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 « You know nothing » [Jean-Neige]

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Héloïse Bennett
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DATE D'INSCRIPTION : 12/03/2016
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MessageSujet: « You know nothing » [Jean-Neige]   Ven 18 Aoû - 16:57

Les vacances ont été plus que bénéfiques et si j’ai été très triste de quitter la France, je n’en garde pas moins des souvenirs merveilleux. Avec Matthew, on a vraiment profité de chaque second avec insouciance, avec une joie sincère d’être juste ensemble, sans personne d’autre pour nous pointer du doigt. On a parcouru des kilomètres à pied, en Twingo. On a rencontré des gens nous ayant agacé, ému et ainsi de suite. Et désormais, ce séjour appartient au rang des souvenirs à chérir jusqu’à la fin. Ça n’a pas été facile de monter dans l’avion, de dire adieu à ma terre natale. Mais les bonnes choses ont une fin et à peine, avons-nous franchi le sol américain que le téléphone de Matthew s’est déjà mis à sonner, pour le travail, sonnant comme l’évidence qu’il fallait redescendre sur Terre. Et effectivement, la chute a été violente. Et le plus grave a été pour sa sœur, Ellana. Tout a été confus mais d’après ce que  j’ai pu comprendre, sa sœur a été hospitalisée dans un grand état de faiblesse, et comme Matthew m’a expliqué, ils ont découvert qu’elle était enceinte. Je dois dire que je n’ai jamais vu mon petit-ami aussi inquiet. Alors, j’ai tout fait pour le réconforter, pour l’apaiser en lui demandant de transmettre tous mes vœux de rétablissement à cette sœur que je n’ai pas encore vu. Ce que je comprends après tout. Vu son histoire, vu les raisons ayant poussé Ellana à venir ici, je ne tiens pas à m’immiscer et à précipiter les choses : je la rencontrerai lorsqu’ils l’auront décidé. Aussi, en attendant, je profite de mes dernières semaines de vacances avant que la rentrée de Septembre ne prenne un nouveau tournant. Mon travail à temps complet. Le projet de nous installer ensemble. Autant dire que je sens que ce mois va être animé. Aussi, je profite d’un peu de répit pour passer du temps avec Molly, avec mon père et mes grands-parents. Toujours avec le sourire. Toujours sur un petit nuage.
 
Je suis d’ailleurs sur la route pour me rendre à la maison d’édition afin de faire une surprise à mon chéri. Il ne s’attendra pas à me voir de sitôt et j’en profite dans la mesure où il m’a confirmé que son père était en déplacements. Si l’on peut éviter une rencontre, c’est mieux. Et Matthew aimerait beaucoup que je puisse rencontrer sa mère. Il essaye de planifier un jour précis et bien entendu, l’annonce d’une telle venue me paraît comme la chose la plus stressante au monde. Mais nous n’y sommes pas encore. Et pour l’instant, je roule innocemment, sourire aux lèvres, écoutant un peu de musique. Je suis dans le quartier touristique de Los Angeles et il y a du monde. Il fait chaud aussi mais comme je n’ai pas la clim, je me contente de rouler, vitres baissées. Et c’est alors que le drame se produit. Je me gare dans une rue, bien décidée à venir au bureau de mon chéri avec des pâtisseries. Aussi, lorsque je sors de cette boutique tenue par des français, je rentre dans la voiture, met le contact mais elle ne répond. Le moteur ne se met pas à ronronner comme d’habitude. J’ai l’impression que la clé tourne dans le vide. Alors, j’essaye les méthodes des non mécaniciens. Je sors la clé. Je la rentre à nouveau. Mais rien. Un professionnel me dirait que la batterie vient de tomber en rade. Mais je ne suis rien de cela hélas. Je me contente de pousser un gémissement de désespoir et sort donc de la voiture, tournant un peu en rond car je ne sais pas trop quoi faire. Peut-être que ce sont les pneus ou le moteur. Alors je me décide à ouvrir le capot. Cependant, il n'y a rien pour ouvrir et je me sens bien embêtée. J'ai beau regarder à l'intérieur de la voiture, sur mes clés, dans les moindres interstices de la voiture. Mais rien de rien. Il n'y a pas d'étiquette indiquant qu'ici les capots s'ouvrent ? À moins qu'il ne faille être ingénieur ? Je suis complètement perdue. Je pourrais appeler mon chéri mais il m'a dit être en réunion. Alors je ne vais pas le déranger. N'ayant d'autre choix que de demander de l'aide, j'avise un monsieur avec des cheveux longs, sortant d'un club de sport au vu de son sac et de l'enseigne se trouvant derrière lui. « Bonjour, je m'excuse de vous déranger... Mais ma voiture ne démarre plus. Vous allez rire... Mais je ne sais pas commet on ouvre le capot d'une voiture, pouvez-vous m'aider ? » Je demande alors en le fixant d'un air bien embêté. Je n'ai vraiment pas envie d'être en retard quand Matthew aura fini sa réunion. 
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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: « You know nothing » [Jean-Neige]   Dim 20 Aoû - 22:41

