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 Mon personnage préféré dans Titanic, c'est l'iceberg [Kimia]

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Aaron Samuels
Admin inspecteur Derrick
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DATE D'INSCRIPTION : 11/08/2017
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MessageSujet: Mon personnage préféré dans Titanic, c'est l'iceberg [Kimia]   Mar 22 Aoû - 12:46

C’est vitres ouvertes que je roule allègrement sur la route où je me trouve. Le sourire est grand. Et je suis heureux d’être en dehors de Los Angeles. Je me suis octroyé quelques jours de congés pour moi, histoire de me ressourcer un peu, de me reposer. Il faut qu’en étant agent infiltré, il est beaucoup moins évident de pouvoir demander des jours de repos à son employeur. C’est avec amusement que je dirais « lequel » Parce que finalement, à trop bien sauvegarder les apparences, je ne peux compter sur les fédéraux pour organiser ma grille de congés, de même, que je ne peux – non plus – me comporter comme un modeste employé d’une usine au sein du cartel. Alors, j’ai préféré confirmer à Edward que j’avais besoin de me ressourcer, d’aller loin de la ville, de Beverly Hills. Il n’a pas soulevé parce que lui-même le fait, et puis bon, la confiance est suffisamment instaurée entre nous pour ne pas se mettre des bâtons dans les roues. Edward ne se doute de rien et puis, je conserve les apparences, passant pour un gars solitaire, aimant parfois se retrouver seul. Alors qu’en réalité, si je suis en train de rouler, c’est bien parce qu’un rendez-vous m’attend. Un rendez-vous que j’attends avec impatience. Un rendez-vous que j’ai organisé en secret, me contentant d’envoyer à la concernée un message simple avec une adresse et une date. Rien d’autre. Elle sait que cela vient de moi et c’est ainsi que nous fonctionnons depuis qu’elle est revenue de ses nombreux voyages. Et ça n’a rien d’une réunion galante ou autre, alors enlevez tout de suite ce sourire débile de vos visages ! Car il s’agit, ni plus ni moins, de ma sœur : Kimia. Il n’y a rien d’incestueux. C’est juste qu’avec ma situation, c’est la galère pour se voir. C’est dangereux de le faire dans la ville même alors on s’octroie des weekends entre frère et sœur. De toute façon, son fiancé n’est jamais avec elle alors ma petite sœur et moi-même ne sommes pas trop embêtés pour nous voir. ET TANT MIEUX !

Aussi, je suis tout content d’arriver sur San Diego, là où on a décidé de se retrouver pour profiter un peu de la chaleur étouffante. C’est plus sympa que la dernière fois. C’était Kimia qui avait organisé le weekend et autant dire que je me suis retrouvé à faire de la randonnée sous de la flotte. Une petite marche qu’elle m’avait dit de son sourire angélique. Et la petite marche s’est transformée en trekk de deux jours où j’ai sué comme un bœuf, où je me suis gelé les miches comme jamais. Aussi, cette fois-ci, c’est la chaleur, le soleil, le bronzage. Faut pas déconner. Et d’ailleurs, je suis satisfait du choix de la ville tandis que je roule en direction de l’hôtel où nous allons séjourner. Il est pas mal, je dois dire. Je suis assez fier de moi d’ailleurs. Et quand je me gare, c’est d’un air naturellement condescendant que je remets mes clés au voiturier. J’ai reçu un texto de Kimia me confirmant qu’elle est déjà arrivée et qu’elle m’attend au bar de l’hôtel. On pourra sortir après mais avant ça, il me faut donc récupérer le bip de ma chambre, payer la note et demander à ce qu’on me monte mon sac à bagages directement. Je ne vais pas perdre une minute de plus à apporter mes affaires dans ma piaule quand ma sœur est déjà en train de m’attendre. Je ne suis pas inquiet de toute façon. Mon arme est dans ma valise, certes mais elle est démontée et bien planquée sous la doublure. Si quelqu’un venait à vouloir regarder, il ne trouverait rien de bien particulier. Et je dois dire que ça fait un bien fou de pouvoir se balader sans armes, de me sentir plus léger et moins en danger. C’est mon quotidien c’est vrai. Et c’est chiant et usant. Surtout quand des greluches blondes se dandinent dans l’appartement hurlant comme des gorets. Aussi, j’apprécie le calme. Et une fois que tout est en ordre, je me dirige sur la droite où se trouve la salle de l’hôtel avec le bar au loin.

