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 T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire. ♥ Pyair

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Alissa Wilson
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MessageSujet: T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire. ♥ Pyair   Sam 26 Aoû - 22:16

Silence radio. Non mais sérieusement un des seuls potes que j’ai et je n’ai aucune nouvelle alors qu’il sait pertinemment que je suis de retour en ville le con ! Il se fou de ma gueule ou bien ?! Ah mais non il ne va pas s’en sortir aussi bien ! Pas après cette année de merde, pas après cette connerie de mois dernier où la série vient de sortir et que je fais de nouveau la une des journaux et voilà que monsieur se permet de faire la sourde oreille ou je ne sais pas trop quoi et prend même pas la peine de rappeler LA putain de star du moment ! Je suis chez moi, fixant mon portable d’un œil mauvais, je serais capable de l’envoyer contre une fenêtre tellement la frustration est grande. J’ai envie d’une clope, ça me rend dingue. Alors je file dans la cuisiner pour choper mon sac à main qui trône sur le petit ilot centrale. Je trouve rapidement l’une de mes clopes magiques et me poste automatiquement sur ma petite terrasse pour la savourer sans avoir le stress de ce putain de portable qui sonne pas juste à côté de moi. Non mais bordel qu’est-ce qu’il attend ce con pour me téléphoner ?! Je prends taffe par taffe pour essayer de calmer ma nervosité. Sauf que le truc totalement imprévu c’est que le putain de bruit de l’eau qui coule tout près de chez moi me donne carrément envie de pisser. Du coup je suis sur ma terrasse pour me fumer une clope tranquille mais même pas bordel ! Je dois aller pisser parce qu’une connerie de rivière passe tout près ! Je vais te trouver un truc pour insonoriser le bordel tu vas voir ! Ce n’est pas cette connerie qui va m’énerver très longtemps ! Putain non le truc qui me soul le plus c’est que Pyair appel pas non plus là ! POURQUOI TOUT FAIT CHIER AUJOURD’HUI ?!

Et même ma clope magique ne m’aide absolument pas à me détendre, bah oui faut croire qu’un petit joint n’est pas du tout suffisant pour calmer mes nerfs aujourd’hui. Deux jours, deux cons de jours que je suis ici et que l’autre le sait et pas foutu de donner des nouvelles pour aller prendre un café ou se faire un restaurant entre gens carrément plus que célèbre ! Bah ouais je dois entretenir mon image aussi ! Bon, très bien. S’il ne prend pas les choses en main et bien je vais le faire ! Une fois fini d’avoir fumer ma cigarette et d’avoir fait les cent pas sur ma terrasse je rentre à l’intérieur pour aller enfiler une tenue un peu plus correcte qu’une nuisette en soie recouverte d’un peignoir rose fluo avec mon nom broder dessus. Faut dire qu’une tenue chic toute de noire vêtue avec des cuissardes noires assortie c’est terriblement plus sexy. Un petit appel à mon chauffeur et pas besoin de garde du corps pour le moment, je vais que chez le con de Pyair incapable de prendre des nouvelles. Mais je suis tout de même polie et je préviens en lui envoyant un texto. « Salut monsieur Ducon. Je débarque dans 10minutes, fou ta pute à la porte et soit habillé. De rien. :-) » Voilà, on ne peut pas dire que je ne préviens pas du coup. Et pitié je ne veux pas voir de gonzesse chez lui ! Ca me dégoûte, je l’imagine baiser sur son canapé et tous les meubles de chez lui, dégueu … ET le pire dans ce genre de moment j’ose jamais m’asseoir quelque part, trop d’images immondes dans la tête, à la rigueur je pourrais même rester à même le sol.

Une fois dans la bagnole, je précise au chauffeur que nous allons chez Pyair Lucky. « Vous avez une adresse madame ? » Me demanda l’incapable. Putain, c’était le truc de trop. « Mais qu’est-ce que j’en sais de l’adresse bouffon ?! T’es pas censé connaitre la ville ou bien comment ça se passe ?! Tu m’y amènes et c’est tout. » Mais ils ont tous décidés de me casser les couilles aujourd’hui ou bien ?! Qu’est-ce que je connais l’adresse de ce blaireau, d’habitude c’est lui qui prend les nouvelles et pas l’inverse ! D’ailleurs c’est franchement bizarre, d’habitude il rapplique direct quand je débarque dans la ville et voilà que le bougre ose ne rien demander ! En attendant que le trajet passe, je file mes mails au peigne fin, des trucs de fans qu’on me renvoit parce qu’ils sont touchants, une apparition pour une gamine qui a fait un vœu … Je hais les hôpitaux mais pour la gamine je ferais un effort, ça me fera une bonne pub aussi. Parce que j’en ai filé de la mauvaise avec les cons de Da Silva ! Juste d’y penser j’en frissonne … Puis je sens de nouveau le canon sur ma tempe … Je me masse discrètement la tête, posant mon potable sur mes jambes et fermant les yeux. Ne pas y penser, ne pas se souvenir, voilà c’est tout simplement ce que je veux, ne rien revoir de tout ce qu’il s’est passé avec eux.

