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 [Kaichiro&Lucas] Des héros dans la ville

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Les Inconnus
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MessageSujet: [Kaichiro&Lucas] Des héros dans la ville   Lun 21 Aoû - 21:12


 


Des héros dans la ville

  Kaichiro & Lucas


 
Les rues de Los Angeles ne sont plus aussi sûres qu'autrefois. Surtout quand on se met à longer le bord de mer de Venice Beach à la nuit tombée. Les lieux sont semés d'embûches. Un pauvre homme s'en rend bien compte. Racket ou règlement de compte ? Vous n'en savez pas grand chose. Toutefois, le hasard fait que vous vous retrouvez tous les deux au même endroit, au même moment. Vous entendez des coups qui reviennent d'une rue plus lointaine. Vous accourez vers le bruit pour trouver deux hommes qui sont en train de tabasser ce pauvre passant.
Deux contre deux... est-ce que vous êtes prêts à prendre la défense de cet homme ou allez-vous vous défiler ? Après tout, un gnon dans la gueule, ça fait mal !

- Voilà votre petit sujet coeur
- Lucas commence suivi de Kaichiro
- Pour toutes questions, contactez Matthew ❤︎



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Lucas Van Zandt
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MessageSujet: Re: [Kaichiro&Lucas] Des héros dans la ville   Mer 23 Aoû - 2:04


       
Les rues sont des caniveaux géants et les caniveaux sont pleins de sang, et quand enfin les égouts déborderont, toute la vermine sera balayée. La crasse accumulée de leur sexe et de leurs crimes moussera jusqu'à leur taille, et toutes les putes et les politiciens lèveront la tête et crieront « Sauvez-nous ». Et dans un murmure, je dirai « Non »[Rorschach]. Kaichiro & Lucas
       

       
DES HÉROS DANS LA VILLE

       
Los Angeles, une ville aux rues dans lesquelles règnent la terreur, la désolation et le danger. A chaque coin, chaque carrefour, chaque ruelle sombre, chaque grande avenue, on vous veut du mal. Les brigands de la pire espèce sont à l’affût, prêt à vous sauter à la gorge, le surin en poche, afin de vous détrousser, laissant derrière vous femme et enfants veuve et orphelins. Aucun des étrangers a y être venu pour trouver gloire et fortune n'ont donné de nouvelles. Les plus courageux et téméraires, ou inconscients devrais-je dire, se terrent maintenant au fond de leur chambre, la boule au ventre à l'idée de devoir affronter l'extérieur de leurs quatre précieux murs.
Et c'est pour cette raison que cette ville a besoin d'un homme dont les qualités ne s'usent pas, un homme droit qui apportera un temps de paix et d'ordre. Un homme fort qui mettra son poing au service de la justice. Il vit dans l'ombre, il ne sort que lorsqu'il sent qu'on l'appelle. L'anarchie ne lui fait pas peur, au contraire, elle le nourrit, elle lui permet d'agir en pleine possession de ses moyens comme bon lui semble. Prend garde à toi Los Angeles, prenez garde à vous mafieux et hors-la-loi, P'tit Lu est là et il va botter des cul.

Ahem.

Je sais pas toi mais j'adore me balader dans la rue et imaginer tout et n'importe quoi. Par exemple ces dalles sur lesquelles je marche là, il ne faut pas marcher sur les intersections sinon le sol s’effondre. Ou alors ces branches d'arbre là, ce sont des obstacles à éviter tel le boxeur qui évite la déferlante de poings s’abattant sur son visage. Bref tu vois le truc. Je faisais ça quand j'étais petit et dans ma tête ça n'a jamais disparu. J'aime inventer des histoires quand je me ballade.

