, me foutre de vous deux, non, c’est pas mon genre. » C’est totalement son genre. Mais ça les fait marrer aussi, c’est de bonne guerre. « Bon alors, qu’on mette les choses au clair : je suis pas arrivé en retard, je vous ai laissé le temps de vous échauffer, et j’espère que vous êtes prêts, » qu’il leur dit sur un ton super sérieux, mais auquel ils ne croient pas une seconde. Derek lui adresse un regard qui veut d’ailleurs tout dire, genre « mais bien sûr, cause toujours ». « Ok, j’avoue, c’est la faute de Kimia. Elle a dormi à la maison, elle arrêtait pas de me dire ce matin « oh non, ne pars pas, laisse tomber les garçons, reste avec moi et mon corps de rêve.. » Et j’ai dit non. Vous voyez comme je vous aime, hein ! » Il ne peut s’empêcher d’éclater de rire face à l’humour de son pote. Qu’il allait lui manquer mine de rien pendant des mois. Et pas qu’à lui clairement. « Putain ça m’a trop manqué, ça, les mecs ! Je vais quand même appeler Kimi tout à l’heure pour être sûr que ta version est la bonne » que lance Nate dans l’hilarité générale. « J’avoue que j’aurais plutôt tendance à croire que tu voulais rester avec elle et son corps de rêve, mais qu’elle t’a rappelé de partir et de nous rejoindre, » qu’il remet les choses dans l’ordre, non sans rire. Un homme pouvait difficilement refuser de rester avec la femme qu’il aimait si elle lui demandait, corps de rêve à l’appui, de rester et profiter d’elle… Soyons honnêtes. « Alors ! Première leçon, allongez-vous sur la planche, pas d’histoire ! Je ne veux rien entendre, on reprend depuis le début ! » que leur ami commence déjà à leur faire la misère en se foutant de leurs gueules. Derek suit naturellement Nate qui s’est avancé vers l’Océan, en laissant Otto dans sa solitude ridicule – mais amusante faut bien le dire. « Entraine-toi à ça, t’as raison, et quand tu seras prêt, tu pourras nous rejoindre. Par contre, il va falloir que tu enfiles un gilet de sauvetage, mon garçon. Ta maman nous a bien dit que tu n’étais pas encore complètement à l’aise dans l’eau. » Éclats de rire. « Je te promets que t’auras de quoi te foutre de ma gueule dans quelques minutes, t’as vu à quel point je t’aime ? » qu’il balance à Otto pour rebondir sur le même humour que lui plus tôt. « Comme je disais à Nate, je risque de surfer sur les fesses aujourd’hui. T’as pas apporté ta Gopro pour faire le malin et mémoriser tout ça ? » qu’il le charrie gentiment. En vérité, il se prépare psychologiquement à rencontrer la difficulté qui l’attend. Il lui faut rencontrer l’eau. Il lui faut avancer, en boitant légèrement mais ça il le gère bien. Il lui faut traverser les vagues qui viennent s’échouer. Il lui faut ramer, avec les bras. Et ça… c’est le véritable challenge. S’il ne parvenait même pas à ramer, il ne parviendrait pas plus à surfer. Mais déterminé, il était prêt à avoir mal pour rejoindre Nate qui s’était déjà lancé. Pas réfléchir. Pas penser. Pas hésiter. Alors il se lance. Il ne réfléchit pas. Il ne pense pas. Il n’hésite pas. La douleur est plutôt vive, mais il la supporte tandis que l’eau l’envahit. Le bonheur d’être là prend tout l’espace et il ne se laisse pas impressionner par ce qui le retient, par ce qui lui fait mal. Les gestes reviennent naturellement, bien qu’accompagnés d’un coup de poignard dans l’épaule à chaque mouvement qu’il fait. Au bout de quelques minutes, il rejoint ses amis et s’installe assis sur sa planche, douloureux mais plus heureux que jamais d’être là. « Otto, je disais à Derek avant que t’arrives que j’organisais une teuf samedi pour fêter mon divorce, tu viendras avec Kimi, j’espère !? Et invitez qui vous voulez, j’ai envie de bien célébrer ça, j’ai besoin de me dépenser, les mecs. J’ai l’impression d’avoir été emprisonné dans ma vie et dans mon corps pendant trop longtemps. » « On invite qui on veut, tu veux parler de femmes ? » qu’il le taquine de nouveau. « Je peux inviter Daisy, si tu ne l’as pas déjà fait, » qu’il ajoute avec un regard prononcé à Otto – ils se comprenaient tous les deux.


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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Jeu 14 Sep 2017 - 11:44



Je débarque, à la bourre. Mais l’avantage c’est que j’arrive un peu comme le messie pour mes deux potes ! Sans moi, ils sont paumés les deux cocos ! J’aime le croire. Et en les sachant tout boiteux, je me dis que je ne suis certainement pas loin de la vérité en ce moment. Alors j’arrive, dans la bonne humeur – parce que Kimi m’a fait des tas de mimis ce matin et qu’elle n’a pas brûlé une énième poêle en essayant de préparer des pancakes – et avec une super forme, genre forme olympique. Et quand je suis dans cet état, je raconte des conneries à longueur de temps. J’adore ça. Faire le pitre est ma seconde nature, depuis tout petit. Et quelques décennies plus tard, c’est toujours pareil. Mes potes sont bon public, ou alors on a vraiment le même humour à la con, si bien qu’ils sont morts de rire dès que j’ouvre la bouche. « Putain ça m’a trop manqué, ça, les mecs ! » Je me doute bien ! Parce qu’à moi aussi, ça m’a manqué nos sorties, et là, ça sent bon la grosse journée surf et la grosse marrade ! Je leur raconte des conneries sur la raison de mon retard, et je sais pertinemment que je ne suis pas crédible pour un sou. Ils savent assez bien à quel régime je me tiens depuis plus d’un mois maintenant : l’abstinence. Et à quel point c’est compliqué avec une Kimia aussi jolie qui me traîne dans les pattes. Alors si elle avait réellement insisté pour que je profite d’elle et de son corps, je peux assurer que je ne serais pas là, désolé les potes ! « Je vais quand même appeler Kimi tout à l’heure pour être sûr que ta version est la bonne. » - « J’avoue que j’aurais plutôt tendance à croire que tu voulais rester avec elle et son corps de rêve, mais qu’elle t’a rappelé de partir et de nous rejoindre. » Et voilà, qu’est-ce que j’avais dit ? Je savais que j’allais être grillé direct. « Bien vu les copains ! Je fais que baver en ce moment quand je la regarde déambuler dans la maison, j’en peux plus. » Je secoue la tête, désespéré et désemparé. « Pas la peine de vérifier auprès d’elle, je suis le seul fautif pour mon retard ! » je dis avec un sourire amusé cette fois, en levant les mains en l’air, plaidant coupable.
