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 « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]

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Team Fluffy
Lou Morland
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MessageSujet: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Ven 18 Aoû - 17:19

La journée tire à sa fin. Les gens rentrent chez eux pour retrouver leur famille, pour s’empresser de préparer le repas du soir, de se jeter dans le canapé pour mater le nouvel épisode de Games of Throne avec un gros bol de popcorn et voir l’horrible mort de Jean-Neige se passant dans l’épisode six leaké. Et puis, il y a ceux comme Lou qui viennent de finir leur séance de sport et qui sont encore essoufflés de l’effort. Les cheveux sont en bataille, les auréoles sous les bras sont visibles depuis les satellites virevoltant autour de la terre et le maquillage coulant un peu donnant l’impression d’être une punkette : Lou n’est pas au meilleur du glamour. Mais un bon cours de Krav-maga lui a fait un bien fou. Les côtes sont encore endolories, les bras sont en compote. Mais elle est contente d’elle, d’avoir pu latter plein de gars avec qui elle s’entraîne. Le sourire est grand et c’est tout en dansant et en gesticulant que Lou rentre dans son cabriolet. « Lalalalalalala laaaaaaa » Fredonne-t-elle d’une voix de stentor tandis qu’elle jette harmonieusement son sac sur le siège passager. S’inspectant dans le rétro intérieur, elle constate l’état de son visage luisant et ne peut s’empêcher d’éclater de rire. Heureusement que le soleil est déjà rentré se coucher. Une bonne douche. Un bon pyjama. Un bon verre de vin. Voilà comment elle va finir sa soirée. Peut-être qu’elle pourrait appeler Sam pour qu’elle vienne à la maison et se commande des pizzas. L’idée de voir sa meilleure amie lui fait extrêmement plaisir, la motive. Elle l’appellera une fois qu’elle sera calée dans son canapé, chez elle. Aussi, pour l’heure, Lou est occupée à hurler comme une folle perdue répondant au rythme de la musique que ses enceintes puissantes envoient. Et c’est, fenêtres ouvertes qu’elle conduit, cheveux mouillés au vent. Si gracieuse et enjouée. Sa journée a été excellente alors autant que sa soirée se passe aussi bien. Il faut dire que le sport de combat l’a complètement détendue. Et désormais, hurler dans la voiture lui semble être le top du top. Aussi, sans tenir compte de la circulation, des piétons ou de passer dans une allée résidentielle, la jeune femme est occupée à rentrer chez elle. 

Passant dans les rues d'un quartier de Los Angeles, la jeune femme est contrainte de s'arrêter à un feu rouge. Secouant la tête comme une attardée mentale, elle vit au rythme de la musique rock qu'elle écoute tout en observant ce qui se passe dehors. D'ailleurs, elle remarque bien vite une silhouette reconnaissable d'entre mille. Les cheveux longs, la dégaine du motard fan de Harley. Pedobear. Et déjà un sourire mauvais s'étire sur les lèvres de Lou. Et si elle le faisait chier ? Il lui a quand même lancé une canette usagée en pleine tête ! Il l’a insulté et il lui a manqué de respect nom d’une pipe ! Elle aurait pu attraper le sida ! Mais avant même qu'une quelconque idée ne lui vienne en tête, la jeune femme remarque alors une silhouette beaucoup plus petite le suivant. Son sang ne fait qu'un tour lorsqu'elle reconnaît Lyra. SA Lyra. SA protégée ! Elle en demeure stupéfaite et continue de fixer l'enfant se jetant contre l'homme et s'agrippant à ses épaules. L'étrange duo gesticule un peu comme si le mec venait d'avoir un chien mordant ses jambes et qu'il cherche à s'en débarrasser. Il a perdu toute classe Pedobear. Et elle l'imagine sacrément bien être en colère. Cependant, ça n'explique pas ce que Lyra fait ici, à une heure où elle est censée être dans son lit avec ses camarades. Dans le foyer. Et non pas dehors avec un pédophile. Son sang ne fait qu'un tour et il lui faut peu de temps pour réagir alors qu'elle tortille la tête pour les voir avancer alors qu'ils sont derrière elle. Le feu est vert mais déjà elle ne réfléchit plus. Démarrant en faisant crisser ses pneus, Lou serre alors le frein à la main en tournant brutalement le volant. Demi-tour à la Dominic Toretto et la voici