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 Kiss me in Paris. Find me in Los Angeles. | ft. Caleb ♥

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Jahia M. Argent
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DATE D'INSCRIPTION : 30/11/2016
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MessageSujet: Kiss me in Paris. Find me in Los Angeles. | ft. Caleb ♥   Mer 16 Aoû - 4:07



Caleb & Jahia



Kiss me in Paris. Find me in Los Angeles.



Ce matin, tête dans le cul. Les cheveux en pétard. Les filous de rayons de soleil avaient réussi à traverser les volets de ma chambre. Désormais, je préférais dormir chez Bucky. Je n’aimais plus ce lit froid, vide de ma blonde préférée et de sa chaleur corporelle, de ses bras qui me capturent chaque nuit en sa compagnie, de son sourire au réveil qui illumine mes journées. Maintenant, j’avais besoin d’elle. J’avais besoin de ses douces paroles, de son premier bisou de la journée. Je l’aimais. Oh oui, je l’aime tellement. Mais ce matin, ce n’était pas avec elle que je me réveillais, mais bien avec ma tronche de déterrée que j’étais contente qu’elle ne voit pas. Elle m’aurait quittée après ça, c’est sûr. Et pour cause, en plus de mes cheveux dans tous les sens, j’avais l’haleine fétide du matin, et je crois même que mes auréoles de transpiration arrivaient jusqu’à mon nombril. Voyez l’état. Trop de chaleur dernièrement, on ressent bien l’été chaud de Los Angeles. Vous me direz qu’il ne fait pas bien chaud, ni trop froid, mais c’était un véritable sauna dans notre baraque. Sam était une flippée de la vie et préférait couper tous les ventilateurs en prétextant que « c’est mauvais pour Mia, parce que trop de vent d’un coup ça apporte des rhumes » ou que sais-je. Médecin à deux balles, va. En attendant, nous crevions tous de chaud. Sam dirait encore « les changements de températures trop soudains sont mauvais pour la santé » mais je m’en balek de sa santé, J’AI CHAUD ! Déjà, de bon matin, j’étais de mauvaise humeur. Et là, Sam dirait « t’es toujours de mauvaise humeur de toute façon » ET SAM, JE L’ENQUIQUINE ! Redressement, enfilage de chaussons, jeté d’œil dans le miroir de mon armoire pour finalement m’effrayer, je quittais ma chambre en direction de la cuisine. Et devinez qui j’y croise… Sam Naïa ! « Mais c’est la plus belle que voilà ! Un peu de café ? » demandait-elle en chantant, comme d’habitude. Je hochais la tête avec la politesse d’esquisser un sourire, m’installant sur un fauteuil de bar au bord du comptoir de la cuisine américaine. Le bruit du café frappant la tasse en coulant m’apaisait déjà. Puis la pianiste me posait la tasse sous mon nez. Café que j’attrapais directement pour en boire une grosse gorgée. « Merci. » finissais-je par dire comme si ma bouche s’était dénouée. « Tu n’es pas aux répétitions ? » demandais-je à ma jumelle, inquiète en voyant l’heure déjà tardive. « Oh non, mais je ne vais pas tarder là. Juste un brossage de dents et zou ! » répondait-elle de sa bonne humeur matinale qui ne pouvait qu’être enviable. « D’ailleurs, j’y vais de ce pas ! » finissais-elle par dire en prenant soin de déposer un baiser sur ma tempe avant de filer. Et en parlant d’y aller, je ne devais pas trop traîner non plus. J’avais quelques petites choses à faire aujourd’hui. Il fallait que je passe à l’agence, que je vois Steeve à propos des nouveautés de septembre 2017 pour la basse saison et tout le tintouin. Bref, un gros bordel qui méritait que je me bouge le derrière avant de me faire virer pour retard.


