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 Un cousin, c'est à mi-chemin entre un ami et un frère - Nate & Caro

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Caroline Brady
Admin masseuse coquine
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DATE D'INSCRIPTION : 12/08/2017
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MessageSujet: Un cousin, c'est à mi-chemin entre un ami et un frère - Nate & Caro   Dim 13 Aoû - 23:56


Quel bonheur que de se sentir libre. Quel bonheur de se sentir elle-même. Quel bonheur que de pouvoir se réveiller et savoir que la journée va être remplie. Quel bonheur de se lever pour aller travailler. Quel bonheur d’être célibataire – et dire qu’elle osait penser cela, elle qui croyait dur comme fer en l’amour et en la vie à deux. Elle y croyait toujours, bien sûr, mais son récent célibat était une telle bouffée d’oxygène qu’elle n’était pas pressée de retomber amoureuse. Pas après ce qu’elle avait connu. Pas après ce qu’elle avait vécu. Pas après ce qu’elle avait subi. Quatre années à faire attention à ce qu’elle disait. Quatre à surveiller son alimentation. Quatre années à ne pas pouvoir porter ce qu’elle désirait porter. Quatre années à s’éloigner de sa famille. De ses amis. Quatre années à vivre selon SES principes, à lui. Quatre années à vivre selon SES règles, à lui. Quatre années à devenir une autre. Quatre années de bonheur illusoire. Elle avait tellement cru être heureuse – peut-être l’avait-elle tellement espéré qu’elle s’était fourvoyée tout ce temps. Elle avait tellement cru avoir trouvé l’Homme idéal, l’Homme de sa vie. Peut-être le rêvait-elle tellement qu’elle avait fini par croire à l’illusion. Elle avait fini par ouvrir les yeux – heureusement ! – et si le ridicule et la honte l’avaient envahie, elle avait vite repris du poil de la bête pour reprendre sa vie en main. Elle n’avait que trente ans, bon sang, et elle pouvait encore se construire. Il n’était pas temps de se laisser aller et de se morfondre. Et ce n’était absolument pas le genre de Caroline Brady. Et même si cela avait été le cas, Nate – son cousin adoré, grand frère protecteur et meilleur ami par-dessus le marché – l’aurait secouée jusqu’à ce qu’elle se bouge les fesses. Jamais il ne l’aurait laissée se pavaner sur le canapé à broyer du noir. Jamais il ne l’aurait laissée pleurer un homme qui ne le méritait pas, et ne la méritait pas. Jamais il ne l’aurait laissée attendre que le temps passe et qu’elle se fasse dévorer par ses chats – même si elle n’en avait pas. Quand on avait un Nate Brady dans sa vie, on ne pouvait pas avoir une vie morose et terne. Et vice et versa. Ils se complétaient parfaitement, depuis toujours, se connaissant par cœur – du pire comme du meilleur. Ils avaient grandi ensemble et avaient partagé un tas de souvenirs d’enfance, et même d’adolescence. Il n’était donc pas étonnant qu’elle ait été la première et l'une des rares personnes à être au courant – dans l’entourage de Nate – à savoir qu’il était marié à une femme qu’il n’aimait pas, marié à une femme qu’il n’aurait jamais dû épouser, marié à une femme qui ne lui correspondait pas et marié par obligation et devoir – certainement pas par amour ! Quand il était revenu de Minneapolis, la bague au doigt alors qu’elle n’avait pas été conviée à la cérémonie et qu’elle ignorait tout de l’existence de cette Ellis – à part qu’elle était belle à couper le souffle – elle avait vu rouge. Jamais il ne se serait marié sans elle à ses côtés, jamais il ne se serait marié sur un coup de tête… quoique ? Vraiment ? Elle l’avait harcelé – pour une fois que c’était elle, et pas lui – et elle avait cherché des réponses. Elle avait même tenté d’apprendre à connaitre la nouvelle Madame Brady. Caroline était une perle. Caroline était une femme qui aimait le monde et le monde le lui rendait bien. Caroline était patiente. Caroline savait donner sa chance à l’être humain. Mais fort avait été de reconnaitre que les deux femmes ne pouvaient pas devenir les meilleures amies du monde. Quand Nate lui avait finalement révélé la vérité – et toute la vérité – le soulagement avait été intense. Suivi d’un fou rire. Suivi de l’inquiétude. Il n’était pas simple de savoir que son cousin adoré puisse se trouver dans une situation à risques comme celle-ci. Après tout, même si c’était Ellis qui était la première en danger, Nate pouvait facilement devenir un dommage collatéral. Non ? Il l’avait rassurée un sacré nombre de fois – mais quand on aimait une personne, on ne cessait jamais de s’inquiéter.