dans le sens opposé, roulant sans quitter le duo des yeux, Lyra toujours en train de s'agripper aux épaules de Pedobear avec une rage qu’elle lui reconnaît pour l’avoir vu faire au foyer. Elle a l'air de se défendre contre lui ou de l’attaquer parce qu’il n’est qu’un gros vilain, et Lou ressent un intense sentiment de fierté, repérant bien vite, la moto du gars un peu plus loin, garée dans une petite ruelle. Il doit certainement vouloir l’enlever, peut-être qu’il lui a dit que si elle venait avec lui, il ne ferait pas de mal à Mademoiselle Morland. Ça l’enrage encore plus. Elle accélère alors comme une dératée faisant rugir le moteur de sa voiture puissante. Et avant que le gars et Lyra puissent arriver devant la Harley, Lou a déjà tiré un autre frein à main tournant à gauche, coupant la route à un automobiliste qu'elle remercie d'un doigt d'honneur avant de foncer dans la moto. Une minute de plus et elle lui aurait refait la moustache à ce biker aux cheveux longs – Dieu du ciel, le coiffeur est mort ou quoi ?. Sa voiture puissante heurte alors la Harley qu'elle envoie valser dans la ruelle tandis qu'elle serre le frein à main, sortant de sa voiture de sport, en furie face à un motard ayant, certainement, dû être surpris et une Lyra agrippée au cou du type, la regardant d'un air interrogateur. « QU'EST CE QUE TU FAIS AVEC ELLE ESPÈCE D'EMPLÂTRE !!??! » Hurle t-elle de sa voix puissante pendant que Lyra éclate de rire, comme amusée par la situation. Si l'enfant trouve ça drôle, Lou est loin de rire. Au contraire, elle bout ! Elle est prête à lui casser les dents, les rotules, lui arracher les cheveux un à un et le voir souffrir dans d’atroces douleurs. C’est qu’elle a l’impression de s’être fait avoir au vu de ce qu’ils ont commencé à discuter la dernière fois. Ce gars-là n’est rien d’autre qu’un minable et sa voiture vient d’éjecter sa moto. Au moins, une chose est sûre : il n’est pas prêt de monter dessus avec Lyra. Hors de question, il devra lui passer sur le corps.
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Mar 22 Aoû - 12:19

La tête dans un capot de voiture, Raphaël s’adonnait silencieusement à son travail. Chose rare quand on savait qu’il effectuait la plupart de ses tâches en râlant comme un troll. Mais depuis qu’il avait dégoté ce boulot dans le garage d’Alaric, il retrouvait un semblant de plénitude. Ou du moins, il ne se plaignait pas. Il aurait pu l’avoir mauvaise d’être sous les ordres de quelqu’un après avoir été son propre patron, mais il fallait admettre que son employeur n’était pas chiant à partir du moment où on respectait les règles. De plus, il avait rapidement pu constater que Raphaël était peut-être un ours mal-léché, mais qu’il connaissait son métier sous le bout des doigts. Il avait été un bon soldat, et désormais, il était un bon mécanicien. Ce métier, il l’avait appris de son père. Cela avait d’abord été un passe-temps avant de devenir un métier qui lui avait permis de vivre. Dans son adolescence, il lui arrivait de faire des réparations pour des habitants du quartier, des amis, des voisins… il était payé au black et cela permettait d’aider au moins sa mère avec tous les enfants. Mais quand il fut assez âgé et qu’il comprit que quelques réparations par-ci par-là ne suffiraient pas, il s’était résolu à partir à l’armée. Une bouche de moins à nourrir et des revenus plus réguliers et conséquents. Il s’agissait de la bonne décision pour prêter main forte à sa famille. Malheureusement, cette unique décision avait suffi à ravager sa vie entière. L’armée l’avait détruit. Et chaque jour qui s’était écoulé depuis n’avait servi qu’à déchirer son existence en de plus petits lambeaux encore. Le travail lui permettait de ne plus réfléchir au désastre de sa vie. Au fait que Judith lui manquait cruellement mais qu’elle était dans les bras d’un autre. Au fait que sa vie d’avant à Philadelphie était définitivement close. Au fait que sa famille avait souffert sans lui. Au fait qu’il se sentait seul bien qu’il ait retrouvé des gens chers. Au fait que, tout au fond de lui, il culpabilisait de toutes ces erreurs qui s’étaient enchaînées à cause de ses choix, mais qui n’avaient pas fait que ravager sa vie, mais aussi celles des autres autour de lui.

