Vice et Versa
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! » + Jean-Neige ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kimia Turner
Admin blonde
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 20/08/2015
MESSAGES : 357

MessageSujet: « J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! » + Jean-Neige ♥   Dim 20 Aoû - 21:38

Je. suis. à. la. bourre. JE SUIS A LA BOURRE ! Je cours dans tout l’appartement, à la recherche de mes affaires éparpillées un peu partout. Quand Mike n’est pas à la maison, c’est impressionnant ma capacité à être aussi bordélique. Des fois, je me fascine toute seule. Toujours est-il que je me trimbale en sous-vêtements, en quête d’un pantalon. Ah tiens ! Y’en a un par ici. Puis d’un tee-shirt. Trouuuuvé aussi ! C’est juste miraculeux. Puis je m’élance vers ma chambre pour récupérer des affaires. Et c’est là que… accident fatal. Le chat passe, et cette créature est tellement massive que je trébuche dessus. J’ai l’impression d’être un vélo qui percute un camion et je m’étale de tout mon long un peu plus loin. « Rhaaa Bouboule, sérieux ! » Je m’exaspère en commençant à ramper jusque dans ma chambre, avant de me redresser malgré tout. Je suis une adulte désormais. Qui prend ses responsabilités et qui n’a pas peur de la vie. Du nerf, que diable ! « Mes chaussures ! » Je frappe le front en partant à la recherche de mes chaussures aussi. Il n’y a pas à dire, je suis une réelle calamité. Quand je suis vestimentairement présentable, je récupère mon sac pour y fourrer mes affaires. Pas plus de deux secondes plus tard, je suis dehors. Au préalable, j’ai bien vérifié que mon chat avait tout pour être heureux sans moi pour la journée. Je fonce ensuite dans ma voiture, je mets le contact et en route pour l’école. Un petit texto pour prévenir Maddie que je suis à la bourre, mais que j’arrive. Et un autre, pour prévenir Otto que je suis à la bourre et que je l’aime. Parce que théoriquement, il s’en balance un peu que je sois en retard à mon travail. Je le vois déjà se marrer devant son téléphone juste en m’imaginant me démener comme un diable dans tout l’appartement. En plus d’être mon petit ami de l’ombre en ce moment, il est surtout mon meilleur ami d’enfance. Il me connait donc par cœur, et il a déjà assisté à nombre de mes départs précipités. Surtout ces derniers temps où mon fiancé n’est pas là et que je pars dormir chez Otto. Au petit matin, j’en oublie fatalement mon réveil et j’arrive toujours en retard, essoufflée comme un chameau après trois mois de désert. Ces jours-là sont toujours pour la plus grande joie des enfants qui me peuvent se moquer de mes cheveux en bataille, de la marque de mon oreiller sur la joue, ou pire, quand ils voient que je porte deux chaussures différentes (oui, c’est possible). Bref, je suis une véritable calamité.
Le pied sur l’accélérateur toute la durée du trajet, je finis par arriver à l’école. En plus, aujourd’hui, c’est sortie scolaire avec ma classe et celle de Maddie. La grosse galère quoi ! C’est musée pour tout le monde et nous devons être tout à fait opérationnelles pour tenir à l’œil les mains pleines de doigts des enfants. « Je suis là ! » je m’écrie en apercevant Maddie dans la cour de récréation. Fort heureusement, la cloche vient tout juste de sonner. Ainsi, les classes se mettent en rang pour retrouver leur professeur et monter en salle de cours. Quant à nos deux classes, elles se massent en rang auprès de nous, sachant que la journée était un peu plus particulière. Je m’excuse vite saut que tout à coup, j’entends les rires des enfants autour de nous. Il me faut quelques secondes avant de capter que tous les regards sont rivés vers moi, mais aussi de réaliser que ma veste est à l’envers. « Eh merde… » je ronchonne dans ma barbe tout en retirant ma veste pour la remettre à l’endroit. Quelle poisse ! « Bonjour tout le monde. Allez, en rang maintenant ! » Les élèves s’ordonnent plus ou moins rapidement. L’excitation est assez palpable de leur côté. « J’espère qu’ils seront gérables aujourd’hui. » je confie à ma collègue de travail.

