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 « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]

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Lou Morland
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MessageSujet: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Ven 18 Aoû - 17:19

La journée tire à sa fin. Les gens rentrent chez eux pour retrouver leur famille, pour s’empresser de préparer le repas du soir, de se jeter dans le canapé pour mater le nouvel épisode de Games of Throne avec un gros bol de popcorn et voir l’horrible mort de Jean-Neige se passant dans l’épisode six leaké. Et puis, il y a ceux comme Lou qui viennent de finir leur séance de sport et qui sont encore essoufflés de l’effort. Les cheveux sont en bataille, les auréoles sous les bras sont visibles depuis les satellites virevoltant autour de la terre et le maquillage coulant un peu donnant l’impression d’être une punkette : Lou n’est pas au meilleur du glamour. Mais un bon cours de Krav-maga lui a fait un bien fou. Les côtes sont encore endolories, les bras sont en compote. Mais elle est contente d’elle, d’avoir pu latter plein de gars avec qui elle s’entraîne. Le sourire est grand et c’est tout en dansant et en gesticulant que Lou rentre dans son cabriolet. « Lalalalalalala laaaaaaa » Fredonne-t-elle d’une voix de stentor tandis qu’elle jette harmonieusement son sac sur le siège passager. S’inspectant dans le rétro intérieur, elle constate l’état de son visage luisant et ne peut s’empêcher d’éclater de rire. Heureusement que le soleil est déjà rentré se coucher. Une bonne douche. Un bon pyjama. Un bon verre de vin. Voilà comment elle va finir sa soirée. Peut-être qu’elle pourrait appeler Sam pour qu’elle vienne à la maison et se commande des pizzas. L’idée de voir sa meilleure amie lui fait extrêmement plaisir, la motive. Elle l’appellera une fois qu’elle sera calée dans son canapé, chez elle. Aussi, pour l’heure, Lou est occupée à hurler comme une folle perdue répondant au rythme de la musique que ses enceintes puissantes envoient. Et c’est, fenêtres ouvertes qu’elle conduit, cheveux mouillés au vent. Si gracieuse et enjouée. Sa journée a été excellente alors autant que sa soirée se passe aussi bien. Il faut dire que le sport de combat l’a complètement détendue. Et désormais, hurler dans la voiture lui semble être le top du top. Aussi, sans tenir compte de la circulation, des piétons ou de passer dans une allée résidentielle, la jeune femme est occupée à rentrer chez elle. 

Passant dans les rues d'un quartier de Los Angeles, la jeune femme est contrainte de s'arrêter à un feu rouge. Secouant la tête comme une attardée mentale, elle vit au rythme de la musique rock qu'elle écoute tout en observant ce qui se passe dehors. D'ailleurs, elle remarque bien vite une silhouette reconnaissable d'entre mille. Les cheveux longs, la dégaine du motard fan de Harley. Pedobear. Et déjà un sourire mauvais s'étire sur les lèvres de Lou. Et si elle le faisait chier ? Il lui a quand même lancé une canette usagée en pleine tête ! Il l’a insulté et il lui a manqué de respect nom d’une pipe ! Elle aurait pu attraper le sida ! Mais avant même qu'une quelconque idée ne lui vienne en tête, la jeune femme remarque alors une silhouette beaucoup plus petite le suivant. Son sang ne fait qu'un tour lorsqu'elle reconnaît Lyra. SA Lyra. SA protégée ! Elle en demeure stupéfaite et continue de fixer l'enfant se jetant contre l'homme et s'agrippant à ses épaules. L'étrange duo gesticule un peu comme si le mec venait d'avoir un chien mordant ses jambes et qu'il cherche à s'en débarrasser. Il a perdu toute classe Pedobear. Et elle l'imagine sacrément bien être en colère. Cependant, ça n'explique pas ce que Lyra fait ici, à une heure où elle est censée être dans son lit avec ses camarades. Dans le foyer. Et non pas dehors avec un pédophile. Son sang ne fait qu'un tour et il lui faut peu de temps pour réagir alors qu'elle tortille la tête pour les voir avancer alors qu'ils sont derrière elle. Le feu est vert mais déjà elle ne réfléchit plus. Démarrant en faisant crisser ses pneus, Lou serre alors le frein à la main en tournant brutalement le volant. Demi-tour à la Dominic Toretto et la voici dans le sens opposé, roulant sans quitter le duo des yeux, Lyra toujours en train de s'agripper aux épaules de Pedobear avec une rage qu’elle lui reconnaît pour l’avoir vu faire au foyer. Elle a l'air de se défendre contre lui ou de l’attaquer parce qu’il n’est qu’un gros vilain, et Lou ressent un intense sentiment de fierté, repérant bien vite, la moto du gars un peu plus loin, garée dans une petite ruelle. Il doit certainement vouloir l’enlever, peut-être qu’il lui a dit que si elle venait avec lui, il ne ferait pas de mal à Mademoiselle Morland. Ça l’enrage encore plus. Elle accélère alors comme une dératée faisant rugir le moteur de sa voiture puissante. Et avant que le gars et Lyra puissent arriver devant la Harley, Lou a déjà tiré un autre frein à main tournant à gauche, coupant la route à un automobiliste qu'elle remercie d'un doigt d'honneur avant de foncer dans la moto. Une minute de plus et elle lui aurait refait la moustache à ce biker aux cheveux longs – Dieu du ciel, le coiffeur est mort ou quoi ?. Sa voiture puissante heurte alors la Harley qu'elle envoie valser dans la ruelle tandis qu'elle serre le frein à main, sortant de sa voiture de sport, en furie face à un motard ayant, certainement, dû être surpris et une Lyra agrippée au cou du type, la regardant d'un air interrogateur. « QU'EST CE QUE TU FAIS AVEC ELLE ESPÈCE D'EMPLÂTRE !!??! » Hurle t-elle de sa voix puissante pendant que Lyra éclate de rire, comme amusée par la situation. Si l'enfant trouve ça drôle, Lou est loin de rire. Au contraire, elle bout ! Elle est prête à lui casser les dents, les rotules, lui arracher les cheveux un à un et le voir souffrir dans d’atroces douleurs. C’est qu’elle a l’impression de s’être fait avoir au vu de ce qu’ils ont commencé à discuter la dernière fois. Ce gars-là n’est rien d’autre qu’un minable et sa voiture vient d’éjecter sa moto. Au moins, une chose est sûre : il n’est pas prêt de monter dessus avec Lyra. Hors de question, il devra lui passer sur le corps.
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Mar 22 Aoû - 12:19

La tête dans un capot de voiture, Raphaël s’adonnait silencieusement à son travail. Chose rare quand on savait qu’il effectuait la plupart de ses tâches en râlant comme un troll. Mais depuis qu’il avait dégoté ce boulot dans le garage d’Alaric, il retrouvait un semblant de plénitude. Ou du moins, il ne se plaignait pas. Il aurait pu l’avoir mauvaise d’être sous les ordres de quelqu’un après avoir été son propre patron, mais il fallait admettre que son employeur n’était pas chiant à partir du moment où on respectait les règles. De plus, il avait rapidement pu constater que Raphaël était peut-être un ours mal-léché, mais qu’il connaissait son métier sous le bout des doigts. Il avait été un bon soldat, et désormais, il était un bon mécanicien. Ce métier, il l’avait appris de son père. Cela avait d’abord été un passe-temps avant de devenir un métier qui lui avait permis de vivre. Dans son adolescence, il lui arrivait de faire des réparations pour des habitants du quartier, des amis, des voisins… il était payé au black et cela permettait d’aider au moins sa mère avec tous les enfants. Mais quand il fut assez âgé et qu’il comprit que quelques réparations par-ci par-là ne suffiraient pas, il s’était résolu à partir à l’armée. Une bouche de moins à nourrir et des revenus plus réguliers et conséquents. Il s’agissait de la bonne décision pour prêter main forte à sa famille. Malheureusement, cette unique décision avait suffi à ravager sa vie entière. L’armée l’avait détruit. Et chaque jour qui s’était écoulé depuis n’avait servi qu’à déchirer son existence en de plus petits lambeaux encore. Le travail lui permettait de ne plus réfléchir au désastre de sa vie. Au fait que Judith lui manquait cruellement mais qu’elle était dans les bras d’un autre. Au fait que sa vie d’avant à Philadelphie était définitivement close. Au fait que sa famille avait souffert sans lui. Au fait qu’il se sentait seul bien qu’il ait retrouvé des gens chers. Au fait que, tout au fond de lui, il culpabilisait de toutes ces erreurs qui s’étaient enchaînées à cause de ses choix, mais qui n’avaient pas fait que ravager sa vie, mais aussi celles des autres autour de lui.

