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 When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro

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Caroline A. Brady
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MessageSujet: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Lun 14 Aoû - 13:18

« Caroline, il serait peut-être temps de te montrer raisonnable et de revenir à la maison, chérie. Ce petit jeu a assez duré, tu ne penses pas ? Réponds à mes appels, s’il te plait. Je commence à devenir fou sans toi, dans ce silence… rappelle-moi, » lui demandait-il encore et encore. Une fois sur un ton désespéré. Une autre fois sur un ton énervé. Parfois sur un ton agacé et outré. Son humeur changeait au fil du temps, d’appels en appels. Elle les évitait tous, ne répondant à aucun et ignorant cette angoisse qu’il manifestait et cet élan de bons sentiments dont il faisait preuve. Elle avait décidé de rester forte et de ne pas succomber au charme indéniable qu’Eric dégageait quand il y mettait les formes. Elle avait appris à repérer chaque parcelle de sa personnalité, ce qu’elle signifiait et ce qu’elle engendrait. Elle avait compris depuis quelques temps déjà que cet homme qu’elle pensait avoir aimé ne l’avait quant à lui jamais véritablement aimée. Pas pour ce qu’elle était. Comment aurait-elle pu vivre ainsi ? Comment aurait-elle pu accepter une vie sans véritable amour, fleur bleue qu’elle était ? Romantique dans l’âme, elle ne pouvait pas se contenter d’être « quelque chose » pour quelqu’un. Elle ne pouvait pas se contenter de façonner une image pour plaire à un homme qui ne la faisait pas vibrer ni rêver. Elle méritait mieux que ça, elle savait qu’il existait mieux que ça. Alors elle tenait bon. Elle avait même décidé d’aller au premier magasin de téléphonie pour changer de téléphone, de numéro – histoire qu’il arrête enfin à la harceler. Elle aurait pu aller au commissariat, poser une main courante sans doute, mais elle préférait largement éviter d’en arriver là. A vrai dire, elle préférait tenter le silence éternel – il finirait bien par l’oublier et par rencontrer une autre âme susceptible de lui convenir. Non ? Elle se sentit honteuse et malhonnête pour cette pauvre âme. Personne ne pouvait trouver bonheur auprès d’un tel homme. Personne. Aurait-elle dû le rapporter à la police pour l’empêcher de nuire ? Pourquoi ? Ils lui auraient sans doute ri au visage. Après tout, Eric n’avait jamais levé la main sur elle. Eric ne l’avait jamais forcé à quoique ce soit. Eric était charmeur et manipulateur. Il magnait les mots aussi bien qu’il jonglait avec l’argent d’une main de maître, tout banquier qu’il était. Non, il aurait su charmer les flics aussi aisément qu’il l’avait séduite, elle, la jolie blonde aux yeux de biches qui demandait juste à être aimée. Mon Dieu, qu’elle avait perdu du temps avec lui. Mon Dieu, qu’elle avait perdu beaucoup plus que du temps avec lui. Avant lui, elle rêvait. Avant lui, elle croyait. Avant lui, elle ne souffrait pas. Avant lui, la vie était belle. Avant lui, la vie était facile. A présent, bien que sa bonne humeur et sa détermination à vaincre les douleurs de ce passé chaotique elle devait bien reconnaitre qu’il avait laissé un goût amer derrière lui. Saurait-elle rouvrir son cœur un jour ? Saurait-elle aimer ? Saurait-elle reconnaitre l’amour ? Saurait-elle être réellement aimée par quelqu’un un jour ? Bon sang, qu’elle désirait y croire. Oui. Elle devait y croire, se secoua-t-elle mentalement et dans un geste de victoire pour se donner du peps, elle se releva et attrapa ses affaires pour mettre à exécution son plan initial : à savoir changer de numéro.

Mais son téléphone se mit à sonner au même moment. Son cœur manqua un battement quand elle crut que son ex-petit-ami persistait à lui téléphone pour la cinquième fois en une demi-heure. Mais ce fut un autre numéro – de portable – qui s’affichait. Pouvait-elle oser ne pas répondre, de peur qu’Eric ose emprunter un autre téléphone ? Elle avait passé diverses annonces dans les commerces alentours, ainsi qu’à l’Hôpital, pour du travail. Elle n’avait pas le droit à l’erreur. Après plusieurs sonneries, elle prit son courage à deux mains et salua la personne au bout du fil, le sourire dans la voix. « Mademoiselle Brady, bonjour. Je suis Mike Larson, agent sportif. Je me permets de vous appeler car j’aurais possiblement un travail pour vous. Un travail plutôt… urgent, » ajouta-t-il après quelques secondes de réflexion, de quoi intriguer la jeune femme. « Urgent, du style à l’instant T, ou urgent du style demain au plus tôt ? » demanda-t-elle avec une moue comique – comme s’il pouvait la voir à l’autre bout du fil. Cela dit, il dû sentir sa bonne humeur puisqu’il émit un léger rire rauque. « A l’instant T. Mon boxeur a un combat très important ce soir et son masseur-kinésithérapeute vient de nous quitter, » annonce-t-il d’une voix légèrement trouble. « Oh, mon dieu… je suis désolée. Toutes mes condoléances, c’est terrible ce genre de choses, » qu’elle commence à dire d’une voix affreusement peinée. « Seigneur, non, je me suis mal exprimé, il n’est pas mort, » qu’il se rattrape rapidement. Caroline s’immobilise, grimace de gêne et place une main devant sa bouche pour ne pas rire de sa bêtise. « Il a juste choisi de quitter le poste et de rompre le contrat qui le liait à mon client, » avoue-t-il alors. Pour quelles raisons ? Que pouvait pousser un homme – un professionnel – à rompre un contrat d’une importance comme celle-ci ? Cela dit, tout le monde n’était pas forcément dans le besoin comme elle. « Oups, je suis maladroite avec mes conclusions hâtives… Donc, vous recherchez une masseuse en plus d’une kinésithérapeute pour votre client, un boxeur professionnel, si je comprends bien ? » récapitule-t-elle tout en faisant les cent pas. Était-ce un poste tombé du ciel ? Pouvait-elle se permettre de refuser ? « C’est tout à fait cela. Pour être honnête, j’ai une assez longue liste de professionnels devant mes yeux mais les divers retours que j’ai obtenu vous concernant vont en votre faveur, » la complimente-t-il, ce qui la fait sourire avec modestie – ou pas. Elle se savait plutôt excellente dans son domaine. « Vous avez déjà eu des retours me concernant, je suis flattée, » surtout qu’elle venait à peine de reprendre le boulot. « Est-ce qu’il vous serait possible d’être présente pour 15 heures ? Nous discuterons de tous les détails – concernant le salaire, votre présence et les horaires que nous pourrons arranger selon votre emploi du temps à l’Hôpital, » énumère-t-il en la surprenant de nouveau avec la connaissance qu’il avait de sa vie professionnelle… « Vous devez être un agent incroyablement talentueux et connu du monde sportif pour avoir autant d’informations à mon sujet… » dit-elle simplement sur le ton de la plaisanterie. Ce à quoi il rit tout en lui confirmant ses dires. « Mon client est très important, Mademoiselle Brady. Le contrat ne sera qu’effectif que s’il accepte de vous embaucher, je ne vous le cache pas. Mais je n’en doute pas, » lui assure-t-il de nouveau, l’air de connaitre le boxeur comme sa poche. Normal, sans doute. Elle ferme les yeux un instant, prend une bonne respiration et finit par accepter de se présenter à l’heure demandée. A l’aide d’un morceau de papier et d’un crayon qui marche difficilement, elle parvient à noter l’adresse où se rendre et raccroche le sourire aux lèvres. Le téléphone attendrait bien un jour de plus – elle n’était plus à ça près. Mais un contrat professionnel avec un sportif de haut niveau n’attendrait certainement pas.

A 14h30, elle se trouvait déjà devant l’entrée du bâtiment qu’on lui avait indiqué. Ce n’était rien de plus qu’un club de boxe, mais un club où il fallait être adhérent pour y avoir accès. « Bonjour, je m’appelle Caroline Brady, Mr Larson m’a donné rendez-vous à 15h, » se présente-t-elle comme il le lui avait conseillé. Une pièce d’identité et un sourire plus tard, elle entrait dans la salle d’entraînement. Divers jeunes boxeurs étaient concentrés et cognaient soit dans des punching-balls, soit en combat avec le partenaire du jour. Elle ne s’était jamais intéressée à cet univers, qu’elle trouvait bien trop violent et trop brutal. Elle n’avait jamais imaginé ce que pouvait être la vie d’un boxeur. Ce que pouvait ressembler un entraînement. Elle ignorait même tout des règles de ce sport. « Mademoiselle Brady, » entendit-elle soudainement, la sortant de sa rêverie passagère et la faisant sursauter. « Excusez-moi, Mr Larson, enchanté, » se présente-t-il le sourire aux lèvres et la poigne d’un homme avisé en affaire et sûr de lui. Il était charmant et elle ne doutait pas un instant qu’il fut excellent dans son travail. « Je vous invite à me suivre, je vais vous présenter Mr Winchester, » dit-il en avançant vers une porte au fond de la salle. « Peut-être dois-je vous prévenir… il a tendance à être quelque peu… bourru, avant un match important, » lui confie-t-il avec un sourire avant d’ouvrir la porte et de ne plus lui laisser le choix. Elle ouvrit la bouche comme pour parler, les yeux ronds d’inquiétude et de doute avant de finalement passer le pas de la porte. Seul un homme se tenait devant la fenêtre d’où pénétrait un soleil lumineux. Un « lit d’examen », un bureau et quelques autres détails ne lui échappèrent pas, mais son regard fut rivé sur le client bourru dont on lui avait parlé. « Bonjour, » dit-elle d’un ton joyeux et spontané, alors qu’elle sentait sa gorge nouée par le stress. Il se retourna et la vision lui coupa un instant le souffle. Elle n’en garda pas moins son sourire qui, habituellement, apaisait les mœurs et les tensions. Sauf que cet homme ne semblait pas être le genre à se laisser attendrir par un sourire. Sauf que cet homme ne semblait pas comprendre ce qu’elle faisait ici. Dans quel merdier s’était-elle fourrée ?






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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Lun 14 Aoû - 23:24

When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive
Caroline ∞ Jonnhy
Aujourd'hui rien ne se passait comme prévu. Tout d'abord la salle où je m'entraîne habituellement a pris feu cette nuit. Pas beaucoup de dégâts, mais j'ai reçu un appel en pleine nuit qui fait que je me suis pas rendormi depuis. Du coup l'entraînement a été biaisé. Par chance, la salle est coupée en deux et je dois partager avec les non professionnel qui s'entraîne autour de moi. Mon entraîneur par contre est aussi arrivé en retard. Je reste quelqu'un d'assez autonome, mais j'ai besoin de mon coach, il est mon mentor, mon mental aussi d'une certaine manière. Et puis les personnes s'entraînant me regardaient faire, me posais des questions, voulaient des photos. J'ai tenté de sourire mais bon sang, mon capital sympathie a volé en fumé au bout de 10 minutes. Dès que coach est arrivé, il a gueulé. Au moins c'est bien, c'est lui qui passe pour le méchant (je sais, classe). Et pour couronner le tout, j'ai des courbatures sur tout le corps à quelques heures du match. Quand je regarde ma montre je grogne. Le kiné n'est pas en retard, mais j'aurais apprécié qu'il vienne plus tôt au final (mais ça il peut pas le savoir.)
Le regard vers la fenêtre, je bouge doucement la tête afin de faire craquer ma nuque, tentant de me détendre mais cela ne marche pas vraiment. Je repense aussi à ma rencontre avec Alaric, mon demi-frère. Bon sang, cette histoire me retourne le cerveau et du coup je pense trop à mon père en ce moment. Je haïssais cet homme, je l'ai viré de la maison et c'est pour une bonne raison. Je n'aime pas penser à lui, encore moins un jour de match. Je sais que ce que je fais est différent, que je donne des coups avec respects et non à la recherche d'une supériorité. Du moins je l'espère... Parce qu'il y a toujours cette volonté d'être au-dessus des autres pour être le grand vainqueur. Bon sang je veux pas être comme lui. Mais alors que je suis en train de me torturer l'esprit, j'entends la porte s'ouvrir.
- Bonjour.
Une voix... féminine ?
Je me tourne et cherche à comprendre. Si je pensais que quelqu'un l'accompagnait pour m'expliquer, il se trouve qu'elle est toute seule. Je fronce le nez, franchement agacé, peu importe son sourire qui se veut, je suppose, gentil et serein.
- Si vous voulez un autographe faut attendre la fin du match. Franchement, je supporte pas les personnes qui s’immisce comme ça, dans ma salle d'entrainement sérieusement ? De plus en plus audacieux c'est dingue !
Pourtant plus je la regarde, plus je me demande si elle est vraiment une fan de boxe. Cliché mais, elle n'a pas l'allure des fans standard si j'ose dire. Enfin, il faut de tout pour faire un fan n'est-ce pas ?
- Vous pouvez partir maintenant, mon kiné va arriver.
Je la contourne afin d'ouvrir la porte, me disant que ma carrure ainsi que ma voix ferme va la faire fuir. Je porte une main sur mon épaule, fantasmant sur les doigts de fées de mon kiné pour pouvoir remettre mon corps d'aplomb pour ce soir. Je me sens bien trop tendu et mon corps en subit les conséquences. Je constate que mon agent est là.
- Comment t'as pu laisser entrer une fan comme ça merde !
Il s'approche et je vois qu'il va parler avec des pincettes. Comment je le sais ? Il avance en voutant ses épaules, comme un petit gnome ne voulant pas être frappé... Bon sang, je suis pas si méchant que ça zut !
- Elle n'est pas une fan, c'est ta kiné ?
Je lâche un rire mauvais.
- Et bien, boire ne te conviens plus. Mon kiné est vieux, moche, un peu bedonnant et il a un pénis. Elle est clairement tout son opposé ! je dis en pointant mon doigt vers elle.
- Il est parti.
Je le regarde sans rien dire. Je hais le changement, il le sait. Je comprends mieux les pincettes. Je me tourne vers la jeune femme tentant de rentrer cette foutue situation dans mon crâne. Je peux pas cracher sur un kiné, surtout pas aujourd'hui. Je grogne, ferme la porte à nouveau et m'avance vers elle.
- J'ai pas mal de courbatures... Faites les disparaître avant ce soir et vous êtes embauchée.
Je ne dis rien de plus, retire mon haut me retrouvant ainsi simplement en short et attend m'installe sur le ventre. Qui sait, peut-être aura-t-elle des doigts aussi magiques que son regard bleu est hypnotique. Parce que oui, même si j'ai l'air d'un sauvage j'ai pris le temps de la regarder, et elle est mignonne... Très mignonne... J'ai un faible pour les blondes. Je me demande même si mon manager n'a pas fait exprès afin que j'ai une présence féminine auprès de moi. S'il croit que cela va m'attendrir le pauvre, il risque d'être fortement déçu.
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Caroline A. Brady
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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Mar 15 Aoû - 13:08