Mais ils n’ont pas été gérables. Ce fut même tout l’inverse, et c’est totalement épuisée que je quitte l’école ce soir. Je suis tellement préoccupée par ma colère que j’en oublie où est garée ma voiture. Je tourne et je vire dans le quartier à la recherche de ma petite titine, pestant et râlant comme un pou. Dans ces moments-là, j’aimerais qu’un Otto sauvage apparaisse pour me tirer de ce mauvais pas. Mais là, je sais qu’il s’entraîne et je n’aime pas le déranger. De toute manière, j’en oublie bien vie toutes mes considérations quand je voie un malotru roux qui jette sa canette juste devant moi. Son attitude a le don de me rendre folle immédiatement. Je me bats constamment contre ces comportements intolérables qui consistent à détruire notre si belle nature. NOTRE MERE NATURE ! « Non mais ça va pas la tête ! » je m’écrie en m’approchant de l’armoire à glace. Je tapote sur son épaule afin qu’il se reconnaisse et qu’il se tourne vers moi. Quand il regarde au loin avant de baisser les yeux sur moi, je comprends combien je suis petite par rapport à lui. Donc pour me donner plus de contenance, je fous les poings sur mes hanches. « Vous réalisez ce que vous venez de faire Monsieur ? C’est criminel ! » Je me baisse pour attraper la canette par terre. « Ce truc, vous savez combien de temps ça met à s’autodégrader ?! » Je suis furibonde, prête à lui sauter à la gorge. Je ne suis pas du genre violent. Bien au contraire, je ne suis généralement qu’amour, mais il a des gestes qui me mettent hors de moi-même. Je ne me suis pas battue pour la planète pour qu’un abruti balance tout par terre. J’éclate la canette contre son torse. « 200 ANS ! » je rugis comme une démente écolo. Je pointe furieusement du doigt la poubelle. « Alors maintenant, vous allez me faire le plaisir de jeter ça à la poubelle ! Ce n’est pas pour les babouins ! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean-Neige Winchester
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 07/08/2017
MESSAGES : 326

MessageSujet: Re: « J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! » + Jean-Neige ♥   Mer 23 Aoû - 11:31

« J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! »
Kimia ∞ Jonnhy
C'est une journée de merde. La veille j'ai perdu mon combat. J'avais tout pour gagner et je me suis fait avoir sans vraiment comprendre comment. Le gars a bien bossé, il a contré mes attaques, compris mon jeu de jambes si bien qu'il s'est économisé pendant que je m'épuisais. Je dois avouer que je suis mauvais perdant, mais je respecte sa victoire. Il était meilleur hier soir, et je rumine contre moi-même. Il m'a pas mal amoché en plus, j'ai la gueule d'un ex taulard, ou d'un gars qui s'est battu dans un bar. La bouche légèrement enflée, l’œil au beurre noir, des bleus un peu partout sur le corps, et je suis tellement énervé que je suis quand même venu à l'entraînement aujourd'hui. Oui, je me laisse en général un ou deux jours de repos après un combat avant de reprendre de plus belle. Aujourd'hui j'avais besoin de me défouler. Ils me connaissent, ils savent qu'il ne faut pas me contredire, surtout quand j'ai autant de colère en moi. Mais je me suis montré raisonnable, je n'ai tapé sur le punching-ball que la mâtiné. L'après-midi, je l'ai passé avec Caroline. Je la connais à peine mais j'étais presque désolé qu'elle ait à subir ma mauvaise humeur. Je pense qu'elle a vite compris que cela ne s'était pas passé comme prévu au match. Elle a été patiente avec moi, elle m'a touché le corps (pas de façon dégueulasse bande de pervers), elle m'a remis d'aplomb, du moins le corps, du mieux qu'elle pouvait. Je dois lui accorder au moins une chose, elle a une patience de feu de Dieu. Clairement je l'imaginais plus fleur bleue, du genre à pleurer si on se met en colère contre elle... Ouais, je sais je suis dans le cliché de la femme... Mais bon, au moins elle ne cesse de m'étonner de jour en jour. Le soir, me voilà canette de bière à la main en train de boire. C'est laid je sais, mais la bière soigne bien mieux les maux que n'importe quoi d'autre, même les femmes, même ma kiné.
Je déambule dans la rue, grognant sans cesse comme un animal en colère. Quand je termine ma bière, je la jette au sol avec colère. Elle se fracasse au sol dans un bruit bien spécifique mais j'en ai rien à foutre, la moi, j'ai envie d'aller dans un bar et d'en reprendre une.
- Non mais ça va pas la tête !
Je me rend pas compte qu'on est en train de me parler et continue mon chemin quand soudainement on me tape l'épaule. Je grogne, me crispe avant de me tourner vers la personne qui a osé faire ça. C'est tout simplement un minipouce et j'ai presque envie de rire. Surtout avec ses poings sur les hanches, comme si elle cherchait à m'impressionner. Ba c'est raté.
- Vous réalisez ce que vous venez de faire Monsieur ? C’est criminel !
Elle se baisse, ramasse la canette et moi j'hausse un sourcil. Criminel carrément, elle a qu'a dire que faire pipi dans la nature c'est criminel tant qu'on y est.
- Ce truc, vous savez combien de temps ça met à s’autodégrader ?!
Oh putain je suis tombée sur une mégalo de la nature. Me voilà grognant à nouveau, c'est clairement pas le jour pour me faire chier. Mais quand elle éclate la canette contre mon torse, je sens mon poing se serrer. J'ai toujours juré de ne jamais taper une femme, mais celle-là... Elle joue un peu trop avec le feu...
- 200 ANS !
Elle pointe la poubelle et je lève les yeux au ciel.
- Alors maintenant, vous allez me faire le plaisir de jeter ça à la poubelle ! Ce n’est pas pour les babouins !
Je récupère la canette que j'écrase contre sa tête (ça fait pas mal, c'est une canette coopérative) avant de saisir ses hanches pour la soulever. Je me dirige vers la poubelle, me moquant bien qu'elle puisse se débattre. Il faut dire qu'avec ma carrure, elle peu se débattre autant qu'elle veut, elle n'arrivera à rien. De plus, je ne compte pas lui faire de mal, juste la remettre à sa place.
- Un babouin, on aura tout entendu hobbit...
Finalement, une fois arrivé dans la poubelle, je la place dedans (sans la jeter non plus même si j'ai bien envie). La voilà donc dans la poubelle.
- Oh... Voici votre précieuse canette, je dis en la jetant à côté d'elle. En espérant que vous vous autodégradez plus vite, ça me fera des vacances, je grogne avant de me retourner. Là, j'ai clairement besoin d'un bon whisky pour calmer ma colère.
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kimia Turner
Admin blonde
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 20/08/2015
MESSAGES : 357