Maintenant que les choses sont claires, je peux continuer à les taquiner un peu, et je m’en donne à cœur joie, en les prenant pour les touristes que l’on voit chaque été, plein d’espoirs pour exceller dans la discipline, en commençant par apprendre les basiques depuis la plage. Sauf que.. Ces deux salauds se carapatent dès que je commence à me moquer d’eux. « Entraine-toi à ça, t’as raison, et quand tu seras prêt, tu pourras nous rejoindre. Par contre, il va falloir que tu enfiles un gilet de sauvetage, mon garçon. Ta maman nous a bien dit que tu n’étais pas encore complètement à l’aise dans l’eau. » - « File moi des brassaaards ! » je gueule alors qu’il se tire ! Je suis écroulé de rire sur ma planche à plat ventre en laissant retomber mes bras sur le sable. C’est au tour de Derek de se moquer de moi maintenant. « Je te promets que t’auras de quoi te foutre de ma gueule dans quelques minutes, t’as vu à quel point je t’aime ? Comme je disais à Nate, je risque de surfer sur les fesses aujourd’hui. T’as pas apporté ta Gopro pour faire le malin et mémoriser tout ça ? » Je pousse sur mes bras me redresse et attrape ma planche, attachant le leash à ma cheville. « C’est ça, tirez-vous, bande de trous de balle ! » je gueule en riant. Puis Derek s’éloigne vraiment, alors je gueule encore plus pour que ma voix lui parvienne à travers le bruit des vagues. « Pas de GoPro, c’est bien dommage ! » On aurait pu ressortir ces vidéos à leur anniversaire ! Et je file à mon tour, les vagues venant s’écraser contre moi dès que je glisse dans l’océan. Sans attendre, je grimpe sur ma planche, tout allongé et je rejoins les gars, en ramant, passant sous les vagues au bon moment, pour finalement arriver derrière le mouvement où les vagues qui seront prochainement à prendre se créent. La sensation est tellement agréable, glisser dans l’eau, en ressortir, se faire balancer par le mouvement de l’océan, l’odeur de l’iode, le goût de sel dans la bouche. Je m’assoie à mon tour sur sa planche, les pieds dans l’eau, profitant du répit avant de me lancer à l’assaut des vagues. Je suis tellement content d’être avec les gars aujourd’hui : ça faisait un moment que je surfais tout seul. Ou avec Kimia, et c’était de super sorties d’ailleurs. Ca m’a rappelé tellement de bons souvenirs, de notre adolescence. En plus elle se débrouille comme une chef. Ce qui est particulièrement intéressant parce qu’elle est d’une maladresse légendaire en temps normal. Mais il faut croire que lorsqu’elle est dans son élément, rien ne l’arrête. Enfin, aujourd’hui elle n’est pas là, et j’ai deux handicapés en guise de compagnons ! J’espère qu’ils vont vite reprendre du poil de la bête. « Otto, je disais à Derek avant que t’arrives que j’organisais une teuf samedi pour fêter mon divorce, tu viendras avec Kimi, j’espère !? Et invitez qui vous voulez, j’ai envie de bien célébrer ça, j’ai besoin de me dépenser, les mecs. J’ai l’impression d’avoir été emprisonné dans ma vie et dans mon corps pendant trop longtemps. » Aaaah ! Une petite fiesta en prévision. Je suis chaud, toujours. « Ouais, je lui en parlerai, mais je pense que c’est bon, tu peux la compter pour le barbecue ! Et je risque pas d’inviter trop de filles, Kimia est un peu à cran, alors si je ramène des copines avec qui ça a pas toujours été tout innocent… » je dis avec un sourire tirant sur la grimace. Oui, je risquerai de me faire taper sur les doigts ! « Sinon je peux inviter Lou, mais elle va te piquer les gonzesses, ça va te rendre dingue ! » je finis par dire, le rire dans la voix. Ca me fait penser que je ne leur ai pas dit pour l’autre soir, lorsqu’elle a débarqué chez moi et ruiné mon plan, et ma nuit avec Kimia !! « On invite qui on veut, tu veux parler de femmes ? Je peux inviter Daisy, si tu ne l’as pas déjà fait. » Je regarde Derek en ricanant puis Nate pour voir sa réaction. C’est vrai qu’ils bossent tous les deux dans le même hôpital et Derek connaissait Daisy bien avant ! « Tu crois qu’il va jouer à la Sainte Nitouche parce qu’une nana lui a tapé dans l’œil ?! Bien sûr qu’il parle de gonzesses ! Ce coquin ! » je dis en me marrant. « Mais oui, faut inviter Daisy ! Et du coup je vais pas inviter Lou, sérieux. » Rien que d’y repenser, je m’en mordrais le poing de frustration. « Je vous ai pas dit, l’autre soir, petite soirée en amoureux, Kimia qui décide que oui, finalement, peut-être que c’est pas une si mauvaise idée de faire un petit écart… » Je marque une pause pour teaser un peu l’attention de mes potes. « Sauf que. Me voilà à déshabiller Kimia quand Lou débarque chez moi en gueulant parce qu’il y avait un match des Lakers, j’avais oublié, et elle s’est mise à draguer Kimia. Bref, elles se connaissaient pas toutes les deux, c’est chose faite et ma soirée, ma nuit.. Fwit ! » Je dis en mimant la fuite de ma soirée, qui m’est passé sous le nez ! Bon aujourd’hui, j’en ris. Mais sur le moment, j’avais presque envie de chialer, comme si on venait de casser en deux mon cadeau de Noël. Je tourne un instant la tête et je vois un type qui déboule au milieu des vagues : Vincent. Le prof de surf et de plongée et de tout un tas de trucs qui surfe de temps en temps avec nous. Et bon sang qu’il est bon le bougre ! Les gars vont avoir doublement les boules avec lui sur notre terrain de jeu ! « Tiens, y a Green ! Oh ! Salut ! » je crie par-dessus le bruit des vagues en lui faisant signe. Il arrive à notre hauteur en ramant tranquillement. « On parlait de Nate qui organise une soirée bientôt, pour fêter son divorce. Tu viens ? Dis à ta nana de ramener des copines, faut faire le beau geste, c’est pour un pompier. Parce que je sais pas si la p’tite Daisy, son infirmière, va être de taille pour satisfaire la bestiole ! » je dis en riant, tapant les mains dans l’eau. En plus sa nana est super canon. Et la légende dit qu’une nana super canon a des copines super canons.
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Vincent Green
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Ven 15 Sep 2017 - 16:12


Le jour du seigneur reste le jour préféré de Vince. Certainement car il signifie : réveil en douceur, petit-déjeuner au lit et chamailleries sous la couette. Malheureusement depuis quelques semaines, Bea étant partout, sauf à la maison, les dimanches matins ne sont plus aussi réconfortants. Difficile de squatter pendant des heures sous les draps, seul, ça n'a plus vraiment le même intérêt. Après avoir enfilé un bas de jogging et avoir fait un brin de toilette, il se dirige vers le garage afin de bricoler quelques trucs. Lily se met aussitôt à le suivre, avant de très vite se laisser tomber de tout son poids à ses pieds, pour se mettre à ronfler 5 minutes plus tard. A la fois concentré sur sa perceuse et ses pensées vaguant vers sa bien-aimée et leur discussion de la veille, Vince tente tant bien que mal de monter ce nouvel établi.
Une fois de plus Bea a été affreuse. Bien loin de la fille dont il est tombé amoureux. Lorsqu'il lui reproche d'être bien trop souvent absente, et d'avoir l'impression de vivre avec une coloc plutôt qu'une épouse, elle ne se gêne pas pour continuer à lui balancer des piques puériles et plutôt blessantes. Il sait à quel point le boulot peut rendre irritable. Lui-même, a connu une période difficile lorsqu'il a monté sa propre entreprise. Mais jamais il ne s'est permis de manquer de respect à Bea. Ils ne se comprennent plus, et cette ambiance pesante l'oblige, à son tour, à rentrer chez lui à reculons.
Après une bonne demi-heure à ressasser toutes ces disputes, il décide de laisser tomber son établi. Il se dirige vers la cuisine, où il se prépare deux sandwichs, beurre de cacahuète et confiture, les avale à vitesse grand V, et prépare son matériel. Hors de question qu'il reste ici à ruminer. Ça ne lui ressemble pas. L'idée de laisser un mot à Bea pour la prévenir lui traverse l'esprit, mais il se ravise, et s'en va après avoir rempli la gamelle de Lily.