Le sourire s’agrandit lorsque je repère la tignasse de ma sœur. Mon pas s’accélère même. Impatient vous dites ? Comme une Crevette qui a la dalle ! Et presque arrivé près d’elle, je prends la parole histoire qu’elle remarque que son grand frère est là. « BOUBOULE ! » Je braille la faisant se retourner et reconnaître qui vient de l’interpeller. En même temps, il n’y a que Kimia pour se retourner à l’évocation d’un tel surnom lui ayant fait défaut durant de très nombreuses années. « Comme je suis content de te voir ! » Et je l’étreins de toute mes forces avec tendresse. Ça fait tellement plaisir de la revoir. J’ai l’impression que des siècles sont passés. Entre nos vies lointaines et nos jobs de merde, tout est toujours compliqué. Et là, j’ai l’impression de me sentir complet à nouveau, d’être heureux pleinement. J’en oublie le cartel, la drogue, la prostitution et tout l’enfer que je subis en étant dans cette mission depuis trop longtemps. A vrai dire, j’ai l’impression de revenir en Nouvelle Zélande à l’époque où tout allait bien. « Tu as fait bon voyage ? Tu n’as pas galéré à trouver l’hôtel ? » Je finis par dire quand on a fini notre câlin et que je peux prendre place à côté d’elle. Bon sang, comme ça fait du bien d’être comme à la maison, avec ma sœur. Elle a l’air en pleine forme, radieuse comme jamais. Est-ce l’approche de son mariage ? Je n’en ai aucune idée. Pourtant, elle sait que je n’aime pas son rond de flanc de fiancé. Il ne me plaît pas du tout. « Un coca ! » Je demande au serveur afin qu’il me donne mon verre et dégage sec. J’ai envie d’être seul avec ma petite sœur et c’est normal Nom de Dieu ! « Alors comment tu vas bouboule depuis la dernière fois ? Tu as la forme ? Tu manges bien ? Tu dors bien ? Le chat va bien ? » et la grand-mère, et ton frère ? Oui ce sera THE interrogatoire.

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Kimia Turner
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MessageSujet: Re: Mon personnage préféré dans Titanic, c'est l'iceberg [Kimia]   Mer 30 Aoû - 10:37

La petite main protectrice de Noémie vient se poser sur mon épaule. Un peu à l'exemple de toutes les autres petites mains de mes élèves qui me frottent le dos alors que je suis prostrée devant mon bureau. « Madame Kimia, il ne faut pas pleurer. Ce n'est pas si grave… » Sauf que mes pleurs redoublent, toujours plus forts. Je suis tellement anéantie. Au désespoir de ma vie. Je ne sais pas si je me remettrai d’une telle tragédie. Désemparés et gênés, les petits se consultent du regard entre eux. Cette fois, c'est Tommy qui intervient. « Vous savez Madame, c'est la vie. Puis il était vieux aussi. » - « Oui mais est-ce que c'est une raison pour mourir ? » je balbutie entre mes hoquets. « Hier encore, il tournait encore dans sa petite roue, tout heureux, tout insouciant. Et maintenant… regardez-le ! Il est raide comme un piquet. » Je pars dans un nouveau sanglot. Toute la classe est attroupée autour de mon bureau sur lequel repose la cage de Gallifrey, le hamster de la classe. La mascotte. Après de nombreuses minutes, je reprends plus ou moins mes esprits. « Il n’avait qu’un bête petit rhume… c’est si injuste… » Moi, la cause animale, ça m’a toujours foutu en vrac. Une fois encore, ils se consultent tous du regard. L’un d’eux voudrait bien ajouter qu’il s’agissait surtout du motif de la vieillesse, mais Noémie l’arrête pour ne pas ajouter plus à mon chagrin. Elle est si brave cette petite… Elle fait toujours des dessins monstrueux de moi, mais dans le fond, elle est mignonne. Elle m’offre même une partie de ses cookies pendant le goûter. « Gallifrey aura eu une belle vie. C’est ce qu’il faut se dire. Et nous en aurons un autre, n’est-ce pas Madame ? » Je réalise tout à coup, qu’au-delà de ma faiblesse, des enfants comptent sur leur maîtresse. Tous leurs regards sont braqués sur moi, et