« Y’a ta gamine qui est là. » Alaric venait de débarquer à côté de lui mais il ne se figura pas un seul instant que ces mots pouvaient lui être destinés. Il ne releva pas la tête de son ouvrage, pas bien habitué à se mêler de la vie des autres. D’autant plus que son patron était d’une humeur de chien depuis quelques temps. Alaric n’avait jamais été bien loquace, mais il parlait plus que Raphaël. Là, la tendance s’inversait. C’était pour dire ! « Grimes ! » Il surgit de son capot, fronçant les sourcils tel un tueur comme il le faisait dès qu’il ne comprenait pas une situation. C’était quoi encore cette histoire ?! « T’as fille est là. » répéta Alaric, déjà irrité. « J’ai pas de… » Il n’eut pas besoin de terminer sa phrase pour connaître le fin mot de l’histoire. Une petite tête brune jaillit de derrière Alaric, un grand sourire aux lèvres. « PAPA ! » cria-t-elle en venant se coller à lui. Alaric ne chercha pas à en comprendre plus et repartit à son propre ouvrage, ne voyant pas la force avec laquelle Raphaël repoussa la gamine. « P’tain à quoi tu joues encore ? J’suis pas ton père ! » Au sourire espiègle qu’elle lui lança, il comprit qu’elle se foutait entièrement de sa gueule et que le but premier de sa visite était de le faire chier. « Allez, d'gage d’ici. Ton hystérique de directeur va encore soulever la ville pour toi. J'veux pas que ç'me retombe dessus. » Et ça allait encore lui retomber sur la gueule. Même si c’était lui qui avait obtenu justice la dernière fois, hors de questions qu’il soit encore lié à cette folle furieuse brune. Sauf que les protestions du mécanicien, elle tapait comme du nouvel an chinois. Elle grimpa sur le bord du capot. « Tu fais quoi ? » - « Je tricote des chaussons pour ta grand-mère. A ton avis ?! » lança-t-il, complètement excédé. Cette gamine avait le don de lui taper sur le système. Le visage de Lyra tourna soudain au rouge. Elle tendit le bras pour pincer furieusement la peau du bras de Raphaël. Il se contenta de lui jeter un regard noir, ravalant bravement sa douleur comme un homme fort et grand. « Rentre chez toi, j’ai dit ! » - « J’ai pas de chez-moi. » rétorqua-t-elle abruptement. « Et le foyer, c’est quoi peut-être ? Un hospice pour les vieux ? » - « C’est pas chez moi. » Il poussa un long soupir de lassitude, abdiquant face à une enfant résolue à ne pas bouger ses fesses d’ici. « T’as intérêt à toucher à rien. Et t’arrête de poser des questions débiles. Dès que c’est fini, je te ramène auprès de l’autre folle. » A parler de la fameuse Morland ainsi, il se retrouva avec un coup de pied dans la cuisse. Après un regard de tueur pour Lyra, il se remit au travail sous le regard parfois interloqué de certain de ses collègues. La paternité de Raphaël n’était pas spécialement connue. Sans doute parce qu’elle n’existait pas. Il termina ses deux dernières heures de boulot sous le regard averti de Lyra qui observait tout ce qu’il faisait. Parfois, elle vagabondait autour de lui, embarquant dans la voiture sans sa permission, donnant un coup de klaxon qui déclenchait ses rires car le mécanicien hurlait comme un fou après elle. Puis elle sautait du véhicule pour tourner autour de lui, prendre ses outils, les déplacer, parfois les lui cacher. Raphaël ignora où il trouva la patience pour ne pas prendre sa tête, la foutre dans le moteur et refermer le capot d’un geste violent. Cela lui aurait assurément fait du bien.

« Allez, on décolle. » annonça-t-il avec soulagement mais en grognant comme il savait si bien le faire. Plein de cambouis, il posa une de ses mains sur le visage de Lyra pour la faire chier. Elle se retrouva avec l’empreinte en noir de sa main sur son visage minuscule. « Tu l’auras pas volé celle-là. » ricana-t-il. Il s’esquiva à temps avant de se prendre des coups de la part de la gamine qui s’essuyait vigoureusement le visage à l’aide de ses mains. Il partit dans les vestiaires pour laver ses mains et récupérer ses affaires. Ensemble, ils quittèrent le garage pour repartir en moto. Lyra trottinait calmement auprès de lui et sa main se glissa dans la sienne. Raphaël l’ôta immédiatement. « Commence pas à faire chier. » L’enfant prit la mouche immédiatement. Mais au lieu de s’énerver comme elle avait l’habitude de le faire, elle s’employa à l’emmerder encore plus. « Bordel, dégage ! » Elle lui sautait dessus, cherchant par tous les moyens à s’accrocher à son cou pour qu’il la porte sur son dos. Il l’envoyait constamment balader mais la petite était plus dure à convaincre. Il n’eut pas d’autres choix que de la laisser embarquer sur son dos. Vaincu, il la porta tandis qu’elle gloussait de contentement contre son oreille. « Sale chieuse. » Mais Lyra n’était rien face au monstre qui allait s’abattre sur lui. A peine le temps d’entendre un furieux crissement de pneus sur le bitume qu’une voiture manqua de le faucher avec la petite. Sans doute aurait-il préféré car ce fut sa moto qui fit un vol plané plus loin. Il observa la scène avec une hébétude de traumatisé, comme on observerait l’être aimé mourir devant ses yeux. Même Lyra écarquilla les yeux. Ils levèrent leur regard en même temps vers la psychopathe qui sortait du véhicule. Raphaël ne la reconnut pas tout de suite, mais quand il identifia le démon, il regretta l’époque où il lui avait fait un pseudo compliment. Comment une aussi jolie femme pouvait-elle devenir aussi moche ?! « NON MAIS T’ES COMPLÈTEMENT CONNE ?! » rugit-il de toutes ses forces tandis que le rire de Lyra vibrait dans ses oreilles. Si la petite n’était pas aussi fermement agrippée à lui, il se serait jeté sur elle pour lui arracher la tête à mains nues. Sauf que dès qu’il tentait d’amorcer un pas, elle le tirait vers l’arrière. « BORDEL, MAIS ARRÊTE TOI ! » Il se débattait comme un diable pour l’expulser de son dos mais elle était plus tenace que lui. Il décida de faire avec. Il s’approcha de la brune, furibond. « T’as tes règles tous les jours de l’année, où ça se passe comment ?! Quand est-ce que tu comprendras que j’en ai rien à foutre de ta gamine ?!!! » Il allait même la lui ramener. C’était un comble de se faire sans cesse engueuler pour bonne conduire. « P’tain, arrête de rire et raconte-lui ! » tempêta-t-il à l’attention de Lyra qui riait toujours plus fort. « Elle a défoncé ta moto. Tu pourras pas me ramener. Tu m'achètes une glace ? » gloussa-t-elle encore plus fort, tellement fière de cette constatation. Il leva les yeux au ciel, constatant qu’il n’aurait aucun soutien de la part de l’enfant. Quelle plaie ! « Crois-moi, cette bécane, tu vas m’en payer les réparations s’pèce de connasse ! » Les motos, c’était sacré. A ses yeux, c’était comme si elle venait de tuer son enfant. Son UNIQUE enfant ! FAUX.
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Mer 30 Aoû - 21:19

Tomber sur ce chien enragé encore une fois. Lou se dit qu’elle n’a pas de chance. Elle a la poisse. Il y a un truc qui ne fonctionne pas chez elle, la brune n’en sait rien, réfléchit puis finit par abandonner. Dans son esprit, elle ne se doute pas que c’est Lyra qui est venue le chercher. Elle est loin de penser à une telle chose. Selon elle, la gamine a dû fuguer et tomber sur ce gars. Et il se dit pas pédophile ? Sérieusement, il se fout de sa gueule ! Et ça Lou ne supporte pas. A vrai dire, il y a trois choses fondamentales qu’elle exècre plus que tout au monde. D’abord, les gens qui racontent des salades, ensuite, les gens qui ne regardent pas Games of Thrones, et enfin, les gens portant des claquettes par-dessus des chaussettes. Surtout ça, mon dieu. Ça la fout dans des colères monstrueuses. Elle a, alors, envie de brûler la terre entière, de hurler à la douleur des yeux devant un si horrible spectacle. Elle imagine bien ce connard avec des claquettes et des chaussettes. Bien montantes jusqu’aux genoux. Et ça lui donne encore plus envie de le haïr. Heureusement pour lui, il a la vie sauve par la simple présence de la gamine agrippée sur ses épaules. Cette Lyra qui éclate de rire en voyant cette sublime Harley faire un vol plané comme par permis. Lou coupe le contact et sort telle une furie sachant très bien qu’elle n’est pas à son avantage. Elle aurait bien envie de se rapprocher de ce type pour lui mettre un pain dans la gueule. Mais elle ne peut le faire compte tenu de son odeur corporelle. Elle schlingue à mort de son entraînement, la figure en vrac et des auréoles sous les aisselles. La douche n’est pas loin, enfin si elle arrive à rentrer en vie. Parce que forcément, la réaction du motard ne se fait pas attendre et il se met à gueuler comme un putois. « TA GUEULE ! HURLE PAS PLUS FORT QUE MOI, OKAY ?! Tu n’as que ce tu mérites, TU PIGES ?! » Rage-t-elle tout en ignorant Lyra qui semble bien décidée à ne pas rentrer au foyer ce soir. Elle s’est déjà fait ses plans sur la comète argumentant que comme la moto est détruite, il doit lui payer une glace. BEN VOYONS !! Déjà Lou voit rouge « Hors de question Lyra ! Tu te ramènes ici tout de suite ! Il serait capable de te demander de sucer de ces choses qui ne seront ABSOLUMENT PAS des glaces ! » Réplique-t-elle face à une enfant, tout sourire, et secouant la tête. « Fais pas ta tête de mûle ! » Pile au moment où le chevelu rappelle qu’elle lui doit les réparations de sa moto. « Mais ferme là avec ton scooter là ! Il est aussi moche que toi ! Evolue avec le temps ! Et Lyra tu viens avec moi !! » Rage-t-elle en claquant des doigts. Mais l’enfant n’obéit pas, enroulant ses bras autour de l’homme et ajoutant d’une voix cajoleuse « Non je veux rester avec lui, c’est mon papa maintenant ! » Dit-elle avec un sourire narquois. Ouuuuh ce visage, elle le connait trop bien. C’est de cette façon qu’elle dupe son monde. Elle se gausse d’être un ange mais révèle le vrai visage quand il s’agit de fuir. Lyra est bien mieux d’ailleurs. « Non Lyra, cet homme est un co… VILAIN MONSIEUR ! » Que peut-elle dire d’autre ? « Il a voulu se battre avec moi ! » BON OK, c’est pas vraiment ça. Mais toutes les excuses sont bonnes pour que l’enfant accepte de rentrer au foyer. Sa place est là-bas. Cependant, ça n’effraie pas la gamine qui se met à rire de plus belle. Et tout se passe alors très vite.