A l'arrière de son vieux Dodge, sa planche de surf, une combi et une serviette. Il l'espère que les vagues vont être bonnes aujourd'hui. Sur la route, il pense à ce mail qu'il a reçu la semaine dernière. Il a hâte de rencontrer cette fille, en espérant qu'elle convienne au poste. Il a particulièrement bien aimé le fait que ça soit une candidature spontanée, il apprécie les gens qui prennent les choses en mains.
Arrivé sur le parking, il croit reconnaitre la Porsche d'Otto sur le parking. Un sourire moqueur apparaît au coin de sa bouche. Sérieux, il serait temps qu'il s'achète une voiture avec un vrai coffre. Savoir que son ami est dans le coin, le met de bonne humeur. Ni une, ni deux, il enfile sa combinaison en deux temps, trois mouvements (ahah vous me faites rire à galérer #leblond) et file vers l'océan. Au bout de quelques minutes, il croit voir Otto au large, accompagné de deux silhouettes qu'il tarde à reconnaitre. Tranquillement allongé sur sa planche, Vince fait travailler ses bras afin d'avancer dans leur direction.
« Tiens, y a Green ! Oh ! Salut ! » D'un signe de tête, il salue la troupe. Ça fait un bail qu'ils ne se sont pas retrouvés tous les quatre ici. Aux dernières nouvelles, Nate et Derek ont eu quelques problèmes médicaux. Sans gêne, Vince les reluque de la tête aux pieds. « Vous avez pas l'air si mal ! Avouez, vous en aviez marre de vous faire ridiculiser ! C'est pour ça que je ne vous ai pas vu tout ce temps ! » Un rire sonore sort de sa gorge, jusqu'à ce qu'Otto reprenne. « On parlait de Nate qui organise une soirée bientôt, pour fêter son divorce. Tu viens ? Dis à ta nana de ramener des copines, faut faire le beau geste, c’est pour un pompier. » Son éclat se transforme en grognement plus ou moins sonore. « Hm. »  Pas sur qu'il ait envie d'entendre parler d'elle pour le moment. De toute façon, la question ne se pose même pas, elle n'aura pas le temps, sera très certainement fatiguée, ou aura quelque chose d'autre de prévue. Par contre, lui ne dirait pas non à une petite fête avec les copains ! Il a fortement besoin de se détendre, et bien que tous les trois soient de véritables guignols sur une planche, -mauvaise foi un jour, mauvaise foi toujours - il n'empêche qu'il passe de sacrés moments à chaque fois qu'il les voit. Mais la suite de la phrase d'Otto le fait très vite déchanter.. Est ce qu'il a bien compris ? Daisy, infirmière, satisfaire la bestiole ?!  Son regard surpris, se pose sur Nate, avant de revenir sur Otto. « Attends, de qui tu parles là ? De Deedee ? Daisy Green ? » Son regard file une nouvelle fois vers les yeux azurs du pompier. « Ma Daisy ? Parce que si c'est bien elle, sache que c'est de ma petite sœur dont on est entrain de parler. » Un frisson de dégout lui traverse la colonne vertébrale en imaginant sa sœur entrain d'essayer de satisfaire la bestiole en question. Les sourcils du brun se froncent un instant. Non pas qu'il ait grand chose à reprocher à Nate, mais... il est tellement différent de Daisy. Elle qui est si douce ne peut pas se retrouver dans les griffes de ce ... pompier, Don Juan, séducteur, un brin kéké qui ne rate pas une occasion de mater un cul. Et Otto qui se marre comme un gosse.. Un brin agacé par la situation et ne sachant pas vraiment comment réagir, Vince décide de le pousser de sa planche. Histoire qu'il arrête de ricaner bêtement. Plouf. Un homme a la mer ! Il se tourne de nouveau vers Nate, hésitant à en faire de même, avant de se reprendre. « Je suis désolé mec, mais tu vas devoir trouver quelqu'un d'autre avec qui fêter ton célibat ... » Hors de question qu'il se serve de sa sœur pour ... Raah pour quoi au juste ? Il ne veut même pas savoir. Elle n'est pas prête, ou plutôt lui n'est pas prêt ! Bref peu importe. Sa Deedee avec Nate c'est impensable.
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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Ven 15 Sep 2017 - 21:42

Et tu ne les as pas laissé faire ? s’étonne Derek lorsque je lui parle des deux plutôt jolies nanas qui m’ont proposé de l’aide lorsque je mettais la combi. Sa remarque me fait sourire et je me mets à penser à ma Daisy. Envoûté comme jamais après notre petit tête à tête à la cafétéria, mon cerveau tourne en boucle sur elle. Mais ça me plaît bien, j’avoue. Ca m’aide à donner tout ce que je peux pour vite guérir. La perspective d’aller à la plage avec elle pour tenter de vaincre sa peur de l’eau me donne des ailes. Mais je ne laisse rien transparaître - du moins j’essaie - à Derek pour le moment. Ma réponse est celle que j’aurais donnée en temps normal. Aaaah, tu sais, je préfèrerais qu’elles me déshabillent plutôt que l’inverse, j’annonce avec un clin d’œil suivi d’un léger rire. Heureusement, Derek me comprend pour la légère appréhension qui m’envahit à quelques minutes de rentrer dans l’eau. Entre estropiés, on se soutient. Ne parle pas trop vite quand même… je boite seulement et j’arrive à me tenir debout, mais mon épaule… Je sens que je vais galérer juste pour me mettre debout sur ma planche. Vous allez me voir surfer sur les fesses et je vais en entendre parler des jours et des semaines entières. Je me mets à rigoler à la fin de sa phrase et je lui donne un coup de coude amical. Tu peux inventer un nouveau style, sinon ! je propose en plaisantant. Sérieusement, je ne peux même pas me foutre de toi, ce serait l’hôpital qui se fout de la charité. C’est l’autre Winspire qui va s’en donner à cœur joie. Je sens bien qu’Otto va profiter de cet instant magique de nous voir à moitié ridicules sur nos planches, la saleté. Derek me raconte qu’il a acheté sa maison, avec Mia. C’est une grande nouvelle, ça, et ça me fait vraiment plaisir qu’il arrive à avancer avec elle. C’est pas facile son histoire et je trouve Der super courageux de faire de son mieux pour qu’elle se sente bien. Ils sont bien assortis, en plus. Et il a l’air vraiment heureux avec elle, alors ça me rend heureux. Du coup, je lui donne l’ordre d’organiser une crémaillère, parce qu’on ne peut pas louper cette occasion de faire la fête tous ensemble. La crémaillère, compte sur Lily et Mia pour organiser ça – ça sera sans doute moins intense que ta soirée de célibat, mais… promis c’est dans nos plans une fois qu’on sera bien installés. Otto qui se barre en Allemagne… je sais pas toi, mais j’ai un petit pincement au cœur quand même, même si c’est que temporaire. Imagine qu’il tombe amoureux de la ville et ne revienne pas. Je finis par grimacer en imaginant Otto rester en Allemagne jusqu’à la fin de ses jours. Mais là-bas y a pas l’océan, à mon avis, il reviendrait. Espérons que Kimia ne s’y plaise pas, alors, ça lui donnera une bonne raison de rentrer au bercail ! j’annonce tout joyeux. Il la suivrait jusqu’au bout du monde, j’en suis certain. On a beau être de grands garçons, forts et courageux, au final nos nanas font ce qu’elles veulent de nous. Ca me rend dingue. Je me sens tellement impuissant quand je suis amoureux… C’est parce qu’on est parfaits et qu’on a le sens du sacrifice, je vois pas d’autre raison. Je souris en pensant à ma bêtise. En parlant de nanas, Derek remet le sujet Ellis sur le tapis. Quand tu dis qu’elle est partie, elle est PARTIE ? Genre, de ta vie ? Genre, divorce et liberté ? Et c’est avec un énorme sourire satisfait pour appuyer ma réponse que je lui fais signe que oui. PAR-TIE ! Mon cousin l’a envoyée