je souris à travers mes larmes. « Oui, bien sûr. Il y aura une nouvelle mascotte dans cette classe ! » Cette nouvelle semble ravir les enfants qui se pensent sortis d’affaire. Je me remets soudain à pleurer. « Je suis tellement une mauvaise maîtresse. » je geins comme une enfant. Là, ils viennent tous se greffer à moi en m’inondant de paroles toutes plus mignonnes les unes que les autres. Mon sourire se transforme en un rire attendri en les entendant si adorables avec moi. « Oh je vous aime tous… Bon désolée, je me reprends. Je me reprends. Qui veut une belle histoire ? » Car nous étions au beau milieu de l’heure de lecture quand la roue de Gallifrey s’est soudain arrêtée de tourner. « Moiii ! » s’écrient-ils tous avec enthousiasme. Je me lève de ma chaise pour venir me poser en tailleur au milieu de tous les coussins qui sont disposés sur le tapis dans un coin de la classe. J’étais assez contente de cette installation qui provient de mon esprit. Nous avions plutôt pas mal de liberté dans cette école quant à la manière d’organiser sa classe. Du moins, personne n’avait jamais rien eu me en redire. « Quelle histoire voulez-vous ? » Des noms de bouquins fusent de tous les côtés et j’en viens à faire un sondage pour jeter mon dévolu sur un vieux conte africain. J’aime sensibiliser mes élèves à la culture des autres pays. Mais je ne suis pas à trois pages de lecture que je déchire accidentellement le haut de ma feuille en la tournant. Je m’interromps, choquée et tout le monde retient son souffle. Brusquement, mon visage est déformé par les pleurs. « J’ai déchiré une page… » je bredouille avant d’éclater de nouveau en sanglots sous les soupirs de mes élèves. Les journées sont bien longues pour eux…

« Alors tu as passé une bonne journée ? Enfin le weekend ! » me demande Otto à l’autre bout du téléphone. Je viens tout juste d’arriver chez moi, épuisée et la mine défaite. Malheureusement, je n’ai fait que pleurer durant toute la journée. Pour une raison que je ne m’explique pas, je suis un tantinet plus sensible en ce moment. « Gallifrey est mort. » je réponds, la gorge serrée. Et comme je n’ai aucune réponse de l’autre côté, j’ajoute. « Le hamster de la classe. » - « Ah ! » Son ton manque cruellement de compassion. Je pourrai m’en formaliser, mais Otto ne connaissait pas Gallifrey comme je le connaissais. C’était un bon hamster, la patte sur le cœur et toujours à faire les yeux doux. Il était si mignon. Je me débarrasse de mes affaires avant de me rendre dans ma chambre pour récupérer une valise vide que je pose sur le lit tout en racontant ma journée chaotique à Otto. Je n’arrive pas bien à savoir s’il s’en fout, ou s’il se retient de ne pas rire à l’autre bout du téléphone. Je pourrai être en colère, mais en vrai, j’aurai bien aimé rentrer chez lui comme je le faisais d’habitude. Bien que j’avais une raison bien plus importante de me retrouver dans mon appartement de ce soir. Je prépare justement ma valise pour partir demain. Sans trop préciser les détails, j’avais informé Otto que je partais pour le weekend voir mon frère. Je n’avais pas dit l’endroit, ou j’avais brièvement inventé un truc parce que je savais que la situation était délicate. « Tu vas lui dire pour nous ? » Je hausse les épaules, même s’il ne pouvait le voir. « Je pense que oui. On ne se voit pas souvent, alors si je commence à lui cacher des trucs... Aaron n’a jamais trop aimé Mike et il ne s’en est pas trop caché. Je pense qu’il ne pourra qu’être ravi d’apprendre que je ne me marie plus. » - « Et pour moi ? » Je souris. « Chaque chose en son temps. On verra bien, mais de toute façon il n’a pas vraiment le choix. Bon, je dois te laisser. Je prends ma douche, je mange et dodo. Bisous, je t’aime. » On se fait des au revoir qui n’en finissent plus avant que je ne mette à exécution tout ce que j’avais pu dire. Je suis cre-vée !