MessageSujet: Re: « J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! » + Jean-Neige ♥   Mer 30 Aoû - 10:51

J’ai toujours été une grande défenseuse de Dame Nature. En Nouvelle-Zélande, et tout particulièrement dans notre village, la nature était glorifiée. Elle devait être protégée pour qu’elle reste belle à jamais. Autant dire que j’avais été élevée dans le culte écologiste et que je m’étais rapidement sensibilisée à ma Terre. Peu de temps après avoir appris à lire, mes parents me trouvaient parfois avec de gros bouquins sur la nature à travers le monde et toute la diversité dont elle regorgeait. Mais il s’agissait aussi d’une planète fragile. Rapidement aussi, je m’étais mise à vouloir sensibiliser les gens à mes considérations et à celles de la planète. Au collège, je distribuais des tracts biodégradables pour que les élèves comprennent ma lutte. Au lycée, j’avais créé un groupe pour qu’ils puissent me rejoindre. Je me souviens qu’Otto et Aaron se moquaient tout particulièrement de moi, mais je restais une enfant obstinée. Malgré tout, ils me prêtaient parfois main forte. Notamment quand il s’agissait d’autres personnes qui venaient me chercher des problèmes à cause de mes convictions. Mon frère et mon ami avaient le droit de se moquer de moi, mais pas le reste de la planète. Fort heureusement pour moi ! Et quand j’avais décidé de prendre mon envol, la protection de l’environnement avait été un choix évident pour moi. Je n’avais eu aucune crainte de partir au loin, dans des contrées inconnues pour poursuivre mon combat. Mon seul regret était d’avoir laissé ma famille et Otto derrière moi. Je sais cependant que c’était pour la bonne cause, et eux aussi. Ils ne m’avaient jamais reproché d’être partie et d’avoir suivi mes convictions. Et tout en aidant ma planète, j’ai pu découvrir des endroits merveilleux, prendre de la hauteur vis-à-vis de l’existence et me sentir véritablement utile. Ce que j’avais pu accomplir dans mon village n’était rien en comparaison de l’aide que j’avais pu fournir au cours de mes six années de voyage. Plus tard, j’avais déposé mes valises à Los Angeles, mais mon combat ne s’était pas arrêté. Je continuais à œuvrer avec des associations. J’envoyais régulièrement des dons. Je serai même bien partie pour quelques missions durant mes vacances scolaires d’enseignantes si Mike n’y avait pas trouvé à redire. Généralement, il prenait en dérision mes considérations écologiques. Au départ de notre rencontre, il avait vaguement donné la sensation de s’en préoccuper, mais à mesure que notre couple se consolidait, j’ai bien compris qu’il n’était pas absorbé par le projet. Pour autant, j’étais parvenue à changer certaines de ses habitudes pour qu’il ait des gestes meilleurs pour sa planète. A force de lui avoir rabâché encore et encore, c’était devenu un automatisme. Grande victoire !