D’un bond agile et gracieux, elle saute sur la terre ferme, arrachant un jeu de clefs dans la main du motard – probablement devait-il vouloir mettre en route la moto – et là voilà qui s’enfuit à toute jambe, bien décidée à les faire chier. « LYRA !!!! » Hurle Lou en s’approchant du type et rompant ainsi la zone de sécurité des nez se trouvant à proximité d’elle. Ne réfléchissant plus, agissant par l’instinct, Lou se met alors à courir mais pas seule. D’une main de fer, elle empoigne le col du haut que porte le type (rappelons qu’elle ne sait toujours comment se nomme ce gland), se mettant à courir comme une dératée. « Suis-moi donc espèce de gland ! Montre que tu passes pas ton temps à boire de la bière avec ton visage bouffi !!! » Et puis franchement, il fait vraiment n’importe quoi. « Quelle idée de se balader avec des clefs dans ta main, espèce de con !!! Heureusement que tu balades pas avec la b*** à l’air, on risquerait de te la voler  !!! » Ah comme elle braille, elle est furax la petite Morland. A ce rythme, elle pense aussi à Lyra qui fuit dont elle entrevoit la fine silhouette courant dans une allée touristique emplie de monde, de passants, de magasins, de petites épiceries, de vendeur de bouffes inutiles et grasses. Bref, une allée de merde où l’enfant se glisse entre deux badauds et disparaît des yeux de Lou. « Fallait courir plus vite !! » Braille-t-elle pour engueuler Raphaël. « Tu sais quoi ? J’sais même pas comment tu t’appelles mais je crois que je vais définitivement t’appeler Débile ! » Elle finit par pousser un soupir avant de plaquer sa main sur l’épaule du brun « J’t’aime pas mais j’ai pas le choix. Si je veux revoir ma gosse et toi les clefs de ton épave, va falloir s’entraider et la chercher ensemble ! ça ne m’enchante pas parce que je ne suis pas venue pour souffrir, mais c’est la vie ! » Jugeant qu’elle peut encore se permettre une dernière vacherie, elle ajoute alors « Alors maintenant, tu sors tes lunettes de vue grand-père et tu cherches avec moi cette merdeuse, t’as pas le choix. Peut-être que je te remercierai si on la trouve. » Mais ça, ce n’est pas encore sûr.
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Jeu 31 Aoû - 23:33

Des tarés congénitaux, Raphaël avait eu l’occasion d’en rencontrer de nombreux au cours de sa vie. Ça avait commencé avec l’école où certains se croyaient plus intelligents en jouant les cancres et en frappant les plus faibles, comme si ça leur donnait une force qu’ils avaient besoin d’affirmer. Primaire, collège, lycée… le schéma était le même. Seule la cruauté changeait et s’accroissait avec l’âge. Parce que non content d’être méchant, ces bestioles étaient malines. Il y avait ensuite eu l’armée avec sa dose d’abrutis qui se prenaient pour des Rambo, agissant comme si la guerre était un jeu. Ils roulaient des mécaniques, ils jouaient les gros durs et ils pensaient qu’ils étaient les rois du monde. Mais au premier tir, à la première échauffourée, ils étaient dans le peloton de tête à cavaler comme des lapins en hurlant après leur mère. Tous des abrutis et des mauviettes. La vie l’avait ensuite ramené en Amérique où il n’avait pas rencontré moins de tarés. Ils étaient juste différents. Les idiots de l’école n’avaient pas changé, ils avaient juste grandi un peu plus. Ils étaient devenus des adultes plus cruels. Bien sûr, il n’y avait pas que des abrutis méchants. Il y avait les gens juste cons. Raphaël les trouvait généralement dans les bars, ou sur son lieu de travail. Des gens qui avaient définitivement arrêté de trouver un moindre sens à l’existence et qui préféraient trouver leur spiritualité au fond de leur verre. Oui, des cons, des abrutis, des dérangés, des malades, des tarés, des débiles, des psychopathes, Raphaël pouvait se targuer d’en avoir rencontré beaucoup dans sa vie. Sûrement un peu trop. Mais elle… Elle. ELLE ! Elle surpassait la connerie humaine. Non, mieux ! Elle était la personnification incarnée de tout ce qui pouvait représenter l’imbécillité sous toutes ses formes. Cette femme était un danger public. Elle était une folle psychiatrique. Une tarée mentale. Une femme sans honneur et sans principe. D’ordinaire, les idiots avaient au moins le mérite de posséder un minimum de savoir-vivre. De détenir un brin de moral. Mais pas elle… Oh non, pas elle.

Et c’est ainsi qu’il vit sa moto valdinguer à l’autre bout du trottoir. Il ne put retenir sa rage plus longtemps. « MA MOTO, S’PECE DE CONNASSE ! » beugla-t-il plus fort qu’elle pour lui montrer qui était le maître. Non mais attends… Elle démonte sa précieuse moto, son petit bijou d’amour et il doit se la fermer ?! Qui était cette folle furieuse ?! Si Lyra ne le tirait pas obstinément vers l’arrière, il y a longtemps qu’il l’aurait éjectée de sa voiture pour lui apprendre le respect en lui faisant bouffer le bitume. « Ce que je mérite ?! Je n’ai rien fait !!! » s’égosilla-t-il à s’en faire péter la veine à sa tempe. Qu’est-ce qu’elle avait encore à lui reprocher bordel ?! Il ne faisait rien. C’est la gamine qui lui courrait après. D’ailleurs, cette dernière avait pris la vie pour un kiwi car elle pensait qu’elle allait se faire payer une glace au calme. « Ta glace, tu sais où tu peux te… » Lou surenchérit par-dessus lui, proférant des insinuations qui lui coupèrent les siffler. « Non mais ça va pas la tête ?! Combien de fois faudra-t-il que je te dise que je ne suis pas un pédophile ! » Quelle grosse bipolaire ! La fois d’avant, elle venait s’excuser parce qu’elle s’était trompée, et elle remettait ça sur le tapis ?! Franchement, elle ne puerait pas autant et elle n’aurait pas une allure aussi minable, il lui ferait bouffer sa voiture par le cul. Mais là, il aurait eu la sensation de s’attaquer à une handicapée… Il avait des principes quand même. Comme ne pas taper le petit à lunettes par exemple. « Moche ?! Non mais t’as vu ta gueule ?! On dirait Yoda avant de crever ! En plus, qu’est-ce que tu shlingues !! » Il ne connaissait peut-être sa série toute pourrave de zombies, mais il avait au moins la décence d’avoir visionné tous les Star Wars. Ça, c’était sacré. « Bordel, j’suis pas ton père ! Combien de fois faudra-t-il que je te le dise à toi aussi ?! » Toutes les femmes de l’univers s’étaient-elles liguées pour le faire chier ?! Toute la journée, elle n’avait pas arrêté de rabâcher qu’il était son père malgré ses récriminations. A la fin, il en avait eu marre et il l’avait laissée s’inventer une vie totalement inventée. « Eh, tu sais ce qu’il te dit le connard ? » s’insurgea-t-il tandis que Lou tentait désespéramment de faire entendre raison à la gamine. Malheureusement, elle ne voulait toujours rien entendre. Avec la rapidité de la karaté kid qu’elle était, elle sauta du dos de Raphaël et sans qu’il n’ait eu le temps de réagir, ses clefs de moto lui furent volées. « Eh déconne pas la môme. Rends-moi ça ! » Sauf que son autorité, c’était bien de la merde. La petite venait de se carapater. « Non mais c’est pas possible de laisser exister des emmerdeuses pareilles sur cette Terre. Eh ouais, je parle aussi pour toi la moche ! » surenchérit-il en voyant l’expression d’enragée de la folle. Sauf qu’il se retrouva brusquement agrippé par le col. Il s’attendait à se prendre une tourniole qui aurait signé l’arrêt de mort de la brune, mais à la place, elle le fit courir avec lui. « P’tain, lâche-moi ! » Pourquoi il devait faire partie du voyage pour retrouver la gamine ? Il n’en avait rien à foutre ! Ce n’était pas la sienne. Puis bon débarras ! Elle ne viendrait plus le faire chier sans raison. Il n’eut hélas pas bien le choix face à une Morland enragée. Il montra si peu de motivation à courir après la gamine qu’elle parvint à les semer. Elle ralentit la course, l’accusant d’être à l’origine de tout ça. « Qu’est-ce que ça peut me foutre ? Son passe-temps, c’est de m’emmerder. Bon débarras. Et en prime, je ne reverrai plus ta seule gueule ! » Il avait parlé trop vite. Elle s’approcha de lui, venant poser ses mains sur ses épaules et dévoila l’odeur pestilentielle qui se dégageait de sous ses aisselles. Il se boucha le nez. « Bordel, ça pique les yeux… je chiale p’tain ! » La mission donnée était simple : récupérer la petite. Enfin… récupérer la petite la concernant. Lui, il voulait ses clefs de moto. Il réfléchit au pour et au contre. « Je t’aide si tu me files la thune pour la réparation de la moto. Et surtout, si après ça, je ne revois plus jamais vos gueules ! Ni à l’une, ni à l’autre ! Et prends une douche, merde ! » Il commençait à en avoir marre des femmes. Elles ne pouvaient pas être toutes gentilles et mignonnes comme sa sœur Becca ? « Elle est partie vers la plage. Allez, ramène ton cul la grosse. Et tiens-toi loin de moi. » Parce qu’elle puait sévère la gonzesse. Mon dieu, mais qu’avait-il fait pour mériter ça ? Tout ce qu’il voulait, c’était rentrer tranquillement chez lui et profiter peinard de son match. « Soirée de merde. » rumina-t-il tout en prenant le chemin de la plage avec elle. A tous les coups, ils n’allaient jamais la retrouver et ils allaient passer la nuit à chercher pour rien comme deux connards. Ou elle se serait carapatée au pensionnat, ni vue, ni connue. « Puisque je te tiens trente secondes la caïd, sache que c’est la gamine qui m’a trouvé. Tout comme la première fois. Je ne sais pas comment elle fait. Elle excelle dans l’art d’emmerder le monde. Et en attendant, au lieu de beugler comme une vache, tu pourrais peut-être reconnaître que j’ai voulu te la ramener à chaque fois la chieuse. Donc la prochaine fois que tu fais une seule insinuation à mon sujet, je t’emplâtre ! » Avec cela, il ne déconnait pas. Raphaël n’était pas un homme bien, mais il ne touchait pas aux enfants. Cette idée lui était devenue d’autant plus intolérable depuis qu’il connaissait l’histoire de sa sœur. Il l’arrêta soudain en posant son bras sur le sien. « P’tain j’crois que j’la vois. » Effectivement, tout le long de la plage se tenaient plusieurs baraques vendant des frites, des bonbons, ou des glaces. Voilà qu’un glacier lui remettait une belle glace italienne entre les mains. « Où est-ce qu’elle a eu l’ar… » Il porta ses mains à sa veste, fouillant dans ses poches. « Ah putain, la connasse ! Elle m’a tiré mon portefeuille ! » Il n’attendit pas d’élaborer une stratégie. Il s’avança à grands pas vers la petite qui le discerna du coin de l’œil. « Reviens ici tout de suite ! » Mais elle prit la poudre d’escampette une fois encore. Plus motivé que jamais Raphaël partit à sa poursuite, attrapant Lou par le poignet comme elle avait pu le faire précédemment avec lui. « Bordel, cours plus vite ! »
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Sam 16 Sep - 11:35

