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 Rien n'est moins digne de sympathie qu'une sensibilité qui n'est pas doublée de charité [Abraham]

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Team Fluffy
Anne-Evangeline Baker
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MessageSujet: Rien n'est moins digne de sympathie qu'une sensibilité qui n'est pas doublée de charité [Abraham]   Sam 26 Aoû - 19:21

Plus de trois ans qu’elle était à Los Angeles, Anne-Evangeline adorait sa vie californienne. Elle s’y était faite, et menait une petite vie de folie. La petite n’avait pas le temps de s’ennuyer entre ses photographies, son job au bar le Bloody Hell, à Downtown et sans parler de son dévouement à l’hôpital où elle animait un atelier dessin auprès des enfants malades. C’était important pour la blondinette d’apporter un peu de joie à ces mômes. Ce n’était peut-être pas grand-chose mais c’était beaucoup pour elle. Elle appréciait voir leur sourire, leur rire... d’apprendre à dessiner les faisait penser à autre chose, leur donnait un meilleur moral. C’était important pour eux. En fait, le pire dans tout ça, les mômes n’étaient pas forcément « tristes » de leur état. Ils étaient une vraie leçon de vie car Anne ignorait parfois où ils tiraient leur force, cette joie de vivre. Ils étaient les plus touchants du monde.

Un jour, alors qu’elle avait quelques heures de libre, Anne passa à l’hôpital alors pour voir quelques enfants afin de leur parler et de leur donner quelques conseils de coups de crayon. Un petit au nom de Jackson attendait patiemment sa venue pour lui offrir son dessin. Il avait cherché à la représenter elle en super-héroïne. C’était tellement chou... L’heure tournait et l’atelier se finissait. Il était déjà temps pour Anne de s’en aller mais c’était avec difficulté qu’elle les quittait. Elle appréciait tellement le contact de ces mômes car ils étaient si spontanés et si aimants. C’était dingue !

La blondinette les quittait donc et dans un couloir, elle s’approcha d’une des employés près de l’accueil. Il y avait quelque chose qui la chiffonnait. Elle n’avait pas vu la petite Clara. La semaine précédente, Clara n’y était pas non plus. Cela arrivait de temps en temps que certains enfants ratent un de ces ateliers à cause d’un rendez-vous ou d’un soin. Là, Anne s’inquiétait et voulait avoir des nouvelles. Elle lui manquait cette petite...

- Excusez-moi ! Je suis l’animatrice de l’atelier dessin, se présenta-t-elle pour qu’il la replace.

L’atelier était juste derrière elle.

- Je m’inquiète pour un enfant. La petite Clara. Ca fait un petit moment que je ne l’ai pas vu. Est-ce qu’elle va bien ?

- Je n’ai pas à divulguer à certaines informations, Madame.
`
- S’il vous plait ! Je ne demande pas la lune. J’aimerai juste savoir si je la reverrai la semaine prochaine.

C'était vrai, non ? Elle ne lui demandait pas de lui donner le dossier médical de la petite.

- Clara est décédée suite à sa maladie, lui annonça-t-elle.

Quoi ? Le cœur d’Anne rata un battement. L’employée lui annonçait ça comme ça ? Le visage de la blondinette se décomposait.

- Vous ne devriez pas vous attacher à ces enfants ! releva-t-elle. Ca arrive tous les jours.

- Ce sont des enfants.... souffla-t-elle avant de relever les yeux vers lui. Vous vous êtes entendus ? Vous me l’annoncez comme ça ?

Mais quand même. Anne ne faisait certes pas partie de la famille mais elle passait du temps avec ces gamins. Elle aurait apprécié être au courant. Pas être traité de cette manière.

- Calmez-vous !

- Je suis très calme ! rétorqua-t-elle, grinçant des dents.

Déjà qu’elle apprenait que la petite n’était plus parmi eux, alors qu’elle la laisse encaisser bordel ! Son comportement l’agaçait au plus au point. Comment pouvait-elle être aussi insensible ? Et lui demander de rester calme ? De ne rien ressentir ? Désolée, non, ce n’était pas possible. C’était plus fort qu’elle... Le pire, c’était qu’elle continuait à jouer les couillonnes, les insensibles mais Anne n’était pas un robot... C’était trop pour elle qu’elle ne put s’empêcher de lui foutre une gifle.