Dans l’univers médical, on avait souvent à faire à des personnalités en tout genre. Des personnes stressées et angoissées, qu’il était plutôt simple de rassurer et de calmer. Des personnes stressées et angoissées, mais plutôt compliquées à rassurer et calmer. Des personnes agressives, avec qui il valait mieux faire attention aux mots que l’on employait et aux gestes que l’on pratiquait. Des personnes sympathiques et calmes naturellement, qu’il était un plaisir de les avoir pour patients. Cela rendait le travail plus aisé et moins stressant. Caroline avait connu une diverses clientèles depuis quelques années qu’elle exerçait son métier – même si elle avait dû l’arrêter pendant quasiment deux ans de suite. Mais Caroline était de nature patiente, joyeuse et chaleureuse – aussi n’avait-elle jamais eu de réels problèmes avec ses patients. Même les plus agressifs finissaient toujours par s’excuser et la remercier à la suite de ses bons soins. Peut-être parce qu’elle aimait son métier et que ça se ressentait. Peut-être parce qu’elle avait un sourire et un rire communicatifs, et que ça plaisait et rassurait. Peut-être parce qu’elle dégageait une présence agréable et des ondes positives – certaines personnes y étaient sensibles après tout. Peut-être parce qu’il semblait inimaginable de la faire pleurer, de lui faire du mal ou de la traiter comme une moins que rien – certaines personnes semblaient nées pour être appréciées quoiqu’il arrive. Peut-être aussi parce qu’elle avait toujours eu à faire à des personnes réclamant son talent et son savoir-faire. Jusque-là, elle n’avait jamais rencontré de patient qui ignorait qui elle était et ce pourquoi elle venait les voir. De toute évidence, Monsieur Winchester n’avait pas été informé du départ de son « kinésithérapeute » personnel, et encore moins qu’il serait remplacé par une femme – par elle. « Si vous voulez un autographe faut attendre la fin du match. Franchement, j’supporte pas les personnes qui s’immiscent comme ça, dans ma salle d'entrainement sérieusement ? De plus en plus audacieux c'est dingue ! » Elle en resta bouche bée, dans l’incapacité d’émettre le moindre son ni même de rétorquer quoique ce soit. Manquer de répartie, ça ne lui ressemblait tellement pas. Mais être ainsi reçue par son potentiel futur patron, elle ne s’y attendait tout bonnement pas non plus. « Excusez-moi, je ne suis pas… » qu’elle commence à vouloir lui expliquer qu’elle n’est nullement une fan, qu’elle ignore même jusqu’à son prénom encore à cet instant et qu’elle n’avait jamais vu son visage de sa vie – ni son corps d’Apollon d’ailleurs. Mais il ne lui laisse même pas le temps de s’expliquer ou de dire quoique ce soit. Le goujat ! Elle était si outrée qu’elle en riait nerveusement et ne trouvait pas les mots justes à l’instant T. « Vous pouvez partir maintenant, mon kiné va arriver, » qu’il enchaîne naturellement. « Justement, Monsieur Winchester… » qu’elle essaie de nouveau de se présenter et de faire bonne figure – et même lui rabattre son clapet ! Non mais ! Mais il se rapproche trop rapidement, son regard lance beaucoup trop d’éclairs et les phéromones sont beaucoup trop intenses pour qu’elle continue sur sa bonne lancée. Seigneur, comment pouvait-elle être autant perturbée par cet homme désagréable et malpoli avec elle ? Elle ne put que l’observer ouvrir la porte, s’emporter envers son agent qui – tout à coup – semblait mal à l’aise et craintif. Le boxeur semblait craint au possible, et elle ignorait ce que cela signifiait. Etait-il un monstre ? Etait-il une personne violente même en-dehors d’un ring ? Serait-elle folle d’accepter de travailler avec un homme aussi imposant, impatient et abrupt ? « Et bien, boire ne te conviens plus. Mon kiné est vieux, moche, un peu bedonnant et il a un pénis. Elle est clairement tout son opposé ! » Un compliment ? Elle referme la bouche, qu’elle avait tout simplement oublié de refermer sous le coup de la surprise, du choc et de l’indignation, et retrouva petit à petit un peu plus de contenance et d’assurance. Peut-être n’était-il pas habitué au changement. Peut-être était-il stressé avant un combat. Peut-être n’avait-il pas de temps à perdre – mais elle non plus. Peut-être était-il trop tendu pour se montrer courtois et agréable avec ses employés – elle voyait bien ses muscles tendus, son corps raide comme un piquet. Elle s’autorisa un regard plus prononcé sur le corps musclé et « parfait » du boxeur. Elle était une femme après tout, non ? Pourquoi seuls les hommes auraient-il le droit de regarder et d’apprécier les courbes des femmes ? Il referme enfin la porte, plus brutalement que nécessaire sans doute, la sortant de sa rêverie et la faisant légèrement sursauter. Sans un véritable regard, il s’avance vers le lit d’examen et ôte son t-shirt. Déglutir. Respirer. « Tu es une professionnelle, Caroline, » se dit-elle intérieurement. « J'ai pas mal de courbatures... Faites les disparaître avant ce soir et vous êtes embauchée, » qu’il lui lance tout simplement, sans s’excuser de son comportement et de son accueil plus que brutal et rude. Elle prend une grande inspiration avant d’aller déposer ses affaires sur une chaise, sa veste sur le porte-manteau et de se diriger vers le seul lavabo de la pièce. Le temps qu’elle se lave les mains, qu’elle remonte les manches de sa chemise blanche et qu’elle le rejoigne, plusieurs secondes s’étaient écoulées, lui permettant d’être de nouveau elle-même. Elle vint lui faire face, décidée à se faire respecter comme elle le mérite par cet homme qui ne semble la considérée que comme une intruse. « Vous ne m’avez donné l’occasion de me présenter convenablement un peu plus tôt, hors ça me semble malpoli de poser les mains sur vous sans que vous ne sachiez qui je suis, » commence-t-elle en lui souriant – quelque peu sarcastique – « Vous pouvez m’appeler Caroline. Je suis masseuse-kinésithérapeute et je travaille à mi-temps à l’Hôpital. Votre agent m’a contacté ce matin-même pour venir remplacer votre employé parti soudainement, » qu’elle ajoute toujours souriante et sarcastique. « Je suis excellente dans ce que je fais, Monsieur Winchester. Vous voudrez m’embaucher à la fin de cette séance, » qu’elle lui assure sans aucune hésitation ni doute. « Puis, je ne suis ni veille, ni moche, ni bedonnante et aux dernières nouvelles je n'ai pas de pénis - paraitrait-il, » qu'elle ajoute pour détendre l'atmosphère et user d'un peu d'humeur. « Je m’excuse par avance pour mes mains fraiches, » ajoute-t-elle en les posant délicatement sur les épaules nouées de son « patron ». Si sa peau semblait douce, elle fut agréablement surprise qu’elle le soit réellement. Caroline respire la douceur et la délicatesse, et l’on peut souvent être surprise de sa force et de sa poigne. Elle sait toujours quel geste est le plus attendu, quel exercice est le plus adapté et ce qu’attend son patient d’elle. Aussi commence-t-elle par un simple massage des épaules, du dos et du bas du dos. Avait-elle déjà eu un patient aussi sexy ? Sans doute pas, sinon elle s’en souviendrait. Il y avait quelque chose d’étrange à poser les mains sur ce corps qui la perturbait. Mais elle était une professionnelle, se rappela-t-elle en secouant la tête comme pour se dire « arrête de rêver, arrête de fantasmer et concentre-toi, fillette ». Pendant plusieurs minutes, elle massa et étira les muscles tendus du boxeur. Lentement, délicatement, puis fermement. Il ne sembla pas s’en plaindre, bien que certains craquements se firent entendre, bien que certains râles ne lui échappèrent pas. Il ne lui demanda pas d’arrêter et la laissa faire jusqu’au bout son travail – chose qu’elle apprécia. Elle fut satisfaite de son travail quarante-cinq minutes plus tard. « Restez allongé encore cinq minutes, laissez reposer vos muscles avant de vous relever et bien un petit quart-d’heure avant de reprendre l’entraînement, » lui dit-elle en se penchant vers son oreille tandis qu’il avait les yeux fermés – d’aise ? Tant mieux. Elle en profita pour se laver les mains de nouveau et pour observer les lieux. « Je ne suis pas une fan, au fait. Je ne connais rien au monde de la boxe, » lui dit-elle naturellement sur le ton de la conversation. « J’ignore d’ailleurs quel est votre prénom ? » lui demande-t-elle, après tout s’ils allaient travailler ensemble il fallait bien qu’elle le sache. « Alors, comment vous sentez-vous ? » demande-t-elle lorsqu’il finit par se relever, pour ne pas dire « où est-ce que je signe ? » Parce qu’aussi désagréable et bourru qu’il soit ou qu’il eut été, elle avait bien trop besoin de ce travail pour vivre.
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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Dim 20 Aoû - 22:31

When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive
Caroline ∞ Jonnhy
Je n'arrivais pas à croire qu'on ne m'ait même pas prévenu de ce changement. Je sais que parfois je peux être difficile, un con même (et je le reconnais), mais quand on sait qu'une personne déteste le changement, on fait tout pour la ménager et non lui foutre le changement en pleine figure non ?! Et pourtant, me voilà face à cette femme (mignonne) qui se trouve être potentiellement mon nouveau kiné. Comment un si petit bout de femme pourrait bien réussir à remettre en place mon corps imposant ? Je demande clairement à voir cet exploit, et lui explique donc cash que si elle arrive à retirer les courbatures d'ici ce soir, elle sera embauchée. J'ai clairement besoin d'avoir le corps en parfaite circonstance afin de gagner. Je sais que dans le fond je ne peux pas vraiment éviter les courbatures mais les diminuer serait déjà un bon début. Je me déshabille alors et m'installe sur la table comme j'ai l'habitude de le faire. Je ferme les yeux, l'écoutant alors bouger dans la pièce. Je suppose qu'elle a retiré son manteau, je l'entends se laver les mains avant de sentir son odeur à côté de moi. Elle sent bon...
Mais alors que j'attends que ses mains se posent sur moi pour commencer le travail, la voilà en train de parler :
- Vous ne m’avez donné l’occasion de me présenter convenablement un peu plus tôt, hors ça me semble malpoli de poser les mains sur vous sans que vous ne sachiez qui je suis.
Je croise mes bras sur la table afin de poser mon menton dessus, me permettant ainsi de pouvoir la regarder tout en restant allongé sur la table. Elle me fait rire avec le fait que je sois malpolie. Non, je me trouve pas du tout malpoli, mais clairement en droit de faire la gueule quand mes collègues me prennent pour un con. Enfin bref... Je décide plutôt de m'amuser de la situation.  
- Et qui êtes-vous mademoiselle ?
- Vous pouvez m’appeler Caroline. Je suis masseuse-kinésithérapeute et je travaille à mi-temps à l’Hôpital. Votre agent m’a contacté ce matin-même pour venir remplacer votre employé parti soudainement.
Je grogne en entendant qu'elle sait depuis ce matin, elle aussi, et moi pendant ce temps j'étais dans l'ignorance.
- Je suis excellente dans ce que je fais, Monsieur Winchester. Vous voudrez m’embaucher à la fin de cette séance.
Son assurance me fait de nouveau sourire. Au moins mon agent à fait un bon boulot pour une chose, elle a du caractère et j'adore ça. Et puis je n'ai pas envie d'avoir des personnes qui ont peur de moi, au contraire. J'ai envie de personnes qui osent me faire face et me faire comprendre que parfois j'agis en vrai con. J'ai besoin aussi de savoir que j'ai des personnes qui osent me dire les choses et non des gens qui parlent dans mon dos, me laissant complètement dans l'ignorance. Oui, j'apprécie son assurance quant au fait qu'elle va être embauchée à la fin de cette séance, mais pour cela il faudrait tout d'abord qu'elle me touche.
- Puis, je ne suis ni veille, ni moche, ni bedonnante et aux dernières nouvelles je n'ai pas de pénis – paraitrait-il.
- Vous êtes bien plus charmante aussi, je m'entends dire avant de cacher de nouveau mon visage dans l'attente du début de ma séance.
- Je m’excuse par avance pour mes mains fraiches
Je me crispe un peu en effet quand elle pose ses mains sur moi mais je me détends bien vite. Je sens sa douceur afin de préparer mon muscle, mais je sens aussi sa force afin de défaire les nœuds qu'elle pourrait sentir. Cette force je ne peux que clairement l'admirer quand on voit le gabarie de celle qui est en train de l'exercer. Je ne veux pas faire mon macho, mais comparé à mon 1m91 pour 80 kilos de muscles elle fait vraiment petite maigrelette. Je ne fais même pas attention au temps qui passe, savourant seulement le contact de ses mains douces comparé à celle de son prédécesseurs. Des mains plus fermes, plus attentionné et se concentrant sur chaque point. Quand elle finit par retirer ses mains, j'ai presque envie de lui gueuler dessus pour qu'elle continue, mais je me retiens.
- Restez allongé encore cinq minutes, laissez reposer vos muscles avant de vous relever et bien un petit quart-d’heure avant de reprendre l’entraînement.
Je me sens frisonner au vu de sa façon de me murmurer cela à l'oreille. Pendant un instant je l'imagine me murmurer d'autre sorte de mot et clairement, mon caleçon se fait un peu plus serré. Je tourne finalement la tête pour pouvoir la regarder en souriant.
- Vous êtes bien plus concensieuse que celui qui avait un pénis.
Ca c'est dit...
- Je ne suis pas une fan, au fait. Je ne connais rien au monde de la boxe, j'’ignore d’ailleurs quel est votre prénom ?
- Johnny... Mais sur le ring on me connait sous le nom de Reckless Johnny...
Les cinq minutes sont déjà passées non ? Je me redresse doucement, tournant ma nuque pour qu'elle craque et soupire d'aise.
- Alors, comment vous sentez-vous ?
Je vois bien à son ton qu'elle est sûr d'elle et qu'elle ne demande qu'à être embauché. Je bouge doucement mon corps afin d'évaluer son travail et dois avouer que je suis sur le cul, mais je fais tout pour le cacher. Elle serait bien trop satisfaite.
- Je crois que pendant mon quart d'heure de convalescence nous allons pouvoir parler de votre contrat Caroline...
Je lève les yeux au ciel, avouant ainsi qu'elle a gagné. Je me redresse et ouvre la porte.
- Suivez-moi.
Je rentre dans une sorte de bureau où, bien sûr, mon agent a laissé le contrat.
- Je vous explique. Je m'entraîne tous les jours et il vrai que je préfère avoir une séance de kiné par jour. Au vu de votre emploi en plus, nous pouvons nous contenter d'une fois tous les deux jours si cela vous convient, les horaires sont flexibles aussi. Par contre il y a une chose qui est importante et auquel vous devez être présente à chaque fois, lors des soirs de matchs. J'ai besoin de quelqu'un pour remettre mon corps rapidement sur de bonnes bases, vous pouvez aisément comprendre pourquoi...
Je la regarde droit dans les yeux avant de tendre le contrat, stylo dessus.
- Cela vous convient-il ?
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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Lun 21 Aoû - 16:41