Difficile d'associer Venice Beach à une atmosphère de film noir ou de film de justicier tant ses plages sont calmes et respirant la sérénité durant la nuit. C'est pour ça que j'aime venir m'y promener. C'est vrai parfois on y trouve un ou l'autre spring breaker mais ça reste assez rare et de toute façon, les étudiants ivres ne sont pas les plus dangereux des personnages, juste bruyant. Enfin c'est une moindre nuisance. Il n'y a guère que les gens qui ont payé au prix fort leur petite villa de bourgeois en bord de mer qui s'en plaignent. Mais bon, ils pourraient porter plainte contre le soleil après avoir eu la peau rouge s'ils pouvaient.

J'aime bien marcher dans le sable comme ça, entendre le bruit de la mer qui va et qui vient, la lune haute dans le ciel qui claire au loin, un tableau idyllique. Tableau qui ne tardera pas à être troublé par un cri et des bruits de bagarre un peu plus loin entre deux maisons. Je vis un peu d'agitation comme ça et d'après ce qu'il m'a semblé, deux personnes s'acharnaient sur une seule. Il y a des choses qu'on ne peut pas laisser faire, peut-être que le type était fautif mais même, tu me connais, je déteste les règlements de compte et visiblement, ce type a besoin d'aide. J'avais l'avantage d'avoir l'effet de surprise et il s'agissait d'en profiter.

Ni une ni deux, je cours dans la direction de l'altercation, profitant de mon élan pour bondir sur la première personne à portée.

- A l'assaut !

Oui parce que bon, c'est pas parce qu'on est pas dans un film qu'on ne peut pas être un peu théâtral. Je ne compte pas me battre, mais il faut bien les arrêter. Je plaque le type au sol, me redresse et viens me placer entre lui et ses agresseurs. Au même moment, un autre personnage débarque, il ne semble pas animé par des intentions guerrières, mais il a l'avantage d'être grand. Et j'allais profiter de ça. Fallait tenter le tout pour le tout. Je me tiens bien droit en tentant de me montrer imposant. J'ai l'avantage d'avoir une bonne musculature et je sais me défendre et j'ai même eu un passé un peu tumultueux mais je n'aime pas avoir à me battre pour autant. Cela dit, la rue je connais.

- Vous deux contre moi ça aurait pu peut-être marcher les gars mais là vous êtes foutu, vous voyez l'asiatique là ? C'est mon pote et il vous déglingue quand il veut avec ses techniques directement héritées de ses ancêtres au prix de grand efforts dans les montagnes du Tibet.

Tu parles d'un baratin, si je me retenais pas je leur parlerais de Kamehameha et de Jackie Chan, on est pas sortis de l'auberge.
C'est là que j'ai pris un regard plus sérieux, méchant. J'ai beau être d'une gentillesse totale, j'ai l'avantage d'avoir beaucoup plus de facilité à paraître dur qu'avenant. J'ai alors rassemblé toute l'aura négative, méchante, sérieuse et cruelle possible.

- Cassez vous, je suis pas d'humeur.
       
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Kaichiro McMillan
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MessageSujet: Re: [Kaichiro&Lucas] Des héros dans la ville   Mer 23 Aoû - 19:56


 


Des héros dans la ville


Londres lui manquait souvent mais il devait bien avouer que malgré tout, il ne regrettait pas sa décision d’être partit pour Los Angeles. Cette ville lui plaisait vraiment. Elle était plus « clair » que Londres, plus épurée avec ses immenses tours toutes de verre miroitant sur lequel se reflétait le ciel et toute ses nuances au fil de la journée alors que Londres avait su mixter le moderne avec l’ancien de manière harmonieuse. Mais dans les deux villes, il retrouvait la même densité, la même énergie. Il y avait toujours du monde dans les rues, de jour comme de nuit. Et des touristes à la pelle.

Après avoir peint une bonne partie de la journée, Kai avait réalisé qu’il était affamé et que son frigo était on ne peut plus vide. Alors il avait quitté son appartement pour prendre la direction d’un KFC du quoi où il était resté mangé en observant les autres clients présents. Depuis tout gamin il adorait faire ça, rester assit et regarder les gens qui vivaient autour de lui, il avait toujours trouvé cela à la fois amusant et fascinant.