je ne sais où, j’espère à l’autre bout du pays pour qu’elle ne croise plus jamais ma route. En réalité, je ne suis même pas divorcé, c’est comme s’il n’y avait pas eu de mariage, mais aux yeux des autres, on va dire que je suis divorcé. Et pfiouuuuuu, comme ça fait du bien ! Je me sens léger, libre, c’est ça. LIBERTE ! Quand tu la perds, tu vois à quel point elle t’est essentielle, celle-là. Alors là, compte-sur moi pour fêter ça. Parfait. Je sens que cette fiesta avec les copains, ça va être quelque chose. Alors, pour des raisons pratiques, je propose que ma mère garde Lily, ça donnera à Derek et Mia un peu de liberté justement, pour fêter ça dignement. Lily et maman s’entendent bien, il faut dire que ma mère est complètement gaga des enfants. Je crois qu’elle commence à réellement s’impatienter de ne pas être grand-mère. Heureusement que Lily est là pour compenser un minimum. Parce que j’imagine que tu n’as pas envie que ta mère voit son fils trop alcoolisé… et surtout entouré de belles femmes. Un rire s’échappe de ma bouche. Elle doit bien se douter que ça m’arrive, ce genre de soirées. Mais effectivement, je pense qu’elle serait choquée ou très mal à l’aise de me voir emballer des nanas alors que je suis complètement fait. Mais ça ne m’arrivera pas samedi puisque je pense envoyer un message à Daisy pour l’inviter. Et comme elle sera là, je vais rester sage et tout faire pour qu’elle m’apprécie. Limite je pourrais presque inviter ma mère, quoi. Mais non. En imaginant Daisy chez moi dans mon jardin ou sur mon canapé, j’en suis tout émoustillé. J’ai hâte d’y être ! A ce propos, j’annonce à Derek que je vais revoir Daisy en tête à tête à nouveau, à la plage, pour l’aider à vaincre sa peur de l’eau. J’ai l’impression que la belle infirmière a plus d’effet que les jolies demoiselles prêtes à t’aider à enfiler ta combi’. Mon sourire est sincère mais légèrement teinté d’intimidation. Je crois que ton impression est la bonne, je réponds un peu gêné. C’est à cause de toi que Daisy esquive un peu nos discussions alors. Ah ? Intéressant. Elle doit pas oser me parler de toi, de peur de dire un truc de travers ou un truc que tu pourrais chercher à me faire répéter. Je rigole franchement cette fois. Non, je pense pas. Tu sais, elle a l’air de super bien s’entendre avec Caro, alors les infos, je peux les avoir de sa bouche, si je veux. T’as repris le boulot quand, toi, dis ? Je ne savais pas qu’il avait repris. Ca doit lui faire du bien, même s’il doit souffrir avec son épaule handicapée. Soulever les malades etc, ça doit pas être facile. Et vous allez faire quoi, hors contexte hôpital ? Si ce n’est pas indiscret. Je prends un ton mielleux et mystérieux pour lui répondre. Si tu savais… plein de sous-entendus. Puis j’éclate de rire. Connaissant Daisy, c’est malheureusement pas près d’arriver. Je sens la galère arriver pour réussir à la séduire. D’habitude, elles viennent toutes me manger dans la main, mais alors Daisy, c’est pas du tout-cuit. Non, on va à la plage pour se baigner. En fait elle m’a avoué avoir une phobie de l’eau depuis qu’une de ses amies s’est noyée, alors vu ma passion pour l’océan et le surf, je ne pouvais pas la laisser comme ça, tu penses bien. Je lui ai proposé de travailler ça avec elle et elle a dit oui ! je finis tout excité à l’idée de venir ici avec elle dans quelques jours. Je ne pensais vraiment pas qu’elle me répondrait oui, ça a été une belle surprise. J’imagine que ses frères et son père ont essayé de l’aider, en vain. alors j’espère être à la hauteur pour cette tâche importante. Otto arrive enfin pour nous rejoindre, il était temps. Je me demande bien ce qu’il foutait. Alors il nous explique un truc très louche concernant Kimia. Evidemment, Derek et moi n’en croyons pas un mot, mais c’est beau de le voir essayer. Et c’est drôle.

Maintenant qu’il est là, nous nous jetons à l’eau, enfin. Retrouver le sel sur mon visage, la pression des vagues sur moi, et me sentir glisser, c’est presque jouissif. Que du bonheur. La cheville fait des siennes, mais je vais finir par l’oublier pour ne penser qu’au meilleur. Assis sur ma planche, au large, j’attends les deux autres et une fois ensemble, j’invite officiellement mes deux potes à ma soirée, en leur donnant le mot d’inviter qui ils veulent. Ouais, je lui en parlerai, mais je pense que c’est bon, tu peux la compter pour le barbecue ! Et je risque pas d’inviter trop de filles, Kimia est un peu à cran, alors si je ramène des copines avec qui ça a pas toujours été tout innocent… J’imagine la scène. Mais elle a quoi au final Kimia ? Ca fait des semaines qu’elle te casse les couilles avec ses sautes d’humeur. C’était pas ses règles, alors ! je fais en plaisantant, pour rappeler la conversation qu’on avait eu à ce sujet. Ah la la les femmes… Et malgré ça, on les aime. Sinon je peux inviter Lou, mais elle va te piquer les gonzesses, ça va te rendre dingue ! Mais qu’il est drôle. Toujours le mot pour rire, Winspire ! je fais en rigolant. On invite qui on veut, tu veux parler de femmes ? Oui, entre autres. Je peux inviter Daisy, si tu ne l’as pas déjà fait. Nouveau sourire de ma part alors qu’Otto se fout de ma gueule. Tu crois qu’il va jouer à la Sainte Nitouche parce qu’une nana lui a tapé dans l’œil ?! Bien sûr qu’il parle de gonzesses ! Ce coquin ! Je rejoins Otto dans son rire mais je lui balance un peu d’eau dans la tronche en raclant ma main à la surface de l’océan. Ta gueule Winspire ! Je fais ça seulement quand j’en rencontre à la bibliothèque ! j’ajoute plein d’auto-dérision, en souvenir à la réaction d’Otto quand je lui ai raconté pour Athénaïs. Il a raison, ça ne me ressemble pas. Et pourtant… Mais je compte bien inviter Daisy, voyez-vous… j’annonce en me projetant à samedi prochain, avec un ton de gentleman. Je passe à l’attaque dans le plan séduction… Daisy va bientôt fondre devant moi comme neige au soleil, les amis ! Oui, dans mes rêves. Mais il faut rester optimiste, n’est-ce pas ? Je vous ai pas dit, l’autre soir, petite soirée en amoureux, Kimia qui décide que oui, finalement, peut-être que c’est pas une si mauvaise idée de faire un petit écart… Sauf que. Me voilà à déshabiller Kimia quand Lou débarque chez moi en gueulant parce qu’il y avait un match des Lakers, j’avais oublié, et elle s’est mise à draguer Kimia. Bref, elles se connaissaient pas toutes les deux, c’est chose faite et ma soirée, ma nuit.. Fwit ! J’éclate de rire à son histoire. C’est le karma, mec ! Fallait pas te moquer de moi, tu vois ! Bien fait pour lui. Et je le comprends, le pauvre, quand on doit faire abstinence pendant longtemps avec une bombe sous les yeux, c’est vraiment difficile. Durant ces deux derniers mois, j’y ai eu droit. Daisy a bien occupé mes pensées, je ne vais pas vous le cacher, même si sa tenue d’infirmière n’est pas aussi sexy que dans les films de boules. J’ai eu la chance de la voir en mini-short, cela dit. Et je peux vous dire que ses jambes de rêve ont hanté nombre de mes fantasmes. Quand Otto regarde derrière moi et m’annonce la venue de quelqu’un, je me fige à l’évocation du nom de famille. Tiens, y a Green ! Oh ! Salut ! Green. Comme Daisy. Et je me retourne pour voir de qui il parle et là, je vois Vince venir vers nous. Et là, je ne sais pas comment, le lien se fait dans mon petit cerveau entre son nom et son physique. Putain de merde… je marmonne. Je regarde