Alors aujourd’hui, de voir un homme jeter sans vergogne sa canette de bière au sol alors que la poubelle était à trois mètres de lui, ça me plonge dans une rage folle. Je pourrai lui couper les cheveux pour lui faire du mal tellement je suis en colère. D’autant que depuis quelques temps, mes émotions sont bien plus exacerbées qu’avant. A tous les coups, je vais avoir mes règles ! Mais ce n’est pas vraiment à ça que je pense quand je récupère la canette tout en apostrophant le criminel. Je ne mâche pas mes mots pour lui faire comprendre l’ignominie de son geste. Bien qu’il paraisse plus énervé que concerné par l’affaire, je n’en perds pas de ma verve. Je ne sais pas s’il se rend bien compte. Une cannette met 200ans à se dégrader en dispersant une quantité astronomique de produits polluants qui détruisent peu à peu notre planète. Si tout le monde se mettait à faire ça, on pourrait dire adieu à notre chère Terre. Finalement, toujours avec le même aplomb, je lui donne l’ordre d’aller jeter la cannette que je viens d’éclater contre son torse. Je viens même de lui faire gagner du temps pour du gain de place. Quelques secondes de silence s’installent où je le foudroie du regard avant qu’il ne récupère le fameux objet du délit. Je suis persuadée que son chemin va suivre celui de la poubelle, mais elle se retrouve sur ma tête. « Ayaaah ! » je m’écrie, non pas pour la douleur, mais pour la brusquement du geste. « Non mais ça va pas, qu’est-ce qui vous prend ?! Rhaa lâchez-moiiii ! » Au secours ! Le malotru vient de me saisir par les hanches, me soulevant. Il va me lancer sur la route ?! Me jeter par-dessus son épaule pour m’enlever ? Me torturer dans sa cave ? Me tuer à coups de cannette ? Me… Me foutre dans ma poubelle ?! Totalement choquée, je me retrouve le cul dans la poubelle. « Hobbit ? » je répète, plus horrifiée encore. Et le voilà qui s’en va. Dans le fond, il s’est montré obéissant en mettant la canette dans la poubelle… mais pas moi avec !! « Eh partez pas ! S’pèce de malade !! » Je me tortille dans tous les sens sous le regard des gens. Pas un pour venir m’aider ! Jusqu’à ce que la fameuse poubelle bascule, tombe, et moi avec. « Aiiieuh ! » Je me redresse tant bien que mal. Je voudrais me lancer à sa poursuite mais mon âme d’écolo me force à rester pour remettre la poubelle en place et y replacer tous les détritus. Chose faite, je cours à la poursuite du roux. Je me poste devant lui, main sur la hanche, mais à une distance raisonnable pour ne pas qu’il m’attrape encore. « J’y crois pas, vous m’avez mis dans une poubelle ?! Mais il faut vous faire soigner ! Je suis peut-être un hobbit, mais je ne suis pas une folle furieuse ! Si mon petit ami savait ça, il vous casserait la tête ! Et je vous préviens, c’est un caïd ! » Si Otto m'entendait, il me dirait certainement de me taire. Ou il rigolerait. Il rigole souvent de moi. Tout à coup, mon nez me pique. Mes yeux s’embrument. « Vous m’avez jetée dans une poubelle ! » J’éclate en sanglots au beau milieu de la rue, me roulant en boule comme une enfant. « Vous êtes un mooonstre… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean-Neige Winchester
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 07/08/2017
MESSAGES : 326

MessageSujet: Re: « J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! » + Jean-Neige ♥   Ven 15 Sep - 18:04