Au réveil le lendemain, je me découvre une pêche d’enfer. J’ai la patate, motivée à l’idée de revoir mon frère. J’atteins San Diego en bus parce que c’est plus écologique et je profite de tout mon trajet pour corriger des copies d’élèves. Et comme je suis une prof trop sympa, je leur mets tous des bonnes notes pour me faire pardonner mon comportement de ces derniers jours. Je crois que toute cette histoire avec Mike me monte à la tête. Plus le temps passe, plus cela me rapproche de son retour et je redoute la confrontation. Je suis sûre de ce que je lui dirai, mais je ne suis toujours pas prête à lui faire de mal. Heureusement, ce week-end entre frère et sœur est là pour me faire oublier tous mes soucis. Dans ces moments-là, nous nous retrouvons en-dehors de la ville, et ça me donne la sensation de laisser ma vie de côté pour uniquement se concentrer sur Aaron. Bien que la situation soit compliquée vis-à-vis de son travail, nos rencontres ne sont qu’une succession de bons souvenirs, de fous rires, de moments de complicité et de tendresse. Quelquefois, je pourrai même fermer les yeux et me croire encore dans notre petit village où nous étions si heureux. Mais pour l’heure, je découvre juste un endroit adorable où nous allons passer un séjour merveilleux. Je récupère ma chambre pour y déposer mes bagages. Visiblement, Aaron n’est pas encore arrivé alors je prévoie de l’attendre au bar de l’hôtel. Il est en route. A tous les coups, il roule comme un fou le dingo. Je profite du temps que j’ai pour me prendre une petite grenadine et envoyer un texto à Otto pour lui assurer que j’étais bien arrivée. Une voix tonitruante s’exclame soudain dans la salle, me faisant me retourner. Un sourire éclatant apparait sur mes lèvres en voyant la tête blonde de mon frère. Je bondis de mon siège pour courir dans ses bras. « Rooonyyyyy ! » Petit surnom de notre enfance à lui aussi. Je la serre de toutes mes forces contre moi. « Tu m’as trooop manqué ! Et oui, j’ai fait bon voyage. Quoi qu’il y avait un mec qui puait à côté de moi dans le bus. C’était horrible. Mais heureusement, j’ai trouvé sans mal l'hôtel. Ce n’est pas trop paumé non plus. Et toi, la route n’était pas trop longue ? » Je trouve toujours un moyen de m’en sortir. Les voyages m’ont rendue débrouillarde. On va s’asseoir au bar où je retrouve ma grenadine. Je me fais assaillir de questions et je rigole. « Whooo attends. Alors le chat va bien. Je suis presque sûre qu’il a minci. Je mange très bien. Même trop, je crois ! Et j’ai la forme. J’attendais tellement d’être enfin en weekend pour te voir. Tu ne peux pas savoir comme je suis motivée là même si la semaine a été épuisaaante ! Puis le hamster est mort… » Une pensée émue pour Gallifrey que nous aimions tant. Je sais qu’Aaron va s’en foutre éperdument. Je ne tente pas vraiment d’évoquer Mike. En soi, je ne suis pas sûre que cela choque grandement mon frère. Il n’aime pas mon fiancé, et il ne s’en cache pas, donc je ne me jette pas à corps perdu dans le sujet. « Enfin sinon, rien de trop spécial. » Hormis que je ne me marie plus et que je quitte Mike pour Otto. Mais actuellement, ça me paraît un peu raide comme annonce. « La vie suit son cours tranquillement. » Le problème, c’est qu’il y a une différence entre éviter le sujet et mentir. Le fait est que je ne sais pas mentir. Je n’ai jamais su et Aaron a toujours su lire en moi comme dans un livre ouvert. Je pose ma main sur son bras. « Mais dis-moi plutôt pour toi. Comment tu vas ? Ce n’est pas trop dur… tout ça ? Je sais que tu ne veux pas en parler et je ne te demande pas de détails. Je veux juste savoir si tout va bien. Puis je pourrai rassurer maman aussi. D’ailleurs, elle va bien et elle t’embrasse fort. » Elle n’obtenait malheureusement que des informations par moi. Entre Aaron et moi, il fallait admettre qu’elle ne voyait plus ses enfants autant qu’elle le voudrait.