« Y’a ta gamine qui est là. » Alaric venait de débarquer à côté de lui mais il ne se figura pas un seul instant que ces mots pouvaient lui être destinés. Il ne releva pas la tête de son ouvrage, pas bien habitué à se mêler de la vie des autres. D’autant plus que son patron était d’une humeur de chien depuis quelques temps. Alaric n’avait jamais été bien loquace, mais il parlait plus que Raphaël. Là, la tendance s’inversait. C’était pour dire ! « Grimes ! » Il surgit de son capot, fronçant les sourcils tel un tueur comme il le faisait dès qu’il ne comprenait pas une situation. C’était quoi encore cette histoire ?! « T’as fille est là. » répéta Alaric, déjà irrité. « J’ai pas de… » Il n’eut pas besoin de terminer sa phrase pour connaître le fin mot de l’histoire. Une petite tête brune jaillit de derrière Alaric, un grand sourire aux lèvres. « PAPA ! » cria-t-elle en venant se coller à lui. Alaric ne chercha pas à en comprendre plus et repartit à son propre ouvrage, ne voyant pas la force avec laquelle Raphaël repoussa la gamine. « P’tain à quoi tu joues encore ? J’suis pas ton père ! » Au sourire espiègle qu’elle lui lança, il comprit qu’elle se foutait entièrement de sa gueule et que le but premier de sa visite était de le faire chier. « Allez, d'gage d’ici. Ton hystérique de directeur va encore soulever la ville pour toi. J'veux pas que ç'me retombe dessus. » Et ça allait encore lui retomber sur la gueule. Même si c’était lui qui avait obtenu justice la dernière fois, hors de questions qu’il soit encore lié à cette folle furieuse brune. Sauf que les protestions du mécanicien, elle tapait comme du nouvel an chinois. Elle grimpa sur le bord du capot. « Tu fais quoi ? » - « Je tricote des chaussons pour ta grand-mère. A ton avis ?! » lança-t-il, complètement excédé. Cette gamine avait le don de lui taper sur le système. Le visage de Lyra tourna soudain au rouge. Elle tendit le bras pour pincer furieusement la peau du bras de Raphaël. Il se contenta de lui jeter un regard noir, ravalant bravement sa douleur comme un homme fort et grand. « Rentre chez toi, j’ai dit ! » - « J’ai pas de chez-moi. » rétorqua-t-elle abruptement. « Et le foyer, c’est quoi peut-être ? Un hospice pour les vieux ? » - « C’est pas chez moi. » Il poussa un long soupir de lassitude, abdiquant face à une enfant résolue à ne pas bouger ses fesses d’ici. « T’as intérêt à toucher à rien. Et t’arrête de poser des questions débiles. Dès que c’est fini, je te ramène auprès de l’autre folle. » A parler de la fameuse Morland ainsi, il se retrouva avec un coup de pied dans la cuisse. Après un regard de tueur pour Lyra, il se remit au travail sous le regard parfois interloqué de certain de ses collègues. La paternité de Raphaël n’était pas spécialement connue. Sans doute parce qu’elle n’existait pas. Il termina ses deux dernières heures de boulot sous le regard averti de Lyra qui observait tout ce qu’il faisait. Parfois, elle vagabondait autour de lui, embarquant dans la voiture sans sa permission, donnant un coup de klaxon qui déclenchait ses rires car le mécanicien hurlait comme un fou après elle. Puis elle sautait du véhicule pour tourner autour de lui, prendre ses outils, les déplacer, parfois les lui cacher. Raphaël ignora où il trouva la patience pour ne pas prendre sa tête, la foutre dans le moteur et refermer le capot d’un geste violent. Cela lui aurait assurément fait du bien.

« Allez, on décolle. » annonça-t-il avec soulagement mais en grognant comme il savait si bien le faire. Plein de cambouis, il posa une de ses mains sur le visage de Lyra pour la faire chier. Elle se retrouva avec l’empreinte en noir de sa main sur son visage minuscule. « Tu l’auras pas volé celle-là. » ricana-t-il. Il s’esquiva à temps avant de se prendre des coups de la part de la gamine qui s’essuyait vigoureusement le visage à l’aide de ses mains. Il partit dans les vestiaires pour laver ses mains et récupérer ses affaires. Ensemble, ils quittèrent le garage pour repartir en moto. Lyra trottinait calmement auprès de lui et sa main se glissa dans la sienne. Raphaël l’ôta immédiatement. « Commence pas à faire chier. » L’enfant prit la mouche immédiatement. Mais au lieu de s’énerver comme elle avait l’habitude de le faire, elle s’employa à l’emmerder encore plus. « Bordel, dégage ! » Elle lui sautait dessus, cherchant par tous les moyens à s’accrocher à son cou pour qu’il la porte sur son dos. Il l’envoyait constamment balader mais la petite était plus dure à convaincre. Il n’eut pas d’autres choix que de la laisser embarquer sur son dos. Vaincu, il la porta tandis qu’elle gloussait de contentement contre son oreille. « Sale chieuse. » Mais Lyra n’était rien face au monstre qui allait s’abattre sur lui. A peine le temps d’entendre un furieux crissement de pneus sur le bitume qu’une voiture manqua de le faucher avec la petite. Sans doute aurait-il préféré car ce fut sa moto qui fit un vol plané plus loin. Il observa la scène avec une hébétude de traumatisé, comme on observerait l’être aimé mourir devant ses yeux. Même Lyra écarquilla les