Par chance nous arrivons encore assez rapidement, je mentionne au chauffeur que « Tu vois, tu n’es pas si con, tu sais où habite les plus grandes stars. » Je lui claque la porte de la voiture et il attend sagement que je sois rentrée pour repartir. Me voilà devant la porte de monsieur Lucky Luke qui n’est pas si rapide. Je me mets d’ailleurs à tambouriner à sa porte. Ah il va s’en souvenir de ne pas prendre de mes nouvelles quand je débarque ! « Oh blaireau ! Sort de ton terrier ! Faut qu’on cause ! » Je crie pour me faire entendre et enfin la porte s’ouvre. J’allais lui faire une remarque bien acérée mais au lieu de ça je me retiens. Putain de bordel de merde … Mais il s’est passé quoi là ?! « Hé t’es sûr que ça va ? » Je demande directement sans pouvoir m’empêcher de fixer son allure qui ne donne pas grand-chose actuellement.
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Pyair Lucky
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MessageSujet: Re: T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire. ♥ Pyair   Lun 4 Sep - 18:09

T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire.
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Oublier...
C'est tout ce que j'ai fait depuis cette soirée. C'est ce que j'essaye de faire depuis que j'ai croisé à nouveau le regard d'Elinor. J'essaye tout simplement d'oublier cette douleur qui, je pensais, était partie. Mais la voir partir vers un autre m'a tout simplement anéanti. Elle m'a fui, et pourtant la voilà prête à se marier avec un autre. Je ne comprends pas... Je pensais pourtant qu'elle m'aimait, je croyais que je lui donnais tout ce que je pouvais... Je lui donnais tout parce que je l'aimais et que j'aurais été capable de n'importe quoi pour elle. Je la faisais passer avant tout, en apprenant sa maladie je ne suis pas parti, au contraire. Je voulais lui prouver qu'elle pouvait bien devenir chauve, malade, une sorcière, grosse si elle le voulait, je l'aimais comme un fou... Mais ce n'était pas assez.
Je n'étais pas assez.
Cela fait combien de temps maintenant que je suis enfermé dans mon appartement ? Je ne sais même plus. J'enchaîne le jour, la nuit, le jour, la nuit, sans même plus compter. Tout cela est rythmé par la morphine, les grognements, le cœur qui se serre et les cauchemars. Je ne me souviens pas avoir touché le fond avec autant de noirceur. Quand Elinor m'a plaqué, j'ai été triste, et pourtant je me suis relevé, je me suis donné un but, celui de réaliser mon rêve et de devenir le meilleur acteur. Et j'ai réussi, surtout en 2016 avec l'oscar.
Aujourd'hui, je me sens tout simplement vide. Je pourrais dire que je devrais me battre pour avoir un second oscar, seulement j'arrive à un âge où j'aimerais plus... J'aimerais avoir une femme, j'aimerais avoir une famille, j'aimerais être père... J'ai 35 ans, une carrière en or, je ne suis pas le plus beau, mais pas le plus laid non plus et pourtant, chaque soir c'est seul que je m'endors. Je commence à croire que je ne trouverais jamais personnes. J'ai l'impression que seul mon argent attire les femmes aujourd'hui, c'est pour ça qu'Elinor épouse l'autre connard, ça ne peut être que pour ça... Mais moi je cherche plus... J'aimerais tellement plus... Je ne suis pas du genre pessimiste mais là, je n'y arrive tout simplement plus...  
Oublier...
Je tente d'oublier que je suis si misérable qu'Elinor n'a même pas voulu de moi, encore. Bon sang elle a dû me trouver tellement ridicule quand je lui ai demandé de recommencer notre histoire, s'il le faut elle en rit avec son fiancé de mes couilles, elle se moque de moi en se disant que je suis pathétique...
Alors que je viens de prendre à nouveau de la morphine afin d’atténuer la douleur, on frappe à la porte avec force et je dirais presque de la colère.
- Oh blaireau ! Sort de ton terrier ! Faut qu’on cause !
Je fronce les sourcils. Je pourrais presque jurer qu'il s'agit d'Alissa, mais elle n'est pas en ville... Enfin je crois... Je me redresse bien difficilement et ouvre la porte. Effectivement, elle est là... Depuis quand elle est revenu...
- Alissa ? Je savais pas que tu étais rentrée...
- Hé t’es sûr que ça va ?
Je me sens un peu groggy mais j'hoche la tête.
- Ca va super merci, j'allais juste...
J'allais faire quoi d'ailleurs... peut-être me servir un verre. J'allais sûrement ruminer assis dans le salon, pleurer peut-être, insulter cet enfoiré qui va épouser Elinor, Elinor aussi un peu.
- J'allais faire quelque chose, tu dois avoir mieux à faire Alissa...
C'est vrai, elle est de retour en ville, elle a beaucoup mieux à faire que de traîner avec moi. Je commence à fermer la porte, prêt à me cacher de nouveau dans mon terrier, seul, comme toujours.
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Alissa Wilson
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MessageSujet: Re: T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire. ♥ Pyair   Lun 4 Sep - 19:12