« You know nothing »
Héloïse ∞ Jonnhy
Je ne suis pas vraiment concentré sur mon entraînement. Il faut dire que depuis mon dernier match j'ai facilement la tête ailleurs. J'ai tout simplement envie de revoir mon frère, j'ai envie de lui parler et j'ai envie presque de lui dire qu'il a eu de la chance de ne pas connaître notre père. Il doit certainement en penser autrement, mais le fait que nous avons vécu un véritable enfer avec ma maman. Quand je l'ai viré de la maison, ce n'est que là que j'ai vu maman sourire sincèrement depuis tellement d'année. J'ai envie de lui montrer qu'il n'a pas à regretté de ne pas avoir connu ce salopard. J'ai aussi envie de le connaître un peu plus, d'établir une relation comme on peut les voir dans les séries. Le fait est que, depuis la mort de ma mère, je n'ai tout simplement plus de famille. La boxe est ma famille de cœur, mais bon sang j'ai aussi une famille de sang ! Et le destin a fait que j'ai rencontré cet homme, qu'il a réparé mon Impala, que je lui ai offert une place au premier rang pour voir mon match. Il se trouve qu'il semble aussi amoureux des gens que moi (ironie), qu'il aime la boxe aussi. Bon sang on partage même cette passion ensemble ! Allez pas me dire que ce n'est clairement pas un signe ?
Oui, je pense souvent à lui mais est-ce qu'il en fait tout autant ?
Je grogne alors que cela fait un peu trop longtemps que je tape sur ce punching-ball. C'est mauvais pour le corps, je dois faire autre chose afin d'équilibrer l'entraînement sinon je raconte pas les courbatures. Quoi que, depuis que j'ai ce nouveau kiné, Caroline, je ne peux pas vraiment me plaindre de courbatures. Bien sûr, elle ne peut tout enlever, surtout quand on s'entraîne aussi durement que moi, mais c'est dingue ce que ce petit bout de femme peut faire avec ses mains. Moi je dirais pas qu'elle est kiné, mais magicienne. Enfin si je dis ça, je suis certaine qu'elle serait capable de me mordre. Parce que sous ses airs d'anges, je suis certaine qu'il se cache une fille au caractère bien trempé. Le simple fait d'avoir accepté de travailler avec moi le prouve.
Je commence à faire de la corde à sauter quand une jeune femme entre dans la salle. On se tourne vers elle, étonnée de voir un tel personnage entrer ici. Il faut dire qu'on a plus l'habitude de mecs plus ou moins bedonnants, portant plus ou moins bien le muscle. Elle commence à avancer et je vais naturellement à sa rencontre.
- Bonjour, je m'excuse de vous déranger... Mais ma voiture ne démarre plus. Vous allez rire... Mais je ne sais pas commet on ouvre le capot d'une voiture, pouvez-vous m'aider ?
Je ne peux m'empêcher de sourire, amusé. Cela me fait même penser à mon frère, ce mécano. J'hoche la tête.
- Bien sûr, j'enfile un T-shirt et je viens tout de suite.
Je récupère mon T-shirt, l'enfile et sort avec elle jusqu'à la voiture.
- Vous permettez ? Je demande avant d'entrer dans la voiture.
Je cherche comment ouvrir le capot et l'ouvre, lui laissant le loisir d'aller l'ouvrir complètement si elle le souhaite. Mais par mesure de précaution je lui demande :
- Vous avez vu un voyant s'allumer avant de tomber en rade ?
En écoutant sa réponse, j'essaye de mettre le contact, aucun voyant spécifique ne s'allume mais je remarque rapidement que quelque chose cloche. Je reste un instant sur le cul avant d'éclater de rire. La voilà sous le capot alors que sa voiture ne demande qu'une seule chose. Je sors de la voiture, toujours en riant alors que je la rejoins vers le capot.
- Vous savez de quoi à besoin votre caisse... D'un truc qui s'apparante à du sang pour elle...
Devant sa possible incompréhension face à mon délire, je lui avoue enfin :
- Vous n'avez plus d'essence...
C'est aussi simple que cela, presque ridicule mais je sais pas pourquoi, je trouve ça attachant quand il s'agit d'une femme. Surtout que cette femme me rappelle ma mère plus jeune de par son regard presque innocent et de ce sourire candide. Je lui demande de se reculer avant de refermer le capot.
- J'ai des barils dans ma voiture, si vous voulez, je vous conduis dans la station d'essence qui doit être à cinq minutes de voiture, on revient et je vous aide ?
Mais sans vraiment lui laisser le temps de répondre, je me dirige déjà vers mon Impala, l'attendant sagement. Il faut dire qu'elle n'a pas trop le choix si elle veut voir sa voiture redémarré, et puis quand même, une voiture ça se bichonne mais bon... Ca peut arriver à tout le monde après tout.
Quand elle fini par me rejoindre je me tourne rapidement vers elle.
- Vous avez quand même de la chance, j'y connais absolument rien en mécanique... C'est mon frère le pro, mais pour une panne d'essence je peux clairement gérer la situation. Au fait je m'appelle Johnny.
Autant se présenter... C'est poli je crois, et je veux pas faire comme Caroline, je veux pas paraître pour un malpoli.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « You know nothing » [Jean-Neige]   Dim 27 Aoû - 20:31