C’est la loose pour Lou. Elle ne sait pas ce que le destin lui a fait mais elle ne comprend pas pourquoi sa route retrouve, encore une fois, le chemin de ce pedobear. Elle ne supporte pas sa tronche de cake, elle ne supporte pas qu’il hurle plus fort qu’elle, qu’il s’égosille autant qu’elle, à en perdre la voix, ignorant les badauds les observant comme s’ils étaient dérangés et faisant fi de Lyra complètement hilare et toujours accroché au motard. A croire qu’on dirait qu’ils sont en couples et en train de se disputer sur le paquet de farine à acheter. C’est presque ça à la différence que Lou vient de lui péter sa moto en la percutant volontairement avec sa bagnole. Sa voiture a pris aussi mais elle s’en fiche. Lou, quand il s’agit de protéger ses petits, ne réfléchit pas. Cependant, force est de constater que Lyra ne semble pas en danger, pire même, elle en profite pour fuir avec les clefs du gars ce qui vaut à la brune de réagir aussi vite que possible. Cependant, elle n’y va pas seule, bien décidée à ce qu’il répare, lui aussi, ses conneries. Après tout, tout aurait été parfait dans ce monde s’il avait existé. « La ferme et cours tas de fientes ! » Rage-t-elle en serrant plus fort son col et se dirigeant vers l’endroit où Lyra s’est probablement dirigé. Cependant, c’est noir de monde et Lou n’a d’autre choix que de ranger sa haine dans son caddie à roulettes et de devoir se montrer « aimable » avec le motard. Elle a besoin de lui. Il a besoin de ses clefs. Parfait combo. Enfin, si seulement il pouvait arrêter de dire qu’elle pue aussi, ça l’arrangerait bien. « Vazy d’où tu sors que je pue ? T’as senti ton haleine ou quoi ? On dirait que tous les rats morts de Los Angeles ont fait irruption dans ta bouche ! Et toi aussi, tu pues la transpiration d’abord !!! » Elle est hargneuse mais elle n’a pas le choix. Elle a besoin de lui autant qu’il a besoin d’elle. Il cherche le même dénominateur commun : Lyra. Lou se dit que la prochaine fois, elle attachera cette gosse. Peut-être devrais-je même en profiter pour construire un cachot dans les sous-sols avec des cages, des fers et des appareils de torture, ce serait une bonne idée pour ralentir toute idée de fuite faisant irruption dans le cerveau de ces petits merdeux. Mais elle s’inquiète aussi dans le fond. Ce n’est pas normal que Lyra fuit autant et surtout, il y a ce fait indéniable que l’enfant paraît bien plus enjouée ici, plutôt qu’au foyer. Sans doute vit-elle mal l’enfermement. La voix du type acceptant le deal sous contrainte lui vient en écho. Il accepte à la seule solution qu’elle rembourse les frais endommagés sur sa bécane. Bien sûr, pour ça, il peut toujours courir. Elle se contente de sourire de façon hypocrite « Bien sûr que je t’filerai les ronds, j’suis pas une pauvre comme toi avec ma Harley édition « j’existe plus depuis 17 ans ». » Cependant, elle se tait quand il l’attaque encore une fois sur son odeur corporelle et là, elle attaque. Mais genre… Vraiment. Elle se poste devant lui et se koalise contre lui venant frotter langoureusement son corps trempé de sueur contre lui, profitant pour coller ses joues, ses tempes, sa nuque contre le visage tout lui susurrant d’une voix séductrice « Respiiiiiiire l’odeuuuur du mooooonde !! Respiiiiiiiire à pleines nariiiiiines ! » Ils se tortillent ensemble jusqu’à ce qu’elle finisse par le lâcher, reprenant une allure naturelle. Ok, elle vient de se coller contre lui sans même savoir son prénom. Mais ce n’est pas grave, Lyra est plus importante. « Bref, arrête tes conneries Jean-Pierre et cherchons Lyra. Elle est partie de quel côté ? » Au cas où il ait vu quelque chose. Ce qui est le cas et les plages sont donc le lieu où l’étrange duo se dirige. Lou se contente de lever les yeux au ciel quand il lui ordonne de se tenir loin d’elle. « Du calme connard, on aurait pu se donner la main et jouer au papa et la maman. On pue de la même façon maintenant ! » Se mettant à sourire de façon moqueuse, elle vient se coller contre lui, pinçant ses fesses – oui, j’ai un personnage insupportable passant de la colère à l’apaisement plus vite que la lumière #ndlr – et ajoutant d’une voix charmeuse « Tu devrais régler la pile de ton pacamaker, mon amour, tu ne marches pas assez vite… » Elle est toute contente d’elle et continue donc à marcher en s’amusant des réactions de l’autre. Il est aussi enragé qu’elle à la différence qu’elle lui a pété la moto. Bien sûr, elle est inquiète pour Lyra et la cadence de ses pas la trahit. Mais elle ne perd pas une seconde pour emmerder le chieur, c’est trop génial.