Non mais il me fait quoi le mec là ? Il tente de me foutre à la porte alors que je viens de me bouger le cul pour venir le voir ! Non mais allô il se prend pour qui lui ?! Ce n’est pas parce qu’il s’est chopé un oscar qu’il va continuer de prendre la grosse tête ! Parce qu’en dehors de ma pétasse qui n’est d’ailleurs pas présente dans le coin j’ai plus que très peu de personnes alors je dis non, il va se débrouiller mais ce sera avec moi et c’est tout ! « Tu t’es pris pour le pape là ou bien ?! » Je riposte avant qu’il ne me ferme la porte au nez en la poussant assez violement pour pouvoir passer et rentrer à l’intérieur de chez lui. Putain, c’est le bordel ici ! Puis ça pue clairement le renfermer aussi. Mais merde il sait ce que c’est qu’une femme de ménage ?! « Non mais tu fous quoi toi ?! Tu sais que payer une femme de ménage compétente ça se trouve facilement ?! » Je me tourner vers lui avec les points sur les hanches tout en le fixant d’un regard incrédule. Depuis quand il vit dans cette crasse lui ? Puis il fait noir aussi ici, c’est certainement une des causes de son teint vraiment dégueulasse qu’il est temps d’arranger un peu avec de la lumière naturelle et non pas celle des lampes de l’intérieur qui sont carrément ignobles. Bref, je dévisage encore un peu Pyair. Il n’a pas une belle allure, pour un peu et … Oh putain ! Oh putain de connerie de merde ! Je suis prête à piquer un fard mais je reste calme. J’étais aussi blanche que lui lorsque j’étais camée jusqu’à la moelle et qu’une petite dose ne me suffisait plus et que j’en demandais encore et encore. Mais ce n’est rien, je la ferme et je fais genre de rien, pivotant d’un plein coup sur mes talons pour me diriger vers la première fenêtre qui me fait face. « On va donc commencer par ça. » Je tire le rideau d’un plein coup laissant la lumière s’inviter dans la pièce et en changer presque toute la forme. C’est déjà bien mieux.

« Tiens, t’as pas aérer ta cage depuis combien de temps ? Ça pue et ça ne vient pas que de toi. » Je lance par-dessus mon épaule tout en continuant sur ma bonne lancée et en ouvrant la fenêtre en grand. Bah tiens, voilà qui est beaucoup mieux. « Et maintenant je vais m’occuper de ton cas monsieur-silence-radio. » Je me tourne une nouvelle fois en faisant claquer mes talons sur le sol tout en me dirigeant vers lui et en m’arrêtant en me pinçant les lèvres. Bordel que j’ai une envie furieuse de le gifler ! Depuis quand ce crétin s’est laissé tomber dans une merde pareil ?! Les manches sur ses bras ne me permettent pas de voir les traces de piqûres auxquels je m’attends en étant certaine de mon diagnostic. « Tu as intérêt à pas me mentir maintenant mon coco. » Je le mets droit au mur, face à un reflet froid qui attend la vérité. Déjà, le type prend pas de nouvelles alors que je d »barque et c’est le premier indice de l’histoire, le deuxième suffit de le regarder et le troisième mais PUTAIN le ménage d’accord c’est pour les femmes pauvres mais là c’est de l’abus il aurait pu faire quelque chose ! « Vu ta gueule, on ne va certainement pas sortir, on va gentiment rester ici et tu vas me dire tout ce qu’il se passe. » J’insiste fortement sur le tout parce que oui je vois bien qu’il n’y a pas grand-chose qui tourne rond pour le moment.