« J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! »
Kimia ∞ Jonnhy
Bon sang mais il fallait que je tombe sur l'autre écolo un jour aussi merdique ?! Je pourrais être gentil, m'excuser (oui bien sûr), seulement j'en ai aucune envie. Et puis cette façon de m'hurler dessus, non mais elle se prend pour qui ?! Et puis elle sait qui je suis ?! Pas tant que je veuille de la reconnaissance, mais je me dis que si elle connaissait mon métier elle m'emmerderait peut-être pas comme cela. Je compte bien lui montrer d'ailleurs que ce n'est pas le jour si bien que je commence à la porter sans même faire attention. Bien sûr je ne veux pas lui faire de mal, je refuse de faire du mal à des femmes, mais elle mérite une bonne leçon (je sais que vous êtes d'accord). - Non mais ça va pas, qu’est-ce qui vous prend ?! Rhaa lâchez-moiiii !
Que je la lâche ? Pas de soucis ! Voilà que je la pose dans la poubelle. Et si je pensais qu'elle allait tenir au moins debout, la voilà qui tombe dedans. Franchement ça, c'est pas ma faute, elle a un équilibre tout pourri et j'y peux rien pour cela !
- Hobbit ?
Comme si ce surnom ne l'étonnait pas. Il faut dire qu'à côté de moi elle fait vraiment toute petite et ridicule à crier ses slogans écolo pourris là... Mais je n'ai plus de temps à perdre et finis par me tourner après ma dernière tirade.
- Eh partez pas ! S’pèce de malade !!
Putain mais elle veut vraiment pas me lâcher celle-là. Je ne me retourne pas et continue mon chemin. Je l'entends même dire une sorte de aïe et me retourne cette fois. Je ne peux m'empêcher de lâcher un rire quand je la vois ramasser les poubelles qu'elle a fait tomber. Et bien celle-là, elle en tient une bonne. Je peux partir en paix, elle est trop occupée à sauver la planète. Mais alors que je pense vraiment m'être débarrassé d'elle, elle se met devant moi, pensant bloquer mon passage et m'intimider avec sa main sur la hanche. J'hausse un sourcil et souffle de fatigue.
- Ecoutez, j'ai vraiment pas envie de vous écouter, alors c'est bon, laissez-moi partir.
J'ai envie de lui donner une pichenette, mais elle va encore pleurer et ça va me saouler.
- J’y crois pas, vous m’avez mis dans une poubelle ?! Mais il faut vous faire soigner ! Je suis peut-être un hobbit, mais je ne suis pas une folle furieuse ! Si mon petit ami savait ça, il vous casserait la tête ! Et je vous préviens, c’est un caïd !
Je la regarde encore un instant avant d'éclater de rire.
- On voit que vous ne savez pas qui je suis. Je suis champion de boxe, vous pourrez vérifier sur google. Alors votre caïd de petit-ami, s'il était présent il essayerait de me casser la tête. Il ne ferait qu'essayer !
Je m'attends à ce qu'elle hurle de nouveau, qu'elle lève le poing au ciel pour me blâmer, mais je m'attends certainement pas à voir les larmes lui monter aux yeux. Oh putain il manquait plus que ça, une écolo chialeuse...
- Vous m’avez jetée dans une poubelle !
Et elle éclate en sanglots. J'ai l'impression d'avoir affaire à une enfant à qui on a refusé un bonbon. Je me retrouve totalement démunie, regardant autour de moi comme pour chercher de l'aide. Mais si les gens nous regardent avec un air surpris, amusée ou encore gêné, je suis seul face à la situation.
- Vous êtes un mooonstre…
Putain mais c'est pas possible. Je commence à tendre les mains vers elle, les éloigne de peur qu'elle me morde, les tend de nouveau... Je finis par m'approcher et viens tapoter son dos.
- There there...
Je sais, je suis génial pour consoler les gens... en fait je le suis quand je connais la personne, comme pour ma mère par exemple. Après je me retrouve totalement démunie et je ne sais pas quoi faire de plus... Je me racle la gorge en voulant me montrer gentil.
- C'est pas un bon jour pour moi non plus... Vous devriez revoir votre technique pour sensibiliser les gens plutôt que de les agresser... C'est pas la peine de pleurer... Je suis sympa quand on me connaît... Et si je suis un monstre vous devez savoir que vous êtes une chieuse quand même...
Est-ce que j'essaye d'arrêter de la faire pleurer ? Je suis pas certain, je vous l'ai dit, je suis vraiment nul pour consoler. Mais qui sait, je vais peut-être réussir à la faire rire et la toucher d'une certaine manière...
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kimia Turner
Admin blonde
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 20/08/2015
MESSAGES : 357

MessageSujet: Re: « J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! » + Jean-Neige ♥   Mer 11 Oct - 21:29