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Aaron Samuels
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MessageSujet: Re: Mon personnage préféré dans Titanic, c'est l'iceberg [Kimia]   Jeu 14 Sep - 8:00

Je suis terriblement heureux de revoir ma petite sœur. Elle m’a vraiment manqué et puis la perspective de se trouver dans ce bled, tous les deux, m’enchante au plus haut point. Je sais déjà que l’on va bien profiter, bien manger. Mais avant tout, comme on fait d’habitude, l’heure est d’abord aux retrouvailles, aux multiples questions à poser. A savoir si ma sœur va bien, si elle mange bien, si le chat va bien. Et surtout, si elle a arrêté de se casser la figure pour un rien. Ma sœur est un étrange spécimen unique sur terre. Elle est capable de se casser la gueule parfois de façon fort pathétique, bien que je ne peux qu’en rire comme un couillon. Il faut dire que ses chutes sont assez mystérieuses et plus d’une fois, j’ai évoqué le fait qu’elle soit pourchassée par un démon comme dans Paranormal Activity. Déjà parce que je sais qu’elle déteste les films d’horreurs. Et d’autre parfois, parce qu’elle chute de façon tellement étrange, sans explications autres qu’elle a un souci d’équilibre ou que le sol rencontré n’offre pas assez de résistance à la semelle de ses chaussures. Aussi, suis-je heureux d’apprendre qu’elle va bien, qu’elle mange bien. Voir trop. « Tu as raison de manger ! T’es maigre ! » Je dis en enfonçant mon doigt dans l’une de ses joues moelleuses qu’elle possède, typique de notre mère. Enfin ma belle-mère, quand bien même, je n’ai jamais eu de souci pour employer le terme « maman » auprès d’elle. D’ailleurs, le chat va bien. Et je ne peux m’empêcher de rire quand elle confirme qu’il aurait minci. « Il a dû perdre trois cent grammes de poils, j’en suis sûr ! » Je déclare parce que ce chat, c’est comme ma sœur. Unique aussi. Enorme au point qu’il passe sa vie au sol, ne pouvant grimper sur le canapé. Mais le chat est secondaire et je suis ravi d’apprendre qu’elle était aussi impatiente que moi de ce weekend. « Oh ma bouboule ! » Je lui dis en posant ma main droite sur son épaule droite et l’attirant contre moi. J’en profite pour lui un câlin tout en ébouriffant ses cheveux. « Moi aussi, j’étais trop impatient de te voir ! Avec … tout ça, j’ai l’impression de ne jamais avoir une minute à moi… » et c’est le cas, je suis toujours dans cette mission. Et c’est compliqué quand elle dure depuis un moment, quand il faut prendre le temps d’infiltrer un cartel, de gagner suffisamment d’importance pour atteindre le sommet. Et finalement, se laisser avoir par la gloire, par le luxe, par le sentiment d’être au dessus du monde au risque de se perdre soi-même. Fort heureusement, la phrase suivante de ma sœur achève de masquer quelques sentiments de tristesse. Ou alors, je devrais être triste mais uniquement pour le hamster. « Vous en rachèterez un autre ! » Je déclare sur un ton amusé, peu désolé de la mort de ce machin. Ma sœur est parfois sensible, aussi, je n’essaye pas de la choquer, préférant trouver étrange le ton qu’elle emploie pour me confirmer qu’il n’y a rien de spécial. Il faut dire qu’elle parle à un flic. Et dans tout cela, je note une chose extrêmement importante : ma sœur ne m’a pas parlé de son mariage qu’elle prépare. Pourtant, je me souviens, au départ, de son engouement, de sa volonté à m’appeler de façon codée pour simplement me dire qu’elle avait imaginé telle ou telle idée. Or là, il n’y a rien et à force, je sais quand ma sœur me les raconte plus belles que les autres. Je fronce les sourcils avant de boire une gorgée de mon coca, la laissant changer de sujet, me renvoyant la balle au sujet des questions  posées.