- Comment voulez-vous que je me calme ? Vous m’annoncez la mort de Clara comme si c’était un vulgaire chiffon ! s’énerva-t-elle.

Oups. Anne s’emportait... Pardonnez-lui son impulsivité.
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Abraham S. Walker
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MessageSujet: Re: Rien n'est moins digne de sympathie qu'une sensibilité qui n'est pas doublée de charité [Abraham]   Sam 26 Aoû - 20:39



❝ Rien n'est moins digne de sympathie qu'une sensibilité qui n'est pas doublée de charité ❞


Abraham & Anne-Evangeline
“There is no life to be found in violence. Every act of violence brings us closer to death. Whether it's the mundane violence we do to our bodies by overeating toxic food or drink or the extreme violence of child abuse, domestic warfare, life-threatening poverty, addiction, or state terrorism.”  △
Une journée relativement chargée aujourd'hui pour tout le monde, mais voilà que j'avais finalement réussi à calmer toute mon équipe pour reprendre le dessus sur cette hausse de travail qui avait emparer notre journée. Je marche lentement dans les couloirs après une opération qui à failli échouer et je regarde mon téléphone pour lire les quelques messages texte de Grace. Un sourire se dessine doucement sur mes lèvres et je repense à elle, j'ai hâte de la voir, mais avec ses jours-ci que tout le monde est déborder dans ce qu'il entreprend, je me dis que franchement on aura pas d'occasion avant les weekends probablement... Bref, je lui répond avec l'envie de la revoir, qu'elle me manque et tout ce tralala, lorsque mes oreilles entendent quelque chose de bizarre. Tout commence par une conversation, banale, mais normal d'une patiente qui veut des nouvelles d'un enfant visiblement. Je redresse doucement mon regard vers la scène et j'y assiste entièrement. Lorsqu'elle décoche cette gifle, je sursaute légèrement n'ayant pas calculer ce coup et je la regarde monter dans les octaves. En même temps vus le ton de voix qu'elle avait eu droit. Je prends mes affaires sous mon bras alors que je vois venir la sécurité pour s'approcher de la visiteur et je n'ai pas d'autre choix que d'intervenir sinon elle va vite se faire sortir les pieds par-dessus bords. Je me racle la gorge en m'interposant entre tout le monde et j'observe doucement la sécurité

-Non... non tout va bien elle est avec moi... C'est... ma sœur. Oui voilà ma sœur.

Je n'ai pas de sœur... C'est quoi ce mensonge à deux ronds. Bref, la sécurité me regarde avec une hésitation et ne bougent pas. Je continue donc dans mon jeu.

-Quand même... Gifler une employer... Tu veux vraiment m'attirer la foudre ici! Faut l'excuser... Les décès c'est pas sa tasse de thé... Je vais lui dire de se calmer... Je vous le promets...

Le garde de sécurité relâche doucement la mains qu'il avait sur le taser prêt à intervenir et retourne se poster sur sa chaise en ouvrant son magazine. Je me tourne vers l'employer qui à été gifler et lui fait un air de dire ''Fallait pas chercher non plus'' Puis j'attrape doucement l'avant-bras de la jeune demoiselle, sans lui faire de mal. Je l'attire doucement dans un couloir un peu plus discret en la fixant dans les yeux. Je vais quand même pas dire que je supporte qu'elle ai foutu une claque à une fille de l'administration, mais je dois admettre que c'était franchement bien foutu pour sa gueule. Parler d'un enfant qui est décédé sans avoir de recule... C'est tout ce qu'il lui fallait.

-Oh... Vous voulez vous faire foutre dehors ou quoi... Je sais que ce sont des enfants, que vous aviez à cœur... Mais la gifle...

J'expose ma carte d'employer, histoire qu'elle ne se demande pas ce qui lui arrive...