Je croise les bras sur ma poitrine et fixe mon regard sur lui sans broncher ni ciller. Je suis une vraie casse pied quand je veux savoir quelque chose mais s’il s’agit de ce que je pense, et donc de l’héroïne, alors moi aussi je suis en danger dans cet appartement et mes antécédents de toxico risquent de me faire perdre les plombs à un moment ou à un autre s’il y a vraiment ce que je pense ici. Mais j’ai ce qu’il me faut dans mes clopes magique et d’ailleurs j’ai tellement les nerfs en pelote qu’il faut que je m’en grille une. Ce que je fais en plongeant la main dans mon sac et en le laissant sur un meuble un peu poussiéreux avant de me diriger vers la fenêtre et d’allumer ma cigarette spéciale. « Je suppose que ça va pas t’embêter vu l’odeur qu’il y a déjà puis je suis sympa, je reste près de la fenêtre. » Et faut avouer que pour le coup, mon ton est bien moins sarcastique tout simplement parce que je m’attends au pire pour lit et que je ne tiens pas à vivre ce que ma meilleure amie a vécu lorsque j’ai fait mon overdose. Je ne tiens pas à me demander pendant des heures si Pyair va vivre ou mourir. Pas question, il ne va pas s’en tirer comme ça le garçon. Et même si je me suis éloignée de lui maintenant, je continue de le fixer mais ce n’est plus de l’arrogance, de la froideur ou encore de la rage mais cela est tout simplement de l’inquiétude alors que je recrachais ma première bouffée d’air impur.  
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MessageSujet: Re: T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire. ♥ Pyair   Lun 4 Sep - 20:52

T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire.
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Je suis sur le point de fermer la porte, presque certain que cela suffira, mais c'est sans connaître Alissa dans le fond. Elle ne serait pas elle si elle forçait pas la porte afin qu'elle ne se ferme pas, l'ouvrant avec violence pour entrer dans ce qui semble être mon appartement.  
- Tu t’es pris pour le pape là ou bien ?!
Je sais déjà que je vais en prendre plein la gueule, et si d'habitude j'aime nos joutes verbales, je ne suis clairement pas d'humeur en cet instant.
- Alissa, je murmure, voulant la faire taire...
Mais encore une fois, comment j'ai pu croire que cela pouvait marcher.
- Non mais tu fous quoi toi ?! Tu sais que payer une femme de ménage compétente ça se trouve facilement ?!
Je lève les yeux au ciel, oui je n'ai pas fait le ménage depuis un certain temps mais qu'est-ce que ça peut changer. Personne ne vient normalement sans mon accord. Mon agent à bien essayer de venir mais je n'ai pas répondu quand il a toqué à la porte. J'aurais dû faire de même avec Alissa seulement, elle m'a manqué... Mais là je ne suis pas prêt à me disputer avec elle, pas prêt à me justifier. Je veux juste me retrouver seul, retrouver cette routine qui s'est installée si rapidement... Mais je n'ai pas le temps de réagir, elle est comme une véritable tempête qui détruit tout sur son passage.
- On va donc commencer par ça.
Quand elle ouvre le rideau, je grogne grandement et m'approche pour essayer de les refermer. Seulement je ne gagne pas ce combat et je crois que je n'en gagnerais aucun avec une Alissa aussi déterminée.
- Alissa, je répète en murmurant, comme au désespoir.
Bon sang je veux qu'elle s'en aille, je veux pas qu'elle me voie comme ça, je refuse qu'elle me voie comme ça bon sang... Je me cache même derrière mes cheveux comme pour cacher la misère.
- Et maintenant je vais m’occuper de ton cas monsieur-silence-radio. Tu as intérêt à pas me mentir maintenant mon coco.
Je me sens encore plus pathétique, je commence à trembler un peu alors que je serre les poings et je sens les larmes me monter aux yeux.
-  Vu ta gueule, on ne va certainement pas sortir, on va gentiment rester ici et tu vas me dire tout ce qu’il se passe.
- ALISSA, j'hurle, ma voix se brisant sur la fin alors qu'une larme coule sur ma joue. S'il te plaît vas-t-en...
Je me sens tellement vulnérable, honteux aussi d'être ainsi devant elle. Je ne supporte plus de sentir son regard sur moi si bien que je me pose sur le canapé, cachant mon visage entre mes mains. Je sens alors l'odeur de cigarette envahir l'espace, je ne réagis même pas à sa dernière pique mais je sais qu'elle ne partira pas. Et dans le fond, je sais que je la remercierais pour cela, même si ce n'est clairement pas d'actualité.
- Je l'ai revu... je m'entends murmurer. Elinor...
Elle connaît Elinor, je lui ai déjà parlé d'elle et je suppose qu'elle a déjà lu les journaux. Elle sait ce qu'elle représente pour moi, elle sait que je l'aime encore, du moins jusqu'à présent...
- Elle était si belle dans sa robe... Je n'ai pas résisté je lui ai demandé de revenir... de me revenir... Mais tu sais quoi... Elle va se marier avec un autre homme... Pas avec moi, elle m'a déjà fui... Elle a recommencé ce soir-là...
Les larmes ne quittent pas le bord de mes yeux, sans vraiment tomber, sauf de rares, je me sens totalement mis à nu.
- Il y a juste des soirs où je me dis que cette balle aurait dû me tuer... La douleur aurait été moins vive...
Je grimace en ressentant cette douleur à l'épaule, comme une brûlure là où la balle à traverser ma peau. Elle m'a dit que je devais tout lui raconter et je n'ose pas... Pourtant je sais qu'elle ne me lâchera pas et je finis par avouer pour la première fois :
- Je prends de la morphine... Au début c'était juste pour la douleur... Puis je l'ai pris pour pouvoir dormir... Ne serait-ce que quelques heures... Cela a éloigné les cauchemars un temps... Mais ils sont revenus... Maintenant je veux juste oublier... Je veux oublier la douleur, je veux oublier cette solitude, je veux l'oublier  elle... Je veux juste tout oublier Alissa, je murmure, ma voix se brisant de nouveau alors que je me cache à nouveau, laissant les larmes couler pour de bons...
Le dire à haute voix fait encore plus mal. Je suis vraiment devenu pathétique, je suis vraiment devenu cet homme ? Je n'en crois pas moi-même mes oreilles tant cela semble surréaliste. Mais c'est ma nouvelle réalité, et je ne sais plus quoi faire...
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Alissa Wilson
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MessageSujet: Re: T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire. ♥ Pyair   Lun 4 Sep - 22:12