A la nuit tombée, il s’était mit en route pour rentrer et avait fait un arrêt par un food truck proposant des donuts fourrés au chocolat aux glaçages multicolores.  Et il était justement en train de mordre à pleine dent dans son désert quand il vit une bagarre devant lui. Il ne savait pas trop ce qu’il se passait. Visiblement un mec s’était fait taper dessus par deux types et un autre – un de ses potes peut-être – prenait sa défense. Une scène malheureusement assez banale sur Venice Beach une fois la nuit tombée. La journée, l’endroit était le cliché même de la plage Californienne, faisant le bonheur des fameux touristes mais le soir, il valait parfois mieux ne pas trop s’attarder dans certains coins.

Kaichiro avait dans l’intention de continuer tranquillement sa route sans rien demander à personne mais ce fut sans compter sur le type qui s’était interposé, et qui finalement ne semblait pas être le pote d’un d’entre eux, qui l’interpella. Enfin si on pouvait dire.

Son donut coincé entre les dents, Kaichiro se retourna pour voir de qui est-ce que le type pouvait bien parler mais il ne put que s’apercevoir qu’il était seul. D’un geste hésitant, il leva la main pour récupérer son donut à moitié entamé tout en regardant le quatuor avec le même regard qu’il aurait adressé à un alien se pointant soudainement sous son nez.

C’était donc lui le Tibétain moine shaolin ? Kaichiro avait bien apprit la boxe anglaise et l’escrime durant ses études au pensionnat d’Eton mais il n’avait jamais pratiqué le moindre art martial. Et encore moins dans un dojo planqué au fin fond d’une montagne chinoise avec un Maître bicentenaire.

Euh Japonais… Mes ancêtres sont Japonais mais… J’imagine que là tout de suite on s’en fout un peu.

D’autant que pour couronner le tout, celui qui l’avait interpelé avait un air qui donnait plus envie à Kai d’aller demander tout de suite la nationalité Tibétaine que d’argumenter avec lui sur ses origines. De plus, il était clair à présent qu’il ne pourrait plus gentiment passer son chemin comme de rien. Sauf que la dernière fois qu’il s’était battu, il devait avoir à peu près 12 ans. Donc s’il voulait avoir une chance de s’en sortir, il allait devoir y aller au bluff et espérer que cela effraierait assez les autres pour qu’ils se tirent sinon et bien… Advienne que pourra.

Mais mon père est un Yakuza ! Alors si vous tenez à chercher les ennuis avec moi, vous allez très largement le regretter, ajouta-t-il en posant bien gentiment son donut avec son papier d’emballage sur le couvercle d’un container avant de faire mine de faire craquer sa nuque et ses poings. Il n’y eu pas le moindre bruit de craquement mais il espérait que les agresseurs soient assez naïfs, ou doper aux films de mafias japonaises, pour ne pas remarquer ce détail et se focaliser juste sur la gestuelle. Shikashi, watashi wa koko de nani o shite imasu ka?*, ajouta-t-il dans sa langue maternelle histoire de rajouter une petite couche pour faire plus vrai.

© Frimelda, sur une proposition de © Blork


* "Mais qu'est-ce que je fous là ?"
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Lucas Van Zandt
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MessageSujet: Re: [Kaichiro&Lucas] Des héros dans la ville   Sam 26 Aoû - 1:25


       
Les rues sont des caniveaux géants et les caniveaux sont pleins de sang, et quand enfin les égouts déborderont, toute la vermine sera balayée. La crasse accumulée de leur sexe et de leurs crimes moussera jusqu'à leur taille, et toutes les putes et les politiciens lèveront la tête et crieront « Sauvez-nous ». Et dans un murmure, je dirai « Non »[Rorschach]. Kaichiro & Lucas
       