-...Bon la gifle, c'est vrais que c'était franchement... Bien foutu pour... Enfin je veux dire non! C'est mal. On ne gifle pas les gens sans en assumer une petite conséquence! Vous devriez vous calmer un peu et... En discuter. La violence vous donnera pas justice sur la disparition d'un proche.

Je suis habituer aux réactions explosive. Après une opération cardiaque, soyons franc, la majorité ne supporte pas la perte d'un proche qui n'a pas tolérer la chirurgie ou même mort avant que je ne puisse faire quoi que ce soit. Je fouille dans mes affaires et je sors doucement le paquet de mouchoir format poche que je traîne avec moi en tout temps et je lui tend une bouteille d'eau également, qui n'a pas été ouverte.

-Docteur Abraham Stewart Walker... Et comment se nomme ma sœur? J'avoue que j'ai un penchant pour Géraldine... Mais je doute que Géraldine soit aussi séduisant pour notre époque... À moins que je choisisses un truc plus formelle? Du genre Carinelle?

J'étouffe un rire et je m'excuse ensuite... Je suis la personne la moins douer pour remonter le morale.
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Anne-Evangeline Baker
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MessageSujet: Re: Rien n'est moins digne de sympathie qu'une sensibilité qui n'est pas doublée de charité [Abraham]   Dim 27 Aoû - 15:22

Oui, Anne-Evangeline n’était pas de la famille de la petite Clara. Elle n’avait pas de lien avec, elle n’était ni sa mère, ni sa sœur, ni quoique ce soit... mais elle avait côtoyé la petite en lui donnant des conseils pour avoir un bon coup de crayon. La blondinette savait très bien qu’il ne fallait pas forcément s’attacher et qu’il fallait s’attendre un jour ou l’autre à cette sentence... Mais elle ne supportait pas la nonchalance de cette employée. Il n’y avait pas de compassion dans cet hôpital ? Comment pouvait-on être sans cœur ? Peut-être qu’elle en voyait souvent des décès pour qu’elle paraisse tout aussi détachée à ça mais c’était... dur.

La photographe ne pensait pas l’apprendre comme ça, de cette manière qu’elle réagissait de manière impulsive. Pauvre petite Clara. Elle était partie. Peut-être aurait-ce été déplacé s’il y avait un enterrement ? Anne aurait apprécié se recueillir pour lui dire « au revoir ». Non mais comment pouvait-on être insensible à ce point ? Oui, Anne prenait la mouche. Complétement. C’était une chose qui l’insupportait. Littéralement. Le pire était de lui demander de se calmer. Généralement, c’était le genre de phrase qui énervait au plus au point. Ca donnait plutôt l’effet contraire qu’Anne n’avait pu se contrôler et gifla l’employée. C’était plus fort qu’elle. Un jour, elle se fera arrêter pour coups et blessures. C’était le genre d’employée qui porterait plainte, en tout cas.

Ayant attiré l’attention, la sécurité était prête à intervenir pour calmer la furie qu’Anne était devenue. Mais quelqu’un intervint comme un cheveu au milieu de la soupe pour la « sauver » en quelque sorte, lui évitant des futurs ennuis. Enfin, Anne ne le capta pas de suite. Ce type, cet inconnu ou plutôt ce docteur inconnu, la considérait comme sa sœur. Quoi ?

- Mais... J’ai pas de... frè...


« frè...re ». Anne ne pouvait continuer sa phrase que le docteur la coupait et jouait à fond dans son rôle, la considérant vraiment comme sa sœur pour... pour lui sauver la mise ? Pourquoi ? Franchement, ce n’était rien à n’y comprendre. Pendant que ça lui monte au cerveau et cherche à trouver un sens, Anne se tut et se laissa attirer dans ce couloir par ce docteur.

En tête avec ce docteur, il présentait sa carte pour lui montrer qu’il était de la maison et qu’elle pouvait être en confiance. Cela dit, à ses yeux, la gifle était méritée même s’il n’approuvait pas la violence. C’était impulsif. Sous le coup de la colère. Qui n’avait pas agi de manière irréfléchie sous le coup de l’émotion ?

- Elle l’a mérité ! On parle de la perte d’un être humain... Pas d’un vulgaire déchet ! répondit-elle encore sous le coup de l’émotion.