L’affront était terrible. Ma planète… LA planète venait d’être souillée par un gougnafier qui avait jeté sans vergogne sa canette par terre. Comment osait-il ? Se rendait-il bien compte des dégâts que pouvaient causer un tel geste ? Je ne réponds plus de moi. De toute manière, depuis quelques temps, toutes mes réactions sont disproportionnées. Certes, l’écologie avait toujours été un sujet qui me tenait à cœur. Je défendais les valeurs de protection de l’environnement. Néanmoins, je ne m’étais jamais engagée dans un combat agressif. J’étais plutôt du genre à faire comprendre leurs gestes aux gens, à changer les mentalités. Là, j’y étais allée comme une petite tigresse avec un degré d’intimidation semblable à celui d’un chaton. Mes hormones partaient en vrille. Même Otto me faisait la remarque. Je m’étais convaincue avec le fait que la situation actuelle me rendait terriblement tendue. J’étais trop stressée entre ma future rupture, la manière dont j’allais l’annoncer à Mike, apprendre à ma mère et à mon frère que je quittais mon fiancé pour m’enfuir avec mon meilleur ami qu’ils –ni l’un, ni l’autre- ne portaient pas dans leur cœur. Ma vie était nulle… Mais je comprends bien que ma vie est d’autant plus atroce quand je me retrouve plantée dans une poubelle. Une poubelle… UNE POUBELLE ! Je suis partagée entre la colère, la tristesse, le choc et l’indignation. Je m’extirpe de ma prison, soulagée malgré tout que cette canette soit vouée au tri sélectif. Je cours me planter devant le monstre roux, l’invectivant avec force. J’en viens même à lui dire qu’Otto viendra lui péter la gueule. Sur ce dernier point, je n’en suis pas certaine, mais je suis dans une logique d’intimidation. Cette technique ne fonctionne pas, puisque je suis face à un champion de boxe. J’ouvre grand la bouche, médusée. « Vous n’oseriez pas faire de mal à mon doudou ?! » je m’insurge, terrifiée. Après tout, c’est quand même moi qui ai cherché la merde. Mais peu importe, cet homme me paraît d’autant plus monstrueux. J’éclate subitement en sanglots. Ma rage s’enfuit comme un ballon qu’on dégonfle, et la tristesse prend entièrement la place. Autour de nous, les passants nous observèrent, mais je n’y prête aucune attention. Je suis focalisée sur mon chagrin et sur tous mes efforts pour faire taire mes larmes.

« There there. » Je le sens qui tapote mon dos secoué de sanglots. Est-ce qu’il essayerait de me consoler maintenant ? Son estime remonte dans mon esprit. J’arrive à faire taire progressivement mes pleurs. Avec plus de rondeur, il m’explique qu’il n’a pas passé une bonne journée. Le visage dégoulinant de larmes et de maquillage, je le regarde. Il me parle de ma technique de sensibilisation. Visiblement, il faudrait que je la retravaille. « Vous croyez ? » je demande d’une voix chevrotante. « Vous savez, je ne suis pas comme ça d’habitude non plus. Je dis les choses autrement. Ça marche normalement. » Pour commencer, je n’agressais personne. Là, pour la première fois, les nerfs étaient montés en flèche. Désormais, je m’en voulais. Je parvins presque à tarir mes larmes quand ce fut le mot de trop. « Et si je suis un monstre vous devez savoir que vous êtes une chieuse quand même… » Je le dévisage à nouveau, comme une enfant à qui on vient d’annoncer qu’il a été adopté. « Quoi ?! » J’éclate une fois de plus en sanglots. Je m’éloigne du milieu du trottoir pour aller m’asseoir sur le muret à côté qui nous sépare de la plage. A contrecœur –je suppose- l’homme roux me rejoint. « Vous trouvez vraiment que je suis une chieuse ? » Et si je suis chieuse, il est terriblement maladroit. Si bien qu’à force de l’entendre tenter de se dépêtrer de cette situation dans laquelle il s’est foutu, je me mets à rire. #bipolaire « Vous aussi, vous devriez revoir votre technique. Vous n’êtes pas très bon pour consoler les gens. » Pour ne pas dire qu’il était complètement nul. A vrai dire, il s’y était tout aussi mal pris que moi pour communiquer avec le genre humain. Je ne peux pas vraiment lui en vouloir. Je sors un mouchoir de mon sac. J’essuie mes larmes, je me mouche. « Je suis vraiment désolée, en ce moment, je pleure pour un tout, pour un rien. Je me mets en colère. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. Je suis tendue. » Pas besoin de lui raconter ta vie non plus ! Sauf que moi, j’aime bien emmerder les gens avec des histoires inintéressantes. « Ce matin, je me suis pointée en retard alors qu’on avait une sortie scolaire. Les gamins se sont moqués de moi parce que je n’avais pas les mêmes chaussures, que j’avais mis ma veste à l’envers… Ils ont été infernaux toute la journée. Les enfants sont cruels. » D’ailleurs, il pouvait le voir sur mes pieds. Le beau glamour ! « Et vous ? C’était quoi votre journée de merde ? Un écureuil vous a battu en duel ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean-Neige Winchester
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 07/08/2017
MESSAGES : 326

MessageSujet: Re: « J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! » + Jean-Neige ♥   Sam 21 Oct - 15:19