Comme ce jour où, comme d’habitude par son métier, il avait joué au héros et risqué sa vie pour sauver celle d’un petit garçon. C’était admirable. C’était beau. C’était son métier. C’était sa vocation. Mais bon sang que c’était de terribles nouvelles que d’apprendre qu’il avait été grièvement blessé et qu’il devrait rester hospitalisé un petit moment. Au final, il y avait eu plus de peur que de mal – comme il aimait si bien le dire. A ce moment-là, elle n’avait pas encore repris le boulot et venait tout juste de quitter Eric. Sans l’aide de Nate, elle ne sait pas si elle y serait réellement parvenue et tout naturellement, il l’avait invitée à partager son appartement en centre-ville – parfaitement placé, une chambre libre et avec un colocataire qu’elle connaissait comme sa poche. Que demande le peuple ? La dernière bonne nouvelle était que l’Hôpital avait accepté de lui offrir ce poste qu’elle avait eu deux ans plus tôt. Réalisant la chance qu’elle avait de pouvoir retrouver du boulot aussi rapidement et facilement – même si on avait toujours besoin de kinésithérapeutes et masseurs – elle n’avait pas fait la fine bouche et tout accepté. A côté de ça, elle continuait d’écumer les petites annonces et en passait elle-même dans certains endroits – boulangerie, charcuterie, et même à l’Hôpital – afin de pouvoir arrondir les fins de mois difficiles. En attendant, elle s’occupait avec plaisir de ses patients à l’Hôpital. Dont Nate Brady. « Helloooooo, mon Dino favori, » qu’elle le salua joyeusement - surnom qu'elle-seule utilisait en souvenir de leur enfance ensemble. Nate adorait son pyjama dinosaure gamin, il les vénérait. Elle fait en sorte depuis de ne jamais lui faire oublier. « Alors, comment tu te sens pour ton dernier jour ? J'ai hâte qu'ils t'enlèvent ce maudit plâtre, que l'on puisse commencer à bosser un peu avec cette jambe et cette cheville, » qu’elle ajoute, connaissant son cousin par coeur. Il ne tiendrait pas en place et serait capable de mettre le pied au sol bien trop tôt, bien trop vite si elle n'était pas le décor. Elle ne portait pas sa blouse avec son nom, qu’elle venait de déposer sur la table près de la fenêtre – mais avait déposé ses affaires au vestiaire qui lui était dédié. « On va refaire les mêmes exercices que l’autre jour, travailler le haut de ton corps, c'est toujours ça de bon. Qu'ont dit les médecins aujourd'hui ? Quoique je suppose que tu pètes la forme s'ils te laissent sortir... Inutile de grimacer ou de me faire les yeux doux, tu n’as pas d'autre choix que de bosser avec moi ce matin, » qu’elle lui annonce avec un sourire éblouissant. « Je suis ta cousine et tu m'adores, tu m’idolâtres même, mais je suis aussi ta kiné et ta masseuse personnelle et je sais que tu me maudis pour ça, » qu'elle continue sur un ton joyeux. « Est-ce que tu as pu faire… » commence-t-elle à lui demander quand la porte s’ouvre sur une magnifique jeune infirmière qui semble s’arrêter net en les percevant tous deux – Caroline les mains sur le torse de Nate pour l’aider à se relever légèrement, et Nate qui semble légèrement… perturbé ? « Oh, pardon, je ne savais pas que vous aviez de la visite… » que l’infirmière s’excuse et semble rougir – ou l’a-t-elle imaginé ? « Aucun souci, je vous le rends dans une petite heure si c’est possible ? Il sera tout à vous à ce moment-là, je vous le promets, » qu’elle demande à la jeune femme – toujours souriante. Sans réaliser que ces paroles peuvent être mal interprétées. Le malaise de la jeune brunette et le cœur qu’elle sentait s’emballer sous ses doigts la firent froncer des yeux d’incompréhension. Ainsi, son regard alla de l’un à l’autre, silencieux. Avant que l’infirmière ne s’excuse de nouveau et les laisse « terminer ce qu’ils avaient à faire ». La bouche légèrement entrouverte et le regard toujours partagé entre la porte qui venait de claquer et l’homme allongé dans son lit d’hôpital, Caroline commence à saisir le comment du pourquoi. « Ok… » dit-elle soudainement excitée comme une gamine et en s’asseyant près de Nate – plus prête que jamais pour les gros potins. « Dis-moi tout. Son nom. Son prénom. D’où elle vient. Son numéro de sécurité sociale s’il le faut. Je veux tout savoir, Dino. Tu sais que je finirais par l’apprendre – je peux être très charmante et adorable, puis j’ai besoin de me faire de nouvelles amies par ici… » qu’elle continue avec des yeux de biche et un sourire enjôleur. Manipulatrice, mais fière de l’être. Surtout quand le cœur de son cousin s’emballait aussi brutalement pour quelqu’un. Depuis Maddy et Charlie, il semblait incapable de se laisser aller à ouvrir son cœur.

Serait-ce différent cette fois ?