Le « vulgaire déchet » était exagéré mais l’idée était là. Ah ! Anne rageait encore. Elle serait capable de démonter l’autre c*nne de l’administration là. Elle avait un cœur de pierre ou bien ? Le docteur en question se présenta et tenta bien que mal de désamorcer la bombe qu’était Anne en ce moment même à sa manière, soit en se présentant et en faisant dans l’humour.

- Vous plaisantez ? Je ne me nomme pas avec ces noms d’horreur ! grimaça Anne.

Anne-Evangeline s’emballait encore. Son cœur battait fortement. Elle avait du mal à se calmer. Le gentil docteur au nom d’Abraham Stewart Walker lui tendit un paquet de mouchoir et une bouteille d’eau qui aiderait à calmer ses émotions. D’ailleurs, était-il obligé de préciser son second prénom ou était-ce un prénom composé ? Après tout, certains parents avaient certains délires avec les prénoms composés... comme sa propre mère. Après tout, cette dernière avait tenu à ce que ses filles aient le mot « ange » dans leurs prénoms... Et comme elle appréciait le prénom « Anne » également, et comme la blondinette était la dernière de la famille, elle se retrouvait avec un prénom à rallonge.

La photographe but une gorgée de la bouteille qu’il lui avait tendue. Pour sûr, ces petites secondes avaient été utiles pour qu’elle récupère ses esprits.

- Merci... Je suis Anne-Evangeline, finit-elle par lui dire. Je... je suis animatrice ici. Je m’occupe de l’atelier dessin pour les enfants...

Elle sortit un mouchoir du paquet et passa celui-ci au coin de son œil.

- Je viens d’apprendre le décès d’une petite...

Bon, c’était peut-être facile à deviner mais elle avait besoin de le dire et de l'expliquer. Il devait en avoir l’habitude de voir des proches réagir excessivement comme Anne. Sa sensibilité avait pris le dessus.

- Pourquoi vous êtes intervenu ? finit-elle par lui demander, un peu penaude, en levant ses yeux bleus sur lui.

C’était vrai ! Il aurait pu laisser la sécurité de s’occuper de son cas et l’histoire serait finie. Mais non. Le docteur lui sauva la mise, lui évitant des ennuis comme un ange gardien... alors que peut-être, il avait des vies à sauver...
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Abraham S. Walker
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MessageSujet: Re: Rien n'est moins digne de sympathie qu'une sensibilité qui n'est pas doublée de charité [Abraham]   Lun 4 Sep - 16:46



❝ Rien n'est moins digne de sympathie qu'une sensibilité qui n'est pas doublée de charité  ❞


Abraham & Anne-Evangeline
“There is no life to be found in violence. Every act of violence brings us closer to death. Whether it's the mundane violence we do to our bodies by overeating toxic food or drink or the extreme violence of child abuse, domestic warfare, life-threatening poverty, addiction, or state terrorism.”  △
Vous savez ce genre de journée merdique? Celle dans laquelle vous auriez voulût tuer quelqu'un, mais personne n'était là pour vous en empêcher et vous avez simplement enfoncer votre pied encore plus dans la merde? Bah c'est un peu ça pour la jeune demoiselle selon moi. Si je n'étais pas intervenus, il n'en apparaît pas ainsi, mais elle aurait vachement pût se cogner contre les autorités, avoir une amande salée du genre quelques jours de prisons sans compter les frais à payer pour avoir cogner sur un employer. Pour le coup, c'est sans raison, qu'une logique apparente que je suis intervenu dans son excès et soyons aussi franc que possible... La mort n'est pas sujet auquel vous voulez sincèrement prendre à la légère. Fort heureusement que cette Anne-Evangeline, n'était pas la mère de l'enfant. Je la laisse donc parler en déposant mes choses contre le rebord de la fenêtre et replace mes lunettes avec mon index. Elle me paraît bien chagriner de ce décès et très franchement je ne sais quoi en penser. J'abaisse donc doucement la tête avec un petit soupire et je lui dit d'expérience.