« Moi ça va. Tout se passe bien. » La réponse est vague, je le sais. Mais Kimia en a conscience. Je ne peux pas donner des informations, d’une part, au cas où nous serions surveillés. Et d’autre part, parce que je tiens à la tenir hors de portée de tout ça. Il faut dire que c’est dangereux, et c’est toujours pareil. La rengaine ne change pas. Je sais qu’en cas de fiasco, ils risqueraient de s’en prendre à elle, s’ils voyaient que je la vois régulièrement. Aussi, c’est pour ça qu’à ce jour, notre relation est faite de rendez-vous secrets, de messages codés, et de weekends aux abords lointains. C’est chiant. Des fois, j’ai plus envie de lui proposer qu’on aille se balader le long de la plage sur Venice Beach. Ce sera réalisable mais pas maintenant, surtout pas si près du but, alors que je suis devenu le bras droit d’Edward pratiquement. La part entre l’illégalité et la légalité est devenue si faible. Je ne sais plus faire la différence. Les seuls rendez-vous avec les fédéraux ou ma sœur, arrivent à me rappeler que je souhaite la chute. Il faudrait juste que j’arrête de vouloir plus mais du mauvais côté. « Tu l’embrassera pour moi. Elle me manque. Il faudrait qu’un jour, j’arrive à me dégager quelques semaines pour me casser et me retourner à la maison… » Je soupire parce que je sais que c’est une équation impossible « Enfin, pour se faire, il faudrait que ce soit réalisable. Un jour prochain… » Je finis par dire en souriant sans forcément y mettre de la joie. Ça m’emmerde. Si j’avais su que le FBI me forgerait ainsi, j’aurais simplement choisi d’être le flic de quartier. Pas ça. Pas un agent infiltré. Pas un homme ayant perdu la foi en quelque chose de bien, pas pris dans l’engrenage d’une vie faite de drogues et de luxure. « Enfin, avec un peu de chance, ça va se finir. » Certes, je suis confiant. Mais bon, l’espoir fait vivre. « Bon, et sinon, si je me souviens bien. T’es fiancée à ce trou du cul. Comment il va ? » Je lui déclare sans prendre de pincettes. Je n’ai jamais aimé ce gars et je n’en aimerais aucun – y Compris, toi Otto qui lit ce rp – aussi, je n’ai jamais utilisé de mots gentils pour lui, surtout lorsqu’il a demandé ma sœur en mariage «  T’en es où de ce mariage ? Je te préviens, si le costume du témoin doit être vert, je refuse de le porter. » je me mets à rire, parce que je plaisante, j’ai connu ma sœur avec du gout et je sais qu’elle en a toujours. Ça, et l’amour des poteaux. « Tu as enfin dressé la liste finale des invités et le plan de table ? J’espère que tu ne m’as pas mis à côté de Mike… » Ce dont je doute fort. Notre relation a toujours été tendu du string. On s’entend bien, on discute de tout mais je ne l’aime pas. Point à la ligne. C’est plus fort que moi. Je me dis, à chaque fois, que chaque homme posant son regard sur ma sœur, sera apte à lui faire de la peine. Et le premier qui fera jaillir des larmes dans ses yeux noisettes, se retrouvera le corps flottant dans le Pacifique, parole de Turner – Otto, si tu lis, il est temps de rebrousser chemin.