Je ne comprends vraiment pas ce qu’il se passe et je dois avouer être très inquiète. Ma Chouquette est, quand même, vieille. Elle a eu une longue vie et je sais qu’avoir une coccinelle demande forcément un entretien particulier. Pourtant, je la bichonne énormément. Je prends du temps pour elle et de l’argent aussi. Heureusement, mon grand-père aime s’occuper des voitures, alors quand je vais le voir, il vérifie toujours tout, si les niveaux sont bons, s’il y a du lave-glace dans le réservoir, si tout va bien et de ce fait, je ne m’inquiète pas trop. Or aujourd’hui, c’est vraiment la poisse et je ne tiens pas vraiment à la perdre. C’est ma voiture. Celle que je me suis achetée quand je suis arrivée à Los Angeles et j’y tiens comme à la prunelle des yeux. Bien sûr, j’en suis certaine que Matthew trouverait cette mort peu dramatique, qu’il me dirait qu’il est temps de changer de monture. Mais moi je refuse. J’aime ma toute petite voiture, j’aime son moteur qui ronronne et le fait qu’il faille autant de secondes pour arriver à 50 miles. Cette voiture est à mon image et je ne tiens pas à ce qu’il lui arrive quelque chose. Aussi, après avoir cherché une quelconque raison à mon problème, je préfère rentrer dans cette salle de sport, me retrouvant au milieu d’hommes, torse nu ou tout transpirant et autant dire que je me sens pas du tout à ma place. C’est terrible d’ailleurs. J’aurais, sans doute, dû appeler Matthew mais il est en réunion. Et puis, il faut dire que l’homme venant à moi, a vraiment l’air gentil. C’est pourquoi je lui explique, sur fond de ton désespéré, le souci que je rencontre. Et je ne peux qu’être contente qu’il accepte de m’aider. C’est d’ailleurs quand il fait écho à mettre un t-shirt que je me rends compte que son torse bien dessiné me fait coucou. Mes joues se couvrent d’une rougeur habituelle et je me sens très mal à l’aise. Pourquoi ne suis-je pas entrée dans une banque ? Il ne faudra pas que je dise à Matthew l’endroit où je suis entrée… Il serait capable de venir y mettre le feu. Aussi, gardant un air stoïque malgré un visage cramoisi, je finis par ressortir en sa compagnie, le guidant vers ma voiture. « Je vous en prie, allez-y. » Je déclare à l’homme avec un sourire confiant. Il me pose des questions sur un voyant, question à laquelle je réponds avec une petite moue interrogatrice. « Non, je ne crois pas… Pour tout vous dire, je ne faisais pas attention au tableau de bord. » J’étais bien trop occupée à rêvasser à mes vacances en France, à mon avenir, à mon futur emménagement, à mon chéri. « Je vais regarder sous le capot si j’ai vu quelque chose d’anormal. » Je déclare tandis qu’il observe de son côté. Bien sûr, mon air ignorant montre clairement que j’y comprends un beignet. J’essaye pourtant  de me souvenir de ce que mon grand-père fait quand il s’occupe de Chouquette. Je crois qu’il prend une tige, qu’il la plonge dans un réservoir et il en ressort du noir. Peut-être est-ce ça ? Où se trouve donc tout cela ? Je n’en ai aucune idée quand j’entends l’homme se mettre à rire. Relevant un regard étonné, je l’entends sortir et venir vers moi, complètement hilare. « Vous avez trouvé le problème ? » Je demande avec un faible sourire, ne sachant sur quel pied danser, surtout quand il évoque du sang. Il y a comme un blanc dans ma tête tandis que je deviens anxieuse « Je… Je dois mettre du… Sang ? » Mais papi ne me l’a jamais dit en plus ! Je ne comprends vraiment pas jusqu’à ce qu’il explique qu’il parle d’essence. « Aaaaah ! » Je pose ma main sur mon cœur avant de me mettre à rire, gênée d’avoir été si cloche. « J’ai eu peur, j’ai vraiment cru qu’il fallait mettre du sang alors que je ne l’avais jamais fait. » Je secoue la tête, me trouvant totalement cruche. « Dieu que suis-je bête parfois. Et tête en l’air, je n’avais pas fait attention à l’essence. Pourtant, je reviens de vacances en France et avec mon petit-ami, nous sommes tombés en panne d’essence justement. Alors autant vous dire que j’ai passé le reste de mes vacances à surveiller la jauge. » Et pourtant, j’ai recommencé l’erreur à Los Angeles. « Mon esprit est toujours en vacances je crois. » Maintenant, la question est de savoir comme je vais faire pour trouver une station essence pour amener ma voiture. Peut-être en la poussant ? Je n’en sais rien et ça m’ennuie de dépenser de l’argent. J’ai tellement fait des achats fous pendant les vacances alors autant vous dire que mon compte en banque tire la tronche désormais. Heureusement, je vais bientôt reprendre le travail. Bien sûr, je n’en ai pas informé Matthew, c’est mon problème, pas le sien.