-Ce sont les meilleurs qui partent en premier. Je suis certains que...

J'allais dire cette gamine... Mais soyons plus formel pour une fois...

-...que cette petite ange trouvera une paix intérieur. Parfois le dernier souffle permet au corps de se libérer de ses souffranes.

Bon dieu, Abraham tu sors la corde sentimentale! Tiens je vais la garder quelque part pour mes patients celle-là. Bref, je rehausse doucement la tête en inspirant et je fixe le plafond. Cette ambiance crains. Pourquoi on se limite tout simplement à discuter de problème dans un couloir, alors qu'on pourrait carrément faire mieux! Bon sang, quelqu'un est mort et on en parle ici plutôt que de boire à sa santé ou même simplement aller en discuter dans une bonne marche au frais dans les rues de Los Angeles! Par ma barbe, il faut que ça soit mémorable comme journée... Pas une conversation de couloir!

-Je suis intervenu, parce que j'ai aussi perdu quelqu'un... Une fois. À qui je tenais beaucoup.

Je retire doucement mes lunettes et je les poses dans ma poche en soupirant, posant mon regard sur elle. Elle est toute calme, ça change de Grace qui m'entraîne dans les folies les plus amusante pour me redonner le sourire... Ça permet de socialiser tranquillement et ça me fait bizarre.

-Je l'ai perdue entre mes mains alors que je tentais de la sauver et... Très honnêtement, sa mort m'a été si douloureuse que... J'ai été cupide. Je voulais tuer le monde, je voulais que tout le monde souffre par mes mains pour comprendre ma haine, ma frustration ou ma peine...

Ouep décidément bonjour l'ambiance! Surtout vus les gens qui passent à côté de nous en se demandant vachement de quoi on peut bien discuter vus nos tête d'enterrement.

-... Disons le. J'aurais aimer avoir quelqu'un, mais personne n'est venus. Ni ce que je croyais être mes amis... Ni ma famille... Personne. Alors un décès, quand le soutien doit se faire, j'aime autant le donner quitte à prendre un poing pour les autres. C'est instinctif.

Grace trouve ça humble, je trouve ça de la faiblesse non assumer. Pourquoi je n'arrive pas à laisser les autres à leur malheur et tout simplement passer à autre chose en mode, j'en ai rien à battre. Pourquoi je suis surtout coincer dans ce qui me semble être évident d'une aide sans pareil. C'est peut-être juste moi finalement qui veut secourir tout l'univers comme le faisais ma mère. J'observe ma montre, je me dis que les rendez-vous administratifs peuvent bien aller se faire voir et j'observe la blonde en tirant doucement les traits de ma bouche l'air songeur.

-Vous êtes preneuse pour aller boire un verre? Bon j'avoue, c'est pas top qualité comme bar dans le coin, mais on ne peut pas simplement discuter dans un couloir de nos défunts sans véritablement leur porter honneur...

Ouep, après avoir coucher avec une fille au premier rendez-vous, je vais boire une bière avec une cliente de l'hôpital en toute amitié. Et alors... Je suis destiner à mourir, autant le faire dans les temps et avec tout l'amusement du monde non? J'attrape donc mon portable et j'envoie un mots comme quoi je remets la réunion pour une prochaine fois, avec tout les textes formels long et chiant qui sait endormir les plus savants.

-J'ai quelques heures à tuer et franchement ça me branche de boire un coup avec ma sœur. Après... Tout varie si vous êtes preneuse ou non.
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Anne-Evangeline Baker
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MessageSujet: Re: Rien n'est moins digne de sympathie qu'une sensibilité qui n'est pas doublée de charité [Abraham]   Mer 13 Sep - 11:32

« Ce sont les meilleurs qui partent en premier ... » ? Il n’avait pas osé lui sortir cette phrase bateau toute construite ? Ah si. Il venait de la lui lâcher. Anne-Evangeline n’aimait pas cette phrase car elle n’avait rien de réconfortante. Qu’en était-il de ceux qui restaient en vie ? N’en étaient-ils pas mieux, non plus ? Ceux qui passaient toute leur vie, toutes leurs carrières à venir en aide, on en parlait ? Comme... ce médecin qui devait bel et bien sauvé des vies. Mais la blonde ne pouvait qu’être d’accord sur le fait que ce petit être ne pouvait pas être mieux là où elle était, désormais... même si au fond d’elle, elle aurait apprécié que la médecine trouve un remède pour guérir cette enfant qui avait déjà bien trop connu pour son jeune âge.