Le stress ne la quittait pas. Elle avait beau savoir que ses compétences étaient réelles, elle savait mieux que quiconque que dans la vie rien n’était jamais acquis. Cela faisait deux ans qu’elle avait démissionné. Cela faisait deux ans qu’elle n’avait pas exercé, excepté avec Eric – voire avec Nate, histoire de ne pas perdre la main. Deux années qu’elle mettait sa vie entre parenthèse, à attendre qu’un miracle ne se produise. Cet entretien définirait son avenir. Cet entretien était beaucoup trop important pour être pris à la légère. Cet entretien était trop important pour qu’elle ne soit pas stressée. Aurait-elle affaire à la même personne qu’il y a deux ans ? Se souviendrait-on d’elle ? Elle n’avait travaillé que deux années au sein de l’Hôpital, mais elle y avait de merveilleux souvenirs. Cela expliquait sans doute ce pourquoi cet entretien était d’autant plus important à ses yeux. Pouvoir retrouver un poste ici serait une chance inouïe. Serait-elle chanceuse ? Lui offrirait-on une nouvelle chance ? Lorsqu’elle avait démissionné, le cœur déchiré et l’âme torturée, elle avait pensé faire ce qu’il fallait pour sa vie, son avenir, son couple. On lui avait demandé si elle était certaine de sa décision. On lui avait offert le choix. On lui avait tendu une perche. Lui en tendrait-on une autre aujourd’hui ? « Mademoiselle Brady, » entendit-elle, sursautant de son siège et adressant un sourire chaleureux à la femme qui lui faisait à présent face. Elle se souviendrait toujours de Madame Ferry, la directrice de l’Hôpital. C’était elle-même qui avait fait son premier entretien. C’était elle-même qui lui avait offert son premier poste. C’était elle-même qui avait accepté – à contre cœur – sa démission. « Je dois vous avouer que j’ai été surprise en recevant votre candidature, » attaque-t-elle une fois qu’elles furent installées l’une face à l’autre. Le stress ne la quittait pas, mais fort heureusement elle parvenait à le maîtriser. Ainsi, sa voix ne tremblait pas. Ainsi, ses mains ne tremblaient pas. « Je n’en doute pas. J’ai été surprise lorsque vous avez accepté de me recevoir, » rétorque-t-elle en souriant, arrachant un minime sourire à la directrice. « Mademoiselle Brady, la dernière fois que nous nous sommes vues – et oui, je m’en rappelle très bien – vous me donniez votre démission. Catégorique, me semble-t-il, » continue-t-elle comme un léger reproche, mais une certaine déception encore persistante. « La dernière fois que nous nous sommes vues, Madame Ferry, je prenais la mauvaise décision pour de mauvaises raisons. Je pourrais prétendre que c’était la stupidité de la jeunesse et la manque de maturité, mais… ce serait abusé de votre temps et de votre intelligence, » qu’elle répond toujours souriante mais moins ferme qu’elle ne l’aurait voulu. Elle avait le sentiment qu’elle n’obtiendrait pas ce qu’elle était venue chercher. Le sentiment qu’elle avait laissé un arrière-goût d’instabilité aux yeux de son ancienne patronne. Et elle ne pouvait pas lui en vouloir ni lui en tenir rigueur. « Je suis désolée, Madame Ferry. Je ne voulais pas vous faire perdre de temps. Je comprendrais que mes choix passés vous donnent le sentiment d’une instabilité professionnelle. J’aime mon travail. Il m’a manqué pendant deux années. Je sais que je suis excellente dans mon domaine – et vous le savez aussi. Je sais que je n’aurais aucun problème à trouver du travail ailleurs. Mais je sais aussi que c’est ici que je souhaite travailler. Alors, si vous acceptiez de me donner une seconde chance, » dit-elle simplement sans supplication dans la voix. Elle laissait à son tour le choix à la directrice. La choisir et ajouter un excellent élément pour l’Hôpital – avec toute la modestie dont elle était capable – ou lui fermer la porte et perdre un atout important. Mais cet entretien avait été gagné dès le départ, dès même le dépôt de sa candidature. Justement parce que Caroline Brady était excellente dans son domaine, perfectionniste, souriante, agréable et toujours à l’heure. Des atouts qu’un patron ne pouvait ignorer chez son employée. Madame Ferry lui avait adressé un sourire, et une seconde chance – la dernière. « Je ne peux cependant malheureusement pas vous proposer un temps plein à l’heure actuelle. Vous serez deux à vous partager les horaires – je n’ai absolument aucun contrôle sur votre emploi du temps, tant que vous respectez les horaires que vous devez faire. Vous avez la possibilité d’avoir un autre contrat à côté de celui qui nous lie – les temps sont durs, soyons réalistes, » qu’elle lui avait dit avant qu’elle ne signe le contrat à mi-temps qui la lierait à l’Hôpital. L’idée de pouvoir disposer des horaires qu’elle désirait, de faire son emploi du temps de façon indépendante lui était attrayante. Surtout si elle désirait compléter par un autre emploi à côté de celui-ci…

« Vous êtes bien plus charmante aussi, » qu’il la complimente à présent, la surprenant et lui coupant légèrement le souffle. Non pas qu’elle ne soit pas habituée à être considérée comme charmante et agréable – si elle n’était pas le genre de femmes à se croire belle et à en jouer, elle était suffisamment confiante pour ne pas se considérer laide et indésirable. Dieu sait qu’Eric avait pourtant tenté de l’en persuader au fil du temps. Heureusement, il n’y était pas parvenu. Un tel compliment dans la bouche de l’homme allongé face à elle était plutôt flatteur – très flatteur même. Cela lui redonnait de l’assurance et de la détermination. Elle n’était pas que charmante, et elle le lui prouverait. Ce contrat pouvait être une chance dans sa carrière, un tremplin et un sacré challenge. N’était-elle pas chanceuse ? Elle venait à peine de signer son contrat avec l’Hôpital, et venait à peine de poser des candidatures un peu partout pour compléter son mi-temps. Elle pensait devoir attendre plusieurs mois avant d’avoir un retour. Pourtant, voilà qu’elle se trouvait dans un club de boxe, à masser et étirer les muscles – tout en perfection, ajoute-t-elle mentalement – d’un sportif professionnel qui aurait sans doute les moyens de la payer comme jamais elle n’aurait pu en rêver. Saurait-elle rester concentrée ? Saurait-elle ne pas être perturbée par son corps parfait ? Saurait-elle rester professionnelle ? Elle ne doutait pas un instant de l’attraction qu’il devait éveiller chez toutes les femmes qu’il croisait. Elle ne doutait pas un instant de toutes celles qui auraient pu faire la queue pour être à sa place. Elle ne doutait pas un instant qu’il n’aurait aucun mal à trouver une autre kinésithérapeute adaptée. Mais ce serait elle qui obtiendrait le job, se galvanise-t-elle. Elle saurait rester de marbre. Elle saurait rester professionnelle. Elle saurait ne pas le contempler et se laisser émoustillée par son corps d’Apollon. Elle n’avait jamais été le genre de femme à s’extasier devant le corps d’un homme, et elle ne le serait pas aujourd’hui. Ses hormones lui jouaient seulement des tours car elle n’avait pas eu de contact physique depuis trop longtemps – la faute à qui ? Elle se perdit un long moment dans ses pensées, sans pour autant hésiter dans les mouvements à esquisser, les gestes à faire et les étirements adaptés à sa demande. Et c’est satisfaite qu’elle le quitte, non sans une pointe de regret, pour le laisser reprendre ses esprits. « Vous êtes bien plus consciencieuse que celui qui avait un pénis. » Elle ne peut s’empêcher de rire, d’un rire léger et spontané. « Je suis surtout perfectionniste, » rétorque-t-elle. Elle ne prenait pas son travail à la légère, ni la santé de ses patients. Elle l’observa quelques instants, s’assurant qu’il n’aurait aucun vertige, s’assurant qu’il n’aurait aucun blocage. Il sembla plutôt satisfait, bien qu’il fut difficile de discerner les sentiments et les pensées du jeune homme. « Je crois que pendant mon quart d'heure de convalescence nous allons pouvoir parler de votre contrat Caroline... » Elle lui adresse un charmant sourire, rempli de fierté et de reconnaissance. Ainsi, elle attrapa son sac et sa veste pour le suivre sans le faire attendre – il n’était pas homme à patienter des heures. Elle adressa un sourire mi-contrit, mi-désolé à son agent avant de rejoindre Monsieur Winchester. « Je vous explique. Je m'entraîne tous les jours et il vrai que je préfère avoir une séance de kiné par jour. Au vu de votre emploi en plus, nous pouvons nous contenter d'une fois tous les deux jours si cela vous convient, les horaires sont flexibles aussi, » qu’il lui propose. Qu’il accepte d’accorder ses horaires à celles qu’elle aurait à l’Hôpital la surprend et la touche. « Oh, je ne suis qu’à mi-temps à l’Hôpital. Je n’ai aucun problème pour gérer mes deux emplois du temps sur la même journée. Si vous avez été habitué à avoir une séance minimum par jour, inutile de changer vos habitudes, » qu’elle lui signale simplement. Perfectionniste jusqu’au bout des ongles. Ce qui semble légèrement le surprendre. « Par contre il y a une chose qui est importante… vous devez être présente à chaque fois, lors des soirs de matchs. J'ai besoin de quelqu'un pour remettre mon corps rapidement sur de bonnes bases, vous pouvez aisément comprendre pourquoi... » qu’il termine par lui dire, ce à quoi elle acquiesce bien évidemment. Même si elle était loin d’imaginer ce que représentait chaque représentation, chaque entraînement. Elle apprendrait au fil du temps, n’est-ce pas ? « Cela vous convient-il ? » Si cela lui convenait ? Plutôt deux fois qu’une, mais elle reste stoïque et finit par lui adresser un sourire aussi chaleureux que professionnel. « Est-ce que vous avez besoin de discuter salaire ? Je n’exigerai rien de plus que votre ancien kinésithérapeute, je vous rassure, mais… » commence-t-elle avant qu’il n’esquisse un geste de la main, l’air de dire que ce n’est qu’un détail. « Je suis ravie d’être votre nouvelle kinésithérapeute-masseuse, Monsieur Winchester, » dit-elle alors en signant le contrat – après l’avoir vaguement parcouru des yeux. Elle avait étrangement une entière confiance en l’homme qui lui faisait face. Bourru, caractériel sans doute et peu avenant au premier abord. Mais il avait ce quelque chose indéfinissable qui lui donnait l’impression de pouvoir lui faire confiance aveuglément. Pauvre folle, pensa-t-elle. Il s’écoule plusieurs secondes, durant lesquelles ils se dévisagèrent en silence. Plusieurs secondes qui devinrent étouffantes et lui coupèrent le souffle, à tel point qu’elle prit une inspiration et lui adressa un nouveau sourire avant de reculer. « Je suppose que mes compétences ont fait leur preuve pour aujourd’hui. Demain ? Même heure ? » demande-t-elle en essayant de reprendre contenance, mais riant légèrement en se cognant contre la porte qui était bien plus proche d’elle qu’elle ne l’aurait d’abord cru. Était-ce elle ou faisait-il chaud tout à coup par ici ? Saletés d’hormones.

Ils avaient convenu d’un rendez-vous le lendemain – il voulait sa masseuse chaque jour, il l’aurait – et elle avait enregistré toutes ses coordonnées dans son téléphone. Elle avait préparé ses emplois du temps pour le mois à venir – Hôpital et Winchester compris – et elle se sentait revigorée comme jamais. Eric ne cessait pas d’appeler, mais elle n’avait plus le regard rivé sur son cellulaire, trop occupée et trop débordée qu’elle était. Elle avait eu une matinée chargée – entre son cousin et quelques patients à rencontrer au sein de l’Hôpital, des rencontres avec le personnel de son service et une histoire d’amour à faire développer – oui Nate, oui Daisy, elle ne vous lâcherait pas comme ça ! – elle se sentait plus vivante qu’elle ne l’avait été depuis des années. Elle venait de se garer devant chez Johnny – Jean-Neige avait-elle appris à vrai dire, ce qui l’avait surprise. C’était un prénom si peu commun et original, et là où beaucoup devaient rire, elle avait aimé l’idée qu’il puisse être unique. Elle était en train d’enregistrer ses rendez-vous convenus pour le lendemain matin quand elle parvint à la porte du boxeur, et que celle-ci s’ouvrit sur une grande blonde pulpeuse, superbe, et au sourire espiègle. « Oups, bonjour, » lui lance-t-elle comme si elle avait été prise sur le vif. « Bonjour, » qu’elle la salue avec un large sourire, ne pouvant s’empêcher de la suivre du regard. Elle ne peut qu’approuver les goûts de Monsieur Winchester, d’une grimace signifiant clairement « bien joué, mon coco » quand elle se retourne et tombe nez-à-nez avec le dit-coco. Il est évident qu’il a perçu son regard et ses pensées, ce qui la fait sourire. « Pas mal, » lui dit-elle en entrant chez lui avant même qu’il ne l’invite à entrer. Après tout, il l’attendait non ? Il était hors de question qu’il lise en elle comme dans un livre ouvert, hors de question qu’il voit qu’elle enviait la jeune femme qui venait de sortir. HORS DE QUESTION. « Est-ce que vous avez réellement besoin de mes mains magiques, ou les siennes étaient-elles suffisantes ? » le taquine-t-elle en agitant ses doigts fins en l’air dans un geste comique.