Heureusement pour moi, l’homme semble lire dans mes pensées et propose alors de m’emmener vers la station d’essence la plus proche, de remplir un baril afin de l’approvisionner et de me permettre de redémarrer. « C’est une excellente idée ! Je vous suis ! » Lui dis-je sur un ton enthousiaste tandis que nous nous rendons vers une grande voiture. Nous montons à bord tandis qu’il me fait peur de la chance que j’ai. Apparemment, il n’est absolument pas doué en mécanique. « Vous me sortez d’une très mauvaise situation, Johnny. » Je finis par lui dire avec un grand sourire, me présentant à mon tour. « Et je m’appelle Héloïse. Je suis ravie de faire votre connaissance et je suis désolée parce que vous ratez votre entraînement par ma faute. » Mais heureusement qu’il m’aide parce que sinon, j’aurais été capable de m’asseoir sur le trottoir à côté de ma voiture et de pleurer à mon aise en me disant qu’il était arrivée quelque chose de grave à ma petite voiture d’amour. Ce n’est donc pas le cas et c’est ainsi que nous roulons jusqu’à la pompe à essence se trouvant non loin de la salle. Arrivés sur place, il gare la voiture et il entreprend de remplir un baril tandis que je m’empresse de payer ce que j’ai pris. « C’est tellement gentil à vous, vraiment. » Lui dis-je tandis que nous remontons à bord de sa voiture. La trajet est toujours aussi court et finalement, nous arrivons devant ma voiture où il me vide le baril. Je dois dire que j’admire sa gentillesse. « Oooh Johnny, vous êtes mon héros vraiment ! Je ne sais vraiment pas comment vous remercier ! Et je tiens à vous remercier de votre précieuse aide. Grâce à vous, ma voiture d’amour redémarre. » Lui dis-je toute heureuse d’entendre le monteur ronronner. « Aimez-vous les pâtisseries ? » Je finis par demander en me disant qu’offrir des douceurs est une bonne idée. Bien sûr pas dans l’immédiat mais le temps de les préparer, je pourrais revenir dans quelques jours.

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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: « You know nothing » [Jean-Neige]   Ven 15 Sep - 18:00