C’est qu’il me ferait presque sursauter en me hurlant dessus comme pas possible là ! Oh ! C’est lui qui a un souci pas moi et on gueule que sur les gens qui ont un problème ! Ouais à la rigueur j’ai aussi un problème mais dans ce cas c’est lui mon problème alors moi aussi je pourrais gueuler un coup pour me passer les nerfs un coup ! Mais au lieu de répliquer comme je m’apprêtais à le faire, j’écoute. J’écoute et je suis attentive parce qu’il s’ouvre à moi, m’expliquant ce qu’il se passe pour me dire ce qui l’a rendu dans un état comme celui-ci. Et je dois avouer que malgré les apparences, Pyair me fait vraiment de la peine. Je n’aime pas le voir comme ça, le voir dans l’état dans lequel il s’est mis à cause d’une fille qui est partie, qui s’est envolée en promettant mont et merveille avant de se barrer aussi rapidement. Je ne l’aime pas. Je ne la connais pas, je l’ai juste vu en photo alors que les journaux s’arrachaient l’histoire de Pyair comme ils se sont acharnés sur mon histoire de protection des témoins. Je sais l’effet que ça fait, l’horreur que l’on revit encore et encore sans pouvoir rien y faire, on doit subir et regarder notre histoire s’étalée face au monde s’en rien pouvoir y faire. Je ne peux que comprendre ce qu’il peut ressentir à ce niveau-là … Et je peux aussi comprendre qu’il ait voulu la retenir une nouvelle fois, la ramener auprès de lui parce que ses sentiments sont tellement sincères envers elle … Je ne dis toujours rien, prenant encore une dernière bouffée de ma cigarette avant d’aller l’écraser dans l’évier de la cuisine et de laisser un peu couler l’eau dessus avant de la jeter dans une poubelle que je trouve parmi d’autres sacs.

Je poussais un petit soupir, comprenant également le fait qu’il aurait préféré mourir par la balle qu’il avait reçue, moi aussi j’ai voulu mourir alors que j’avais été prise en otage. Je ne peux également que comprendre cette addiction qui le bouffe carrément parce que moi aussi je me suis enfouie là-dedans. J’y étais complètement plongée et sans l’aide de ma meilleure amie je serais certainement morte à l’heure qu’il est et je ne pourrais pas aider à mon tour un ami qui a besoin de cette même aide. « Pyair … Ne l’oublie pas. » Ah oui je sais, c’est très judicieux comme conseil et vraiment pas adapté mais c’est également le fait de ne pas l’effacer de sa mémoire qui va lui permettre d’être plus fort à chaque fois qu’il la reverra. « Tu dois combattre ça, il faut faire face. » Et au lieu de rester à l’arrière, je viens m’installer à ses côtés, posant ma main sur son bras pour lui montrer que je suis présente. « On a tous voulu crever, on a aussi tous voulu envoyer tout balader et tout oublier jusqu’à oublier qui nous sommes également. » Je ne me rappelais que trop bien de ce que je ressentais moi aussi. Le nombre de fois que je me suis dit qu’il serait si simple d’y resté et d’échapper aux deux Da Silva. Je me revoyais en lui en ce moment.