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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Lun 4 Sep - 19:36

When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive
Caroline ∞ Jonnhy
Je suis tout simplement de bonne humeur. Sourire aux lèvres depuis la veille grâce à ma victoire, j'ouvre les yeux alors qu'une jolie blonde est en train de me réveiller d'une petite gâterie, ce qui me fait sourire d'autant plus. Franchement, si un homme n'a jamais connu ce genre de réveil, il a raté sa vie. J'ai alors glissé ma main naturellement dans ses cheveux, j'ai repris le contrôle, je l'ai embrassé sur la bouche, la poitrine, plus bas encore... Enfin, vous imaginez parfaitement la suite et c'est toujours avec ce fameux sourire aux lèvres que je vais prendre ma douche. Cette fille, je l'ai rencontré en sortant de mon combat hier soir. C'est souvent les soirs de matchs que je trouve mes conquêtes du soir, il faut dire que je m'entraîne tellement et que je dois reposer mon corps suite à ce combat... Bon, je le repose pas vraiment mais ça vaut clairement le coup. Et mon sourire grandit quand le blonde vient me rejoindre sous la douche. On peut dire que celle-là au moins, elle a profité de sa nuit avec moi...
Après une nouvelle séance de sport, je reste un peu dans la salle de bain alors que j'entends ma conquête du soir, sortie avant moi, dire bonjour à quelqu'un... Bonjour ? Mais bonjour à qui ? Et puis, elle a ouvert la porte ou quoi ?!
- Bonjour.
MERDE ! Je ne l'ai vu qu'hier et pourtant, je reconnais déjà cette voix à la fois forte et fluette. Je sais qu'elle est là (en plus on avait rendez-vous), cette personne n'est autre que ma nouvelle kiné ! Je sors de là douche, serviette autour de la taille en riant. Je vois que la blonde, qui a ouverte la porte comme si elle était chez elle au passage, est prête à partir et je ne peux m'empêcher d'être surpris. Pour une fois que la fille part et ne décide pas de me coller dans l'espoir de devenir plus qu'une conquête du soir. J'observe aussi le regard de Caroline sur la blonde et je ne sais pas vraiment si j'apprécie ou non. Elle semble la trouver belle elle aussi... Elle serait du genre à aimer les femmes ? Ou alors est-ce que j'aimerais plutôt y voir de la jalousie dans son regard ? Non, cela serait complètement idiot. Mais un peu de jalousie... Après tout, Caroline est une belle femme, très belle et tout à fait mon genre il faut l'admettre. Mais je dois me ressaisir, c'est ma kiné et trouver des bons kinés capables de supporter mon caractère sont difficiles à trouver. Oui, je l'ai rencontré la veille mais il n'empêche qu'elle a déjà su me montrer qu'elle en avait dans le pantalon.
La blonde s'approche de moi, glisse ses mains sur ma taille et me souris.
- Appelle moi !  
Ok, voilà comment elle gâche son potentiel, je le rappellerais pas, et je crois que dans le fond elle le sait. Je me contente d'hausser les sourcils alors qu'elle passe le pas de la porte. Même si cela fait un petit bémol, je ne quitte pas mon sourire béat, j'ai pris mon pied cette nuit, et même ce matin !
- Pas mal.
Elle entre dans l'appartement et je ne peux m'empêcher de rire. Je la connais à peine, et pourtant je sens déjà qu'on va bien s'entendre. Là j'ai presque l'impression de parler à un pote.
- N'est-ce pas ! Stefanie... Ou Jesse je m'en souviens plus vraiment, mais en tout cas, elle était douée.
- Est-ce que vous avez réellement besoin de mes mains magiques, ou les siennes étaient-elles suffisantes ?
Un nouveau sourire naît sur mon visage alors que je la trouve adorable et drôle avec ses petits doigts qui s'agitent.
- Mmmh, si cela peut rassurer, les votres sont plus magiques pour le peu que j'y ai goûté.
Je m'approche d'elle, attend qu'elle se tourne vers moi avant de lui faire un bisou sur la joue, le nez, le front, et encore la joue. Tout cela de façon rapide, de manière mignonne, de façon minion quoi. Je m'éloigne finalement un peu en riant.
- Et bien, je suis prêt je dois avouer que j'ai vécu une nuit sportive... je parle aussi du match. J'ai gagné en plus, mais clairement pas sans mal, je murmure en fronçant le nez. Je sens que j'ai un bleu au niveau de la joue, et je pense qu'elle sentira qu'au vu de mes muscles j'ai donné beaucoup de ma force.
Je me dirige alors vers l'une des chambres que j'ai aménagée pour être un petit coin sportif mais aussi avec une table pour les massages qui me sont nécessaires. Par chance, même avec un colocataire, Dimitri à bien voulu me laisser cette pièce pour moi... Et en fait il avait pas le choix de toute façon.
- Je devrais enfiler un boxer je crois, je dis en riant. Faite comme chez vous.
Je me retire rapidement afin d'enfiler un boxer avant de revenir.
- Prête ?
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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Lun 4 Sep - 21:54


Elle l’avait regardé joué la veille. C’était son premier vrai match de boxe – à part Rocky, sa connaissance de ce sport était fortement limitée. Ce n’était tellement pas comme elle l’avait imaginé. Elle mentirait si elle disait avoir été fascinée, mais elle mentirait également en disant que ça ne l’avait pas intéressée. Elle était de nature curieuse, même quand le sujet ne lui correspondait pas forcément. Elle avait également estimé qu’il lui fallait en apprendre un peu plus sur le sport, et sur l’Homme, si elle devait bosser avec et pour lui. Elle avait également estimé qu’il lui fallait faire l’effort d’apprendre et de comprendre, si elle devait travailler avec et pour cet homme. Il ne lui avait pas montré ses meilleures facettes – taciturne, impatient, autoritaire, bourru et quelque peu exigeant – et pourtant elle ne doutait pas qu’il n’était pas seulement taciturne, impatient, autoritaire, bourru et quelque peu exigeant. Alors, elle l’avait regardé boxé. Elle l’avait regardé dans son élément. Le sport ne l’avait pas fasciné, mais l’Homme. L’Homme l’avait subjugué. Quand il boxait, il était différent. Quand il boxait, il était lui-même. Quand il boxait, il était vrai. Sincère. Déterminé. Dans son élément. Quand il boxait, plus rien ne semblait n’avoir d’importance autour de lui. Quand il boxait, il n’était plus taciturne. Il n’était plus impatient. Il n’était plus autoritaire. Il était déterminé. Fort. Volontaire. Courageux. Compétent. Honnête. Du moins le percevait-elle ainsi. Après tout, elle n’y connaissait pas grand-chose, et elle ne connaissait pas grand-chose de l’Homme qu’elle avait rencontré seulement la veille. Mais en règle générale, elle parvenait plutôt bien à cerner les gens. Et elle l’avait observé pour justement bien le cerner. « Vous semblez perdue, mademoiselle, » qu’on vint lui dire à l’oreille, la forçant à reculer en sursautant légèrement. Elle n’était pas habituée à ce que des inconnus lui adressent la parole d’aussi près et de façon aussi… intime. L’homme avait relevé les mains en signe d’excuse, n’ayant pas voulu l’effrayer. « Vous semblez seule, et sans vouloir vous vexer, vous ne semblez pas être le genre de femme à apprécier la boxe, » qu’il lui avait expliqué alors la raison de son intrusion. « Comme je ne suis moi-même pas dans mon élément… » qu’il avait dit en grimaçant légèrement, la faisait rire alors malgré tout. Il était apprenti journaliste, et on lui avait refilé la catégorie sport pour les mois à venir – histoire qu’il trouve sa place et qu’il fasse ses preuves. Ils avaient pu échanger quelques paroles, quelques rires, quelques idées préconçues sur la boxe et sur les boxeurs, et elle avait applaudit lorsque Jonnhy avait gagné – ouais, son patron avait gagné, ce n’était que bénéf’ pour elle, non ? Non. En vrai, elle était contente pour lui. Et fière pour lui. « Je ne sais qu’on ne se connait pas, mais… si vous arriviez à m’offrir un entretien avec LE champion de la soirée… » que le journaliste lui avait demandé. Ce à quoi elle avait répondu en haussant les épaules, l’air désolé. « Je suis désolée, mais il n’est pas du tout le genre à accepter une interview parce que son personnel le lui demande… » et ça, elle n’en doutait pas une seconde. « Même pour vos beaux yeux ? » qu’il avait insisté gentiment. Elle avait ri. Avant de grimacer, l’air désolé. Ils avaient fini par discuter de tout, de rien, et de grignoter les petits fours qui étaient présentés à l’après-combat – elle avait trouvé cela étrange, mais ma foi… pourquoi se priver ? Johnny ne s’était pas montré, ou en tout cas elle ne l’avait pas aperçu. Et oui. Elle avait zieuté. Elle avait cherché. Et sans comprendre ce qui lui arrivait, elle s’était pris une envie de piquer tout ce qui se trouvait à sa portée – des petits fours, comme des bouteilles de champagne à 1 000 dollars la bouteille – du moins le voyait-elle ainsi. Un petit four par-ci, un petit fou par-là. L’avantage d’avoir un grand sac à son épaule – elle ne voulait jamais de petit sac : à quoi servaient-ils sincèrement ?! – et s’était trouvée plutôt contente d’avoir pris celui-ci. Combien de petits fours avait-elle chapardé ? Combien de bouteilles avait-elle volé ? Bon. Une seule – ça ne rentrait pas tout, et bordel c’était lourd. Mais n’empêche… elle aurait de quoi sortir pour fêter son nouvel emploi avec les copines. Quoi ? C’était mal ? Comme si elle était la SEULE au monde à profiter de ce genre d’occasions… Personne ne l’avait vue. Et à vrai dire, heureusement. Car Caroline était tout sauf une voleuse. Dieu seul sait ce qui lui avait pris ce soir-là.

Se vanter d’une telle chose ne lui viendrait certainement pas à l’esprit. Chaparder et voler, c’était mal et inconvenant – surtout auprès de son patron. Aussi avait-elle gobé tous les petits fours volés dans la nuit. Gobés. Oubliés. Personne ne saurait jamais rien de sa petite folie passagère – sauf elle, et cela la faisait sourire malgré elle. C’était sans doute pour toutes les soirées mondaines et autres auxquelles Eric lui avait maintes fois promis de l’emmener, pour la garder près de lui à la maison au final. Elle en était là de ses réflexions, repensant à la veille, quand elle se retrouva face à une jeune femme superbe et peu vêtue. Et un Johnny plus que PEU VÊTU… Elle dévia son regard sur la porte d’entrée un instant, tout d’abord gênée de trouver son patron à la sortie de sa douche. Puis, elle se rappelait qu’elle était là car ils avaient rendez-vous – s’il avait oublié, tant pis pour lui. Elle avait gagné le droit de se rincer l’œil. Pas vrai ? Aussi ne s’en privait-elle pas. Le corps dégoulinant encore d’eau. Une peau lisse. Un corps d’homme. Il lui rappelait ces Highlanders de ces romans à l’eau de rose qu’elle avait eu l’habitude de lire pendant longtemps… Paf, retour à la réalité quand la femme part cette fois pour de bon et qu’il lui adresse un sourire satisfait. Humhum, elle se reprend et lui sourit en retour. « N'est-ce pas ! Stefanie... Ou Jesse je m'en souviens plus vraiment, mais en tout cas, elle était douée. » Rire. Il était indécemment beau et sexy, mais tellement pas fait pour elle, cela devrait l’aider à oublier ce corps d’Apollon. Ou pas. « Sérieusement ? Vous ne vous souvenez jamais de leurs prénoms ? » qu’elle demande en haussant un sourcil, mi-outrée, mi-amusée. « Quoique je ne suis pas certaine qu’elle y accorde la moindre importance, » qu’elle ajoute cependant. La jeune femme avait clairement pris son pied – la veinarde – et n’en demandait pas plus. Ou en tout cas, pas moins. « Mmmh, si cela peut rassurer, les vôtres sont plus magiques pour le peu que j'y ai goûté. » Coup de chaleur. Si ses mains devaient toucher ce corps dans d’autres circonstances que son métier, elle ne répondrait sans doute plus d’elle-même – qu’elle a le temps de penser en souriant mentalement, avant qu’il ne s’approche dangereusement d’elle, le sourire aux lèvres. Son sang ne fait qu’un tour et pendant un instant, elle perd les pédales en se demandant ce qui va lui arriver. Elle s’attendait à quoi ? Elle l’ignore, incapable de penser correctement. Elle s’attendait à quoi ? Qu’il la soulève comme une plume et l’emmène sous la douche pour lui faire savoir ce qu’une partie de jambes en l’air avec Johnny signifiait ? Elle s’attendait à quoi ? Certainement pas à ce qu’il l’embrasse de cette façon. Sur la joue. Sur le nez – sérieusement ? Sur le front. Sur la joue. Tout cela en un millième de seconde et sans perdre un instant le sourire. Sa seule pensée fut que la monde en tournait pas rond – entre elle qui volait des petits fours la veille, et lui qui lui offrait des « bisous minions » comme s’ils se connaissaient depuis toujours, y avait de quoi se poser la question. « Et bien, je suis prêt je dois avouer que j'ai vécu une nuit sportive... je parle aussi du match. J'ai gagné en plus, » qu’il lui dit naturellement, pendant qu’elle expire lentement, réalisant qu’elle en avait retenu son souffle dis donc. Elle était là, béate à la regarder faire comme si de rien n’était. Ok. S’il le voulait. Ok. Soit. « Oui, j’ai vu ça, » qu’elle répond machinalement tout en reprenant contenance. Décidément, cet homme avait la fâcheuse tendance à lui faire perdre ses moyens. « Je devrais enfiler un boxer je crois » Elle s’arrête dans ses gestes et lui jette un regard, plus un sourire malicieux. « C’est comme vous voulez, Mr Winchester, » qu’elle lui lance d’une petite voix très professionnelle, mais pas moins sexy pour autant. A vrai dire, elle ne se formaliserait pas qu’il n’en mette pas. Coquine. Bah quoi ? Y avait rien de mal à se rincer l’œil, non ? Malheureusement, il disparut le temps d’enfiler ce maudit boxer, la faisant grimacer de déception.

« Je suis toujours prête, Mr Winchester, » et bon sang, elle l’était foutrement, réalisait-elle en percevant parfaitement ses hormones en ébullition. Allez, reprends-toi bon sang. Inspire, expire. Et hop, la professionnelle était de retour. « Vous avez de sacrés bleus, » qu’elle lui lance tandis qu’il s’installe sur le divan installé dans sa salle de sport. « A vous voir hier soir, je n’aurais pas cru que vous aviez autant reçu de coups, » qu’elle dit simplement en passant une main délicate sur sa joue légèrement bleuie. Elle ne se rend pas compte de son geste, très doux et très naturel, et elle l’enlève avant même qu’elle ne réalise l’avoir fait. « C’était le premier match de boxe que je voyais. J’ai appris pas mal de choses en une soirée. Je trouve toujours que c’est un peu trop violent, mais je dois admettre que vous êtes totalement dans votre élément, » qu’elle papote tandis qu’elle étire ses bras. Il est assis pour l’instant et peut l’observer faire. Il est plus tendu encore que la veille – mais sans doute est-ce normal après un combat comme celui-ci. Et sa nuit quelque peu agitée. Veinarde. « Je me suis sentie moins seule cela dit avec le journaliste qui n’y connaissait pas grand-chose. Je pensais vous voir après le combat au petit buffet qu’ils avaient préparé – mais je me suis dit que vous deviez être trop crevé pour ça, » qu’elle ajoute avec un sourire qui disait clairement « trop crevé, mon cul ». « Allongez-vous, » qu’elle lui ordonne avant d’aller se mettre de la crème sur les mains, non seulement pour hydrater sa peau et la nettoyer avant de le toucher, mais également parce que le massage est toujours plus facile à faire ainsi. Surtout quand les muscles sont aussi tendus. Une fois fait, elle s’applique et fait ce pour quoi il la paie.