***

Cinq heures, ou six heures… A quelle heure j’étais arrivée à l’agence déjà ? Je ne savais plus. Mais ce qui est sûr, c’est que ça avait pris plus de temps que prévu, que j’y étais restée un bon moment et je me bénissais moi-même de ne pas avoir pris trop de temps à me dépêcher ce matin pour ne pas finir ce soir à vingt-deux heures. Les chaudes couleurs du soleil s’estompaient simplement dans le ciel, apportant une touche rosée et orangée au milieu des nuages. Le meilleur moment de la journée. Le meilleur moment de la journée pour un photographe, car c’est à ce moment de la journée, transitoire entre la journée et la nuit, qu’on pouvait capturait les plus belles nuances de ciel, des camaïeux, des dégradés élaborés ou déstructurés… Reflex de photographe, je sortais mon appareil de mon sac. Toujours sur moi, le plus complice des amis. Viser sur le ciel, c’est comme si nous étions en trans ensemble, un pur délire de photographe. Capturé, dans la boîte. Coup de coude. « Hého ! » criais-je en venant de me faire pousser, par inadvertance ou non, qu’importe. Mon premier coup d’œil fut pour mon appareil photo, s’il n’avait rien. Il n’était pas tombé, heureusement que j’avais la sécurité autour du coup, mais tout de même. « Vous devriez faire plus attention, merde quoi ! » m’énervais-je à nouveau en rangeant l’appareil dans son petit sac adapté. Une voix familière… Je relevais le regard vers l’homme qui m’avait bousculé. Un visage connu… « Oh merde… » dis-je, restant sur le cul face à un homme que je ne pensais plus jamais revoir depuis Paris. Parce qu'à chaque fois que j'étais surprise, une insulte m'échappait sans le vouloir. « Caleb ? Que… Que fais-tu ici, à Los Angeles ? Wow… »


© Ludi.
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Caleb J. Campbell
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MESSAGES : 517

MessageSujet: Re: Kiss me in Paris. Find me in Los Angeles. | ft. Caleb ♥   Dim 10 Sep - 12:54



Kiss me in Paris. Find me in Los Angeles.
Jahia & Caleb
Pouff c'était mes derniers jours de vacances avant de reprendre le travail. La rentrée ouais j'aimais bien pour voir de nouvelle tête de mes élèves, mais bon pour certains les avoir encore cette année, ça pouvait rapidement me mettre le moral dans les baskets, pas les chaussettes. J'aimais pourtant mon travail, même si généralement les élèves se plaignaient assez souvent parce qu'eux le sport c'était l'une des pires matières. Alors que moi, le sport j'adorais cela et ce depuis pas mal d'année déjà, c'était bien pour ça que maintenant je travaillais dans ce domaine qui me passionnait tant. Ce matin, je me traînais un peu. J'avais passé la nuit avec Grace, j'y allais pas souvent mais simplement de temps en temps. On passait du bon temps ensemble, alors pourquoi s'en priver franchement ? Bon, ce n'était pas au goût de sa colocataire, mais bon je ne m'éternisais pas là-bas de toute façon. Je ne voulais pas qu'elle croit que je m'installe ou quoique ce soit d'autre. Comme à mon habitude, j'avais enfilé un jogging pour pouvoir aller courir de bonne heure ce matin. Même pendant les vacances, moi je faisais du sport. A vrai dire, je ne pouvais pas m'en passer ne serait-ce qu'une journée. C'était peut-être un peu exagéré, mais tout ça pour dire que j'en faisais assez régulièrement. Ca me défoulé et me permettait de penser à autre chose. Courir me faisait tellement de bien, sentir l'air sur mon visage, rien que ça, ça me mettait en joie pour le reste de la journée. Bon, je vous accorde que transpirer n'était pas quelque chose qui me plaisait et n'était pas très sexy c'est sûr, mais bon il y avait toujours forcément des inconvénients à n'importe quoi et pour le sport, c'était bien cela en plus de la douleur. Comme ça faisait des années moi que je pratiquais le sport, la douleur à force je ne la sentais plus vraiment, c'était comme une vieille copine. Après avoir couru pendant quelques petites heures, je rentrais donc chez moi, dans mon appartement. Je filais directement à la douche, j'en avais bien besoin là.