Mais je vois autant que j’entends que les larmes coulaient sur son visage, ce qui me laissait complètement conne. Je ne savais pas réagir en voyant quelqu’un pleurer, avec Ellis je savais quoi faire mais Pyair ? Lui qui sourit, qui n’hésite pas à me contre dire à la limite de se bouffer la gueule même … « Pyair … Tout va s’arranger, je suis là. Tu n’es pas seul. » C’est une chose si importante de savoir que nous ne sommes pas seul. Et chose que je ne fais que trop rarement, je me déplaçais de sorte à me retrouver plus proche de lui et de passer un bras autour de lui en posant ma tête sur son épaule tout en espérant être réconfortante comme l’avait été Ellis à l’époque. « Il ne faut pas oublier, ça te rendra plus fort, tu ne dois pas te laisser aller, il faut tenir le coup … Regarde, ça fait un an que je n’ai plus touché à de l’héro … » Et je ne sais pas si je lui avais déjà dit un jour mais je ne reviendrais pas en arrière. C’était dit maintenant. « Et puis, si tu étais mort à cause de cette balle … Je serais devenue quoi moi ? Qui oserait encore me tenir tête ici-bas ? »Tentais-je en souriant contre lui, ne bougeant pas ma tête de son épaule. Ouais, va falloir le noter dans le calendrier parce qu’être sympa de cette manière c’est un putain d’exploit. Mais j’en eu assez de ses larmes, de cette manière qu’il a de cacher sa tristesse et de se cacher également de moi. Alors je me bougeais, me remettant à genoux devant lui de manière à lui faire face. « Ne pleure pas les choses que tu as perdues. Le passé doit rester à sa place et c’est certainement mieux de cette manière. » Son visage toujours caché, je lui écartais ses mains de son visage de sorte à pouvoir le regarder dans les yeux. En tentant de lui sourire et de lui arracher un sourire aussi. « Et puis, il y a un proverbe qui dit qu’on ne ravale pas son vomi. »
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MessageSujet: Re: T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire. ♥ Pyair   Mar 12 Sep - 21:30