Il la paie. Il la paie. Il la paie. Cela suffit à calmer ses ardeurs. « Vous combattez combien de fois par semaine ? » qu’elle demande, s’intéressant à sa carrière. A ses possibles horaires. A l’Homme.
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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Lun 11 Sep - 20:52

When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive
Caroline ∞ Jonnhy
- Sérieusement ? Vous ne vous souvenez jamais de leurs prénoms ? Quoique je ne suis pas certaine qu’elle y accorde la moindre importance.
J'essaye de réfléchir à la question avec sérieux avant de rire.
- C'est rare... Elles connaissent le mien en tout cas, c'est le plus important. J'adore entendre mon prénom hurlé... même si j'ai une préférence pour le murmuré, mais ce genre de fille murmure rarement.
J'hausse les sourcils en riant avant de finalement venir l'embrasser à multiple reprise rapidement. Je ne sais pas vraiment pourquoi je fais ca mais je me sens d'humeur joueur et même si je la connais pas, j'adore cette fille ! Je lui parle même de cette bonne humeur en lui parlant rapidement du match que j'ai gagné hier.
- Oui, j'ai vu ça.
Elle a vu. Moi qui croyais qu'elle y connaissait rien à la boxe, elle a prit le soin de regarder mon match. Cela me fait sourire de plus belle en me disant qu'elle m'a regardé... Elle a regardé le match ! Je suis presque sur le point de sautiller comme une gamine. Mais bon on va essayer de reprendre son sérieux et alors que je la guide vers la salle de sport, je lui dis que je vais enfiler un boxer.
- C’est comme vous voulez, Mr Winchester.
J'ai presque envie de me retourner. Comme je veux... Ca veut dire que cela ne la dérangerait pas que je n'en mette pas ou quoi ? Si c'est comme je veux... Elle aurait dû dire "oui c'est mieux". Mais non, c'est comme je veux... Je dois me calmer de suite et mettre un foutu boxer. Ca se fait pas franchement, on se connaît pas assez pour cela... Ok, elle est l'une des filles que je connais depuis longtemps... Oui c'est un jour, mais c'est beaucoup ! Enfin bon, je finis par revenir et lui demander si elle est prête. Je dois avouer que j'ai une hâte toute particulière de sentir ses mains détendre mon corps tout engourdi. Je m'installe alors sur la table, détendant au préalable ma nuque.
- Vous avez de sacrés bleus. A vous voir hier soir, je n’aurais pas cru que vous aviez autant reçu de coups.
Je souris et la fixe droit dans les yeux alors que sa main vient frôler ma joue. Sans que je comprenne vraiment comment, un frisson parcourt mon corps. C'est un geste pourtant anodin, mais contenant une telle tendresse. Depuis quand je n'ai pas connu cette tendresse qui semble pourtant si facile à avoir...
- A l'écran, l'impact semble toujours moindre... Alors que chaque coup est calculé pour gagner. On apprend à toucher les points importants durant notre entrainement aussi. Si un coup semble petit, il faut savoir qu'il touche un endroit particulier qui est fait pour qu'on perde...
Je souris un peu timide et m'installe rapidement, troublée par son geste, par cette main qu'elle a fini par retirer.
- C’était le premier match de boxe que je voyais. J’ai appris pas mal de choses en une soirée. Je trouve toujours que c’est un peu trop violent, mais je dois admettre que vous êtes totalement dans votre élément.
- Vous devriez venir à un match un jour, je vous mettrais au premier rang !
Mon sourire ne me quitte pas vraiment. Je ne sais pas pourquoi, mais le fait de savoir qu'elle sait que je suis dans mon élément, le fait qu'elle voit qui je suis et que, même si elle n'aime pas spécialement, elle me trouve à ma place. Je n'ai aucun compte à lui rendre, mais j'aime bien quand les personnes comprennent pourquoi je fais ça.
- Je me suis sentie moins seule cela dit avec le journaliste qui n’y connaissait pas grand-chose. Je pensais vous voir après le combat au petit buffet qu’ils avaient préparé – mais je me suis dit que vous deviez être trop crevé pour ça.
Je me crispe dès qu'elle parle d'un journaliste... Elle était donc avec quelqu'un hier soir pour regarder le match...
- Un journaliste ?
Oui, c'est tout ce que je retiens de son petit discours sur le fait de vouloir me voir pendant le buffet. Elle a eu raison de ne pas m'y attendre, je ne vais jamais dans ce genre de truc. Après un combat je veux juste rentrer, que ce soit chez moi ou chez une conquête.
- Allongez-vous
Ouais... Je devrais faire cela... Je m'installe, gardant ma mâchoire un peu crispée en pensant à cet homme. Pourquoi ? Après tout elle est une femme séduisante, blonde (oui j'ai une préférence) et elle semble intelligente et drôle, avec du caractère. Difficile de ne pas craquer pour ce genre de femme.
- Vous combattez combien de fois par semaine ?
- Cela dépend des combats, Ca peut être deux fois par semaine, une fois toutes les deux semaines... Disons que le calendrier est fait en avance mais il n'est pas des plus... Normal dirons-nous... Je ne combat pas tous les lundi et mercredi par exemple... Je vous donnerais ce calendrier si vous voulez afin de préparer nos séances.
Je ferme les yeux essayant de me détendre. Ce n'est que dans ce genre de moment que je me rends compte à quel point mon corps est tendu et a besoin de cette séance. Ce n'est que lorsque je le laisse se détendre totalement que toutes les tensions semblent ressortir.
- Je crois que je vais encore avoir besoin de vos miracles... Vous faites ce métier depuis longtemps ? Je ne sais rien de vous au final... J'aime bien connaître mes employés je trouve que c'est plus agréable. Au final, on est une sorte de famille dans laquelle vous venez de rentrer. Si vous voulez je parlerais moi aussi, je répondrais à vos questions, je lui dis comme pour lui donner envie de se confier.
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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Lun 11 Sep - 22:11


Caroline a connu très peu d’hommes dans sa vie, elle doit bien le reconnaitre. Amoureuse de l’Amour et grande amatrice de romans à l’eau de rose – et même des films romantiques – elle a toujours imaginé qu’elle SAURAIT le jour où elle rencontrerait l’Homme de sa vie. Elle a toujours imaginé que ce serait aussi simple, aussi évident et aussi magique que dans ces histories qu’elle lisait ou regardait sur écran. Bien sûr, en grandissant elle a compris que la réalité n’était pas toujours aussi claire et aussi facile, mais cela n’a jamais entaché son côté rêveuse et romantique. Elle n’était pas peu fière de son « peu d’expérience », contrairement à ses amies qui – pour la plupart – se vantaient d’avoir pu exploiter toute leur sexualité et de ce fait « pourraient mourir en paix et comblées ». Elle en riait quand elle les entendait, mais jamais elle ne les jalousait. Elle avait connu Alexander, son premier amour de lycée avec qui elle avait vécu une année merveilleuse. Jamais elle ne regretterait Alex. Ils étaient jeunes, fougueux, passionnés et fous amoureux mais ils avaient des projets de vie qui différaient bien trop pour qu’ils puissent être heureux sur le long terme – sans compter qu’il avait dû déménager l’année suivante. Loin des yeux, loin du cœur sans doute, mais ils étaient restés en bons termes. Caroline avait même reçu une invitation pour le prochain mariage d’Alex – et loin d’être triste ou nostalgique, elle avait été heureuse d’apprendre qu’il avait trouvé sa perle rare. Puis, il y avait eu Mario – cet italien qui lui avait fait perdre la tête à l’Université pendant au moins trois ans. C’était sans nul doute la relation la plus passionnelle et la plus extravagante qu’elle avait vécu. Elle avait su dès le départ qu’il n’était pas l’Homme de sa vie, mais elle n’avait pas pu empêcher son cœur de fondre et son corps de céder à la tentation face à cet homme au sang chaud et à l’accent renversant. Il partageait son amour pour la danse. Il lui écrivait de merveilleux poèmes. Il l’emmenait manger dans les meilleurs restaurants. Il la trouvait magnifique et lui répétait sans cesse. Mais Mario aimait Les Femmes et n’était pas constitué pour n’en aimer qu’une. Et s’ils s’adoraient, ils n’étaient pas véritablement amoureux. Leur relation s’était terminée avec des rires et de bons souvenirs – à tel point qu’ils se voyaient toujours et passaient d’excellentes soirées. Puis, il y avait eu Eric. Celui qui avait su la charmer avec son regard perçant, captivant. Son sourire carnassier et charmeur. Ses paroles apaisantes, magnifiques et romantiques. Elle avait été aveuglée, comme beaucoup d’autres femmes avant elles pour ce genre d’hommes. Elle avait été subjuguée, par sa beauté autant que par son intelligence. Elle avait aimé l’écouter, elle avait aimé apprendre à ses côtés. Elle avait aimé le fait qu’un homme tel que lui daigne s’intéresser à une femme telle qu’elle. Elle avait aimé sa façon de la regarder, sa façon de lui faire la cour, sa patience car il en avait eu pour la courtiser et obtenir ses faveurs – non pas qu’elle ait eu envie de le faire poireauter, ni même n’en avait eu l’intention. Les choses s’étaient faites ainsi, tout simplement. L’amour avec Eric avait été… simple. Tellement qu’elle avait cru que c’était ça, l’Amour. Quand les choses étaient simples et naturelles. Ni trop bouleversantes et déstabilisantes, juste simples. Mais là encore, elle s’était fourvoyée. Alors au fond, elle se demandait ce qu’elle connaissait à l’Amour ? Qui était-elle pour juger quiconque sur sa vie sentimentale ou sexuelle ? Qui était-elle pour dire « non, ça ce n’est pas bien, » « c’est mieux ainsi, » ? « C'est rare... Elles connaissent le mien en tout cas, c'est le plus important. J'adore entendre mon prénom hurlé... même si j'ai une préférence pour le murmuré, mais ce genre de fille murmure rarement. » Peut-être qu’autrefois elle aurait eu un sacré jugement le concernant : un homme qui ne respecte pas les femmes, pas suffisamment pour se rappeler leurs noms, pas suffisamment pour au moins en apprécier une à sa juste valeur… mais aujourd’hui, les choses étaient différentes et ses propos la faisaient rire. Elle l’enviait même de pouvoir être aussi détaché, être aussi libre, être capable de profiter du sexe sans attache, sans sentiment, sans rien n’attendre de la personne avec qui on partageait les plaisirs de la chair. Oui, elle l’enviait. Car elle s’en savait tout bonnement incapable. Et bon sang, quelle idée de s’imaginer en train de murmuré son nom en pleine action ? Quelle idée de s’imaginer le hurler au moment propice ? Ces idées lui firent monter le rouge aux joues et elle se détourna un instant pour reprendre contenance – non pas qu’elle soit gênée de penser au sexe. Ils étaient des êtres humains, un homme et une femme et le sexe faisait partie de la vie après tout, non ? Mais qu’il n’aille pas croire qu’elle s’imaginait nue avec lui dans un lit. La honte ! Oui, parler du match était sans nul doute la meilleure chose à faire. S’occuper de lui était sans nul doute la meilleure chose à faire. Quoiqu’elle n’en fut plus si sûre en le voyant s’installer à moitié nu sur le divan d’examen. Elle n’avait jamais vu cet homme « entièrement habillé » et se demandait si elle en aurait un jour l’occasion. En avait-elle envie seulement ? Coquine, tu sais bien que non, qu’elle pense en souriant. « A l'écran, l'impact semble toujours moindre... Alors que chaque coup est calculé pour gagner. On apprend à toucher les points importants durant notre entrainement aussi. Si un coup semble petit, il faut savoir qu'il touche un endroit particulier qui est fait pour qu'on perde... » Elle acquiesce simplement en l’écoutant, car même si elle n’y connait rien et même si elle n’est pas certaine de comprendre ce qu’il lui dit, elle perçoit cet amour de ce sport qu’il a, et le plaisir qu’il a à en parler. « Je suppose que je ne devrais pas me plaindre des coups que vous avez reçus… après tout, si vous n’en receviez pas, j’imagine que je n’aurais pas de boulot, » qu’elle sourit malgré tout à cette constatation. Quelque part, sans savoir pourquoi, ça la gêne qu’il puisse être « battu » pour gagner sa vie, qu’il puisse recevoir coups sur coups, qu’il puisse être blessé et meurtri. Pourtant, elle ne le connaissait pas vraiment et il n’était – a priori – que son employeur, un boxeur, un charmeur et un courons de jupons. Pourquoi le percevrait-elle différemment ? Parce qu’il était beau à tomber et qu’elle parvenait à voir au-delà de la carapace qu’il s’était forgé ? « Vous devriez venir à un match un jour, je vous mettrais au premier rang ! » Elle rit légèrement, car elle était persuadée qu’il avait compris qu’elle était justement restée. Son agent avait eu l’idée avant lui, et elle n’était pas certaine que cela l’enchante. Pourtant, c’était la stricte vérité. Et Caroline ne mentait jamais. « Oh, mais j’étais présente sur place hier soir. Pas au premier rang, cela dit... Je me suis fait discrète, j’avoue. Votre agent m’a proposé une place qui s’était libérée, histoire que je comprenne mieux ce par quoi vous passiez exactement. Que je puisse cerner les possibles endroits où vous auriez besoin de mes doigts magiques, » qu’elle ajoute en les faisant bouger en l’air comme plus tôt, souriante. « Et j’avoue que ça m’a plutôt bien aidé », qu’elle lui confie alors. De ce fait, elle avait une meilleure idée de ce qu’elle devait faire, des exercices qu’elle devait utiliser, des muscles dont elle devait s’occuper. Elle se passa la crème et se perdit un instant dans ses pensées, revenue au combat de la veille, avant qu’il ne l’interrompt. « Un journaliste ? » Hum. Ah oui. Un journaliste. « Oui, un jeune journaliste qui devait faire ses preuves avant de pouvoir obtenir le droit d’écrire sur ce qu’il désire. Disons que le sport, et la boxe en particulier, n’étaient pas vraiment son point fort, » qu’elle rit légèrement sans se rendre compte de la tension qui venait de prendre possession du corps de Johnny. Il n’avait aucune raison après tout d’être tendu, n’est-ce pas ? « C’était plutôt rassurant de ne pas être la seule à se perdre dans tout ce beau monde et de ne pas comprendre de quoi ils parlaient tous, » qu’elle continue de plaisanter. « Puis, je n’avais pas participé à une soirée de ce genre depuis tellement longtemps… ça fait du bien de rencontrer du monde, » qu’elle papote, qu’elle papote, qu’elle papote et parle pour ne rien dire. Alors, elle se tait soudainement et les mains huileuses, commence à les poser sur ce corps d’Apollon.