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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Un cousin, c'est à mi-chemin entre un ami et un frère - Nate & Caro   Dim 20 Aoû - 17:02

Dernier jour. Dernier putain de jour dans cette chambre d’hôpital que j’occupe depuis bien trop longtemps à mon goût. Un mois et demi bloqué entre ces quatre murs, autant vous dire qu’aujourd’hui je suis joie de pouvoir les quitter pour de bon, demain matin. Le docteur était passé tôt ce matin pour faire le bilan de ma convalescence. Normalement les infirmières passent dans le milieu de matinée pour les soins et voir si tout va bien, mais ce matin, c’est mon espiègle de cousine qui fait son entrée pour venir s’occuper de moi. Je suis sûr qu’elle prend du plaisir à me torturer avec ses exercices, en plus ! Mais je sais qu’au fond, c’est une personne adorable, ma Caro. J’espère tout de même que les infirmières passeront pour voir si tout va bien. Je n’ai plus de soin à faire faire sur mon corps, mais si je ne vois pas Daisy aujourd’hui ou demain matin, avant que je quitte cet hôpital, je pense que je vais être trop frustré. Hier, je lui ai demandé si elle travaillait aujourd’hui, je voulais m’en assurer. Ou me préparer psychologiquement à ne pas la voir aujourd’hui. Mais elle est ici, à l’hôpital, alors avec un peu de chance, elle viendra me dire au revoir. Helloooooo, mon Dino favori, me fait ma cousine en entrant, ce qui m’arrache un sourire. Elle m’affuble toujours de ce surnom ridicule, à cause de mon pyjama préféré de quand j’avais neuf ans. Caroline avait remarqué que j’étais très fan des dinosaures à cette époque, et même du haut de ses cinq ans, elle s’est mise à m’appeler comme ça. Et c’est resté. Mais ne vous en faites pas, je ne me laisse pas faire comme ça ! Salut Barbie ! je lui réponds, grand sourire. Pas parce qu’elle ressemble à une poupée Barbie, quoique ça pourrait être possible, Caroline est super jolie, mais lorsqu’elle avait pris l’habitude de m’appeler Dino, j’avais décidé de l’appeler Barbie parce qu’elle trainait toujours une poupée Barbie avec elle. C’est de bonne guerre… On a toujours été complices, elle et moi. Etant fils unique, je l’ai considérée comme ma petite sœur depuis que je la connais. Et puis je me rappelle, quand j’étais petit et que Caroline était encore bébé, elle me regardait avec ses grands yeux clairs et je trouvais alors qu’elle était le plus joli bébé du monde et j’avais décidé d’en prendre grand soin. Je l’ai immédiatement adoptée et depuis, notre complicité n’a jamais cessé. Alors, comment tu te sens pour ton dernier jour ? J'ai hâte qu'ils t'enlèvent ce maudit plâtre, que l'on puisse commencer à bosser un peu avec cette jambe et cette cheville. J’observe ma cousine, habillée sans sa blouse. J’aime bien quand elle l’a, ça lui donne un côté super pro. Bah alors, t’as perdu ta blouse ? Ou alors tu ne fais même pas l’effort de la mettre parce que c’est moi ? Le reproche est humoristique. A vrai dire, ce n’est pas bien grave si elle est sans sa blouse. Et bon sang comme j’ai hâte de me casser d’ici ! je m’exclame sur un ton jovial. Mais seulement après avoir vu Daisy, évidemment. T’as intérêt à remettre ma cheville d’aplomb, j’en ai vraiment besoin pour reprendre le boulot, encore une semaine ici et je crois que je meurs. Sans exagérer, j’ajoute avec exaspération. Ces quatre murs vont me rendre dingue. Alors torture-moi s’il le faut, mais fais des miracles ! Je n’attends pas moins que ça de ta part ! Je lui jette un sourire complice et je tente de me mettre doucement en position verticale. Depuis mon embolie, j’ai pour ordre de bouger le maximum et Barbie m’aide vraiment pour ça. Ca me motive, en fait. On va refaire les mêmes exercices que l’autre jour, travailler le haut de ton corps, c'est toujours ça de bon. Qu'ont dit les médecins aujourd'hui ? Quoique je suppose que tu pètes la forme s'ils te laissent sortir. Ils étaient bien ces exercices, je sens que mes muscles travaillent, j’ai même eu des courbatures après sa première visite, ça m’a fait un bien fou. Je me suis sacrément ramolli depuis que je suis ici, on ne se rend pas compte à quel point on perd rapidement du muscle quand on reste alité comme ça. J’ai tellement de boulot à abattre avant de retrouver ma forme d’antan. Ils sont plutôt optimistes, apparemment, comme je suis assez athlétique, ça va vite revenir et j’ai le sens de l’effort. Ca devrait aller. La jambe est OK, la hanche aussi, les côtes ça se remet bien, je suis quasi comme neuf ! ENFIN ! ... Inutile de grimacer ou de me faire les yeux doux, tu n’as pas d'autre choix que de bosser avec moi ce matin. Je suis ta cousine et tu m'adores, tu m’idolâtres même, là j’explose de rire. Vous voyez que dans la famille, on n’est pas du tout du genre à exagérer. Mais je suis aussi ta kiné et ta masseuse personnelle et je sais que tu me maudis pour ça. Elle me fait rire. Tu sais bien que c’est pas mon genre… je lui annonce, amusé. Surtout les yeux doux… Mais toi t’es imbattable là-dessus, quand même, tu dois bien l’avouer, avec tes yeux de biche. Caro est championne des yeux doux. Sérieusement, quand elle s’y met, je vous mets au défi de ne pas craquer ! Mes jambes tombent à présent dans le vide alors que je suis assis sur le bord du lit. Je dois en descendre et penser à ne pas mettre mon pied par terre. C’est tellement