Après une séance de sport, une douche avec de l'eau tiède était franchement idéale. Je sortis de ma douche quelques minutes plus tard. Je portais simplement un autre jogging et un simple tee-shirt pour le moment. J'allais prendre mon petit-déjeuner et ce n'était pas comme si j'allais ressortir maintenant, j'aurais bien le temps de me changer après. Pour un grand sportif comme moi, il me fallait bien manger, en plus j'avais la dalle. Je n'avais trop rien fait de mon après-midi. J'avais à peine passer deux petites heures à préparer mes cours pour la rentré puisqu'elle allait bientôt arriver et, maintenant j'allais pouvoir sortir de nouveau, ça me changerait les idées. Je passais prendre un café dans l'établissement du coin avant de marcher un peu partout dans le centre de la ville. Je commençais à boire mon café et c'est à ce moment-là que je percutais quelqu'un. C'était une meuf, ça s'entendait et puis, un peu sur les nerfs oui. "Oh pardon." Commençais-je par dire avant de reprendre. "Je suis vraiment dé... Jahia ?!" Whouah mais qu'est-ce qu'elle pouvait faire la cette fille que j'avais connu des années plus tôt pendant l'un de mes voyages à Paris. "J'ai trouvé un boulot ici, alors voilà. Et toi qu'est-ce que tu fais ici ?" Demandai-je donc à mon tour. "Désolé de t'avoir bousculé, je n'avais pas fait attention." Dis-je donc. Après tout ce n'est pas parce que je la connaissais, que je ne devais pas présenter des excuses. Ce n'était pas comme si on était resté en mauvais terme. "Tu veux un café ou autre chose ? Enfin si tu as deux minutes pour discuter..." Demandai-je donc. Avec le temps, on avait probablement pleins de choses à se raconter et c'était peut-être le moment pour rattraper le temps perdu.

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Jahia M. Argent
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MessageSujet: Re: Kiss me in Paris. Find me in Los Angeles. | ft. Caleb ♥   Mar 7 Nov - 10:53



Caleb & Jahia



Kiss me in Paris. Find me in Los Angeles.



Ce que je pouvais être vulgaire dans mes paroles, indigne d’une femme. Il fallait dire que l’effet de surprise y jouait beaucoup, énormément même. Alors que je pensais simplement agresser exprimer mon mécontentement à un abruti qui m’avait bousculé, je me retrouvais nez-à-nez à Caleb. Ah, Caleb… Caleb et ses beaux cheveux. Caleb et son renversant sourire. Caleb et ses sublimes yeux. Caleb et son délicieux postérieur. Caleb et son athlétique corps. Ouais, ce Caleb-là. Ce Caleb sur lequel j’avais craqué durant mon séjour français lors de mon tour du monde. Ce moment où je résidais chez ma meilleure amie, la sublimissime June McGregor. Cela datait. Oh oui, ça datait bien de… 2012 ? Octobre, si je me souviens bien et que ma mémoire ne me fait pas défaut. Octobre 2012, ça semblait si vieux, éloigné du temps actuel. Et pourtant, ce n’était qu’il y a cinq ans. Il devait avoir finalement compté pour que je me souvienne autant de lui. Je me souvenais de tout. De ses caresses, de ses baisers, de ses bras chauds autour des miens, de son rire joyeux, des promenades parisiennes au clair de lune main dans la main… « Oh, non, excuse-moi. J’étais juste… » Je ne savais même plus comment terminer ma phrase. C’est qu’il avait ce don de perturber toutes les femmes. Moi, particulièrement. Si j’avais craqué à l’époque, ce n’était pas pour rien. Et il semblait s’être bonifié avec le temps, comme le vin et le fromage. Toujours aussi beau, sexy, attirant. Je comprends ce qui plait à Naïa. « Eh bien, je suis de retour à Los Angeles depuis déjà plusieurs années. Je suis rentrée une fois mon tour du monde fini. » expliquais-je au beau brun qui me faisait face. Ce tour du monde qui m’avait fait rencontré tellement de belles personnes, partager des moments inoubliables, un échange de cultures incroyable… Que de nostalgie. Il n’est pas rare que je souhaite repartir en vadrouille pendant une bonne année. Quitter Los Angeles, dire que je me prends un long congé au travail, faire des bisous à ma famille, acheter un billet d’avion, attraper mon sac à dos et me barrer de l’autre côté du globe. S’il n’y avait pas Bucky… La raison de ma présence continue en Californie, sans que je n’ose partir des Etats-Unis. Il faut dire que c’est comme si je ne me voyais plus partir ailleurs, sans elle. Elle qui semblait n’avoir rien exploré dans sa vie, cela lui ferait le plus grand des biens. Mais ce ne sont que des projets, des rêves plein la tête et des étoiles dans les yeux. Caleb avait fait partie des belles personnes que j’aient rencontrées lors de mes voyages. Bien sûr, notre relation n’avait jamais duré en-dehors de Paris. Nous en étions conscients, ce ne serait que temporaire, une amourette de vacances en quelque sorte. Il avait été la raison de mon étalement, temporairement parlant, en France. Bon, il y avait également la blondinette de McGregor qui souhaitait également garder ma présence dans son appartement parisien encore un peu plus longtemps. Ainsi, je pouvais concilier les deux : partager mes journées avec le beau Caleb, partager mes nuits avec June quand elle revenait de ses cours. Quelle studieuse.