« Cela dépend des combats, Ça peut être deux fois par semaine, une fois toutes les deux semaines... Disons que le calendrier est fait en avance mais il n'est pas des plus... Normal dirons-nous... Je ne combats pas tous les lundis et mercredi par exemple... Je vous donnerais ce calendrier si vous voulez afin de préparer nos séances. » « Oh, ne vous embêtez pas… je demandais ça surtout pour faire la conversation. En ce qui me concerne, je suis libre comme l’air et si vous avez besoin de séances chaque jour… » qu’elle dit en levant les yeux en l’air avec un air « intéressé ». Elle n’était pas contre, car elle n’était pas contre une paie digne de ce nom. Puis, fallait bien reconnaitre que l’idée de le voir chaque jour – ouais, d’accord et de profiter du paysage aussi – n’était pas pour lui déplaire. « Je crois que je vais encore avoir besoin de vos miracles... Vous faites ce métier depuis longtemps ? Je ne sais rien de vous au final... J'aime bien connaître mes employés je trouve que c'est plus agréable. Au final, on est une sorte de famille dans laquelle vous venez de rentrer. Si vous voulez je parlerais moi aussi, je répondrais à vos questions, » qu’il lui dit tout en se laissant aller, tout en se détendant. Elle l’avait senti super crispé quelques minutes plus tôt et avait senti à quel point ses gestes, ses massages l’avaient relaxé. Elle n’en était pas peu fière. Il voulait apprendre à la connaitre. Seigneur. Qu’y avait-il à dire en fait ? Peu de choses. Peu de choses intéressantes. « J’ai toujours été douée pour masser les autres, aussi loin que je m’en souvienne. Mais je n’ai mon diplôme que depuis sept ans. J’ai commencé à travailler dans un cabinet privé, pour mon stage et quelques mois après l’obtention de mon diplôme. J’ai eu une belle opportunité à l’Hôpital il y a six ans pour terminer mon stage, alors je l’ai saisie. Puis j’y ai travaillé une année, » qu’elle lui raconte spontanément tout en ne cessant pas de masser, d’étirer, de toucher. « J’ai arrêté il y a trois ans environ, puis je viens de reprendre comme vous le savez à l’Hôpital à mi-temps, » qu’elle lui raconte spontanément, sans aucune appréhension. Elle se mord les lèvres cependant, car elle se demande s’il est capable de lui demander ce qu’elle a fait pendant trois ans… Seigneur, pitié non. « Et vous… ? La boxe, ça a toujours été une évidence ou c’est venu sur le tas ? J’ai personnellement toujours su que je voulais « aider les autres », mais je pensais devenir vétérinaire plus jeune, » qu’elle dit en riant légèrement. « A force de me répéter que j’étais douée de mes mains, que je faisais des miracles et que je soulageais la douleur aussi simplement que par des massages… je me suis dit que j’étais sans doute faite pour ça. Vous me le confirmez ? » qu’elle lui demande en se penchant vers lui légèrement. « Pourquoi vos employés – ou la plupart en tout cas – semblent craindre de devenir votre punchingball à tout moment ? » qu’elle demande curieuse, après tout il lui a dit qu’elle pouvait poser ses questions. Alors, elle se lâche… « C’est vrai que vous êtes impressionnant. Vous être intimidant, fort et vous semblez féroce surtout sur le ring. Mais au fond, vous n’êtes pas un méchant. Vous n’êtes pas insensible, » qu’elle énumère à haute voix mais en réfléchissant intérieurement. Cet homme est plein de contrastes et ça la fascine. Elle doit bien le reconnaitre. « Je n’ai pas peur de vous, moi » qu’elle lui dit comme pour le défier ou tout simplement lui signifier qu’elle ne comprenait pas la peur de certains de ses employés. Lentement, comme elle le lui a déjà appris, il se redresse et tourne la tête vers elle. Comme pour la défier de ne pas le craindre. Elle en a le cœur qui manque un battement, parce qu’elle réalise que AU CONTRAIRE, elle devrait le craindre. Entièrement. Complètement. Éternellement. Mais pas du tout parce qu’il était fort et pouvait être violent. Mais bien parce qu’il pourrait bouleverser son petit monde si elle le laissait faire.





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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Mer 13 Sep - 21:02

When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive
Caroline ∞ Jonnhy
Quand je lui propose de venir au premier rang, je me demande si ce n'est pas une bonne idée. Parce que je ne sais pas pourquoi, mais je sens que mon regard se tournera souvent vers elle. Il faut dire qu'avec sa crinière blonde et son regard aussi bleu que l'océan, et peut-être même son inquiétude pour moi... S'inquiétait-elle pour moi ? Ou alors elle était peut-être trop occupée avec ce journaliste là... Non en fait c'est bien le premier rang, au moins je pourrais être sûr qu'elle parle pas à un journaliste pourri qui ne connaît même pas la boxe. Et puis si elle était dans un bar, ce que j'ai cru comprendre, qui sait avec qui elle regardait ce fichu match... Et pourquoi cela m'énerve autant... Je sais que j'ai un côté assez protecteur, mais aussi possessif, cela fait parti de mes défauts, mais cette fille je la connais depuis si peu de temps... Ma possessivité me perdra...
- Oh, mais j’étais présente sur place hier soir. Pas au premier rang, cela dit... Je me suis fait discrète, j’avoue. Votre agent m’a proposé une place qui s’était libérée, histoire que je comprenne mieux ce par quoi vous passiez exactement. Que je puisse cerner les possibles endroits où vous auriez besoin de mes doigts magiques. Et j’avoue que ça m’a plutôt bien aidé.
Oh... Donc en plus elle était belle et bien présente, mais là je me demande pourquoi il ne lui a pas proposé le premier rang. Je lui en toucherais un mot demain afin qu'il rectifie cela pour la prochaine fois qu'elle viendra à un de mes combats, souvent j'espère. Mais cette histoire de journaliste me reste un peu en mémoire et je ne peux m'empêcher de lui demander plus de détails.
- Oui, un jeune journaliste qui devait faire ses preuves avant de pouvoir obtenir le droit d’écrire sur ce qu’il désire. Disons que le sport, et la boxe en particulier, n’étaient pas vraiment son point fort.
- Je vous apprendrais, je réponds du tac au tac.
C'est toujours une véritable passion est un bonheur de pouvoir transmettre mon savoir. Surtout que dans le fond ce n'est pas vraiment compliqué. J'imagine soudainement une scène où on passerait des après-midi ensemble à regarder des matchs pendant que je lui explique les différents coups que les boxeurs se portent. Je me surprends même à sourire en imaginant cela alors que sa voix me ramène à la réalité.
- Puis, je n’avais pas participé à une soirée de ce genre depuis tellement longtemps… ça fait du bien de rencontrer du monde.
J'ai envie de lui demander pourquoi, qu'est-ce qui a fait qu'elle n'est pas sortie depuis longtemps. Seulement je n'ose pas vraiment. Elle est peut-être d'un caractère à ne pas sortir et je ne voudrais pas lui reprocher cela. A la place, on reparle de la boxe ainsi que de mon emploi du temps. Je lui parle alors de la boxe et je lui propose alors de lui donner le calendrier afin qu'elle puisse préparer son emploi du temps.
- Oh, ne vous embêtez pas… je demandais ça surtout pour faire la conversation. En ce qui me concerne, je suis libre comme l’air et si vous avez besoin de séances chaque jour…
J'hoche la tête. C'est vrai que je lui ai demandé de venir tous les jours, du coup le fait de lui donner mon emploi du temps n'est pas vraiment important. J'espère qu'elle le voudra quand même à un moment afin de pouvoir venir me voir lors des combats... Mais bon, ce n'est pas le moment de penser à cela. A la place, alors que je m'installe je lui demande de me parler d'elle. C'est vrai que je ne sais rien d'elle, qu'elle est une énigme. Je ne suis même pas celui qui l'a choisi, même si je lui ai donné le contrat à signer. En une séance, elle a fait ses preuves et s'est révélée bien plus douée que son prédécesseur. Si j'avais su, je l'aurais viré depuis un moment ce con.
- J’ai toujours été douée pour masser les autres, aussi loin que je m’en souvienne. Mais je n’ai mon diplôme que depuis sept ans. J’ai commencé à travailler dans un cabinet privé, pour mon stage et quelques mois après l’obtention de mon diplôme. J’ai eu une belle opportunité à l’Hôpital il y a six ans pour terminer mon stage, alors je l’ai saisie. Puis j’y ai travaillé une année. J’ai arrêté il y a trois ans environ, puis je viens de reprendre comme vous le savez à l’Hôpital à mi-temps.
Elle ne peut pas le voir, mais je fronce les sourcils. Arrêté pendant trois ans ? Pourquoi ? Avait-elle besoin de s'éloigner de la pression ? Est-ce qu'elle a fait de l'humanitaire ? Oui, je la vois bien partir au bout du monde afin de sauver son prochain. J'ai envie de lui poser la question, et alors que je suis sur le point de le faire, elle reprend la parole. Je n'ose pas la couper.
- Et vous… ? La boxe, ça a toujours été une évidence ou c’est venu sur le tas ? J’ai personnellement toujours su que je voulais « aider les autres », mais je pensais devenir vétérinaire plus jeune. A force de me répéter que j’étais douée de mes mains, que je faisais des miracles et que je soulageais la douleur aussi simplement que par des massages… je me suis dit que j’étais sans doute faite pour ça. Vous me le confirmez ?
Je ris avant de grogner un peu de plaisir alors qu'elle fait tout simplement de la magie avec ses mains.
- Oh oui, je confirme. Je vous en aurais voulu d'avoir préféré les animaux aux hommes.
Je réfléchis un instant avant de prendre la parole, voulant répondre à sa question sur la boxe.
- Ca n'a pas été une évidence non. Je n'ai jamais vraiment su ce que je voulais faire de ma vie. Plus jeune j'avais d'autres... Priorités. Vous vouliez aider les autres, je voulais tout simplement protéger ma mère.
Je ferme les yeux comme pour me donner une contenance alors que je sens un frisson me parcourir.
- Mon père la battait... Moi aussi parfois, mais elle faisait toujours en sorte de le mettre plus en colère envers elle pour qu'il m'oublie. J'ai toujours admiré son courage et j'ai voulu m'en inspirer... Quand j'ai commencé à grandir, j'ai voulu commencer la boxe pour apprendre à me défendre et surtout à lui foutre une raclée s'il osait encore lever la main sur ma mère. Mais plus j'apprenais par haine, plus je sentais que je devenais comme lui et cela m'a fait peur. J'ai eu un coach merveilleux qui a compris ma situation sans que je dise la moindre chose. Arriver avec des bleus c'est toujours suspect. C'est alors que j'ai appris le respect et la véritable passion. Je ne frappe pas pour frapper, certes il y a toujours cette colère en moi, mais je crois que je frappe afin de gagner ce respect des autres...
Bon sang, je n'arrive pas à croire qu'elle me fasse parler autant, est-ce que c'est parce que ses massages me relaxent que je me laisse aller à la confession. Depuis combien de temps je n'ai pas parlé de cette passion pour la boxe naissant de quelque chose de terrible. Quand les journalistes me posent la question, je dis toujours que ca m'est tombé dessus par hasard. C'est la vérité, seulement je n'ai jamais expliqué pourquoi ce choix de sport arrivé au collège. Comme mon prénom qu'ils ne connaissent pas non plus, je n'ai jamais parlé de mon père et encore moins de ce qu'il nous faisait subir à ma mère et moi. Je serre un peu le poing quand je repense à ses soirs où il s'énervait sans véritable raison. On pourrait mettre l'alcool sur son comportement... Même si cela reste inacceptable, il reste que l'alcool rend les gens cons. Seulement ce mec était juste con, et il buvait rarement. Je me souviens même qu'un soir il m'a avoué ne pas boire parce que sinon il viserait mal...
- Je ne raconte jamai cette histoire... Je suis heureux de ne pas vous voir, encore moins votre regard... Je préfère être vu comme un homme fort, parfois brute qu'un homme au passé douloureux.
Mais alors que j'ai peur qu'un silence s'installe, sa voix vient emplir de nouveau la pièce et cela me fait sourire.
- Pourquoi vos employés – ou la plupart en tout cas – semblent craindre de devenir votre punching-ball à tout moment ? 
Sa question me fait rire et j'hausse un peu les épaules.
- C’est vrai que vous êtes impressionnant. Vous être intimidant, fort et vous semblez féroce surtout sur le ring. Mais au fond, vous n’êtes pas un méchant. Vous n’êtes pas insensible. Je n’ai pas peur de vous, moi.
Je sens mon cœur se serrer un peu plus. Ce n'est pas de la douleur, mais quelque chose que je ne connais que trop peu. Une sorte de reconnaissance, de surprise un peu aussi. Elle a raison, il y a toujours cette tension et ils me connaissent si bien qu'ils savent qu'il ne vaut mieux pas me voir en colère. Elle ne m'a pas vu à l'oeuvre, c'est peut-être pour ça qu'elle dit qu'elle n'a pas peur de moi. Mais derrière ses mots il y a tellement plus.
Je finis par me redresser comme elle me le demande et me tourne vers elle pour la regarder droit dans les yeux. Elle est bien là, me faisant face sans montrer une moindre once de peur. Son audace me fait sourire doucement et je me penche finalement vers elle.
- Je ne veux pas faire peur.
Je ne veux pas devenir comme mon père. Je refuse que, si un jour je trouve la bonne, la femme que j'aime ait peur de moi et reste en vivant dans cette crainte constante. J'ai cependant conscience de cette peur auprès de mes employés et cela me fait plus sourire qu'autre chose.
- Disons que j'ai un tempérament assez spécial... C'est un peu plus bruyant, je murmure en souriant. Maintenant dites moi, pourquoi avoir quitté votre boulot ? Vous-avez fait quoi pendant trois ans ?
Cette question n'a pas vraiment quitté mon esprit depuis qu'elle a mentionné cette longue pause. Je ne la force pas à me répondre dans le fond. Si elle me dit qu'elle veut changer de sujet, je le changerais tout de suite. J'aime apprendre des choses, j'adore les secrets, seulement je refuse de lui arracher si cela lui fait du mal d'en parler. Je ne sais pas pourquoi mais je ressens cette peur en elle, si bien que je me permets d'ajouter en murmurant.
- Vous n'avez pas à avoir peur de moi...
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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Jeu 14 Sep - 15:04


Elle n’était pas le genre de femme à faire la maligne avec les hommes, encore moins à les charmer pour capter leur attention. Au contraire, Caroline brillait par son naturel et sa bonne humeur – en règle générale, c’était ce qui la rendait attrayante et attachante, ce qui plaisait aux hommes qui avaient osé l’aborder et lui faire preuve d’attention. Elle n’était pas une dragueuse. Elle n’était pas une séductrice. Elle n’était pas une tentatrice. Elle n’était pas une aguicheuse. Elle usait tout simplement des charmes que le Bon Dieu lui avait offert – sa spontanéité, son sourire et son humour. Quand un homme lui plaisait, elle ne fuyait pas spécialement, mais elle faisait partie de cette génération rêveuse et ancienne, celle qui estime que l’Homme doit prendre les commandes et faire le premier pas, celle qui apprécie quand un homme lui fait la cour dans les règles de l’art. Cela ne l’empêchait pas de sourire et de faire comprendre par certains gestes et par certains regards – il ne fallait jamais sous-estimer le pouvoir d’un regard – qu’elle était fortement intéressée. Quand elle était intéressée. Parfois, son intérêt n’était tout bonnement pas partagé. Parfois, ils pouvaient l’être mais la timidité, la réserve ou la peur semblaient les tétaniser. Et parfois, le charme opérait. Peut-être manquait-elle d’expérience. Peut-être avait-elle encore beaucoup de choses à apprendre malgré ses trente années. Peut-être lui arrivait-il encore de temps en temps d’imaginer telle ou telle chose, de comprendre telle ou telle chose et de se planter royalement. « Je vous apprendrais. » Peut-être ne parvenait-elle pas à cerner le boxeur. Peut-être avait-elle tout faux, de A à Z. Peut-être le voyait-elle d’une certaine façon, alors qu’elle aurait dû le voir d’une autre façon. Après tout, ils ne se connaissaient que depuis deux jours – concrètement. Ils ne s’étaient vu que deux fois – concrètement. Il était son patron, et elle son employée – et à ces titres respectifs, ils étaient supposés garder une discrétion sur leurs vies privées. Pourtant, elle se sentait bien plus proche de lui qu’elle ne l’avait jamais été avec n’importe lequel des hommes de sa vie – excepté Nate, évidemment. Nate, c’était différent. Nate, c’était son double, son confident, son meilleur ami, son cousin, sa famille. Personne ne pourrait jamais le remplacer – et vice et versa. Johnny dégageait quelque chose qui la mettait en totale confiance, qui la mettait à l’aise au point qu’elle pouvait parfois oublier qu’il était son patron. « C’est très gentil, » qu’elle répond en souriant bien qu’il ne puisse pas la voir. « Est-ce qu’il y aurait une chance que vous accepteriez également d’apprendre à ce charmant journaliste ? » qu’elle demande d’une petite voix timide, mais surtout comique. Elle ne le craignait pas, et connaissait d’avance la réponse à sa question. S’il acceptait de lui apprendre, à elle, c’était principalement parce qu’elle était SA kinésithérapeute et SON employée. Inconnu et journaliste, Owen partait avec un sérieux handicap pour obtenir une quelconque faveur du boxeur légendaire. « Ça me plairait beaucoup de comprendre, et pourquoi pas d’apprendre ? Je n’ai jamais pris de cours d’auto-défense – au grand dam de mes parents. Nate a bien tenté de m’apprendre quelques prises par-ci, par-là mais rien qui ne puisse être fondamentalement efficace, » qu’elle raconte naturellement. Il n’y avait pas besoin d’expliquer les raisons qui la poussaient à vouloir apprendre à se défendre – chaque femme se devaient d’être prêtes, n’est-ce pas ? Surtout dans le monde dans lequel ils vivaient. Elle ne pouvait tout de même pas lui expliquer qu’elle venait de rompre avec un ex-petit-copain qui ne semblait pas comprendre les mots « fin » et « séparation », un homme qui se montrait de plus en plus psychotique et ne cessait de la harceler depuis des semaines. Oui, quelques petits cours particuliers ne seraient sans doute pas mal venus… Elle se doutait bien que cela demanderait du temps, et de la patience – surtout pour le jeune homme – mais elle était plutôt du genre déterminé et elle avait la capacité d’apprendre vite. Le râle de contentement qu’il émet la fait frissonner par surprise. Idiote, se morigène-t-elle intérieurement. « Oh oui, je confirme. Je vous en aurais voulu d'avoir préféré les animaux aux hommes. » Pourtant, il était parfois bien plus facile de préférer les animaux aux hommes. Mais elle se tait et se contente de rire doucement. Que ses massages et ses exercices lui fassent du bien et ne lui apportent que des bénéfices étaient une grande victoire pour elle – comme à chaque fois. Elle ne faisait pas son métier seulement parce qu’elle était douée, mais également et surtout parce qu’elle ressentait une fierté particulière à être capable de soulager toutes douleurs à autrui.