tentant ! Alors ma cousine m’aide, posant ses mains sur mon torse et restant debout devant moi. Est-ce que tu as pu faire… Et là Daisy toque à ma porte. Oh la la je suis content qu’elle vienne me voir ! Je sens mon cœur qui commence à prendre son rythme « Daisy », il est toujours aussi incontrôlable. Je reconnais sa façon de frapper à la porte, elle le fait d'une façon différente des autres. Et puis on est le matin, et c’est l’heure de la visite des infirmières et comme elle est là et que c’est mon dernier jour, c’est forcément elle. Alors ma jolie brune fait son entrée dans la chambre alors que je m’apprête à me mettre sur mes deux pieds, les mains de ma cousine sur mon torse et je remarque sa surprise lorsqu’elle nous aperçoit. Oh, pardon, je ne savais pas que vous aviez de la visite… Je m’apprête à parler alors j’ouvre la bouche, mais Caroline me coupe l’herbe sous le pied. Aucun souci, je vous le rends dans une petite heure si c’est possible ? Il sera tout à vous à ce moment-là, je vous le promets. Alors je ne renvoie qu’un sourire désolé à Daisy. Oh, très bien, je vois que je tombe mal, désolée de vous avoir dérangés, je vous laisse terminer... ce que vous avez à faire… nous informe ma belle infirmière, de son ton doux habituel, mais il y a quelque chose en plus, cette fois. De la gêne, sûrement. J’imagine tout ce qui peut se passer dans sa tête à ce moment-là puisqu’elle me voit encore avec une jolie jeune femme, dans une position que je réalise à l’instant et qui peut être compromettante. Je suis fini, à ses yeux, le pire des connards. Pas étonnant qu’elle me remette à ma place quand je vais vraiment trop loin, comme lors du soir du quatre juillet. Et pourtant… mon attirance et mon admiration pour elle ne font qu’augmenter. Mon cœur s’emballe toujours autant lorsqu’elle rentre dans mon champ de vision et aujourd’hui je ne peux plus nier l’évidence. Mais tant que ma vie sera aussi compliquée et que je suis toujours patient ici, je sais qu’il ne se passera rien. La phase sérieuse de séduction se fera plus tard, je me connais, je ne vais pas lâcher l’affaire. Daisy finit par rompre le regard que nous échangeons tous les deux durant ce court laps de temps et sort de ma chambre, refermant la porte discrètement derrière elle. Une grande inspiration gonfle mes poumons et mes yeux quittent enfin l’embrasure vide de ma porte pour se porter sur ma cousine qui me regarde avec intensité et excitation. OK… Dis-moi tout. Son nom. Son prénom. D’où elle vient. Son numéro de sécurité sociale s’il le faut. Je veux tout savoir, Dino. Tu sais que je finirais par l’apprendre – je peux être très charmante et adorable, puis j’ai besoin de me faire de nouvelles amies par ici… Oh non, c’est reparti. Caroline a le don de s’emballer dès que je lui parle d’une fille et là, je me suis grillé tout seul, je pense. Mais si je lui raconte tout au sujet de Daisy, elle ne va plus me lâcher avec ça, et vu ce qu’elle vient de dire, elle serait capable de s’en faire une amie rien que pour avoir tous les potins auprès de la source elle-même. Au secours ! Mais sa façon de me demander tout ça me fait quand même sourire. T’es pas croyable, toi ! j’annonce en jetant un nouveau coup d’œil à la porte, comme si l’empreinte de Daisy y était restée. Je te raconte seulement si tu me promets de ne rien tenter pour soi-disant « m’aider ». OK ? Je me demande si elle en est capable, en fait. Et elle est tellement excitée, là, que je crois que si je ne lui donne pas un petit quelque chose à se mettre sous la dent, elle ne va pas me lâcher d’une semelle jusqu’à ce que je craque. Et elle peut être très persuasive, croyez-moi ! Alors… par où commencer. C’est tellement fouillis dans ma tête et mon cœur que c’est compliqué de raconter ça sans m’emballer. Je sais qu’à Caroline, je raconte tout, en général. Et je peux montrer ma sensibilité, ça lui est égal et elle ne l’utilise pas pour se moquer de moi, pas comme quand je parle avec Otto. Lui, c’est le premier à se foutre de moi, bien qu’aujourd’hui, avec sa Kimia, je pense qu’il n’a pas trop à se la ramener. Orgueil de mâle, que voulez-vous. Elle est canon, hein ? je demande à ma cousine, concernant Daisy, comme si j’avais besoin de confirmer ce fait qui pour moi est pourtant indiscutable. Elle s’appelle Daisy et inutile de te préciser qu’elle est mon infirmière préférée… je rigole doucement, le regard rêveur quand j’imagine Daisy. Elle me plaît vraiment trop, cette fille. Tu crois au coup de foudre ? je demande alors que la réponse est plus qu’évidente. Je me trouve débile alors j’enchaîne surtout pour moi-même Ben oui, je suis con, question idiote. Cette fille est vraiment une pépite, Caro, je continue, un demi-sourire sur les lèvres. Si tu savais à quel point je la trouve admirable, c’est dingue. Et puis entre nous, ça a été naturel dès le départ. Quand elle est là, je me mets à parler et parler et parler. Et je peux pas m’empêcher de la complimenter, aussi. Mais je crois que ça la gêne. Et puis… et là ça fait mal… je crois qu’elle pense que je suis un connard fini. Enfin… et je soupire. Vu ce qu’elle a vu, je ne peux pas lui en vouloir. D’ailleurs, je pense qu’elle croit que tu es l’une de mes nombreuses conquêtes. J’en mets ma main à couper ! J’imagine que Caroline ne comprend pas tout ce que je dis, mais je ne doute pas qu’elle est prête à me poser mille questions.