       
Des héros dans la ville

       
Comment est-ce qu'on allait bien pouvoir faire ? Mon coéquipier d'une soirée a pour seule arme son beignet. Autant dire qu'à ce moment là de l'histoire, on était pas dans la mouise. De plus il m'avait l'air tout à fait sympathique, ce qui est problématique aussi quand le but dans l'immédiat est de défendre quelqu'un. Mais qu'est-ce qui m'a pris moi ? J'ai pourtant l'habitude de ne pas me mêler de ce qui me regarde pas. Lucas tu es un imbécile, un imbécile avec le sens de la justice mais un imbécile quand même. Quelle idée de mêler un inconnu à cette histoire aussi ? De la manière la plus clichée et raciste qui soit, dit en passant. Enfin le mal était fait et là on se retrouvait à deux péquenauds à défendre un autre péquenaud qui, si ça se trouve, avait bien mérité sa raclée.

Bon, ce qui était sympa, c'est que le gars semblait jouer le jeu. Il m'a bien fait rire quand il m'a corrigé sur ses origines. D'ailleurs à ce propos j'avais envie de lui lancer « T'es un japonais qui s'est entraîné dans les montagnes du Tibet, c'est moi qui raconte l'histoire et pis t'y connais rien ! » mais je crois que ce n'était absolument pas le moment de faire de l'humour. C'est terrible d'ailleurs ça, cette faculté à tout prendre à la rigolade, je te rappelle qu'à ce moment là de l'histoire on est engagé dans un conflit et ça m'aurait étonné que les deux types nous regardent discuter et attendent la fin du dialogue pour nous sauter dessus comme on le voit dans les films…

Oh tiens et je t'ai pas raconté la meilleure ! C'est qu'il a quand même suivit le délire en s'inventant une histoire de père Yakuza et en baragouinant je ne sais quoi en japonais. Extraordinaire, c'est du génie. Enfin du génie suicidaire mais du génie quand même. Et c'est qu'il y a mis du sien hein, l'art et la manière, avec des mimiques dignes des films de yakuza en mode « je te pose le beignet de manière soignée et je me fais craquer les os ». Si on avait pas été dans une telle situation j'aurais applaudis, d'ailleurs j'ai presque du me faire violence parce que j'atteignais un certain niveau d'excitation assez nouveau. En vrai, cette situation était grisante, ces sensations, cette adrénaline, cette bêtise… Je me sentais pousser des ailes et j'en avais presque envie d'en découdre. Et pourtant, je te le rappelle hein, je n'aime pas la violence, mais quelque chose en moi à ce moment était excité et c'en était presque effrayant.

En attendant, une solution était toujours la bienvenue, parce que ce n'était pas l'odeur de son beignet qui allait attirer la police non plus, malheureusement la vraie vie ne peut s'apparenter à un épisode des Simpson. Enfin quoi que… c'est aussi des rois de la satire MAIS C'EST PAS LE SUJET !

Quelques pistes s'offrent à moi, enfin à nous : a) Courir vite et loin chacun dans notre direction. b) Tenter de tabasser ces gens qui – on le rappelle – sont peut-être les gens réglos de l'histoire. c) Crier fort et espérer que ça dérange les voisins alors qu'ils visionnent leur show télévisé de mauvais goût de la soirée, ils appelleront la police, on se retrouvera tous au poste et on fera la paix en se tapant dans le dos et en s'invitant à l'apéro (comment ça c'est pas réaliste?). d) On se fait défoncer. e) On a de la chance et ces mecs partent.

Et c'est là que j'ai choisi la réponse f. J'ai pris un ton plus calme et conciliateur.

- Écoutez les gars, je sais pas ce que ce type vous a fait, c'est peut-être le pire des salauds. Mais je sais en tout cas que c'est pas faire preuve de beaucoup d'honneur et de courage que de démolir un type coupable à deux. Et vous êtes des hommes d'honneur n'est-ce pas ?

Leur dis-je avec un grand sourire avant de m'approcher de l'un d'eux.