D’ailleurs, il en profite pour prendre la parole et se justifier auprès de Lou quant au fait que Lyra l’a trouvé. Qu’il a voulu la ramener encore une fois ; et que non, il ne supportera pas d’entendre une insinuation de plus à son sujet. Ses menaces font l’effet de poussière dans l’esprit de Lou qui se met  à rire bruyamment. « Arrête de vouloir m’emplâtrer papi. Pour l’instant, j’ai juste emplâtré ta moto et toi, tu t’emplâtres dans ta jalousie. » Satisfaite, elle continue d’avancer de ce pas énergique. « Et je comprends que tes genoux soient plein d’arthroses et de pus, mais accélère, j’ai pas que ça à faire. » Heureusement, il finit bien vite par repérer la gamine, fort occupé à se payer une glace … avec le portefeuille du biker. Alors que Lou se met déjà à rire, Lyra les aperçoit et se met à rire. Ni une, ni deux, le vieux chevelu lui saisit le poignet et la force à courir en direction de Lyra. « Arrête de me tenir le bras, TU ME RALENTIS !!! » Hurle t-elle tandis qu’ils foncent vers Lyra. On dirait presqu’ils participent aux JO de Londres dans l’épreuve course en duo. Mais ils s’accrochent et finalement, l’étrange tandem finit par choper bien vite la gamine, un bras de chaque pris dans l’étau de l’un et de l’autre. L’enfant hurle mais Lou est rapide et colle sa main – désormais libre de l’emprise de pépère - sur la bouche de la petite. « Arrête d’hurler à la pédophilie Lyra !!! La police me croira quand je dirais qui tu es et qui je suis. » La petite s’immobilise semblant comprendre que la partie est finie. Mais déjà ses yeux sont en train de remplir des larmes faisant enlever la main de Lou qui s’accroupit près d’elle, lui saisissant la main pour la lui tenir. « Je ne veux pas retourner au foyer… » Murmure-t-elle en fondant en larmes. La patronne du foyer sourit et soupire sentant tout énervement ou excitation disparaître. Ça déchire toujours le cœur de voir une gamine pleurer ainsi. Surtout quand on connaît le passif de Lyra. « Tu n’as pas le choix ma chérie. C’est ta maison la-bas… Mais si tu veux, on ne rentre pas tout de suite. Tu sais quoi, le vieu… Gentil monsieur va nous payer une glace, n’est-ce pas ? » Finit par dire Lou en pivotant la tête pour l’observer d’un œil accusateur comme s’il était responsable de toute la souffrance sur terre, au même moment où Lyra relève la tête, ses pleurs ayant disparu et un sourire s’étirant sur ses lèvres « Oui, je veux une glaaaaace ! » Elle vient saisir la main du gars et se met à sautiller « Dis oui ! Dis oui ! Dis oui ! Dis oui ! Dis oui ! » Et bien entendu comme Lou ne peut pas rester UNE SECONDE sans le faire chier, elle saisit l’autre main du type, et vient se coller contre lui dans un échange d’odeurs corporelles sauf qu’elle lui hurle dessus bien plus fort. « OUAIIIS DIS OUIII STEUPLAIT !!! » Elle finit par se dégager et ajoute d’une voix sans appel « Si tu nous payes pas une glace, jamais je te rembourserai tes dégâts. » Comme ça, il n’a pas le choix.
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Dim 1 Oct - 12:48

Lou Morland en venait à lui faire regretter la guerre. Cette merveilleuse époque où il pouvait tuer sans que quiconque ne vienne lui demander des comptes. Sans qu’il n’ait à se justifier que ses nerfs l’avaient simplement lâché. Bon, peut-être les choses n’étaient pas aussi simples sur le papier, mais il se plaisait assez à imaginer la jeune femme comme étant dans le camp ennemi et qu’il lui collait une balle entre les deux yeux. Cela l’aurait soulagé. Ça l’aurait apaisé. Ça l’aurait rendu moins nerveux que présentement, au sein de la vie en société. Ici, il ne pouvait pas se laisser aller à ses pulsions meurtrières qui lui dictaient d’éclater la tête de la brune contre le bitume et de la jeter dans un caniveau. En Amérique, il y avait des lois, des règles, etc. Ainsi, il se contenait du mieux qu’il le pouvait. Et puis croyez-le ou non, il ne voulait pas non plus choquer la gosse. Quoi que cette considération perdait de son importance maintenant que la gamine s’était barrée à toute jambe, embarquant les clefs de sa bécane. Putain, les femmes !! Décidément, il n’était jamais parvenu à les comprendre. Il n’y avait que sa sœur Becca avec qui il parvenait à communiquer et à comprendre ce qu’elle disait. Et encore… quand elle se mettait à parler magie et sorcellerie, elle le perdait directement. Généralement, il faisait semblant de l’écouter pour au moins lui faire plaisir, ou il la laissait faire ses tours de magie. En contrepartie, Raphaël ne demandait qu’une bière pour passer le temps. Dans le fond, il n’était pas bien exigeant ce brave homme. Alors pourquoi la moitié de la population venait lui chercher la misère ? D’autant plus qu’il n’avait pas demandé à ce que cette gamine débarque dans sa vie. A croire que quelqu’un l’avait embauchée pour le prendre lui pour cible. Et l’autre connasse qui pensait qu’il n’était qu’un pédophile… MAIS MERDE A LA FIN ! Cette autre qui sentait la mort par ailleurs. Qui était laide comme un pou, lui faisant regretter d’avoir pu laisser sous-entendre qu’elle était belle la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. A croire qu’elle était sous l’emprise d’un sortilège. Elle était une bombe sexuelle le jour, et elle se transformait en une version de Rambo vieillard et handicapé dès que le jour se couchait. Hélas, il n’avait pas d’autre choix que de la suivre. Il aurait très bien pu la planter là, n’ayant rien à foutre de chercher la gamine. Seulement, sa moto était en jeu. En premier lieu, il fallait qu’il récupère ses clefs. Et deuxièmement, l’autre grognasse lui devait les réparations. Assez d’arguments pour que Raphaël décide de la suivre. Néanmoins, il préféra mettre les choses au clair avant. L’aider, ça veut dire récupérer sa moto belle et neuve. Il serra les dents, se retenant de lui jeter une remarque acerbe quand elle lui dit qu’elle payerait sa bécane tout en l’insultant. Toutefois, il avait obtenu ce qu’il désirait, il n’allait pas risquer qu’elle se rebiffe. Cette nana était tellement instable… Tout ce qu’il sut répondre, ce fut sur son odeur corporelle qui l’incommodait véritablement. Grand mal lui en prit car elle vint se coller à lui. De loin, on aurait pu croire à un couple qui se laissait aller à un peu trop d’excitation, mais c’était bien différent. « Rhaaa bordel dégage ! PUTAIN MAIS TIRE-TOI ! » beugla-t-il en cherchant à se détacher d’elle. C’est qu’elle avait de la force la salope ! Enfin, il en fut libéré et il s’essuya tout ce qu’il put du revers de sa manche. « Non mais t’es qu’une malade mentale ! Faut t’interner toi ! Qui ose te laisser garder des gamins ?! » Tu m’étonnes que la petite se taille à chaque fois ! Fulminant comme jamais, ils reprirent leurs recherches. Tout ce qu’il voulait, c’était qu’elle se tienne loin de lui, mais elle n’en faisait qu’à sa tête. Une fois encore, elle vint se coller brièvement à lui, pinçant ses fesses au passage. Il darda sur elle un regard noir de haine. Il la repoussa violement. « Refais plus jamais ça ! »

Décidément, à mesure qu’il connaissait cette femme, il réalisait tout son potentiel de connerie et de démence. De même qu’il fut atterré de la stupidité de ses propos quand il voulut se justifier de la présence de Lyra une fois encore avec lui. Franchement, il ne cherchait pas les embrouilles lui ! Mais il n’eut pas le temps d’aller plus loin dans le débat qu’il venait de cerner la silhouette de la petite fille au loin. Cette dernière se payait de la bouffe avec SON argent ! Ni une, ni deux, il agrippa la brune par le bras et la traîna derrière lui. Douce vengeance jusqu’à ce qu’ils attrapent enfin l’enfant. Elle s’apprêtait à prendre la poudre d’escampette mais ils s’en saisirent tous les deux à temps. La gamine se mit à hurler, mais Lou eut tôt fait de foutre sa main devant sa bouche et de sortir des arguments suffisamment convaincants pour qu’elle la boucle définitivement. La petite fille se mit à pleurer, et tandis que la séquence pathos se déroulait, Raphaël récupéra son portefeuille et ses clefs. Au moins une bonne chose de faite ! Il aurait bien taillé la route, mais les propos de l’éducatrice la révoltèrent. « Quoi ?! Non mais ça va pas bien ! Je paye rien du tout. » Et puis quoi encore ! Payer une glace à une gamine capricieuse et à l’autre folle. Jamais de la vie ! Sauf que glace fut le mot magique pour Lyra qui retrouva instantanément le sourire. Elle s’agrippa à Raphaël et se mit à sauter dans tous les sens. « Tu me casses les oreilles ! » râla-t-il, ce qui ne gâtait en rien l’enthousiasme de l’enfant. Lou, toujours avec classe et élégance, lui offrit l’unique raison qui pourrait le pousser à agir de cette sorte. « Tu fais chier. » dit-il à l’attention de la brune. « C’est OK pour la glace. » Lyra poussa un hurlement de joie, attrapant sans tarder la main de Lou et Raph pour les tirer vers le premier marchand de glaces de la plage. « Alors moi, je voudrais une glace trois boules. Vanille, chocolat et fraise. Puis de la chantilly. Et des copeaux de chocolat. » - « Et tu veux peut-être aussi un ballon tant qu’on y est ? » grogna Raphaël. Et effectivement, elle eut aussi le ballon en primeur. Ce fut au tour de Lou. Puis quand le glacier demanda pour le motard, ce dernier l’envoya élégamment chier en disant qu’il n’était pas une pédale, déclenchant l’hilarité de la petite. Il paya, dégoûté de se faire entourlouper de la sorte. Ainsi, ils se retrouvèrent tous les trois à marcher le long de la plage, la petite trottinant joyeusement à côté d’eux avec son ballon et sa glace dans l’autre main. « Dîtes Madame Morland, est-ce que je pourrai aller dormir chez mon papa quelquefois ? » Raphaël se récria avant. « Je ne suis pas ton père ! » Non mais elle avait pris ses rêves pour la réalité cette gosse. Lyra lui jeta un regard méchant avant d’aller s’asseoir sur une margelle face à la mer. D’autorité, les deux adultes lui suivirent et s’assirent, entourant la gamine. A la fois pour ne pas avoir à se supporter, mais aussi pour ne pas qu’il lui prenne l’envie de se tailler de nouveau une fois la glace terminée. « T’es marié ? » Raphaël grogna de mécontentement. Qu’est-ce que ça pouvait lui foutre ? Cette réponse ne lui convint pas, si bien qu’elle réitéra sa question tant de fois qu’il céda. « Oui ! » Plus ou moins. Ce n’était pas forcément une situation bien normale, mais elle n’avait pas besoin de savoir. Et encore moins l’autre garce !!! « Et tu as des enfants ? » Il secoua négativement la tête, sachant qu’il ne pourrait pas se défiler à ses questions. Le visage de la petite fille s’éclaira. « Alors je peux être ta petite fille ! Pas vrai, Madame Morland ?! »
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Ven 13 Oct - 13:09