- Vous avez d’autres phrases bateau comme ça ? sortit-elle naturellement.

Il ne fallait pas qu’il le prenne personnellement mais ce n’était pas le genre de phrases qui la réconfortaient. Vraiment. Anne ignorait s’il passait son temps à annoncer les décès, à réconforter les gens en général... Etait-ce ce genre de chose qu’il annonçait ? Comment réagissaient les gens ? De plus, elle se demandait pourquoi il était intervenu pour elle. Qu’est-ce qu’il lui était passé à l’esprit au point de se faire passer pour un frère d’une inconnue ? Qui savait s’il le faisait pour tous les cas désespérés ! Les gens allaient finir par croire qu’il était issu d’une famille nombreuse !

Cela était évidemment sans savoir que le médecin savait ce que c’était de perdre quelqu’un... et le pire était entre ses mains. Il n’avait pu la sauver. Proche à quel point ? Femme ? Enfant ? Un frère ? Une sœur ? La douleur serait sans doute bien différente si c’était ... comme cette petite fille, peut-être ? Pour Anne, ce n’était ni sa sœur, ni sa fille mais elle ne pouvait s’empêcher d’en être très peinée. On ne pouvait lui reprocher sa sensibilité, n’est-ce pas ?

- J’ignore qui était cette personne pour vous mais... je suis désolée. Enfin, je sais que ça ne la ramènera pas...

D’être désolée ne mènera à rien... et elle était encore plus désolée qu’il n’ait eu aucun soutien de quiconque car imaginer de perdre quelqu’un ne pouvait qu’être douloureux, et ça devait être difficile de s’en sortir seule... Mais en tout cas, par ses propres paroles, ce médecin ne devait pas douter de sa sincérité, ni de sa capacité à compatir.

Une chose dont Anne-Evangeline était bien à ce qu’on l’invite à boire un verre. Ses yeux s’écarquillèrent et clignotèrent. Pour sûr, il la prenait au dépourvu et la rendait totalement penaude... En fait, ça faisait un moment qu’une personne ne l’avait pas autant surprise ainsi. Il était sérieux en plus. Avait-il réellement des heures à tuer ? C’était un véritable blague lorsqu’il s’agissait d’un médecin qui cherchait à « tuer » le temps alors qu’il passait son temps à sauver des vies.

- Je... Vous êtes vraiment médecin ? balbutiait-elle.

En fait, qui savait si ce n’était pas un réel médecin mais un psychopathe qui trainait dans les parages. Enfin, ça serait poussé un peu le bouchon car le personnel de l’hôpital se serait peut-être rendu compte de son imposture. En étant sa  « sœur », elle devait lui servir d’excuses pour ne pas travailler.

- Un verre ne me ferait pas de mal... Ca me mettra un peu les idées en place !

Là, cette nouvelle de la petite l’avait retournée. Rentrer chez elle seule ? Elle allait maugréer toute seule alors si elle pouvait s’asseoir quelque part et bavasser avec quelqu’un... Anne-Evangeline n’était pas à une heure près. D’autant plus qu’elle allait prendre son service de serveuse à Bloody Hell dans quelques heures donc au moins, elle serait déjà sur place et lui éviterait de rentrer à Beverly Hills pour revenir à Downtown.

- Je vous suis !

Il fallait bien qu’il quitte sa blouse quelque part, excepté s’il souhaitait boire un verre avec. Ils sortirent tranquillement de l’hôpital.

- Lequel des bars est le plus au top ?

Il lui semblait connaître les bars du coin... Il les avait sans doute tous fait après le décès de sa connaissance. Anne ne pouvait pas le blâmer de noyer son chagrin à sa manière. La blonde en voyait quelques-uns sur son lieu de travail à Bloody Hell.
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