Otto, un peu inquiet. Vince vient surfer avec nous de temps en temps, c’est le gars qui tient l’école de surf et de plongée du coin. On a fait quelques soirées avec lui, je l’aime assez, il est sympa. Mais on n’a jamais sympathisé plus que ça. Otto est plus proche de lui. De là à connaître son nom de famille qui est le même que celui de Daisy. Et physiquement, y a pas photo, je mettrais ma main à couper que Vince est l’un des frères de Daisy. Tout colle. Elle m’a même dit qu’ils adoraient le surf, et c’est le cas pour Vince. Vous avez pas l'air si mal ! Avouez, vous en aviez marre de vous faire ridiculiser ! C'est pour ça que je ne vous ai pas vu tout ce temps ! Quel petit merdeux, sérieux. Et je vous raconte pas comment il nous mate avec un petit air presque condescendant. Laisse-nous le temps de récupérer et on va te mettre la pâté, t’inquiète ! J’en reviens toujours pas que je connaissais le frère de Daisy avant de la rencontrer. Je ne peux m’empêcher de l’observer pour tenter de confirmer mes doutes, et je lui trouve une sacré ressemblance. On parlait de Nate qui organise une soirée bientôt, pour fêter son divorce. Tu viens ? Dis à ta nana de ramener des copines, faut faire le beau geste, c’est pour un pompier. Parce que je sais pas si la p’tite Daisy, son infirmière, va être de taille pour satisfaire la bestiole ! Je me décompose littéralement. Oh putain. Il a pas dit ça ! Il a pas dit ça ! Dites-moi qu’il a pas dit ça ! Sidéré par les paroles d’Otto, je tourne mon regard vers Vince pour guetter sa réaction. Attends, de qui tu parles là ? De Deedee ? Daisy Green ? Oh putain… Je baisse les yeux en gonflant les joues, retenant mon souffle et pinçant mes lèvres. C’est bien le frère de Daisy. Putain de merde… Et Otto vient de traiter sa sœur d’objet sexuel. Bien bien bien… Ca s’annonce super bien pour moi, dites donc ! Ma Daisy ? Parce que si c'est bien elle, sache que c'est de ma petite sœur dont on est en train de parler. J’arrive même pas à répondre tellement je me sens mal avec cette conversation qui tourne au vinaigre. Vince a une réaction que j’aurais eue si on parlait de Caroline de la manière dont Otto a parlé de DeeDee. Résultat, à l’eau. Et j’ai un léger geste de recul quand Vince se tourne à présent vers moi, pensant hériter du même sort. Je suis désolé mec, mais tu vas devoir trouver quelqu'un d'autre avec qui fêter ton célibat... Je l’observe quelques secondes dans les yeux, soutenant son regard et le mien est très sérieux. Il plaisantait, il voulait pas manquer de respect à ta sœur, Vince. Je suis désolé qu’il ait dit ça, et d’ailleurs je ne pense pas du tout que Daisy fera… enfin ce qu’il a dit. Je bats des mains pour montrer mon dégoût, en grimaçant avec un air désolé. On est pas ensemble et t’as pas d’inquiétude à avoir, je ne compte pas l’utiliser ou la blesser ou lui faire le moindre mal. S’il savait à quel point c’est tout l’inverse, que j’ai envie de faire à sa sœur. Je regarde furtivement Derek qui doit aussi se sentir trop mal, au vu de la situation. En tout cas t’es le bienvenu samedi prochain et je compte inviter ta sœur alors tu pourras la surveiller et voir que tout se passera nickel. J’ose un sourire amical et avenant. Tu sais, elle a été aux petits soins pour moi pendant deux mois et elle m’a même sauvé la vie. C’est quelqu’un que je respecte vraiment, t’as pas d’inquiétude à avoir, je le répète. Et je lui dois beaucoup. Je finis par me gratter l’arrière de la tête, encore embarrassé en parlant de « DeeDee » comme il l’appelle. J’arrive pas à croire que j’ai pas su faire le rapprochement entre toi et elle, d’ailleurs. C’est fou comme le monde est petit ! Plus détendu, j’espère pouvoir relancer la conversation et ce moment de surf sur une base plus saine et amicale.
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Derek Bullock
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Sam 16 Sep 2017 - 15:39


Originaire de Chicago, ce n’était certainement l’endroit idéal pour apprendre à surfer. Rien ne le prédestinait à tomber amoureux de l’océan et des vagues. S’il y avait bien une chose à envier au job de son père, c’était bien l’argent que cela lui rapportait et les possibilités de merveilleuses vacances à Hawaï qu’il avait pu passer en étant plus jeune. Et tout aussi tristement, c’était sans doute ce qui lui manquait le plus de la part de ses parents. Mais parce qu’Angie adorait trop la ville de Chicago et parce qu’elle y avait sa carrière toute tracée, il n’avait jamais pu s’envoler pour Hawaï définitivement. Il ne l’avait jamais vraiment regretté cela dit, mais sa maison d’enfance, elle, il la regrettait bien. Non, rien ne le prédestinait à surfer et encore moins à aimer ça, et pourtant ces dernières mois sans pouvoir grimper sur une planche avaient été un calvaire, un véritable enfer pour le jeune homme. Mia et Lily l’avaient soutenu du mieux qu’elles le pouvaient – l’avaient aussi surtout supporté du mieux qu’elles le pouvaient – mais quand on était un homme aussi actif que Derek Bullock, le repos et l’inertie étaient à bannir. Néanmoins, il savait mieux que quiconque qu’il n’aurait sans doute jamais pu remonter sur une planche s’il avait joué au con et était remontée directement après son accident sur sa planche. Adieu la rééducation. Adieu le rétablissement. Et bonjour les emmerdes. Alors il avait serré les mâchoires et les dents. Il avait attendu patiemment. Et aujourd’hui il se sentait comme un gosse au matin de Noël. Aussi simple que ça. Écouter les dernières nouvelles de son pote, l’écouter le charrier gentiment aussi, c’était quelque chose qui lui avait manqué. A Chicago, il avait eu tout un tas de potes aussi différents les uns que les autres, mais il n’avait jamais établi de véritable liens concrets. La preuve étant qu’aujourd’hui il n’était resté en contact avec aucun d’entre eux. Avec Nate et Otto – et parfois Vince quand l’occasion se présentait – il se sentait à sa place. Ils pouvaient se charrier à longueur de journée sans que les uns ou les autres ne prennent véritablement la mouche – entre potes, c’était naturel de se foutre de la gueule des uns et des autres. Si Otto avait été blessé comme eux, nul doute qu’il aurait eu droit aux taquineries de ses potes. Puis, quelque part ça l’aiderait sans doute à passer le cap du ridicule et de la frustration si jamais il ne parvenait pas à se relever sur son surf. Merde, il espérait vraiment parvenir à se relever. Un mélange d’inquiétude, de stress et d’excitation s’emparait de lui à chaque secondes qui s’écoulait. Parler des dernières nouvelles – bonnes et mauvaises – leur permettait de ne pas trop penser au moment fatidique. « Non, je pense pas. Tu sais, elle a l’air de super bien s’entendre avec Caro, alors les infos, je peux les avoir de sa bouche, si je veux. T’as repris le boulot quand, toi, dis ? » Caroline était la cousine de Nate – la fille la plus adorable qui existe sur terre sans doute, pensait-il en souriant. Il était incroyable de penser que cette femme ait pu supporter de vivre un véritable enfer sans se défendre pendant plusieurs années – et pourtant. S’il existait bien une personne capable de faire parler la jeune infirmière, c’était bien elle. Derek était trop maladroit et trop peu naturel quand il fallait obtenir des réponses à des questions délicates, telle que « au fait, t’aurais pas le béguin pour mon pote ? Non, parce