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Caroline Brady
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MessageSujet: Re: Un cousin, c'est à mi-chemin entre un ami et un frère - Nate & Caro   Dim 20 Aoû - 18:49


Caroline pouvait être fière de sa famille. Il n’y avait pas de famille parfaite, et pourtant elle considérait la sienne comme proche de l’être. Ils étaient unis et solidaires – la plupart du temps – et si parfois quelques conflits apparaissaient, ils parvenaient toujours par les régler tout en restant unis. A ses yeux, c’était une force et une fierté – combien de famille avait-elle vu exploser et partir en éclat sans que rien ne puisse y changer ? C’était tellement triste, tellement dommage. Elle ne s’imaginait pas tourner le dos à ses parents. Elle ne s’imaginait pas tourner le dos à sa petite sœur. Elle ne s’imaginait pas tourner le dos à son cousin. Elle ne s’imaginait pas tourner le dos à ses meilleurs amis. Pourtant. Ne l’avait-elle pas fait ? N’avait-elle pas coupé les ponts, même si les mots n’avaient pas été prononcés ? N’avait-elle pas évité les appels ? N’avait-elle pas cessé d’appeler elle-même ? N’avait-elle pas refusé les invitations, au fil du temps ? Ne s’était-elle pas éloignée, malgré elle ? Seigneur, quel gâchis. Seigneur, quelle perte de temps. Seigneur, quelle honte. Cette attitude ne lui ressemblait tellement pas, c’en était inconcevable et impensable qu’elle n’ait rien vu, rien perçu, rien compris. Eric avait été si patient. Si manipulateur. Si calculateur. Si charmant et si gentil dans ses insinuations et ses excuses au fil des années. Elle avait été si naïve et si « amoureuse ». Si idiote. Depuis qu’elle était parvenue à le quitter un mois plus tôt – merci Nate ! – la honte ne la quittait pas. Depuis qu’elle avait fait ses bagages pour emménager chez Nate et Ellis, la colère ne la quittait pas. Depuis qu’elle avait quitté cet appartement luxueux, froid et austère, Eric ne cessait de la harceler et elle ne semblait pas encore prête à changer de numéro, ni à mettre un terme à ces appels incessants. Pourquoi ? Elle était incapable de le dire. Peut-être parce qu’elle méritait d’être harcelée et d’être punie pour ses erreurs passées. Peut-être parce qu’elle avait besoin de se rappeler encore un peu les raisons qui l’avaient poussée à partir. Peut-être parce qu’elle craignait que, s’il abandonnait et la laissait tranquille, elle se ravise et lui pardonne. Au fond d’elle, elle savait parfaitement qu’elle ne retournerait jamais auprès de lui. Elle savait pertinemment qu’elle ne l’aimait pas. Ce qui rendait son erreur et ces années d’isolement plus difficiles encore à supporter et à accepter. Heureusement, Nate était là pour la secouer quand il le fallait. Heureusement, Nate était là pour lui changer les idées quand elles devenaient trop moroses. Heureusement, Nate était là pour lui faire oublier cette peine et cette culpabilité. Heureusement, Nate était là pour l’aider à se reconstruire et se retrouver. Heureusement, ces années n’avaient pas empêché sa famille de lui rouvrir les bras et de lui pardonner – pour certains. Elsa aurait plus de mal à lui pardonner, mais ça c’était une autre histoire, pour un autre jour. En attendant de pouvoir régler ses problèmes avec sa sœur, elle devait se concentrer sur les problèmes qu’elle pouvait gérer : comme remettre sur pied son cousin préféré. « Bah alors, t’as perdu ta blouse ? Ou alors tu ne fais même pas l’effort de la mettre parce que c’est moi ? » Elle rit. Elle fait la moue. Elle devait reconnaitre qu’elle prenait plus de libertés avec lui qu’elle ne devrait. Justement parce qu’il était son cousin et qu’il était son confident. On était toujours plus à l’aise avec la personne en qui on avait le plus confiance. « Elle n’est pas loin, » lui dit-elle en pointant du doigt la dite-blouse qu’elle avait déposé sur la table. « Je l’enfilerai une fois que tu te seras mis debout – du moins du mieux que tu le peux. Je sais que t’adore me voir dedans, me taquiner ou m’admirer je ne sais toujours pas vraiment laquelle de ces deux options tu préfères, » qu’elle lui dit en souriant, « et que c’est obligatoire pour tous les employés de l’Hôpital, » termine-t-elle en pinçant les lèvres tragiquement. Elle n’avait rien contre le fait de porter une blouse blanche – non seulement cela indiquait qu’elle travaillait et qu’elle avait un job remarquable, mais cela permettait également de mettre une distance entre un patient et elle. Elle se rappellerait toujours de son premier patient. Ce dernier s’était permis d’être un peu trop voyeur, un peu trop entreprenant et un peu trop libéré. Elle avait appris à ses dépens que la blouse représentait une distance nécessaire, et qu’avec elle les patients trop dragueurs et trop charmeurs étaient moins tentés. « T’as intérêt à remettre ma cheville d’aplomb, j’en ai vraiment besoin pour reprendre le boulot, encore une semaine ici et je crois que je meurs. Sans exagérer. Ces quatre murs vont me rendre dingue. Alors torture-moi s’il le faut, mais fais des miracles ! Je n’attends pas moins que ça de ta part ! » Elle ne peut que rire de ses exigences, même si elle sait qu’elles sont réelles. Le connaissant par cœur, elle n’ignore pas que ces semaines passées dans ce lit d’Hôpital, loin de son job, loin de l’océan et loin de ses proches – même s’ils étaient venus le voir – avaient été difficiles. « Je dois dire que je suis extrêmement fière de toi, Dino. Tu as tenu ces semaines sans trop te plaindre, tu as été patient et tu n’as pas trop râlé… tu as été un patient exemplaire à ce que j’ai entendu dire, » qu’elle ajoute avec un charmant sourire. « Tu as été dorloté et chouchouté, » qu’elle ajoute avant de lui faire face. « Alors compte sur moi pour te remettre d’aplomb, quitte à te torturer s’il le faut ! » qu’elle conclut avec un sourire mi-machiavélique, mi-déterminé. Elle n’aime pas le torturer et n’aime pas cette idée. Elle n’aime pas l’idée d’être celle qui va le faire souffrir. Mais elle sait que si elle ne met pas la barre haute et qu’elle ne le force pas à donner le meilleur de lui-même, ils s’en voudront mutuellement et il risquerait gros en retournant au boulot sans une rééducation adaptée et quasi-parfaite. « Ils sont plutôt optimistes, apparemment, comme je suis assez athlétique, ça va vite revenir et j’ai le sens de l’effort. Ça devrait aller. La jambe est OK, la hanche aussi, les côtes ça se remet bien, je suis quasi comme neuf ! » Le quasi étant important, pensa-t-elle. Il avait été longtemps allongé sans pouvoir rien faire et le peu d’exercices qu’ils avaient déjà effectués avaient été plus difficiles et compliqués que prévu. Ses muscles étaient tendus, certains voire même presque trop ramollis, et les étirements étaient plus que nécessaires en plus des massages qu’elle lui offrait. Oh, bien sûr, masser n’était pas forcément quelque chose qui le faisait rêver puisqu’elle devait étirer chaque muscle, douleur ou pas douleur. Au final, ces séances lui faisaient un bien fou et elle devait reconnaitre qu’il reprenait du poil de la bête. « Hé bien on va passer de quasi comme neuf à carrément tout neuf, qu’en dis-tu ? T’es pompier, t’as le moral et le physique pour endurer toutes les douleurs possibles et inimaginables. Tu devrais survivre à ce qu’on va faire dans les prochaines semaines, » qu’elle lui annonce en l’aidant à se rassoir. « Tu sais bien que c’est pas mon genre… Surtout les yeux doux… Mais toi t’es imbattable là-dessus, quand même, tu dois bien l’avouer, avec tes yeux de biche. » Sourire. Qui veut dire « hum, ah bon, tu crois ? ». Qui veut dire « oui, je sais ». « De longues années d’apprentissage et d’entraînement, Dino. On n’obtient pas ce que l’on veut d’un claquement de doigt, mais on peut y parvenir avec des yeux de biche, » qu’elle rigole en lui disant cela. Elle ne les avait pas beaucoup utilisés ses yeux de biche, ces dernières années. Et ses yeux de biche ne lui avaient pas servi à grand-chose avec Eric. Et ces yeux de biches ne manquaient jamais rien – surtout pas quand deux personnes se regardaient comme Nate et l’infirmière se regardaient. Les yeux de biche ne manquaient pas ce qui se passait sous ses yeux. Et ces yeux de biches avaient bien envie de voir encore plus. Peut-être était-elle trop curieuse, et peut-être était-elle trop invasive. Non. Jamais. Pas avec Nate. Si elle l’était, il l’était tout autant sinon. N’avait-il pas passé des années et des mois à lui répéter qu’elle devait quitter ce banquier qui lui bouffait la vie et lui gâchait l’existence ? Et il avait eu raison. Pourquoi aurait-elle tort, elle ? « Je te raconte seulement si tu me promets de ne rien tenter pour soi-disant « m’aider ». OK ? » Hum. Pouvait-elle promettre ? Non. Elle avait déjà promis dans le passé, quand il s’agissait de Charlie. Et le gâchis que cela avait été lui avait servi de leçon. Elle se contente de lui sourire et d’attendre la suite. « Elle est canon, hein ? » Elle lève les yeux au ciel, imitant une exaspération qu’elle ne ressent pas. « Nate, toutes les femmes de ta vie sont canons. Je n’ai jamais croisé de femme avec qui tu es sortie ou eu une aventure que l’on pourrait considérer comme laides, » qu’elle lui dit en faisant un geste de la main, l’air de dire « on s’en tape, continue ». « Tu crois au coup de foudre ? » Euh. Allo. Nate, le coup de foudre c’est tout ce que j’attends désespérément. « Ben oui, je suis con, question idiote. Cette fille est vraiment une pépite, Caro » qu’il continue alors sans réaliser qu’il a le regard perdu et le sourire aux lèvres. Seigneur Dieu. Si Caroline avait perçu son attirance évidente, elle n’aurait pas cru que ça ira jusque-là. Seigneur Dieu, il était déjà complètement sous le charme, et ce n’était certainement pas son cœur romantique qui hallucinait. « Si tu savais à quel point je la trouve admirable, c’est dingue. Et puis entre nous, ça a été naturel dès le départ. Quand elle est là, je me mets à parler et parler et parler, » qu’il continue de lui raconter, et qu’elle continue de l’écouter – non de boire ses paroles. N’est-ce pas le rêve de toute femme, de pouvoir rencontrer un homme qui la voit si magnifique, un homme qui a envie de lui parler, de lui parler et encore de lui parler ? « Et je peux pas m’empêcher de la complimenter, aussi. Mais je crois que ça la gêne. Et puis… je crois qu’elle pense que je suis un connard fini. Enfin… Vu ce qu’elle a vu, je ne peux pas lui en vouloir. D’ailleurs, je pense qu’elle croit que tu es l’une de mes nombreuses conquêtes. J’en mets ma main à couper ! » Elle penche la tête légèrement sur le côté avec un petit « hum » l’air de dire « non, sans déconner ? » Elle sait à quel point Nate peut être un charmeur. Elle sait quel tombeur