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Kimia Turner
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MessageSujet: Re: Mon personnage préféré dans Titanic, c'est l'iceberg [Kimia]   Jeu 5 Oct - 20:57

Quel que soit le cadre de nos retrouvailles, j’adorais toujours retrouver mon frère. A cause de la voie professionnelle dans laquelle il s’était engagé, sa vie ne pouvait être tout à fait normale, et nos relations en allaient de pair. Au départ, lorsqu’il avait débuté sa profession dans la police, j’avais été fière et heureuse pour lui. Mais avec la mort de papa, et la dangerosité de ses missions, j’avais fini bien vite par déchanter. Ce qu’il faisait ne me plaisait pas. Bien qu’il ne rentrait jamais dans les détails – à la fois pour ne pas me mettre en danger et sûrement parce qu’il n’était pas fier non plus- je comprenais que ce qu’il vivait était dur, qu’il n’était pas forcément le même homme. Qu’il évoluait dans un monde cruellement dangereux. Je devais faire des efforts surhumaines parfois, pour ne pas penser au pire quand cela faisait bien trop longtemps qu’il ne m’avait pas envoyé un message ou qu’il ne m’avait pas proposé un rendez-vous. Car c’était toujours lui qui venait vers moi, et non l’inverse. Parfois, le temps était trop long. Et puis dès que je recevais des nouvelles de sa part, j’étais la femme la plus heureuse du monde. A ses côtés, là maintenant, je me sentais soulagée et bien. Il me semblait qu’il ne pouvait plus rien lui arriver. J’en oubliais même qu’il risquait probablement sa vie tous les jours. Quel genre d’homme était-il contraint de devenir dans cette mission qui lui tenait tant à cœur ? J’ignorai tous les éléments, pas même un léger détail qui pouvait me donner la moindre indication. Quelquefois, je m’imaginais quel pouvait être ce combat qu’il menait. Mais je finissais toujours par me faire submerger pour l’angoisse. Heureusement, dès que nous étions rassemblés, l’angoisse n’était plus là. Juste le bonheur des retrouvailles. Aaron ne changeait jamais vraiment. A chaque fois, nous retrouvions nos gestes avec naturel. Nous nous prenions dans les bras. Moi je m’extasiais comme une enfant, lui ne pouvait s’empêcher de lâcher des vacheries qui savaient m’amuser. « Je ne suis pas maigre ! » je m’insurge avant de comprendre qu’il se fout bien de ma gueule. Je lui offre donc une moue de colère spéciale Kimia. La moue absolument pas crédible qui fait généralement éclater de rire Aaron. Mais je crois encore qu’un jour, je parviendrai à être intimidante. « Non mais il a perdu bien plus que ça. Franchement, tu serais surpris ! » Le régime de Bouboule n’était pas encore une grosse victoire. En terme d’alimentation, des progrès étaient visibles. En revanche, pour l’exercice… je n’arrivais à rien. Parfois, il voulait monter sur le canapé. Il prenait son élan, s’élançait avec beaucoup de conviction et finissait par s’écraser le nez contre le rebord du canapé. Il plantait ses griffes de partout pour se rattraper, s’écrasait finalement au sol, avant de partir en claudiquant de toute sa masse et miaulant de désarroi. Au départ, c’était comique. Désormais, cela me faisait beaucoup de peine. Enfin là, je ne songe qu’au bonheur d’être avec Aaron. Il m’avait tellement manqué ! Ce sentiment était réciproque et je note avec chagrin de la tristesse dans le fond de la voix de mon frère. Ne pas savoir ce qu’il vit, ça me rend folle. Je voudrais pouvoir l’aider, le soutenir, comprendre ce que peut être son quotidien. Je ne le peux pas. Je me retrouve impuissante. Comme lorsque Gallifrey est mort. Repenser à cela fait rejaillir mon chagrin auquel Aaron répond par un sourire amusé et désolé à la fois.