« You know nothing »
Héloïse ∞ Jonnhy
Je suis dans la voiture et je ris déjà fort, seulement quand elle me demande si elle doit mettre du sang dans la voiture, j'éclate de rire encore plus. Je me moque un peu d'elle, je ne devrais pas, mais c'est comme ça. C'est vraiment trop chou comme réponse et tellement inattendue. Je lui dis alors qu'elle a besoin d'essence et tout semble s'éclairer pour elle.
- J’ai eu peur, j’ai vraiment cru qu’il fallait mettre du sang alors que je ne l’avais jamais fait.
Je ris de nouveau en secouant la tête.
- Je suis rassuré de savoir que vous ne l'avez jamais fait. Car cela ne se fait pas du tout, ou alors c'est très très étrange... Je suis pas certaine que ça marche de toute façon.
- Dieu que suis-je bête parfois. Et tête en l’air, je n’avais pas fait attention à l’essence. Pourtant, je reviens de vacances en France et avec mon petit-ami, nous sommes tombés en panne d’essence justement. Alors autant vous dire que j’ai passé le reste de mes vacances à surveiller la jauge.
J'hoche la tête, me disant que j'en ai un peu rien à faire de sa vie. C'est ce genre de personne qui aime étaler son bonheur. Et j'ai un petit ami, et je suis allée en France et blablabla... Enfin bon, je vais pas m'énerver pour si peu, cela me fait plus rire qu'autre chose.
- Vous en avez de la chance.
Depuis combien de temps je n'ai pas pris de vacances ? Je travaille tellement sur mon corps et je sais que ma retraite va arriver tellement vite que j'aurais tout le temps d'en profiter après. C'est comme ça quand on est sportif, on sait que ca ne dure pas jusqu'à nos 65 ans. Enfin je suis déjà certain que je deviendrais entraîneur ensuite mais je pourrais m'offrir une petite retraite avant de reprendre le boulot. Du coup c'est pas vraiment une retraite mais on va rien dire hein...
Je lui demande alors si elle souhaite venir avec moi. Comme j'ai des barils dans mon Impala on peut aller à la station service ensemble et je l'aiderais à remplir sa voiture avant qu'elle ne parte.
- C’est une excellente idée ! Je vous suis ! Vous me sortez d’une très mauvaise situation, Johnny.
On entre dans la voiture et je me permets alors de lui dire qu'elle a de la chance que ce soit si peu. Enfin si cela avait été hors de mes compétences j'aurais pu appeler Alaric, mon frère. C'est encore bizarre de penser ainsi mais c'est ce qu'il est. Nous qui n'avions plus de famille, nous voilà tous les deux contre le monde. Et puis cela me permet de me présenter aussi. C'est vrai qu'elle est en train de suivre un inconnu, je me demande si c'est du courage ou une certaine inconscience. Je miserais sur le second, mais comme elle est tombée sur moi, rien à craindre.
- Et je m’appelle Héloïse. Je suis ravie de faire votre connaissance et je suis désolée parce que vous ratez votre entraînement par ma faute.
J'hausse les épaules en souriant, démarrant la voiture et commençant à rouler.
- Je m'entraîne tous les jours alors, quelques heures en moins cela ne me tuera pas.
Une fois à la station, cela dure vraiment peu de temps avant qu'on remonte dans mon Impala. C'est vraiment quelque chose d'express, en même temps la station service est pas loin et remplir un baril est simple.
- C’est tellement gentil à vous, vraiment.
- C'est normal, j'aime sauver les femmes en détresse. Et ne vous en faites pas, j'ai compris, vous avez un prince charmant et ce n'est pas de la drague ne vous en faite pas.
Et me voilà remplissant sa petite voiture de sang de voiture. Je me recule finalement.
- Et bien voilà, c'est terminé.
- Oooh Johnny, vous êtes mon héros vraiment ! Je ne sais vraiment pas comment vous remercier ! Et je tiens à vous remercier de votre précieuse aide. Grâce à vous, ma voiture d’amour redémarre.
Cela me fait pouffer de rire. Cette voiture semble tellement vieille mais je peux comprendre son amour pour sa voiture. Mon Impala date de 79, je ne peux pas la blâmer d'aimer sa voiture, d'y être attachée.
- Et bien je suis heureux d'avoir pu sauver votre voiture d'amour. C'était vraiment rien vous savez.
Je commence à m'éloigner, prêt à la laisser partir quand sa voix m'arrête.
- Aimez-vous les pâtisseries ?
Je fronce les sourcils, sa demande me fait rire.
- J'adore ça oui... Même s'il est vrai que je n'en mange pas tant que cela. Je crois que je n'en ai pas mangé depuis des mois, je murmure en riant. Pourquoi cette question, je demande finalement essayant de comprendre où elle veut en venir.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « You know nothing » [Jean-Neige]   Mar 3 Oct - 20:26

Il me sort vraiment d'un mauvais pas. Je crois bien que toute seule, j'aurais fondu en larmes et attendu que Matthew soit disponible pour venir m'aider. J'en suis sûre qu'il se serait moqué de moi me rappelant la fois où lui-même a oublié de faire le plein dans notre voiture. Heureusement, ce n'est pas le cas, il n'est pas là. Et mon honneur est sauf. Enfin sauf vis à vis de ce gentil monsieur qui doit bien me prendre pour une tarée. Surtout quand je finis par le croire et qu'il faut mettre du sang dans le réservoir. J'aurais alors été internée si j'avais été vue en train de me pomper le sang pour nourrir la Chouquette. Personne ne m'aurait cru et dans le pire des cas, mon chéri se serait retrouvé à venir me voir dans ma chambre capitonnée. Mais n'allons pas trop loin, parce que justement nous allons vers la station d'essence permettant de remplir des barils. Ces derniers, ainsi, nourrissent ma voiture et c'est avec joie que j'entends le moteur ronronner. Quel bonheur vraiment ! Un délice pour les oreilles. Et je ne cesse de babiller tellement je suis contente. Si j'avais ouvert les yeux, j'aurais pu m'apercevoir que tout ce que je dis m'importe peu, que je dois le soûler à raconter ma vie, je ne remarque même pas l'ironie de ses propos au sujet m'avoir sauvé la vie. Mais la joie est si forte que je continue à pérorer dans mon coin afin de remercier celui que je qualifie comme mon sauveur. Maintenant je veux le remercier et je lui demande s'il aime les pâtisseries. C'est important car je tiens à lui faire plaisir. D'autant plus quand il m'explique ne pas en avoir mangé depuis un moment, des mois même. Forcément quand il me questionne sur la raison d'une telle demande, je ne peux m'empêcher de rire « Oh ce n'est rien d'effrayant je vous assure. » Genre... Je fais des choses effrayantes maintenant ! « Mais je tiens à vous remercier alors vous amener des pâtisseries sera mon cadeau ! Vraiment, aujourd'hui, les gens sont si solitaires. Il n'y a plus aucune aide, aucune cohésion dans ce monde. Et je suis tellement contente d'être tombée sur vous. » Et puis c'est la moindre des choses, je ne compte pas lui donner un pourboire comme si c'était un vulgaire écuyer quand même. Enfin, en tout cas, je me promets cela que ça lui plaise ou non. Il a dit qu'il aimait cela ! Je n'ai plus qu'à démarrer alors et non sans l'avoir salué avec chaleur et un grand sourire, je finis par partir de la rue pour aller faire le plein à fond. Et aussi, à aller chez mon chéri comme convenu. Bien sûr je vais lui raconter ma mésaventure et il va en rire de moi. Mais ce n'est pas grave. C'est pour la bonne cause.