- Et puis de toute façon, je vous rappelle que je suis accompagné d'un type qui a pour habitude de couper les phalanges des gens qui font des erreurs. Et il m'est avis que vous êtes en train d'en faire une grosse. Vaut peut-être mieux qu'on discute, ou alors que chacun reparte chez lui dans son coin. De toute façon vous aurez certainement d'autres occasion de recroiser ce type sans que nous soyons là pour le défendre.

A ce moment là j'ai jeté un regard du côté de ce pauvre garçon embarqué malgré lui dans un conflit totalement idiot, avec un sourire doux mais des yeux marquant mon désarroi, l'air de dire « si tu as une idée, donne la vite ou alors fiche le camps et laisse moi dans la merde où je me suis enfoncé tout seul ». Ou prie avec moi que ces types se décident à se barrer, parce qu'en général, quand on est stoppé dans son élan, on devient beaucoup plus réfléchit, il n'y a plus de crime passionnel possible mais de la préméditation et il vaut mieux éviter cela au regard de la loi et au regard de sa propre conscience d'ailleurs. On se trouve plus facilement des excuses quand on peut dire « je ne sais pas ce qu'il m'a pris », je souhaitais alors que nous puissions jouer sur ce tableau.
       
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Kaichiro McMillan
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MessageSujet: Re: [Kaichiro&Lucas] Des héros dans la ville   Dim 27 Aoû - 11:53


 


Des héros dans la ville

Lever sa garde, ne jamais la rabaisser. Des gestes fluides et rapides, des coups précis, viser les côtes. Pendant que les agresseurs semblaient avoir la gentillesse de leur laisser le temps de se préparer, Kai se remémorait ce qu’il avait apprit aux cours de boxe durant ses études. Il n’avait jamais été plus loin que les combats amateurs mais il espérait que cela suffirait pour le coup parce que si l’autre andouille qui l’avait embarqué dans cette histoire s’attendait à une démonstration de kung fu digne de Bruce Lee, il allait bien vite être déçu. Soucieux de s’intégrer au mieux au milieu des anglais, Kai avait toujours refusé d’apprendre les arts martiaux histoire de ne pas baigner dans ce cliché de l’asiatique prétendument typique. Mais là tout de suite, il regrettait d’avoir choisit un camp d’équitation/polo à un camp de karaté quand on lui en avait laissé le choix l’été de ses 14 ans.

Pourquoi Diable avait-il sortit cette histoire de père Yakuza ? Lui-même ne le saurait finalement jamais mais il espérait que cela suffirait à effrayer un peu les deux types. Et puis après tout, il ignorait absolument tout de ses parents biologique – il savait juste que sa mère avait été semble-t-il une adolescente quand elle l’avait abandonné dans un hôpital. Alors qui sait ? Peut-être que son père était bel et bien un Yakuza dans le fond ? Sauf qu’il ne s’était jamais posé la question de ses origines jusqu’à maintenant et que justement, là maintenant, ce m’était pas vraiment le moment le plus adéquat pour ça.

Et voilà que l’autre Andouille en rajoutait une couche en surenchérissant encore. Kaichiro était un artiste peintre et un pacifiste dans l’âme en prime, il n’avait jamais coupé quoi que ce soit à qui que ce soit. Il ne s’était même jamais amusé à arracher les pattes des fourmis et les ailes des mouches quand il était enfant de peur de leur faire mal ! Alors des phalanges à des types…

Il avait encore la possibilité de se tirer de là. Il était bon coureur, il faisait du jogging plusieurs fois par semaine mais le regard désespéré que lui envoya l’Andouille, à défaut de connaitre son nom, le fit finalement rester.

D’autant que des deux agresseurs, l’un semblait déjà faire un peu moins le malin tandis que le second continuait de les regarder d’un air mauvais.

Wesh même pas peur mec, balança-t-il avec la gestuelle complète du rappeur bling bling en plein clip vidéo. Mon pote et moi on va trop défoncer vos races.