»Tu es insupportable ! » Voilà ce qu’elle a toujours entendu la concernant. Les gens ont toujours eu du mal avec son franc parler légendaire, avec sa façon violente d’accoster les gens, de son manque de tact, de sa manière de frapper plus vite que son ombre. Mais Lou s’est toujours moquée de l’avis des gens comme de la dernière pluie tombée dans le désert du Sahara et ce n’est pas ce qui allait changer. Parce qu’à force, parce que les années s’étaient écoulées, et parce que les gens avaient fini par aimer Lou pour ce qu’elle était vraiment. Hormis son mauvais caractère, Lou est l’amie idéale quand il s’agit de venir toquer à trois heures du matin, elle défend quiconque qu’elle aime d’une volonté farouche, et elle est vraiment investie dans son travail avec les enfants. Alors, on peut toujours peser le pour et le contrat avec elle, mais au fond, on ne peut que l’aimer. Il faut juste accepter son grain de folie. Ce qui n’est pas évident, c’est vrai. Et elle remarque combien le mec fait beaucoup d’efforts pour ne pas l’emplâtrer. Ça ne lui fait pas peur d’ailleurs. Et puis, qu’il essaye donc : elle l’accueillerait avec grand plaisir. Mais pour l’instant, elle préfère s’occuper de Lyra. Cette petite l’inquiète malgré tout. Son comportement est trop instable. Pire, elle a l’impression qu’il s’aggrave, que plus le temps passe et plus l’enfant se coupe du monde. Et de ce fait, même si elle rigole, qu’elle emmerde le vieux, elle n’en garde pas moins un soupçon d’inquiétude. Pourtant, elle ne perd pas le nord et continue de faire chier tant qu’elle peut. Autant en profiter. En plus, le type lui ressemble. Il a le don de s’emporter facilement et puis avec sa grosse voix, ça rend l’effet tellement drôle. Un peu comme il y a de très nombreuses années, quand elle faisait la connaissance de ce boxeur-là… Mais ce n’est pas le moment de ressasser le souvenir. Elle a une gamine à retrouver et un retraité à titiller. « Il faut vraiment que tu prennes tes calmants papi, tu vas finir par avoir une crise cardiaque. » Qu’elle finit par dire d’une voix amusée non sans lui pincer les fesses, ce qui déclenche une nouvelle crise de nerf de la part du gars. « En tout cas, tu devrais faire des squats. C’est mou, mon chou. » Non en vrai, c’est assez ferme. Mais voilà, elle a un canard qui plonge droit dans un mur autant s’en amuser.

Et c’est ce qu’elle fait jusqu’à tomber nez à nez avec une Lyra sauvage fort occupée à essayer de se payer une glace. La suite, on la connaît tous et après l’avoir rattrapée de justesse, Lou demande alors à ce que le gars lui paye une glace. Bah oui, il a foutu la merde quand même ! Et visiblement, sa volonté est bien molle parce qu’il accepte. Voilà deux femmes rendues heureuses et finalement, elles peuvent donc prendre commande. Il ne manque pas d’être encore plus irritable face au choix de l’enfant. Ce que Lou déplore et conteste avec un grand sourire. « Je dis mieux ! Deux ballons en prime s’il vous plait ! » Et elle jette un regard énamouré au type « Tu es tellement généreuuuuuuux ! Bien aloooors… Moi je vais vous prendre un suprême méga XXL s’il vous plait ! » Puis captant que l’autre va se demander ce que c’est, elle ajoute d’un ton neutre. « Oh ce n’est que deux boules chocolat avec un petit coulis tout chaud dessus. » Même qu’elle minaude parce qu’en faite le suprême c’est juste un énooooorme cône avec de la chantilly, du chocolat chaud, des pépites et plein plein de boules de glaces. Un truc qui coute plus de vingt dollars. Mais c’est pas grave, elle est invitée. « Je t’arrête de suite Robert. Sache que je n’ai pas de sous et que tu dois nous inviter. » Elle lèche une boule de façon langoureuse et ajoute sur un ton sexy. « Et puis, elle porte ma salive maintenant, elle ne peut plus être rendue. Et puis fais, attention, tu as un peu de chantilly. »  Dit-elle en lui foutant un peu de mousse blanche sur la joue. Et telle une princesse, elle part avec sa glace prendre place à côté de la petite. A côté d’elle, de chaque côté de l’enfant, ils ressemblent à une famille. Et la glace est bonne. L’horizon est beau à voir et personne ne pipe un mot. Enfin sauf Lyra qui demande alors si elle pourra dormir chez l’homme. L’utilisation du terme « papa » chiffonne les oreilles de Lou. Mais déjà l’autre gland s’insurge. « Hey oh ! Sac à chiasse ! Baisse un ton ! » Dit-elle en plantant rageusement sa cuillère pleine dans sa bouche. Elle a du chocolat sur le coin de la bouche Lou. Ça lui donne un côté demeuré mais qu’importe elle sait se montrer menaçante. Enfin, la boule de glace casse le décor et Lyra s’est mise à poser des questions à savoir s’il est marié, s’il a des enfants et s’il pourra l’adopter. C’est en soi très attendrissant et bien vite Lou en vient à sourire. Voir carrément rire quand il dit qu’il est marié. « T’as trouvé quelqu’un à épouser ?! » Son rire explose à nouveau « Franchement, je l’imagine... Très grande... Avec une veste de cuir... Quand vous devez aller faire l’amour, c’est elle qui doit te porter pour te mener au lit ! » Le regard de Lou étincelle, la connerie n’est pas loin « Elle doit s’appeler Michael ! » - « Mais Mademoiselle, c’est un monsieur ! » Dit Lyra sur un ton intrigué. Forcément la question des enfants. Les hommes avec les hommes et ainsi de suite. « Ça ne veut rien dire ! L’amour ne possède pas de sexe. La preuve, ce René est marié. » Et Lyra tourne alors la tête vers le gars et demande « Tu t’appelles René ? » Et sans attendre la réponse, elle finit par se blottir contre le type, et annonce d’une voix enthousiaste « De toute façon, je m’en fiche. Je veux que tu deviennes mon papa et que tu m’adoptes. Je serais très gentille et tu m’emmèneras dans ton garage comme ça je te passerai tes outils. » Tiens, Monsieur a donc un métier ! « Oh tu es mécanicien ! Ça tombe bien alors, tu pourras te démerder pour ta moto ! En revanche faudra que je t’amène ma voiture, je crois qu’il faut changer la pompe à eau ! » Elle est naturelle sinon Lou. Elle s’invite. Elle s’organise ses plans. Mais ça l’amuse encore plus de le voir s’égosiller alors elle en rajoute une couche « J’t’amènerai les papiers pour l’adoption ! »
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Ven 13 Oct - 21:34

Raphaël passait vraiment une journée de merde. Pourtant, elle n’avait pas si mal débuté. Bien au contraire. Depuis qu’il avait trouvé ce travail au garage d’Alaric, il n’avait pas trop de raison de se plaindre. Le job était bien, le salaire lui permettait d’avoir un appartement à Los Angeles pas trop dégueulasse et d’acheter sa sacrosainte bière. Il avait retrouvé une partie de sa famille. Ce n’était pas forcément que des bonnes nouvelles et des relations épanouies, mais ces retrouvailles lui apportaient un étrange sentiment de stabilité. Son seul point noir, c’était Judith. Cette dernière continuait de se défiler à lui. Quelque soit la manière dont il l’abordait, elle lui résistait. Pour l’heure, il se retrouvait démuni, ne sachant plus comment parvenir à l’atteindre, à lui faire comprendre qu’il était en train de changer et qu’il poursuivrait ses efforts pour elle. Sans elle, il n’était plus grand-chose. Il avait désespéramment besoin d’elle, mais elle ne le comprenait pas. Elle était devenue cette Mia qui lui était si étrangère. Cette femme qui ne l’aimait plus et qui ne voulait plus de lui, qui osait lui dire non et partir malgré ses supplications. Encore plus qu’impuissant, il se sentait pathétique. Comme maintenant tandis qu’il se faisait soumettre par une gamine et une échappée d’asile. Il n’en revenait pas de cette soirée de merde où il avait été emmerdé par une enfant, jusqu’à ce que la psychopathe ne prenne le relais en lui défonçant sa moto. Sa si belle moto… Non, il ne devait pas penser à cela. Il devait se montrer brave et s’empêcher d’éclater la tête de la brune dans cette glace hors de prix qu’elle voulait s’offrir. Enfin… qu’IL devait lui offrir. Il bouillait de l’intérieur, guère enchanté à concéder des cadeaux à de telles emmerdeuses. Surtout qu’il en prenait pour son grade. Et pour la première fois, oui la première fois, Raphaël se sentait un peu trop attaqué physiquement. Cette folle-dingue n’hésitait pas à se coller à lui, à lui pincer le cul ou à franchir la barrière de son espace vital. Désormais, il se tenait à une distance acceptable pour être hors de sa portée. Qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire pour être protégé des griffes d’une dégénérée.