il est. Elle serait bien incapable de dire combien de conquêtes ont fini dans son lit, mais juste parce qu’il y en a eu beaucoup trop ! Elle sait aussi qu’il a un cœur énorme. Elle sait aussi qu’il est capable d’aimer. N’est-ce pas suffisant pour craquer pour lui ? Bon sang, il ne serait pas son cousin elle aurait déjà sauté sur l’occasion. Mais c’est mal, et dégueulasse. « J’ai comme la nette impression que cette chère Daisy est une perle rare, » qu’elle lui dit en ne cessant de l’observer. Elle l’avait déjà vu amoureux. Elle l’avait déjà vu amoureux, et sachant qu’il l’était. Elle l’avait déjà vu amoureux, et choisissant de se taire. Mais elle ne l’avait jamais vu amoureux sans qu’il ne le réalise encore. « C’est grâce à elle que tu as su être un patient… patient et plutôt courageux ces dernières semaines ? » qu’elle le taquine un peu. « Que s’est-il passé pour qu’elle pense que tu es un connard ? Qu’a-t-elle vu ? » qu’elle lui demande avec un soupçon de reproche dans la voix. « Ellis est venue te voir à l’Hôpital ? Je ne l’imaginais pas débarquer par ici, tiens… » qu’elle imagine en haussant les sourcils pour accentuer sa surprise. « Pourquoi penserait-elle que je suis l’une de tes conquêtes ? » qu’elle demande, innocente. Avant de réaliser qu’elle ne porte pas sa blouse. Avant de réaliser qu’elle avait les mains posées sur Nate, dans une position presque trop intime. « Ah oui, quand même… » qu’elle dit alors dans une moue comique. « T’en fais pas, elle va bien finir par me connaitre, » dit-elle avec un geste vague. « On travaille dans le même Hôpital, dans le même service, » ajoute-t-elle devant son air sceptique, ne pouvant s’empêcher de sourire. « Nate, je t’ai promis un jour de garder pour moi les sentiments que tu avais pour l’une de mes meilleures amies. N’ai-je pas tenu parole ? » demande-t-elle en faisant allusion à Charlie. Bon sang, quel gâchis, pensait-elle encore. « Me crois-tu capable d’agir dans ton dos et de me mêler de ce qui ne me regarde pas ? » qu’elle lui demande, l’air innocent mais pas du tout innocent. Oui. Elle en était capable, et il le savait très bien. « Bon, assez de parler de la belle Daisy et de ces étoiles que je vois dans tes yeux, » qu’elle dit en se relevant et en enfilant sa blouse – histoire que personne d’autre ne la prenne sur le vif. « C’est l’heure de souffrir, Dino. Et tes beaux yeux bleus ne m’attendriront pas, je te préviens tout de suite, » qu’elle termine avant qu’ils n’enchaînent les divers exercices qu’il connaissait à présent par cœur.

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Nathaniel Brady
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MessageSujet: Re: Un cousin, c'est à mi-chemin entre un ami et un frère - Nate & Caro   Sam 9 Sep - 21:04

Elle n’est pas loin, me répond Caroline au sujet de sa blouse alors que je remarquais qu’elle ne la portait pas. Je l’enfilerai une fois que tu te seras mis debout – du moins du mieux que tu le peux. Je sais que t’adores me voir dedans, me taquiner ou m’admirer je ne sais toujours pas vraiment laquelle de ces deux options tu préfères, et que c’est obligatoire pour tous les employés de l’Hôpital. Je reste volontairement pensif à propos de la question qu’elle se pose, et par conséquent je me la pose aussi. Est-ce que je préfère l’admirer ou la taquiner… Je finis par hausser les épaules et je réponds d’un ton joyeux. J’aime vraiment les deux, je mens gentiment. J’adore ma cousine, mais de là à l’admirer… Elle n’est pas Daisy, ce ne sont pas les mêmes sentiments qui m’animent quand je pense à elle. Et en parlant du loup, la voici qui fait son entrée dans ma chambre. Et ce qu’il advient habituellement arrive, mon cœur s’affole et je n’ai d’yeux que pour ma belle brunette. J’en oublie même Caroline qui pourtant se trouve tout contre moi, alors que je m’apprêtais à sauter du lit avec son aide. Forcément, cette scène est très mal interprétée par Daisy qui nous quitte précipitamment après avoir lancé une petite remarque bien affutée. Caroline ne se doute de rien, mais je sais ce qu’il se passe dans la tête de l’infirmière à ce moment-là. C’est seulement une fois partie que j’arrive à me reprendre en main, ce que Caroline remarque, évidemment. L’interrogatoire peut commencer et à vrai dire, même si j’essaie de rester sur ma réserve, ça me fait très plaisir de partager ça avec ma cousine qui est ma confidente depuis toujours. Elle est canon, hein ? je lui demande, encore rêveur. Je n’attends pas vraiment de réponse, c’était plus une affirmation qu’une véritable question, mais Caro, exaspérée, me répond quand même. Nate, toutes les femmes de ta vie sont canons. Je n’ai jamais croisé de femme avec qui tu es sortie ou eu une aventure que l’on pourrait considérer comme laide. Son affirmation me laisse pensif à nouveau. Je cherche dans mes vieux souvenirs de lycée s’il n’y en avait pas une dans le lot qui n’était pas tout à fait à mon goût. Mmmmhhh… Brittany n’était pas spécialement jolie quand on y réfléchit bien, j’annonce pour la contredire. Mais bon, elle était la chef des cheerleaders, alors j’avais pas vraiment le choix… je finis en rigolant. Etant le quarterback populaire, je me devais d’au moins tenter quelque chose avec la fille la plus populaire du lycée. Elle était sophistiquée, mais jolie, je n’aurais pas dit ça. Ca n’a pas duré plus de deux semaines, je la