Oui enfin sauf que Kaichiro lui-même dû se retenir de rire en voyant le pote en question reculer de quelques pas l’air de rien, laissant l’autre en première ligne. Du coup, Kai décida de tenter le tout pour le tout avec un coup de poker qui lui avait déjà servit. Le mec devant lui devait faire quoi ? 1m75 à tout casser ? Prenant sur lui, Kaichiro lui fit son plus beau regard noir, ce qui était toujours plus facile quand on avait justement déjà les yeux noir accessoirement, et se rapprocha gentiment jusqu’à se retrouver planté devant le mec qui en était réduit à devoir lever la tête pour pouvoir continuer de le défier en le fixant dans les yeux. Kai n’était peut-être pas un Tibétain expert en art martiaux mais il était au moins un japonais qui faisait pas loin de 2m de haut.

Si tu veux te battre
, commença-t-il d’une voix calme teinté de son accent anglais. Je te conseil de commencer par mon ami, tu auras peut-être une chance de finir à peu près entier contrairement à si tu t’attaques en premier à moi.

Ben quoi, c’était de bonne guerre non ? Après tout c’était « son ami » qui l’avait foutu dans ce pétrin.

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Lucas Van Zandt
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MessageSujet: Re: [Kaichiro&Lucas] Des héros dans la ville   Lun 11 Sep - 23:12


       
Les rues sont des caniveaux géants et les caniveaux sont pleins de sang, et quand enfin les égouts déborderont, toute la vermine sera balayée. La crasse accumulée de leur sexe et de leurs crimes moussera jusqu'à leur taille, et toutes les putes et les politiciens lèveront la tête et crieront « Sauvez-nous ». Et dans un murmure, je dirai « Non »[Rorschach]. Kaichiro & Lucas
       

       
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Eh ben j'étais pas dans la mouise. Moi et ma grande… C'est à croire que j'avais déjà pas assez d'ennuis dans la vie, il fallait que j'en rajoute et que je fasse le malin ce soir là. Mais qu'est-ce qui peut bien passer par la tête d'un justicier improvisé hein ? Bon en vrai un psychologue aurait été plutôt content de moi puisque j'ai évité les travers de l'effet témoin. Ou l'effet Genovese si tu préfères. Ah ça ne te dit rien ? En fait il s'agit d'une observation en psychologie sociale qui dit que si une personne est dans le besoin au milieux d'autres gens, plus il y aura de témoins, moins il y aura de chance que quelqu'un intervienne. Paradoxal non ? Enfin on va pas se trouver de justification pour avoir fait des bêtises mais j'ai quand même envie de penser que c'était pas une erreur d'essayer d'aider ce garçon. Seulement c'est pas une mauvaise chose que d'essayer de réfléchir parfois avant d'agir. Pourtant c'est dans mes habitudes mais cette fois-ci, il y avait pas beaucoup de temps pour jouer les Einstein. Les agresseurs étaient déjà bien gentil de nous laisser aller aux joutes verbales et de pas passer à l'action tout de suite.

Pardon ? « Wesh » ? Il y a encore des gens pour dire ça ? Je croyais qu'il n'y avait plus que les types qui veulent imiter des jeunes de la rue qui utilisaient cette expression en mettant leur casquette à l'envers, imaginant qu'ils avaient tout compris à l'univers de la rue. Pour la street cred' on repassera. Mais quelque part, c'était rassurant, visiblement un des deux types était pas rassuré non plus. Faut dire qu'en général c'est plus simple quand on est un groupe de s'en prendre à une personne, l'esprit de groupe ça encourage à aller plus loin, à franchir des frontières qu'on ne franchirait pas en étant seul. Au fond je suis sûr que c'étaient pas des mauvais bougres, en tout cas un des deux. Avec un peu de chance, il ne défendrait pas son pote si on lui met une bonne rouste. Mais c'est que là tout de suite, j'avais pas spécialement envie de me battre non plus. Assumer, toujours assumer… Mais quand t'es pacifiste c'est pas particulièrement évident non plus.