que tu vois, lui, il parle que de toi ». Non, il n’était pas de cet acabit. « En fait, je reprends demain justement… j’ai hâte et en même temps, je n’ai pas envie. J’ai hâte parce que je si je reste une journée de plus enfermé chez moi je vais péter un câble. Mais je n’ai pas envie, car j’ai dans l’idée de me changer de job. Une reconversion, quoi » qu’il lui raconte. Ça germe dans son esprit depuis peu mais il n’est encore sûr de rien. Il a besoin d’être sûr que c’est possible, que c’est envisageable, qu’on le soutient quoiqu’il arrive. Et la première personne à qui il aimerait en parler, c’est Mia… Nate enchaîne sur le possible rencart qu’il aura avec Daisy. « Non, on va à la plage pour se baigner. En fait elle m’a avoué avoir une phobie de l’eau depuis qu’une de ses amies s’est noyée, alors vu ma passion pour l’océan et le surf, je ne pouvais pas la laisser comme ça, tu penses bien. Je lui ai proposé de travailler ça avec elle et elle a dit oui ! » Il ignorait cette anecdote, mais encore une fois il ne connait pas l’infirmière comme il connaissait ses amis. Ils s’entendaient super bien et parlaient vaguement de choses et d’autres, mais rarement de choses concrètes et personnelles. « Si y a bien quelqu’un capable de l’aider, j’imagine que c’est toi en effet. Je ne préfère pas imaginer ce que ce serait si je devais me découvrir une peur bleue de l’eau… non, je ne préfère définitivement pas y penser ! » qu’il conclut d’un mouvement de tête négatif. Heureusement pour lui, il n’avait jamais connu de traumatisme susceptible de l’amener à craindre l’eau. « Otto m’a parlé d’une certaine scène embarrassante… le genre de scène où tu te retrouves avec ta femme, ta petite-copine, ta mère et celle qui te fait tourner la tête… tu vois ? » Puis, il rit bien évidemment parce qu’il vaut mieux en rire que pleurer. Et comme si cela ne suffisait pas pour Nate, voilà Otto qui les rejoint enfin et qui rajoute des couches de taquineries – sauf que Derek est dans le lot à présent. Mais le tout dans la bonne humeur et le sourire. Toujours dans la bonne humeur et avec le sourire. Fin prêts, ils ne leur faut pas plus de trois minutes pour retrouver le contact de l’eau, l’apprécier à sa juste valeur et se retrouver au loin à travers les vagues. Puis, le temps de se remettre de cette première étape – deux estropiés et un futur déserteur – ils papotent de la soirée que Nate souhaite envisager. « Tu crois qu’il va jouer à la Sainte Nitouche parce qu’une nana lui a tapé dans l’œil ?! Bien sûr qu’il parle de gonzesses ! Ce coquin ! » Pas faux, surtout s’il ne s’était encore rien passé avec Daisy. Surtout si, pour l’instant, il n’était pas question d’une histoire d’amour entre eux. Après tout, elle avait accepté de vaincre sa peur de l’eau avec lui mais cela ne voulait rien dire… pas vrai ? Derek est bien trop différent de ses potes pour pouvoir répondre concrètement, bien trop différent de ses potes pour vraiment comprendre. Il n’a connu que deux femmes dans sa vie, et il a déjà 33 ans. Marrez-vous, les amis, marrez-vous ! « Je vous ai pas dit, l’autre soir, petite soirée en amoureux, Kimia qui décide que oui, finalement, peut-être que c’est pas une si mauvaise idée de faire un petit écart… Sauf que. Me voilà à déshabiller Kimia quand Lou débarque chez moi en gueulant parce qu’il y avait un match des Lakers, j’avais oublié, et elle s’est mise à draguer Kimia. Bref, elles se connaissaient pas toutes les deux, c’est chose faite et ma soirée, ma nuit.. Fwit ! » Oh merde. Oh merde. Oh merde. Il n’en peut plus de rire. Lou, il ne l’a croisée que deux ou trois fois, mais c’est le genre de femme difficile à oublier et difficile à manquer. Le genre de femme qu’on peut facilement considérer comme son meilleur pote – le genre à boire de la bière, à jurer et à roter comme un camionneur sans gêne. Le genre de femme qui gâche ta soirée en amoureux. Le karma, Nate n’aurait pas pu mieux l’expliquer. « L’univers savait que tu te foutrais de notre gueule aujourd’hui et les jours suivants. Lou est notre alliée en fait, je l’adore de plus en plus. Je suis désolée, mais je ne peux pas m’empêcher de rire à ses conneries, » qu’il se justifie néanmoins, parce qu’au fond ce n’est pas un méchant Derek. Au fond, il regrette que son pote n’ait pas pu profiter de sa soirée avec sa femme. Il n’était pas certain d’être moins frustré et moins dégoûté qu’Otto si cela lui arrivait en compagnie de Mia. Heureusement, ou pas, il n’avait pas d’ami aussi déjanté tel que Lou.

« Vous avez pas l'air si mal ! Avouez, vous en aviez marre de vous faire ridiculiser ! C'est pour ça que je ne vous ai pas vu tout ce temps ! » Vince finit par les rejoindre, et il n’a pas tort – ça fait une éternité qu’ils ne se sont pas vu. La faute à qui ? Merci Raph le Malade Mental. La faute à qui ? Merci, Nate ce Héros. Pour le coup, Derek ne peut pas trop mentir – ses cicatrices parlent pour lui et ne peuvent être camouflées. Mais peu importe. Il rit à leurs fausses insinuations. Leur manière à eux de dédramatiser les choses et de détendre l’atmosphère. « On parlait de Nate qui organise une soirée bientôt, pour fêter son divorce. Tu viens ? Dis à ta nana de ramener des copines, faut faire le beau geste, c’est pour un pompier. Parce que je sais pas si la p’tite Daisy, son infirmière, va être de taille pour satisfaire la bestiole ! » Rires. Mais Nate ne semble pas rire du tout. Que se passe-t-il ? Il semble même atrocement gêné. Paniqué. Déconfit. « Attends, de qui tu parles là ? De Deedee ? Daisy Green ? Ma Daisy ? Parce que si c'est bien elle, sache que c'est de ma petite sœur dont on est en train de parler » OH LE MALAISE. OH BORDEL. Son regard va de Nate à Vince. De Vince à Nate. D’Otto à Nate. De Nate à Otto. Y a de quoi rire, franchement. Y a de quoi halluciner. Le monde était-il si petit ? Plusieurs secondes semblent flotter quand Otto éclate d’un rire communicatif avant que Vince ne le fasse tomber dans l’eau, et Nate aurait pu connaitre le même sort s’il ne s’était pas lancé dans des explications. Otto réapparait à la surface toujours hilare, tandis que Derek se mord les lèvres pour ne pas subir le même sort. Parce que Vince, il est fun. Vince, il est cool. Mais Vince est un grand frère, et un grand frère ne plaisante pas avec ce genre de choses – Nate ne peut que le comprendre, car même si Caro n’est pas sa sœur, il la considère telle quelle. En d’autres circonstances, la situation aurait pu être seulement tendue, mais à cet instant elle était surtout hyper-drôle. « Maintenant que tu le dis, c’est fou comme vous vous ressemblez… Elle m’a parlé de toi pleins de fois en plus, je sais pas comment je n’ai pas pu tilter avant… Je bosse avec elle, » qu’il explique à Vince, avant qu’il n’imagine que lui aussi à des vues sur elle et lui fait la cour. Non, non, jamais sur les plates-bandes des copains. « T’es vraiment le roi pour foutre les pieds dans le plat – et tu le fais avec un tel naturel et une telle classe, » qu’il lance à Otto en riant malgré tout. Parce que balancer au frangin de Daisy qu’elle pourrait fort bien s’occuper de la bestiole aka Nate – c’était fort quand même. « Et sinon, on tente de s’en surfer une ou quoi ? J’ai l’impression qu’on a tous besoin de notre dose, » qu’il ajoute en riant légèrement et en se positionnant pour ramer et découvrir si oui ou non il peut encore surfer correctement.