Deux glaces et deux ballons achetés plus tard, ils évoluèrent tous les trois le long de la plage. La gamine trottinait avec bonheur entre les deux adultes qui étaient prêts à intervenir à la moindre nouvelle escapade. A s’y méprendre, ils ressemblaient à une famille qui s’accordait une sortie à la plage. Dans ce tableau déplaisant, ce qui l’emmerdait le plus, c’était que quelqu’un puisse penser qu’il était marié et qu’il avait fait un enfant à ce monstre puant qui se tenait à côté de lui. Non… très franchement, cette nana faisait peur et il commençait à se demander s’il n’était pas trop torché le jour où il avait fait sa connaissance, hélas. Il l’avait trouvée belle pourtant… que s’était-il passé ?! « Va chier. » râla-t-il en essuyant la chantilly qu’elle venait de lui foutre sur la joue. Qui avait osé mettre au monde une horreur pareil ?! Aussi chiante que conne, vulgaire et moche ! Et quand ce n’est pas la brunette, c’est la gamine qui prend le relais pour l’emmerder. Elle veut dormir chez lui, continuant à l’appeler papa. Il se sent obligé de récrier, ne comprenant toujours pas pourquoi cette petite s’obstinait tant à vouloir faire de lui son père. Sa femme ne voulait plus de lui, mais une petite fille désirait obstinément devenir sa petite fille. Aussi, elle se renseigna même sur sa situation actuelle. Il dut avouer qu’il était marié, recevant une remarque acerbe de Lou. « Evidemment que j’ai trouvé quelqu’un. J’ai pas ta gueule. » s’énerva-t-il. Mais ce ne fut pas assez pour interrompre la verve stupide de la brune. « C’est une femme, putain ! » Attendez, elle osait penser qu’il était gay ?! Elle osait prétendre que sa Judith pouvait être un homme ?! Il n’aimait pas être dénigré, mais encore moins quand il s’agissait de sa femme. « Ne parle plus jamais de ma femme ainsi. » gronda-t-il, véritablement menaçant pour cette fois. Il se mit à faire la gueule. Enfin… plus que d’habitude. « Et c’est Raphaël. » dit-il pour la gamine. C’est vrai qu’il n’avait jamais donné son prénom finalement. La petite s’en moquait malgré tout. Elle vint se coller à lui. Il faillit la repousser, mais il ne le fit pas. Cette étreinte le surprit sincèrement. Pour toute défense, il poussa un soupir de lassitude. Quoi qu’il dise, il ne parvenait pas à faire changer la gamine d’idée. De toute manière, ce n’était pas elle qui choisissait. En revanche, c’était autre chose pour Lou. « Tu peux toujours te brosser pour que je m’occupe de ta voiture. T’as vu ce que tu as fait à ma moto ? Et je te préviens, je veux quand même la thune. » Oui parce qu’il allait y passer du temps, qu’il lui faudrait du matos et qu’elle lui devait bien ça ! Pire encore, elle lui parle des papiers d’adoption. « J’adopte personne moi. Je ne vois pas pourquoi j’irai m’encombrer d’un gamin. » Lyra se redressa, plongeant un regard résolu dans le sien. « Je ne suis pas encombrante ! Puis je t’aiderai au garage, et à la maison. On fera plein de choses ensembles ! » Un nouveau soupir franchit la barrière des lèvres de Raphaël. « Pourquoi tu ne veux pas juste rester au foyer ? Y’a plein d’autres enfants là-bas. Tu t’amuseras plus qu’avec moi. » Elle afficha un mine boudeuse. « Non, ce ne sont que des gamins ! » - « Et tu crois que tu es quoi toi ? » Elle s’était prise pour une adulte peut-être ? L’échange finissait pourtant par l’amuser. Surtout la gueule de la petite en vérité. « Je ne suis pas une enfant. » Un rire bref agita Raphaël et il lui ébouriffa sa chevelure hirsute, mettant un terme à l’affront. Lyra eut un léger sourire, se détendit et revint se blottir contre lui en admirant l’océan face à eux. Il se tourna momentanément vers Lou, la voyant déguster sa glace en s’en foutant de partout. « T’as de la glace là. » Tandis qu’elle avait le cône près de son visage, il le poussa et sa boule de chocolat atterri sur le nez de la jeune femme. Il rit comme un con, bien fier de lui. L’autre s’excita encore plus. Il se rendit compte brusquement que la masse sur lui pesait plus lourd. « Merde, elle s’est endormie. »
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Lou Morland
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Jeu 16 Nov - 22:12

Le cadre paraît idyllique, digne d’une vie de famille heureuse. A les voir faire d’un point de vue extérieur, on pourrait croire qu’il s’agit du père, de la mère et de l’enfant sauvage. Les sourires sont là, et même si le type ne cesse de geindre. Dans le fond, il ne pourra s’agir que d’un homme avec un problème d’autorité ou un problème d’alcool par exemple. Ouais, Lou ne cherche pas trop à se poser de questions. Elle profite de l’instant présent, se disant que la journée est parfaite. En relatant tout cela, elle ne peut qu’admettre qu’elle a bien bossé, qu’elle a fait une super séance de sport où elle s’est bien défoulée. Elle a transpiré comme une pastèque, elle pue le vieux chacal pourri depuis trois mois, elle a une sale gueule et pourtant, elle rit, heureuse d’être en vie, heureuse de bouffer une énorme glace gratos, heureuse d’avoir fracassé sans pression une moto de biker. La journée devrait se passer ainsi tous les jours. C’est un bon plan pour une Lou Morland et qui plus est, quand elle a une victime sous la main, qu’elle peut malmener à sa guise. Plus la victime est grosse et a du répondant, plus elle aime. Et effectivement, le biker a un sale caractère mais ça ne la dérange nullement. Au contraire, elle adore ça, elle aime quand il braille et s’insurge contre tous ses mauvais traitements qu’elle fait contre lui. Ça et le fait de se faire payer une glace sans aucune gêne. Faut bien qu’elle en profite après tout et puis vu comment elle a brûlé les calories ce matin, elle le mérite encore bien plus. C’est l’art de s’auto-satisfaire d’un rien. D’une certaine façon, elle se contente de peu, comme Lyra. Une glace. Le cul posé. La mer pour paysage et un pauvre type à emmerder comme jamais. C’est une super journée !

Et d’ailleurs, la brune ne mâche pas ses mots, ne lui accorde pas de répit, bien destinée à le faire chier jusqu’au bout. Si elle le peut, elle le fera même chialer comme une fillette, attendant l’explosion comme Coyote quand il pète son plomb face à Beep-beep. Le pire c’est qu’il en a deux pour le prix d’une parce que Lyra entre dans son jeu, du moins, avec son innocence d’enfant. Pourtant, elle est choquée d’apprendre que cet homme est marié. Il n’a vraiment pas la tête à être l’époux de quelqu’un ou alors d’un autre biker qui le plaquera contre le mur et lui fera des choses fort peu catholiques, qui feront pâlir un Zachary puceau des clubs gays. Mais là, non c’est une femme. Et apparemment, il ne faut pas la toucher sa petite chérie. Un sourire narquois apparaît sur le visage de la brune avant de laisser place à une expression d’innocence pure « Hey oh, on se calme J-R. Je n’oserai JAMAIS dire du mal de l’amour de ta vie, voyons. » Elle se met à rire avant d’ajouter « J’espère juste qu’elle s’épile la moustache. » Parce qu’elle l’imagine biker quand même, sentant le chacal comme elle, mais de manière quotidienne et non pas parce qu’elle a fait du sport. « Raphaël. C’est ainsi qu’on t’appelle. » elle finit par hausser les épaules, enfournant une nouvelle bouchée de sa glace « J’préfère René. Ça va bien avec ta gueule, je trouve. » Et puis, le faire chier en lui donnant une nouvelle identité, c’est plus drôle aussi. Et aussi, en appuyant les dires de Lyra voulant se faire adopter. C’est qu’elle a l’air d’y tenir d’ailleurs. Lou pourrait trouver cela très attendrissant mais d’un autre côté, elle ne pourrait pas accepter qu’un type comme lui puisse adopter une enfant. Il n’a aucune fibre paternelle, il est toujours limite dans ses gestes. Il a beaucoup de violence aussi, et ça, c’est quelque chose qui rebute. Alors bien sûr, elle l’emmerde mais dans le fond, elle se dit qu’une gamine comme Lyra, a besoin d’être encadrée, d’être remise à sa place. Peut-il remplir ce rôle ? C’est ce à quoi elle songe tandis qu’elle dévore sa glace, écoutant le discours émanant entre les deux. Ce type n’a rien pour être père et pourtant, la petite fille semble l’avoir adopté, semble l’aimer aussi. C’est étrange…  ça la rendrait presque jalouse si ce n’est que le geste qu’il a pour Lyra finit par l’attendrir franchement. Et cette fois-ci, Lou finit par ne plus rien dire d’autre. D’autant plus quand l’enfant finit par se blottir contre le biker. Au contraire, quand elle ouvre la bouche, c’est bien pour dire une parole gentille. Mais à ce moment-là, Raphaël se découvre soudain un sens de l’humour, lui faisant remarquer qu’elle a de la glace avant de lui pousser le cône dans la tronche. « Putain, t’es trop con !!! » Braille alors Lou en écartant violemment la tête. Du chocolat dans les narines, non mais il est sérieux là ? « Tu fais chier. » Finit-elle par dire en calant le cone entre ses cuisses pour s’emparer d’un mouchoir et s’essuyer le nez. Pendant ce temps, l’autre clown fait remarquer que Lyra s’est endormie. Mais c’est alors le cadet des soucis de la brune incendiaire. « Change pas de sujet, j’ai du chocolat encore !? » Demande Lou en exhibant son pif devant Raphaël. Elle ne s’attend pas à une parole aimable mais quand même, avoir du chocolat dans le nez, c’est pire que voir sa moto être défoncée par une voiture. Oui, bon ok, il y a des priorités dans la vie d’abord. « En plus, gaspiller la nourriture comme ça… Tu ne penses pas aux petits africains qui meurent dans leur pays ? C’est fou ! Comment vas-tu apprendre cela à Lyra quand vous vivrez ensemble ? » Bon elle ne dira jamais oui pour l’adoption mais quand même, c’est toujours bon de remettre les gens à leur place. « Enfin, peut-être que tu as déjà des enfants… Avec ta femme, je pense, non. Elle s’appelle comment ? Et elle fait quoi dans sa vie à part supporter ta tronche de cake ? » Se rendant compte qu’elle pose trop de questions, Lou prend alors une mine mortifiée. « Mon dieu… Je te pose des questions comme si tu étais intéressant alors que pas du tout… Pour la peine… » Elle finit par prendre la glace et la plaque sur le visage du biker, déclenchant la troisième guerre mondiale, le réveil hilare de Lyra. « Bah quoi, j’allais pas la jeter sans la gaspiller un peu plus ! ça te va bien le chocolat sur la gueule, on dirait que t’es devenu un black avec un problème de pigmentation. » Et puis un problème de colère aussi, mais ça, elle a fini par prendre l’habitude de le voir brailler ainsi.
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Raphaël Grimes
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MessageSujet: Re: « T’es allé jusqu’au bout du monde pour elle, et tu devras encore aller plus loin » [Le petit ours brun *-*]   Aujourd'hui à 11:21