C'est là que mon collègue d'un soir amorça un mouvement et pris l'initiative. C'est que ça a du bon d'être grand, il s'est dirigé vers le type plus téméraire des deux pour… POUR QUOI? Oh misère. Il s'est donc dirigé vers le plus voyou des deux voyous pour lui dire de commencer par me taper dessus à moi. En entendant ça j'ai eu un rire nerveux. D'une part cette situation où deux types tentent de se passer la patate chaude est assez comique vue de l'extérieur et d'autre part, ben comme je l'ai dis tout à l'heure, j'étais pas dans la mouise.
Visiblement ça a eu son petit effet parce qu'en plus, le type était obéissant, il s'est presque jeté sur moi suite à cela. On pourrait croire à un épisode de Dragon Ball, tout le monde se bat chacun son tour, on est courtois et Yamcha meurt à la fin de toute façon. Bon ce qui est cool c'est qu'il semblait que ce pauvre garçon ne savait pas se battre. Du moins quand on a un petit peu d'expérience en la matière, on sait qu'on ne se jette pas de tout son corps en avant parce qu'on a aucun point d'appuis, aucun équilibre et c'est précisément cela que j'ai exploité en me décalant d'un mouvement de corps rapide (je savais que le football américain m'aurait été utile un jour) tout en laissant traîner mon pied de sorte à ce que le jeune nous fasse un joli vol plané, s'étale et mange une bonne cuillerée de sable. Il se sera pas fait trop mal mais ça devait suffire à surprendre déjà la moindre. Depuis là, tout s'est enchaîné assez vite.

C'est ce moment qu'à choisi la victime des deux agresseurs pour se carapater sans demander son reste. Tu m'étonnes, il en fallait pas plus, une ouverture et tu te casses. Enfin il aurait quand même pu dire merci. Je sais pas ce qu'avait bien pu faire ce type mais il aurait un peu de répit pour cette fois. L'autre agresseur, celui toujours debout amorça encore un mouvement de recul. De toute façon le sujet de leur agressivité était en train de partir maintenant donc il lui restait encore moins de raison de rester ici, d'autant que son collègue était en train de tousser pour se débarrasser du sable qui lui tapissait la gorge. Il devait pas trop s'attendre à ça.

« Viens on se casse ! » qu'il a dit. Ah ! C'était le moment, je commençais à entrevoir un léger soulagement, puisqu'à ces mots, il prit ses jambes à son cou dans la direction opposée. Restait plus que monsieur « wesh »… Je ne sais pas si tu sais mais avoir du sable dans la bouche est un des trucs les plus désagréables qui soit, tu as peur de fermer la mâchoire et que les dent se brisent dessus, ça craque de partout, c'est salé, ça fait tousser, bref la merde. Il a juste réussit à pouvoir crier un « en'oi'é ! hils 'e 'ute ! » à son pote ou à nous ou au monde entier, je ne sais pas trop mais il était pas content, il arrêtait pas de cracher en se mettant sur les genoux.
Tout ça a aussi fait passablement de bruit, en tombant le gars avait renversé des poubelles avec. On a pu voir plusieurs lumières s'allumer autours de nous au travers des fenêtres des villas. Avec un peu de chance la police allait bientôt rappliquer. Et vu qu'en terme de chance, je n'étais pas un des mieux lotis, j'avais pas spécialement envie de traîner dans le coin non plus. Aux USA tu peux te faire agresser dans la rue, personne ne bouge par contre si tu viens déranger leur tranquillité le soir, attends toi à passer la nuit au poste de police. Tu serais victime qu'on te mettrait une amende pour tapage nocturne parce que tu as crié trop fort.
Je me suis tourné alors vers mon collègue.

- Je crois que c'est le bon moment pour mettre les voiles aussi. … sans vouloir te commander.
       
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