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Otto Winspire
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Dim 24 Sep 2017 - 12:29



« Ta gueule Winspire ! Je fais ça seulement quand j’en rencontre à la bibliothèque ! » Je me marre au souvenir qui me revient de cette histoire avec sa « copine » qu’il n’avait même pas touchée et qu’il avait rencontrée à la bibliothèque. Autant dire tout de suite que c’était foutu d’avance. « Mais je compte bien inviter Daisy, voyez-vous… Je passe à l’attaque dans le plan séduction… Daisy va bientôt fondre devant moi comme neige au soleil, les amis ! » Je lève les yeux au ciel en ayant envie de rire. « T’es sérieux, tu vas l’inviter ? Et si y a deux-trois nanas qui t’embarquent discrètement, tu vas gérer ça comment ? Quant à la séduire… Tu penses qu’elle va fondre aussi vite que tes abdos ? » et je me marre encore comme un gosse, résistant à l’envie de m’approcher pour lui pincer la petite couenne sur le ventre. Il a bien perdu de sa musculature ces deux derniers mois. Mais je le charrie pour le motiver encore plus, il lui faut toujours une carotte à Nate, pour le faire avancer.
Puis je leur raconte ma petite mésaventure… Bon, je sais d’avance qu’ils vont se foutre de ma gueule, mais elle mérite d’être entendue malgré tout. Et puis, vu que je vais passer la matinée à me faire les abdos en me marrant en les voyant se fracasser dans l’eau, il faut bien qu’ils aient leur petite part de rire là-dedans. Et ça ne manque pas, on me parle de karma, et de l’univers qui se venge ! Ah oui, tout ça quand même ! Alors que c’est seulement l’oeuvre de Lou. Il faudra que je lui dise à quoi elle est comparée, elle va se sentir flattée et encore plus importante, cette grosse prétentieuse. Mais en voyant ces deux idiots se marrer, je me rends compte que je savais que je pouvais compter sur la sollicitude de mes deux copains...

Pis là, y a Vince qui débarque à son tour, sans prévenir. Alors je lui fais signe et il nous rejoint, je crois qu’il était parti pour faire ça de toute façon. Et à son tour, il ne loupe pas mes deux p’tits potes tout blessés, ce qui me fait rire dans mon coin. J’aime bien quand on se fout gentiment de la gueule des gens. Et Green est particulièrement bon là-dedans aussi, toujours le petit mot affûté prêt à être lancé. D’ailleurs, je me dis que c’est l’occasion de l’inviter direct à la soirée dont on parlait juste avant, au moins, il est au courant. Et l’argument que je sors est tout à fait acceptable. Par contre, il fait vraiment une sale gueule quand j’évoque Daisy. « Attends, de qui tu parles là ? De Deedee ? Daisy Green ? » EH ! Pourquoi elle a le même nom de famille que lui.. ?  « Ma Daisy ? Parce que si c'est bien elle, sache que c'est de ma petite sœur dont on est entrain de parler. » Alors, là, honnêtement, je m’attendais pas du tout à ce coup-là. J’ai l’impression qu’il va défoncer Nate, vu le regard qu’il lui lance. Et moi.. eh bien, j’arrive pas à me retenir et j’explose de rire, tellement tout ça est énorme. Ok, j’ai mal parlé de sa petite sœur, mais je le savais pas ! Oh putain, Nate veut se taper la petite sœur de Vince, excellent. Je ne le vois pas venir, et j’ai juste le temps de sentir son impact qui me fait basculer à l’eau, tandis que je suis hilare. Je fais une pirouette sous l’eau et reviens à la surface, en m’accoudant sur ma planche, et mon rire ne m’a pas quitté, si bien que je m’étouffe à moitié. Mais j’en peux plus et j’ai du mal à garder mon sérieux. « Je suis désolé mec, mais tu vas devoir trouver quelqu'un d'autre avec qui fêter ton célibat... » Oh oh. Ca y est, le grand frère dans toute sa splendeur. Je me pince le nez pour reprendre un peu le contrôle sur moi et ça marche à moitié. Je remonte sur ma planche à présent et me retrouve à califourchon pour assister à un duel intéressant. Je jette un coup d’oeil à Derek et lui aussi semble amusé par la situation. Le contraste est saisissant entre nous deux et les deux coqs à côté. « Il plaisantait, il voulait pas manquer de respect à ta sœur, Vince. Je suis désolé qu’il ait dit ça, et d’ailleurs je ne pense pas du tout que Daisy fera… enfin ce qu’il a dit. » Mon envie de rire me reprend quand je le vois faire la grimace en imaginant que Daisy pourrait s’occuper de lui. J’ai envie de dire menteur ! D’ailleurs je regarde à nouveau Derek et de façon à ce qu’ils ne me voient pas, je tire sur le bas de mon œil avec mon index de sorte à lui faire comprendre que j’en crois pas un mot de son baratin. Nate continue ensuite à vouloir rassurer Vince, mais je crois que le mal est fait sur ce coup-ci, Nate doit avoir envie de me noyer. Et ça me fait rire. Bon il l’invite à son tour pour samedi… Pis après il en rajoute une couche que je trouve un peu de trop. L’histoire des petits soins, tout ça… Je suis certain que Green se fait des films supplémentaires dans sa tête à cette évocation. « J’arrive pas à croire que j’ai pas su faire le rapprochement entre toi et elle, d’ailleurs. C’est fou comme le monde est petit ! » - « Maintenant que tu le dis, c’est fou comme vous vous ressemblez… Elle m’a parlé de toi pleins de fois en plus, je sais pas comment je n’ai pas pu tilter avant… Je bosse avec elle. » Merci Derek de parler de choses beaucoup plus innocentes parce que le petit détournement de Nate était assez faiblard dans le genre, pas très convaincant quoi. « Je l’ai juste croisée à l’hosto, pareil, j’ai jamais pensé que vous étiez liés. En même temps, on l’a jamais vue à la plage avec toi. » Puis Derek s’approche de moi et me lance : « T’es vraiment le roi pour foutre les pieds dans le plat – et tu le fais avec un tel naturel et une telle classe. » Et ça me fait rire à nouveau. J’hausse les épaules, avec mon sourire de sale gosse collé aux lèvres : « J’y peux rien, je pouvais pas deviner qu’on était tombés sur la mauvaise personne pour parler de ça ! » C’est bien vrai en plus. Je n’ai pas fait exprès mais j’avoue que je n’ai pas fait dans la dentelle. « Et sinon, on tente de s’en surfer une ou quoi ? J’ai l’impression qu’on a tous besoin de notre dose. » Bien joué encore une fois ! Quel esprit fin ce Derek ! Bon par contre, ça va être une nouvelle occasion de me choper un fou rire cette affaire. « Allez les gars, debout sur les planches ! Montrez-moi ce bel équilibre ! » je dis avec le rire dans la voix, en imaginant déjà la cata. « Eh Vince, désolé pour tout à l’heure. Mais t’as quand même bien fait de venir, ça va être un grand moment, c’est leur première sortie depuis un bon moment. » je dis en regardant mes deux potes qui ont le regard vrillé sur les vagues qui se préparent et attendent certainement le bon moment et la bonne vague, une pas trop grosse pour commencer. « Ils boitent déjà sur la terre ferme alors je te laisse imaginer le carnage à venir... » et je lui balance un clin d’oeil avant d’aller voir à mon tour les vagues à prendre. Et quand c’est le moment, je me lance, préférant laisser Nate et Derek tranquilles. Car même si je les charrie, mon but n’est pas de les ridiculiser lorsqu’ils s’entraînent. Juste de les taquiner avant. Et sûrement après !