Raphaël commençait à comprendre qu’il n’était pas fait pour une vie de famille, et pire encore, qu’il n’était pas fait pour s’entendre les femmes, qu’importe leur âge. Cette petite Lyra ne cessait de lui casser les pieds, lui faisant la misère tout en claironnant qu’elle le voulait en tant que père. Cherchez la logique ! Elle l’excédait plus que tout au monde. Pourtant, il savait se montrer patient avec les enfants. A une certaine époque, il avait presque élevé une partie de ses frères et de ses sœurs. Il devrait être habitué. Mais non. Les enfants d’aujourd’hui étaient une version 2.0 avec des applications en moins ou de nouvelles applications inutiles. #findurespect Mais le pire, ce n’était pas de se taper la gamine à tout bout de champ. Le pire, c’était la nana qu’elle entraînait dans son sillage. Cette hystérique brune qui se prenait pour une actrice de karaté. Elle représentait tout ce qu’il exécrait chez la femme : l’exubérance, le manque de féminité, de finesse, de respect. Et surtout… elle ne fermait pas sa gueule !!! Il faisait un effort phénoménal pour ne pas attraper sa tronche d’abrutie et lui éclater contre le bitume à la American History X. #laviolence Toutefois, il se retenait. Pas par égard pour elle ou parce qu’elle était une femme, mais parce qu’il n’était pas complètement stupide. Il était presque étonné que la police ne soit pas encore aller le voir concernant l’épisode avec Derek et Judith. Il se disait qu’il avait un sursis. Il n’avait pas été dénoncé, mais ce n’était pas le moment de faire le con. Il n’avait pas envie d’être confronté aux forces de l’ordre et à la justice. Cette justice qui n’en était pas une. Et aujourd’hui, il y avait beaucoup trop de choses auxquelles il tenait : Becca, sa famille et retrouver Judith. Il caressait encore l’espoir de la voir lui revenir. Elle restait sa femme envers et contre tout.

Alors entendre l’ogresse parler de Judith avec autant d’irrespect avait le don de le foutre hors de lui. Il sembla qu’elle avait compris la leçon sous les menaces du mécanicien, mais rien n’y faisait. Elle était un cas perdu, une erreur de la nature. Pour être honnête, il en avait presque pitié. C’était pour dire ! Cela ne l’empêcha pas de lui jeter un regard foudroyant, prêt à lui sauter dessus. « P’tain, arrête j’t’ai dit ! » bougonna-t-il avant de lui rappeler son nom. Cependant, elle ne semblait pas décider à lui l’appeler par son véritable prénom. Il lâcha un soupir excédé, n’ayant même plus la force de se battre. Quelle chieuse !! Lyra prit le relais en remettant sur le tapis le fait qu’elle voulait devenir sa petite fille. Elle voulait qu’il l’adopte. Pourquoi lui ? Elle devait bien voir qu’il n’avait rien du papa poule ou modèle. Bien au contraire. Il passait son temps à ronchonner, il était violent, il vivait dans un appartement mal-tenu, il l’envoyait bouler et il n’était d’aucune tendresse. Néanmoins, son discours parvint à l’attendrir d’une manière toute particulière. Au fond de lui, il se demandait ce qui avait bien pu causer la présence de Lyra dans cet orphelinat. Quelle avait été sa vie ? Elle paraissait aussi ravagée que lui. Est-ce qu’elle avait perdu sa famille qu’elle souhaitait se jeter dans ses bras ? Il ne comprenait pas, réfléchissant à cela tandis que la petite s’endormait tout contre lui. Un bref instant, il se dit qu’il était bien, là, face à la mer avec la petite calme dans ses bras. Sauf qu’il y avait l’autre. L’autre qui bouffait une glace qu’il avait payée. Ça l’énervait. Ce n’était pas juste. Alors pour la faire chier à la mesure de ce qu’il lui faisait subir, il lui enfonça son cornet sur le bout du nez. Paye tes représailles. La voir partir au quart de tour n’avait pas de prix. Il éclata de rire en la voyant brailler et se débattre pour retirer tout le chocolat qu’elle avait pu se foutre sur la tronche. OK, là, le moment était parfait. « Je ne sais pas, je ne cerne pas la différence entre le chocolat et ta crasse. » C’est qu’elle fouettait grave la gueuse ! Autant, la première fois qu’il l’avait vue, elle était plutôt à son goût. Autant cette fois… elle puait la transpiration. Elle s’emballa plus encore à partir dans ses délires d’africains. « Eh oh, tu ne vas pas te mettre à délirer comme la gamine hein ! Je sais que ce n’est pas forcément évident à voir, mais il me semblait que t’étais l’adulte des deux ! » Bonjour la maturité de la jeune femme toutefois… Elle lui prouva qu’elle était d’autant plus stupide qu’elle embraya de nouveau sur le sujet de sa femme et d’éventuels enfants. Non, il n’en avait pas ! Et quant à sa femme, ça devenait difficilement au goût du jour. Elle-même se choqua de poser autant de questions et avant qu’il n’ait pas réagir, il se retrouva avec un cornet sur la tronche. « Putain, t’es trop conne ! » hurla-t-il à l’exemple du cri précédent de la jeune femme. Sauf qu’il ne le faisait pas exprès. Il était d’autant plus énervé que le rire de la gamine résonnait entre eux. Il attrapa les restes de la glace qu’il jeta sur Lou sans vergogne. Bien fait pour sa tronche. « Vous avez des sales têtes !! » se moqua Lyra, ne pouvant s’arrêter de rire en les voyant peinturlurés de glace au chocolat. « Ce que vous êtes mignons. Une famille pleine de joie. » Raphaël se tourna brusquement vers la source de la voix. Une vieille mamie qui ne devait sûrement pas y voir grand-chose pour tenir un tel discours. Parce qu’elle ne pouvait que voir flou pour avoir une telle opinion. « Eh non, ce n’est pas ma femme ! » se récria le mécanicien tandis que la mamie se barrait, toute attendrie. Il n’y avait vraiment pas de quoi. Il se releva. « Ce n’est pas ma femme ! » hurla-t-il encore, question que tout le monde le sache bien, mais la vieille était sourde comme un pot. Il passait pour un blaireau, mais hors de questions qu’il ne puisse être lié à une telle folle furieuse. Il discerna ensuite une petite fontaine qui se trouvait pas loin d’eux. Il y alla, se débarbouillant ainsi le visage. Lyra trottina jusqu’à lui. Dès qu’elle fut à sa hauteur, il lui envoya de l’eau sur son visage. « Tiens, ça, c’est pour t’être foutue de notre gueule ! » - « Et c’est pas juste ! » Les velléités étaient lancées. Cela était suffisant pour que la gamine se jette à l’assaut en éclaboussant le mécanicien. Lou arriva et d’un même mouvement, ils envoyèrent tous les deux de l’eau sur sa tronche. Cette fois, ils rirent ensembles. « Je crois que t’as bien besoin d’une petite douche, la puante. » dit Raphaël avec un sourire mauvais tandis qu'il se préparait à lui envoyer une nouvelle salve dans la gueule.
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