yeux. Ils levèrent leur regard en même temps vers la psychopathe qui sortait du véhicule. Raphaël ne la reconnut pas tout de suite, mais quand il identifia le démon, il regretta l’époque où il lui avait fait un pseudo compliment. Comment une aussi jolie femme pouvait-elle devenir aussi moche ?! « NON MAIS T’ES COMPLÈTEMENT CONNE ?! » rugit-il de toutes ses forces tandis que le rire de Lyra vibrait dans ses oreilles. Si la petite n’était pas aussi fermement agrippée à lui, il se serait jeté sur elle pour lui arracher la tête à mains nues. Sauf que dès qu’il tentait d’amorcer un pas, elle le tirait vers l’arrière. « BORDEL, MAIS ARRÊTE TOI ! » Il se débattait comme un diable pour l’expulser de son dos mais elle était plus tenace que lui. Il décida de faire avec. Il s’approcha de la brune, furibond. « T’as tes règles tous les jours de l’année, où ça se passe comment ?! Quand est-ce que tu comprendras que j’en ai rien à foutre de ta gamine ?!!! » Il allait même la lui ramener. C’était un comble de se faire sans cesse engueuler pour bonne conduire. « P’tain, arrête de rire et raconte-lui ! » tempêta-t-il à l’attention de Lyra qui riait toujours plus fort. « Elle a défoncé ta moto. Tu pourras pas me ramener. Tu m'achètes une glace ? » gloussa-t-elle encore plus fort, tellement fière de cette constatation. Il leva les yeux au ciel, constatant qu’il n’aurait aucun soutien de la part de l’enfant. Quelle plaie ! « Crois-moi, cette bécane, tu vas m’en payer les réparations s’pèce de connasse ! » Les motos, c’était sacré. A ses yeux, c’était comme si elle venait de tuer son enfant. Son UNIQUE enfant ! FAUX.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Mer 30 Aoû - 21:19

Tomber sur ce chien enragé encore une fois. Lou se dit qu’elle n’a pas de chance. Elle a la poisse. Il y a un truc qui ne fonctionne pas chez elle, la brune n’en sait rien, réfléchit puis finit par abandonner. Dans son esprit, elle ne se doute pas que c’est Lyra qui est venue le chercher. Elle est loin de penser à une telle chose. Selon elle, la gamine a dû fuguer et tomber sur ce gars. Et il se dit pas pédophile ? Sérieusement, il se fout de sa gueule ! Et ça Lou ne supporte pas. A vrai dire, il y a trois choses fondamentales qu’elle exècre plus que tout au monde. D’abord, les gens qui racontent des salades, ensuite, les gens qui ne regardent pas Games of Thrones, et enfin, les gens portant des claquettes par-dessus des chaussettes. Surtout ça, mon dieu. Ça la fout dans des colères monstrueuses. Elle a, alors, envie de brûler la terre entière, de hurler à la douleur des yeux devant un si horrible spectacle. Elle imagine bien ce connard avec des claquettes et des chaussettes. Bien montantes jusqu’aux genoux. Et ça lui donne encore plus envie de le haïr. Heureusement pour lui, il a la vie sauve par la simple présence de la gamine agrippée sur ses épaules. Cette Lyra qui éclate de rire en voyant cette sublime Harley faire un vol plané comme par permis. Lou coupe le contact et sort telle une furie sachant très bien qu’elle n’est pas à son avantage. Elle aurait bien envie de se rapprocher de ce type pour lui mettre un pain dans la gueule. Mais elle ne peut le faire compte tenu de son odeur corporelle. Elle schlingue à mort de son entraînement, la figure en vrac et des auréoles sous les aisselles. La douche n’est pas loin, enfin si elle arrive à rentrer en vie. Parce que forcément, la réaction du motard ne se fait pas attendre et il se met à gueuler comme un putois. « TA GUEULE ! HURLE PAS PLUS FORT QUE MOI, OKAY ?! Tu n’as que ce tu mérites, TU PIGES ?! » Rage-t-elle tout en ignorant Lyra qui semble bien décidée à ne pas rentrer au foyer ce soir. Elle s’est déjà fait ses plans sur la comète argumentant que comme la moto est détruite, il doit lui payer une glace. BEN VOYONS !! Déjà Lou voit rouge « Hors de question Lyra ! Tu te ramènes ici tout de suite ! Il serait capable de te demander de sucer de ces choses qui ne seront ABSOLUMENT PAS des glaces ! » Réplique-t-elle face à une enfant, tout sourire, et secouant la tête. « Fais pas ta tête de mûle ! » Pile au moment où le chevelu rappelle qu’elle lui doit les réparations de sa moto. « Mais ferme là avec ton scooter là ! Il est aussi moche que toi ! Evolue avec le temps ! Et Lyra tu viens avec moi !! » Rage-t-elle en claquant des doigts. Mais l’enfant n’obéit pas, enroulant ses bras autour de l’homme et ajoutant d’une voix cajoleuse « Non je veux rester avec lui, c’est mon papa maintenant ! » Dit-elle avec un sourire narquois. Ouuuuh ce visage, elle le connait trop bien. C’est de cette façon qu’elle dupe son monde. Elle se gausse d’être un ange mais révèle le vrai visage quand il s’agit de fuir. Lyra est bien mieux d’ailleurs. « Non Lyra, cet homme est un co… VILAIN MONSIEUR ! » Que peut-elle dire d’autre ? « Il a voulu se battre avec moi ! » BON OK, c’est pas vraiment ça. Mais toutes les excuses sont bonnes pour que l’enfant accepte de rentrer au foyer. Sa place est là-bas. Cependant, ça n’effraie pas la gamine qui se met à rire de plus belle. Et tout se passe alors très vite.