« J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! »
Kimia ∞ Jonnhy
- Vous n’oseriez pas faire de mal à mon doudou ?!
Je n'ai pas dit cela, j'ai juste dit qu'il essayerait de me faire du mal sans réussir... Mais certainement que mon poing me démangerait oui. A la place, je décide de ne pas répondre parce que je sens que sinon elle va hurler à nouveau et je n'ai clairement pas envie de l'entendre encore monter dans les aigus. Mais le pire est à venir vu qu'elle est littéralement en larmes et que je me sens comme un con. J'ai toujours voulu tout faire pour respecter les femmes afin de ne jamais être comme mon père. Techniquement, dans cette situation je ne suis pas comme lui, cependant je ne supporte pas de savoir que je suis la cause de cette profonde tristesse qu'elle semble vivre. Le problème, c'est que je suis une quiche pour consoler si bien que je me contente de tapoter son épaule comme pour lui dire que ce n'est pas grave et que les choses vont s'arranger. Je lui propose alors de revoir sa technique de sensibilisation à l'environnement. Certes, c'est une noble cause mais ce n'est pas en agressant les gens que cela va s'arranger.
- Vous savez, je ne suis pas comme ça d’habitude non plus. Je dis les choses autrement. Ça marche normalement.
J'hoche la tête.
- Je veux bien le croire que cela marche si vous n'hurlez pas sur les gens, je dis avec un petit sourire.
Je me permets d'ajouter sur le ton de la plaisanterie, seulement elle est bien plus fragile que je le pensais.
- Quoi ?
Rolala...
- Vous trouvez vraiment que je suis une chieuse ?
Je me pince les lèvres pour m'empêcher de rire et hoche la tête.
- En tout cas avec moi vous l'avez été.
- Vous aussi, vous devriez revoir votre technique. Vous n’êtes pas très bon pour consoler les gens.
Et là, je ne peux pas me retenir, j'éclate de rire.
- J'ai toujours été merdique pour consoler les gens... Je pense que ma simple présence peut rassurer mais parfois je sais qu'il faut plus... Je ne sais absolument pas comment faire...
Stéréotype du boxeur plein de muscle, bonjour.
- Je suis vraiment désolée, en ce moment, je pleure pour un tout, pour un rien. Je me mets en colère. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. Je suis tendue. Ce matin, je me suis pointée en retard alors qu’on avait une sortie scolaire. Les gamins se sont moqués de moi parce que je n’avais pas les mêmes chaussures, que j’avais mis ma veste à l’envers… Ils ont été infernaux toute la journée. Les enfants sont cruels.
Et bien, on pouvait dire qu'elle avait la parlote celle-là, mais cela me rappelle Caroline et m'attendrit automatiquement.
- Et vous ? C’était quoi votre journée de merde ? Un écureuil vous a battu en duel ?
Je baisse la tête.
- J'ai perdu un combat important du championnat... Comme vous avez pu le voir je suis le genre à prendre très mal la défaite, cela me plonge dans une colère souvent noire et le mieux est de ne pas me parler... C'est comme échouer une journée de travail pour vous, vous voyez dans l'état dans lequel cela vous mets... Vous savez quoi, je crois qu'on a besoin de boire un verre, et non ce n'est pas une invitation tendancieuse j'ai bien entendu que vous aviez quelqu'un dans votre vie. On peut même aller dans un machin bio pas bon là si cela vous fait plaisir, je vous laisse choisir.
Quel homme galant dis donc, surtout si c'est pour boire autre chose que de la bière. Et puis je crois qu'elle a autant besoin que moi de boire quelque chose pour se calmer. Travailler avec des enfants, bon sang je la plains, je n'aurais jamais le courage de le faire. Mais j'admire en même temps ce travail. C'est grâce à mon prof de sport et de boxe à l'école que j'ai réussi à m'en sortir et à virer mon père de nos vies à ma mère et moi. Elle a un travail respectable alors que moi je frappe les gens.. Rho perdre me fait vraiment chier, j'espère qu'elle choisira un bar, j'ai besoin de boire un truc fort !
Code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kimia Turner
Admin blonde
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 20/08/2015
MESSAGES : 357

MessageSujet: Re: « J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! » + Jean-Neige ♥   Aujourd'hui à 11:30