trouvais trop stupide et Charlie me charriait sans cesse avec elle. Mais revenons-en à nos moutons, alors je réponds au questionnaire précis de ma cousine concernant ma jolie brunette. Et les mots sortent de ma bouche sans aucun filtre. Heureusement qu’Otto n’est pas là, il se foutrait de moi. Après ma longue tirade élogieuse sur mon infirmière préférée, Caroline reprend enfin la parole, ce qui me fait un peu redescendre de mon nuage. J’ai comme la nette impression que cette chère Daisy est une perle rare. Un sourire en guise de réponse suffit. C’est grâce à elle que tu as su être un patient… patient et plutôt courageux ces dernières semaines ? Je fronce les sourcils pour signifier mon désaccord. Mais pas du tout ! Je suis naturellement adorable, quelle question ! Je plaisante, et un sourire coquin éclaire mon visage. Que s’est-il passé pour qu’elle pense que tu es un connard ? Qu’a-t-elle vu ? Ellis est venue te voir à l’Hôpital ? Je ne l’imaginais pas débarquer par ici, tiens… Pourquoi penserait-elle que je suis l’une de tes conquêtes ? Looooongue histoire. Et je vois Caroline réaliser que notre position peut être mal interprétée. Ah oui, quand même… T’en fais pas, elle va bien finir par me connaitre. On travaille dans le même Hôpital, dans le même service. Eh bien, j’espère, oui ! Tu vois, ça aurait été plus évident pour elle si tu avais porté ta blouse, finalement, je rigole à moitié. En réalité, je ne sais pas si ça aurait changé quoi que ce soit. Alors avant de me lancer dans un récit plus détaillé, je réitère ma question : Tu promets de ne rien lui dire ? Enfin elle a sûrement compris qu’elle me plaisait, mais je voudrais que ça reste entre elle et moi. Nate, je t’ai promis un jour de garder pour moi les sentiments que tu avais pour l’une de mes meilleures amies. N’ai-je pas tenu parole ? Me crois-tu capable d’agir dans ton dos et de me mêler de ce qui ne me regarde pas ? Alors là j’éclate de rire. Bien sûr que tu en es capable ! je m’exclame sans aucune gêne. Mais j’espère simplement que ma chère cousine n’ira pas trop loin et respectera un minimum de discrétion concernant toute cette histoire. Elle pense que je suis un connard parce que maman était ici, et à ce moment-là, elle ne savait pas pour Ellis - tu sais, elle a découvert que j’étais marié quand je suis arrivé sur ce lit d’hôpital. Donc je me retrouvais avec maman et Daisy ici, et là, Athénaïs débarque. Et pour me dire bonjour, elle m’embrasse. Normal. Elle était gênée quand même, avec maman à côté, t’imagines bien. Et donc maman pense qu’il s’agit d’Ellis. Normal. Tout le monde aurait pensé ça, puisque j’étais marié à une femme inconnue et une femme inconnue venait d’entrer dans ma chambre pour m'embrasser. Mais Daisy savait déjà qu’Athénaïs n’était pas Ellis puisqu’elle avait déjà vu Ellis venir me rendre visite, là je m’arrête pour faire un aparté d’une voix différente, évidemment ce n’était pas pour prendre de mes nouvelles mais pour me faire signer un chèque, j’annonce en roulant des yeux. Mais ce cauchemar s’achève dans les prochains jours alors je ne vais pas trop m’étaler sur le sujet Ellis. Et là je ne savais plus où me mettre, Caro. Si j’avais pu m’enfoncer dans ce matelas pour disparaître, je l’aurais fait. Maman qui me demande si Athénaïs est ma femme. Athénaïs qui apprend que je suis marié. Daisy qui croit que je trompe ma femme avec une autre. Le pompon ! Athénaïs m’a quitté à ce moment-là. Et Daisy a changé de comportement avec moi depuis ce temps. Je suis passé de « Nate, ce héros » à « Nate, ce blaireau »… Mais je ne peux pas lui jeter la pierre. Sauf que les apparences sont trompeuses, et je n’ai pas envie de la mêler à toute cette histoire avec Ellis. Alors je prends sur moi et j’essaie tant bien que mal de redorer mon blason, mais c’est dur… J’ai vraiment hâte que tout soit terminé, Caro. D’ailleurs Gab m’a appelé et m’a dit qu’il la transférait dans les prochains jours. On va pouvoir être tranquilles tous les deux à la maison ! je m’exclame, tout heureux de la bonne nouvelle annoncée hier soir par mon cousin. Elle a vécu sans mon aide pendant deux mois, ça veut dire qu’elle n’a pas besoin de moi et que la meilleure chose à faire, c’est qu’elle dégage.
Bon, assez parlé de la belle Daisy et de ces étoiles que je vois dans tes yeux. Je souris, amusé. Je ne vois pas de quoi tu parles, j’informe ma chère cousine, en mentant effrontément. Bien sûr que parler de Daisy me file des étoiles dans les yeux. L’évocation de son nom fait emballer mon cœur aussi. Je me suis rendu à l’évidence : j’ai des sentiments pour elle et ça ne changera pas de sitôt. Alors soit je souffre comme j’ai pu souffrir avec Charlie, soit j’agis. Et je n’ai clairement aucune intention de laisser passer ma chance. Alors je n’ai qu’une hâte : sortir d’ici et pouvoir la conquérir en toute légalité. Je ne serai plus marié, d’ici là, et je ne serai plus son patient. A moi de lui faire comprendre ce que je vaux et combien j’aimerais prendre soin d’elle pour le restant de mes jours. C’est l’heure de souffrir, Dino. Et tes beaux yeux bleus ne m’attendriront pas, je te préviens tout de suite. Un dernier sourire avant la torture, et je me lance enfin au sol.
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Un cousin, c'est à mi-chemin entre un ami et un frère - Nate & Caro
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