D’un bond agile et gracieux, elle saute sur la terre ferme, arrachant un jeu de clefs dans la main du motard – probablement devait-il vouloir mettre en route la moto – et là voilà qui s’enfuit à toute jambe, bien décidée à les faire chier. « LYRA !!!! » Hurle Lou en s’approchant du type et rompant ainsi la zone de sécurité des nez se trouvant à proximité d’elle. Ne réfléchissant plus, agissant par l’instinct, Lou se met alors à courir mais pas seule. D’une main de fer, elle empoigne le col du haut que porte le type (rappelons qu’elle ne sait toujours comment se nomme ce gland), se mettant à courir comme une dératée. « Suis-moi donc espèce de gland ! Montre que tu passes pas ton temps à boire de la bière avec ton visage bouffi !!! » Et puis franchement, il fait vraiment n’importe quoi. « Quelle idée de se balader avec des clefs dans ta main, espèce de con !!! Heureusement que tu balades pas avec la b*** à l’air, on risquerait de te la voler  !!! » Ah comme elle braille, elle est furax la petite Morland. A ce rythme, elle pense aussi à Lyra qui fuit dont elle entrevoit la fine silhouette courant dans une allée touristique emplie de monde, de passants, de magasins, de petites épiceries, de vendeur de bouffes inutiles et grasses. Bref, une allée de merde où l’enfant se glisse entre deux badauds et disparaît des yeux de Lou. « Fallait courir plus vite !! » Braille-t-elle pour engueuler Raphaël. « Tu sais quoi ? J’sais même pas comment tu t’appelles mais je crois que je vais définitivement t’appeler Débile ! » Elle finit par pousser un soupir avant de plaquer sa main sur l’épaule du brun « J’t’aime pas mais j’ai pas le choix. Si je veux revoir ma gosse et toi les clefs de ton épave, va falloir s’entraider et la chercher ensemble ! ça ne m’enchante pas parce que je ne suis pas venue pour souffrir, mais c’est la vie ! » Jugeant qu’elle peut encore se permettre une dernière vacherie, elle ajoute alors « Alors maintenant, tu sors tes lunettes de vue grand-père et tu cherches avec moi cette merdeuse, t’as pas le choix. Peut-être que je te remercierai si on la trouve. » Mais ça, ce n’est pas encore sûr.
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Jeu 31 Aoû - 23:33

Des tarés congénitaux, Raphaël avait eu l’occasion d’en rencontrer de nombreux au cours de sa vie. Ça avait commencé avec l’école où certains se croyaient plus intelligents en jouant les cancres et en frappant les plus faibles, comme si ça leur donnait une force qu’ils avaient besoin d’affirmer. Primaire, collège, lycée… le schéma était le même. Seule la cruauté changeait et s’accroissait avec l’âge. Parce que non content d’être méchant, ces bestioles étaient malines. Il y avait ensuite eu l’armée avec sa dose d’abrutis qui se prenaient pour des Rambo, agissant comme si la guerre était un jeu. Ils roulaient des mécaniques, ils jouaient les gros durs et ils pensaient qu’ils étaient les rois du monde. Mais au premier tir, à la première échauffourée, ils étaient dans le peloton de tête à cavaler comme des lapins en hurlant après leur mère. Tous des abrutis et des mauviettes. La vie l’avait ensuite ramené en Amérique où il n’avait pas rencontré moins de tarés. Ils étaient juste différents. Les idiots de l’école n’avaient pas changé, ils avaient juste grandi un peu plus. Ils étaient devenus des adultes plus cruels. Bien sûr, il n’y avait pas que des abrutis méchants. Il y avait les gens juste cons. Raphaël les trouvait généralement dans les bars, ou sur son lieu de travail. Des gens qui avaient définitivement arrêté de trouver un moindre sens à l’existence et qui préféraient trouver leur spiritualité au fond de leur verre. Oui, des cons, des abrutis, des dérangés, des malades, des tarés, des débiles, des psychopathes, Raphaël pouvait se targuer d’en avoir rencontré beaucoup dans sa vie. Sûrement un peu trop. Mais elle… Elle. ELLE ! Elle surpassait la connerie humaine. Non, mieux ! Elle était la personnification incarnée de tout ce qui pouvait représenter l’imbécillité sous toutes ses formes. Cette femme était un danger public. Elle était une folle psychiatrique. Une tarée mentale. Une femme sans honneur et sans principe. D’ordinaire, les idiots avaient au moins le mérite de posséder un minimum de savoir-vivre. De détenir un brin de moral. Mais pas elle… Oh non, pas elle.