Il était des journées qui pouvaient être qualifiées de journées de merde. Présentement, c’était le cas. Je m’étais réveillée en retard comme une petite mamie. Je m’étais élancée comme une folle, me pétant la gueule à de nombreuses reprises, omettant de mettre mes vêtements dans le même ordre et je n’avais pas pu avaler mon petit-déjeuner. La journée durant, je m’étais occupée de joyeux enfants surexcités qui m’avaient épuisée, qui s’étaient foutus de ma gueule, et en prime, le pique-nique du midi n’avait pas dû passer parce que j’avais tout vomi. Forcément, j’arrive au bout de mes limites et de mon mental. Alors quand je vois cet homme qui bafoue notre divine nature, je ne me retiens pas pour lui expliquer qu’il est grand temps qu’il prenne en considération la planète. MERE NATURE SE MEURT ! Toutefois, au lieu de parvenir à sensibiliser le colosse sur la préservation de la Terre, je ne parviens qu’à m’attirer ses foudres. Conclusion, je me retrouve le cul dans une poubelle. Le drame. L’ignominie. L’injustice. L’irrespect. Si la colère est ma première réaction concernant cette histoire, je me retrouve bien vite à chialer devant cet homme sans état-d’âme qui menace de faire du mal à mon Ottonounouet d’amour. C’est un monstre… Visiblement, cela paraît le toucher puisqu’il s’adoucit. « Je ne hurle pas, j’explique ! » je module tandis qu’il prétend que je lui ai crié dessus. Peut-être m’étais-je un peu emportée, mais tout de même ! Pas au point de hurler comme une furie. Non ? Et là, il m’apprend que je suis une chieuse. D’ordinaire, ça ne m’aurait pas tant touché. Je suis tellement perchée sur ma bulle de bonheur et de paix dans le monde que je ne me formalise pas de ça. Sauf que je ne suis pas dans mon état normal. Je ne suis plus une enfant du monde pour aujourd’hui. Je suis une pauvre fille qui a fini dans une poubelle et qui ne porte même pas les deux mêmes chaussures. Mais si je suis une chieuse, lui est un boulet. Je ne me gêne pas pour le dire, risquant de me prendre une mandale dans la tête. Heureusement, ce n’est qu’un rire franc que je déclenche. Je me déride, souriant un peu. Je dois admettre que son rire était communicatif. « Alors il va falloir travailler tout ça en même temps que je vais m’entraîner de mon côté. Imaginez si vous devez consoler votre copine ! Elle part en dépression directement ! Ce n’est pas le tout d’être un gros nounours. » je me permets de plaisanter, ressentant plus de légèreté dans la conversation.

D’ailleurs, je me sens tellement en confiance que je lui raconte ma life au calme, m’épanchant sur mes misères de la journée. Une vraie pipelette. Souvent, Otto me disait que je parlais trop. Quant à Aaron, il ne se gênait généralement pas pour m’envoyer un coussin dans la gueule ou me dire de la fermer quand il n’en pouvait plus. Je n’en suis pas égoïste pour autant. Lui aussi a passé une sale journée. A quoi ressemble une journée de merde pour un boxeur ? Visiblement, c’est une histoire de combat perdu pour un grand championnat. J’esquisse une moue désolée. « Je suis navrée pour vous… Je peux comprendre ce que cela fait. Quoi que moi, je ne me bats pas. Enfin… pas avec les poings ! » Moi, je me bats avec mes convictions, mes actions, ce genre de choses. Au départ, c’était à travers le monde pour les populations défavorisées et la nature en péril ; aujourd’hui, c’était pour inculquer une belle éducation aux enfants. Je suis étonnée qu’il me propose un verre, mais je n’en suis pas moins contente. « Oh oui, c’est une bonne idée ! Je connais un endroit pas très loin d’ici ! » je suis enthousiasmée comme une puce. C’est presque comme s’il m’avait proposée de me sauver la vie. De plus, si c’est sans arrière-pensée, je ne dis pas non. Je nous guide donc dans un endroit qui plaît beaucoup à Otto. Ils font toute sorte de bières très bonnes. je n’ai pas osé l’amener dans mon bar bio bobo. « Mon petit-ami adore ce bar. » je dis tandis que nous prenons place tous les deux. Je me demande ce que je vais bien pouvoir prendre. Finalement, je jette mon dévolu sur un bon mojito. Ce sera bien fait. C’est parfait ! « Je crois que ça va vraiment nous faire du bien. » je dis avant de taper mon front avec le plat de ma main. « Au fait, je m’appelle Kimia ! Et vous ? On peut peut-être se tutoyer non ? » Question de se mettre tout de suite à l’aise.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
« J'ai mal à ma Terre ! Gougnafier ! » + Jean-Neige ♥
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Probabilité d’un nouveau tremblement de terre 5.0 avant 21 février
» tremblement de terre haiti
» Entre Ciel et Terre [pv Nuage d'Or et Nuage Enneigé]
» Un temple sous terre [PV Kusari]
» 7.0 earthquake hits Haiti / Puissant tremblement de terre en

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vice et Versa :: D'où venons nous ? :: Downtown-