Il avait vingt-cinq ans. J’en avais vingt-et-un. Nous partagions toutes sortes de centres d’intérêts communs. Sport, nature, voyage… Les journées étaient rythmées de visites culturelles et sportives. Footing au bord de la Seine chaque matin, à l’aube. Un baiser pour conclure la fin de l’effort. Cette relation avait été courte, bien qu’intense. Cette relation avait été agréable, bien que sans sentiments amoureux. Cette relation, c’était notre souvenir commun de la capitale française. « Tu veux un café ou autre chose ? Enfin si tu as deux minutes pour discuter... » me proposait le sportif, me sortant de mes pensées interminables. Je hochais positivement la tête avant de voir qu’il avait déjà son café dans les mains, café qu’il avait failli se renverser dessus en me fonçant dessus. « Tu as pris de l’avance à ce que je vois. » lui dis-je en riant, avant d’ajouter « Mais volontiers. Je ne suis pas contre l’idée de discuter deux minutes. » Deux minutes ou deux heures, cela m’était complètement égal, j’avais tout mon temps. Ainsi, j’entamais la marche vers la terrasse de café la plus proche. Pas besoin d’aller à des kilomètres pour se poser, j’avais surtout envie de tout savoir de ce qu’il lui était arrivé pendant ces cinq dernières années. Je m’installais sur la petite chaise en bois du bar de rue, avant de ranger mon appareil photo. En réfléchissant, je devais certainement avoir plusieurs photos de Caleb qui devaient traîner dans mon ordinateur, souvenirs de Paris. Il serait intéressant que j’y jette un œil. Il faut dire que nous n’avions pas pris les coordonnées de chacun lors de notre séjour en France. Nous avions tout de suite défini que ce n’était qu’une relation temporaire qui resterait en France après notre départ. Alors, à quoi bon ? Ainsi, il n’avait jamais vu certaines photographies de lui, certaines vidéos plus humiliantes les unes que les autres qui m’arrachaient inévitablement un sourire quand je les visionnais. « J’avoue que je suis surprise de te voir à Los Angeles. Tu habitais à New York à l’époque, si je me souviens bien, non ? » lui demandais-je afin de me raviver la mémoire, tandis que le serveur faisait irruption dans notre conversation. « Un café, s’il vous plait. » commandais-je en souriant, avant de retourner rapidement mon regard vers celui que je pouvais considérer d’ex petit-ami. « Et le boulot que tu as trouvé ici, qu’est-ce donc ? » m’intéressais-je en croisant mes jambes, faisant semblant d’être une vraie femme. Il m’avait connue en jogging et queue de cheval tous les jours à Paris, j’étais fière d’être plutôt élégante aujourd’hui.


© Ludi.
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