Et c’est ainsi qu’il vit sa moto valdinguer à l’autre bout du trottoir. Il ne put retenir sa rage plus longtemps. « MA MOTO, S’PECE DE CONNASSE ! » beugla-t-il plus fort qu’elle pour lui montrer qui était le maître. Non mais attends… Elle démonte sa précieuse moto, son petit bijou d’amour et il doit se la fermer ?! Qui était cette folle furieuse ?! Si Lyra ne le tirait pas obstinément vers l’arrière, il y a longtemps qu’il l’aurait éjectée de sa voiture pour lui apprendre le respect en lui faisant bouffer le bitume. « Ce que je mérite ?! Je n’ai rien fait !!! » s’égosilla-t-il à s’en faire péter la veine à sa tempe. Qu’est-ce qu’elle avait encore à lui reprocher bordel ?! Il ne faisait rien. C’est la gamine qui lui courrait après. D’ailleurs, cette dernière avait pris la vie pour un kiwi car elle pensait qu’elle allait se faire payer une glace au calme. « Ta glace, tu sais où tu peux te… » Lou surenchérit par-dessus lui, proférant des insinuations qui lui coupèrent les siffler. « Non mais ça va pas la tête ?! Combien de fois faudra-t-il que je te dise que je ne suis pas un pédophile ! » Quelle grosse bipolaire ! La fois d’avant, elle venait s’excuser parce qu’elle s’était trompée, et elle remettait ça sur le tapis ?! Franchement, elle ne puerait pas autant et elle n’aurait pas une allure aussi minable, il lui ferait bouffer sa voiture par le cul. Mais là, il aurait eu la sensation de s’attaquer à une handicapée… Il avait des principes quand même. Comme ne pas taper le petit à lunettes par exemple. « Moche ?! Non mais t’as vu ta gueule ?! On dirait Yoda avant de crever ! En plus, qu’est-ce que tu shlingues !! » Il ne connaissait peut-être sa série toute pourrave de zombies, mais il avait au moins la décence d’avoir visionné tous les Star Wars. Ça, c’était sacré. « Bordel, j’suis pas ton père ! Combien de fois faudra-t-il que je te le dise à toi aussi ?! » Toutes les femmes de l’univers s’étaient-elles liguées pour le faire chier ?! Toute la journée, elle n’avait pas arrêté de rabâcher qu’il était son père malgré ses récriminations. A la fin, il en avait eu marre et il l’avait laissée s’inventer une vie totalement inventée. « Eh, tu sais ce qu’il te dit le connard ? » s’insurgea-t-il tandis que Lou tentait désespéramment de faire entendre raison à la gamine. Malheureusement, elle ne voulait toujours rien entendre. Avec la rapidité de la karaté kid qu’elle était, elle sauta du dos de Raphaël et sans qu’il n’ait eu le temps de réagir, ses clefs de moto lui furent volées. « Eh déconne pas la môme. Rends-moi ça ! » Sauf que son autorité, c’était bien de la merde. La petite venait de se carapater. « Non mais c’est pas possible de laisser exister des emmerdeuses pareilles sur cette Terre. Eh ouais, je parle aussi pour toi la moche ! » surenchérit-il en voyant l’expression d’enragée de la folle. Sauf qu’il se retrouva brusquement agrippé par le col. Il s’attendait à se prendre une tourniole qui aurait signé l’arrêt de mort de la brune, mais à la place, elle le fit courir avec lui. « P’tain, lâche-moi ! » Pourquoi il devait faire partie du voyage pour retrouver la gamine ? Il n’en avait rien à foutre ! Ce n’était pas la sienne. Puis bon débarras ! Elle ne viendrait plus le faire chier sans raison. Il n’eut hélas pas bien le choix face à une Morland enragée. Il montra si peu de motivation à courir après la gamine qu’elle parvint à les semer. Elle ralentit la course, l’accusant d’être à l’origine de tout ça. « Qu’est-ce que ça peut me foutre ? Son passe-temps, c’est de m’emmerder. Bon débarras. Et en prime, je ne reverrai plus ta seule gueule ! » Il avait parlé trop vite. Elle s’approcha de lui, venant poser ses mains sur ses épaules et dévoila l’odeur pestilentielle qui se dégageait de sous ses aisselles. Il se boucha le nez. « Bordel, ça pique les yeux… je chiale p’tain ! » La mission donnée était simple : récupérer la petite. Enfin… récupérer la petite la concernant. Lui, il voulait ses clefs de moto. Il réfléchit au pour et au contre. « Je t’aide si tu me files la thune pour la réparation de la moto. Et surtout, si après ça, je ne revois plus jamais vos gueules ! Ni à l’une, ni à l’autre ! Et prends une douche, merde ! » Il commençait à en avoir marre des femmes. Elles ne pouvaient pas être toutes gentilles et mignonnes comme sa sœur Becca ? « Elle est partie vers la plage. Allez, ramène ton cul la grosse. Et tiens-toi loin de moi. » Parce qu’elle puait sévère la gonzesse. Mon dieu, mais qu’avait-il fait pour mériter ça ? Tout ce qu’il voulait, c’était rentrer tranquillement chez lui et profiter peinard de son match. « Soirée de merde. » rumina-t-il tout en prenant le chemin