***

Trois jours se sont écoulés depuis. Et je n'ai pas eu une minute à moi. J'ai repris le travail et les horaires assez longs. Mais ce n'est pas grave. Tout se passe bien. Et avec Matthew, on se soutient assez bien. C'est important d'ailleurs parce que son père ne rode jamais bien loin. Et il faut dire que son ombre est assez menaçante pour nous. Cependant, je réalise combien j'ai changé en un an et demi. Après tout, je suis plus forte et si à l'époque c'était le fils qui m'en faisait voir des vertes et des pas mûres, maintenant je dois dire que cela m'atteint peu. Peut-être Matthew mais je n'arrive pas à vraiment le déceler. Soit ça ne lui fait rien, soit il dissimule. Aussi, j'essaye d'être là pour lui. De le soutenir. D'être aimante tout en étant discrète quand même. Mais l'essentiel est là : les jours s'écoulent et je n'ai pas oublié ma promesse faite au boxeur. D'ailleurs, un soir alors que je m'apprête à partir, je demande à mon chéri s'il connaît une très bonne pâtisserie. Faut dire qu'à Los Angeles, les boulangeries ça n'existe pas. Ni même dans une autre ville. C'est un concept français. Laissant Matthew réfléchir, j'entreprends de réunir mes affaires. « Tu peux aller chez Douceurs & Cie, c'est sur Beverly Hills. Ce n'est pas donné d'ailleurs. Mais c'est délicieux. Et j'aime le chocolat. » Finit-il par dire avec l'arrogance typique des McGregor. Bon... Je vous laisse imaginer sa réaction quand je lui ai dis que ce n'était pas pour lui. Il me faudra revenir dans cette pâtisserie et trouver des desserts au chocolat pour combler la frustration de cet homme. Et sa jalousie mais ça, c'est autre chose. Car finalement, je me retrouve à aller au centre d'entraînement, là où je l'ai rencontré. Armée de mon paquet tout bien emballé, je suis assez intimidée quand j'entre dans les lieux, de nouveau surprise par cette atmosphère de mâle transpirant demeurant. J'aurais peut être dû amener Matthew mais je crois qu'il aurait pété un câble. Je cherche mon sauveur un peu partout mais je ne le trouve pas. Autant dire que je sens mon corps se tendre tandis que je me demande si j'ai eu une bonne idée ou non. Mais la perspective de dire merci me soulage la conscience quand même. « Hey, joli coeur, on peut t'aider ? » Me demande un gars tout en sueur. Je n'ose imaginer s'il venait à me prendre dans ses bras. Je serai recouverte de transpiration, et je me sens presque défaillir mais je tiens bon. « Euh... Et bien bonsoir... Euh... Je cherche Johnny... » Je finis par dire en balbutiant. Et si je lui donnais le paquet et que je m'enfuyais ? C'est une idée. « Il est ici ? » Oh oui doux jésus, faite qu'il soit là. Je ne peux pas rester éternellement ici. Déjà que je sens mon téléphone vibrer et qu'à coup sur, c'est un Matthew sauvage et inquiet qui m'appelle. « JON SNOW TA PETITE AMIE EST LÀ !! » Qu'hurle soudain le type me faisant sursauter. Heureusement que je tiens bien le paquet. « Il est à la douche. Tu peux aller le rejoindre si tu veux, on ne regardera pas... » Me dit-il sur un ton charmeur tandis que je deviens cramoisie, que je me sens presque perdre pied. « Mais... Mais je ne suis pas sa petite amie !! » Je m'exclame d'une voix aiguë sentant presque les larmes me monter aux yeux. C'est quoi cette histoire !? Je suis juste venue le remercier.