Et voilà que mon frère me demande comment je vais. Mon dieu… que lui dire ?! A Aaron, je ne cache jamais rien. Quand nous nous retrouvons, je lui raconte tout. Le bon, le mauvais. Il n’est pas plus ignorant de mon histoire avec Otto dans ma jeunesse. En revanche, il ignore tout ce qui a pu se passer ces derniers mois. Ma rencontre avec Otto, la jalousie de Mike, l’accident dans la grotte, ma dispute avec mon fiancée, son départ et finalement, ma décision de plaquer Mike pour partir en Allemagne avec Otto. Est-ce que ça risquerait de faire trop d’informations ?... D’autant que je n’étais pas sûre qu’il accueillerait bien la nouvelle. Ainsi, je me montre très évasive, ce qui ne me ressemble absolument pas. D’ordinaire, personne ne m’arrête. Je pouvais parler durant des heures de mon mariage. De la description de ma robe au pliage très poussé des serviettes en passant par la couleur des bouquets. Cette fois, je suis différente, et pour que les sens aiguisés de mon frère ne s’éveillent pas, je les noie sous des questions. Lui-même me répond très succinctement. Je ne peux pas véritablement lui en vouloir. Les choses sont ainsi, qu’on le veuille ou non. Je sirote tranquillement ma grenadine en parlant de maman au passage. Entre moi et lui, elle n’est pas gâtée car nous nous sommes exilés bien loin. Heureusement, je peux correspondre avec elle plus régulièrement qu’Aaron. Ce dernier semble avoir très envie de la revoir aussi, mais toujours, sa mission l’en empêche. Pour ne pas nous mettre en danger. Je finis par avoir terriblement envie que tout ceci se termine enfin. « J’espère que ce sera fini bientôt… » Ma voix n’a aucun reproche. J’espère juste en même temps que lui pour retrouver mon frère. Car, bien qu’il semblait être le même, je voyais bien que quelque chose avait changé en lui. Qu’est-ce qui pouvait bien lui faire autant de mal ? Tout à coup, il change brutalement de sujet et évoque Mike comme étant le trou du cul. Je m’étouffe dans ma boisson. Ce n’était pas la première fois qu’il parlait de lui en ces termes. Pas très charmant et je lui lançai généralement un regard mauvais. Là, c’était assez différent. « Euuuh… bien ? » Non mais pourquoi je lui pose la question ?! Sauf que je ne sais pas mentir. Je suis une niaise dans la manipulation. Je ne sais mentir que lorsque je me mens à moi-même. Si ce n’est pas malheureux ! Le fait est que je ne sais pas comment il va. Voilà plusieurs semaines qu’il s’est barré dans le cadre de son métier et impossible de vraiment rentrer en communication avec lui. En vérité, je ne le voulais pas vraiment. J’appréhendais le moindre contact. Et Aaron poursuit son interrogatoire sur le mariage. Au moins, je suis soulagée de constater qu’il n’abandonne pas l’idée de venir. il vaut mieux parce que c’est le témoin En qualité de témoin cependant, il refuse d’être à côté de Mike. Je pars brusquement d’un rire très étrange. Gêné. Coincé. Terriblement mal. « Naaan tu ne seras pas à côté de Mike. » Puisqu’il n’y aura pas de mariage du tout. Je continue à rire misérablement. « A vrai dire, Mike ne sera pas là. Puis toi non plus. Et moi non plus. Personne d’ailleurs. En fait, il n’y aura pas de mariage du tout. » Voilà voilà, c’est déjà une première étape en soi. Sauf que je me doute que je ne peux pas en rester uniquement là. « Je… j’ai annulé le mariage. Enfin… je vais l’annuler. Puis je vais quitter Mike. J'ai réalisé que... Mike n'était pas l'homme que j'attendais. Il ne me rendra pas heureuse. » Je joue négligemment avec la paille de ma grenadine. Je fais tourner les derniers glaçons qui terminent de fondre comme le Titanic amorce lentement sa descente au cœur des océans. « Mike n’est juste pas spécialement au courant pour l’instant. Il n’est pas rentré de son voyage d’affaire. » Otto commençait d’ailleurs à s’impatienter à ce sujet. Moi, je redoutais son retour autant que j’avais hâte que tout soit fini. « Des cacahuètes ? » je demande en tendant la petite coupelle à mon frère avec un sourire innocent. Et Otto, c’est encore trop tôt pour en parler ?
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