de la plage avec elle. A tous les coups, ils n’allaient jamais la retrouver et ils allaient passer la nuit à chercher pour rien comme deux connards. Ou elle se serait carapatée au pensionnat, ni vue, ni connue. « Puisque je te tiens trente secondes la caïd, sache que c’est la gamine qui m’a trouvé. Tout comme la première fois. Je ne sais pas comment elle fait. Elle excelle dans l’art d’emmerder le monde. Et en attendant, au lieu de beugler comme une vache, tu pourrais peut-être reconnaître que j’ai voulu te la ramener à chaque fois la chieuse. Donc la prochaine fois que tu fais une seule insinuation à mon sujet, je t’emplâtre ! » Avec cela, il ne déconnait pas. Raphaël n’était pas un homme bien, mais il ne touchait pas aux enfants. Cette idée lui était devenue d’autant plus intolérable depuis qu’il connaissait l’histoire de sa sœur. Il l’arrêta soudain en posant son bras sur le sien. « P’tain j’crois que j’la vois. » Effectivement, tout le long de la plage se tenaient plusieurs baraques vendant des frites, des bonbons, ou des glaces. Voilà qu’un glacier lui remettait une belle glace italienne entre les mains. « Où est-ce qu’elle a eu l’ar… » Il porta ses mains à sa veste, fouillant dans ses poches. « Ah putain, la connasse ! Elle m’a tiré mon portefeuille ! » Il n’attendit pas d’élaborer une stratégie. Il s’avança à grands pas vers la petite qui le discerna du coin de l’œil. « Reviens ici tout de suite ! » Mais elle prit la poudre d’escampette une fois encore. Plus motivé que jamais Raphaël partit à sa poursuite, attrapant Lou par le poignet comme elle avait pu le faire précédemment avec lui. « Bordel, cours plus vite ! »
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Sam 16 Sep - 11:35

C’est la loose pour Lou. Elle ne sait pas ce que le destin lui a fait mais elle ne comprend pas pourquoi sa route retrouve, encore une fois, le chemin de ce pedobear. Elle ne supporte pas sa tronche de cake, elle ne supporte pas qu’il hurle plus fort qu’elle, qu’il s’égosille autant qu’elle, à en perdre la voix, ignorant les badauds les observant comme s’ils étaient dérangés et faisant fi de Lyra complètement hilare et toujours accroché au motard. A croire qu’on dirait qu’ils sont en couples et en train de se disputer sur le paquet de farine à acheter. C’est presque ça à la différence que Lou vient de lui péter sa moto en la percutant volontairement avec sa bagnole. Sa voiture a pris aussi mais elle s’en fiche. Lou, quand il s’agit de protéger ses petits, ne réfléchit pas. Cependant, force est de constater que Lyra ne semble pas en danger, pire même, elle en profite pour fuir avec les clefs du gars ce qui vaut à la brune de réagir aussi vite que possible. Cependant, elle n’y va pas seule, bien décidée à ce qu’il répare, lui aussi, ses conneries. Après tout, tout aurait été parfait dans ce monde s’il avait existé. « La ferme et cours tas de fientes ! » Rage-t-elle en serrant plus fort son col et se dirigeant vers l’endroit où Lyra s’est probablement dirigé. Cependant, c’est noir de monde et Lou n’a d’autre choix que de ranger sa haine dans son caddie à roulettes et de devoir se montrer « aimable » avec le motard. Elle a besoin de lui. Il a besoin de ses clefs. Parfait combo. Enfin, si seulement il pouvait arrêter de dire qu’elle pue aussi, ça l’arrangerait bien. « Vazy d’où tu sors que je pue ? T’as senti ton haleine ou quoi ? On dirait que tous les rats morts de Los Angeles ont fait irruption dans ta bouche ! Et toi aussi, tu pues la transpiration d’abord !!! » Elle est hargneuse mais elle n’a pas le choix. Elle a besoin de lui autant qu’il a besoin d’elle. Il cherche le même dénominateur commun : Lyra. Lou se dit que la prochaine fois, elle attachera cette gosse. Peut-être devrais-je même en profiter pour construire un cachot dans les sous-sols avec des cages, des fers et des appareils de torture, ce serait une bonne idée pour ralentir toute idée de fuite faisant irruption dans le cerveau de ces petits merdeux. Mais elle s’inquiète aussi dans le fond. Ce n’est pas normal que Lyra fuit autant et surtout, il y a ce fait indéniable que l’enfant paraît bien plus enjouée ici, plutôt qu’au foyer. Sans doute vit-elle mal l’enfermement. La voix du type acceptant le deal sous contrainte lui vient en écho. Il accepte à la seule solution qu’elle rembourse les frais endommagés sur sa bécane. Bien sûr, pour ça, il peut toujours courir. Elle se contente de sourire de façon hypocrite « Bien sûr que je t’filerai les ronds, j’suis pas une pauvre comme toi avec ma Harley édition « j’existe plus depuis 17 ans ». » Cependant, elle se tait quand il l’attaque encore une fois sur son odeur corporelle