T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire.
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- Pyair... Ne l'oublie pas.
Pourquoi pas... Après tout qu'est-ce que cela peut bien faire que je l'oublie. Elle est sortie de ma vie et ce pour toujours, pourquoi se faire souffrir en pensant à elle aussi souvent alors que, si je pouvais, je pourrais totalement l'oublier. En serais-je seulement là si je ne l'avais pas recroisé. Je sais qu'avant j'avais chuté déjà dans la morphine mais son nouveau rejet m'a fait perdre le peu de défense qu'il me restait. Je n'en ai plus, et la morphine est devenu la meilleure des alliées. Surtout au vu du scandale qui s'est étalé partout. Quand j'ai hurlé non quand elle a dit oui à la demande de fiançailles de son putain de David... Quand j'étais en larmes en lui demandant pourquoi elle me faisait ça, avant de finalement foutre un pain à ce connard de David.
Il n'a pas fallu longtemps aux journaux pour prendre cette histoire et l'étaler partout... Est-ce qu'Alissa a seulement lu tout cela... Sûrement...
- Tu dois combattre ça, il faut faire face. On a tous voulu crever, on a aussi tous voulu envoyer tout balader et tout oublier jusqu’à oublier qui nous sommes également.
Pourtant, je ne peux m'empêcher de craquer totalement. Je me sens si vulnérable aux yeux d'Alissa que je me cache finalement le visage. Les larmes coulent sur mes joues sans que je ne puisse les arrêter, je laisse toute la frustration s'évader, toute la peur aussi s'exprimer à travers mes tremblements.
- Pyair … Tout va s’arranger, je suis là. Tu n’es pas seul.
Pourquoi mon cœur se serre quand elle évoque le mot seul... Bien sûr que je suis seul, seul dans cet appartement bien trop grand, seul dans cette chute que je ne maîtrise pas, seul quand je me réveille en sueur à la suite d'un cauchemar... Dès qu'elle passera le seuil de cette porte, je me retrouverais de nouveau seul...
- Il ne faut pas oublier, ça te rendra plus fort, tu ne dois pas te laisser aller, il faut tenir le coup … Regarde, ça fait un an que je n’ai plus touché à de l’héro …
Je ne redresse pas la tête, je reste bien caché derrière mes cheveux et pourtant je l'écoute avec attention. Je ne savais pas qu'elle avait eu un problème avec de l'héro et je me sens soudainement mal à l'aise, parce que je n'étais pas là pour elle. Il y a un an on se connaissait et pourtant je n'ai rien vu. On ne fait pas une compétition pour savoir qui aidera le plus l'autre, seulement je m'en veux de n'avoir rien pu faire pour elle...
- Et puis, si tu étais mort à cause de cette balle … Je serais devenue quoi moi ? Qui oserait encore me tenir tête ici-bas ?
Je pourrais en rire, seulement je n'y arrive même pas. Je sais qu'elle essaye de me changer les idées mais je n'arrive tout simplement pas à me redresser. Les larmes continuent de couler sur mes joues. J'ai presque encore envie de lui dire de partir, qu'elle n'a pas à voir ce spectacle. Mais je sais déjà qu'elle ne va pas partir de si tôt. Et même si pour l'instant je me sens honteux, je la remercie...
Soudainement, je l'entends se mettre à genoux pour me faire face. Cela ne change rien à ma position, il n'y a qu'elle qui bouge, qui tente de me faire réagir en posant sa tête sur mon épaule, en tentant d'être tactile pour m'apporter une certaine tendresse.
- Ne pleure pas les choses que tu as perdues. Le passé doit rester à sa place et c’est certainement mieux de cette manière.
Ses mains se posent sur les miennes pour finalement laisser découvrir mon visage meurtri. Elle a raison, je devrais tourner la page mais je ne suis pas prêt à le faire pour le moment. Ce qui m'est arrivé est encore trop présent pour changer de chapitre pour l'instant.
- Comment ne pas pleurer celle dont on est amoureux... Je n'ai jamais su me relever de son abandon... La seconde femme à m'abandonner... Avant elle il y a eu ma mère... Quel genre d'homme je suis... J'essaye d'être bon et généreux, j'essaye d'être une bonne personne, aimante... Pourquoi les personnes que j'aime le plus me quitte, sans même un regard en arrière...
Je parle rarement de l'abandon de ma mère, mais celui-ci ne m'a jamais réellement quitté. Cette blessure s'est réouverte lorsqu'Elinor m'a quitté à l'autel. Comme si les femmes voulaient me montrer que je n'étais pas assez bien.
- Et puis, il y a un proverbe qui dit qu’on ne ravale pas son vomi.
Et voilà... Elle arrive à m'arracher un semblant de rire. Une de mes mains garde la sienne, caressant sa peau doucement comme pour me rassurer.
- Je ne connais absolument pas ce proverve, et je te confirme que le vomi c'est dégueulasse...
Je ferme les yeux un instant, me sentant frissonner un peu de douleur. Je sais que j'ai besoin de prendre ma dose, je sais aussi qu'elle ne me laissera pas faire et je sens déjà des sueurs froides m'envahir.
- Je ne savais pas... Pour l'héro... Comment tu t'en es sortie, je lui demande sincèrement, voulant croire que je vais pouvoir me sortir de cette crise. J'ai peur de ne pas en être capable... Je me sens juste brisé...
Comme je l'ai dit à Elinor, je suis mort, elle m'a tué...
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Alissa Wilson
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MessageSujet: Re: T'as le style, t'as le style, t'as le style hé mon frère ! Quand tu vois double tu ramènes de la bombe nucléaire. ♥ Pyair   Jeu 14 Sep - 15:35

Non mais qu’elle pouf l’autre là ! C’est vrai que j’avais bien lu les journaux et compagnie et franchement, si j’avais été sur place ce jour-là, j’aurais trop applaudit quand Pyair a refait la tronche à l’autre idiot. Non mais vraiment hein ! J’aurais peut-être même lancé une insulte ou deux pour foutre encore plus la merde parce que l’autre connasse là, elle l’aurait mérité aussi. Qu’elle quitte Pyair c’est déjà une chose, qu’elle refuse de se mariée avec lui c’est encore une autre affaire mais là ! Qu’elle accepte devant la gueule de son ex la demande de son nouveau suceur ! Non mais sérieusement ?! Elle mériterait aussi une main dans la gueule, ah ouais et comme les hommes ne frappent pas les femmes, en théorie, j’aurais été celle de la situation ! Une bonne gifle et une robe tâchée de vin, oh ouais ça aurait été le pied … Elle aurait chialé à nous fendre le cœur la pauvre souillon ! Connasse. Pétasse. Salope. Et je pourrais presque allée jusque pute mais je ne suis encore certaine de rien alors je préfère le garder pour plus tard. N’empêche que je ramasse les morceaux de Pyair pour le coup et ça elle va me le payer la fourbe. On ne fait pas pleurer mes potes putain quand est-ce que les gens vont comprendre ça ?! On les fait encore moins chier d’ailleurs ! Et puis, ça me fait penser que je vais devoir me renseignée si employer un tueur à gage est toujours interdit dans le coin, ils ont bien accepté les armes à feu alors il y a peut-être une chance ! Ce serait le pied … Et POUF plus de crétins sur terre ! Le pied.