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Jean-Neige Winchester
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MessageSujet: Re: « You know nothing » [Jean-Neige]   Dim 15 Oct - 21:09

« You know nothing »
Héloïse ∞ Jonnhy
Je dois avouer que j'avais oublié ce qui était arrivé il y a trois jours. Oui j'ai aidé quelqu'un et cela me semble naturel, si bien que quand elle m'a dit qu'elle reviendrait je dois avouer avoir été flatté. Elle n'est pas revenue et je ne m'en suis pas formalisé, on a tous une vie, et puis je n'ai pas vraiment fait grand-chose. Elle est certainement passé à autre chose, et moi aussi d'ailleurs. J'ai repris ma routine, je m'entraîne, je laisse Caroline me toucher avec ces mains magiques (sans allusion sexuelle). Je me permets de flirter avec elle aussi, je me laisse charrier par mon coloc (par mon entraîneur aussi, par tous le monde en fait). C'est comme si tout le monde savait ce qu'il se tramait. Moi qui pensais qu'on était discret, en fait c'est comme si tout le monde savait déjà qu'entre nous il y avait quelque chose de particulier. Cela se voit-il tant que cela ? Pourtant, pour l'instant nous nous taquinons, nous cherchons, nous flirtons, mais nous n'allons pas au-delà. Je ne suis pas certain que j'ai le droit d'en demander plus. Pourtant plus le temps avance et plus j'ai du mal à me retenir. J'ai envie de la toucher, de prendre sa main par inadvertance (ou pas), j'ai envie de lui murmurer que tout ira bien à son oreille et que je serais là pour la protéger. Je n'ai jamais fait pour personne, sauf pour ma mère. Elle est en train de prendre une place que je ne comprends pas, qui me fait peur et qui en même temps, me fait envie. Et si pour une fois j'avais droit à plus que je ne le pensais, et si cette fois la vie voulait me montrer que j'ai le droit au bonheur et que je dois cesser avec cette solitude que je me crée chaque jour, que j'ai droit à plus que ces femmes que je ramène dans mon lit, que je mérite peut-être l'amour d'une femme. Et puis en Espagne nous nous sommes rapproché un peu plus. Nous avons pu discuter sans nous préoccuper de ce qui nous entourait, car nous étions dans un pays étranger. Nous avons fait un brunch rien que tous les deux, nous nous sommes placé à côté dans l'avion. Bon ok, j'ai fait changer avec Claire prétéxtant que Jaimie préférait être avec sa femme qu'avec moi. C'était pas totalement faux, mais bon...
- ON SNOW TA PETITE AMIE EST LÀ !!
Je ne sais pas depuis combien de temps je suis sous la douche alors que la voix de Mike me tire de ma rêverie. J'ai laissé l'eau couler sur moi comme pour me laver de tout ce que je pouvais ressentir et qui me trouble. Je soupire sans savoir de qui il parle et coupe l'eau. Je me sèche rapidement et enfile un pantalon avant de retourner dans la salle. Je reconnais la jeune femme et soupire alors que cet imbécile sait clairement que je ne sors avec personne. Je vois bien qu'elle semble gênée et s'offusque de ne pas être ma petite amie. Je souris en me plaçant à côté de Mike.
- Cela pourrait être presque vexant, mais il sait que je ne suis pas l'homme d'une seule femme.
Je lui souris me voulant rassurant.
- Tu parles, t'oublie un peu trop facilement ta belle Caroline. Je t'ai jamais vu comme ça, et puis je sais que t'as un faible pour les blondes.
Je serre la mâchoire, me retenant de lui donner un coup. Il a pas le droit de parler d'elle comme ça, avec cette sortie d'ironie. Elle mérite clairement le respect. Ce n'est pas parce que nous sommes dans un univers plein de testostérone que nous devons en oublier le respect des femmes.
- Casse toi avant que je t'en foute une.
Il rit de plus belle en s'éloignant.
- J'espère qu'elle va vite arriver, t'es de meilleure humeur quand elle est là.
Je serre les poings et m'apprête à partir lui donner une raclée quand mon regard croise celui de la jeune femme. Ok, je dois me montrer un peu plus civiliser, je vais la faire flipper sinon.
- Je pensais que vous m'aviez oublié, je dis en souriant. Vous voulez peut-être qu'on aille boire un petit truc dans le café d'à côté pour discuter ?
Ca sera toujours mieux pour parler que de rester avec leurs foutues oreilles indiscrètes. Parce que si j'entends encore un truc sur Caroline, je crois que je vais vraiment m'énerver.
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Héloïse Bennett
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MessageSujet: Re: « You know nothing » [Jean-Neige]   Hier à 18:56