« Ça n'a pas été une évidence non. Je n'ai jamais vraiment su ce que je voulais faire de ma vie. Plus jeune j'avais d'autres... Priorités. Vous vouliez aider les autres, je voulais tout simplement protéger ma mère. » Protéger sa mère ? répète-t-elle intérieurement en fronçant les sourcils. Pour quelles raisons aurait-il voulu la protéger ? De qui ? De quoi ? « Mon père la battait... Moi aussi parfois, mais elle faisait toujours en sorte de le mettre plus en colère envers elle pour qu'il m'oublie. J'ai toujours admiré son courage et j'ai voulu m'en inspirer... » Seigneur. Pendant une fraction de seconde, elle ne peut que suspendre ses gestes – le temps d’assimiler l’information. Puis de reprendre, lentement, tout en écoutant la confession intime et douloureuse qu’il lui fait. Imaginer qu’un père puisse battre son enfant, qu’un homme puisse battre sa femme, lui semble horrible et impensable. Ses parents ont toujours été un modèle à ses yeux, aimants, adorables, généreux, serviables, solidaires… jamais son père n’aurait levé le petit doigt à son épouse, et vice et versa. « Quand j'ai commencé à grandir, j'ai voulu commencer la boxe pour apprendre à me défendre et surtout à lui foutre une raclée s'il osait encore lever la main sur ma mère. Mais plus j'apprenais par haine, plus je sentais que je devenais comme lui et cela m'a fait peur. J'ai eu un coach merveilleux qui a compris ma situation sans que je dise la moindre chose. Arriver avec des bleus c'est toujours suspect.. » Elle imaginait ce petit garçon, apeuré, effrayé, déterminé et féroce. Elle imaginait la rage qui avait pu l’habiter pendant si longtemps, avant qu’il n’apprenne à l’extérioriser. Et son cœur fondait pour cet enfant. Son cœur pleurait pour cet enfant. Son cœur battait pour cet enfant. « C'est alors que j'ai appris le respect et la véritable passion. Je ne frappe pas pour frapper, certes il y a toujours cette colère en moi, mais je crois que je frappe afin de gagner ce respect des autres.... » En si peu de mots, il lui avait fait comprendre quelle importance la boxe avait pour lui, ce qu’elle signifiait, ce qu’elle lui apportait. Elle avait toujours pensé qu’il fallait être habitée par une violence quotidienne pour exercer ce sport et aujourd’hui, elle prenait conscience d’à quel point elle avait tort. Il y avait parfois plus à découvrir derrière le masque. Il y avait beaucoup plus à découvrir derrière ce masque qu’il semblait porter en permanence. « Je ne raconte jamais cette histoire... Je suis heureux de ne pas vous voir, encore moins votre regard... Je préfère être vu comme un homme fort, parfois brute qu'un homme au passé douloureux. » Elle n’en doutait pas un instant. Il avait tant souffert, tant subi finalement, que ça pouvait inspirer de la peine et/ou de la pitié. Pourtant, Caroline ne percevait que la force et le courage. Elle ne le plaignait pas. Elle l’admirait. Sans comprendre comment ni pourquoi, elle sut qu’elle n’avait pas à rebondir sur le sujet, à poser des questions ou même à donner son avis – pas pour l’instant en tout cas. Il s’était confié naturellement, sans se poser de questions, et elle devait se contenter de l’apprécier pour l’heure.

« Je ne veux pas faire peur, » qu’il lui dit simplement après s’être redressé et lui faisant face. Cette proximité a quelque chose de troublant. De dérangeant. Comme un courant d’électricité qui la traverse de toute part. Elle se perd dans ce regard azur et bizarrement, elle n’a pas envie de retrouver son chemin. Pourtant, il le faut ! « Disons que j'ai un tempérament assez spécial... C'est un peu plus bruyant. » Elle en a fait les frais et sait de quoi il parle, puisque la veille encore il l’avait accueilli avec sa bonne humeur. Il ne semblait pas à l’aise avec les changements, et n’aimait pas perdre son temps. Il était un homme qui appréciait qu’on aille doit au but, sans détour. Un homme qui appréciait la franchise, et qui en avait même besoin. Elle pouvait le comprendre, et le respecter d’autant plus pour cette faculté qu’il avait de s’accepter tel qu’il était, en se moquait de ce que l’on pouvait penser de lui. Elle sourit sans s’en rendre compte en analysant le personnage. « Maintenant dites-moi, pourquoi avoir quitté votre boulot ? Vous-avez fait quoi pendant trois ans ? » Et son sourire disparait lentement, sans qu’elle ne quitte son regard. Il avait fait preuve d’une spontanéité et d’une sincérité qui ne lui semblaient pas habituelles quelques minutes plus tôt. Devait-elle en faire de même ? Ne pouvait-elle pas en faire de même ? Parler d’Eric était douloureux. Pénible. Parler de sa vie ces dernières années lui était douloureux. Pénible. N’était-il pas douloureux et pénible pour Johnny que de parler du calvaire vécu par sa mère, par lui ? Elle finit par baisser le regard sur ses mains jointes, serrées sans qu’elle ne s’en rende compte. La tension. Puis, elle sourit en réalisant l’absurdité de sa réaction. Il lui fallait accepter le passé, après tout. « Vous n'avez pas à avoir peur de moi... » qu’il lui assure lentement en lui faisant relever le regard pour le planter dans le sien de nouveau. Elle eut la drôle de pensée qu’ils avaient tendance à TROP souvent se regarder dans le blanc des yeux, facilement, aisément, naturellement.

« Je vous l’ai déjà dit, Mr Winchester… je n’ai pas peur de vous, » qu’elle répond doucement, en souriant. Si c’est dit pour rebondir sur le ton de l’humour, c’est également dit avec une sincérité déconcertante. Il pourrait l’engueuler, la regarder froidement, s’emporter contre elle, elle n’aurait pas peur. « C’est une longue histoire… » qu’elle commence à dire comme pour le convaincre de ne pas la laisser continuer, sauf qu’il n’en fait rien et qu’il semble attendre patiemment qu’elle enchaîne. « Disons que mon ex-petit-ami et moi n’avions pas la même vision de la vie. Il avait envie d’une jeune femme bien sous tous rapports, une parfaite maîtresse de maison, qui sait la tenir propre et lui concocter de bons petits plats chaque jour avec grand plaisir. J’avais envie de me sentir libre, » sans compter d’être aimée, comprise, écoutée, entendue, surprise, désirée. « Sauf qu’à cette époque, je n’ai pas compris. Il était parvenu à me convaincre que je le faisais pour moi, pour nous et de mon plein gré, parce que je le voulais. J’ai quitté mon travail – que j’adorais et qui me comblait – parce qu’il m’a convaincu de le faire, » qu’elle lui explique simplement avec un sourire énigmatique. Elle se sentait si stupide, si ridicule, si naïve. Peu importait qu’Eric l’ait magnifiquement manipulée. Elle avait été assez bête pour ne pas voir la réalité. « Je me suis renfermée. Je me suis oubliée. Je me suis façonnée à son image. Je me suis effacée. J’ai cessé de vivre pour moi, pour ne vivre que pour lui. Pendant trois ans, Mr Winchester, » qu’elle termine, « je n’ai plus été moi-même et j’ai perdu mon temps, » qu’elle conclut tout de même de bonne humeur. Ce passé était révolu, cette période était terminée et elle se sentait revivre un peu plus chaque jour, c’était tout ce qui importait. N’est-ce pas ? Elle n’avait absolument pas envie de lire de la pitié ou de la peine dans le regard du jeune homme, aussi le fuyait-elle à présent, aussi sûrement qu’il l’avait fui quelques minutes plus tôt. Sans comprendre pourquoi ni comment, son regard importait bien plus que TOUT AUTRE à ses yeux. Ridicule. Incompréhensible. Absurde. Elle ne relève pas les yeux et cherche à se détourner. « C’est à mon tour de ne pas avoir envie de voir dans votre regard que vous me trouvez pathétique et stupide, » qu’elle rigole elle-même de cette vérité sur elle-même. Elle finit par se racler la gorge pour changer de sujet. « Comment vous sentez-vous ? J’ai étiré vos muscles de façon plus prononcée qu’hier. Après des efforts comme les vôtres – et sur le ring, et dans votre lit, » qu’elle ajoute avec un clin d’œil amusé – « il me faut être plus intense et plus ferme dans mes gestes. Je vous explique juste ma façon de procéder. Histoire que vous aussi vous sachiez comment je travaille, et ce que je peux attendre de vous, » car après tout, elle a vu, elle a observé, elle a compris – mais lui n’a pas encore tout vu, tout observé et tout compris. « Non, parce que je souris beaucoup », qu’elle dit en souriant justement. « Je plaisante parfois, et je rigole facilement, » qu’elle énumère en se rapprochant de lui tout en prenant la main du boxeur dans la sienne, relevant son bras vers elle et tirant lentement mais ferment jusqu’à elle. « Mais je suis très exigeante, Mr Winchester et je ne fais pas de cadeau. Que vous ayez mal, que vous ayez envie de pleurer – oui, je sais ça ne doit pas être souvent le cas – ou que vous soyez trop crevé… » qu’elle enchaîne en relâchant doucement son bras. « Je ne vous lâcherai pas, » qu’elle conclut tout sourire avant de recommencer avec l’autre bras. Le toucher lui procurait un certain plaisir, une sensation agréable qu’elle tentait tant bien que mal de camoufler et d’oublier. « Les femmes tombent-elles toujours aussi facilement sous votre charme ? Ou est-ce que c’est la notoriété et le succès qui vous ont aidé ? » qu’elle demande alors, sachant pertinemment que Johnny Winchester n’aurait jamais besoin d’un quelconque succès pour en faire craquer plus d’unes.






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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Ven 15 Sep - 18:32