J’ai la rage au ventre, une colère si grande que j’ai bien du mal à la contenir. Parce que je vois à quel point il se sent mal, à quel point il se sent seul et à combien cette histoire a pu le toucher. Ça ne remonte pas à la séparation avec Elinor mais encore bien plus loin. Je ne savais pas tout ça et je préfère le laisser parler plutôt que de l’interrompre. Je pris une mine faussement vexée, tentant une fois de plus de créer un sourire sur son visage. « Tu me vexes mon gars, Je pensais être l’une de ces personnes ! Et le mieux c’est qu’alors que tu me dis de me barrer, je reste casser les pieds. » J’hoche la tête en prenant un léger sourire. Bordel, c’est dur de soutenir quelqu’un en essayant de rester un minimum correct niveau langage. Je jure sur mon honneur que je vais un gros effort pour ne pas être trop vulgaire, c’est vrai. Je ne préfère pas non plus relever l’abandon qu’il a vécu de sa mère, préférant passer sous silence quelque chose qui pourrait le miner encore plus pour le moment. S’il le souhaite il m’en parlera plus tard sinon je ne préfère pas remuer le couteau dans la plaie.

Par chance, je suis la meilleure en trouvant un proverbe con ou du moins un truc sortant de mon imagination à moins que je ne l’aie déjà entendu quelque part avant. « Mais bien entendu que c’est dégueulasse ! Je préfère encore bouffer dans un restaurant deux étoiles plutôt qu’avaler ça ! » Et c’est peu dire ! Le minimum syndical c’est trois étoiles sinon le reste ce n’est même pas la peine que j’y mette un orteil même si on me paye très cher. Mais avant de me lancer dans mes grands débats intérieurs, je vois la douleur encore passée sur le visage de Pyair et je me sens bien impuissante face à toute cette merde qui peut l’entourer. Et puis, le voilà me parlant de mon addiction d’il y a une petite année. Je pousse un léger rire en me crispant un peu, je n’aimais pas en parler et très peu le savent, en même temps il est facile d’étouffer une affaire avec beaucoup d’argent. « Personne ne sait, sauf l’autre pétasse qui s’est barrée je ne sais pas où. » Répondis-je en essayant d’avoir l’air rassurante et forte, même en mentionnant le départ de ma meilleure pour un endroit parfaitement inconnu. « Et si j’y suis arrivée alors que je suis la personne le plus obstinée de la terre, alors tu y arriveras. Si je m’en suis sortie c’est par la volonté et aussi parce que j’ai failli y rester. » Je tente de sourire en parlant de l’overdose que je ne mentionne pas vraiment par son véritable nom. Je baisse les yeux un moment, gardant le silence tout en regardant mes genoux repliés. Je n’ai relevé la tête que lorsque je compris qu’il fallait que je l’aide vraiment et que je l’accompagne dans tout ce qu’il allait faire prochainement. « Il va falloir que tu vois un psy, le mien est un peu crétin mais plus compétent que les autres du coin. Après … et je sais que ce sera le pire, mais va falloir que tu fasses une cure. C’est chiant, horrible et très dur, je ne vais pas te le cacher non plus. Mais regarde-moi. » Et pour accompagner mes paroles, je plaçais ma main sous son menton pur capter son attention. « Si je m’en suis sortie, tu t’en sortira aussi. » Je me voulais aussi rassurante que possible, un peu comme Ellis l’avait été avec moi, je veux être la Ellis de Pyair. Comme cette fille avait pu devenir mon âme sœur en amitié je veux devenir celle de Pyair. Même si je sais très bien que si Ellis avait été un mec on serait ensemble depuis belle lurette. Et adviendra ce qui voudra, je serais là pour lui et peu importe le reste.

Je poussais un léger soupir, me redressais car rester sur mes genoux commençaient à me faire mal. « Tu ne peux pas rester seul ici. » Je me levais à présent, croisant les bras sur ma poitrine tout en jetant de nouveau un œil à l’appartement crasseux. « On peut faire venir le psy chez moi, il a l’habitude de ramener sa gueule à la maison. Puis, ma maison est bien plus cool qu’ici et il y a une piscine, et même si en écoutant l’eau qui coule pas trop loin tu as envie d’aller pisser toutes les cinq minutes, c’est toujours mieux qu’ici. » J’espérais qu’il comprenne qu’une nouvelle fois je n’allais pas lui laisser le choix et le laisser dans cet environnement à la con. Trop de mauvaises ondes ici ! « Alors tu vas préparer tes affaires et tu vas me suivre. Tu vas d’abord voir le psy et vous allez décider de ce que vous allez faire. Si c’est la cure alors je viendrais tous les jours et s’il y a moyen de te soigner à la maison je serais là aussi. Et si tu ne vas pas faire ton sac dans cinq minutes je le ferais moi-même et n’hésiterais pas à poigner dans tes caleçons. »
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