et là, elle attaque. Mais genre… Vraiment. Elle se poste devant lui et se koalise contre lui venant frotter langoureusement son corps trempé de sueur contre lui, profitant pour coller ses joues, ses tempes, sa nuque contre le visage tout lui susurrant d’une voix séductrice « Respiiiiiiire l’odeuuuur du mooooonde !! Respiiiiiiiire à pleines nariiiiiines ! » Ils se tortillent ensemble jusqu’à ce qu’elle finisse par le lâcher, reprenant une allure naturelle. Ok, elle vient de se coller contre lui sans même savoir son prénom. Mais ce n’est pas grave, Lyra est plus importante. « Bref, arrête tes conneries Jean-Pierre et cherchons Lyra. Elle est partie de quel côté ? » Au cas où il ait vu quelque chose. Ce qui est le cas et les plages sont donc le lieu où l’étrange duo se dirige. Lou se contente de lever les yeux au ciel quand il lui ordonne de se tenir loin d’elle. « Du calme connard, on aurait pu se donner la main et jouer au papa et la maman. On pue de la même façon maintenant ! » Se mettant à sourire de façon moqueuse, elle vient se coller contre lui, pinçant ses fesses – oui, j’ai un personnage insupportable passant de la colère à l’apaisement plus vite que la lumière #ndlr – et ajoutant d’une voix charmeuse « Tu devrais régler la pile de ton pacamaker, mon amour, tu ne marches pas assez vite… » Elle est toute contente d’elle et continue donc à marcher en s’amusant des réactions de l’autre. Il est aussi enragé qu’elle à la différence qu’elle lui a pété la moto. Bien sûr, elle est inquiète pour Lyra et la cadence de ses pas la trahit. Mais elle ne perd pas une seconde pour emmerder le chieur, c’est trop génial.

D’ailleurs, il en profite pour prendre la parole et se justifier auprès de Lou quant au fait que Lyra l’a trouvé. Qu’il a voulu la ramener encore une fois ; et que non, il ne supportera pas d’entendre une insinuation de plus à son sujet. Ses menaces font l’effet de poussière dans l’esprit de Lou qui se met  à rire bruyamment. « Arrête de vouloir m’emplâtrer papi. Pour l’instant, j’ai juste emplâtré ta moto et toi, tu t’emplâtres dans ta jalousie. » Satisfaite, elle continue d’avancer de ce pas énergique. « Et je comprends que tes genoux soient plein d’arthroses et de pus, mais accélère, j’ai pas que ça à faire. » Heureusement, il finit bien vite par repérer la gamine, fort occupé à se payer une glace … avec le portefeuille du biker. Alors que Lou se met déjà à rire, Lyra les aperçoit et se met à rire. Ni une, ni deux, le vieux chevelu lui saisit le poignet et la force à courir en direction de Lyra. « Arrête de me tenir le bras, TU ME RALENTIS !!! » Hurle t-elle tandis qu’ils foncent vers Lyra. On dirait presqu’ils participent aux JO de Londres dans l’épreuve course en duo. Mais ils s’accrochent et finalement, l’étrange tandem finit par choper bien vite la gamine, un bras de chaque pris dans l’étau de l’un et de l’autre. L’enfant hurle mais Lou est rapide et colle sa main – désormais libre de l’emprise de pépère - sur la bouche de la petite. « Arrête d’hurler à la pédophilie Lyra !!! La police me croira quand je dirais qui tu es et qui je suis. » La petite s’immobilise semblant comprendre que la partie est finie. Mais déjà ses yeux sont en train de remplir des larmes faisant enlever la main de Lou qui s’accroupit près d’elle, lui saisissant la main pour la lui tenir. « Je ne veux pas retourner au foyer… » Murmure-t-elle en fondant en larmes. La patronne du foyer sourit et soupire sentant tout énervement ou excitation disparaître. Ça déchire toujours le cœur de voir une gamine pleurer ainsi. Surtout quand on connaît le passif de Lyra. « Tu n’as pas le choix ma chérie. C’est ta maison la-bas… Mais si tu veux, on ne rentre pas tout de suite. Tu sais quoi, le vieu… Gentil monsieur va nous payer une glace, n’est-ce pas ? » Finit par dire Lou en pivotant la tête pour l’observer d’un œil accusateur comme s’il était responsable de toute la souffrance sur terre, au même moment où Lyra relève la tête, ses pleurs ayant disparu et un sourire s’étirant sur ses lèvres « Oui, je veux une glaaaaace ! » Elle vient saisir la main du gars et se met à sautiller « Dis oui ! Dis oui ! Dis oui ! Dis oui ! Dis oui ! » Et bien entendu comme Lou ne peut pas rester UNE SECONDE sans le faire chier, elle saisit l’autre main du type, et vient se coller contre lui dans un échange d’odeurs corporelles sauf qu’elle lui hurle dessus bien plus fort. « OUAIIIS DIS OUIII STEUPLAIT !!! » Elle finit par se dégager et ajoute d’une voix sans appel « Si tu nous payes pas une glace, jamais je te rembourserai tes dégâts. » Comme ça, il n’a pas le choix.
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