Les lieux remplis d’hommes ont tendance à me mettre mal à l’aise. Cela a toujours été ainsi dès l’instant où je suis entrée au collège, lorsque j’étais en France. Si durant les années d’avant, on avait pu comparer mon caractère à celui de Molly, il s’est bien effacé pour laisser place à la femme que je suis désormais. Sans doute ai-je été intimidée d’être entourée de personnes plus grandes que moi. Il faut dire aussi que le collège est complètement différent de la primaire et la fracture entre les deux s’est énormément ressentie. J’ai fini par ne pas forcément apprécié de me retrouver  dans un lieu où il n’y avait que des hommes dans un âge où la puberté rendait très bête. Ma timidité s’est envolée avec ça et forcément, je n’ai jamais été l’une de ses pimbêches que l’on appelait « populaire » ni rien. Oh non, moi j’étais plus le rat de bibliothèque et cette facette n’a jamais disparu. Au contraire. Aujourd’hui, elle est ma force, elle est mon métier de tous les jours. De plus, je suis terriblement heureuse alors pourquoi changer ? Bon j’admets, ça aurait pu me donner plus de courage en ces lieux, parce que je n’aime pas du tout être assimilée comme étant la petite amie de cet homme très gentil. Ça me rend encore plus fébrile, je me défends, je me débats mais je sens déjà le désarroi m’envahir. Mon comportement n’est que celui d’une personne remerciant une autre. Pourquoi croire que je viens pour autre chose ? Parfois, je me dis que me tatouer sur le front « Matthew McGrgeor » serait une bonne idée mais si je devais pousser jusque là… Je crois que Molly déciderait fermement de m’interner. Enfin, heureusement pour moi, la personne que je viens voir n’est pas un goujat et me défend auprès de son collègue… Enfin si on peut dire ça. Un rire gêné franchit lorsqu’il évoque être un homme à femmes. Bien sûr, si j’avais eu suffisamment de répondant, j’aurais pu dire que j’étais la numéro six. Mais je me tais, intimidée tandis que l’autre chambre celui qui m’a dépanné. Ça n’a pas l’air de lui plaire. Et je crains presque ça parte en dispute quand le prénom Caroline est amené sur le tapis. Je suis presque à me demander si la fuite n’est pas la meilleure solution. Mais finalement, non. Celui qui embête s’en va non sans lâcher une dernière réplique cinglante n’ayant pas l’air de plaire à Johnny. Je le fixe tandis qu’il nous tourne le dos avant de reporter mon regard clair sur le boxeur. Son sourire finit par m’apaiser un peu, et sa remarque m’arrache un rictus amusé également. « Une promesse est une promesse. » Je finis par lui dire avant de rire légèrement. « Et je suis d’accord pour le café, ce sera plus pratique pour manger les sucreries que je vous ai amené. » Et au moins, je ne serais pas mal à l’aise devant tous ces hommes. Je ne prendrais pas le risque non plus, de voir tous mes gâteaux être dévorés par tout le monde sauf Johnny. Je ne voudrais pas être cataloguée comme la petite amie de ce boxeur à femmes qui amène de bonnes pâtisseries.

Ainsi, nous voilà donc partis. Mais nous n’allons pas très loin. Ce quartier est de loin bien fourni en terme d’endroits où se poser pour boire quelque chose. Le café que nous franchissons est une enseigne connu pour ses cafés expressos me rappelant ceux de ma chère France quand ici, tout le monde adore le café long au gout de chaussettes. Aussi, nous asseyons-nous l’un en face de l’autre, chacun sur sa banquette. Il y a une petite musique en fond sonore et le cadre est parfait, bien mieux que la salle d’entraînement sentant le tapis en caoutchouc et la sueur. « Ahh on est bien mieux ici. » Je ne peux m’empêcher de m’en extasier. « Au moins, je vous interromps pour un bon gouter. Je pense avoir un peu trop pris de quoi manger. Mais ce n’est pas grave… Le reste ira pour vos collègues, ils apprécieront très certainement. » Parce qu’elles ont l’air appétissantes et surtout, parce qu’elles proviennent d’un lieu assez renommé. Je me commande un expresso et laisse Johnny en faire de même. « Il y a du monde dans votre salle d’entraînement, je trouve. » Finis-je par tandis que je m’affaire à ouvrir la jolie boite renfermant le Graal de la pâtisserie. « Vous avez beaucoup d’adhérents ? Je dois dire que je ne connais pas vraiment ce milieu sportif… Je crois même ne jamais avoir vu un seul match. » Un sourire d’excuse apparaît sur mes lèvres comme pour me justifier de ne rien connaître à ça. « Vous faites cela par plaisir ou bien est-ce votre métier ? » Il doit peut-être viser les jeux olympiques, qui sait. Et me voilà donc que je me ramène avec des choses bien grasses ! J’espère qu’il a le droit d’en gouter. « Servez-vous ! » Finis-je par dire en ouvrant la boite.





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