When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive
Caroline ∞ Jonnhy
- Vous n'avez pas à avoir peur de moi...
Je viens de lui poser une question sensible, je le sens. Je l'ai tout de suite compris quand elle a voulu changer de sujet en abordant sa démission et sa pause de trois longues années. Mais ce que j'ai vu dans son regard lorsque je lui ai posé la question m'a tout simplement serré le cœur. Son sourire a disparu, elle a comme pâlit, mais c'est dans son regard que tout se passe. Il devient terne, plus sombre, il semble même s'éteindre dans le flot de souvenirs qui ne semblent pas agréables. Si je veut la rassurer en lui disant de ne pas avoir peur de moi, c'est parce que je reconnais une personne à laquelle je tiens plus que tout dans ce regard. Elle a exactement le même regard que celui de ma mère lorsqu'on lui demandait où elle s'était fait ce bleu, ou alors comment cela allait à la maison. Je vois cette même confusion sans même qu'elle ait à dire un mot, je vois cette panique dans sa respiration ainsi que la perte de son sourire. Alors qu'on ne se connaît absolument pas, c'est comme si je la connaissais par cœur et que je la comprenais.
- Je vous l’ai déjà dit, Mr Winchester… je n’ai pas peur de vous.
Elle me sourit, mais j'ai presque l'impression que c'est un sourire triste. Je souris un peu comme pour lui donner du courage. Dans le fond, elle n'est pas obligée de me répondre et je pense qu'elle le sait. Elle n'a pas vraiment besoin de parler. J'ai presque envie de prendre la parole pour lui dire qu'il ne pourra plus jamais lui faire du mal. Mais comment elle réagirait si je lui disais cela sans qu'elle n'ait eu à me confier.
- C’est une longue histoire…
- J'ai tout mon temps... Cela peut attendre demain, je murmure comme pour la rassurer.
Et pourtant, alors que je continue de la fixer elle commence à se confier à moi.
- Disons que mon ex-petit-ami et moi n’avions pas la même vision de la vie. Il avait envie d’une jeune femme bien sous tous rapports, une parfaite maîtresse de maison, qui sait la tenir propre et lui concocter de bons petits plats chaque jour avec grand plaisir. J’avais envie de me sentir libre. Sauf qu’à cette époque, je n’ai pas compris. Il était parvenu à me convaincre que je le faisais pour moi, pour nous et de mon plein gré, parce que je le voulais. J’ai quitté mon travail – que j’adorais et qui me comblait – parce qu’il m’a convaincu de le faire.
Je cligne des yeux, tentant de comprendre vraiment tout ce qu'elle me dit. Je ne la blâme pas d'avoir été manipulé, de s'être laissé aller à croire cet homme. J'en veux à cet homme qui a manipulé une femme pour la faire devenir objet. Ma mâchoire se crispe et je serre les poings alors que j'imagine cette femme tout quitter pour lui et finalement se laisser mourir à petit feu auprès d'un homme qu'elle croit aimer. Tout comme cette vie qu'il lui a offerte, je comprends mieux ce regard si terne à l'évocation de ce souvenir.
- Je me suis renfermée. Je me suis oubliée. Je me suis façonnée à son image. Je me suis effacée. J’ai cessé de vivre pour moi, pour ne vivre que pour lui. Pendant trois ans, Mr Winchester. Je n’ai plus été moi-même et j’ai perdu mon temps.
Je la vois fuir mon regard et je comprends qu'elle est comme moi. Tout comme je ne voulais pas voir son regard quand je lui avouais que mon père nous battait ma mère et moi, elle ne veut pas voir mon regard quand elle me parle de sa faiblesse à elle, cet ex méprisable.
- C’est à mon tour de ne pas avoir envie de voir dans votre regard que vous me trouvez pathétique et stupide.
J'ai tout compris, et cela me réchauffe un peu le cœur. C'est comme ça, j'ai l'impression de la connaître depuis si longtemps. Je reste silencieux, laissant celui-ci s'installer dans la pièce. Je crois qu'il n'y a pas vraiment grand-chose à dire face à de telle révélation. Je me penche un peu vers elle et pose un doigt sous son menton pour la forcer à relever son regard. Je cherche à capter ses yeux et je lui souris doucement.
- Quelle honte... Vouloir enfermer une femme forte et indépendante...
Je l'observe un peu. Comment peut-on vouloir cacher une femme comme ça. J'ai toujours eu un faible pour les femmes audacieuses qui osent dire les choses. J'ai du mal à comprendre ceux qui aiment les pimbêches, mais j'ai envie de dire qu'il en faut pour tous les goûts.
- Vous méritez bien mieux que cela...
Mais je pense qu'elle le sait, sinon elle ne l'aurait pas quitté, il ne serait pas devenu son ex. Je lui souris tendrement, mon doigt étant toujours sous son menton. Je le laisse finalement glisser contre sa nuque avant de cesser de toucher sa peau. Une tension nouvelle semble envahir la pièce, ce n'est pas désagréable, c'est juste différent. J'ai envie de poser ma main de nouveau sur elle mais je me retiens, ce n'est clairement pas la chose à faire. Elle est belle, sexy même mais je n'ai pas envie de perdre une bêtise pour ensuite perdre une bonne kiné. Ca serait complètement idiot de ma part, surtout que j'aime sa présence. Je ne sais pas si elle sent la même chose, mais elle finit par reprendre la conversation en changeant complètement de sujet.
- Comment vous sentez-vous ? J’ai étiré vos muscles de façon plus prononcée qu’hier. Après des efforts comme les vôtres – et sur le ring, et dans votre lit. Il me faut être plus intense et plus ferme dans mes gestes. Je vous explique juste ma façon de procéder. Histoire que vous aussi vous sachiez comment je travaille, et ce que je peux attendre de vous. Non, parce que je souris beaucoup...
Je sens bien qu'elle parle beaucoup parce qu'elle est nerveuse.
- Je plaisante parfois, et je rigole facilement.
Je la regarde se rapprocher de moi sans esquisser le moindre geste de recul. Sa main prend la mienne et je rugis de surprise quand elle m'attire vers elle sans que je m'y attende. Je ne la lâche pas des yeux pendant tout le temps de son monologue, captivé par sa voix, par son regard, par sa bouche...
- Mais je suis très exigeante, Mr Winchester et je ne fais pas de cadeau. Que vous ayez mal, que vous ayez envie de pleurer – oui, je sais ça ne doit pas être souvent le cas – ou que vous soyez trop crevé…
Elle me relâche mais je ne bouge pas d'un poil. Je garde cette proximité entre nous...
- Je ne vous lâcherai pas.
Ce qu'elle me dit me fait sourire grandement alors que mon regard dévie sur ses lèvres. Je les regarde un instant, peut-être que je m'y attarde mais je finis par la regarder de nouveau dans les yeux. Je grogne de nouveau alors qu'elle tire de nouveau sur mon bras. Ca fait mal mais en même temps c'est excitant (et relaxant).
- Très bien... Je ne vous aurais pas laissé faire...
- Les femmes tombent-elles toujours aussi facilement sous votre charme ? Ou est-ce que c’est la notoriété et le succès qui vous ont aidé ?
Sa question me fait rire.
- Est-ce que cela veut dire que vous êtes sous le charme ?
J'avance mon visage vers le sien avec un sourire amusé sur le visage.
- Les femmes veulent toujours ce qu'elles ne peuvent avoir... Je n'ai jamais connu l'amour, je crois qu'elles espèrent toujours qu'elles vont devenir l'exception. Je crois qu'elles aiment mon corps aussi, je dis aguicheur avant de me pincer les lèvres.
Cette proximité entre nous me plaît, j'aime jouer avec elle et j'ai l'impression qu'elle veut jouer aussi. Pourtant, j'ai aussi cette impression que nous connaissons la limite à ne pas franchir. C'est à la fois grisant et frustrant...
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MessageSujet: Re: When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro   Sam 16 Sep - 11:41


Parler d’Eric et de sa vie avec lui était toujours un peu difficile et délicat. Elle n’était pas fière de ces quatre années auprès de lui. Pas fière des choix qu’elle avait faits. Pas fière des décisions qu’elle avait prises. Pour lui. A cause de lui. Pas fière d’avoir été aussi naïve. Pas fière d’avoir cru en lui, en eux. Pas fière d’avoir pu délaisser sa famille, ses amis, pour lui. Elle avait fini par ouvrir les yeux, mais il était déjà trop tard pour la jeune femme. Trop tard pour réparer les erreurs, trop tard pour s’en sortir totalement indemne. Oh, bien sûr, il n’avait jamais levé le petit doigt sur elle. Il ne l’avait jamais frappé. Il n’avait pas eu besoin. Les mots pouvaient parfois être aussi durs et aussi forts que les coups. Non. Eric avait été charmant pendant ces quatre années. Patient. Calme. Attentionné. Délicat. Perfectionniste. Elle n’avait jamais douté un instant de son amour pour elle. Elle n’avait jamais douté qu’il ait eu envie de la rendre heureuse. De la combler. De fonder une famille avec elle. Elle n’avait jamais douté de lui – mais avait douté de ses proches. C’était sa mère qui n’aimait pas son gendre. C’était son père qui n’aimait pas son gendre. C’était sa sœur qui n’aimait pas son beau-frère. C’était sa famille qui ne comprenait pas Eric. C’était ses amis qui n’aimaient pas son compagnon. Eux qui ne le comprenaient pas et ne faisaient pas l’effort de le connaitre et de l’accepter. Ce n’était pas du tout Eric qui ne faisait aucun effort. Ce n’était pas Eric qui lui répétait que ses amis et sa famille ne semblaient pas accepter leur relation. Ce n’était pas Eric qui lui avait mis ces idées en tête. Il ne parlait jamais d’eux après tout, sauf quand elle amenait le sujet sur la table. Jamais il n’avait insulté sa famille, ni ses amis. Jamais. Alors, elle l’avait tout bonnement cru. Elle s’était tout bonnement laissé bercer par son charme naturel. Sans percevoir la perfidie et la manipulation dans son regard, dans ses paroles, dans ses gestes. « Quelle honte... Vouloir enfermer une femme forte et indépendante... » C’est son doigt sur sa peau qui la réveille de ce passé douloureux. C’est son doigt sur sa peau qui la sort de sa torpeur et la ramène à la réalité. Elle a bien remarqué comment il la regarde. Elle a bien remarqué la tension qui s’installait, alors que la proximité entre eux se faisait moins grande, plus proche. Qu’elle puisse le désirer ainsi la décontenance et l’effraie – elle n’avait pas éprouvé d’attirance physique pour un homme depuis trop longtemps. Et elle n’avait pas prévu de craquer pour quiconque, encore moins son nouveau patron. Charmeur et volage par-dessus le marché. Il lui fallait se ressaisir, et au plus vite. Mais sa peau brûle, son sang bouille intérieurement et elle ne pense qu’à passer sa main dans ces boucles rousses. Alors elle lui adresse un sourire, triste mais sincère, avant de reculer légèrement. Non, elle ne craquerait pas. Non, elle ne se laisserait pas aller. Non, elle ne se montrerait plus naïve. Non, son cœur ne se voilerait plus jamais la face. Le désir physique était une chose, une chose qu’elle acceptait aisément car le sexe faisait partie de la vie. Mais certainement pas avec son patron. Certainement pas avec un homme qu’elle connaissait que depuis deux jours à peine – même si elle avait l’étrange impression de le connaitre depuis des années. « J’aimerais beaucoup croire que je suis forte et indépendante… je m’efforce de l’être aujourd’hui, mais croyez-moi, je ne l’ai pas été quand j’étais avec lui. Mon cousin est le seul à ne pas m’avoir lâchée durant tout ce temps, et pourtant j’ai bien essayé de lui dire d’abandonner et de me laisser tranquille. Je crois que sans lui, je vivrais peut-être encore avec un manipulateur, » qu’elle tente de lui expliquer malgré tout. Elle était persuadée qu’elle ne devait pas cette seconde chance que par elle-même. Sans Nate, elle ne s’en serait sans doute jamais sortie. « Vous méritez bien mieux que cela... » Un nouveau sourire, touchée. Oui, on lui répétait souvent cela. Mais le méritait-elle vraiment ? Elle n’avait pas hésité à fermer la porte à ses parents, décidée à croire l’homme qu’elle avait choisi. Elle n’avait pas hésité à fermer la porte à sa sœur, décidée à croire en son histoire d’amour. Elle n’avait pas hésité à fermer la porte à ses amis, décidée à accorder sa confiance en cet homme qui lui promettait une vie merveilleuse. Ne méritait-elle pas d’avoir été manipulée, séquestrée, isolée ? A ses yeux, si. Mais elle se tait, car c’est son fardeau et son problème. « Hum. Tout comme vous méritez mieux que toutes ces femmes dont vous ne vous souvenez jamais du prénom, » qu’elle le taquine. Peut-être que cette vie lui convient à la perfection après tout. Peut-être qu’il est le plus heureux des hommes. Pas d’attachement, pas d’obligation, pas de contrainte. Il profitait de ce que les femmes avaient sans doute de plus agréable à offrir à un homme. Oui, elle pouvait le concevoir. Un temps. Mais l’être humain n’était pas fait pour vivre seul. L’être humain n’était pas fait pour la solitude jusqu’à la fin de sa vie. Peu importait à quel point on avait été blessés, meurtris, trahis, abîmés. La solitude n’était pas une option. C’était aussi la solitude qui avait empêché Caroline de quitter Eric les derniers mois. La peur de le quitter, de se retrouver seule, de ne pas être capable d’y arriver, de ne pas être capable de s’en sortir – une idée qu’il lui avait longtemps mis dans la tête. Nate lui avait répété qu’elle était forte, indépendante et qu’elle n’avait besoin de personne pour s’en sortir. Il lui avait néanmoins proposé de s’installer chez lui le temps de se retourner. Était-ce pour cela qu’elle était parvenue à faire sa valise et partir un beau jour sans hésiter, sans se retourner ?

« Très bien... Je ne vous aurais pas laissé faire... » qu’il lui dit alors qu’elle étire ses muscles comme elle est supposée le faire. Il ne faut pas qu’elle oublie qu’il la paie pour cela. Il ne faut pas qu’elle oublie qu’il a besoin de ces exercices pour être en forme et ne rien se briser pendant un combat. Un mauvais exercice, un faux mouvement, et un seul coup pouvait lui être fatal – elle l’avait bien compris la veille en le regardant boxer. « Est-ce que cela veut dire que vous êtes sous le charme ? » Elle rit légèrement, mais d’un rire qui sonne étrange. Le genre de rire que l’on a quand on est gêné, mal à l’aise et qu’on veut faire croire que « pas du touuuuuuuuuuuuuut ». « Je n’ai pas pour habitude de craquer pour mes patrons, Mr Winchester. Je ne suis pas aveugle pour autant, » qu’elle lui dit avec un sourire. « Vous êtes agréable à regarder, fascinant à observer, et vous savez parler aux femmes… » qu’elle énumère en terminant de masser ses poignets, armes redoutables et outils nécessaires pour lui. « Mais je ne suis pas comme toutes les autres femmes, » qu’elle conclut, fière et déterminée. « Les femmes veulent toujours ce qu'elles ne peuvent avoir... Je n'ai jamais connu l'amour, je crois qu'elles espèrent toujours qu'elles vont devenir l'exception. Je crois qu'elles aiment mon corps aussi, » qu’il dit avec toute la modestie dont il est capable – ce qui la fait éclater de rire. Il n’a pas tort cela dit. « Je crois surtout que vous avez le goût des femmes qui ne risquent pas de vous convenir, » qu’elle lui dit, fine psychologue. Des femmes qui ne lui correspondaient pas du tout. Des femmes qu’il savait parfaitement idéales pour une nuit, mais inenvisageables pour la vie. « Est-ce que vous croyez en l’amour au moins ? Vous dites ne l’avoir jamais connu, » qu’elle ajoute une fois qu’elle estime avoir fini son travail, « mais avez-vous envie de le connaitre ? Je suis une grande rêveuse, moi. Mes parents sont un exemple de taille quand il s’agit d’amour, ça doit aider. J’ai toujours cru qu’un jour je rencontrerai un homme qui bouleverserait absolument tout mon monde. Cela dit, » qu’elle dit en fronçant les sourcils, « je ne pensais pas qu’il le bouleverserait d’une manière aussi désastreuse que l’a fait Eric, » mais la vie était pleine de surprises, n’est-ce pas ? « De toute façon, l’amour ça ne se commande pas. Ça ne se dirige pas. On rencontre quelqu’un, on apprend à le connaitre et on l’aime – c’est tout. Vous verrez, quand ça vous tombera dessus ça vous fera tout drôle, » qu’elle lui sourit d’un sourire pleins de promesses. Oh non, elle ne s’imagine pas être l’heureuse élue. Oh non, elle ne s’imagine pas être LA femme en question. Elle se contente d’émettre une vérité, une vérité qu’elle croit dur comme fer. A cet instant, son téléphone se met à vibrer. Un coup d’œil et elle se crispe. Eric. Encore et encore. Il a déjà appelé quatre fois ce matin. Plus dix fois la veille. Plus dix fois le jour d’avant. « Vous devriez vous reposer un peu aujourd’hui si vous pouvez. Quand on manipule vos muscles comme ça, mieux vaut attendre un peu avant de les réutiliser de nouveau de façon intensive. Quand est votre prochain combat ? D’ailleurs… ce sont des combats amicaux ou… il y a un enjeu au bout ? » qu’elle demande curieuse. Tandis que le téléphone continue de vibrer. Vibrer. Vibrer. « Désolée, » qu’elle finit par craquer et par l’éteindre entièrement en soufflant. « Je crois que je ferais mieux d'y aller, » qu'elle ajoute avec un sourire lointain. Elle a terminé son travail, elle n'a aucune raison de rester. Elle a terminé son travail, et elle doit réellement changer de numéro de téléphone. Elle a terminé son travail, et elle a quelques patients à voir dans l'après-midi. « A demain, je suppose, » qu'elle lui dit en prenant ses affaires et, sans lui laisser le temps de l'empêcher de partir, prend ses jambes à son cou et fuit. Fuit. Fuit.

Parce que le SMS qu'elle a reçu l'effraie. Parce que cet harcèlement devient contraignant et dangereux. Parce qu'elle n'a pas envie que Jon ne comprenne ce qui se passe. Parce qu'elle n'a pas envie de l'emmerder à ses soucis. Parce qu'elle n'a PAS à l'emmerder avec ses soucis.



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When it gets hard, It is the only thing that makes us feel alive - Jon & Caro
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