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Vincent Green
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MessageSujet: Re: Allô ? A l'eau ! [Derek + Otto + Nate]   Hier à 0:19

Ça fait de bien au moral de Vince de voir ses potes de surf. Sans compter que ça faisait un moment qu'il n'avait pas vu Nate et Derek. Il a entendu ce qui leur était arrivé, mais avec tout ce qu'il a en tête en ce moment, il n'a pas pris 5 minutes pour prendre de leurs nouvelles. Dans le fond, il se sent merdeux, mais préfére balancer une petite vanne bien sentie. Laisse-nous le temps de récupérer et on va te mettre la pâté, t’inquiète ! Non pas qu'il soit prétentieux en règle général, mais Vince en doute fortement et préfére répondre d'un rire franc. En tout cas ça me fait plaisir de vous voir sur pieds les mecs !
Tout à coup la situation vire totalement de bord et l'atmosphère se fait beaucoup plus tendue - excepté pour Otto qui se fend la poire et Derek qui ne sait plus trop sur quel pied danser -.
Et dire que Vince souhaitait se changer les idées en venant surfer, cette nouvelle lui a fait l'effet d'un coup de poing dans le ventre. Ça peut paraitre excessif pour certain, mais la relation qui le lie à sa sœur est profonde, surtout depuis l'épisode de l'ex taré, rien que le fait de prononcer son prénom lui laisse un gout amer en bouche. La trouver le visage défiguré, à cause de ce connard l'avait rendu fou à l'époque. Depuis il ne peut s'empêcher de vouloir (sur?)protéger Daisy à tout prix. Et Nate, bien que sympathique, est loin de l'image du beau-frère parfait. Il plaisantait, il voulait pas manquer de respect à ta sœur, Vince. Je suis désolé qu’il ait dit ça, et d’ailleurs je ne pense pas du tout que Daisy fera… enfin ce qu’il a dit. On est pas ensemble et t’as pas d’inquiétude à avoir, je ne compte pas l’utiliser ou la blesser ou lui faire le moindre mal. Vince ne peut refréner un mouvement de sourcil. Il a plutôt intérêt à ne pas lui faire le moindre mal. Quant à ce qu'a dit Otto, ce n'est pas vraiment son problème. Ce ne sont que des mots, tandis qu'avec Nate on parle plus d'un rapprochement physique réel ! Et vu ce qu'il a entendu deux minutes plus tôt difficile d'imaginer que ses intentions envers elle, ne sont qu'amicale. Je me doute bien que vous n'êtes pas ensemble. Il ose espérer que Daisy lui en aurait parlé si elle voyait quelqu'un. En tout cas t’es le bienvenu samedi prochain et je compte inviter ta sœur alors tu pourras la surveiller et voir que tout se passera nickel. Le voilà pris entre deux feux. Il avait pas envie d'avoir cette image de frère hyper protecteur qui suit et surveille sa sœur partout, mais fallait se rendre à l'évidence c'était déjà trop tard pour ça ! Et il ne faisait pas entièrement confiance en Nate. C'est cool ! J'y serai avec plaisir.

Tu sais, elle a été aux petits soins pour moi pendant deux mois et elle m’a même sauvé la vie. C’est quelqu’un que je respecte vraiment, t’as pas d’inquiétude à avoir, je le répète. Et je lui dois beaucoup. Il voit bien que Nate ne semble plus savoir où se foutre, mais il le laisse mariner encore un peu, juste par pur plaisir personnel. Et puis de quoi il parle quand il utilise l'expression aux petits soins. Vince secoue la tête comme pour chasser des images bien trop salaces de sa sœur et du pompier. Ok, ok. Stop. Je pense que j'ai pas besoin d'en savoir plus. Il n'a pas vraiment envie d'aider le pompier à se sortir de cette situation embarrassante, le voir s'embourber de manière assez lamentable le ferait presque sourire, mais au final, Vince décide de voir ça comme un bon point. Son malaise prouve qu'il respecte à la fois Vince, mais surtout Daisy. Écoute, je sais pas vraiment ce qu'il se passe entre vous deux, mais j'ai confiance en ma sœur. Si elle te laisse approcher c'est qu'elle doit bien te trouver quelques bons côtés. Il lui lance dans la foulée un clin d’œil, afin de désamorcer la situation et de détendre l'atmosphère. N'empêche qu'il se privera pas d'en toucher deux mots à sa DeeDee dès qu'il la verra et de les épier de près lors de cette fameuse soirée. J’arrive pas à croire que j’ai pas su faire le rapprochement entre toi et elle, d’ailleurs. C’est fou comme le monde est petit ! Oui c'est fou... Dieu merci, Derek enchaine. Maintenant que tu le dis, c’est fou comme vous vous ressemblez… Elle m’a parlé de toi pleins de fois en plus, je sais pas comment je n’ai pas pu tilter avant… Je bosse avec elle.  Tiens donc, en réalité DeeDee connait toute sa bande de pote s'il comprend bien. Il se tourne vers Otto. Bon et toi tu la connais aussi ?  Je l’ai juste croisée à l’hosto, pareil, j’ai jamais pensé que vous étiez liés. En même temps, on l’a jamais vue à la plage avec toi. Daisy et la plage ça fait deux, normal, il garde cette information pour lui et répond d'un signe de tête à Otto. Derek enchaine. T’es vraiment le roi pour foutre les pieds dans le plat – et tu le fais avec un tel naturel et une telle classe. Le rire de Vince se mêle à celui de son ami. Otto et sa spontanéité qui peut parfois sembler être de la maladresse. C'est pour cette raison qu'il apprécie autant son ami, avec lui pas de faux semblant, il dit tout haut ce qui lui passe par la tête. Et sinon, on tente de s’en surfer une ou quoi ? J’ai l’impression qu’on a tous besoin de notre dose Putain, ça c'est clair que les vagues les appellent encore plus fort maintenant ! T'as raison oui ! Et toi Nate qui ne taris pas d'éloges sur les talents d'infirmière de ma petite sœur, montre moi à quel point tu es en forme ! Une nouvelle  tape dans l’épaule et c'est réglé. Après tout ils ne vont pas tergiverser sur le sujet comme des gonzesses.
Allez les gars, debout sur les planches ! Montrez-moi ce bel équilibre !  Eh Vince, désolé pour tout à l’heure. Mais t’as quand même bien fait de venir, ça va être un grand moment, c’est leur première sortie depuis un bon moment.  Ils boitent déjà sur la terre ferme alors je te laisse imaginer le carnage à venir...   Au final, Vince ne sait pas trop quoi penser de tout ça. Il passera certainement un coup de fil à Daisy, histoire d’avoir sa version des faits. Mais dans le fond, il se rend bien compte qu'il n'a aucune raison d'en vouloir à quiconque... pour le moment. T'inquiète c'est déjà oublié. On va déjà surveiller qu'ils passent bien la barre, on verra ensuite s'ils tiennent debout. Vaut mieux garder un œil sur eux. Non pas qu'il les sous-estime mais un accident est trop vite arrivé, et il en sait quelque chose. Il sourit une nouvelle fois à Otto et s'allonge sur la planche en commençant à brasser des bras en direction des vagues.
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